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OEUVRES
M<î« UÉVÊQUE DE POITIERS
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POITIERS. — TYP. DE H. OUDIN FBEBES.
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ŒUVRES
a
DE MONSEIGNEUR
L'ÊVÊQUE DE POITIERS
DISCOURS — ALLOCUTIONS
HOUKUES — PANÉGYRIQUES — ÉLOGES FUNÈBRES
LETTRES PASTORALES — MANDEMENTS— LNSTRUCTIONS SYNODALES
ENTRETIENS ECCLÉSL\STIQUES.
TOME VIII
CONTENANT LES TABLES GÉNÉRALES DES HUIT VOLUMES
DEUXIÈME ÉDITION
LIBRAIRIE HENRI OUDIN,
H. OUDIN FRÈRES, SUCCESSEURS
PiOITIERS I PARIS
4, BUE DK L'ÉPERON, 4 | ^, RUE BONAPARTE,
1878
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LOAN STACK
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3XS90
P-5-
y.?
LETTRE PASTORALE
QUI OBDONNB LES PBliSBES PUBLIQUES DEMAHDÂBB
PAB L'ASSEMBLÉE NATIONALE
ATAXT LA DIBOUBSION DES LOIS GONSTITUTrONNELLES.
(XV OOTOBBE HDGCCLXXIII. )
inoaaial
Messieurs et chers Coopérateurs,
I. La représentation nationale, en se prorogeant depuis la
fin de juillet jusqu'aux premiers jours de novembre, a statué
que « le dimanche qui suivra sa rentrée, des prières publi-
ques seront adressées à Dieu pour appeler son secours sur
les travaux de T Assemblée * ».
Incontestablement,rœuvre qui va s'offrir aux mandataires
du pays, et dont ils ont eux-mêmes fixé la date >, est une de
1. Séance dn 19 juiUet 1873.
2. Par nn Tote émis dans la séance du 2 juillet, VAssemblée s'était
engagée à nommer, dans le mois qui suivrait sa rentrée, la commission
chargée d'examiner le projet de lois constitutionnelles précédemment
proposé.
T. VUI. t
518
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— 2 —
celles auxquelles la sagesse et la force de Thomme ne
raient suffire. Jamais la maxime du prophète royal n'aura
été mieux vérifiée : « Si le Seigneur ne met la main & la
€ construction de l'édifice, c'est en vain qu'auront travaillé
€ ceux qui entreprennent de bâtir * i.
L'heure est solennelle et pleine de périls. Partout autour
de nous les cœurs sont partagés entre le sentiment de la
crainte et celui de l'espérance. La persuasion universelle est
que nous touchons à une solution qui peut décider du sort
de la France dans des sens très-divers, et qui devra peser
d'un grand poids sur les intérêts généraux de la société
chrétienne.
Or, à ne considérer que les pensées et les dispositions de
ce qu'on nomme les classes dirigeantes, toutes les chances
subsistent en faveur du mal. Comment seraient-ils des gui-
des sûrs quant aux questioijs pratiques de second ordre, ceux
pour qui la question première et principale n'existe pas
encore ? Gens avisés, qui pensent à tout, hormis à Dieu :
obliti 8unt Deum >, et qui, ne semblant pas soupçonner le
vice radical de nos institutions, sont toujours prêts à recom-
mencer les mêmes expériences, qu'attendent les mêmes
châtiments divins. N'apprendront-ils donc point, à l'école
de l'histoire et à celle du malheur, ce qu'ils ne veulent pas
entendre de notre bouche, à savoir qu'on ne se moque pas
de Dieu : Nolite errare, Deus non irridetur » ? Or, c'est se
moquer de l'Être nécessaire que de se poser socialement en
dehors de lui. Depuis l'incarnation du Fils de Dieu, le gou-
vernement de l'ordre moral ne peut être que le gouverne-
ment de l'ordre chrétien. Aussi longtemps que les droits de
Dieu et de son Christ seront méconnus ou passés sous silence,
la confusion régnera par rapport à tous les droits secondaires,
et cette confusion, propice aux complots du despotisme ou
l 1*8. OXXVI. 1.-2. Ps. cv, 21.— 3. GaUt,, VI, 7.
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- 3 -
de l'anarchie, nous reconduira une fois de plus aux alter-
natives de la servitude et de la terreur.
Laissés à nous-mômes, nous serions donc encore trt'S-loin
des dénouements favorables. Qu'attendre d'un pays et d'un
t<;mps où, dans plusieurs questions essentielles, les défen-
seurs déclarés de la société sont les complices opiniâtres de
ses plus ardents ennemis ?
II.'Mais, parallèlement à ces indices décourageants, il s'en
offre d'autres d'une nature toute différente. Nul doute que
ce qui est impossible si Ton regarde du côté des hommes,
ne soit possible du côté de Dieu. Toutes les causes secondes
relèvent de cette cause première, c Seigneur, Seigneur, Roi
c tout-puissant, toutes choses sont placées sous votre empire;
c et il n'est personne qui puisse résister à votre volonté, si
c vous avez décrété de sauver Israël i : Domine, Domine,
Rex omnipotens, in ditione tua cuncta sunt posita, et non est
qui possit tuœ résister e voluntatiy si decreveris salvare Israël ^.
Or, que Dieu ait décrété de sauver notre pays, plus d'un
motif nous porte à n'en pas douter. Nous en avons pour gage
ce besoin croissant et cet élan de prière qui s'est manifesté
et qui se manifeste encore chaque jour parmi nous dans des
proportions si nouvelles et si insolites, t Vous êtes ses fils,
c puisqu'il a envoyé dans vos cœurs l'esprit filial qui crie
c à Dieu : Mon Père ' ». Lui-même a mis sur vos lèvres ce
cantique nouveau, ces hymnes, ces refrains, qui sont autant
de sommations faites k son cœur '.
Me demandez-vous si ce mouvement de prière est assez
général, s'il est suffisamment étendu pour mériter d'étro
1. Estber, xin, 9.
2. Qaoïiiam filii esiû, misit in corda yestra spiritam Fllii rai, cla-
manteni : Abba, Pater. Oalat., iv, 6.
S. Et immisit in 08 meam oanticnm nomm, caimen Deo nostro.
p». XXXIZ, é»
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— 4 —
attribué à la nation ? Un philosophe éminent de ce siècle*
s'est posé la question à lui-même. • Pour écarter un mal
public, observe le comte de Maistre, pour obtenir un bien
national, il est bien juste sans doute que la nation prie. Or,
qu'est-ce qu'une nation ? et quelles conditions sont néces-
saires pour qu'une nation prie ? Y a-t-il dans chaque pays
des hommes qui aient droit de prier pour elle, et ce droit,
le tiennent-ils de leurs dispositions intérieures, ou de leur
rang au milieu de cette nation, ou des deux circonstahces
réunies * ? »
A la question ainsi posée, ne pouvons-nous pas répondre
qu'en effet c'est bien la nation française qui est présente-
ment en prière ? A la vérité, un très-grand nombre de ci-
toyens n'y participent point : notre mal n'existerait pas si le
sentiment de la foi était dans tous les cœurs, si la prière
était sur toutes les livres. J'accorde mc'me que les non-priants
forment, si l'on veut, l'immenss majorité. Gela ne détruit
pas devant Dieu le caract? re authentique et officiel de la
prière actuelle de la France. D'abord il est vrai qu'il, y a
dans chaque pays des hommes ayant mission de prier : par
état, par vœu, les ministres de l'autel, les habitants des
cloîtres, ont cette destination. Puis, sous la touche de la
grâce et l'action d'en haut, il est des multitudes d'âmes,
prises dans tous les rangs de la société, que f leurs dispo-
sitions intérieures » poussent à se présenter devant le trône
de la miséricorde divine comme les avocates et les inter-
prètes de leur pays ; elles forment, si j'ose dire, la représen-
tation nationale de la prière. Et s'il arrive que l'autorité
suprême, que les grands corps de l'État, requièrent et dé-
crètent des supplications générales, qu'ils s'y associent eux-
mêmes solennellement, alors aucune condition semble ne
1. Soirée» de Saint-Pêtershouiy, Sixième Entretien, T. T, p. SCO.
Ljon, 1831.
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— 5 —
manquer pour que la prière ait vraiment le c^aractëro d'une
prière nationale, encore que de regrettables dissidences
viennent lui enlever le sceau de Tunité.
Tel est le spectacle qui nous est donné en ce moment.
Oui, dirons-nous avec un pontife cher à notre Église de
Poitiers, oui, il nous semble que, du haut des cieux, Dieu
msure ses anges et ses saints sur l'avenir de la France, en
leur montrant cette France prosternée à ses pieds dans
l'attitude de la prière ; il nous semble l'entendre dire de
notre pays ce qu'il disait de Saul sur le chemin de Damas :
( Le voilà qui prie » : Ecce enim orat '. Bénissons Dieu, qui
inspire ces sentiments religieux à l'Assemblée de nos repré-
sentants ; f achons-leur gré de les avoir hautement et itéra-
tirement exprimés ; voyons dans cet acte public un com-
mencement de retour aux principes oubliés, une espérance
que Dieu fait luire sur l'abime de nos malheurs.
ni. Ces prières nationales se feront dans des conditions
d'autant plus favorables, qu'elles coïncideront avec des jours
précieax par eux-mêmes à la piété chrétienne. La neuvaine
que nous indiquons commencera par la fête de tous les
Saints, veille d'un dimanche^ qui sera suivi de la commé-
moration de tous les fidèles trépassés. Ce triduum, en appe-
lant tout aussitôt un grand nombre de fidèles au tribunal
de la pénitence^età la table eucharistique, formera l'heureux
début des exercices qui doivent se clore le dimanche suivant
par la fête anniversaire de la dédicace de l'Ëglise mère et
maîtresse de toutes les autres ^. La mortification, qui donne
à la prière sa bonté et son efficacité, ne sera point omise :
I 1 Aci IX, 11.
2. Le même dimanche où Ton célèbre la dédicace de la basilique
âe Latïan est cette année celui de la fête anniversaire de la dédicace
pour la plupart des églises de France, conformément à Tindult du
cudinal Caprara.
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— e —
Bonaest oratio cumjejunio^. Nous observerons d'abord dans
cet esprit, et selon toute sa rip^eur, le jeûne qui précède de
droit commun la fête de la Toussaint : ce sera la vigile de
préparation à notre neuvaine ; mais, de plus, nous nous
imposerons encore l'observance d un jeûne particulier le
vendredi suivant, à titre de réparation publique et d'expia-
tion nationale. Puis la solennité anale du dimanche s'ouvrira
par l'hymne d'invocation au Saint-Esprit, à l'effet d'obtenir
les lumières et les grâces d'en haut pour tous ceux qui
doivent concourir aux grandes décisions d'où dépendent les
destinées prochaines de notre patrie.
Daigne le Cœur adorable de Jésus exaucer les soupirs et
les vœux de nos cœurs 1 Daigne la Reine du ciel et de la
ten^e plaider avec nous et pour nous, auprès de son divin
Fils, la cause de ce royaume de France qui est son propre
royaume t Daignent tous les chœurs des anges et des élus,
du sein de l'Église triomphante, intercéder pour l'Église
qui combat et souffre ici-bas ! Daignent les âmes qui,
moyennant les indulgences puisées au trésor de l'Église^
vont être tirées du séjoui* des expiations et introduites dans
la béatitude céleste, s'intéresser, dès leur apparition devant
leRoi. au sort de son lieutenant en terre réduit en captivité^,
et de ses frères qui subissent les rigueurs de la spoliation,
de l'exil et de la prison ! En entrant dans* le lieu du rafraî-
chissement, de la lumière et de la paix, puissent-elles faire
descendre sur nos sociétés les grâces qui consolent, qui
éclairent, qui soulagent ! Que les écailles tombent des yeux
de tant d'aveugles plus ou moins volontaires ; que le flam-
beau de la vérité dissipe les ténèbres de tant d'intelligences
courbées sous le joug du mensonge et du préjugé ; qu'aucune
passion mesquine, qu'aucune recherche personnelle ne
1. Tob., XII, 8.
2. Gen., 2CLI, 12,13, 14%
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tassent obstacle au triompher du bien, du vrai, du juste !
L'option nous va être donnée : Optio vobis datur *. Dieu, en
offirant le salut aux peuples comme aux individus, n^enlève
ni aux uns ni aux autres la fatale puissance de se prononcer
pour leur ruine. Notre sort est entre nos mains : la France
se relèvera chrétienne, ou elle ne se relèvera pas.
A CES CAUSES, Nous avons réglé, etc.
1. Josuc, xxiv, 13 *
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u
HOMÉLIE
PBONONCÂE
DANS L'éOLISB CATHkDBALB EN LA FÊTE DE TOUS LES SAINTS
SUU L'UBOEKCE
DU SECOUBS DIVIN IMPLOBÉ PAB LES PBIÂBES PUBLIQUES.
(I NOVEMBBE MDOOCLXXIII. )
Tu exvrgciiM miiereberii Sion, quia
tempui miterendi ejui, quia venit tem-
pu».
Von» foa% lèverea, Sni^neur , et Toas
aurez piiié do Sioo, parce que le temps d*en
avoir pitié, oui, oe temps est venu.
PS. Cl. U.
Mes Très-Chers Frères,
I. Ainsi parlaient, ainsi s'exprimaient les Juifs aux jours "^e
leur plus extrême détresse, quand le mal, étant à son
comble, devait à cause de cela même toucher à son terme.
Bien des fois, durant le cours de leurs épreuves, ils avaient
excité Dieu à se lever, à dissiper ses ennemis, à les mettre
en fuite devant sa face : Exurgat Deus, et dissipentur inimici
yu8f et fugiant qui oderunt euma facie ejus^. Ils avaient été
1. Ps. LXVII, 1,
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plus loin : ils rayaient interpellé et en quelque sorte gour^
mandé de ce qu'au lieu de se lever, il semblait dormir en
abandonnant son peuple jusqu'à la fin : Exurge^ ^uan ob-
dormis. Domine? Exurge^ H ne repellm infinem^. Mainte-
nant ce n'est plus l'accent du reproche, ce n'est pas mémo
celui de l'appréhension et du doute : c'est le ton de l'assu-
rance et lé langage de l'affirmation : Tu exurgens misère^
beris Sion : < Vous allez vous lever, Seigneur, et vous aurez
€ pitié de Sion; car le temps d'en avoir pitié, oui, ce
■ temps est venu » : quia tempus miserendi ejui, quia venit
tempus.
Toutes les phases de Tancien peuple de Dieu figuraient et
prophétisaient les destinées du peuple chrétien. Pendant
qu'elle chemine à traversées siècles, il y a un jour, il y a une
heure oii l'Église de Jésus-Christ se retrouve placée dans des
'conditions analogues, dans des conditions identiques à toutes
celles qu'a traversées l'ancien Israël. Et c'est cette analogie,
c'est cette identité des situations qui appelle aujourd'hui
sur nos lèvres ce quatorzième verset du psaume cent-
unième : c Seigneur, vous vous lèverez et vous aurez pitié
■ de Sion, parce que le temps est venu, le temps d'en
c avoir pitié i.
Ce temps est venu, M. F., parce que la crise subie par la
société chrétienne semble arrivée au plus haut période. Ce
temps est venu, parce que le remède proposé par les empi-
riques du quart d'heure aurait pour résultat d'anéantir les
dernières ressources et les dernières chances de guérison.
H. Regardez, Seigneur, et considérez l'étendue de notre
affliction *. Deux amours légitimes se partagent notre cœur.
Par notre baptême, nous sommes citoyens de votre royaume,
qui est l'Ë^Use ; par notre naissance , nous sommes
1. Pa. xun, S8. — 2. Thren., I, 9.
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- 10 —
citoyens aus^i d'une ^utre société qui nous est clière, la
France. Or, combien ne sommes-nous pas cruellement
atteints dans ces deux grandes et puissantes affections de
notre âme t
Assurément nous n'avons point oublié l'oracle exprimé
pai* celui-là même à qui Jésus-Christ a conâé tout d'abord
l3 gouvernement de l'Ëglise. Ce que saint Pierre disait aux
premiers chrétiens en prévision de Tincendie et de la des-
truction de Jérusalehi, nous nous le tenons pour dit à nous-
mêmes en vue des approches de la conflagration générale :
c Mes très^hers, quand vous êtes jetés dans la fournaise et le
• creuset de l'épreuve, ne soyez point surpris comme s'il
« vous arrivait quelque chose de nouveau et d'extraordi-
« naire* » : c'est là votre sort et votre destinée... t Et voici
fl le temps où le jugement doit commencer par la maison
c de Dieu. Or, poursuit l'apôtre, si le jugement commence .
• par nous, quelle sera la fin de ceux qui ne croient pas à
« l'évangile de Dieu^? •
Il n'est donc point étrange à nos yeux, M. T.-C F., que
les hommes du sanctuaire, encore qu'ils pussent se croire
protégés contre les passions du moment par une situation
temporelle plus que modeste , ne recueillent point le béné-
fice de leur obscurité et de leur indigence, mais qu'ils
demeurent quand même le premier et le principal point de
mire de la persécution '. En butte aux haines populaires et
aux injustices à cause de notre qualité de disciples et de
ministres du Christ, nous nous glorifions et nous remercions
Dieu d'avoir à souffrir à ce titre ^. Et jusqu'où cette souf-
france ne va-t-elle pas en ce moment?
III. A la tête d'une nation dont les indignes chefs, si la
1 I Petr., nr, 12 — 2. Ibid., 17.
n Voir T. VÎT. p. 869 et suiv.
4. I Petr. IV, 16.
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— 11 -
Toix de la papauté eût été entendue de l'Europe chré-
tieone, n'auraient jamais porté le titre derois^.ni par consé*
quent obtenu plus tard celui d'empereurs, s'est rencontré un
homme d'État sur le compte duquel nous n'entreprendrons
point de devancer le jugement de l'histoire. Ayant abaissé
successivement deux grandes nations catholiques, dont
la seconde a expié par des défaites sans exemple sa cou-
pable alliance et sa funeste complicité avec les agresseurs
de la première , ce fils de Luther s'est posé à la face
du monde en ennemi personnel du Christ et de son Église.
11 a rêvé de refaire un trophée à son maître et à lui-même
de la devise avortée d'un ancien César : christiano nomine
deleto. Trop semblable à cet énergumène que l'écrivain
sacré nous représente t portant en lui le cœur d'un tyran
< cmel et la colère d'une bête farouche » : animas crudelis
tyrannietferœ belluœ iramgerens^^ il n'est point d'exploit
si contraire à toute notion de liberté et de justice qu'il ne
commande chez lui et qu'il ne provoque chez les autres.
Sous son impulsion, les cantons autrefois qualifiés libres
de l'Helvétie sont devenus le théâtre du plus ignoble des-
potisme: l'indépendance y est journellement violée «dans
son plus auguste refuge qui est la conscience, et tous les
contrats qui assuraient le libre exercice de la pratique reli-
gieuse y sont indignement foulés aux pieds. Par les excita-
tions de ce même frénétique, l'iniquité de l'usurpation
italienne en est venue à se surpasser elle-même : en proie
au nouvel accès de rage qui lui est communiqué du dehors,
elle omet désormais tout ménagement dans l'exécution de
ses lois sacrilégement spoliatrices. Et voici que les arse-
naux vivants de l'autorité spirituelle sont renversés, que
les grands dépôts des armes doctrinales de la papauté sont
1. Vo-r T. VIT, p. 26 et suiv.
1 11 Machib., IV, 25,
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- 12 -
' confisquais, que les milices les plus indspensabl^'S au g<iu-
vernemeiit général de TÉglise sont dissimtes et dispei*séo8.
Vainement les prêtres se sont jetés en travers avec leurs
étoles sacerdotales, invoquant la loi sacrée des dépôts, et
protestant qu*on ne pouvait attenter au droit de ceux de
qui provenaient ces dons et ces trésors '. Les nouveaux
Héliodores ont répondu qu'aux termes de leurs instructions
toutes ces choses, de quelque provenance qu'elles fussent,
devaient tomber dans le domaine royal de la nation * : excès
final qui a mis le comble à la douleur du pontite. On a
vu se renouveler en lui, sous le coup de cette annonce
effroyable, ce qui est dit d'Onias : c Quiconque considérait
c le visage du grand-prêtre, é'ait Jmu jusqu'au fond des
< entrailles, tant l'altération de sa face et le changement
c de son teint déclaraient la consternation intérieure de son
c âmel Un manteau de tristesse, répandu sur toute sa
• personne, et le frisson de ses membres, découvraient à
t tous les regards la blessure profonde de son cœur '. •
Cependant Héliodore, flanqué de ses satellites, poursuit
jusqu'au bout ce qu'il avait décrété, et ne désempare pas
d'auprès de son butin : Heliodorus autem, quod decreverat^
perfidebaty eodem loco ipse cum satellitibus circa œrarium
prœsens ^. S'il reste encore un pas à franchir, il sera franchi
.bientôt. Encore quelques semaines peut-^tre, et les do-
maines qui forment lapanage propredu prince des apôtres,
les propriétés séculaires de la basilique vaticane, respectées
jusqu'ici par toutes les révolutions, ces appartenances
nécessaires d'un temple qui est en vénération à toute la
terre par sa sainteté : templum quod per universum mundum
honoratur pro sui vmeratione et sanctUate s, vont subir la loi
commune de la mise à l'encan et de l'aliénation à vil prix.
1. II Machab., m, 15. — 2. 2bid^ 13. — 3. Ibid., 16, 17.
4. Jbidr/».— 6. Ihid., 12.
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- 13 -
Témoin de cette dilapidation et de cette destruction succes-
sive de rétablissement le plus repectable qui fût au monde,
plus d un habitant de la ville sainte s'est écrié comme le
chef des Machabées : « A quoi bon vivre encore » : Qtw
ergo nobis adhuc vivere^^ t Vivre à Rome en ce temps •,
écrivait naguère un employé laïque de Tadministration
pontificale, t c'est mourir plusieurs fois par jour i. Et cet
homme honorable est mort en effet quelques semaines
après, étouffé par l'indignation et la douleur.
Seigneur, Seigneur, votre sanctuaire a été souillé et foulé
aux pieds; vos prêtres sont dans les larmes et l'humiliation;
voici que les nations sont liguées contre nous pour nous
perdre; vous savez les projets qu'elles forment sur nous.
Comment pouiTons-nous subsister, si vous-même, ô Dieu,
ne nous assistez : quùinodo poterimtis 8ubsistere,nisitu^ Deus^
adjuves îmw ' ?
IV. Et si nous le disons ainsi au regard de l'Église,
M. T.-C. F., à plus forte raison ne devons-nous pas en dire
moins au regard de la France? Où sont-ils ceux qui n'ont
pas l'esprit inquiet, le cœur anxieux ? Si le jugement com-
mence par la maison de Dieu, quel sera le sort des profanes
qui ne croient pas à son évangile? Les intérêts matériels
ne sont-ils pas présentement d'accord avec les intérêts mo-
raux pour s'effrayer d'un provisoire, d'un ambigu, qui
mettent tout en question? Les hommes du travail, du com-
merce, de la finance ne crient-ils pas, comme nous, aux
hommes de la politique et du pouvoir, que l'incertitude ne
peut pas durer davantage, que de plus longues hésitations
seraient l'arrêt de mort et l'effondrement du pays? Que la
guerre civile éclate encore une fois : aux horreurs de ses
meurtres, de ses incendies, de ses pillages, se mêleront les
accents de joie de nos voisins qui se rueront sur nous
1 Machab., n, 13. - 8. IMd., m, 61, 62, 6S.
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— 14 —
comme des oiseaux de proie. Nul de nous ne l'ignore : par
deh\ le Rhin, hélas t et ce qui est plus humiliant, par delà
les Alpes, les étrangers nous observent, nous épient, et
n'aspirent qu'à nous infliger de nouveaux démembrements.
Or, affaiblis et divisés autant que nous le sommes, com-
ment pourrons-nous subsister devant eux, o Dieu, si vous
ne venez à notre aide : quomodo subsistere pot er mus, nisi tu^
Deus^ a</;tit?^«? Tirez-nous de ce défilé. Seigneur, car le salut
humain qu'on nous montre n'a aucune valeur : Da nobùf
auxilium de tribulatione, quia vana salm hominis^.
Les hommes, ah t c'est une sorte d'émulation entre eux
à qui réussira le mieux à nous perdre. Si je crois aperce-
voir les plus coupables d'un coté, je reconnais de l'autre les
plus aveugles et les plus incorrigibles. Les premiers, du
moins, ont la logique du mal ; les autres reculent devant la
logique du bien. Malades désespérés, qui invoquent à
grands cris le médecin, mais à la condition de lui dicter ses
ordonnances, et de n'accepter pour régime curatif que
celui-là même qui les a réduits à la dernière extrémité.
Naufragés qui se noient, et qui appellent le sauveteur, mais
résolus à repousser la main qu'il leur offre, tant qu'il n'aura
pas attaché lui-même à son cou la pierre qui les a fait des-
cendre et qui les retient au fond de l'abîme. Voilà ce que
peuvent attendre d'eux l'Église et la France !
A qui te comparerai-je, ô fille de Jérusalem? Où trouve-
rai-je la consolation pour toi, ô fille de Sion? Le déborde-
ment de tes maux est immense comme l'océan. Qui donc
pourra t'apporter remède : Quis medebitur tui • ?
V. Tu exurgens tnisereberis Sion : t Vous, Seigneur, vous
c vous lèverez, et vous aurez pitié de Sion. » Je dis de
Sion, car, dans l'état présent des choses, la France et
l'Église, c'est tout un. Vous aurez pitié de Sion, c parce
1. Pb. lix, 18.— 2. Tbrcn , n, 18.
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— 16 —
(que le temps est yenu, le temps d'en avoir pitié » : quia
tempus miserendi ejus, quia venit tempus. Le mal ne
comporte plus guère d'attente : un accès de plus, ce sont
les transes de la mort, c'est le hoquet de l'agonie, c'est le
dernier soupir.
Tous aurez pitié de Sion, Seigneur, parce que le temps
d en ayoir pitié est venu. Ne voyez-vous pas que la France
entière, je dis la France chrétienne, est à vos pieds, dans la
pénitence, dans le jeûne, dans la prière ? Et toutes les âmes
fidèles du reste du monde ne prient--elles pas avec nous et
pour nous ? Et si leurs regards se détachent du ciel, n'est-
ce pas pour se tourner vers la France, parce que, malgré
son état actuel, c'est encore en elle que la chrétienté
e^ère? Ah t qu'ils ne soient pas confondus, qu'ils ne soient
pas trompés dans l'espoir qu'ils fondent sur nous, ceux qui
TOUS cherchent, ô Dieu d'Israël : non confundantur super
me, qui quœrutU te, Deus Israël *.
Cette prière sera exaucée. A cause de votre orgueil enfin
humilié, à cause de votre détresse arrivée à sa dernière
limite , à cause de votre impuissance que vous confessez
par vos gémissements, c maintenant je me lèverai, dit le
c Seigneur i : Nunc exurgam, dicit Dominus. Je rebâtirai
l'édifice selon des plans que vous n'avez pas conçus ; je
poserai votre salut dans des conditions que vous n'avez pas
Toulues: le sauveur viendra de ma main et non de la
vôtre. En lui et par lui, j'opérerai avec confiance ; en lui et
par lui, j'agirai d'un bras ferme et dégagé : Nunc exurgam^
dicit Dominus. Ponam in salutari; fiducialiter agam in eo K
C'est là, M. F., ce que j'attends pour l'Église, c'est là ce
que j'espère pour notre pays : moyennant la bénédiction
du Père» du Fils et du Saint-Esprit.
L Pfc. Lxvin, 7. — 2. Pg. XI, 6-
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m
HOMÉLIE
PfiONONCÂE
DANS LA CHAPELLE DU GRAND SÉMINAIBB, A LA MESSE
DTT XJtlV^ AKNIVEB8AIRB DE NOTRE CONSéCRATTON ÉPI8COPALE.
(ZZY NOVEMBRE UDCOOLXTSn.)
IMmine, mitertre /Ulo meo fuia luna-
tieut ett, et mate ratUur : nam tœpe ça-
dit in ignem et erebro in aquam; et
obtuli eum éOicipuliM tvii, etnonpotue-
runteuTûreeum.
Seiirnenr, lyei pitié de inoo fils, qui est
luiMtiqne et qui foufTre d*un maurais mal,
car il tombe youvent dana I41 fen et fréquem-
ment dans Teau ; et je Tai présenlé à vw
disdplee, et ils n*ont pas pu le gaérir.
MaUh.,xvn, 14, 15.
Mes VÉNÉRABLES Frères et mes ghers Filsen Jésus-Christ,
I. Si je ne consultais que la disposition de mon esprit, je
me tiendrais aujourd'hui dans le silence. Il est des torrents
qu'il faut regarder passer. Ce n'est pas seulement la sagesse
humaine, c'est la sagesse divine elle-même qui nous enseigne
à ne pas faire effort contre le cours d'un fleuve : Ne cmeris
contra ictum fluvii ^ : et quel fleuve plus irrésistible en son
1. EccU., IV, 33»
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- 17 -
diocque celui de l'orgueil et de rentétement des faux sages?
Volontiers donc, je me contenterais de vous réciter en cette
solennité, à titre d'enseignement pratique et de soulagement
nécessaire, ces paroles du livre de V Imitation^ que je vou-
drais savoir présentes à la pensée de quiconque mérite
encore le nom de français et de chrétien :
« N'ayez pas grand souci que tel ou tel soit pour vous ou
soit contre vous ; mais faites en sorte et ayez soin que Dieu
soit avec vous dans toute affaire à laquelle vous mettez la
main * : Non magni pendas quis pro te vel contra te sit : sed
hoc âge et cura ut Deus tecum sit in omni re guam facis.
c Ayez pour vous la bonne conscience, et Dieu vous dé-
fendra bien : car celui que Dieu voudra aider ,< aucune per-
versité humaine ne lui pourra nuire » : Habeas conscientiam
bonam, et Deu$ bene te defensabit ; quem enim Deus adjuvare
toluerit, nullius perversitas nocere poterit.
c Si vous savez vous taire et souffirir, indubitablement
vous verrez le secours de Dieu i : Si tu scis tacere et paii,
vidais proculdubio auxilium Dominû
« Il sait, lui, le temps et le moyen d'opérer la délivrance,
et pour cela vous devez vous en remettre à lui » : Ipse novit
tempus et modum liberandi te, et ideo te dehes illi resignare.
c C'est l'affaire de Dieu de venir en aide' aux siens, et de
faire cesser pour eux jusqu'à l'apparence de la confusion i :
Dei est adjuvare et ab omni cbnfusûme liberare ^.
Oui, volontiers je m'en tiendrais à ces paroles consolantes
et fortifiantes. Mais le même écrivain sacré qui déconseille
de perdre son temps et sa peine à réagir contre la force
aveugle et insolente de la déraison, se hâte d'ajouter au
verset suivant : c Pour ton âme, combats en faveur de la
i justice, et soutTens la lutte jusqu'à la mort ; et Dieu vain-
• cra pour toi tes ennemis > : Pro justitia agonizare pro
1. De Imitatione Chrîsti, L. II, c. ii, 1.
T. VUI. •
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— 18 —
amrna tua^ et mgue ad mortem certa pro juatUia ; et Deu$
exptignabU pro te inimicos tuos ^. Ainsi, il n'est pas question j
de combattre dans Tespéranoe de vaincre par nous-mêmes ;
nous combattons pour l'acquit de notre conscience et Tac-
complissement de notre devoir. Dieu seul remportera la
victoire ; et toutefois il ne s'engage à la remporter pour nous
qu'à la condition que nous aurons combattu pour lui.
L'évangile du dimanche m'offrait, il y a peu de jours,
dans une autre enceinte, le thème d'une homélie absolu-
ment soudaine et improvisée K Je demanderai à une page
analogue du récit évangélique la matière de notre enseigne-
ment d'aujourd'hui. J'y userai de la liberté et de la familia-
rité que permet la nature de cette fête intime et de cette
réunion de famille.
II. C'était au surlendemain de la Transfiguration de Jésus-
Christ sur le Thabor. Comme le Sauveur descendait de la
montagne, un homme accourt à lui, et il se jette à ses
genoux en lui disant : c Maître, ayez pitié de mon fils, qui
€ est lunatique et qui souffre d'un mal terrible : car il tombe
( tantôt dans le feu, tantôt dans l'eau. Et je l'ai présenté
c à vos disciples, et ils n'ont pas pu le guérir. §
N'est-ce pas là, mes vénéraj)les Frères et mes très-chers
Fils, la description exacte de la maladie de notre pays,
depuis qu'il est possédé de l'esprit révolutionnanre ? Mani-
festement la société actuelle est atteinte du mal caduc. A
tout propos elle est jetée à terre; rien de plus commun que
devoir ses institutions à vau-l'eau ; parfois même, elle de-
vient la proie des flammes. Et ces chutes ont pris un carac-
tère de périodicité qui semble devenu la loi: de l'histoire
contemporaine.
l Bcdi, IV, 33.
2. Cette homélie, prononcée à Ligngé dans la solennité de saint
Martin, a été trop incomplètement sténographiée pour ponToir être
reproduite.
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— 19 —
Ofon^in temforis est ex quoei hoc aecidit : c Combien y
c a-t-il de tanps que cela lui arrive ? > demande Jësus.
Réponse : < Depuis son enfance i : al ille ait : ab infantia ^
Et yraiment il en est ainsi. Le monde moderne met un cer-
tain amouT^propre à proclamer la date de sa naissance;
yolontiers il se dit l'enfant de 89. Or, depuis cette époque
fiaistique, notre patrie a été constamment sous l'empire de
cette singulière affection morbide que les Latins, par une
synonymie curieuse dont les lexiques offrent l'explication,
appellent d'un nom qui peut également signifier le mal
de l'épilepsie et le mal parlementaire , le mal des
assemblées ou des comices : morbo comitiali laborans ^. A
partir de ce temps, la chose publique n'a pas discontinué
de subir l'influence des lunaisons. Et ecce spiritus apprehen-
dit eum, et subito clamaty et elidit, et dissipât cum spuma, et
vix discedit diUmians eum '. Tout à coup, et à tout propos,
l'esprit de vertige s'empare de son corps : ce sont des cris,
des renversements à terre, des contorsions et des convul-
sions avec écume à la bouche et grincement de dents. Trop
heureux quand le pays en est quitte pour des déchirements
et des blessures ; et, si la mort ne suit pas ces acc^s de rage,
il y a toujours perturbation profonde des intérêts, dessèche-
ment des sources de la vie sociale et delà fortune publique:
et spumat, et stridet dentibus, et arescit *.
m. Quel sera le remède au mal? Allez-vous accuser les
disciples de Jésus-Christ? Allez-vous vous plaindre de leur
impuissance? Le sacerdoce chrétien est humble et défiant
de lui-même. 'U est toujours prêt à s'éclairer sur ce qui lui
1. Marc., iz, 20.
2. Morbiu oomitÎAUs qui est epllepsia... Batio appeUationis «rt quia,
B qois ipso comitiornin tempore iUo oorriperetiir,oomitiadi88olTi acln
alinin diem differri necease erat... Hinc comitiales dicuntnr qui eo
morbo laboraut. Lexicon Mg. Porcelli.
3. Luc iz, 39. — 4. Marc, ix, 17.
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— 20 —
manque, et vous l'entendrez tout à l'heure interroge son
divin Maître à cet égard. Mais l'accusation, sur vos lèvres,
n'en prend pas moins les proportions d'une injustice ca-
pable de pousser à bout la patience m'^me d'un Dieu.
« J'ai dit à vos disciples de chasser ce malin esprit, et ils
€ n'ont pas pu » : et dixx'discipulis tvis ut ejicerent illum, et
non potuerunt. Et Jésus de s'écrier, en regardant cet homme
et autour de lui une foule d'individus et particulièrement
de scribes qui faisaient le procès des disciples * : t 0 géné-
c ration incrédule, génération infidèle et dépravée, jusqu'à
€ quand seraî-je avec vous? Jusqu'à quand vous supporte-
• rai-je » ? Generatio incredula (il est dit dans saint Luc :
generatio infidelis *) et perverm, quousqîte ero vobiseum, us-
quequopatiar «?05? Qu'en mon absence, mes disciples, vivant
parmi vous, aient perdu une partie de leur vertu parce qu'ils
auraient perdu une partie de leur foi, et que la maxime du
prophète : t Tel peuple, tel prêtre^ », se soit jusqu'à un
certain point vérifiée en eux : la question reste à traiter
entre eux et moi. Mais, avant tout, le miracle delà délivrance
exige des conditions chez ceux qui le réclament, et la plus
élémentaire comme la plus indispensable de ces conditions,
c'est la foi. Génération incrédule et infidèle, tu demandes à
la religion de guérir le malade, de le délivrer du mauvais
esprit, et tu ne crois pas, et tu ne veux pas affirmer ta foi
en cette religion du Christ à laquelle tu recours! Et après
cela, par une rare dépravation d'esprit : generatio perversa,
leu distorta^ disent les commentaires ^, tu rejettes sur
d'autres que sur toi-même le crime et les conséquences de
ton incrédulité et de ton indocilité i
Ne voyez-vous pas, observe saint Jérôme en développant
ce passage, que c Jésus-Christ agit ici comme le médecin
1. Marc., IX, 13. — 2. Luc, ix, 41.
8. Sicut popnluB, sic 8acerdoB.08e., iv, 9,
4. Silver. in Bvang., Lib. vi, c. TX.
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- 2i —
placé en face d'un malade qui se comporte au rebours de
toutes ses prescriptions » : ad similitudinem medici si œgro-
tum videat contra prœscripta ma gerere^ En vérité, lui dit-il,
c jusqu'à quand viendrai-je perdre mon temps et Findustrie
de mon art dans ta maison, où je commande une chose, et
ou tu n'omets jamais d'en faire une autre » : Usquequo ad
domum tuam accedam^ me aliud jubente, et te aliud perpé-
trante^ ? € Et quand , ensuite , tu viens imputer à autrui la
continuation de ton mal, n'est-ce pas à te laisser là pour tou-
jours? • t Génération dépourvue de foi et de bon sens, jusqu'à
I quand serai-je parmi vous et vous souffrirai-je ? i Fran-
chement, n'est-ce pas ainsi qu'a le droit de s'exprimer le
céleste médecin Jésus-Christ, tenant en main les oracles
qu'il a rendus vingt fois par son Église, spécialement les
ordonnances qu'il a dictées en ces dernières années par la
bouche des papes et des conciles : 0 generatio infidelis et
perrersay usqueqao ero apud vos et patiar vos * ?
IV. Toutefois, envers les nations non moins qu'envers les
individus, le Seigneur Jésus ne sait pas faire taire les en-
trailles de sa miséricorde. Et c'est pourquoi après cette dure
réprimande, voici qu'il est tout entier à la commisération,
c Âmenez-Ie-moi », dit-il : afferte illum adme^.
Redoublez ici votre attention, je vous prie. L'œuvre de la
guérison va s'accomplir; combien il importe d'en étudier
les moindres circonstances t
I Maître >, répond le père de l'infortuné, c je vous ai
i amené monfil&i : Magister, attuli fUium meum ad te ^; c si
c vous y pouvez quelque chose, ayez compassion de nous,
c et venez-nous en aide 9 : Sed si quid potes, adjuva nos
misertus nostri ^.
Ah! ce n'est point avec cette mollesse de langage qu'on
1. Hieron., Comment, in Matth,— $. Luc, ix, 41,-3. Marc.,iz,
18. - 4. IHd., 16. — 6. Ibid,, 21.
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- 22 -
obtient le miracle. Remarquez bien, il ne dit pas < Dieu > , il
dit t Maître » : Non Deum dicU, sed magistrum; et c'est à son
art de guérir, plutôt qu'à sa puissance et à sa bonté divine,
qu'il semble recourir : cette observation est de saint Pierre
Chrysologue *. Mais la formule dubitative dont il se sert est
bien plus frappante encore. Sed si qtdd potes : t Si vous y
t pouvez quelque chose » : ne voilà-t-il pas ce suppliant pris
en flagrant délit d'hésitation et d'incroyance?
Regardons de près, hélas ! à ce qu'on appelle le mouve-
ment chrétien d'aujourd'hui. Après avoir essayé de tout le
reste sans succès, si les politiques, si les hommes d'État se
déterminent à essayer de Jésus-Christ, c'est à la condition
expresse de ne point articuler la foi de la nation, la croyance
du pays à sa divinité et à sa puissance surnaturelle. On veut
la guérison sociale sans la profession de foi sociale. Or, à ce
prix, Jésus-Christ, tout puissant qu'il est, ne peut pas opérer
notre délivrance; tout miséricordieux qu'il est, il ne peut pas
exercer sa miséricorde.
Grand Dieu, quels enseignements contenus dans ce dia-
logue! c Maître, je vous ai amené mon fils; si vous y pou-
• vez qudque chose, ayez pitié de nous, et venez à notre
f aide. Et Jésus lui dit : Jestis autem ait illi : tSi tu peux
€ croire, toutes choses sont possibles pour le croyant » : Si
potes crederCy otnnia possibilin sunt credenti. — La parole
du Sauveur a retenti jusqu'au fond de cette âme, et voici
que nous touchons au dénouement. — c Aussitôt le père de
f l'enfant pousse un cri, et, fondant en larmes, il disait :
• Je crois. Seigneur, mais venez en aide à mon incrédu-
€ lité » , suppléez à ce qui manque à ma foi : Et continuo
exclamanspater pueriy cum lacrymis aiebat : Credo y Domine:
adjuva incredulitatem meam ^.
1. Sjlyer. in Ëvang., loc. cit. — Comel. a Lapide, in hune loctini.
2, Marc, ix, 22, 23.
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— 23 -
Est-ce bien à toi, peuple de France, qu'il faut demander
si tu peux croire et si tu peux déclarer authentiquement ta
GToyanoe ? Toi dont le baptême est contemporain de ta
naissance, toi le premier-né de l'orthodoxie, toi dont le
nom est devenu, et, malgré tout, est resté, dans le monde
entier, synonyme du nom chrétien : Si potes credere ? Et
quel obstacle aurait donc pu survenir à cette profession
oQverte de ta foi? Est-ce que, l'ancienne et regrettable
unité des croyances ayant été rompue, et les dissidences
religieuses étant en possession de garanties déjà plus que
séculaires, le caractère public de ta foi serait exclusif des
libertés reconnues, des avantages attribués à des frères sé-
parés ? Tu sais bien que rien de semblable ne t'est de-
mandé, et qu'il sera toujours dans ton tempérament na-
tional de n'être pas seulement juste, maïs généreux envers
es minorités. Oui, sans blesser personne, sans aller à ren-
contre des maximes entrées, dit-on, dans ton droit public,
ta peux croire et proclamer ta croyance. Et, le pouvant, tu
le dois. Et, le faisant, il n'y a plus rien d'impossible pour
toi. La France redevenue croyante, et reprenant dans le
monde sa grande et noble mission, ce serait le signal d'une
nouvelle série de gloires et de merveilles qui étonneraient
la terre : Si potes credere, omnia possibilia sunt credenti.
Ah ! si ce peuple allait pousser le cri qui partit de la poi-
trine, s'il allait verser les larmes qui jaillirent des yeux de
riiomme de notre évangile! S'il allait dire à Jésus : t Je crois,
« Seigneur • : Cred4>^ Domine ; mais, après un siècle et plus
(i oi'gies intellectuelles, de perturbations sociales, ne vous
offensez pas de la faiblesse et de l'imperfection de ma foi. Je
crois, mais venez vous-même au secours de mon incrédulité,
et r(^parez dans ma croyance les brèches que tant de révolu-
lions y ont faites : Credo, Domine : adjnva incrednlitatem
nmm. Ouï, s'il en était ain.si, le résultat est certain, il est
ferit d'avance.
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— 24 —
Le malheureux possédé qui gisait à terre et qui se tordait
d'une façon affreuse, Jésus lui prit la main, et le souleva :
Jesm autem tenens manum ejus, elemvU eum; et il se dressa
sur ses pieds ; et surrexit * ; et il fut guéri à partir de cette
heure : et curatus est puer ex illa hora '.
Il est vrai, le Seigneur avait parlé d'une voix haute et
ferme à l'esprit mauvais et malfaisant : Et increpavit Jésus
spiritum immundum^;.,. comminatm est spiritui immundo ^.
Quand Satan est bien reconnu comme tel, quand on a en
face de soi le génie de la destruction et du carnage, c'est
faire de la modération et de la politesse hors de saison que
d'user de formules courtoises et adoucies. Il ne sied point,
nos anciens l'ont dit ainsi, il ne sied point à l'exorciste de
tenir l'aspersoir d'une main gantée de velours. En définitive
devant l'incrépation et la menace, l'esprit immonde sortit
pour ne plus rentrer.
II est vrai encore, sa sortie fut accompagnée de hurle-
ments, de violences et de cruautés ; et quelques-uns disaient
que l'enfant était mort : ita tiî mufti dicerent guia mortuus
est ■. Le monde est plein de gens qui veulent voir la mort là
oii est la résurrection et la vie. En réalité, le démon avait
obéi à l'injonction divine, et l'enfant regagna la maison pa-
ternelle, rendu au calme et à la santé.
Ainsi en sera-t-il de notre destinée. Que l'influence démo-
niaque, que l'esprit révolutionnaire dont la société est tra-
vaillée, soient bannis de notre régime légal, de notre cons^-
titution publique, la convalescence est prochaine, la guéri-
son est assurée. Au contraire, tant que le même esprit sub-
sistera, tous les expédients de nos empiriques avorteront :
les mêmes accidents, les mêmes crises, les mêmes catas-
trophes, se reproduiront à des termes de plus en plus courts,
et avec des symptômes de plus en plus gi*aves.
1. Marc, IX, 2fi. - 2. Matth., xvii, 17. — S. Luc IX, 43.
4, Marc, ix, 24. — 0. Marc , IX, 25.
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- 25 —
T. E«t-ce que nous nous arrêterons ici, mes vénérables
Frères et mes tr' s-chers Fils ? Non, car au contraire ici com-
mence la partie morale et pratique du récit qui nous touche
plus pei soinellement.
c Quand Jésus iîit entré dans la maison, ses disciples
I rinterrogeaient en secret, et lui demandaient : D'oii vient
c que nous n'avons pu chasser ce démon ? ^ t
Yoilà bien la délicatesse de conscience des hommes du
sanctuaire, comme aussi des chrétiens qui font profession
d'être les disciples fidèles du Christ. Encore que la persis-
tance du mal social ait pour cause l'infidélité et l'indocilité
des mondains beaucoup plus que leur propre infirmité, ils
ont à cœur néanmoins de s'interroger eux-mêmes et d'inter-
roger le divin Maître sur leur part de culpabilité. Car enfin,
pourquoi un sacerdoce si nombreux, pourquoi une élite si
considérable d'hommes croyants et pratiquants, n'ap-
portent-ils aux soufirances du pays qu'un remède si peu
appréciable et si peu efficace ? Les étrangers, qui savent, et
qui admirent, et qui envient tout ce que la France catho-
lique contient d'éléments exquis, se posent souvent à eux--
mêmes cette question. Comment s'expliquer que tant de
charité, tant d'activité, tant de dévouement produisent si
peu d'effet et si peu de firuit quant à l'amélioration de la
chose publique? Tune accesserunt discipuli ad Jesum se-
cretOy et dixerurU : Quare nos non potuimus ejicere il-
Et Jésus leur dit : c A cause de votre incrédulité » : Dixit
iUis Jésus: Propter incredulitaUm vestram ^. Non pas,
certes, une incrédulité radicale, une incrédulité abso-
lue. Ils avaient cru et n'avaient pas cessé de croire ,
nous dit saint Hilaire : Crediderant quidam apostoli;
mais ils n'étaient pas parvenus à une foi parfaite :
1. ]Caro.,lx,27.— 2. Matth., xvn, le. — 3. Jbid., 19.
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nmdum tamen erant perfectœ fidei. D'aiHears, dtfiràbt le
temps que leur Maître était demeuré sur la montagne : ntnn
Domino iti monte demorante, et qu'eux-mêmes avaient résidé
au milieu de la foule : et ipsis cum turba resMerUitnts.
ils n'avaient point échappé à la contagion de cette scKjiété
incroyante; une certaine tiédeur avait amoindri, avait re-
lâché leur foi : ipsis mm turba residentibus, quidam iepar
eorum fidem relaccaverat. Le reproche de Jésus-Christ à ses
disciples était donc fondé, parce que, en son absence, la
routine de leur ancienne infidélité avait repris quelque
chose de son empire : quia, absentes se, antiquœ infidelUMis
consiietudo subrepserat *.
Et de là, mes vénérables Frères et mfe très-chers Fils, de
là notre grand docteur déduit cet enseignement magistral,
que je propose aux méditations de tous les hommes publics
de la génération présente : c Le Seigneur, dit-il, nous en-
seigne donc que ceux-là ne peuvent apporter au monde
aucun élément de salut, qui, dans la pleine lumière des
temps évangéliques, et après la venue de Jésus sut la terre,
s'écartent et se retirent de la foi, comme si Jésus était
absent i : Docetigitur eos nihil salutis afferre posse qui, tnedio
Evangeliorum et adventussui tempore, a fide tanquam Domino
absente decesserint K
Le pontife du quatrième siècle, n'est-il pas vrai, touche
ici la plaie vive de notre temps. Le grand péril et le
grand mal de nos sociétés, nous l'avons dit cent fois, c'est
que, dans l'ordre des choses publiques et sociales, les fidèles
et trop souvent les prêtres de notre génération ont cru que,
même en pays de christianisme, on pouvait observer la neu-
tralité et l'abstention vis-à-vis de la foi chrétienne, comme
si Jésu&Christ était non avenu ou avait disparu du monde.
Or, quiconque professe et pratique une pareille théorie, se
condamn^à ne rien pouvoir absolument pour la guérison
1. S. Hilar., Comment, in Matth., c. xvii, 6. *- 2. IHd,
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— 27 —
t le salut de la société : eos nihil salutis afferre posse gui,
\ediù Evangeliorum et adventus sui temporCy a fide tamquam
kmino absente decesserint. Élever une telle mdxime à la
laateur d'un principe de gouyernemeBt et d'une doctrine
Itlat, c'est préconiser la politique du néant.
Dites tant qu'il tous plaira, et sans vous ressouvenir que
fous êtes du nombre des disciples du Christ, dites que ce
vm\ est un de ceux qui constituent depuis quatre-vinj^ts ans
jotre droit public français. J'aurai la douleur de parler
^^mme ThiFtoire en vous répondant que le droit dont ce
pays a jnui, dont il a usé depuis quatre-vingts ans, c'est de
tomber du haut mal, de glisser souvent dans l'eau, parfois
dms le feu^ hélas f et aussi dans le sang, et enfin c'est d'être
p» riodiquement renversé et jeté à terre. Témoins de nos
chutes si souvent renouvelées, les autres peuples nous ob-
STvent avec inquiétude. Toute société intime, toute alliance
srieuse nous est refusée : on se gare, on s'éloigne de nous,
à pou pr^s comme, dans nos asiles de charité, on confine en
un quartier à part cette catégorie d'incurables qu'on nomme
« les tombeurs » , et dont le voisinage est pour les autres
un motif perpétuel d'appréhension et d'effroi. Eh bien ! si
nous n'avons pas réussi à dompter le mal qui nous donne
ainsi en spectacle, ce mal intérieur qui nous mine, qui nous
dessèche, qui nous tue, c'est que, tout en ayant la foi privée,
nous avons accepté notre part de l'infidélité nationale ; c'est
que, quand Jésus-Christ, par l'organe infaillible de son vi-
caire et de son Eglise, a condamné une doctrine sociale
comme erronée et pernicieuse, nous l'avons préconisée
comme nécessaire; quand il a enseigné une chose, nous
avons à peu près invariablement fait le contraire : Me aliud
jubente, et te aliud perpétrante *. Là est la cause de l'affaiblis-
sement de notre pouvoir et de notre action. Et c'est ce que
1. S. Hieron., loe, H
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— 28 —
les apdtres et les disciples du Christ doivent se tenir pour
dit à eux-mêmes : Qmre nos non potuimns ejicere ittum ?
Dixit illis Jésus : Propter incredulitatem vestram.
YI. Le Seigneur ajouta un dernier mot : i Cette espèce
t dit-il, n'est chassée que par la prière et par le jeûne i :
Hoc autem genus non ejkitur nisi per orationem et jejunium *.
Ici du moins, me direz-vous, les disciples d'aujourd'hui
sont en règle. Les hommes de bien ont prié, ils ont jeûné. —
C'est vrai, et nous aimons à répéter que le symptôme le plus
rassurant de l'heure actuelle est cette ardeur pour la prière,
qui ne se lasse et ne se décourage point. Mais encore y a-t-il
prière et prière. La vertu de la prière réside principalement
dans la foi qui la dicte et qui l'inspire. Or, si nous allions
demander à Dieu de sauver une société résolue à se passer de
lui, à contredire ses enseignements, à méconnaître et à violer
ses lois, notre prière resterait sans effet. Le secours temporel
de Dieu ne peut être légitimement invoqué contre lui-même,
contre son autorité et ses droits. Le Seigneur Jésus nous a
indiqué le type et le modèle de toute bonne prière, t Vous
c prierez donc ainsi t, dit-il : Sic ego vos orabitis : c Notre
€ Père qui êtes dans les cieux, que votre nom soit sanctifié,
f que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la
€ terre comme au ciel ^ ». Cela étant, mes vénérables Frères
et mes très-chers Fils, quel pourrait être le sort d'une prière
adressée au Père céleste en faveur d'un ordre de choses qui
se déclarerait indifférent et étranger à la glorification de son
nom, à l'avènement de son règne, à l'accomplissement de sa
volonté sur la terre ; d'un ordre de choses, enfin, qui, à ren-
contre des autres demandes de l'oraison dominicale 3, mul-
tiplierait les pièges qui induisent les hommes dans la ten-
1. Matth., XVII, 20. — 2. JHd,, VI, 9.-3. iWrf., 9, 10.
f
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— 29 —
lation et favoriserait ici-bas le mal par excellence, qui est le
héché ?
1 Et quant au jeûne, assurément c'est un beau spectacle de
hoir une partie notable de la nation s'imposer librement à
rrile-même un jour de deuil, de pénitence et d'expiation. Mais
h mortification du corps n'a qu'un prix secondaire à côté de
la mortification de l'esprit et de la volonté. Il faut lire sur ce
point le chapitre cinquante-huitième d'Isaîe. Si donc notre
jeûne est un jeûne judaïque, au fond duquel on rencontre
toujours nos mêmes obstinations ; si nous soutenons opiniâ-
trement les mêmes systèmes condamnés par l'enseignement
et par les définitions de l'Ëglise ; si nous caressons toujours
les mêmes préjugés, si nous adorons toujours les mêmes
idoles, les jeûnes corporels n'obtiendront point grâce pour
nos intelligences indociles, pour nos volontés immortifiées.
< Pourquoi avons-nous jeûné sans que vous nous ayez re-
c gardés >, disent-ils : Quare jejunavimus, et non aspexistiJ
Et le Seigneur répond : < C'est parce que, au jour même de
€ votre jeûne, on retrouve votre volonté t qui ne veut pas
s'accorder à la mienne : Ecce in die jejunii restri^ invenitur
voluntas rentra *.
Tous tant que nous sommes donc, mes vénérables
Frères et mes très-chers Fils, disons avec le prophète :
t Malheur à moi, parce que, habitant au milieu d'un peuple
1 aux lèvres souillées, j'ai souvent omis de rendre témoi-
c gnage aux pures doctrines de la vérité ; et, parlant la
i langue de ceux parmi lesquels je vivais, j'ai contracté moi-
« même la souillure des lèvres > : Vœ mihi, quia tacui, quia
tir poUutus labiis ego 9umy et in medio populi pollnta labia
habentis ego habito ^ . Tous tant que nous sommes, disons
aujourd'hui au Seigneur avec les apôtres : c Seigneur, aug-
« mentez en nous la foi » ; étendez-la à tout ce qui est de son
1 Ibe., lviii, 3.-2, 2WJ., VI, 6.
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— 30 —
empire : car vous êtes le Dieu des peuples au même titre qt
le Dieu des âmes : Et dixerunt apostoW Domino : Adaui
nobis fidem ^
YII. Pour nous, en ce vingt-quatrième anniversaire d
notre élévation à Tépiscopat, il nous appartient d'avo
devant les yeux ces vingt-quatre sièges rangés autour d
trône de TAgneau, et sur lesquels sont assis les vingt-quati
vieillards, vêtus de vêtements blancs, et portant sur leui
têtes des couronnes d'or ^, La tradition nous enseigne q u
ces vingt-quatre sièges figurent, dans Tancienne loi, le
vingt-quatre princes du sanctuaire, les chefs des vin^C
quatre familles que David avait préposées au service di
temple, sous l'autorité du grand-prêtre'; et, dans la lo
nouvelle, Tuniversalité des chaires épiscqpales rangée
autour du trône du représentant visible de Jésus-Christ.
Assis, malgré mes démérites, et cela depuis bientôt ui
quart de siècle, sur Tun de ces sièges les plus illustres, ah !
daigne le Seigneur m'y donner, m'y conserver toujours h
pureté du cœur, et avant tout, l'incorruptibilité de la foi
figurée par la blancheur des vêtements sacrés t Et que
toujours je sois fidèle à incliner, que toujours je sois prcU h
jeter ma couronne aux pieds de Celui qui est assis sur le
trône des cieux ^, et de son vicaire douloureusement sié-
geant sur la chaire apostolique. A cette chaire sacrée nous
nous sentons uni par des liens d'obéissance, de respect,
d'amour, que resserrent, que fortifient chaque jour davan-
tage les tribulations immenses et les douleurs sans fin dout
le cœur du pontife est abreuvé, et que partagent avec lui
tous les cœm*s fidèles.
1. Lnc, XVII, 5. — 2. Apoc., IV, 4. — 3. I Paralip. XXIV, 6 et seq.
4. Apoc., IV, 10.
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IV
LETTRE PASTORALE
DONNANT
COMMUNICATION DE lJBNCVCLIQUB DU BAINT-PKRB
PUBUiB LE XXI NOYBMBBB MDGCOLXXIII.
(YUI DÉCEMBBB MDCOCLXXIII.)
Nos TRKS-€HERS FRÈRES,
I. Une lettre êncycliquejJe Pie IX vient d'être adressée à
répisoopat *. Le peuple chrétien oublie tous ses maux le
jour où de pareils accents se font entendre, et volontiers il
dit au Seigneur avec le psalmiste : • La consolation qui m'a
I été donnée dans mon extrême détresse, c'est que votre
f parole est venue me rendre la vie » : Hœc me consolata est
in humilUaie mea^ qtiia eloquium tuum virificavit me '. Les
ïiroits de la justice et de la vérité trouvent donc encore un
défenseur sur la terre ! La dignité humaine et la grandeur
morale ont donc encore un représentant et un organe ici-
bas t Captif sur son rocher solitaire, et menacé jusque dans
sa royale prison, l'héroïque et sublime vieillard, supérieur
1. Cette Bncjdiqne commence par les mots : Etbi multa luotuosa.
1 Pt. .Gxvniy 6a
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— 32 —
à toutes les vicissitudes de la fortune, sloflfre à nos regards
dans toute la majesté et la sérénité de la force qu'il tient
d'en haut, distribuant aux uns Tencouragement et l'éloge,
aux autres la condamnation et le blâme, flétrissant avec une
égale vigueur les iniquités de la tyrannie populaire ou cé-
sarienne, rétablissant les principes qui sont la sauvegarde
de la conscience et de la liberté, et enfin relevant les cou-
rages par l'aflirmation dutriomphe définitif réservé àrËglise
et aux causes qui s'unissent à la sienne. Étudions, dans une
analyse rapide, les principaux points et les traits les plus
marquants de ce nouveau gage de la vigilance apostolique.
IL Les lugubres attentats qui se poursuivent et se consom-
ment sous les yeux mêmes du successeur de Pierre, sont na-
turellement le premier objet de ses plaintes, c Les choses
* en sont venues à ce point, dit-il, que la mort semble pré-
c férable à une vie si violemment et si constamment agitée,
c et que, les yeux levés au ciel, nous sommes parfois con-
c traint de nous écrier : Il nous vaut mieux mourir que
c d'assister ainsi à la destruction des choses saintes » :
Melius est nos moriy quam videre mala sanetarum ^. Pas un
jour, en effet, ne s'est écoulé depuis l'invasion de la ville
sainte, sans que quelque nouvelle blessure fût portée au
cœur déjà si ulcéré de Pie IX. L'expulsion et la spoliation
des religieux de l'un et l'autre sexe ravivent et augmentent
chaque matin les plaies de la veille. Toucher à cette portion
choisie du troupeau, c'est toucher le pasteur à la prunelle
de l'œil. Si, conformément à la parole du grand Antoine,
rapportée? par son historien saint Athanase, le diable, qui
est l'ennemi de tous les chrétiens, ne peut en aucune façon
supporter les moines animés de l'esprit de leur saint état et
les épouses virginales du Christ, en retour, l'Église a pour
eux et pour elles des tendresses toutes spéciales.
1, I Machab., ni, 69.
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- 33 -
ITesi-ce point d'ailleurs une énormité flagrante que
l'observation des conseils évangéliques soit désormais pros-
crite dans la capitale du christianisme, c'est-à-dire dans
le lieu du monde où les vertus chrétiennes doivent s'épa-
nouir le plus librement et arriver à leur développement le
plus vigoureux ? Qui dira la souffrance profonde de ces
grandes familles réguUères, présentement désorientées et
comme décapitées, parce qu'elles ont perdu non-seulement
la dme et le centre, mais encore le type et le régulateur
normal de leur institution et de leur existence? Préjudice
considérable qui s'étend en diverses manières à toutes les
parties du monde chrétien.
Car Rome est avant tout la source de l'enseignement
authentique. Quelle audace donc d'en être venu jusqu'à
fimaer et abolir cette université grégorienne, ob les jeunes
clercs venaient des régions même lontaines s'instruire dans
la doctrine et la foi catholique, et d'où ils retournaient dans
leurs contrées respectives affermis dans la solidité de la
science sacrée, en sorte que les Églises particulières fussent
ainsi préservées de tout ce qui s'écarterait de la pureté el
de Tunité de la doctrine apostolique t
Pour notre part, N. T.-C. F., nous dénonçons de nou-
veau, comme attentatoire au droit d'enseignement inhérent
à la ville de Rome, et comme contraire aux obligations du
droit international, l'acte inique qui enlève à la chrétienté
la ressource précieuse de ce collège romain qu'ont succes-
sivement fréquenté, depuis vingt ans bientôt, tous les
prêtres aujourd'hui assis dans les chaires de notre sémi-
naire. Quel démenti donné à cette prétendue loi des ga-
ranties, dont on dirait que le pouvoir usurpateur a fait la
gageure de traduire chaque article en une contr^vérité ?
Et combien le dief de l'Ëglise se trouve par là autorisé à
proférer les paroles suivantes :
fl Ainsi nous enlève-*i-on peu à peu, dit-il, par des me-
T. V11I. 3
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- 34-
c sures criminelles, tous les secours et les instruments qui
« nous servent à diriger et gouverner l'Église. Par oii Ton
c peut voir la fausseté de l'ailirmation tant de fois répétée,
« que la soustraction de Rome à notre autorité civile n'a
< rien enlevé au pontife romain de sa liberté dans rexercîce
c du pouvoir spirituel et dans tous les actes qui se rap-
€ portent au gouvernenient universel du monde catholique,
ff Au contraire, il devient chaque jour plus manifeste que
c nous parlions le langage de la vérité et de la raison toutcîs
c les fois que nous avons dénoncé la sacrilège usurpation
< de notre pouvoir temporel comme tendant à ruiner la
* force et l'efficacité de la primauté pontificale, et à c1(S-
< truire finalement, s'il est possible, la religion catholique
< elle-même, i
m. Des iniquités dont la ville de Rome est le théâtre, le
pontife passe à celles dont la Suisse et rAlIemagne donnent
en ce moment le spectacle. D'un côté, ce sont les magisti-a-
tures populaires qui se portent aux actes les plus oppressifs
de toute justice et de toute liberté religieuse; de l'autre,
c'est le suprême pouvoir impérial en personne qui entre-
prend d'abriter, sous je ne sais quel dogmatisme renouvelé
des païens, la confiscation des consciences et la déification
de César. Accord singulier, mais trop explicable, du libéra-
lisme et du despotisme pour faire, chacun de leur côté, la
même irruption dans le domaine libre par excellence, qui
est le domaine religieux.
Nous n'entrerons point ici dans un détail que vous con-
naissez, N. T.-C. F. Vous savez ce qu'il en est aujourd'hui
de cette Suisse qui se targuait d'être la terre classique de la
liberté. Les évêques bannis du territoire ; les curés dépo?/-
sédés de leurs églises et de leurs presbytères ; le catholicisme
romain proscrit par une violation flagrante des contrats et
des engagements publics ; une constitution civile du clergé
-décrétée par des assemblées laïques ; des règlements votés,
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- 3B-
des élections opérées par une majorité sans foi et sans
religion; les temples catholiques, avec leur mobilier
sacré, mis à la disposition de prêtres mariés ou. apos-
tats ; Tinfortunée Genève , en particulier, menacée de
devenir l'exutoire des impuretés ou des basses cupidités
de la portion gâtée du sacerdoce des autres pays ; tout
ministère du clwgé orthodoxe rendu bientôt impossible
par la demande du serment à des lois iniques et sacri-
lèges: peut-on imaginer une situation plus lamentable,
un état de choses plus contraire à la raison, à Téquité,
à la convenance, môme naturelles, en môme temps que
plus opposé à la loi divine et à la constitution fondamen-
tale de TÉglise ?
« Il n'est personne, observe le pontife romain, qui ne
« voie que de semblables lois sont nulles et de nulle force,
< non-seulement à cause du défaut complet de pouvoir chez
t les législateurs laïques, ou même hétérodoxes, qui les
c font, mais à cause des choses ainsi ordonnées et qui sont
c en opposition avec les dogmes de la foi catholique et la
< discipline de l'Ëglise , sanctionnée par le concile de
c Trente et les constitutions pontificales.
« C'est pourquoi, poursuit-il , en vertu du devoir de
€ notre charge, et par notre autorité apostolique, nous les
« réprouvons solennellement et les condamnons ; déclarant
c en même temps que le serment qu'elles prescrivent est
i illicite et tout à fait sacrilège ; en outre, tous ceux qui,
c dans le gouvernement de Genève ou ailleurs, ayant été
< élus selon les dispositions de ces lois ou d'une manière
< semblable par le suiTrage du peuple et la confirmation du
« pouvoir civil, osent assumer la charge du ministère ecclé-
« siastique , nous déclarons qu'ils encourent ipso facto
c l'excommunication majeure réservée à ce saint-siége et
« les autres peines canoni(|ues : en conséquence, les fidèles
c devront les fuir tous, selon l'avertissement divin, comme
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— 36 —
f des étrangers et des larrons qui ne viennent que pour
f voler, tuer et perdre les brebis du Seigneur*. •
Ce qui soulage le cœur de Pie IX, N. T.-C. F., c'est la
constance inébranlable des bons prêtres dans ces cantons
si éprouvés. Combien il nous est doux de recueillir des
lèvres du chef de TÉglise le témoignage aussi flatteur que
mérité dont il honore deux de nos plus affectionnés frères
dans l'épiscopat : Tun dont la voix aimée et puissante a
retenti dans nos églises et dans l'assemblée diocésaine de
notre clergé, et que nous nous sommes fait un devoir de
visiter dans son exil ; l'autre qui nous favorisait naguère de
sa présence sous notre toit, et que nous recevions avec
respect comme un confesseur du Christ I Les annales ecclé-
siastiques rediront avec Pie IX que l'expulsion de l'évêque
d'Hébron, vicaire apostolique de Genève, a été aussi hono-
rable et glorieuse pour celui qui Ta subie , que hideuse et
infamante pour ceux qui l'ont commandée et exécutée :
tant décora et gloriosa patientiy quam fœda et indecora
mandantibm atque exequentibus.lEAQ^ rendront hommage,
avec le même pontife, à la fermeté apostolique et à la
juste indignation avec lesquelles l'évêque de Bâle a re-
poussé des propositions dont le rejet entraînait pour lui
le renvoi brutal de sa maison et du territoire cantonal.
Exemple de générosité qui a été noblement suivi par le
clergé et les fidèles de la Suisse, t Nous bénissons Dieu qui
c répand sur eux la même grâce par laquelle il soutenait
« et confirmait autrefois les martyrs, et qui porte cette por-
« tion choisie du troupeau catholique à suivre virilement son
€ évêquc , tandis qu'il s'oppose comme un mur pour la
€ maison d'Israël, afin de tenir ferme daûs le combat au
c jour du Seigneur *. » Ainsi s'exprime le saint père ; et il
« poursuit:
IV. € Avec non moins d'intrépidité, le clergé et le peuple
l. Joan., X, IC— 2. Ezech., xtit, 6.
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- 37 —
f fidèle d'Allemagne marchent sur les traces de leurs
f évêques. Ceux-ci, en effet, sont devenus un spectacle au
c monde, aux anges et aux hommes qui les contemplent
c armés de la cuirasse de la vérité catholique et du casque
i du salut, combattant partout avec vigueur les combats
f du Seigneur : conduite d'autant plus digne d'admiration
f et d'éloges que chaque jour voit s'accroître et s'étendre
« la terrible persécution soulevée contre eux dans l'empire
f germanique, et principalement en Prusse. »
Tels n'avaient point été les procédés antérieurs du gou-
vmiement prussien envers ses sujets catholiques : le saint-
âege se plaît à le rappeler. Ne me demandez pas quelle a
pu être la mesure de sincérité apportée dans les relations
précédentes : il est trop vrai que le changement survenu au
lendemain du triomphe permet de mettre en doute la firan-
diise de la veille. Toujours est-il que, dans l'ivresse de la
force et l'aveuglement du succès, la persécution s'est aus-
sitôt déclarée, et que, le masque une fois jeté, elle n'a plus
connu de bornes. L'assujettissement de tout le régime
intérieur de l'Église, de toute la discipline religieuse et de
toutes les parties de l'administration épiscopale à l'autorité
laïque de l'État , n'avait pas été poussé jusqu'à cet excès
par le joséphisme lui-même : c'est le renversement absolu
du gouvernement spirituel dont Jésus-Christ a investi ses
apôtres. L'autorité dogmatique ne rencontre pas plus de
respect; non-seulement le droit d'enseigner, mais l'objet
même des décisions doctrinales, tombent dans le domaine
et sont soumis à l'autorité suprême du pouvoir séculier. Et
enfin, nous l'avons dit, ces énormités ne sont pas seulement
décrétées en fait, elles sont érigées en théorie. Après dix-
huit siècles de christianisme, il se trouve un ministre assez
osé pour faire dire à son maître qu'il est, dans ses Ëtats^
l'arbitre souverain et sans contrôle du devoir ; et que.
quelques lois qu'il lui plaise de porter sur la constitution
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— 38 —
de l'Église, sur Tautorité de ses définitions, sur la capacité
ou l'incapacité de ses ministres à remplir leurs emplois
spirituels, la rébellion seule peut contester sa compétence
et résister au pouvoir absolu qu'il tient de Dieu. Ce qui
donne lieu à l'un de no& plus éloquents évêques de déclarer
et de démontrer que nous assistons à t la résurrection du
pontificat des Césars païens par le césarisme moderne, avec
circonstances aggravantes * » .
Dans un texte que nous avons eu plus d'une fois l'occasion
d'alléguer, notre immortel docteur de l'Église de Poitiers a
depuis longtemps assigné les limites à l'obéissance dont les
chrétiens se font gloire de donner l'exemple envers les
princes de la terre, t Le plus grand respect est dû au sou-
verain, disait-il, parce que l'autorité royale vient de Dieu • :
potissitm Régi referenda reverentia: omne enim a Beoregnum
est. t Néanmoins, ajoutait-il, toutes les prescriptions du roi
ne sont pas également acceptables pour la conscience des
évoques t : Non tamen œquanimiter judicium Régis episcopa-
Hbiis arbitriis débet admitti ; < attendu que, s'il faut rendre à
César ce qui appartient à César, il faut aussi, et avant tout,
rendre à Dieu ce qui est à Dieu *. »
Cette doctrine, le monument apostolique dont nous re-
produisons la substance vient de la mettre dans tout son
,jour, rétablissant ainsi la vérité concernant la séparation et
la distinction des pouvoirs, et restituant à la conscience
chrétienne le droit inaliénable en vertu duquel la religion
du Christ a été fondée et propagée sur la terre à rencontre
des lois et des volontés injustes des princes de ce monde.
Ici, le langage du pontite va s'élever jusqu'à l'éloquence.
t Les choses étant ainsi, vénérables Frères, vous com-
« prendrez aisément de quelle douleur notre âme a été
1 , Lettre pastorale de Mgrl'évêque de Nîmes au clergé de son diocèec,
2. Ex oper. histor. frag.i, 5.
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- 39 -
« remplie, lorsque récemment, dans une lettre que nous
f envoyait l'empereur d'Allemagne lui-même, nous avois
f lu une accusation non moins cruelle qu'inattendue contre
« une partie des catholiques de ses États, mais surtout
f contre le clergé catholique et contre les évêques. Et quelle
f est la cause de cette accusation? C'est que ceux-ci, ne
f redoutant ni la prison, ni les tribulations, et n'estimant
« pas leur vie plus qu'eux-mêmes *, refusent d'obéir aux
« lois ci-dessus rapportées, se montrant ainsi consé^juents
« avec leurs actes antérieurs, c'est-à-dire avec les observa-
« tions et les protestations par lesquelles ils s'étaient ef-
( forcés d'obvier au mal auprès des ministres du prince et
« des assemblées suprêmes du pays, et cela au moyen d'ar-
« guments si forts et si solides qu'ils avaient obtenu les
< applaudissements du monde catholique, et même de
« plusieurs personnages hétérodoxes. C'est pour cela qu'au-
t jourd'hui ils sont accusés du crime de trahison, comme
« s'ils donnaient la main aux conspirateurs et aux pertur-
< bateurs de tout l'ordre de la société humaine, alors qu'au
• contraire ils ont fourni des preuves éclatantes et innom-
t brables de leur incontestable fidélité et obéissance envers
< le prince, et de leur zèle ardent pour les intérêts de leur
« patrie. Bien plus, on vient nous prier nous-même
« d'exhorter ces catholiques et ces saints pasteurs à l'ac-
« ceptation de ces lois : ce qui revient à nous proposer de
« travailler nous-même à opprimer et à disperser le trou-
« peau de Jésus-Christ. Mais, appuyé sur Dieu, nous avons
« confiance que le sérénissime empereur, après avoir mieux
< compris et pesé les choses, repoussera un soupçon si in-
« croyable et si mal fondé, conçu contre ses plus fidèles
< sujets, et qu'il ne souffrira pas plus longtemps que leur
< honneur soit en butte à des attaques si honteuses, ni qu'on
1, Act., XX, 24.
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— 40-
c prolonge davantage contre eux une persécution si immé-
c ritée. Au reste, ajoute-t-il, nous eussions ici complètement
c passé cette lettre sous silence, si, à notre insu et contre
€ tous les usages, elle n*avait pas été publiée par le journal
c officiel de Berlin, en même temps qu'une autre lettre
c écrite par nous, et dans laquelle nous faisions appel à la
€ justice du sérénissime empereur en faveur de l'Église ca-
c tholique dans ses États. »
V. Autant le gouvernement germanique se montre le
violent adversaire de l'orthodoxie romaine, autant il est le
protecteur déclaré des novateurs impies qui s'intitulent les
vietix-^atholiqueSy alors que, t par leur doctrine, leur nou-
t veaut^ et leur nombre, ils écartent aussi loin d'eux que
t possible ce double, caractère d'ancienneté et de catholi-
t cité* ». Après avoir fait ressortir tout ce qu'a d'odieux
cette secte officiellement reconnue et devenue l'objet de si
incroyables faveurs, le suprême hiérarque de l'Église, tirant
de son fourreau le glaivade li^nathème, excommunie nom-
mément l'évéquo sacrilégement consacré par des mains hé-
rétiques, ainsi que ses sacrilèges patrons et adeptes ; et les
séparant de la famille chrétienne, il les déclare rangés au
nombre de ceux dont l'apôtre a tellement interdit le com-
merce et la fréquentation à tous les chrétiens, qu'il leur
prescrit même de ne plus leur donner le salut.
Enfin, parce que la guerre ainsi allumée contre l'Église
dans toutes les parties du monde, est excitée et alimentée,
en plus d'un pays, par les sociétés secrètes, le saint-père re-
commande aux pasteurs des peuples d'avoir sous les yeux
et de rappeler aux fidèles les condamnations dont ces so-
ciétés ont été frappées par le siège apostolique. Plût à Dieu
1. 'Minime erubescunt se catholicos dicere, et veterêt-eathoUcoê^ dum
doctrina, novitateet namero suo ntramque a se Totuntatis et catholki-
tatis notam quam maxime abjudicant Èncycl. Etsi vtulia litctuosa.
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— 41 —
i|ue cette voix des sentinelles de Tordre comme de la v<^rité
eût été entendue avant que le mal eût pris tous ses déve-
loppements ! Que de malheurs, que de larmes, que de
mines, que de sang eussent été épargnés au genre hu-
main !
VI. Faut-il donc désormais désespérer des choses, et les
enfants de Dieu doivent-ils se résigner à ne plus traverser
les sentiers de TÉglise militante qu'à travers le deuil et Thu-
miliation? La religion ne comptera-t-elle plus de jours pro-
pices sur la terre, et la fille du ciel s*appréte-t-clle à se-
couer la poussière de ses pieds sur un monde dont la cor-
ruption ne peut plus être lavée que par la flamme? Le vi-
caire de Jésus-Christ nourrit et inspire des espoirs meilleurs.
Entendez-le, et, avec lui, la bouche d'or à laquelle il em-
prunte les plus purs accents de l'antiquité :
t Au reste, vénérables Frères, puisque nous vivons en
des temps qui, nous donnant beaucoup.à souffrir, nous
fournissent aussi l'occasion de beaucoup mériter, ayons
souci avant toutes choses, et conune de bons soldats du
Christ, de ne pas nous laisser abattre. Au contraire, pre-
nons dans la tempête même où nous sommes ballottés,
le ferme espoir d'une tranquillité future et d'une sérénité
plus grande pour l'Église. Relevons notre propre courage
et celui du clergé et du peuple chrétien, nous confiant
dans le secours divin, et nous ranimant nous-mêmes par
cette magnifique exhortation de Chrysostôme ^ :
c De toutes parts, les flots montent, dit-il, la tempête est
grosse; mais nous ne craignons pas d'être submergés, car
nous sommes plantés sur la pierre. Que la mer sévisse,
elle ne peut point dissoudre la pierre; que les flots se
dressent, ils ne peuvent engloutir la barque de Jésus. Rien
n'est plus puissant que l'Église : Nihil Ecclem potentim.
1. Homil. ftnte exil., tom III, col. 496, éd. Ganme.
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— 42 —
f Elle est plus forte que le ciel même. Le ciel et la terre pa^
« seront^ a dit Jésus ; mes paroles ne passeront point *. Et
f quelles sont ces paroles : Tu es Pierre, et sur cette pierre
« je bâtirai mon Éylise, et les portes de l'enfer ne prévau-
€ dront point contre elle 2. Que si vous ne croyez pas aux
f paroles, croyez aux faits : Si non credis verbo, rébus crede.
• Que de tyrans ont tenté d'opprimer TÉglise ! que de bû-
« chers, de fournaises, de dents des bêtes, que de glaives
« aiguisés! Et ils n'ont rien pu ! Où sont ces ennemis? ils
« ont élé ensevelis dans le silence et dans Toubli. Où est
« l'Église ? elle est plus brillante que le soleil. Tout ce qui
« était d'eux, est éteint; ce qui se rapporte à elle, est im-
f mortel: Quœillorum erant, extincta sunt ; quœ ad illam
« spectant, sunt immort alia. Or, si les chrétiens, quand ils
« étaient encore en petit nombre, n'ont pas été vaincus,
« comment pourriez-vous les vaincre, après que l'univers
t entier est plein de leur religion? £« ciel et la terre pas-
« seront : mes paroles ne passeront point,
« Donc, conclut Pie IX, ne nous laissons émouvoir par
« aucun péril ; et, sans la moindre hésitation, persévérons
€ dans la prière, nous efforçant d'obtenir que la colère cé-
< leste, provoquée par les crimes des hommes, s'apaise
< bientôt, et qu'alors Dieu tout-puissant se lève enfin dans
t sa miséricorde, qu'il commande aux vents et qu'il fasse
c la tranquillité.' >
0 Vierge immaculée, vous entendrez ces prières, vous
exaucerez ces vœux du pasteur souverain et de tous les vrais
enfants de l'Église. L'univers chrétien est aujourd'hui à vos
pieds, implorant votre maternelle bonté, votre intercession
toute-puissante. Que les adversaires de l'Église usent et
abusent de leur force d'un jour : leur sort est écrit dans
l'histoire de leurs devanciers. Quœ illorum erant, extincta
1. Matth., XXIV, 36. — 2. Matth., xvi, 18,
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— 43 —
SHtii : € Tout ce qui procédait d'eux, est mort •. Mais en re-
vanche, t ce qui se rapporte à FÉglise, est immortel » : quœ
ad illam spectatit, sunt immortalia.
Or, et c'est là notre espérance comme c'est notre gloire,
la France, ô Marie, se rapporte à l'Église : il y a entre l'É-
glise et elle une communauté de destinée qui les rend parti-
cipantes des mêmes infortunes et des mômes triomphes. La
capitale de la chrétienté et la chrétienté entière sont en souf-
france parce que la France n'a pas à l'heure présente la
place et la part qui lui appartiennent dans le monlc. Cette
part, cette place, vous nous donnerez de la reprendre, do
la reconquérir. Faisant les œuvres de l'Église immortelle,
la France assurera sa propre immortalité : qtiœ ad illam
spectanl, sunt immortalia.
Et sei*a notre présente Lettre Pastorale, etc.
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HOMÉLIE
PRONONCÉE
A LA MESSE PONTIFICALE DU JOUB DE NOËL, 8UB LE GABACTÈBE
DE L*AUTOBITÉ DANS LE CHBI8TIANISMB.
(XZY DiCEMBBE MDCCGLXZIII.)
lUgea gentium dominantur e&rum ; et
qui poteatatem habent super eos, henefiei
vocantur. Vos autem non iic.
Les rois des nations exercent sur elles on
empila dominateur; et, en les gouvernant
de la sorte, ils sont appelés bienfaiteurs.
' Il n*en sera pas ainsi parmi vous.
(LllC.,xxu.25,86.)
iliES TRÈS^HERS FrÈRES,
I. Les prophètes avaient annoncé aux hommes un roi
qui viendrait à eux plein de douceur, et les évangélistes
ont reconnu ce caractère dans le roi Jésus : Ecce rex tuus
venit tibi mansuetus ^. C'est pourquoi la sainte Église ouvrait
hier la série de ses chants liturgiques en appliquant au
Sauveur qui vient de naître ce qui a été dit d'un roi émi-
1 . Matth., XXI, 6. — Zach., ix, 9.
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— 45 —
lonment pacifique *, de Salomon, fils de David, glorifié
wr-dcssus tous les rois de la terre, et dont l'univers entier
kait désireux de contempler le visage : Rex pacificm magni-
kalus esi, cujus vultum desiderat universa terra^. Pacifique:
:*ette qualité, en effet, appartient à Jésus à un titre unique,
puisque seul il a par lui-même la puissance de créer la paix,
défaire la paix : Ego Domintts et non est alter, faciens pacem ^.
Roi plein de douceur, il a opéré ici-bas une transformation
radicale dans l'exercice du pouvoir; et, par son enseignement
comme par son exemple, il a oflert aux nations le type de
cette souveraineté chrétienne qui contraste si admirable-
ment arec toutes les autres souverainetés terrestres.
Entendons un des oracles tombés de cette bouche divine,
et tâchons d'en bien comprendre la signification.
C'était le jour oii une contestation venait de s'établir en.
tre les disciples sur leur grandeur respective. Jésus intervint
et leur adressa ces mémorables paroles :
• Les r'^is des nations exercent sur elles un empire plein
r de rigueur; et, en les gouvernant de la sorte, ils sont ap-
< pelés bienfaisants. Mais il n'en sera pas ainsi parmi
€ vous 9 : Reges gentium dominantur eorum ; et qui potesta-
tem habent super eos\ benefici vocantur. Vos autem non sic.
II. Avant tout, Notre-Seigneur constate ici un fait histo-
rique ; el, non content de l'établir, il l'explique et, jusqu'à
un certain point, il le justifie. Que l'autorité souveraine,
de quelque nom qu'elle se soit appelée chez les peuples in-
fidèles, ait été une autorité dure et sévère, principalement
appuyée sur la force et la compression, et que cette auto-
rité en elle-même ait été un bienfait pour les nations, cela
est écrit à toutes les pages des annales de l'humanité.
1. Hagnificatns est ergo rez Salomon saper omnes reges terne.. . .
Et xmireTaa terra desiderabat yaltam Salomonis. IH Reg , x, 23, 24
2. I ^ntiph. I Vesper. Natalia Dominî — 3. Isa., XLV, 6, 7.
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- 46--
L'homme étant né pour la société, et la société ne pouTant
exister si elle n'est réglée et gouvernée, tout assemblage
d'hommes veut à sa t^e un pouvoir souverain. D'autant
que l'homme est naturellement sujet, hélas ! et naturelle-
ment enclin à faire le mal, c'est-à-dire à rechercher ses
propres satisfactions aux dépens des autres. Contre cette
tendance d'une volonté faible et malheureusement dépra-
vée, le frein de la répression est indispensable. Plus les
passions sont déchaînées, plus l'autorité a besoin d'être
armée contre elles ; et, là où la perversité humaine se lais-
serait emporter aux. derniers excès, la mission du pouvoir
public devient celle du dompteur de bêtes féroces. La puis-
sance du prince ou de l'État s'étend alors sur l'homme tout
entier : principes eorum potestatem habent ipsarum. est-il dit
dans saint Marc *.
C'est à ce point de vue qu'il faut se placer pour juger sai-
nement les sociétés antiques, et pour apprécier aujourd'hui j
encore le régime sous lequel sont constituées les nations
idolâtres. Partout et toujours, en dehors du christianisme,
l'esclavage a été et sera un fait inévitable en même temps
qu'une impérieuse nécessité de l'ordre social. On la dit
avec vérité : le despotisme fonde et maintient des sociétés |
là oii, sans lui, il n'y aui*ait que la barbarie : de telle sorte
que la tyrannie est un bien en comparaison de l'anarchie,
laquelle, dit Bossuet, c est un état de guerre de tous contre
tous*!.
Fondées sur l'expérience et sur les données de l'histoire,
ces considérations n'ont rien de paradoxal et de forcé ;
elles peuvent invoquer en leur faveur l'autorité même de
la parole évangélique : c Les rois des nations les gouver-
c nejU avec empire ; et, pour cela même, ils en sont qua-
1. Marc.,X, 42.
2. Polit. tir«c de l'Écriture, L. VII, .3« proi)osition.'
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- 47 -
i liiiés l»s bienfaiteurs » : Reges gentium domirantur earum;
et ^i poiestatem habent super eos, benefici vocantur,
III. Telle était la loi des sociétés, telle était la condition
des peuples jusqu'à Tayénement du Roi plein de douceur
annoncé par les prophètes : Ecce Rex tuus venit tibi wan-
svetuê ' ; jusqu'à l'apparition du Roi pacifique et glorieux
dont toute la terre désirait le visage : Rex pacifiais magni-
ficntus est y ctqus vuHum desiderai universa terra.
A partir de c( tt3 heure, la scène du monde est changée.
Vos aulem nùn sic : « Pour vous », dit le roi Jésus à son
peuple, « il n'en sera point chez vous de la sorte » : Non
ita erit itUer vos *.
Je le sais, il s'est trouvé des hérétiques et des séditieux
qui ont voulu voir dans ces paroles la condamnation de
toute force et de toute autorité politique au milieu des
chrétiens. Est-il besoin de faire appel à d'autres paroles de
Jésus-Christ et de ses apôtres pour réfuter cette interpréta-
tion? Les textes abondent, et ils sont connus de tous.
Je le sais encore, il est d'autres sectaires qui veulent que
ces mêmes paroles se réfèrent uniquement à l'esprit de dou-
ceur et d'humilité dont la puissance ecclésiastique doit être
animée; mais qui n'admettent pas que le Christ, dont le
règne n'était point de ce monde, ait entrepris de tracer des
lois et de faire la leçon aux pouvoirs humains. A leur sens,
les gouvernements terrestres n'ont rien à emprunter à l'É-
Yangile, rien à apprendre de l'Église, et s'ils se modifient
en mieux, c'est par l'efiFet d'un progrès qui leur est propre.
Mais la thèse des novateurs qui refusent ainsi au chris-
tianisme tout caractère social est historiquement aussi bien
que doctrinalement condamnée. Il n'y avait pas encore un
siècle que les magistratures étaient chrétiennes, et saint
Augustin ne craignait point déjà de dire « que, dans la cité
l. Mattli. XXI, 6. —2. Ibid., xx, 26.
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— 48 -
de Dieu, ceux qui commandent se font les serviteurs de
ceux-là mêmes à qui ils paraissent commander ; que leur
pouvoir n'est pas guidé par la passion de dominer, mais
par le devoir d'être utiles, et que l'orgueil de la principauté
a fait place à l'esprit de charité et de dévouement *" ».
L'adoucissement de l'autorité chez les chrétiens procède
de deux causes, dont Tune se rapporté à ceux qui l'exercenl,
et Tautre à ceux sur lesquels elle est exercée.
IV. Certes, les inconvénients de la puissance souvoi ai ;o,
et les tentations qui y sont attachées, constituent pour elle
et pour ses sujets un péril permanent, et peuvent à tout
instant la faire*sortir des lignes exactes de la justice et de
la modération. Ces inconvénients sont tels, observe Joseph
de Maîstre, que pour les trouver supportables, il n'y a guère
d'autre moyen que de les comparer à ceux qui auraient lieu
si le souverain n'existait pas '.
Que n'ont pas fait les hommes pour obvier à ces danger»
et se mettre à l'abri des ces excès ? Les races européenne?,
en particulier, n'ont cessé de graviter vers ce qu'on nomme
l'état libre, c'est-à-dire, vers t cet état oii le gouvernant est
aussi peu gouvernant et le gouverné aussi peu gouverné
que possible * •. A quel résultat est-on parvenu?.- Je n'au-
rai garde de le dire. Les hommes de la société moderne
peuvent se donner la permission de la juger à l'œuvre ; et
à certains jours, ils vont jusqu'à proclamer sa complète
banqueroute. Mais ils ne nous reconnaissent pas le droit de
le répéter après eux, et si nous venons à reproduire leur
propre langage, ils le désavouent aussitôt. J'aime donc
1. Etiam qni imperant» serrimit eii qnîbus videntor imperare ; neqne
enim dominandi capiditate imperant, sed officio consulendi, nec
principaadi saperbia, flod providendi miflericordia. De ciyit. Del,
L. XIX, c. XIV.
2. Du Pape, L« II, o. Il : Inconvénients de lasonverameté.
8. Ibid.
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fflieaz dm avec Bossue! : c Sans se donner nn Tain tou^
meaai è chercher, dans la sphère des choses humaines, des
secours qui n'aient pas d'inconvénients, et sans examiner
«ai que les hommes ont inventés dans les établissements
des gouvernements divers, il faut aller à des remèdes plus
généraux, à ceux que Dieu lui-même a ordonnés aux rois
eontre la tentation de la puissance ^ >
Non iia esi mUem in vobis > : c II n'en va point ainsi entre
< vous ifdisdplesdela loi nouvelle. « Gelui-Ià sera plus
c grand, qui se fiera plus petit, et qui sera le serviteur de ses
I semblables, à l'exemple du Fils de l'homme qui n'est pas
• venu pour Mre servi, mais pour servir, et pour immoler
c sa vie au rachat de ses frères t.
Yoilà la vraie charte d'affranchissement des nations chré-
tiennes, voilà le tempérament efficace apporté à l'enivrement
et aux abus du pouvoir. Et cette charte a une sanction écrite,
one sanction terrible. Les rois, conune ministres de Dieu^
s'ik viennent à prévariquer, sont menacés d'une justice plus
rigooreuse et de supplices plus exquis. Cela est écrit dans
1^ saints Livres en termes effrayants, et confirmé par des
preuves qui font trembler. Et celui-là, dit Bossuet, est bien
eodonoi qui ne se réveille pas à ce tonnerre *. D'autant que
œ n'est pas seulement sur des princes scélérats que Dieu
exerce ses vengeances; c'est des rois les plus pieux qu'il
eiige un détachement plus entier de leur grandeur : témoins,
dans Tancienne loi, David et Ezéchias, rudement châtiés
pour s'être trop complus dans le dénombrement de leurs
forces et l'étalage de leurs richesses. Que ne sera-ce donc
pas dans la nouvelle alliance, après l'exemple et la doctrine
du Fils de Dieu descendu du ciel pour anéantir toutes les
grandeurs humaines^ 1
1. Polit, tirée de ricrituie, L. Z, art vr, K* et 2« proiMMition.
2. Vaztx, Z, 43. -> 3. Polit, tirée de PÉcrit, L. X, art. vi, S« proposit.
4. iWrf.,ll«propo«ît»
T. vni." 4
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-80-
Ni cet exemple ni eette doctrine du roi Jésus n'ont été
sans effets. Assurément les passions humaines ne se sont pas
exilées des trônes, où trop souvent les vices des payons ont
reparu sous la pourpre chrétienne. Toutefois il n'est pas
une nation de l'Europe qui n'ait vu siéger à sa tête, à telle ou
telle période de son existence, un prince en qui se reflétait
rimage de ce Roi plein de douceur dont nous célébr<His au-
jourd'hui la venue. La France a eu son saint Louis, l'Angle-
terre son saint Edouard, l'Allemagne son saint Henri, et
combien d'autres qui, sous des traits mortels, faisaient revi-
vre dans leur royale personne l'expression sensible de la
royauté de Jésus-Ci^rist. Si tous n'y ont pas atteint, c'était là
du moins pour tous l'idéal proposé. Et la meilleure espé-
rance que nous puissions former pour le monde, n'est-ce pas
l'avènement d'un de ces rois qui portent avec eux la paix,
et dont le visage est appelé par les désirs, par les besoins, par
les souffrances de toute la terre : Rex pacificus eujus vuUum
desiderat universa terra ; d'un de ces rois pénétrés de l'esprit
chrétien, que n'éblouit point, que ne tente pas même la
splendeur du trône, l'éclat de la couronne, qui n'envisagent
le pouvoir que sous la forme du devoir et du sacrifice, à l'ex-
emple de celui qui n'est pas venu pour être servi, mais pour
servir et pour immoler sa vie au rachat de ses frères : Sicut
Filius hominis non venit mnistrari, sed tninistrare, et dore
animam suam redemptianem pro multis ^ ?
V. Mais, je l'ai dit, il existe pour les peuples chrétiens une
seconde cause de la mitigatioh du pouvoir, et elle réside
dans, le caractère même de ces peuples.
Sans nul doute, les nations chrétiennes elle^-mémes ont
besoin d'un pouvoir armé et fortement constitué. La raison
en est que, pour les peuples comme pour les individus, dans
l'ordre social comme dans la sphère individuelle, le baptême
1. Matth., zz, 28,
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- 51 -
chrélîen ne détruit pas toutes les suites du péché originel.
Le vice de certaines théories humanitaires, c'est précisément
de supposer l'humanité à Tétat d'innocence et de justice pri-
mitives. Entendons la doctrine de saint Paul dans le cha-
pitre treizième de son épître aux Romains.
€ Que toute âme soit soumise aux puissances supérieures,
€ car il n'y a point de puissance qui ne vienne de Dieu, et
« celles qui existent ont été établies de Dieu. C'est pourquoi
€ résister à la puissance, c'est résister à l'ordre divinement
« institué ; et ceux qui résistent sont justement châtiés,
€ car les princes ne sont pas à craindre pour les bonnes
< actions, mais pour les mauvaises. Veux-tu donc ne pas
• craindre le pouvoir public : fais le bien, et tu en recevras
c la louange : car il est ministre de Dieu en faveur du bien.
< Hais si tu fais le mal, crains : car ce n'est pas sans motif
■ qu'il porte le glaive, étant le ministre de Dieu pour exerce
c sa vindicte contre celui qui fait le mal ^. »
II suit de cette doctrine que l'autorité publique a princi-
palement pour mission de remplacer la raison, et qu'autant
l'emploi du glaive est légitime et commandé là où la raison
fait défaut : non enim sine causa gladium portât, vindex in
tram ei qui mole agit ; autant l'usage de la force serait ai*bi-
traire et tyrannique là où la raison régnerait d'elle-même :
nom principes non sunt timori boni operis, sed mali.
Si donc vous supposez un peuple imprégné des doctrines
de Jésus-Christ, un peuple chez qui se sont développées les
vertus évangéliques, chez qui se sont acclimatées les mœurs
chrétiennes, combien la tâche du pouvoir n'y est-elle pas
simplifiée I Disons mieux : devenus dignes et par là devenus
capables de la liberté sous ses formes multiples, les peuples
chrétiens y ont droit, et les princes ne peuvent sans injustice
la leur refuser, combien moins la leur ravir. Adversus hujus-
h BonL, vu, IH.
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— 8Î -
modi non esf fer S disait saint Paul dans son ëpttra aux
Calâtes. Contre ceux qui vivent de la vie de Tesprlt, t il n'y
c a pas de loi » . Observant d'eux-mêmes ce que la loi pourrait
leur commander, ils sont à eux-mêmes la loi : ipsi silri sutU
lex *. D'où il résulte que la mesure exacte des libertés pos-
sibles d'un peuple, c'est la mesure de sa raison, ce qui veut
dire pratiquement et en définitive la mesure de son esprit
religieux. Qu'un peuple devienne chrétien, infailliblement
il veiTa s'élargir et s'étendre le cercle de ses franchises. Et
tandis que les rois des nations infidèles, comme ce Ptolémée
É Vergeté au surnom duquel plus d'un commentateur a pensé
que Jésus faisait allusion, obtiendront de leui*s peuples le
titre de bienfaiteurs, nonobstant la verge de fer qu'ils auront
fait peser sur eux : Reges gentium dominatUur earuni ; et qui
potestatem habent super eos, beneficivocantur, ils ne pourraient
prétendre à cette qualification chez les peuples devenus l'hé-
ritage du Christ : Vos autem non sic. Là, les pouvoirs publics
sont tenus de prendre d'autres allui'es : Non ita erit inter
vos. Leur grandeur consiste à s'abaisser et à servir ; et leur
honneur comme leur devoir, c'est de sacrifier leur repos et
leur vie, non pas seulement à maintenir, mais à racheter les
libertés vraies et légitimes de leurs peuples quand ces li-
bertés ont été aliénées et gaspillées : Sicut Filius hominis rwn
tenit ministrari,sedministrare, et dore animam suamredemp-
tûmem pro multis,
VI. Après cela, M. T.-C. F., jugez ce qu'il faut penser
d'un libéralisme qui se produirait en opposition directe avec
le christianisme, et qui croirait opérer au profit de la liberté
tout ce qu'il accomplirait au détriment de la religion. Nous
en avons eu l'expérience à la fin du siècle dernier. Despo-
tisme de la tçrreur et de l'échafaud, bientôt suivi du despo
tismé du sabre : voilà comment la révolution française a
1. ChOat., V, 23. — 2. Rom., n, 14.
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- 63 -
tenu ses promesses d'émancipation. Il n'en pouvait être
autrement. Un peuple qui a rejeté le joug salutaire de la foi,
retombe de droit sous le joug de la tyrannie. N*étant plus
digne ni capable de porter la liberté, la liberté lui échappe
dans toutes ses applications les plus diverses : libertés
personnelles et libertés publiques, franchises des corpora-
tions, des municipes et des provinces, droits de la famille
et de la nation, tout s'effondre à la même heure et disparait
sous un même coup de main. Dans ces jours d'épouvante
et de vertige, le despote est accueilli comme un bienfai-
teur au moins temporaire : et benefici vocantury parce que
sans lui la pivilisation sombrerait de nouveau dans l'abîme
de la barbarie. C'est ainsi qu'après les longs tâtonnements
d'un Directoire impuissant et irrésolu, après les intermi-
nables et stériles discussions d'assemblées sans doctrine
et sans cohésion, on a vu la France, au commencement
et au milieu' de ce siècle, s'abandonner aux bras d'un
absolutisme tout d'abord proclamé sauveur.
Et que dirai-je maintenant? Un penseur éminent de la
génération présente émettait, dans le courant de l'année
mil huit cent cinquante et un, un avertissement qu'il n*est
pas superflu de reproduire aujourd'hui. < Quand on ne
veut pas du despotisme, écrivait-il, il ne faut pas le mé-
riter. Les hommes auront beau dire : Je ne veux pas; et
même plus ils crieront : Je ne veux pas ; plus le despo-
tisme menace d'accourir sur l'appel de leur orgueil et de
leur impuissance.... Méprisez, insultez à votre aise le despo-
tisme; mais on vous prie, au nom du ciel, de ne pas le
rendre nécessaire ^. i
J'ai parlé du libéralisme impie qui aspire à renverser le
christianisme pour bâtir sur ses ruines l'édifice de la li-
1. De la Best^nration française, par H. Blanc de Saint-Bonnet,
cliap. 60et51,
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— 84 —
berté. 0 vous, qui n'avez rien de commun avec cette im-
piété, mais qui professez les doctrines d'un catholicisme
libéral irrévocablement inscrit au catalogue des erreurs
condamnées par l'Église, prenez-y garde : ce n'est pas à côté
du fondement chrétien, c'est sur ce fondement même que
doit s'élever Tordre social. Hors de là, c'est l'ébranlement,
la caducité, la chute; c'est le désordre, l'anarchie, et, par
suite, c'est le retour inévitable à un régime que vous êtes
condamnés à ramener tout en le maudissant. Par un juste
jugement de Dieu, vous n'arriveriez au timon des affaires
que pour entrer dans la phase de l'expiation. Quand on
part de principes faux, la pratique est immanquablement
forcée de démentir la théorie, et de s'appuyer sur des lois
d'exception. Ennemis' déclarés du césarisme, vous seriez
conduits, par la force des choses, à reforger à votre usage
aujourd'hui, mais bientôt au sien, des armes qui ne sont
pas faites pour vos mains. Et les chrétiens indociles aux
enseignements de l'Église, au lieu d'y gagner le bénéfice de
la popularité et de la faveur des adversaires, s'entendi*aient
dénoncer chaque matin comme des libéraux traîtres à la
liberté.
VU. Vous l'avez dit, 6 Seigneur Jésus, il n'y a de déli-
vrance pour les hommes que par la vérité : et veritas libe-
rabit vos ^; et ceux-là seuls seront vraiment libres que le
Fils aura délivrés : Si ergo vos Filius Hberaverit^ vere liberi
eritis *. Mettez donc au cœur de nos contemporains, au
cœur de nos hommes publics, cette conviction profonde
qu'ils ne pourront rien pour le raffermissement de la patrie
et de ses libertés, tant qu'ils ne lui donneront pas pour base
la pierre qui a été posée par la main divine : Petra autem
erat Christus ". L'auteur de V Imitation a donné aux nations
1. Joann., VIII, 32. — 2. 2bid. 36. — 3. I Corinth., X, 4.
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non moins qu'aux individus une grande leçon de conduite
quand il a dit : Eligendum est magis habere totum mundum
contrarium quam Jesum offensum ^ : c II vaut mieux choisir
d'avoir contre soi le monde entier, que d'avoir dev^t soi
Jésus offensé i. Or, dans Tétat présent des choses, c'est
Jésus offensé que notre société a devant elle. De là ces im-
possibilités que personne ne sait vaincre, et contre les
quelles les hommes, quels qu'ils soient, viendront s'user
et se briser les uns après les autres.
0 Dieu tout-puissant, faites donc briller aux yeux de votre
peuple un rayonnement nouveau de ce Roi pacifique et
pacifiant, dont le visage est désiré de toute la terre. Car,
seule, la royauté du Christ peut replacer au front de la
France la couronne d'honneur, de liberté, de puissance et
de richesse qu'elle a perdue.
Hwc dicU Dominm : c Voici ce que dit le Seigneur : Je
t'ai réservé, et je t'ai donné comme un gage à ce peuple,
pour relever la terre de ses abaissements, pour la remettre
en possession d'ell^méme et de ses héritages dissipés, pour
dire à ceux qui sont dans les entraves : Sortez de la com-
pression, et à ceux qui sont dans les ténèbres : Remontez à la
lumière i : Et servavi te, et dedi te in fœdus populi, ut snsci-
tares terram, et possideres hœreditates dissipatas ; ut diceres
his qui vincti sunt : Exite, et his qui in tenebris : Revelamini *.
Ainsi soitr-il.
1. De Imitât. Christi, L. II, c. viii, n. 3. — -Z Isa., xux^S, 9..
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VI
HOMÉLIE
PBONONOÉB
EN LA SOLENKItA DE SAINT HILAIBB,
SUR L^ÂTENDUE UNIVERSELLE DE LA ROYAITTâ DE JÂSUB-CHBIST.
(ZYIII JANVIER MDCCOLZXIV)
M jumine Juu <mn€ g9nu fleetatur,
eœlettium, Urreêtrium, etXnfernorum :
€t omnU lifif «« cmfUeaiwr «nia Jtoninvf
Jmu» in gloria ett Dei Polrii .
Qu'au nom de iëMi»-Gtarisl to«t fenou
IMchisae, m ciel, sur la tarra ei dans
les oofrrs; et que toute lanfpie eonftfm
que le Seigneur iëau» est dans la gloire de
Dieu le Père.
<Ge sont les perotes de rintroît de la onesse
de ce jour, tirées de TÉpîtra aux Philip-
. (•!. 10, il.)
Monseigneur *,
I. II y a un an à pareil jour, le prince de l'Ëglise dont
vous partagez désormais les travaux apostoliques montait à
cet autel et s'asseyait dans cette chaire, se faisant honneur
de payer un nouveau tribut à cette grande lumière d'Aqui-
taine, à cet Hilaire qui a brillé au firmament de TÉglise des
Gaules, comme brille l'étoile du matin parmi les astres*. Il
1 . Monseignenr rarcherêque de Fërga in partHms, ooAdjntenr de
8. E. le cardinal arofceyêqne de Boideanz.
2. Quasi lefalgens Ladfer inter astra proceant. Fortonat.
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— 67 —
Toulnt bien dire dès lors qu'il croirait n'avoir soldé que la
moitié de sa dette, tant que son coadjuteur, qui est un autre
lui-même,- n'en serait pas venu acquitter le complément.
Et voici' qu'à sa suite et à son exemple, vous daignez aujour-
d'hui présider cette solennité, et qu'après avoir célébré la
pompe des saints mystères en l'honneur de notre glorieux
patron, vous nous réservez la faveur d'entendre les accents
déjà connus et déjà aimés de votre noble et persuasive
éloquence. Merci à Son Ëminence, merci à Votre Grandeur :
il nous sera toujours précieux de voir se grossir envers l'une
et l'autre le devoir de notre gratitude. Le pontife qui vous
a appelé à son aide, Monseigneur, n'est pas seulement le
pasteur d'un vaste dioc'se, il est le métropolitain d'une
grande province : c'est lui encore qu^ nous honorons et que
nous remercions, quand nous souba'tons la bienvenue au
représentant qu'il députs vers nous.
Cela dit, ne devrais-je pas arrêter ici mon discours, et ne
pas empiéter sur la matière qui vous est dévolue? Jo ne
puis cependant refuser à cette assistance du matin une
parole d'édification : humble prélude des jouissances qui
l'attendent ce soir.
Au surplus, M. T.-C. F., la solennité d'aujourd'hui est
une solennité multiple, dans laquelle abondent les sujets
proposés à notre culte et à nos méditations. Si, pour
notre cité et notre diocèse, c'est la festivité dominicale de
notre docteur saint Hilaire, c'est pour toute l'Église l'é-
chéance du jour consacré à honorer la Chaire de saint
' Pierre à Rome ; et enfin, par une disposition particulière
du calendrier liturgique, c'est le dimanche fixé pour la
célébration de la fête du saint nom de Jésus.
De Pierre, le vicaire du Christ, toujours assis sur la
chaire romaine ; d'Hilaire, le défenseur de la divinité .du
Christ et le déclarateur des prérogative^s de Pierre : il
TOUS en flora si bien parlé aujourd'hui, que je dois m'en
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— f« —
taire. Mais du nom royal et sacré de Jésus, j'essaierai de
dire quelques mots, qui seront le commentaire de mon
texte emprunté à l'ofiiice de ce matin.
II. c C'est pourquoi, écrit saint Paul aux Philippiens,
« Dieu Ta exalté et il lui a donné un nom qui est au-dessus
c de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou flé-
c cbisse, au ciel, sur la terre et dans les enfers; et que
c toute langue confesse que le Seigneur Jésus-Christ est
c dans la gloire de Dieu le Père. »
Il suit de la doctrine de l'apôtre, M. F., que l'imposi-
tion du nom glorieux de Jésus, et la domination univ^^elle,
l'empire souverain attaché à ce nom, sont une récompense
accordée au Fils de Marie. Assurément le nom et l'attribut
de Maître et Dominateur suprême appartient par droit
de natm*e au Fils de Dieu fait homme : c'était l'apanage
obligé de la personnalité divine. Mais, à son droit de
naissance, il a eu la noble ambition de joindre le droit de
conquête ; il a voulu posséder à titre de mérite, et comme
conséquence des actes de sa volonté humaine, ce que sa
nature divine lui octroyait déjà par collation.
£t quelle a été la source de ce mérite ? De quels com-
bats victorieux cette conquête a-t>elle été le prix? Les
trois versets précédents de la même épître aux Philippiens
nous l'apprennent, c Étant l'image vivante et consubstan-
c tielle du Père , et ne commettant point d'usurpation en
c revendiquant d'être égal à Dieu, il s'est pourtant anéanti
€ lui-même, prenant la forme de l'esclave et devenant sem-
c blable aux hommes. Quedis-je? il s'est humilié lui-
c même, se rendant obéissant jusqu'à la mort et jusqu'à
f la mort de la croix*, i Or, poursuit l'apôtre, t voilà
c pourquoi Dieu l'a exalté et lui a donné un nom qui est
c au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus, tout
1. Phllîpp., Il, 6-9.
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— 59-
• genou fléchisse, au ciel, sur la terre et dans les enfers t.
Chacune des paroles du texte sacré a besoin d'être pesée.
Entendez-vous : Eûrinmimt semetipsum^ humiliavit semet-
ipstim : c n s'est anéanti lui-même, il s'est abaissé lui-
c même i ? Lucifer aussi est descendu, il a été abaissé
au-dessous de son rang primitif. Mais ce n'est pas de lui-
même qu'il est descendu. Bien au contraire, par un senti-
ment orgueilleux de lui-même, par un effort sacrilège de
sa volonté, par un crime de lèse-majesté divine, il a voulu
se grandir, se hausser au delà de sa propre stature; il a
dit : c Je monterai, et je serai semblable au Très-Haut* • ;
et c'est par châtiment, c'est par punition, qu'il est déchu de
son état premier. Pareillement, l'homme est tombé au-
dessous de lui-même et de sa dignité native ; mais, pour lui
aussi, c'a été la juste peine infligée à l'ambition dont il s'était
laissé séduire : et eritis riciU dii, scientes bonum et malum :
€ vous serez comme des dieux, sachant le bien et le mal *. >
Il n'en a point été ainsi du Verbe incarné. C'est librement,
c'est par choix, c'est par amour pour nous que le Fils de
Dieu, égal et consubstantiel à son Père, a résolu de s'a-
baisser jusqu'à prendre notre nature. Puis, ayant poursuivi
ce dessein, c'est par un acte méritoire de sa volonté hu-
maine et de ses facultés créées que, non content de s'être
fait homme, il s'est fait esclave, qu'il a choisi la confusion
de préférence à la gloire, la pauvreté de préférence à la
richesse, la souffrance de préférence à la joie, et finalement
qu'il a poussé le sacrifice jusqu'à l'acceptation de la mori
et de la mort de la croix : Exiiianivit semetipsum, formam
terri accipiens;,., humiliavit semetipsum, foetus obediens
wque ad mortem;,.. proposite sibigaudio, sustinuU crucem,
confusioûe contempta V
Or, dit le grand apôtre, t à cause de cela » ipropter quod,
L la»., XXV, 14. — 2. Gènes, in, 5. — 3. Hebr., xir, 3.
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- eo-
ct abstraction faite du nom, du rang et de Tempire que lui
assurait sa céleste origine, c Dieu Ta exalté et lui a donné
c un nom qui est au-dessus de tout nom >.
Qu'est-ce à dire? Est-ce que le nom de Jésus est au-
dessus du nom même de Dieu ? Dans un sens très-vrai,
on le peut dire. En tant que Dieu, le Verbe încréé ne
pouvait rien ajouter à sa gloire. Mais, ayjnt pris la nature
humaine dans Tunité de sa personne, au prix des actes
et des sacrifices accomplis dans cette nature, il a con-
quis un surplus de grandeur, il est rentré dans le ciel avec
un surcroît de gloire qu'il n'en avait point apporté. Saint
Paul nous le dit encore dans sa lettre auK Éphésiens : t Le
€ Père Ta placé à sa droite dans les cieux, au-dessus de
c tout nom qui puisse être prononcé, non-seulement dans
f le siècle présent, mais encore dans le siècle futur *. i
D'où les théologiens n'ont pas craint d'inférer que le
nom de Jésus porte en lui-même une addition, un augment
au nom même de Jéhova, lequel, par lui-même, ne contient
pas la notion dil Dieu rédempteur, du Dieu sauveur, notion
qui se cumule dans le nom de Jésus avec celle du Dieu
créateur et souverain maître.
III. Ce nom donc étant au-dessus de tout nom, c'est
Toixire établi de Dieu que devant lui tout genou fléchisse
au ciel, sur la terre et dans les enfers.
Au ciel : c'est l'attribut, c'est l'occupation des anges et
des bienheureux. Entendez-les qui disent d'une grande
voix : i L'agneau qui a été tué est digne de recevoir la
€ puissance et la divinité, la force et l'honneur, la gloire
t et la bénédiction* •. Que signifie cette parole : t L'agneau
c qui a été tué est digne de recevoir la divinité » ? Est-ce
que le Rédempteur n'est pas né Dieu ? Est-ce qu'il a attendu
sa résurrection pour recevoir l'investiture divine? Non.
sans doute; mais par l'immolation du corps qu'il avait
1. Bphea., r, 20, 21. — 2. Apoc., v, 12.
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- 61 -
pris au sein de Marie, il a mérité pour sa chair et son
Ame humaine cette union éternelle avec le Verbe qui
place rhumanité sainte au plus haut des cieux, et qui
commande à tout genou de fléchir devant le nom de
Jésus.
Aux enfers : oui encore, car ce que les élus font au
ciel par un mouvement volontaire d*amour, les démons et
les damnés le font par force et par contrainte, atterrés,
é<7asés devant la majesté de ce nom et de cet empire tout-
puissant : Credunt et contremiscutU ^.
Mais ce qu'il importe surtout de savoir et de comprendre,
œ que nous avons principalement voulu énoncer en ce
jour, c'est le commandement fait à la terre : Ut in nomine
Jetu omne genu flectatur,.. terrestrium. Oui, il n'est rien ici-
bas, il n'est rien de terrestre, qui ne doive courber le genou
devant ce nom de Jésus. L'ayant ressuscité des morts, et
Tayaut établi à sa droite dans les cieux, et lui ayant donné
un nom au-dessus de tout nom qui se puisse prononcer,
non-seulenient dans le siècle présent, mais encore dans
le siècle futur. Dieu a mis toutes choses sous* ses pieds, et
il Ta donné pour chef à toute l'humanité régénérée : Et
omnia 9ubjecit sub pedibus ejus, et ipsum dédit caput mpra
omnem Ecelesiam 2. Et comme c'est le devoh* de tout genou
de se courber devant ce nom, c'est le devoir de toute
langue de reconnaître et de proclamer sa puissance sou-
veraine : Et omnis lingua cmfUeatur,
Vf. • Tout genou » : omne genu, c toute langue » : omnih
lingua. N'établissez donc point d'exceptions là ou Dieu n'a
pas laissé de place à l'exception : in eo enim quod amnia
eifubjecit, nihil dimisit non mbjectum*. L'homme indivi-
duel et le chef de famille, le simple citoyen et l'homme
pablic, les particuliers et les peuples, en un mot, tous les
éléments quelconques de oe monde terrestre : omne genu...
l. Jacob., n, 19. — 2. Ephet., i, 28. -*' 8. Hebr., n, ai
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- 62 -
terrestrium^ doivent la soumission et Tbommage au nom
de Jésus.
Il est des hommes de ce temps qui n'acceptent pas. et
d'autres qui n'acceptent qu'avec peine, les jugements et les
décisions de l'Église contemporaine. Sans descendre bien
avant dans le secret de leur esprit, facilement on y démêle
cette objection, quelquefois venue jusqu'à leurs lèvres :
comment donner la valeur d'un dogme à des enseigiiements |
qui datent du Syllabus ou des préambules de la première
constitution du Vatican ?
Tranquillisez-vous, vieux-catholiques : les doctrines du
Syllabus et du Vatican sont vieilles comme la doctrine des
apôtres, comme la doctrine des Écritures. Et les Pères des
premiers siècles ont interprété les Écritures, ont commenté
les apôtres, conformément à l'interprétation et au commen-
taire de l'Église d'aujourd'hui. A ceux, par exemple, qui
s'obstinent à nier l'autorité sociale du christianisme, voici
la réponse que nous donne saint Grégoire le Grand. Il com-
mente ce chapitre de rÉvangile où est racontée l'adoration
des mages, .c'est-à-dire l'accomplissement des prophéties qui
promettaient au Messie l'adoration de tous les rois et la
soumission de toutes les nations de la terre. Expliquant le
mystère des dons offerts à Jésus par ces représentants de la
gentilité, le saint docteur s'exprime en ces termes :
c Les mages, dit-il, reconnaissent en Jésus la triple
qualité de Dieu, d'homme et de roi : ils offrent au
roi l'or, au Dieu l'encens, à l'homme la myrrhe. Or,
poursuit-il, il y a d'aucuns hérétiques: suntvero nmnulli
hœretici, qui croient que Jésus est Dieu, qui croient
également que Jésus est homme, mais qui se refusent
absolument à croire que son règne s'étende partout » :
9U)it vero nonnulli hœretici, qui kunc Deum creduni^ sed
vbique regnare itequaqtuim credunt.
Mon frère, vous avez la conscience en paix, me dites-vous,
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- 63 -
et/tout en acceptant le programme du catholicidme libéral,
vous entendez demeurer orthodoxe, attendu que vous croyez
îennemeiïi à la divinité et à l'humanité de Jésus^hrist, ce
qui suffit à constituer un christianisme inattaquable. Dé-
trompez-vous. Dès le temps de saint Grégoire, il y avait
€ d aucuns hérétiques » : nonnulli hœretici^ qui croyaient ces
deux points comme vous ; et leur c hérésie i consistait à ne
vouloir point reconnaître au Dieu fait homme une royauté
qui s'étendît à tout : ^d hune ubique regnare nequaquam
credinU. Non, vous n'êtes point irréprochable dans votre foi ;
et le pape saint Grégoire, plus énergique que le Syllabus^ vous
inflige la note d'hérésie si vous êtes de ceux qui, se faisant
on devoir d'o£Brir à Jésus Tencens, ne veulent point y ajouter
for : Ai profeeto ei thus offerunUy ted offerre eîiam aurum
Y. Hélas ! M. T.-C. F., il eu coûte cher à la terre, il m
coûte cher aux nations, de ne pas fléchir le genou devant le
nom et devant la royauté de Jésus. Ce sont alors d'autres
génuflexions qu'il faut faire. La langue qui refuse de s'ouvrir
pour proclamer et confesser la puissance du roi Jésus, à
quels silences humiliants n'est-elle pas condamnée i c Et
< maintenant, Seigneur, nous n'avons pas même le droit et
c le pouvoir d'ouvrir la bouche » : et nunc nospossumus aperir
re os ; et nous, la vieille France catholique, la reine des
nations, c nous sommes devenus un sujet de confusion et
« d'opprobre pour tous ceux qui vous servent et vous hono-
« rent » : confusio et opprobrium facti sumus servis tuis et his
qui cohmi te '. Tout est permis à nos insolents vainqueurs; le
dédain nous est prodigué par ceux-là même qui nous doivent
d être tout ce qu'ils sont. La France doit dévorer, sans mot
dire, les menaces et les bravades de ceux qui ne comptaient
1. 8. Gregor., homU. Z, in Byang. ~ & I)aa.,in,S3«
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-64-
pour rien hier à côté d'elle : nme aiUem deridenU mejuniom
tempore.., quommvirtusmanuummUiierat pro nihilo^.
Ah t qu'au moins nos humiliations méritées devienncDt
des humiliations fécondes. Soyons dignes jusque dans notre
abaissement ; et, pour cela, humilions-nous, non pas sous
la main des hommes, mais sous la main puissante de Dieu,
afin qu'il nous relève au jour de sa visite^. Nous ne serons
remis debout et sur nos pieds que par la vertu du nom de
Jésus. C'est ce que faisait entendre autrefois Tapôtre saint
Pierre aux princes du peuple et aux anciens.-^c Puisqu'on
€ nous demande raison du bien que nous avons fait à œ
ff perclus, et de la puissance par laquelle il a été guéri, nous
< vous déclarons à tous et à tout ce peuple que, si cet homme
c a été guéri et s'il est debout devant vous, c'est au nom de
f Notre-Seigneur Jésus-Christ le Nazaréen. Il est cette pierre
c que vous autres architectes avez rejetée, et qui cependant a
c été faite la principale pierre de l'angle ; et il n*y a point de
t salut nulle part ailleurs : car nul autre nom sous le ciel
t n'a été donné aux hommes, dans lequel et par lequel nous
• devions être sauvés 3. »
1. JoK, XXX, 1, 2. — 2. I Petr., V, 6. — 8, Act. nr, 9-1^
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vn
HOMÉLIE
PBONOKCiE
DAK8 V-AaiitsR DU JÉSUS A P0ITIBB8, A LA IfSSBB POKTIPIGAIiB
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DB laA BÉATirTCATIOK DU BIBNHBUBBUX PIBBBB LB FÂVBB*
(M ABDI XXVH JAKVIEB MDOCCLXZIV.)
Née enifii iebent /llii parerUibut thetau^
riatart, »ed parenta /l/itt.
Co n'est pat uix entants à thësawisar
pour les pères, mais aux pères à «inasser
oour les enlants.
(II CoRnra., zu, U.)
Ves liÉvéRENDS Pères,
I. Ce n'est pas moi, c'est le bienheureux dont nous solen-
nîsons l'inauguration sur les autels, qui, le premier, a fait
appel à ce texte pour rendre la pensée que je veux exprimer.
Seulement, ce qu'il ne voulait entendre que de la personne
d'Ignace, je le lui appliquerai à lui-même par une extension
très-méritëe et très-légitime. Car, au jugement même de
votre saint fondateur, nul n'a participé autant que Pierre
Le Fèvre à la plénitude de sa paternité.
Pour quiconque étudie les origines de la compagnie de
Jésus, il est manifeste jusqu'à l'évidence que ce grand institut
4P. VIII R
T. VJU 5
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- 66 —
n'a point passé par les phases de Fenfanoe, mais que, eomme
les premiers auteurs de/ la race humaine, il est sorti déjà
adulte et vraiment parfait des mains de Dieu. Entendons la
doctrine de Tange de Fécole sur les qualités corporelles et
intellectuelles du premier Adam : l'application s'en fera
comme d'elle-même à notre sujet.
c Selon la genèse naturelle des choses, dit lesaint docteur,
le parfait précède l'imparfait, comme l'acte précède la puis-
sance, parce que, sans la préexistence d'un être en acte, ce
qui est en puissance ne peut pas être amené à l'acte. Or,
les êtres ayant été primitivement institués de Dieu, non-
seulement afin qu'ils fussent en eux-mêmes, mais encore
pour qu'ils fussent les principes d'autres êtres semblables,
à cause de cela ils ont été institués dans l'état de perfection
qui sied aux êtres-principes. L'homme peut devenir principe
d'un autre homme soit par la génération physique, soit par
la formation et la direction intellectuelle : c'est pourquoi le
premier honmie a été créé dans un état parfait quant au
corps, afin qu'il pût engendrer aussitôt ; et il a été créé aussi
dans un état parfait quant à l'esprit, afin qu'il pût aussitôt
instruire et diriger. A cet eflfet, il a reçu infuses toutes les
connaissances dont la transmission était nécessaire & la
•race humaine *.»
Réfutation anticipée de tous les systèmes modernes d'après
lesquels l'humanité, par un progrès dont elle n'est redeva-
ble qu'à elle-même et au développement de ses facultés, se
serait élevée d'un niveau inférieur et ténébreux, d'un état
d'inchoation et d'ébauche, à des sommets de lumière et de
perfection conquis par ses propres forces. Nous savons, au
contraire, et l'Écriture nous apprend, qu'en fait et histori-
quement Adam fut produit à l'état d'âme vivante et parlante,
c'estrà-dire en pleine possession de la vie, dans le plein
1. 8am. theolog., P. i, Q. xoiv, art. m.
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-. 67 -
eiiercîce de la parole : fadui «if homo in <mmam mvetUem S
le texte dialdaîque dit loquentem; nous savons que, non
content de leur départir la vigueur du corps, le créateur a
octroyé à no? premiers auteurs la science de l'esprit : creavit
mu sdentiam spiritus, et qu'il a donné à leur cœur la plé-
nitude du sens : sensu implevit car iUamm ». Nulle part donc
le fleuve de la vie, de la vie animale comme de la vie in-
telligente, n'a été plus large qu'à son principe, plus abon-
dant qu'à sa source; et, sans nier que la science expéri-
mentale lui ait apporté le tribut de quelques affluents se-
condaires, les déperditions occasionnées par une foule de
causes, par une multitude de fuites, ont de beaucoup dépassé
les accroissements. N'était la révolution introduite par le
fécbé^ il serait vrai de dire que tout l'apanage des fils dérive
du trésor des pères, et que la richesse ne remonte pas ou ne
remonte guère de nous à eux : Nec enim debmt fUii foreiÊr
tibus tkestturizare^ sed porenies filiis.
II. Il en est de même de la vie chrétienne. Le christia-
nisme, en tout ce qu'il a d'essentiel et de constitutif, a été
entier et complet à partir de la Pentecôte. Les premiers dis-
ciples de Jésus n'ont pas été choisis et n'ont pas reçu l'in-
vestitore de l'apostolat pour eux-mêmes, mais pour être les
généralrars et les éducateurs de toute une descendance
^iritodle qui formerait la famille des enfants de Dieu. C'est
pourquoi le Verbe rédempteur a procédé envers eux comme
le Terbe créateur avait fût envers nos pruniers ancêtres
sdon la nature : il a déposé dans leur âme, par des espèces
I infuses, toutes les lumières, les vertus et les grâces destinées
à are transmises aux générations chrétiennes.
Lises les actes des apôtres et des premiers martyrs, lises
les écrits des apologistes et des premiers docteurs, vous
UHnbei dans l'extase et comme dans la stupeur de l'admi-
1. Oeo^n, 7.— 2. BooU., ztix €.
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- es-
ration. Cette connaissance soudaine et improvisée des plus
secrets mystères de la foi, cette hauteur et cette profondeur
(le doctrine, cette étendue et cette sûreté d'enseignements
d )ginatiques et pratiques, ce regard pénétrant, ces longues
vues sur les choses et sur les questions les plus délicates,
les plus réservées ; et, en même temps, ces actes surhumains
d3 courage, de vertu, d'héroïsme, ce triomphe de l'âme sur
los sens, ce mépris de la vie, cette soif des souffrances, ce
be5^oill d'affirmer la vérité au prix de tous les tourments,
cetto joie débordante au milieu des supplices : et tout cela
dans des intelligences hier encore enveloppées des lé.i'bres
épaisses du paganisme, dans des cœui*s émoussés pai* les
habitudes, énervés par les contacts d'une société en proie à
la décomposition morale. Lisez en particulier, telle qu'elle
vient d'être écrite par une main aussi habile que savante,
l'histoire dj la vierge Cécile, et celle de l'avènement des
grandes familles du patriciat romain^ la religion du Christ;
et dites si jamais la sève chrétienne a été plus forte, plus
ridie,. plus exubérante, plus féconde qu'en ces premiers
temps de l'Église.
Rien d'étcmnant à odia. Pour le fleuve chrétien, remonter
à la som'ce, c'est remonter à l'embouchure, puisqu'il s'é-
chappe de l'océan même du calvaire, du Cœur de Jésus
ouvci't par la lance. N'étaient les promesses d'assistance
léguées à l'Église, le fleuve ne pourrait que s'appauvrir dans
sa longue coui^se à travei*s les plaines désolées de cette terre
de péché. Et si, sous le souffle de l'Esprit saint, les âges
postéricui'S voient apparaître et fleurir le long de ses rivet
quelques plantes nouvelles, ce n'est jamais que l'éclosion se
l'épauouissemeutde germes primitifs, que la mise en lumière
de beautés jusque-là cachées dans le dépôt. Car il n'ap-
pai tient point aux enfants de produire et d'amasser des ri-
chesses pour leurs pères ; et si l'on y regarde de près , les
produits qui semblent nouveaux procèdent encore des trésors
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que les parents aTaient préparés pour leurs fils : Nec enim
debetU fiUi pareraibus thesaurizare, sed parentes fUiis.
ni. Vous a-t-il semblé, M. T.-G. F., que je tardais beau-
coup à entrer dans mon sujet? J'espère que votre perspi-
cacité a compris par quelle voie nous nous y sommes
acheminés. Je Tai dit en commençant : ce qui firappe de
prime abord dans l'histoire de la société de Jésus, c'est que
pour elle l'âge mûr est contemporain de la première (op-
mation. Qui connaît les premiers auteurs de la compagnie,
connaît la compagnie entière dans son esprit, dans son but,
dans ses entreprises, dans ses procédés, dans ses méthodes.
Quelle génération que celle qui préside à ses origines!
Quelle union de science et d'activité, de vie' intérieure et de
vie militante! On peut dire que ce sont des hommes uni-
versels, des hommes de race gigantescpie, en comparaison
desquels nous ne sommes que des insectes : de génère gù-
gantœo, quibttë compartlt q^Msi locustœ videbamur *.
La raison en est dans le principe posé par saint Thomas.
Quand Dieu a résolu de susciter un ordre nouveau dans
lÉglise, il verse au cœur et dans l'asprit des chefs de cette
famille particulière ce qu'il a mis dans le chef de la grande
famille humaine : Et ideo primus homo institutus est in staiu
perfecto, ttt statini posset alios inslrmre et gubemare.
Encore que les colonnes premiC'res de ce grand édifice
forment un groupe numériquement à peu près égal à celui
(les apôtres, elles doivent cependant être ramenées & trois
principales : Ignace de Loyola, Pierre Le Fèvre et François
de Xavier. Disons-le même : malgré la prééminence qu'as-
surent à ce dernier la grandeur et l'étendue de ses travaux
apostoliques, ainsi que Téclat et le nombre de ses miracles,
le théâtre éloigné où il lui fut donné de les accomplir ne lui
permit pas d'exercer sur l'organisation, le recrutement et
1. Nnmcr.. XIII, S4.
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- 70-
la composition de la société naissante une action aussi
directe, aussi prochaine, aussi suivie que les deux autres.
Ignace, est-il besoin de le dire, est le père de tous. Personne
ne l'a proclamé plus haut que notre bienheureux : Palam
profitebatur et prœiieabat sey quidguid esset, esse apus Igm-
tU^ : € Il professait et déclarait ouvertement que, tel qu'il
était, il était l'ouvrage d'Ignace ». Et, de &it, la divine pro-
vidence, qui voulait que le principe ex uno omnes fût la loi
fondamentale et comme le nerf majeur de cette société reli-
gieuse, permit que l'associé le plus considérable d'!gnac<î,
que Le Fèvre, déjà revêtu du sacerdoce quand Ignace et
Xavier étaient encore laïques, fût néanmoins l'humble
client et le fils très-docile de celui à qui était destinée une
postérité comparable à celle d'Abraham. Ignace, disciple de
Pierre Le Fèvre au collège de Sainte-Barbe, exerçait les
Ibnctions de directeur spirituel par report à son répétiteur,
recevait les confidences les plus iPlicates de son âme,
l'initiait aux desseins déjà très-arrêtés de son esprit.
Quel jour, M. T.-C. F., que celui dans lequel le premi»
prêtre de la compagnie de Jésus en devenait le premier
protès, et, après avoir reçu les engagements d'Ignace et de
ses compagnons, y apposait de ses mains sacerdotales le
cachet du pain eucharistique. Je ne m'étonne pas queDiea
ait choisi pour confidente de cette scène intime la montagne
même d*oii Denys aspergea de son sang et de celui de ses
compagnons la grande cité qui devait exercer un rôle si
important dans le monde. Paris, Paris, ton univ^sité ne
sut pas en ce jour-là ce qui allait sortir de ses bancs; et la
France ne soupçonna pas alors que, des hauteurs de sa ca-
pitale, un Savoisien, quatre Espagnols et un Portugais
allaient s'élancer dans toutes les parties de l'univers pour y
prêcher, pour y défendre, pour y propager le règne de
1. Vita Fetri Fabri, auct Orlandini, J.. I, C. XVïI,
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- 71 -
Dieu. Et toatefois Id ciel fiaisait une grâce et il donnait un
gage de ses miséricordes à la France et à Paris, en choisis-
sant ce lieu pour berceau et pour point de départ d'une
m8îce destinée à porter le nom de Jésus jusqu'aux extré-
mités de la terre.
IV. Ici, M. F., commence le prodige que j'ai voulu princi-
palement signaler. Ces hommes, dont un seul, qui n'est pas
leur chef, est revêtu du sacerdoce, les voilà qui, sans cons-
• titutions écrites, sans règlements arrêtés, sans vœu même
d'obéissance, ne tardent pas à se séparer, à se disperser,
n'emportant d'autre loi que celle que l'Esprit-Saint a gravée
dans leurs coeurs, et laissant à l'avenir le soin de fixer par
l'écriture la charte vivante dent chacun d'eux est le déposi-
taire et l'organe.
Malgré les projets qu'il avait conçus, le dirai-je, malgré
le rêve qu'il avait noimi pour Jérusalem, Rome devient la
résidence unique et ^j^Ksaire d'Ignace. Mais ses auxiliaires
les plus indispensables pour le succès de l'œuvre sont em-
portés loin de lui, Xavier aux Indes, Pierre Le Fèvre dans les
États de Parme, en Allemagne, en Belgique, en France, en
Portugal, en Espagne. Chose merveilleuse I Les deux
hommes sur lesquels porte toute l'entreprise, Ignace et Le
Fèvre, se rencontreront désormais à peine quelquefois
durant tout le cours de leur carrière ; et cette carrière n'en
sera pas moins une marche incessamment commune à la
poursuite d'un même dessein, à la réalisation d'une même
pensée. Ainsi en fut-il des deux grandes colonnes de l'Église,
Pierre et Paul : on compte les occasions très-rares et les
jours très-limités durant lesquels l'apôtre des nations sé-
journa auprès du prince des apôtres. Qu'importe le rappro-
chement ou l'éloignement des lieux et des personnes, là où
opère un seul et même Esprit, partageant et distribuant à
chacun sa tâche comme il veut ^ ?
1 I Cîorinth., XTi, 11.
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— 72-
L'entente étant établie par raction intérieure de cet Es-
prit unique, la subordination étant en outre entretenue et
manifestée par des gages certains, le premier besoin d^une
milice appelée à combattre paitout, c*étaît son recrutement
très-prempt et en quelque sorte instantané au sein de toutes
les nations. Telle fut la mission de notre bienheureux.
J*oserai dire qu'au milieu de travaux de tout genre, de tra-
vaux immenses et immensément utiles à la religion et aux
âmes, l'œuvre propre de Pierre Le Fèvre, celle qui le re-
commandera éternellen^ent à votre gratitude et à votre
culte, mes révérends Pères, c'est qu'il a été le principal
propagateur et, si vous me permettez ce mot, le grand agent
de recrutement de votre institut dans les diverses parties de
l'Europe. L'une de ses premières conquêtes fut le bien-
heureux Pierre Canisius ; et il vous laissa pour dernier legs,
«u moment de mourir, saint François de Borgia, autre pierre
fonaamentale du nouveau temple, fl^
Ce qui fait le prix de ces premiè^Recrues, ce n'est pas
encore tant leur nombre que leur qualité. Si vous me de-
mandez quels étaient, en ces temps primitifs, l'ordre et le
règlement des exercices du noviciat, je vous répondrai que,
comme le meilleur de tous les noviciats fut celui de Le Fèvre
et de Xavier à l'école d'Ignace, dans la ville de Paris, alors
que nuls règlements n'avaient encore été formulés ; pareil-
lement l'esprit d'Ignace, si pleinement communiqué à ses
premiers compagnons, et développé en eux par l'Esprit de
Dieu, en fit les plus habiles précepteurs et les plus exquis
modèles de tous ceux qui devaient participer à leur vocation.
Que ceux-ci aient été formés à Rome sous les yeux d'Ignace
lui-même, ou dans les Indes par François Xavier, ou
par Le Fèvre dans ses résidences multipliées, on y
trouvait toujours le même moule, la même empreinte,
le même sceau, parce que c'était toujours le même es-
prit : hœc autem omnia operatur unus atque idem Spiritus.
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- 73-
tooki-YOïis qae nous considérions notre bienheureux à
l'œnTie ?
T. Qu'il s'agit de ramener à Dieu et d'introduire dans les
voies de la véritable vie chrétienne Jes hommes du monde
et les ecclésiastiques séculiers, ou bien de prépara pour la
compagnie les aspirants et les novices, le premier traitmnent
employé était invariablement celui des Exercices spirituels :
instrument merveilleux, je devrais dire miraculeux, qui,
après Dieu, eut Ignace pour inventeur, mais que personne,
au témoignage d'Ignace lui-même, ne savait manier avec
autant d'art et de succès que Pierre Le Fèvre. Or, si grande
que soit la valeur de l'instrument en lui-même, il ne vaut
eepMidant que par la main qui le dirige. Le texte nu des
Exercices ne suffit pas, si la tradition ne l'éclairé, et si Tes*
prit ne se joint à la lettre. Notre bienheureux fut le principal
ouvrier prédestiné & l'emploi de cet outil sacré. Après que,
par ce diagnostic puiÉh|t, il avait sondé une ftme jusqu'en.
ses dernières proforaR*s ; après que, par ce régime spi-
rituel de plusieurs semaines consécutives, ou même seule-
ment de quelques jours sérieusement employés, il avait
banni le péché et jeté les fondements de la perfection, il
n'était point de- hauteur à laquelle il ne sût conduire ceux
qui obéissaient aux impulsions de sa forte direction. Pour
cela d'ailleurs, il suffisait de marcher sur ses traces et de se
modeler sur ses exemples-.
Vous avezentendu depuis deux jours, M. T.-G. F., vous
entendrez encore ce soir le panégyrique de ce grand serviteur
de Dieu et des âmes. Ah ! quelle vie et quelles œuvres t et
par quelle plénitude d'esprit intérieur ces œuvres étaient
vivifiées i < Il nous commandait, dit un de ses historiens,
de regarder moins à ce que nous faisons pour Dieu et pour
les hommes, qu'à l'esprit dans lequel nous le faisons ; et il
nous disait que, pour la durée du bien opéré et pour l'avan-
tage de l'Église, les petites choses faites avec une grande
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- 74 -
abondance de grâce, valaient plus que les œuvres d'éclat
faites avec une moindre dose de vertu ; qu'en conséquence
chacun de nous devait plus encore travailler à augmenter
sa propre sanctification, qu'à obtenir de grands résultats
sans accroissement de sa sainteté personnelle ^. >
Un des côtés saillants de cette belle âme était le sentiment
de gratitude qui le portait à reconnaître, à admirer, à glo-
rifier dans les autres tout ce que Dieu y avait mis de bon. de
grand, d'utile au prochain et en particulier à l'institut dont
il était membre. C'est dans cette pensée et ce sentiment que,
considérant la parole de l'apôtre selon laquelle les pères
thésaurisent pour leurs enfants, il voulait que tous ceux de
la compagnie se montrassent à tout jamais des fils affection-
nés et reconnaissants, et qu'ils sussent que les trésors
amassés par les fondateurs et premiers auteurs des ordres
religieux constituaient un fonds inépuisable qui leur était
acquis pour toujours : de cœtero sciréjÊ^esaurùs, quos ordi'
num parentes aliique congessissent pa^^sibi esse reposUos <.
VI. Trop longtemps peut-être, mes révérends Pères, Dieu
rayant permis ainsi, la figure du bienheureux Pierre Le
Fèvre était demeurée dans l'ombre. Il avait été pendant sa
vie le modèle parfait de ce que doit être toujours dans une
congrégation celui qui occupe le second rang et qui a la
principale part d'action après le chef : présent à tout, et
paraissant n'être nulle part ; mêlé *à toutes les questions, et
se dérobant à tous les regards. Ce besoin de rester caché
sembla lui avoir survécu. Aujourd'hui encore on ne sait où
retrouver son corps, déposé cependant dans les substructions
de la maison mère. Oui, trop longtemps sa modestie fut en
quelque sorte acceptée et ratifiée des siens après sa mort.
Le saint évéque de Genève alla jusqu'à s'en afiliger et
presque s'en scandaliser, c Je veux croire, écrivait-il, qu'en-
1. Vita Pétri Fabrii o.xil. — 2. Ibid,, G. xxvxi.
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- 78 —
dn la compagnie se résoudra de ne pas faire moins d'honneur
à ce- premier compagnon de son saint fondateur qu'elle en
a fait aux autres ^ » H ne parlait alors que de la publication
trop retardée de la vie de ce grand homme. Mais ce qu'il
ne soupçonnait pas, c'est que lui-même, par les marques
fonndlesde sa vénération pour le bienheureux Pierre Favre,
comme il l'appelait, posait les assises d'une béatification et
d*un culte public que Rome appuierait principalement sur
son témoignage et son autorité : inprimis autem testimmium
et aucioritas sandi Genevensis antistitis Francisci Salmi, qui
adis et scriptis nedum prœclaram de Pétri Fabri sanctitate
amimo $ibi alte infixam, opinianem expressit, ml publicum
qtiaque qu$ eultum opprime fovit : ainsi s'exprime le décret
de confirmation du culte du serviteur de Dieu approuvé
' naguère par Pie IX.
Si ce grand pape, avec lequel, mes révérends Pères, vous
partagez l'honneur (HJjÉire au calice le plus amer des souf-
frances de Jésus^hrist; a été jaloux, en ces derniers temps,
de témoigner son estime et ses sympathies à votre ordre en
élevant un de ses membres aux honneurs de la pourpre
romaine, j'ose penser qu'il a été mû par le même sentiment
en plaçant authentiquement sur les autels le premier prêtre
et le premier profès de votre compagnie. Pour moi, mes
révérends Pères, je bénis et je remercie le Seigneur Jésus,
dont vous glorifiez le nom depuis plus de trois siècles, de
vous avoir accordé cette consolation et cet encouragement
à la veille de la plus grande épreuve qui vous fût réservée.
Yotre Général banni de Rome ; vos Pères exilés de la demeure
des saints fondateurs et des sanctuaires bâtis sur leurs
tombes; vos bibliothèques, vos archives fermées pour vous
et livrées à des mains profanes; le régulateur normal de
1. Lettrée dâ saint Ih'ançoiê de SaleSf Lettre 106 (ôdit. Béthune).
2, Décret, In AlhhroQvm o;nndo, 6 sept. 1872,
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-76-
YOtre vie et de vos études, de votre enseignement et de vos
ministères, en un mot, le centre de votre discipline religieuse
atteint et déplacé : oui, l'épreuve est grande, l'épreuve est
forte, et le temps en montrerait bient<)t la gravité si le
secours ne vous était donné d'en haut. Ce secours viendra :
l'exaltation du premier de ceux qui se sont liés avant vous
par les mêmes engagements, en est le signe précurseur. Par
son intercession puissante et eflicafte, vous ne tarderez pas
à sentir ce que vos pores ont amassé de trésors pour leurs
fils. Ainsi soit-iL
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VIll
INSTRUCTION PASTORALE
SUB
L'OBLIGATION DE C0NFE8SEB PITBLIQUEMENT LÀ FOI CHB ETIENNE.
(CABftlIB XDOOCLZXIV.;
Nos Très-Chers Frères,
I. Est-ce trop de fierté à un Dieu de n'avouer que ceux
qui FaTOuent, et de renier ceux qui le renient? Sans ména-
gement pour ceux à qui cette prétention semblerait exor-
bitante, Jésus-Christ s'est exprimé de manière à ne nous
laisser aucun doute sur ce point. Au témoignage de trois
d'entre les évangélistes, il reconnaîtra devant son Père et
devant toute la cour céleste quiconque l'aura reconnu et
confessé devant les hommes ^ ; mais s'il a été pour qui que
ce soit, ou dans sa personne ou dans son enseignement, un
objet de honte devant cette génération corrompue et péche-
resse, à son tour il rougira de lui, quand il apparaîtra dans
1, OmnÎB ergo qni oonfitebitur me coram hominibos, confitebor et
ego enm oonun Pâtre meo qui in oœliB est Matth., x, 82 ; Luc, zii, S,
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- 78-
la gloire de son Père escorté de ses saints anges*. D'où Ta-
pôtre conclut : a C'est une parole qui ne recevra point de
c démenti : si nous endurons Tépreuve pour lui, avec lui
« nous régnerons ; roais si nous le renonçons, lui aussi il
f nous renoncera • : Fidelis sermo : si sustinebimus, et con-
regnabinnis ; si negaverimus, et Ule negabit nos *. De telle
sorte, dit saint Hilaire, que la mesure dans laquelle nous
aurons été les témoins de son nom, sera celle du témoignage
que nous obtiendrons de lui devant Dieu son Père : Quales
nos nominis sui testes homiwibus fuissemuSy tali nos apud
Deuni Patrem testimonio ejus usuras K
N'ayons garde de l'oublier , N. T.-C. F., notre qualité
de chrétiens nous oblige, non-seuI«nent à crcûre dans le
fond de notre cœur, mais encore à confesser dé bouche
notre croyance : hors de là, il n'y a pas de salut : Corde
enim creditur ad justitiam, are autem confessio ft ad sor
lutem ^. Quiconque n'aura pas été dans le cas d'offrir à
Jésus-Christ le témoignage suprême du sang, qui fait le
f martyr > , n'aura d'accès dans le ciel qu'à titre de < confes-
seur 1, c'est-à-dire qu'au prix delà profession pablique
qu'il aura faite de sa foi, tant par ses œuvres que par ses
II. N'allez pas m'objecter que la pratique ostensible du
christianisme exige parfois un grand courage. Est-ce que
par hasard Dieu aurait préparé son ciel pour les timides,
pour les lâches? Le Maître n'a-t-il pas dit au contraire que
• le royaume des cieux souffre violence • , et que t les violents
• l'emportent de vive force * • ? Et Jean, le disciple de
l'amour, l'apôtre de la charité, ne déclare-t-il pas sans
1. Qui eDim me confasus fuerit et rerba mea in generatUme Ma
adultéra et peccatrioe ; et Filins hominis conf uudetur enm cnm venerit
in gloria Patrie sui cnm angelis suiF. Marc., vni. 38.
2. II Timoth., Il, U, 12.— 3. 6. Hilar., Comment in Matth, c. x,21.
4. Rom., X, 10. — 5. Matth., xi, 12.
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- 79 -
dëloar que < les trembleurs >, qui n'osent pas arouer lem
toi, auront un môme sort avec ceux qui ne croient pas, et
dont le partage sera Tétang de feu : timidis atUem et incre^
duUs^ pan illùrum erii in stagna ardenti ^?
Ne m'objectez pas non plus que Taccomplissement du
devoir religieux peut apporter un trouble, une gène dans
vos relations, pr^udicier même à vos intérêts. L'Évangile a
fait d'avance justice de toutes ces vaines excuses. Ah ! s'il
s'agit de la paix qui est le finit de l'Esprit saint, de la paix
qui procède du règne de la vérité et de la vertu, incontes-
tablement Jésus est le Dieu de la paix, il est l'auteur de la
paix. Hais sa paix n'est pas la paix telle que l'entend le
monde >, la paix dans le mensonge et le péché. Pour celle-
ci, f n'allez pas pas vous imaginer, dit le Seigneur, que je
t sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas
c venu apporter la paix, mais le glaive ^ ». Et ce glaive de
la séparation entrera jusque dans les fentes les plus in-
times du cœur, il pénétrera jusque dans les relations les
plus chères de la maison, de la famille. Celui qui place ses
affections domestiques au-dessus de TaSection qu'il me doit,
celuir-là < n'est pas digne de moi », dit le Seigneur : non
ett me dignus ^.
Ici encore, N. T.-C. F., il vous sera précieux d'entendre
le commentaire de notre grand docteur, c Quelle est cette
c division », s'écrie saint Hilaire : Quœ est ista divisia'i
c Parmi les premiers préceptes de la loi, nous avons reçu
celui-ci : Honore ton père et ta mère s. Et le Seigneur lui-
même a dit : Je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix \
Que peut signifier après cela ce glaive jeté dans le monde,
ces en&nts séparés des parents et cette inimitié constituée
1. Apoc., XXI, s.— 2. Joann.,xrv, 27.
3. Kolite arbitrari qnia pacem yenerim mitteee in teiram : non veni
pioem mittere, âed gladîum. Matth., z , 34.
4. Ibid., 37. — 6. Exod., xx, 12. — 6. Joann., XIV, 27,
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— 80 —
«MIS le Uàt domeflliqâe de Hiomme > : Qm4 sièimU mi99fÊS
pùtius ghdku in terra, et separatus a pâtre fUiuSy et fUia a
matrey et kominis domestici ejnsinimici^^ Voici doncrîm-
piété désormais érigée en principe et mise en honnear ; voici
les haines partout, les guerres partout, et le glaive du Signeur
dégainé entre le fils et les auteurs de ses jours ^. Quel est ce
glaive sur la terre, voilà ce qu'il importe de savok » : Erffo
qiri Ht gladiùs in terra, eminendum est K
f Le glaive, répond notre saint pontife, c'est la plus aiguë,
c'est la mieux affilée de toutes les armes, c'est le plus pé-
nétrant de tous les traits » : Gladius telorum omnium telutn
aetitissimum e^. c L'Écriture appelle souvent de ce nom la
prédication du nouvel Évangile. C'est donc la parole de
Dieu qui est signifiée par le glaive envoyé en terre, c'est-à-
dire là doctrine évangélique pénétrant au cœur des hommes,
et les atteignant jusque dans les conditions de leur vie cor-
porelle et terrestre 3. Il n'est point douteux que quand nous
prenons une nouvelle vie dans le bain du baptême, alors,
par la vertu du Verbe, nous sommes séparés des souillures
et des auteurs de notre origine première : Cum ergo inno-
vamur baptismi lavacro, per Verbi virtutem, ab originis
nostrœ peccatis atque auctoribus separamur : c coupés, dé-
tachés par le tranchant du glaive de Dieu, nous sommes
en désaccord de sentiments avec eux s'ils restent dans les
liens de l'infidélité » : recisique quadam exsectiùue gladii
Dei, a patris et matris affectionibus dimdemus. Et quand la
lutte s'établit entre notre vie nouvelle et notre vie ancienne
1. Igitur ezinde pnblica aucioritas impietati proferetar. Ubiqœ
odia, ubiqne bellà, et gladius Domini inter patrem et filiom dessyieiis.
Comment, in Matth., c. z, 22.
2. Ibid., 22.
8. Et hnjns qoidem tel! nomine novi Byangelii pnsdlcationem appel*
latam, freqnens in prophetis auctoritas est. Dei igitur verbum nuncap».
tnm meminerimus in gladio : qui gladius missas in terram ett> id est,
pxiddicatio ejoB hominum oorporibus inlns». Ibid., SB,
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— 81 —
si nous ne savons pas donner la préférence à Dieu, si nous
mettons les amours de la famille et de la chair au-dessus
de l'amour de celui qui nous a divinement adoptés, nous
de?enons indignes de l'héritage des biens futurs » : Et id-
circo qui domesticas caritates dilectioni ejns pratulerinit
futurorum bonorum indigni erutU hœredUaêe ^.
lU. Yous m'arrêtez et vous me dites : — La parole de
Jésus-Christ se rapporte à d'autres temps que les nôtres.
knx débuts du christianisme, quand une partie de la famille
était devenue chrétienne et que l'autre persévérait dans l'i-
dolàtrie, il y avait, en effet, des dissidences inévitables :
c'est en ce sens que le divin auteur de la paix a réellement
fait naître pairmi les hommes une cause temporaire de di-'
vision. Mais, en ce qui me concerne, la pierre d'achoppe-
ment n'est pas là. Pour être chrétien, je n'aurais à résister
à personne de mon entourage. Au contraire, s'il y a des
dissonances dans la famille, ce sont celles qui résultent de
mes abstentions. L'unité s'y ferait par ma fidélité : je veux
dire, l'unité des esprits et des âmes y compléterait l'unité
des cœurs. Sur ce point, ajoutez-vous, je ne donne tort qu'à
moi-même. Quand on observe autour de moi des devoirs
que je ne remplis pas, loin de m'en plaindre, je m'en félicite,
et je laisse aux romanciers de la libre pensée leurs pi-
toyables récriminations contre le prétendu mur de sépara-
tion, élevé par la religion et le prêtre entre le chef de la
maison et sa famille. Mais, par delà la vie domestique, il y
a la vie publique. A tort ou à raison, à tort sans contredit,
la sphère dans laquelle je suis forcément placé n'est pas une
sphère chrétienne. M'y poser en chrétien serait une singu-
larité et un contraste; parfois même ce serait une provoca-
tion au sarcasme et au blasphème. Il faut bien se plier aux
eiigences des temps et aux nécessités des positions. —
T. Vlfl. •
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- - 8î -
Donc^mon tr%&-cher Frère c'est parce qae Jésus-Christ est
méconnu de beaucoup de vos contemporains, que vous vous
croyez autorisé à le méconnaître ; c'est parce qu'un souffle
mauvais et irréligieux a passé sur la génération présente,
que vous revendiquez le droit de participer à la contagion.
Eh bien I sachez-le : cette infidélité générale que vous invo-
quez comme une excuse, c*e«t ^ne circonstance qui aggrave
plutôt qu'elle n'atténue votre faute. En face de cette aposta-
sie du grand nombre, vous étiez tenu de déclarer plus hau-
tement votre foi, et de devenir ainsi un exemple et une
protestation. N'entendez-vous pas retentir à vos oreilles la
solennelle affirmation du Sauveur : c Celui qui se sera fait
% honte de moi et de mon Évangile devant cette génération
< corrompue et pécheresse » : qui enim me confusus fuerU
etverba mea in gêner atione ista adultéra et peccatrice, € j'en
c aurai honte à mon tour quand j'apparaîtrai dans la
c gloire de mon Père, en la société de mes anges > : et
Fiiius hominis confundetur eum, cum venerit in gloria PcAri
8ui cum angelis sanctisJ
Eh quoil mon Frère, vous seriez avili à vos propres yeux,
vous auriez perdu le droit de vous estimer vous-même, si
vous aviez la lâcheté de ne pas sembler reconnaître un ami
au jour de sa disgrâce ; et, parce que Dieu du ciel et de la
terre, le Dieu de votre âme et de votre baptême, est devenu
impopulaire, parce que vous risqueriez de partager avec
Mui la défaveur d'une génération abaissée et digne de
mépris, vous croyez être quitte de vos devoirs envers lui!
Non, non, c^est la loi même de l'ordre et de la justice qui
l'exige : nous serons traités de Jésus-Christ, comme nous
l'aurons traité lui-môme. Si nous lui demeurons fidèles,
-noas régnerons avec lui ; mais si nous le renions, il nous
'reniera : Fidetis sermo : si sustinebimus^ et conregnabimus;
ii negaverimus, et ipse negabit nos.
Honneur donc à vous, chrétiens qui êtes conséquents avec
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— 83 —
iDos-mémes; honneur à vous qui croyez et qui ne rou-
gissez point de votre cropnce : Vobis igitur honor creden-
tibuê ^. Celui que vous confessei devant les hommes, sans
ostentation, sans jactance, mais aussi sans respect humain,
sans fausse honte, vous confessera devant son Père et
devant ses anges.
lY. Mais ce ne sont pas seulement les particuliers, ce sont
encore les peuples qui sont tenus de rendre hommage à
Dieu par l'affirmation de leur croyance. Cette vérité, plus
éyidente que la lumière même du jour, n'avait jamais été
révoquée en doute. On avait vu de grands empires aposta-
sier en quittant la vraie religion pour en embrasser une
fausse; on n'en avait pas vu encore se poser politiquement
en dehors de toute religion. N'est-il pas manifeste que là
est notre grief principal devant Dieu, que là est le péché
majeur dont nous subissons la rude expiation? Nation chré-
tienne et catholique depuis le premier instant de sa forma-
tion, la France en est venue à ce point que la neutralité
religieuse est présentée désormaiscomme essentielle à son
droit public.
Ne nous reprochez pas, N. T.-C. F., de revenir si souvent
sur cette question. Le devoir du médecin spirituel, comme du
médecin des corps, dure aussi longtemps que le mal qu'il
s*agit de déraciner. Nos plus saints et nos plus illustres de-
yanciers nous ont tracé le devoir à cet égard. Les erreurs des
Donatistes avaient une portée incomparablement moindre
opie celles dont nous expérimentons actuellement les lamen-
tables effets. Nous voyons cependant, en lisant les sermons
du saint évéque d'Hippone, qu'il n'omettait pas une occa-
sion de reprendre contre eux une polémique devenue à peu
près quotidienne. L'esprit de secte est éminemment opi-
niâtre et entêté; sans égard aux réponses les plus péremp*-
1. 1 PetT.,n,7.
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— 84 —
toires, aux réfutations les plus décisives, il répète impertur-
bablement les mêmes banalités, reproduit invariablement
et sans pudeur les mêmes ïieux communs. Si les défenseurs
de la vérité, par une délicatesse hors de propos, se font
scrupule de la redite, s'ils ne renouvellent pas les coups
déjà cent fois portés au mensonge, celui-ci reste maître du
terrain. Il demeure établi, par exemple, que nous prêchoDS
la théocratie y que nous poussons TÉtat à se faire théologien,
que nous visons à la prédominance du prêtre dans la société.
etc. De tels mots sont à eux seuls des arguments sans ré-
plique ; et Ton conclut, avec un air de triomphe, que, la
société moderne s'étant sécularisée, son caractère laïque la
tient quitte et la rend même incapable de tout acte public
de foi et de religion.
Comme s'il suffisait d'être séculier pour ne rien devoir à
Dieu 1 comme si la qualité de laïque excluait les conséquences
-du baptême chrétien I comme si la conformité des institu-
.'tions sociales avec la loi évangélique impliquait pour le
sacerdoce une immixtion quelconque dans le gouvernement
civil des sociétés!
Du reste, puisqu'il est devenu familier aux censeurs de
répiscopat actuel de l'accuser d'ultramontanisme toutes les
fois qu'il entreprend de rappeler les vrais principes concer-
nant les devoirs de la société publique envers Dieu, nous
abriterons aujourd'hui notre enseignement derrière la parole
éloquente d'uu prélat dont personne ne fera un disciple de
l'école ultramontaine. Il est de ceux qui n'ont attendu ni le
Syllabus ni le concile du Vatican pour dénoncer, au point
de vue religieux et social, le vice fondamental de la chose
publique moderne. Nous voudrions pouvoir rapporter en
entier ses deux instructions pastorales, publiées à l'heure
ob s'agitaient sur le terrain du droit commun et de la li-
berté comme en Belgique, ainsi qu'on disait alors, sur celui
de l'Église libre dans l'État libre, comme on a dit plus tard,
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des polémiques selon lui mal engagées, et des questions
impossibles à résoudre tant que la base essentielle de la
société ne serait pa> rétablie ^.
Y. c II est de notre devoir, écrivaitril à ses ouailles, de
TOUS introduire dans ce que Torganisation des sociétés hu-
maines a de plus profond et de plus intime. Aux yeux de
Dieu, comme aux yeux des hommes, un peuple est une per-
sonne morale qui a un corps, un esprit, une vie qui lui sont
propres. Les individus et les familles dont il se compose
forment son corps ; les principes et les croyances qu'il pro-
fesse en religion, en morale, en politique, constituent son
esprit ; et les siècles pendant lesquels il conserve son nom
et son existence font la durée de sa vie. Mais cette personne
morale, comme toute personne vivante, pense, délibère, veut
et agit chaque jour : il lui faut donc une tête pour penser
et vouloir, un organe extérieur pour exprimer ses pensées et
ses volontés, une main pour agir. Or, ce chef, cet organe,
cette main, c'est ce qu'on nomme Yautorité publique et le
gouvernement : en sorte qu'il n'est pas plus possible de con-
cevoir un peuple sans gouvernement, que de concevoir une
personne sans ce qui la constitue essentiellement. Le gou-
vernement est donc la tête, le cœur, l'organe de l'État : c'est
par lui seul que l'État veut, agit et commande...
t Si donc le gouvernement n'avait aucune croyance
religieuse déterminée, la société n'aurait aucune croyance
déterminée ; s'il ne professait aucune religion, la société ne
professerait aucune religion ; s'il ne reconnaissait aucune
loi divine ni aucun droit divin, la société ne recon-
naîtrait aucune loi divine ni aucun droit divin. Logique-
ment parlant, la société serait athée, et le gouvernement
aussi. Chacun de ses membres, il est vrai, pourrait être le
1. lostmctions pastorales sur Tétat présent de l'Église, T. II des
Sennons, discoars et mandements de Mgr J.-J. Fayet, érêque d'Orléans,
Carùmcs 1846 et 1847.
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80 -
plus religieux des liommes ; mais il le serait oomme simple
particulier, et non comme membre d'un pouvoir public qui
ne professe aucune religion. Par la même raison, chaque
individu ou chaque famille serait libre de professer exté-
rieurement une religion quelconque; mais, si nombreux que
fussent les disciples de la môme religion, ils ne lui donne-
raient pas l'existence publique et sociale qu'elle ne peut
recevoir que de la profession des suprêmes pouvoirs ; cette
religion n'en serait pas moins reléguée dans la classe des
opinions, des actions et des habitudes personnelles dont les
gouvernements n'ont à s'enquérir que lorsqu'elles sont utiles
au bon ordre de la société. Ils les favorisent alors ; ils sont
heureu;;^ de les voir prospérer ; ils leur donnent des indem-
nités, des églises, des temples ou des mosquées. Mais cela
ne change rien à l'état social, qui n'en reste pas moins sans
loi divine, sans religion et sans culte public. Dieu est toujours
exilée sinon de la iiature ^, du moins de la société; et la
société elle-même, isolée 4® la grande famille des nations,
continuel vivre de cette vie factice et agitée qui la mène
péniblement à la mort*...
c Tel est le terme fatal où vont aboutir les législations
purement humaines qui placent le principe de toute souve-
raineté religieuse et morale dans l'homme ou dans le peuple.
C'est un problème encore indécis de savoir combien de
temps une société peut subsister en cet état ; mais il y a un
ordre général, dans le monde, contre lequel rien ne pré-
vaut : c'est que les États qui violent les lois essentielles de
leur nature ne vivent pas longtemps. Il faut se hâter de ren-
trer dans les principes essentiels de Tordre, pour peu qu'on
ait eu le malheur d'en sortir 3... >
L'éloquent pontife, s'adressant aux représentants du pays,
continuait en ces termes : c 0 vous tous qui présidez aux
1. Allnsion à la proclamation du premier Oonsali le 27 germinal an X
2. T. II, p. 404-406. — 3. Ibid,, p. 413, 414.
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— 87 —
destinées d'une grande nation, dépositaires de la puissance
redoutable de la perdre ou de la sauver, souffrez qu'avec
tout le respect que nous avons appris du grand apôtre à
professer pour l'autorité suprême, nous vous répétions cette
maxime éternelle : Point de société sans religion publique,
et point de religion sans culte public ; point de droit humain
sans la reconnaissance d'un droit divin qui l'autorise et le
consaci*e; point de loi humaine sans une divine loi dont
elle emprunte sa force morale. Si Dieu ne construit avec
TOUS l'édilice de vos institutions, vous travaillerez en vain à
relever et à l'affermir...
« Triste consolation, que celle de se dire que la condition
sociale à laquelle nous sommes arrivés est de tenir les
hommes et les choses dans une perpétuelle inconstance ou
dans une constante agitation I Hélas I tout chancelle parce
que tout est mal assis ; et tout est mal assis parce que la
société manque d'une base morale. Par le développement
régulier de vos institutions, rendez-lui ses fondements
naturels ; achevez d'effacer du frontispice de nos lois cette
maxime féconde en révolutions : c Le principe de toute
souveraineté réside essentiellement dans le peuple ». Tous les
législateurs n'on(>ils pas protesté que c le principe de toute
souveraineté réside essentiellement en Dieu» ?... Rentrons
dans la voie où toutes les nations nous ont précédés, et dans
laquelle elles marchent encore ; ne restons pas plus long-
temps isolés au milieu de l'ancien monde ^.. Maintenez aux
cultes établis la liberté, la protection qui leur fut garantie
par les lois fondamentales ; mais que la société que vous
représentez ne soit pas plus longtemps privée de sa religion,
quand tous les particuliers peuvent avoir la leur ^... Si la
liberté des cultes fait partie du droit public de la nation»
l'autorité publique doit en jouir comme les particuliers, à
moins qu'on ne soutienne que le gouvernement est hors la
1. Ibid., p. 423, 42C. - 2. Ibid. 427, 428.
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— 88 —
loi, et qu'il est condamné à Tesclavage par la même légis-
lation qui rend tout le monde libre ^. »
VI. Avouons-le, N. T.-C. F., ce langage, qui est le lan-
gage de la raison et de Texpérience en même temps que
celui de la doctrine catho'ique, a gardé toute son opportu-
nité, et les trois ou quatre révolutions survenues depuis
n'en font ressortir que davantage la justesse et la vérité.
Vous me direz que, pas plus aujourd'hui qu'à la veille de
mil huit cent quarante-huit, les hommes qui constituent le
pays politique îie se montrent disposés à en tenir comptc.
et qu'ils ne sont point en voie de demander à la théologie
les solutions dont le pays a besoin. Je le crains ; mais ce
n'en est pas moins le devoir à la fois divin et humain, le
devoir civique en même temps que religieux de l'évêque,
de proclamer les principes éternels de l'ordre et les droits
imprescriptibles de Dieu au sein de la société.
D'ailleurs, si la voix des évoques français est devenue une
voix suspecte, qu'on entende celle de leurs ennemis et des
cnfftemis de la société : fas sit ab hoste doceri. t La théologie
est au fond de toutes les questions contemporaines », ont
dit deux des plus célèbres d'entre eux *. c La question re-
ligieuse », dit à son tour le chef des conspirateurs de ce
temps •, t résume et domine toutes les autres; les questions
politiques y sont nécessairement subordonnées. » Mais, ce
qui est mieux, entendons le langage, non plus d'un ennemi,
mais d'un défenseur de l'ordre; à l'heure où la voix de nos
vainqueurs de Berlin a le privilège d'être é<50utée, donnons
la parole à un professeur de l'université de cette capitale.
€ La révolution, dit-il, est un système universel, une théorie
radicale, qui, à partir de 1789, prétend s'imposer aux esprits
comme aux volontés des nations, et définir les lois de la vie
publique. Elle a pour but de constituer tous les États sous
1. T. il, p. 4S2. — 2. P. Leroux et Proudhon. — 3. ICazsiui.
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h seule volonté de Thomme, à Texclusion du droit divin.
Son dogme fondamental est que l'autorité, le pouvoir, ne
vient nullement de Dieu, mais de rhomme,mais du peuple,
et, partant, que Tordre social n'a pas pour règle les com-
mandements divins, mais les volontés arbitraires de l'homme
et des nations >. D'oii ce philosophe chrétien, quoique pro-
testanty conclut courageusement : c Le christianisme seul
peut dompter la révolution, parce qu'il emprunte sa force
et son principe à l'extrême opposé, c'est-à-dire à l'ordre
divin : parce qu'il est la vérité qui dissipe la nuit du men-
songe; enfin, parce qu'il est la véritable liberté dont k ré-
volution n'ofifre que le leurre *. »
VII. Hais est-il donc vrai, M. T.-C. F., gue vos évêques
doivent invoquer désormais des autorités du dehors, et que
leur pai'ole, lors même qu'elle est l'écho de la parole divine,
soit devenue une parole dangereuse et funeste pour le pays ?
Si dix siècles de notre histoire nationale attestent la. vérité
de ce qu'a dit un célèbre historien anglais : c Ce sont les
évéques qui ont foit la France », quatre-vingts ans d'un
ostracisme dont nous sommes loin de nous plaindre disent
à leur tour que ce ne sont pas les évêques qui l'ont défaite.
Étrange interversion des rôles et des responsabilités! Les
politiques et les écrivains qui, par leur complicité ou leur
complaisance, et au mépris de nos avertissements multi-
pliés, ont conduit le pays à une ruine effroyable, ces pré-
tendus conservateurs que l'absence totale de doctrine con-
damne aujourd'hui encore à une impuissance radicale de
relever la nation de ses abaissements, ce sont eux qui ont
le triste courage de dénoncer le sacerdoce, et d'exciter
contre lui les plus mauvaises passions, parce que le sacer-
doce, à défaut de résistance matérielle au mal qui triomphe
partout, ose encore y apposer la protestation morale t Ce
1. LaMv0lutiçn, par H, Stabi, prolessenra rnniTermté do Berlin.
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- 90-
sont eux qui, à bout de voies et d'expédients humains^ de-
venus pour les nations étrangères un objet de pitié ou de
risée, n'ont que des sarcasmes et des dédains à nous jeter
quand nous rappelons les principes fondamentaux de Tordre
social et de Tordre chrétien ! Parce que c la vérité du Sei-
f gneur demeure éternellement la même ^ > , ces Prêtées
qui changent d'opinion comme d'habit, qui se donnent de
perpétuels démentis à eux-mêmes, qui légifèrent aujour-
d'hui contre leurs lois d'hier, qui déclameront demain
contre leurs assertions d'aujouixl'hui, ne pardonnent pas à
rÉglise la persévérance et la fixité de ses enseignements.
Comme si nous pouvions inventer un autre fondement que
celui qui a été divinement posé, et qui est le Christ Jésus f
comme s'il tenait à nous qu'il y eût sous le ciel un autre
nom donné aux hommes et dans lequel ils pussent trouver
le salut I
Entends donc, ô France, entends la déclaration de ton
Dieu et de ton Roi : Qui me erubuerit et meos sermanes, hune
FUius lumiinis erubescet ^ : c Celui qui rougira de moi, et de
c ma doctrine, et de ma loi, le Fils de l'homme rougira de
« lui >. « Œil pour œil, dent pour dent ^ > : quand il s'agit
des nations, qui ne doivent point revivre pour recevoir le
châtiment dans l'autro monde, cette loi du talion finit
toujours par s'accomplir sm* la terre, c Quiconque me confes*
sera devant les hommes, dit le Seigneur, je lui rendrai
témoignage pour témoignage; mais quiconque me niera
devant les hommes, je le renierai à la face du ciel et de la
terre*. »
Cette loi hélas t et cette menace n'ont-elles pas reçu leur
exécution ? Seigneur mon Dieu, ce peuple n'est-il donc plus
le peuple franc par excellence? c Israël est-il donc un
1. Ps. CXVl, 2.— 2. Lacs., rx,26.
3. Exod., XXJ, 34. - 4. Mattn.. X., Z% l
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— 91 —
■ esclave ou le fils des esclaves, qiie je le vois en proie à
( toutes les servitudes > : Numquid 9ervus esUIwaël mU
remacuhu : quare ergo foetus est in prœdaim ^? 0 ma patrie,
û la Jérusalem des temps nouveaux, c les enfants de Mem-
c phis et de Taphné t'ont meurtrie, t'ont violée, t'ont outra-
< gée depuis la plante des pieds jusqu'à la tête » : Filii
qwque Metnpheas et Taphnes œnstupraverunt- te usque ad
rerticem K c Et d'où tout cela t'est-il arrivé, sinon de ce
I que tu as abandonné le Seigneur ton Dieu quand il te
« conduisait lui-même dans la voie » : Numquid non istud
factum est tibi, quia dereliquisti Dominum tuum^ eo tempore
fue ducebat te per viam %? c Sache donc et reconnais quel
« mal c'est pour toi, et combien il t'est amer, d'avoir ainsi
< quitté le Seigneur ton Dieu, et de n'avoir plus sa crainte
c dans ton cœur > : Scito ergo et vide quia tnalum et amarum
est reliquisse te Dominum Deum, et non esse timorem mei
apud tey dieit Dominus exerdtuum ^. Mon peuple, il est temps
de s'arrêter dans la voie de la honte et de la perdition.
Vni. Hais le prophète Jérémie, à qui j'emprunte de si
douloureux accents et de si touchantes invitations, me fait
entendre vos objections : < J'ai rappelé mon peuple vers
c moi, dit le Seigneur, et mon peuple a dit : J'ai perdu
« toute espérance, je n'en ferai rien > : Desperavi^ nequaquam
fadam. C'est un fait accompli: « nous nous sommes re-
( tirés de toi, nous n'y reviendrons plus > : Recessimus,
wm uUra veniemus ad te. c J'ai aimé les dieux étrangers
( avec passion, et je marcherai à leur suite » : Adamavi
quippe àlienos; et post eos ambulabo ^,
Qui de nous, M. F., n'a entendu autour de soi ces paroles
de découragement et de déraison ? On reconnaît qu'il était
meilleur et plus salutaire de servir Dieu, qu'il 7 faudrait
1. Jerem., 11, U.— 2. Ibid., 16, — 8. IWA, 17*
4. Ihid^ 19. —5. Ibid,, II, 26, 31r
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— 9Î -
i*evenir ; mais on objecte la lassitude^ Timpuissance, le dé-
goût : Desperavif fieqtMquam faciam; il faudrait un effort, et
l'on a perdu toute oontiance, toute énergie. D'ailleurs le
sort en est jeté : on a pris à gré les dieux étrangers, et Ton
veut rester à leur suite : adutnavi quippe alienos^ et post eos
ambulabo. L'esprit public est entré dans d'autres directions,
il y persistera; le cœur appai*tient aux idoles, il n'a pas la
force de s'en détacher. Et la nation, ainsi affaissée, retombe
sur elle-même; et, désespérant de pouvoir revenir jamais
à la lumière, elle se rassied définitivement dans les ténèbres
et les ombres de la mort.
M. F., écoutez ce que répond le -Seigneur : t Une vierge
c peut-elle oublier sa parure, et une femme l'écharpe
f qu'elle porte sur son sein? Et mon peuple abandon-
c nerait pour toujours le Dieu qui fait son bonheur et sa
c gloire M... On dit d'ordinaire : Si une femme, après
c avoir quitté son mari, en épouse un autre, son mari la
t reprendra-t-il encore? Pour toi, 6 fille d'Israël, tu t'es
c prostituée avec mille séducteurs. Reviens cependant à
« moi, dit le Seigneur, et je te recevrai. Lève les yeux, et
c vois s'il est un lieu dans le monde qui n'ait été témoin de
c tes prévarications. Tu as souillé la terre par tes fornica-
c tiens et tes méchancetés >... Pourquoi entreprendrais-tu
c de rentrer en grâce avec moi en justifiant ta conduite?
c Non contente de faire le mal, tu en as tenu école, et l'on
f a trouvé dans les pans de ton habit le sang des pauvres
c âmes innocentes que tu as perverties K
c Et après que tu avais fait ces choses, je t'ai dit : Reviens
c à moi, et tu n'es pas revenue. Ah t du moins aujourd'hui >
(ces paroles tireraient des larmes des plus durs rochers) :
Ergo 8(Utem amodo, c donc maintenant du moins i, main-
1. Jerem.|n,32 — 3. Ibid,, m, 1, fi.
8. Ibid,, n, 83, 84.
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— 93 —
tenant que toutes les illusions sont envolées, maint-^nant
que toutes les expériences sont faites; c invoque-moi en
< disant : 0 Dieu, vous êtes mon père et le guide de ma
« virginité > : Ergo saltem amodo voca me : Pater meus, aux
iirginitatis meœ tu es * : c'est sur votre bras que je m'ap-
puyais pendant tant de siècles, alors que brillaient en moi,
avec ma foi virginale, toutes les qualités généreuses que
Tunivers admirait : dévouement, courage, .génie, enthou-
siasme. < Reviens à moi, peuple rebelle, et je guérirai tout
< le mal que tu t*es fait en te détournant de moi » : Con-
rertimini filii revertentes, et sanabo aversianes vestras. Oui,
je te guérirai ; car moi, le Seigneur, j'ai le pouvoir de cica-
triser les plaies des peuples comme celles des individus ;
j'ai créé les nations guérissables, et ma toute-puissance a
opéré plus d'une fois, et elle opérera encore ce prodige.
Ah! qui nous donnera de voir ces jours que la souveraine
et très^atuite bonté de Dieu nous prépare? Qui nous don-
nera de voir notre pays proclamer franchement les droits
de Dieu et abjurer les vains rêves de sa propre déification ?
Qui nous donnera, de nous joindre à la multitude des nou-
veaux fils d'Israël pour dire avec eux : t Nous voici» Sei-
t gneur, nous revenons à vous, parce que vous êtes le
t Seigneur notre Dieu i : Ecce nos venimus ad te, tu erHm
e$ Dominus Deus noster. c Vraiment toutes les collines et
c la multitude des montagnes sur lesquelles nous avons
c idolâtré, n'étaient que mensonges » : Vere mendaces erant
colles et multitudo montium. c Vraiment le salut de la nation
t est dans le Seigneur notre Dieu i : Vere in Domino Deo
nostro salus Israël. < La confusion et la honte n'ont cessé de
f dévorer l'œuvre de nos pères depuis que nous la con-
f naissons » : Confusio comedit laborempatrum nostrorum.
c Eux et nous, nous nous sommes préparé un Iiéritage
1. Jerem.} ili| 4«
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— »4 —
c d'ignominie, parce que, depuis notre adolescence jusqu'à
c ce jour, nous avons péché et nous n'avons pas écouté la
c voix du Seigneur notre Dieu » : Operiet nos ignominia
nostra, quoniam Domino nostro peccavimus^ nos et patres
nostriy ab adolescentia nostra usque ad diem hanc, et non audi-
vimus vocem Domini ^
Puissent ces aveux et ces témoignages de la conversion
d'Israël être bientôt sur nos lèvres à tous i Ainsi soit-il.
A ces causes, etc.
1. Jerem., lU, 22-25.
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LETTRE
siPOlTBE A LA COMMUNICATION DE PLUBIBUBB ABTICLE8
P£ JOURNAUX*
Poitiers, 23 féTner 1874é
HONSIEIJR,
Je n'ai connu qu'une partie des articles de journaux dont
TOUS me parlez, et j'ai cru de ma dignité qu'on n'ajoutât rien
à la réclamation formée en mon nom par le secrétaire de
mon évêché.
Le publiciste nantais, qui me prête obstinément des pa-
roles que je lui aurais dites en 1863 dans une conversation
privée, à une époque où ma maison était cernée par la
|M)lice impériale, jouit-il d'assez d'autorité pour que je
doive faire opposer un second démenti à son imputation ?
Ge journaliste, de passage à Poitiers, pour des motifs que
i'ignore, se crut assez protégé par ses opinions pour pou-
voir affronter l'entrée de ma demeure et pénétrer dans
mon cabinet : ce qui n'était point alors sans inconvénient
pour les hommes publics.
Le propos emphatiquement prophétique qu'il m'attribue
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— % —
sur la préflestination du filleul de Pie IX est absolument
gratuit, el ne pcul s'expliquer que par la préoccupation de
son esprit.
Ayant passé à Rome les premiers mois de 1856, j'ai eu la
douleur de constater et de ressentir très-vivement pour mon
compte l'impression produite par le grave incident qui vint
s'interposer entre la naissance du prince impérial et les céré-
monies de son baptême. Dans ce trop mémorable congrès de
Paris, où le représentant du Grand-Turc siégea pour la pre-
mière fois parmi les puissances chrétiennes, et où celles-ci
s'accoixièrent à lui garantir l'intégrité de son territoire, nous
entendîmes avec stupeur le représentant de la France se
retourner, de la façon la plus injuste et la plus blessante,
contre le gouvernement pontifical. Le protocole du 8 avril
1856, dû à l'initiative du comte Walewski , organe de
l'empereur, contenait le principe de tous les maux qui ont
fondu depuis sur l'Église et sur l'Europe. Mon opinion sur
ce point a été exprimée tout d'abord avec trop de franchise
et de retentissement pour qu'il reste Fombre d'un doutée
Quel que soit donc le mystère de l'avenir réservé par nos
révolutions incessantes, et par la mobilité des hommes aussi
bien que des choses de ce temps, à l'enfant qui eut Pie IX
pour parrain dans ces désolantes conjonctures, je suis de
ceux qui ont suivi avec trop d'attention, jour par jour, la
marche de l'histoire contemporaine pour avoir eu jamais
l'idée d'asseoir sur cette particularité une mission providen-
tielle et un horoscope favorable.
J'écris ces paroles à regret, Monsieur. La faute en est à
ceux qui, après m'avoir entendu, ont persisté à dénaturer
ma pensée et mon langage.
Je ne me défends point d'ailleurs d'avoir parlé avec mo-
1. Maniement an sujet de la brochure : J2mm, U IVanee et VltàUe
par A. de la Gueronnière (22 février 1861). Lettre à M. le comte de
Persigny (18 décembre 1862).— Voir T. IV, p. IcO et p. 615.
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- 97 -
dératioii de la personne et de la fiimille de l'empereiir, à
llieure même . où son gouyernement me poursuivait à
outrance parce que ma conscience me portait à combattre
publiquement des actes contraires aux intérêts de la reli«
gion et du pays.
Je reconnais également qu'en demandant à Tauteur de
la brochure intitulée : Le quatrième Napoléon , d'avoir à
effacer de Ten-téte de ce livre de propagande bonapartiste
une épigraphe qui ne pouvait loyalement y être maintenue,
je n'ai eu garde de prononcer aucune parole offensante
pour un pouvoir tombé. La loi évangélique, dont nous
sommes les interprètes et les ministres, nous fait un devoir
d'allier à la franchise et au courage de la résistance les
habitudes du respect ; et nous ne savons pas ajouter nos
coups à ceux que le malheur a frappés.
Cela dit, et sans incriminer la bonne foi de mon visiteur
de 1863, je m'abstiens de chercher comment il a pu com-
mettre cette erreur, et se porter à un procédé dont le sen-
timent public a déjà apprécié la convenance.
Agréez, Monsieur, etc.
T. TIU.
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HOMÉLIE
PBOKOKOiE
DANB L*BaLISB DBS FfiABBa-PBÊOHBUlsa, A P01TIBB8,
BN LA BOLEKNirA DU BIZIÂMB OENTEKAIBB DB LA MOBT
DE flAnrr tuomab d'aquih.
(YII 1CAB8 MDCOOLXXIV.)
ûptavif et datu9 ett mihi t enmt ; in-
wcavi et vetiUin me tpirilut êopientiœ.
J'ai désiré, et le lens in*a été donné;
j*ai iAToqtié, et TosiMit de i
en mol.
(Saf., ym, 7.)
I. Quelle scène émouvante p^ur vous, mes révérends
Pères, et pour tous ceux qui ont fait de la science sacrée
l'étude et l'occupation de leur vie, quelle scène émouvante
que celle dont le sixième anniversaire séculaire échoit à
cette date du sept mars mil huit cent soixante-quatorze !
Cet homme dont le pape Jean XXII a dit qu'il avait plus
illuminé l'Église que tous les autres docteurs, et qu'on ap-
prenait plus de ses livres en un an que de tous les ouvrages des
Pères étudiés pendant une vie entière ^, Thomas d'Aquin
1. BoUand. ad diem VU marL, Vit. S. Thom. Aqnin., c xni, n. 8.
Bdit. Palmé, p. 68.
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allait s'éteindre avant la cinquantième année de son Age. Il
86 rendait au second concile de Lyon, où Bonaventure et
lui étaient appelés par le pontife romain comme les hommes
nécessaires de cette assemblée œcuménique. Il n'y a de né-
cessaire que Dieu; et, pour marquer sa suprême . indépen-
dance, il n'est pas rare que le Très-Haut brise ses meilleurs
instruments à l'heure où sa cause en attend de plus grands
services. La mort arrêta Thomas sur la route, et les Pères
du concile ne tardèrent pas de rendre à Bonaventure les der-
niers devoirs funèbres. Celui-ci n'avait élevé la voix, dans
l'assemblée synodale que pour y laisser plus de regrets ; et
celui-là n'eut pas même la consolation d'oifrir à Grégoire X
le livre composé à sa demande contre les erreurs des Grecs.
L'œuvre du concile ne s'en accomplit pas moins; et si la
réunion de l'Eglise orientale ne fut malheureusement
pas définitive , jamais elle ne fit nattre de plus grandes
espérances, jamais elle ne parut plus éclatante et plus
complète.
Au reste, notre saint docteur pouvait quitter désormais la
terre: il y laissait après lui le plus riche arsenal de doctri-
ne que jamais homme ait transmis aux générations affolées
à lui survivre. Disons à cet égard ce que peuvent permettre
les limites très-restreintes qui me sont imposées par la lon-
gueur de cet office solennel et les exigences de la liturgie
quadragésimale. L'épitre de la messe nous a fourni le texte
de cette homélie; la vie du saint, écrite par un contempo-
rain, nous en donnera le fonds et la substance.
II, € J'ai désiré, et le sens m'a été donné ; j'ai invoqué, et
< l'espât de sagesse est venu en moi » : Optoei^ et datas eft
miki9m$iêi;mvocavi,etvmUin mespiritussapientim. EsItrOà
àdire,Jf. F., qu'il suffit de désirer la science sacrée pour
roblanir incontinent, et que c'est assez d'invoquer l'esprit
de sagesse pour qu'il vienne en nous ? Sans nul doute, le
désir efficace implique en même temps l'efibrt, et la prière.
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-100-
est loin d'exclure le trayail. La vie de saint Tkomasd'AqoÎA
a été tout entière une vie d'application et d'étude. Néan-
moins l'application et l'étude ne suffiraient point à expli-
quer ce que j'appellerai sans hésitation le miracle de son
savoir.
Qu'il ait, dès sa première enfance, étonné les religieux du
Mont-Cassin et ses condisciples par sa gravité studieuse et sa
méditative taciturnité ; qu'il se soit fait dans l'université de
Naples la réputation de répéter les leçons de grammaire, de
logique et de sciences exactes, avec plus de clarté et de pro-
fondeur qu'il ne les recevait de ses maîtres ; que sa capti-
vité de deux ans au château de Roche-Sèche lui ait valu le
bénéfice d'un heureux loisir employé à la lecture continuelle
de la Bible et des ouvrages d'Aristote : tout cela n'explique
point comment, à dix-huit ans, devenu disciple d'Albert le
Grand dans l'université de Cologne, il égala aussitôt la
science théologique de son maître, qui prédit hautement que
celui qu'on appelait le bœuf muet remplirait le monde de
ses doctes mugissements; comment, installé lui-même lec-
teur de théologie en l'université de Paris à un âge où. l'on
est encore étudiant, il déploya subitement dans ses leçons et
dans ses livres une précision, une supériorité, une univer-
salité de doctrine qui ne cessa plus de couler de ses lèvres
et de sa plume : véritable inondation de science, destinée à
déborder et à se répandre dans les intelligences jusqu'aux
âges les plus reculés, selon cet oracle des saints livres:
Scientia sapientis tanqmm inundatio abundabit *.
Son premier historien, qui avait été son élève, a caracté-
risé mieux qu'aucun autre l'enseignement de Thomas : en-
seignement substantiel et condensé, mais en même temps
ouvert et facile : modum docendi compendiommf apertum et
facilem ; manière si inusitée jusque-là, quelle semble lui
1. Eodi., XXI, 16.
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- «M -
iTOÎr été diyineinent inspirée avec sa science même : qui
pro eo quod fuit insolUuSy simul cum ejits scientia creditur
fuisse divinittis inspiratus ^
Un prodige manifestement surnaturel, poursuit le même
biographe, c'est que, dans le cours d'une vie qui se termina
si tôt, il ait pu composer plus de livres qu'un homme d'un
esprit môme prompt et développé n'en saurait lire dans le
même espace de temps avec l'attention voulue *. Et cela,
sans préjudice des voyages, des prédications, des affaires. Le
saint docteur alla plusieurs fois d'Italie en France et de
France en Italie. Il ne se contentait pas de professer et
d'écrire ; il prêchait assidûment, avec feu, avec solidité et
avec fruit. Et enfin, cet homme si abstrait lorsqu'il poursui-
vait un argument et qu'il cherchait une solution métaphy-
sique, n'était point du tout incompétent pour les choses de la
vie active.
Il était, nous dit son historien, et il ne pouvait pas ne point
être un conseiller parfait, attendu que, connaissant les
choses divines, il lui appartenait déjuger d'une façon très-
sûre les choses humaines : Fuit prœdictus doctor consilio
proridus, quia consequens erat qui ut divina cognesceret, de
hmnanis certissime judicaret. Toutes les fois que, requis pour
le conseil , il tourna son intellect spéculatif vers les ques-
tions pratiques et positives de sou temps : cum intellectum
suumspeculativum, requisitus in consilio^ ad agibilia et tenir-
poralia convertit, il apporta des avis si subtilement et si uti-
lement conçus qu'on y sentait comme une lumière divine.
Rien d'étonnant puisqu'il avait constamment devant les
yeux les. principes d'après lesquels lôs actes humains sont
divinement réglés et définis : utpote qui illas régulas habebat
1. QuiU. de Tbooo, apad Bolland., vil mart., Bdit. Palmé, c. iv,
n. 18, p. 663.
2. Ihid, cap. Yll, D. 40, p. 670.
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- lOS-
prœ oculis, a quitus amne quoi kunumUusagUwr, divùUhu
diffinitur^. Le sage roi saint Louis ne s'y trompait pas^ et
Ton se demande lequel était plus grand et plus saint, du
monarque qui interrogeait le docteur dans ses doutes, ou
du docteur qui répondait au monarque après avoir con-
sulté l'Esprit saint. Toujours est-il que Louis IX, quand il
avait pour le lendemain une affaire épineuse, mandait le
soir à Thomas de lui préparer pendant la nuit une note sur
la matière, et l'obéissant religieux se conformait à Tordre
du roi*.
IIL n suit de là qu'à considérer la quantité et la qualité des
productions du saint docteur, la période de temps durant
lequel il les a émises, la multitude de déplacements, d'occu-
pations, de ministères et d'exercices religieux qui s'y sont
mêlés, on est conduit à accepter Tassertion du Frère Raynaud
de Piperne, le compagnon et le témoin de toute sa vie : qui
totius vitœ suœ meruit esse cames et testis ', à savoir que la
science de Thomas n'a point été purement acquise, mais
divinement infuse, et qu'elle a moins été le fruit .du talent
et du génie que celui de la prière et de la grâce K Car, ajoute-
t-il, toutes les fois qu'il a voulu étudier, disputer, lire,
écrire ou dicter, il entrait préalablement en oraison et con-
jurait le Seigneur dj lui découvrir les secrets divins de la
vérité : ce que le Seigneur fit plus d'une fois d'une façon
sensible, en lui envoyant ses anges ou ses apôtres avec les-
quels on l'entendit converser pendant des nuits entières,
notamment dans une circonstance où il écrivait sur Isaîe,
et où il éprouvait une difficulté particulière à découvrir les
profonds mystères du prophète s.
. C'est donc avec raison, mes Frères, que l'Église nous
faisait chanter tout à l'heure les paroles du Sage : c J'ai
1. Gnm. de ThoQ(S apad BoUand., vn mart., Sdit. Palmé, o, vi,
n.86, p. 669.-2. Ibid. - 3. Ihid^ c. V. n. 2S, p. 667,
4. Ibid.,c VI, n. 81, p. 668. — 6. Ihid.
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— 103 —
t désiré, et lé sens m*a été donné ; j'ai invoqué, et l'esprit
( de sagesse est venu en moi ». Oui, Thomas d'Aquin n')
renfemnnt pas seulement dans son v st^î esprit la connais-
sance des diverses branches et des parties multipliées de la
sainte théologie ; il en avait reçu d'en l: aut le sens et l'espri t :
et datus est mihi senms, et venit in me spiritus. Doué de ce
sens, amraé de cet esprit, son travail lui était rendu facile.
II avoue lui-même n'avoir jamais lu un livre sans en pénétrer
à fond toute la substance *. Tous les volumes qu'il avait
parc3urus dans les bibliothèques des divers monastères,
. s'étaient tellement gravés dans sa fidèle et puissante mémoire
qu'il en avait devant les yeux à peu près tout le contenu >.
Aussi sa composition coulait-elle de source. Il se mouvait
avec une égale facilité d ms le champ de la science sacrée et
des sciences profanes, ne les qualifiant point du noHMle sœurSy
mais sachant mettre celles-ci, cpii sont des servantes, aux
ordres de eelie-là, qui est reine. Au moyen de cette classi-
fication hiérarchique de ses connaissances, il écrivait, il dic-
tait sans etfort, puisant dans le dépôt de sa lucide mémoire
les trésors les plus variés, et faisant dériver dans ses
livres, comme dans autant de ruisseaux, les eaux supé-
rieures de la divine sagesse dont son âme était devenue le
réservoir 3.
IV. Tel est, mes révérends Pères et mes très-chers Frères,
tel est le maître et le modèle qui nous est montré en ce
jour.
Le maître, car il a fait école ; et, après six cents ans écoulés,
il reste acquis, ce que disaient déjà ses contemporains, que
dans toutes les chaires catholiques de philosophie et de
théologie, on n'enseigne pas d'autres livres que les propres
livres du saint docteur, ou les livres qui ont été calqués sur
1. Ihid., c VII, n. 40, p. 670. — «. Ibid., n. 41,
8. iM4.» G, XV, n. 18.» p. Wé
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- 104 -
les siens. On peut dire que Thomas d'Aquin n'a point cessé
détenir la clef de la science, la divine providence n'ayant
point permis que qui que ce soit s^éloignftt des lignes prin-
cipales de ses écrits sans faire fausse route dans la voie
de la foi ou de la morale : divina dùfpmsaiwnê miraUUier
permittente ut , quicumque ab hujus dactoris seripÊura
volunt divertere, corUingat eos aut in fide aut in mùribus
errare *.
Ah ! Messiem*s, comme il a été donné à notre temps
d'expérimenter la justesse de cette observation t On n'y a pas
manqué d'hommes richement pourvus des dons de l'esprit.
Pourquoi leur vie n'a-trelie été qu'un perpétuel avortement,
sinon parce que la forte doctrine de l'ange de l'école leur a
fait défaut? N'ayant pas pris la théologie pour Qambeau de
leur intelligence, ils ont obéi aux opinions en vogue, aux
idées d'occasion et de circonstance : lueurs vagues et éphé-
mères, qui n'ont rien de commun avec cette lumière inex-
tinguible dont parle le Sage : et propo9ui pro luce habere
illam , quoniam inextinguibile est lumen illius *. Que
l'esprit de parti s'escrime à en faire les initiateurs de la
génération présente: malgré tous les charmes de leurs talents
et toutes les richesses de leur style, il leur a manqué ce qui
recommande les écrivains chrétiens, je veux dire une science
sûre et autorisée, une doctrine disciplinée par l'enseignement
authentique de l'Ëglise : propter disdplinœ dona commendati.
Faute de cette recommandation essentielle, ces conducteurs
ont eu, en définitive, peu de suivants, ces maîtres peu de
disciples ; et le peu qui leur en reste, s'appropriant leurs
défauts de préférence à leurs qualités, se morfondent dans
l'impuissance de la stérilité, profondément impropres au
maniement des intérêts publics et sociaux, parce qu'ils sont
systématiquement insoumis ou délibérément étrangers aux
1. Ihid., c. m, n. 17, p. 668. — 2. Sap.^ VU, 10. -* IM., Ik
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- 108-
principes dWins, tant natnrds que révélés, qui dominent et
qui règlent le gouyememMit des affaires humaines. Oui,
Messieurs, saint Thomas d'Aquin a manqué à beaucoup
de nos contemporains , y compris ceux-là même qui le
nommant avec honneur, qui lui empruntent au besoin
quelques textes détachés, mais qui ne l'ont pas assez fré-
quenté pour le connaître, et pour qui sa doctrine comme
sa méthode demeurent un livre scellé. La philosophie
en particulier n'a su que s'égarer depuis qu'elle ne l'a
plus eu pour guide, et elle ne redeviendra digne d'elle-
même qu'en reprenant ses traces trop longtemps aban*
données.
Y. Mais en même temps qu'il est notre maître et notre
précepteur dans la science sacrée, il est notre modèle dans
l'art et le moyen d'y parvenir. A son exemple, c'est par
lardeur de nos désirs, c'est par la vivacité et la continuité
de notre prière, que nous devons obtenir de Dieu ce sens
doctrinal, cet esprit de sapience surnaturelle, sans lesquels
on ne méritera jamais pleinement le nom de théologien ou
même de philosophe, c Je l'ai préférée, dit le Sage, aux
c royaumes et aux trônes : Et prœposni illam regnis et seii^
c 6if9, et j'ai regardé que les richesses n'étaient rien en
( comparaison d'elle. Je l'aï aimée plus que la beauté,
« plus que la santé » : mper salutem et spedem dilexi
eamK
En effet. Messieurs, celui-là n'est pas digne d'être introduit
dans le sanctuaire de la théologie, qui ne la place pas en
son estime au-dessus de tout le reste. Au moyen âge, le
type proverbial de la grandeur et de la richesse, c'était
Paris, c Moi, disait un jour notre saint docteur, je
donnerais Paris pour le commentait^ de saint Jean Ghrysos-
1. 8t^. vn> 8k 10»
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^ M» —
trniKB met saint Matthieu » <. Apfyftremment ce précieux
vohime lui manquait, c Tout l'or dû monde n'est qu'un peu
« de sable en comparaison de la sagrose, et l'argent devant
« elle est considéré ecMnme de la boue *. »
En quoi saint Thomas sera surtout notre modèle pour
pro<n*esser dans la science divine, c'est sa virginttie pureté.
€ Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verron.
c Dieu 3 ! i Or, la théologie étant ici^bas le prélude de la
vision et de la compréhension divine , rien n']r di^K>se
lesprit comme la pureté. Nous avons appris du saint doc-
teur lui-même qu'il y a au ciel une gloire distincte
et spéciale pour les docteurs, et 'aussi une gloire spé-
ciale et distincte pour les vierges. Combien ces deux au-
réoles sont encore plus éclatantes , plus magnifiques ,
quand elles se complètent Tune par l'autre I Le bien-
heureux Albert de Bresse a déposé en ces termes dans
le procès de canonisation de notre saint : < Il m'a été
montré dans une vision, dit-il, que les deux docteurs Augus-
tin et Thomas étaient égaux duns la gloire : avec cette
différence que, si le premier brillait par l'éclat de la
'nitre, Thomas se distinguait d'Augustin par l'auréole de
a virgrinité *. i
Saint Augustin et saint Thomas, mes révérends Pères, ce
sont là pour vous, n'est-ce pas, deux noms incomparables I
Dominique était fils d'Augustin, avant d'être votre père:
])arcnté trop noble et trop profitable pour que vous la
laissiez tomber dans l'oubli. Et saint Thomas, la gloire de
votre ordre, n'a été et ne sera si grand dans nos écoles
jusqu'à la fin des âges, que parce qu'il fut, si j'ose ainsi
parler, le didacticien et le vulgarisateur du docteur d'Hip-
pone : nous le savons par la révélation même du grand
1. BolLind., ItK. cit.. c vu, n. 43, p. €71. ^ 2. Sap.. VII, 9.
8. Mattb., T, 8. — 4. Uullatid., loc. ciU c. iv, n. 23; p. 668^
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éféque : Thama$ mdm ea fUms nim»8, qui dœtrifum apoi^
toUeam et fneam in omnibus feeututêst*.
TI. Arrêtons-nous. Deux grands amours étaient allumés
au cœur du docteur angélique : Tamour de la sainte mère
de Dieu, et Tamour du saint sacrement de l'autel. Dans les
derniers jours de sa vie, la glorieuse vierge Marie lui appa-
rut. Car — entendons ces mots si consolants — car c cette
mère pieuse^ la plus généreuse des femmes, ne se mêle pas
seulement aux rangs des habitants de la gloire ; elle daigne
aussi ne pas reftiser la consolation de sa présence à ceux
qui sont encore voyageurs sur la terre » : Novit mtem illa
fortissima fnuUerum^ mater pia, non solnm intra cϔortim
ordines discurrere, sed dignatur etiam peregrinantibus suœ
jprœsentiœ solatium non negare. Sans quitter son trône royal
du ciel, elle aime toujours à regarder le lieu d'où elle y est
montée : quœ unde ascendit sempen respicit. Elle apparut donc
à Thomas, et lui donna pleine sécurité sur sa vie et sur sa
doctrine : Ipsum eertificavit de rtfa ma et scieniia. C'est elle,
nous le croyons pieusement, qui lui avait obtenu de son Fils
cet immense trésor de science, em récompense du lysqu'U
avait oifert à Dieu et qu'il a conservé dans toute sa blan-
cheur K
0 Yiei^ puissante, 6 la plus généreuse des mères, daignez
demander aussi pour nous la pureté de l'âme et du corps, la
blancheur du lys, avec l'abondance de la doctrine t Daignez
nous rassurer, avant le passage suprême, avant la fin de
notre exil, et nous donner votre certificat concernant notre
science et notre vie : Ipsum certifictmt de vita sua et scientia.
Queparléje de science ? Thomas d'Aqmn allait bientôt
quitter la terre, et il n'y avait plus de science pour lui. La
claire vue avait commencé. Depuis quelque temps, sa vie
L BoDand., Froèes. da vit 8. Thom., o. vn,n. 06, p. 700.
a. Jbid., Tik, o. VI, n. S3, 669-669.
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— 108 —
était UB6 succession d'extases et de ravissements. € Raynàud^
mon fils, dit-il à son fidèle compagnon, c*est fini pour moi
d'écrire : venit finis scripturœ meœ ; car de telles choses m'ont
été révélées, de telles lumières m'ont été montrées, que tout
ce que j'ai écrit et enseigné me paraît désormais sans valeur :
talia tnihi stmt reveUUa^ quod ea quœ scripsi et dwui^ modica
mihi videntur. J'attends donc de Dieu que ce sera bientôt la
fin de ma vie, comme c'est déjà la fin de ma science > : spero
ex Deo quod sici^ doctrincBy sic cito finis erit et vitœ ^.
Sa science pourtant lui revint au dernier instant, et il en
revendiqua les droits dans le dernier effort qu'il fit pour
rendre hommage au corps eucharistique de Jésus-Christ.
Répondant à la question qui lui était adressée: c Si la science,
ditrîl, peut ajouter ici-bas quelque chose à la foi par rapport
à ce sacrement : Si major scientia qtiam fidei de hoc sacratnento
in hoc vita haberi potest, je réponds que je crois d'une foi
absolue, mais aussi que je sais d'une science certaine : quod
verum credo, et pro certo scio, que c'est ici le vrai Dieu et
homme, Fils de Dieu le Père et de la vierge Mère >. Muni des
sacrements, il déclara de nouveau qu'il soumettait tous ses
ouvrages à la correction de la sainte Église romaine, dans
l'obéissance de laquelle il passait de cette vie à l'autre. Puis
il sortit de son corps aussi joyeusement qu'il avait mer-
veilleusement paru toujours lui vivre étranger K
Ceci arrivait le sept mai's douze cent soixante-quatorze, à
l'heure des matines, c'est-à-dire quand le jour allait bientcM
luire. Venant d'achever sa quarante-neuvième année sur la
terre, il s'en alla célébrer l'année cinquantième dans le
jubilé de l'éierneUe gloire, et, du crépuscule de la vision
énigmatique <i'ici-bas, il entra dans la pleine lumière
de la gloire *.
1. IHd.f c. vn. n. 48, p. 672. — 2. Ihid.y c. x, n. 59, p. 675.
Z, Ut (^uadragesixnnm nonum annum snœ vltse perficiens, quinqoft-
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— 109 —
0 angélique docteur, ô prêtre vierge, 6 grand serviteur de
Marie, ô théologien et chantre inspiré de l'hostie salutaire,
6 Thomas, après que nous nous serons abreuvés avec vous
et par vous ici-bas aux torrents de la science, obtenez-nous
de contempler avec vous et comme vous la vérité face à face
et sans voile pendant les siècles sans fin. Ainsi soit-il.
gesimo inchoaret stem» glorias jubilœiun ; et bora matntinali diln-
cttlnm enigmaticte visionis finein accipereti et plenœ lacis Banctoi
diem glori» inchoaret. IMd^ n. 66, p. 677*
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XI
ALLOCUTION
PRONONCÉE
BANS LA céBÉMONIE DK LA OONBÉCRATION DE L'ÉOLIBE
DE LA MAISON-MERS DES FILLES DE LA CROIX, A LA PUVI^
XIX MARS MDCCOLXXIY.)
L Parler ici du respeet dili au saint lieu, de l'esprit de
rdigion avec lequel on doit entrer dans les temples consa-
crés à la divinité, serait assurément superflu. Or, la Ion-
^eur de cette solennité nous commande de n'y rien insé-
rer que de nécessaire. J'interpréterai donc d'une façon
ti*cs-légitime la rubrique du Pontifical en omettant aujour-
d'hui la première partie de l'allocution indiquée pour ce
moment de la cérémonie, et en abordant de suite le reste
du cadre que je dois remplir..
Séparer un lieu de toute destination conunune et vul-
gaire, et l'appliquer désormais au culte divin, est toujours
pour nous un sujet de consolation, parce que c'est une con-
quête de la grâce sur la nature. Afiermir entre les mains
de Dieu ce qui lui a été précédemment attribué, n'est
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pas an triomphe moins consolant. Or, tous le savez, M. T.-
C. F., le lieu sur lequel s'élève cet édifice nouveau n'était
pas demeuré jusqu'à ce jour un lieu profane et séculier.
Cette terre, depuis bien des siècles, était déjà une terre
sainte.
L'histoire nous apprend que, durant les treize années
qu'il passa dans son monastère de Ligugé, le grand servi-
teur de Dieu, saint Martin, quittait de temps en temps «a
cellule de bois, et s'éloignait momentanément de ses frères,
pour porter dans le voisinage, parfois même très^loin, le
nom de Jésus-Christ et la foi à son Évangile. Nous savons
en outre, par Sulpice Sévère, que partout où le moine
apôtre avait détruit le culte des idoles, renversé les monu-
ments de la superstition païenne, aussitôt il y élevait une
église ou un monastère. L'édifice était des plus modestes,
mais enfin c'était un oratoire chrétien ; et cet oratoire n'était
pas désert, puisque tout aussitôt il se groupait autour de
lui quelques néophytes qui se vouaient à la pénitence, à la
prière et à la contemplation : Nam nbi fana deslhixeraif
^atim Un aut ecclesias aut momuteria cotutmelM '•
Après la mort du glorieux thaumaturge, ces sanctuaires
dont il avait été le fondateur furent naturellement des
premiers à revendiquer son patronage, et notre contrée en
compte plusieurs qui peuvent se glorifier de cette origine.
Il y a tout lieu de penser que l'église de Sain^Martin de la
Puye fut de ce nombre. De Liguée ici, la tradition noue
montre l'itinéraire de l'homme de Dieu : la trace de ses pas
ou des pieds de sa monture n'est point eflTacée du s<d,
encore moins du souvenir et de la vénération des peuples.
Les oommencements du douzième siècle trouvèrent donc
debout, sur l'emplacement où nous sommes, une église et
un pi»iei»é de Saint-Martin. C'était le centre d'une modeste
1. Sulp. 8ev«r- De Vit. fi. Martin, n. x.
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— Hif —
■ chrétienté paroissiale, entourée de vallons et de coteaux
incultes, écartée de tous les regards et de tous les sentiers
d3S hommes. Ç'allait devenir, par le Cait d'un de mes saints
devanciers, et par les libéralités de quelques grandes âmes,
l'un des asiles religieux les plus utiles et les plus célèbres
de cette partie du Poitou.
IL Le siège de Poitiers était alors occupé par un intré-
pide évêque qui a été élevé sur les autels, Pierre, second du
nom, le vengeur public des bonnes mœurs, le martyr de
l'indépendance et de la fermeté sacerdotales. Un de ses con-
temporains, dont les préférences se portaient vers Tordre
canonial, lui a reproché d'avoir la passion des moines et
d'en vouloir mettre partout ^ La vérité est qu'en particulier
il est considéré, avec le bienheureux Robert d'Arbrisselles,
comme le véritable instituteur et père de Fontevrault, et
qu'il appela les fontevristes sur plusieurs points de son dio-
cèse *. Le monastère de la Puye figure, avec ceux de Len-
cloitre et de Yillesalem, parmi les créations primitives de
cet ordre. Il était Tobjet de la prédilection particulière des
saints fondateurs, qui le favorisèrent plus d'une fois de leur
visite.. C'est de la Puye que la bienheureuse Pétronille de
Ghemillé accourut en hâte dans le Berry auprès du bien-
heureux Robert expirant 3.
Quand l'évêque consacre une église, il dit : EccleHœ titu-
lus sU sempUemus.., Altare sit perpetuum : c Que le titre de
cette église soit sempiternel, que cet autel soit perpétuel! >
Il ne. fallut rien moins que cela pour que l'église et l'autel
majeur de la Puye retinssent le vocable préexistant de saint
1. s. Ivo Camot., Epist. zzzvi ad Petmm Pictavien., 'Bp Migne,
Patrolog. lat., T. CLXII pag. 4S.
2. Patrolog lat., i^û?., pag. 1089 et seq. ; 1096 et seq.
S. Interea vero nontins qui transmiasns faerat poet àbbaliaflam, ad
Podiamusque pervenit... Illa vero, ^tqne Angardis qun cumeaeratr
tam trifiti terri tœ nuntio... ante diem a Podia moyentor Vita B. Bo-
berti Arbriss.» auct. Fr. Andiea, ap.. Hîgae, lèwi., pag. lOJSL
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- 113 —
Martin. Car c'était la règle invariable de Ridwrt que taule
foniation fonteyriste fût piacëe sou ; t'invocation de la bien*
heareuse Marie toujours vierge : Hœc autem erat Ulius t»-
fl'*xibilis eonsuetudo, nt ubieutnque cœnobia sanetinumialtims
suis œdifkari fecerat, in honorem S. Mariœ semper tdrginis
ea consirueret. A la Puye, cette c coutume inflexible i dut
fléchir, au moins en ce qui était du titre de Téglise qu'on
recevait en don de saint Pierre II. La religion, qui ne permet
pas qu'on préjudicie aux droits acquis des vivants, se garde
bien de troubler la possession des habitants de la gloire. Si
donc un riche rétable, ajouté plus tard, vint constater la
dévotion propre de Tordre au mystère de Marie présente
sur le calvaire, le titulaire demeura pourtant celui que la
tradition des siècles et la consécration épiscopale avaient
établi.
11 en fut ainsi durant plus de six cents ans. Église à la
fois conventuelle et paroissiale, cette maison de Dieu n'a
point cessé d être une maison de prière, fréquentée par des
générations successives d'épouses du Christ. Bien que le
monastère fût seulement une maison locale, on y vit jusqu'à
cent religieuses. Les jeunes filles des maisons les plus re-
comraandables du pays y étaient élevées à l'école de ces
pieuses et habiles maîtresses. Les élèves se présentèrent tout
d'abord en si grand nombre, qu'on dut les faire refluer en
partie dans le monastère de Yillesalem, voisin de celuv-ci.
Pendant cette longue série de siècles, que de ferventes
oraisons, que. d'austérités, que de vertus ont attiré les re-
gaixis de Dieu et de ses anges sur ce lieu bénil Le chant
des heures canoniales et des pieux cantiques s'y faisait
entendre jour et nuit.
La tempête révolutionnaire vint renverser cetteœuvre. A la
Puye, aussi bien que dans toute la France, les vierges saintes
sont bannies et dispersées: une seule reste, comme pour
devenii* le trait d'union avec le passé quand apparaîtra, sous
T. vui. 8
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— 11& —
une autre forme, Vœuvre de Tavenir. Le monastère âban-
donné tombait déjà en ruine. L^église, déserte les autres
jours, privée même de prêtre durant plusieurs années, n'était
plus visitée que ledimanche par les habitants du village:
population chrétienne, il est vrai, maïs retenue loin du sanc-
tuaii^ pendant toute la semaine par les travaux des champs.
A tout ce mouvement, à toute cette vie religieuse si animée
des âges précédents, avait donc succédé un silence de mort.
m. Mais il y a dans le christianisme un principe immortel
de fécondité. Jésus-Christ a dit : Eco sum resurrectio et vUa :
f Je suis la résurrection et la vie, et ce qui vit et croit en
c moi ne mourra point pour toujours ^ i. Il ne s'était guère
écoulé qu'un quart de siècle, et la Puye recevait un nouvel
essaim plus nombreux que celui qui avait été chassé de la ru-
che. Dieu avait suscité un successeur au bienheureux Robert
d'Arbrisselles : je dis un successeur, car il serait intéressant
de montrer combien les maximes du fondateur des fonte-
vristes étaient d'avance conformes à celles qu'après lui un
autre grand serviteur de Dieu devait graver ici dans le cœur
d'une famille nouvelle de vierges. On vit également renaître
Pétronille de Chemillé dans une de ces femmes fortes qui
n'apparaissent qu'à de raines intervalles , la bonne Sœur
Elisabeth Bichier des Ages.
Le souvenir de ces saintes âmes étant étroitement lié à
celui de l'édifice ancien qui abrita leur ferveur, il ne nous
est point possible de ne pas lui payer un tribut de regrets.
Ce temple délabré et tombant en ruine, nous jciissions tous
voulu le conserver : c'était, à nos yeux, comme une châsse
et un reliquaire. C'est là que le Père André faisait devant le
tabernacle ces longues stations, toujours trop courtes à son
^é. Là que de soupirs, que d'oraisons, qu3 d'actes de
pénitence, que d'ardentes aspirations 1 Ce pavé détrempé de
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- n« —
larmes, ces autels rendus vénérables par tant de sacrifices
fenents, ces murailles imprégnées des parfums de la piété,
ces lambris sous lesquels tant d'offices du Sacré-^^œur et de
la Réparation, tant de chapelets et de rosaires avaient été
pieusement récités : oui, mes très-chères Sœurs, nous étions
d'accord avec vous pour vouloir disputer aussi longtemps
que possible à la destruction ce fidèle témoin des temps an-
ciens et des tanps nouveaux, cette église qui, sans changer .
de structure, avait vu dans l'enceinte de ses murailles Ro-
bert d'Arbrisselles et Pétronille de Ghemillé au douzième
siècle, AjQdré Foumet et la Sœur Elisabeth au dix-neuvième.
Il en est parmi vous qui ont appartenu à la première géné-
ration des Filles de la Croix, à cette colonie que le bon Père et
la bonne Sœur avaient amenée d'abord de Holante à Maillé,
puis du pauvre réduit de Saint-Phêle de Maillé dans ce mo-
uastère de la Puye. Je devine et je partage la tristesse qui se
mêle en ce moment à votre joie. Les moindres objets, les
plus petits détails offraient ici à votre piété filiale des émo-
tions et des réminiscences que rien ne pourra remplacer.
Mais le temps est plus fort que les hommes. L'heure de l'é-
croulement était venue, et il fallut obéir à la nécessité.
Je dois rendre témoignage au bon esprit de la population
qui vous entoure. Grâce au concours bienveillant des auto-
rités municipales, vous êtes devenues, par un contrat incom-
mutable, propriétaires de l'édifice sacré dont le monastère
n'avait eu jusqu'ici que l'usage. Il est vrai, vous avez acquis
cet avantage à grand prix. Par vos soins, le premier apôtre
de cette chrétienté, saint Martin, a vu s'élever en son hon- ,
neur une nouvelle église,, que nous avons inaugurée depuis
dix ans déjà en qualité d'église paroissiale. Ce n'est qu'après
œtte dette acquittée, que votre temple intérieur s'est élevé
sur les débris de l'ancien, et c'est ce second temple que nous
avons le bonheur de consacrer aujourd'hui.
lY. Daniel avait dit, en parlant de la reconstruction qui
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- 116 -
suivrait les années de la captivité de Babylone: Et rurstm
œdificabitur pUUea et mûri in migustia temparum ^ La pro-
phétie a eu pour vous sou accomplisseinent : cette réédiiica-
tioi) s'est bien réellement faite dans des temps pleins d'au-
goisse. N'est-ce pas uu mii*ajcle qu au milieu de circonstances
pareilles, quand l'effondrement se faisait partout, ce monu-
ment ait pu continuer de s'élever, et de s'élever dans des
conditions si propices ? La gueiTe, l'invasion éti*angèi*e, dii
de vos maisons autour de la capitale exposées des deux côtés
au feu des combattants et ravagées de fond eu comble :
tout semblait menacer l'existence de la cougrégration elle-
mémo. L'architecte distingué, disons mieux, l'artiste dévoué
qui a conçu et dirigé cette œuvre si glorieuse pour sa renom-
mée, n'a pas été à l'abri des tribulations et des épreuves.
L'homme honorable qui conduisait les travaux, atteint par
les exigences de la loi militaire, a dû laisser quelque temps
la truelJe poui' prendre l'épée. N'importe : le ti'avail inter-
rompu n'a pas tardé à être repris, et le voici heureusement et
magniliquement conduit à sou terme, prêt à recevoh- toutes
les effusions de la bénédiction céleste.
Ce temple, mes Sœurs, vous sera d'autant plus cher qu'il
est le fruit des offrandes de toute la congrégation. Est-il une
seule de vos maisons particulières à laquelle il n'ait coûté
(|uelques sacriiices spontanément offerts, quelques privations
joyeusement endurées ? La Puye, c'est, pour le plus grand
nombre d'entre vous, la maison oii vous êtes nées à la vie re-
ligieuse, oii l'anneau de l'alliance avec l'Époux céleste a été
mis à votre doigt ; pour tomtes, c'est le berceau de l'ordre,
c'est la maison-mère, où reposent les corps déjà gloriliés des
premiers fondateurs, où siégerautorité à laquelle est due une
obéissance générale. Quelle Fille de la Croix n'avait à cœur
(le voir s'élever là une église assez vaste pom* suffire aux
l. Dan., z, Sft.
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- 117 -
exercices qui appellent chaque année tant de retraitantes &
s'unir au personnel déjà si nombreux des postulantes, des
novices, des anciennes et des oflicières placées auprès de la
supérieure générale ? Ce vœu est aujourd'hui satisfait.
Ayant accompli toute justice envers le glorieux titulaire de
l'ancien temple, la liberté nous est acquise maintenant de
placer celui-ci sous l'invocation de la bienheureuse Marie,
debout au calvaire devant la croix de son Fils. Cette dévo-
tion, qui fut celle du monastère fontevriste avant d'être la
vôtre, va devenir le titre authentique de l'autel nouveau. A
ce titre principal, nous joignons celui de l'apôtre saint André,
qui est, après la Vierge du calvaire, le patron préféré des
Filles de la Croix. Enfin toutes les autres dévotions qui fu-
rent chères à vos fondateurs, et qui se rapportent aux ori-
gines de votre congrégation, sont exprimées dans la structure
et l'économie de ce temple, soit par le vocable de ses autels
secondaires, soit par les pieuses images représentées dans
ses riches verrières. Le virginal époux de Marie n'y a point
été oublié, l'économe fidèle et prudent que le Seigneur a
établi sur sa famille pour lui procurer la nourriture au temps
voulu*. Vous avez été d'accord avec moi pour applaudira
cette coïncidence de sa fête avec la dédicace du monument
dont vous vous déclarez redevable à son intercession.
V. Vous n'ignorez pas, mes très-chères Filles, que l'Église
enjoint de déposer dans les autels quelques reliques des saints
martyrs. Nous avons été heureux de pouvoir enchâsser dans
l'autel principal un fragment du bois de la croix de saint
André. Filles de la Croix, n'est-ce pas là en quelque sorte le
bois dont vous avez été faites, l'arbre dont vous avez été dé-
tachées, ou plutôt, dont vous êtes les branches vivantes ?
El ne puis-je pas vous dire ici avec Isaïe : « Regardez à ia
( pierre dont vous avez été taillées, à la carrière d'où vous
1. Matth., zziv» 46.
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c avez été tirées * » ? Mais pour accomplir plus liltéraleiaeiit
la prescription liturgique, nous y avons ajouté des ossements
de martyrs. Le désir de marquer les circonstances des lieux
et des temps a dicté notre choix. Cette terre du Poitou, ayant
été chrétienne de bonne heure, possède peu de martyrs in-
digènes, et leurs restes sont rares parmi nous. H est un de nù"
de.vanciers qui, ayant quitté son siège pour évangéliser la
Germanie, fut martyrisé à Ratisbonne, dont il était deveni;
révoque : nous avons détaché pour vous une parcelle de la
côte de saint Emmeran, que nous avons reçue du chapitre
de sa cathédrale. Nous avons fait la même chose par rappbrt
à une relique précieuse de saint Pierre d'Arbuès, martyr
aragonais, récemment canonisé. Enfin, la rubrique qui pres^
jcrit de placer dans Tautel des reliques de martyrs, n'interdit
Ipas d'y joindre des reliques de confesseurs. Un heureux k-
Ipropos nous a permis de confier à ce vase de plomb qud-
ques parcelles des ossements de Tévêque de Poitiers, saint
Pierre II, et du bienheureux Robert d'Ârbrisselles. Quant
aux reliques destinées aux autels latéraux, elles proviennent
des cimetières sacrés de Rome, sauf celle de. saint Thomas de
Cantorbéry, le grand martyr de la liberté ecclésiastique.
Tout à l'heure, tandis que nous suivions processionnelle-
ment ces restes vénérés, et que nous les promenions autour
de réglise oii ils doivent reposer, nous étions sous l'empire
d'une émotion que vous partagiez avec nous. Comme ils par-
laient à nos âmes, ces chants sacrés de la liturgie t Surgite.
sancti Dei, de mansionibus vestris : ' f Levez-vous, saints de
Dieu, du fond de vos demeures, et bénissez de nouveau ces
lieux autrefois sanctifiés par votre présence » : loca sandifir
cote, plebem benedicite. Je le sais, vos âmes habitent le ciel, et
elles y sont debout. Mais vos dépouilles mortelles gisent en-
core dans leurs sépulcres terrestres. Sortez de votre poussière,
1. Ita.| Li| 1.
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leTeir*v<m5i, ei consklâf^ les changements divers qui se sont
opcrés. La petite chrétienté fondée ici par vous, ô Martin,
voyez oonmie les siècles l'ont développée. Le collège virginal
que voua aviez établi dans ce cloître, 6 bienheureux Robert,
avec le concours du saint pontife Pierre, voyez combien, en
se transformant, il s'est grossi et multiplié. Autrefois, il y
eut ici cent religieuses ; il y en a aujourd'hui quatre ou cinq
cents, et c'est le centre de près de trois mille vierges qui se
dévouent, comme leurs devancières, à former sous les yeux
de Dieu des générations de filles et de femmes chrétiennes.
Oui, i mettez-vous en marche, ô saints de Bieu > : ambulate,
sancii Dei; considérez ces bâtiments agrandis, ces champs
défrichés, ces vignes plantées, ces déserts mis en culture et
désormais en plein rapport. N'est-il pas vrai que, depuis la
donation de Pétronille de Montoiron et des autres signataires
de la chaite du douzième siècle naissant ^ la terre de la
Puyç, malgré les spoliations et les révolutions, a quelque peu
pi-ospéré aux mains des servantes de Jésus^hrist ? Puis,
après avoir fait à travers tout le domaine la reconnaissance
détaillée des lieux, entrez dans cette église nouvelle qui se
dresse sur les ruines de l'ancienne. Elle a été bâtie pour vous:
f^dificata est enm vobis ecclesia nom. Yous êtes les premiers
qui en devez prendre possession. Après vous, avec vous,
nous allons y pénétrer, partageant vQtre tressaillement de
joie, à la pensée que, dans cette basilique nouvelle, le peuple
chrétien pourra adorer plus convenablement la majesté de
Oieo : (Bdifieaia est enim vobis ecclesia nova^ ubi populus ado-
rare débet majestatem Dei ^.
Tl. Mes chères Filles, saint Augustin l'a dit, et nous sen-
tons tous fiujourd'hui la vérité de sa parole : la dédicace
1. Charta donationis de terra de Podia, Patrolog. lat., loc cit.
pL 1006, 1007.
2. VotttàL Roman, de Kcdes. dedlcat., Antiphone pro prooess.
BoLiq.
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- 120- 1
d'une église est un jour de joie : Dedteatio habet eaculiaiùmem * .
Quelle consolation cette solennité ne nous apporte4-elle pas
au milieu des tristesses de l'heure présente f Cette journée
sera notée d'un signe particulier de bonheur dans les fastes
de votre famille religieuse. Ce pontife missionnaire, ces abbés
de nos monastères, ces prêtres appliqués au soin spirituel de
vos maisons dans les diverses provinces de la France, en
Espagne, en Italie, ce clergé nombreux, ces familles amies
et alliées de vos fondateurs, tout ce cortège d'honneur ajoute
aux splendeurs de la fête. Le passé semble revivre pour s'unir
au présent. Héritier, très-indigne assurément, des saints
évêques Hilaire et Pierre II, ne retrouvé-je pas auprès de moi
la descendance de Martin dans la personne de son successeur
l'abbé de Ligugé ? la postérité de Pierre de l'Estoile, le fidèle
ami du bienheureux Robert, dans la personne de Tabbé de
Fontgombaud ? Et enfin, ce vénérable^évêque venu des ex-
trémités du monde à cette heure précise, n'est-il pas là, lui,
l'enfant de la Franche-Comté, comme pour représenter ces
quatorze filles franc-comtoises que Dieu avait subitement
envoyées, quatre d'abord, dix autres ensuite*, au moment où
la bonne Sœur, levant les yeux au ciel, venait de s'écrier :
c Mon Dieu, on me demande des Sœurs, et je n'en puis
donner : faites-^n donc pleuvoir du ciel ^. i
Nous allons, mes chères Filles, achever ladédicace de cette
basilique : je répète ce mot qui n'a rien de trop pompeux,
vu l'ampleur, la beauté, la perfection de cet édifice. Sans
doute, la sanctification opérée par mes mains et par celles
de mes vénérables Frères dans l'épisoopat ou dans la hié-
rarchie monastique, sera très^puissante par elle-même. Ces
aspersions, ces onctions, ces encensements, ces rites nom-
1. Augttrt., Sermo cclvi, de Temp.
2. Vie de la bonne Sœnr Elisabeth Bichier des Ages, fondatrice et
première supérieaie des FiUes de la Croix, par le R. P. Bigand, OUat
de Saini-Hilaire, p. 98.
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- 121 -
breux et varies sont doués d une vertu efficace et féconde.
Toutefois, si nous déposons ici le germe de la sainteté, c'est
à vous d'achever la consécration de ce temple et de ces autels
parla ferveur de vos prières, parla perfection de votre vie.
Là où nous avons tracé les lettres mystérieuses de l'alphabet
sur la cendre, versez incessamment les pleurs delà pénitence,
les soupirs d'un cœur anéanti et humilié. Ces colonnes que
nous avons ointes de l'huile sainte et parfumées de l'encens,
qu'elles s'imprègnent de la bonne odeur de l'onction spiri-
tuelle de vos âmes. Ces autels que nous aurons préparés, par
des cérémonies si multipliées, à Toflice auquel ils sont des-
tinés, îmmolez-y chaque jour et vos corps et vos cœurs,
comme des holocaustes vivants, en union avec la victime
sainte. Oui, Seigneur mon Dieu, que la grâce de votre visite,
largement épandue en ce lieu, en parcoure toute la surface et
toute l'étendue, depuis les parvis jusqu'au sanctuaire : til tua
fusa in hoc loco visitationis gratta extensos ejus tenninos et atria
circumacta percurrat ; que la vertu céleste, débordant de la
piscine placée à l'entrée de ce temple, en purifie tous les
coins et recoins : sitque per cunctos ejus angulos et recessus
kujus gurgitis purificatio per laxacrum : de telle sorte que
fleurisse toujours ici Tallégresse de la paix, la grâce d^ l'hos-
pitalité, l'abondance des biens, le respect de la religion et
ia facilité du salut : ut semper hic lœtitia quietis, gratia hospitor-
litatis, (Aundantia frugis^ reverentia religionisy copiaque sU
salutis^.
n me reste un dernier devoir à remplir. Plaise à Dieu que
ce que je vais dire soit sans objet ! J'ai demandé que le titre
de cette égli^ fût perpétuel. Nous serons exaucés, et la pro-
tection divine écartera d'ici toute profanation, toute spolia-
tion, j'en ai la confiance. Si pourtant une main sacrilège
devait jamais arracher ce monument à sa destination sacrée,
t Pontit* Boman., De JCcclea. dedic, OniXo SancUfieare.
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— 122 —
et TafTecter à des usages profanes, qu'elle soit maudite dès
aujourd'hui t La peine d'excommunication majeure esi
portée d'avance contre tout acte de cette nature. Anathème
à qui ravit à Dieu ce qui lui a été une fois attribué !
Oh ! mes très-chers Frères, que cette église consacrée
pour toujours, ne soit détruite que par le temps !... Mais
celle-ci. le temps ne la détruira pas... Le mal a pris un tel
empire qu'on se demande si le monde n'approche pas des
derniers jours... Elle sera encore debout à la fin des siècles,
aloi's que des milliers et des milliers de Filles de la Croix,
qui se seront sanctifiées sous ses voûtes, et dont la dépouille
am^a reposé à l'ombre de ses murailles, sortiront de leurs
tombes pour aller, avec leurs dernières survivantes, au-
i] wnit du Christ qui apparaîtra avec sa croix dans les
cieux*
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XII
LETTRE
A M. L*ABBB OHABLB0 GAT,
CHAHOUfB THiOLOOAIi BT YIOAIBB QlkVÈUIih BB POITIERS ,
AU BUJBT DB BON LIYBS INTITULÉ :
DE LA VÏE ET DES VERTUS CHRÉTIENNES
eonsidérées dans Vétat religieux.
Poitiera, 6 juillet 1874.
Bn Toctave dee SS. apôtres Pierre et Paul.
MONSIKUR l'abbé,
J'ai lu en grande partie moi-même la série des traités dont
se composent vos deux volumes : De la vie et des vertus chré-
tiennes considérées dans l'état religieux.
Assurément ce ne serait point t avoir travaillé pour vous
t seul > y que d'avoir servi aux âmes religieuses» dont le
soin vous est confié, Taliment exquis d une doctrine si subs-
tantielle et si vivifiante. Le profit qu'elles en ont tiré se
démontre par l'excellence même et la hauteur du langage
qui leur est devenu accessible et familier. Le plus bel éloge
d'un enseignement si relevé et si parfait» c'est qu'il ait su
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- 124 -
se créer un auditoire capable de Tentendre et de le goûter.
Et parce que, selon la mémorable maxime de sainte Thérèse,
€ à mesure que Notre-Seigneur a tant (? ennemis et si peu
d'amis, notre tache est de veiller à ce que ce peu d'amis
qu'il a soient bons », j'acquitte la dette de ma charge pasto-
rale, autant que celle de mon cœur ami, en vous remerciant
de tout le bien fait à des ûmes qui me sont chères.
Mais le zMe et la charité exigent que ce bien s'étende da-
vantage, et que votre travail profite c à tous ceux qui cherchent
• la vérité » (Ecclû^ xxiv, 47). Tant d'âmes qui ne deman-
dent qu'à grandir et à se dilater, languissent et se dessèchent
faute de rencontrer le pain solide de la doctrine ! N'est-il
]>as temps de quitter ces nourritures qui ne nourrissent
pas ? La sagesse ne crie-t-elle point : t Vous qui avez soif,
€ venez aux eaux; hâtez-vous, achetez et mangez. Pourquoi
< dépensez-vous votre argent à ce qui n'est pas du pain, et
• votre peine à ce qui ne rassasie point ? Écoutez, écoutez-
« moi, et votre âme se délectera dans son opulence spiri-
€ tuelle • (/«., Lv, i, 2).
Deux docteurs de notre collège théologique ayant examiné
attentivement ces traités à mesure qu'ils s'imprimaient,
je n'hésite point à en approuver la publication, soumise
d'ailleurs pai* vous au jugement du saint-siége. J'en augure
des fruits précieux et des progrès sensibles dans les voies
de la perfection qui convient, non-seulement aux hôtes du
cloître et aux hommes du sanctuaire, mais aux vrais fidèles
vivant dans le monde.
Que Notre-Seigneur, Monsieui- l'abbé, vous accorde l'abon-
dance des grâces qu'il a promises à ceux qui enseignât à le
connottre et à l'aimer 1
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XIII
ENTRETIENS
ATSC LB CLSBOÉ PBMDANT liEB'EXEBOICES
DE LA BETBAITE PA8T0BALE ET DU XIX« BY270DE DIOCÉSAIN :
8C& LA CONSTITUTION RELATIVE AUX VICAIRES CAPITULAIRS8
ET AUX ÉVÊQUEB N0HMÉ8, ETC.
( Vni-XV JUILLET MDOCCLXXIV. )
Messieurs et chers Coopf rateurs,
I. Un attrait particulier vous a conduits, cette année, dans
celte sainte maison, plus nombreux encore, il me semble,
que vous n'étiez l'an dernier. La plupart de vous connaissent
et aiment d'avance la parole puissante du tils de saint Domi-
nique qui doit diriger nos pieux exercices. Notre Église de
Poitiers lui doit beaucoup. Après nous avoir donné ses pre-
miers débuts, la divine bonté l'a fixé parmi nous. Nous
remercions Dieu de ce que sa force s'est accrue dans le tra-l
vail, sa force du corps et aussi celle de l'esprit. Ce n'est
qu'avec le secours très-particulier d'en haut qu'on peut
tant dépenser sans s'appauvrir, que dis-je, qu'on peut tant
acquérir en donnant toujours-
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Nous lie mêlerons guùre noii'e voix à celle de cet homme
apostolique, que pour vous faire entendre la voix du chef
de rÉglise. Nos lettres d'indiction du dix-neuvième synode
diocésain vous en ont fait connaîti'e la matière principale^. H
1. MANDATUM peu INDICTIONB BYNODI DKBCSaAKuB PJCTA-
viBXSis XIX. — Dilectismini Fratres et Oompresbyteri, Eoce denuo
• recurrunt, post asûduas dintumaaque mînigterii sacerdatolîs oocnpa-
tiones, dcsideratissimi illî dies quibns licet venire seorsum in cleser-
tumlocum et reqaiescere pusillum*. Qaoniam vero nos undique con-
texeniiit tcuebi»*, instareqne Tidetur nox qtumdo nemo poteBt ope-
rari ', ncccssc est ut dacem ad bene vivendum et fmctnoae agendnm
eum intcrrogemus et sequamor, qaî est lux vera iUluminans oznnem
homincm \ Hauc vitee suœ ignorantîam reoognovit Psalmista, diocns :
Lueema jfedUnu mein xerbtim tuuni, Domine^ et lumen temitii mei»^.
<c Soit nempe, ut pergit Hilarias, scit se, nisi verbo Dei illuminatum,
bas corporum tenebras et hanc saBCuli noctem non posse evadere . Scit
ubique adesse lapides offensionum, laquées funium, et scrobes foYea-
rum. Ut enim quis nocte egressus lucernam antefert, et quo pedem
inférât contuetur, atque ad singulos gressus lumine pneeunte sollicitas
est : ita unusquisque nostnim manens in se verbum Dei in omnes ope-
ixun processus tanquam lucernam proetendit. Omnis etenim doctrina
cœlestis duz nobis ad iter vit» est, quss lucemse modo in hac sœcnli
nocte preferenda est, cum aliquid aut agimus, aut cogitamos, aut
loquimur : ut ea in omnem progressum cujuscumque operationis uta-
muf*.
Nec sibi tantum, scd et al ils, nec privât» solummodo et domcsticae
Titse, scd et publicse et sociali facem prœtendere debent qui a Deo
spiritualcs populorum duces fuere condtituti . « Apostolos nempe,quos
sal terrœ, quos et lumen mundi ^ nnucupat, per hanc signilicationem
hos et locernas esse Ecclosi» ostendit dicens : Lwierna eârporis tui
est oenhit tuus*, corporis scilicet Ecclesiœ quse unum corpus in Christo
est, nosquc invicem membra ejus. Primum enim unicuique nostrum
Dei verbam oculus sive lueema est : deinde vie apostoUcus toti cor-
pori, id est, Ecclesiœ lucerna est. . . Ergo si oculi, totius corporis pars
lucidissima, et ob îd mcmbris cœteris prsestans, erunt tenebne; id est,
si apoatolorum luccrnse non aidebunt, lumine ipso in tenebris sito,
quanta totius corporis nox manebit'!»
(C Ad omnem igitur anim» nostr» pedem utamur Dei verbo ut lu-
ot^rna, scd lucerna sempcr ardente, semper in officîum sanm per nos-
tram provldcutiam pneparata. Verbum autem quod pedibus lueema
est, ipsnm iUud et semitis lumen esse débet. Sensim enim et domes-
tioe inoedentibufi lacermi opns est : perogrinum antem et publicum
4 Man.. VL H. — 8. Pi. uv, 6. — 3. ioann., H. 4. —4. Jowm., L 9.
î: Pi OTvm. 4é5.- 6.S. Hflar, Tract, io P^hn cxvm, titt. xiy b. Î, «. - 1
"vIl^U. - 8. Mal.h.. VI. ^. - 9. S. HUar., loc. cit.. ». ♦.
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— 127 —
s'agit, avant tout, d'une constitution pontificale portant
reniement d'un des points qui entraient dans le programme
du concile du Vatican. Cet acte important de Tautorité du
saint-siége nous donnera ouverture à quelques détails
historiques et canoniques dignes de votre attention.
Si le saint-siége n'omet jamais de veiller à la conservation
de la pure doctrine, ainsi que nous en aurons de nouvelles
iter ingrcdientibQB lumen potîtis necefisarium est, ne ambigu» tî»
error occomt. Fer incrementa enim a minore ad majus adscenditur :
ut ei cui verbum Dei primum lucenia ait pedibus, id ipsiim verbum ei
fiât lumen semitie *. y>
Venun ut et nos, et alios curas nostrae concreditos, tum abscondite,
tom Tia publîca gradlentcs, plenissima supernae veritatis luce offandi
ooDtingat, neoesse est ut Paulo Timothcum admonenti obseqùamur :
€ Exerce, inquit» teipsum ad pietatem Nnm corporalis excrcitatio ad
€ modicum utilis est ; pietas autem ad omnia utîlis est, pi'omissionem
« habens vitœ quœ nunc est, et f utoras * . j>
Pisesto sint igitur omnes et singali juxta vigentcs régulas ad sacra
exercitia sjnodalemque consessum die décima quinta proximi Juliî
persolTendum advocati ; cantetur in Bolemnitate dominicali i)8. Apos^
tolorum hymnus Veni Creator ^ precationesque ac fervidae piorum
bjnaxesnon deficiant.
Pneter responsum Sacrse Congregationis super quinta nostra Rela-
tione diœcesana datum, synodaliter etiam publicabuntur aliqua Sanctœ
Sedis acta et décréta , inter quaa Coustitntio PU Papœ IX ^itper mca-
riit eapitularibuê neenon eUctia et nominatU ad scdes ejmcopales :
qna qnidem praecaventur in posterum graves difficnltates nec pauca
dissidia BcdeaisB noetrae Pictaviensi pneteritis temporibus pluries
exorta. Deoique, jam prope elapsis viginti quinque annis ex quo
nobis demandata fuit in vos cura episcopalis , in simplicitate cor-
dis mentem nostram aperire vobis Ucebit, monitaque et consilia
paterne anime dare de iis quae ad profectum vestrum exactiorem-
que discipUnam, favente jam diuturua experientia, interesse com-
perîmus.
Vas autem, charUsimi, *uperœdificantes vosmet ipios sanctUshna
re^rœfideiy in Spiritv saitcto orantes, vosmet ipsos in dileetione Dei
fereate, expectantes misericordiavb Dontini noétri Jesu Ckristi in
ritam aternam .
Datum Pictavis, in palatio Noetro episcopali, tnib signo sigîUoque
Kûstris ac aecretarii Kostri suscriptione . anno Domini millésime
octingentesimo septuagesimo quarto, die vero Junii septima, in solem-
nitate Corporis Christi.
UMd..B.5. -2.1figM)th., IV, 7, s.— 3. ittd., 20, 81.
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preuves daiis la suite de ces entretiens, il est tenu de pour-
voir on même temps au maintien de la discipline générale,
et s;>écialement de celle qui se lie aux principes et à i'eier-
cice de la juridiction et du gouvernement ecclésiastique.
C'est à cette fin qu'à la date du 5 des calendes de sep-
tembre (29 août) de Tan dernier, a été édictée la constitution
que nous allons promulguer synodalement *, de telle sorte
qu'elle fasse loi à jamais pour nos vénérables fi*ères du
chapitre cathédral, et que les graves embairas et les conflit.^
multiplii's qui se sont produits par le passé dans notre
Église de Poitiers, lui soient épargnés à l'avenir, selon qu il
est dit dans notre mandement d'indiction : sic(pie propca-
veatUur in posterum graves difficultates nec pauca dissuUa
Eccîesiœ nostrœ Pictaviensi prœteritis temporilms pluries
exm^ta.
La constitution Romanus Pontifex traite de deux points,
dont le second est connexe au premier.
II. Constitution apostolique concernant lesvtcaires capi-
TULAiRKs ET LES ÉvÊQUES NOMMiss. — La prcmitTc partie de
cette constitution prononce et décide, en confirmation de
l'enseignement constant des congrégations romaines, que les
chapitres cathédi^aux, en nommant un vicaire capitulaire
dans les huit jours qui suivent la vacance dusiége, Tinveslis-
sent de toute la juridiction épiscopale dont ils avaient éti'
saisis; qu'ils ne peuvent rien retenir de cette juridiction ; et
que le vicaire capitulaire doit rester en possession et en exer-
cice de sa charge jusqu'à l'installation régulière du nouvel
évéque.
Dans le di*oit ancien, legouvernement d'une église vacante
était déféré à Tévêque de l'église voisine ; et l'usage est
1 . Constitntio Pii Papes IX snper vicariis capitularibus nec non i
electia et nominatis ad sedes episcopales : Momannê pontifex, pro ^
viUMre Hbi divinitvg eollato^ v ial. septembr. MDCCCLXXIIL 1
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-129-^
demeura tel pendant longtemps entre les ^lises de Lyon et
d'Autun «.
Les chapitres, ayant été définitivement mis en possession
de ce droit, purent d'abord Texercer collectivement ou par
députatîon, et, dans ce dernier cas, avec réserve facultative
quant à rétendue et la durée des pouvoirs du délégué. De
graves abus en résultt*rent. L'Église aime l'unité de pouvoir,
et le gouvernement des assemblées répugne à l'esprit de sa
constitution. Le concile de Trente a donc fait un devoir aux
chapitres cathédraux d'instituer un vicaire capitulaire; s'ils
n'usent pas de ce droit dans la huitaine, il passe au métro-
politain, qui fait la nomination en leur lieu et place >.
En se soumettant à cette règle, les chapitres gardèrent la
prétention de pouvoir encore limiter le temps et la matière
de la juridiction, se réserver des droits de haute inspection,
adjoindre de nouveaux vicaires aux anciens, ou en créer de
nouveaux après avoir exigé la démission des précédents.
Ces prétentions étaient mal fondées. La jurisprudence des
congrégations romaines, ou plutôt la législation du saint-
siége, s'y montra constamment opposée. Le texte même du
concile de Trente ne s'y prêtait pas, ainsi que le remarque
Pie VII dans son bref au vicaire capitulaire de Florence.
€ Une fois élus, les vicaires ne sont pas justiciables du cha-
€ pitre, mais du futur évéque » : semel electos non capitula
obnoxios déclarât^ sed futuro episcopo ^. C'est à celui-ci qu'il
faudra rendre les comptes ; c'est par lui que la mauvaise
administration peut être mulctée de peines spirituelles et
pécuniaires ; la quittance donnée par le chapitre serait sans
vertu, parce qu'il n'est pas compétent pour cela *. A part
l'intervention de l'autorité apostolique, ce n'est que dans le
1. Bened. XTV, de Sjn. diœoes., L. II, c. ix, n. 1.
2. Qondh Trid., sesa. Z2jv,c. xvi de Belorm.
9. Spist. PU PP. yn ad vie. gen. FloreatixL 2 deoembr. 1810.
4. ConeU. Trid., loc. cit.
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- 130 -
cas de mort ou de légitime démission que le vicaire peut
être capitulairement remplacé par un autre.
L'autorité de la lettre de Pie VII au vicaire càpîtulaire de
Florence éclaircissait suffisamment tous ces points. Désor-
mais, par Tacte apostolique qui nous occupe, ils sont si
nettement tranchés, qu'il ne reste plus place à la contro-
verse.
III. Vous avez pu remarquer. Messieurs et chers Cîoopé-
rateurs, que, dans tout le texte de cette constitution, le
vicaire capitulaire est toujours désigné au singulier. Faut-il
en conclure que la pratique de nommer plusieurs vicaires
capitulaires est absolument interdite à partir de ce mo-
ment ? Telle n'est pas la pensée du législateur ; et le
schéma du concile du Vatican, auquel s'attache une autorité
d*autant plus grande qu'il a été discuté, amendé, puis
adopté dans une congrégation générale postérieure à la
session publique du dix-huit juillet, suppose que cet usage
aurait prévalu en certains lieux de manière à ne pouvoir pas
^•tre aboli tout d'un coup. En matière de discipline, Rome
ne s'est jamais montrée insensible à certaines nécessités
provenant des dispositions et des exigences du pouvoir
temporel. Dans les évêchés et archevêchés de France, l'État
admet respectivement deux ou trois vicaires généraux,
rétribués sur les fonds publics. Assurément, il n'est venu
à la pensée de personne que, de leur vivant, les premiers
pasteurs des diocèses, placés en face d'une administration
si étendue et si variée, dussent se priver de l'un ou de l'autre
de ces coopérateurs. Or, comme ceux-ci, d'après les règles
existantes, ne peuvent cumuler le titre vicarial avec aucun
autre bénéfice, leurs moyens d'existence ne se continuent
durant la vacance du siège qu'autant que le choix du
chapitre peut se porter sur eux. Prescrire une mesure radi--
cale qui priverait forcément de toute ressource des hommes
aussi haut placés dans la hiérarchie diocésaine^ est une
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- 131 -
eitrémiié peu conforme à l'esprit du régime ecclésiastique.
Je crois entendre d'ici le canoniste romain me répondre :
waoblijiatewn ttmto incommodo. Le concile d'ailleurs sug-
gère un moyen de rentrer dans la loi sans pousser les régies
à outrance. Tout en continuant au dehors les dénominations
passées en coutume et requises par les pratiques adminis-'
tratives et budgétaires, le chapitre peut, par une délibé-
ration particulière, subordonner et partager les attribu-
tions. Il en a été ainsi déjà en plusieurs endroits ; et la
législation même de Trente se prête à cette pombinaison,
quand elle parle du vicaire, de l'économe et de tous autres
officiers et ministres constitués parle chapitre pour le temps
de la Tacance '. C'est par des tempéraments de cette sorte
que le sens pratique de l'Ëglise lui permet de sauvegarder
des convenances légitimes et des positions acquises, en
attendant qu'un concert plus régulier s'établisse par des
stipulations organiques convenues entre elle et la puis-
sance séculière.
IV. La seconde partie de la constitution du vingt-huit
août regarde les sujets élus ou nommés aux sièges épis-
copaux.
Ç/a été, dès longtemps, un problème dont la solution était
cherchéee par les électeurs, et surtout par les gouvernants,
de pouvoir éluder l'autorité apostolique, et d'arriver, par des
moyens indirects et détournés, à se passer de l'institution pa-
pale. Les papes nes'ysontpointmépris.PieVn,danssalettre
au cardinal Maury, disait : Scilieet agitur de novo in Ecclesiam^
toque pessimo exempîo inducendo, propter quod civilis paiestas
eo paulatim perveniat, ut invacantium sedium administratUh-
nem camtituat quos sibi libuerit : quod cum ecclesiasticœ libertati
officie, tum intcUidis electionibus et echismati Ustam stemere
tiam nemo est qui non videat K
1. 8e8f. zxiv, c. XVI de Befonn.
3. Xpirt. Pii Pap» VU. ad eard* Joann. Maozy, 6 hot. ]tl%
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- 132 -
Un moyen commode était celui-ci. L'évêque étant une fois
nommé par le pouvoir civil, on demandera aux chanoines,
et, s*il le faut, on leur commandera en termes plus ou moins
adoucis, de lui conférer des pouvoirs capitulaîres. Alors
révêque nommé se trouvera mis en possession réelle de son
évêché. D'une part, le gouvernement lui en attribuera le
temporel ; de l'autre', en vertu de la délégation du chapitre,
et de l'effacement inévitable des précédents vicaires capitu-
laîres vis-à-vis de l'élu du pouvoir, celui-ci exercera la juri-
diction spirituelle à peu près sans partage. Resteront les pou-
voirs d'ordre : on s'en passera pour un temps, et l'on pour-
voira aux ordinations par des lettres dimissoriales. Et encore,
comme on pourra transférer sur les sièges les plus importants
des évêques déjà consacrés, rien ne sera plus en souffrance
dans ces diocèses. On se sera ainsi passé du pape, et l'on aura
eu raison des temporisations ou des refus de la cour romaine
en ce qui est de l'institution canonique.
Ainsi faisait Napoléon à partir de 1809. La cause du car-
dinal Maury est à cet égard une cause célèbre. On en trouve
tous les documents dans les pièces justificatives de la vie du
cardinal d'Astros *.
On objectait à Haury le canon du deuxième concile de
Lyon, inscrit au Corpus juriSy et fortifié par les trois consti-
tutions bien connues de Boniface VIII, de Jules II et d'A-
lexandre VIL II répondait par cette fin de non-recevoir fami-
lière aux gallicans, et dont ils ont tant usé et abusé, à savoir,
que ces canons n'étaient pas admis en France.
L'abbé d'Astros lui répliquait : c Eh quoi I ne serait-ce
pas renoncer aux plus simples notions du droit que d'oser
prétendre qu'une loi faite par un concile œcuménique tenu
en France^ auquel les évêques de France ont assisté ; loi
1. Vie da cardinal d'Astros parle P. Canssette, ch. z, et Pièces
)tlBtif.. lU-IZ.
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— 133 -
portée spécialement pour un siège épiscopal de France, celui
de Poitiers ; loi à laquelle aucun concile, ni œcuménique,
ni particulier, aucune autre loi, ni ecclésiastique ni civile,
n'a dérogé, dont aucun auteur français n'a jamais contesté
l'autorité ; ne serait-ce pas, dis-je, absurde de prétendre
qu'une pareille loi n'est pas reçue en France * ? »
Débouté d'un premier argument, le cardinal eût voulu
s'autoriser de ce qui eut lieu sous Henri IV avant son abju-
ration et son décret du premier mai 1596. Mais ce décret-là
même reconnut et rétracta l'abus de pouvoir auquel on
s'était porté durant les troubles du royaume ; et la corres-
pondance du cardinal d'Ossat nous apprend que cet habile
négociateur ne put obtenir de Rome la sanction et la
régularisation des actes des évéques nommés, et non sacrés,
qui avaient ainsi exercé la juridiction.
D'Henri lY, Tarchevêque nommé de la capitale se rejetait
sur Louis XIV et sur ce qui s'était pratiqué sous le règne
classique de ce gi-and roi. c Ce fait incontestable, disait-il,
me tient lieu de toute recherche'. » On lui répondait que les
abus et les envahissements qui ont eu lieu dans les jours de
discorde et d'irritation ne sauraient prévaloir contre la loi ;
que Rome fit entendre ses blâmes en plus d'une occasion ,
que si elle dut garder quelque temps un silence commandé
par les périls de la situation, elle savait d'ailleurs que les ad-
ministrations capitulaires usaient ordinairement de moyens
subsidiaires pour sauver les principes et tranquilliser les
consciences, ainsi que cela ressort des documents conservés
dans les évêchés, etc.
Mais vous comprenez. Messieurs, tout ce que de pareilles
situations avaient d'anormal et de dangereux, et combien
il importait, pour l'avenir, que la question fût nettement
1. Da poaToJr piétendn des sajets nommés anxéydchés, p. 42.
1 Mémoire dn cardinal Manry ponr sa justification, p. 24.
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- 134 -
et irrévocablement vidée. Les péripéties par lesquelles a
passé notre propre Église sont de nature à nous en faire
comprendre, plus qu'à d'autres, le besoin.
V. Il ne vous a pas échappé, Messieurs et chers Coopéra-
teurs, ce qui a été dit plus haut, que le décret oo canon du
dei^Lième concile de Lyon : Amritiœ cœcitas^ publié en 1273,
avait été porté spécialement au sujet d'un siège épiscopal de
France, celui de Poitiers. Ceci nous fait remonter jusqu'à
nos annales domestiques du treizième siècle.
En effet, l'évêque Hugues de Châteauroux étant mort
en 1271, le siège vaqua sept ans. Les chanoines, partagés
d'opinioô sur le choix du successeur, avaient élu, les uns le
doyen Raoul, les autres le chefcier Jean. L'élection ainsi
accomplie in discordiu donna matière à un procès en cour
de Rome, qui se termina par la démission obtenue^ sinon
exigée de l'un et de l'autre, et par la précieuse promotion
d'un fils de saint François, le bienheureux Gauthier de Bru-
ges, que le pape Nicolas III avait en très-grande et très-juste
estime. Mais, dès l'origine, l'un des deux élus du chapitre—
(est-ce le doyen ou le chefcier que la glose du Corpus juris dé-
signe sous le nom de T%tiu$ : plusieurs raisons- mlnclinent à
croire que c'est le second) — s'était fait investir de l'adminis-
tration du temporel en qualité d'économe et de procureur :
ce qui, joint à la part manifestement prépondérante qu'il
acquérait ainsi dans le gouvernement spirituel exercé alors
in solidum par le chapitre, constituait déjà une véritable in-
trusion. Interrogé sur le cas, le pontife romain se prononça
contre cette ingérence, et déclara qu'à elle seule elle faisait
perdre au sujet le bénéfice résultant de l'élection. Et oonume
le cas n'était malheureusement pas un cas unique, mais
tendait à se généraliser, le concile qui se tenait alors en fit
l'objet d'un de ses décrets ^
. A titre de doomnent hiatoiique se rapportant à notl^ Çfpliie, nom
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— 135 —
Malgré cela, notre Église ne fut point à l'abri de nouvelles
infractions à une règle si sage. Les trente-deux années
d'épiscopatde Geoffroy de Saint-Belin (de 1579 à 1611) avaient
préservé le siège de Poitiers des atteintes à la juridiction qui
signalèrent les premiers temps du règne d'Henri IV. Mais
après la mort de son neveu et successeur, Henri-Louis
Chasteigner de la Rocheposay, qui gouverna lui-même pen-
dant quarante ans (de 1611 à 1651), on vit se renouveler en
partie le fait condamné au treizième siècle. Le cardinal
Antoine Barberin, neveu du pape Urbain VIII, s'était réfugié
en France; et, comme il avait été cardinal protecteur et
patron du royaume, le roi Louis XIV, pour le dédommager
des rigueurs d'Innocent X, le nomma évêque de Poitiers
par brevet du seize août 1652. Mais ni ce pape, ni son succes-
seur Alexandre VU ne consentirent jamais à lui donner
l'institution canonique. Et quoique le monarque fût parvenu
à l'incorporer à la prélature ecclésiastique de son royaume
en riustituantde lui-même gi*and-aumônier deFrance, selon
le droit canoniquement dévolu aux rois de cette nation, la
qualité d'évêque de Poitiers dont Antoine Barberin porta
insérons ici le texte latin de la glose du Corput juris relative à la décr4-
taie AvariHa. Cette décretale, empruntée an deuxième concile de Ljgbl,
est inaérée in texto, Tit. VI, de Electione^ c 5.
Cabus. — Vacante Ecclesîa Pictaviensl, canonici illîns Ecclesias cen*
▼c&erant in unum tractaturi de electione fnturi prselati. Tractela
habite inter eo8, elegenmt quemdam Titium ; qui Titius, antequam
easet confirmatus, requisivit a Capitule, ut Capitulum ipsum consti-
tueret œeooomum vel procnzatorem ad administrandum bona episco-
patus.
Quaeritnr an sub ifito colore posset se ingerere administrationî ante
confinnationem ?
Bespondet Bom. Pont, quod non : alias ai se ingérât, perdit jus sibi
qussitnin ex electione ; ideo electus ante confinnationem nec directe,
Qec indirecte débet se ingerere administra tioni. Quod si fecerit, eli-
gentes. Tel Saperior poterit providere de alio : nam facta electione»
Eccleaia adhuc dicitux vacaie. Unde sicut matrimonium camale ini-
tiator per aponsaliaper yerba de futuro, perficitur scquente consensu
per rerba de prœsenti, et oonsummatur per carnalem copulam : sic
matrimonium spirituale initiatur per electionem^ perficitur per confir-
mationem, et oonsummatur per consecratioziem.
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- 136 -
le nom et les armes, Vexercice des droits sinon spirituels^ au
moins temporels, dont il fiit en jouissance jusqu'à sa pro-
motion régulière au siège archiépiscopal de Reims, ont
occupé une période de cinq ans grandement dommageable à
la religion en Poitou. La visite diocésaine, interrompue déjà
durant la seconde partie de Tépîscopat précédent, ne put
être reprise. Et malheureusement elle allait demeurer
presque toujours suspendue durant les vingt-trois années de
la carrière pastorale de Gilbert Palluau de Clérambault
(de 1657 à 1680), prélat d'ailleurs vertueux et dévoué aux
bonnes doctrines, mais à qui sa constitution maladive ne
permit pas d'opérer le bien qui était dans son cœur '.
Quelle responsabilité que celle qui pèse sur les pouvoirs
chargés de la désignation des premiers pasteurs dans des
conjonctures pareilles I Or, voici que recommence, dans la
dernière période de ce même siècle, une nouvelle et beau-
coup plus grave déviation des règles canoniques. HardouiD
Fortin de la Hoguette s'appliquait, depuis peu d'années, à ré-
parer les maux de notre Église, quand il est tout à coup trans-
féré par le l'oi sur le siège de Sens, dont il va prendre posses-
sion, et où il remplit les fonctions d'archevêque sous le cou-
vert d'un titre pseudo-canonique de vicaire capitulairt.
Puis François^Ignace de Baglion de Saillant, évêque de Tré-
guier, muni d'une nomination royale, vient à Poitiers, oii il
I. Une relation très-détaillée de Tétat des choses eoèléaiafltiqiies en
Poitou a été présentée au Roy en 1664 par Colbert de Groinj, frère dn
ministre de ce nom. Ce document a été publié en 18C5 ches Robachoa,
imprimeur à Fontenay-le- Comte, par Charles Dugast-Matifeox. L'esprit
dont celui-ci est animé se révèle par ses notes et pièces jastificatiTâs.
notamment par la reproduction intégrale d*un article ignoble sur la
relique de Charrouz, article qui n'est qu*an tissa de faussetés înTen-
tées par la conrtisanerie servile et intéressée de deux on trois fonction-
naires de l'Empire. M. Dugast-Matifeox, nous a-t-ondit, n'appartenait
point à ce camp politique ; mais quand Û s'agit d'insulter aux càos»
saintes et aux ministres de la religion , l'indépendance de certains
démocrates ne résiste pas à la tentation de faire chorai avec Im «mo-
ques et histrions de César.
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-137 -
exerce le ministère épiscopal au moyen des lettres de yicaire
général que lui a données Fortin de la Hoguette. Enfin, h
Tréguier, une autre créature du roi entre en possession du
gouvernement pastoral, comme grand vicaire de Tévêque
transféré à Poitiers^
Les jansénistes eux-mêmes trouvèrent que c'était un peu
fort. Il est intéressant d'entendre sur cet article le coryphée
du parti, Antoine Amauld. Ayant été consulté sur les moyens
de remédia aux désordres que produisait en France la Ion*
gue vacance des évéchés, occasionnée par la controverse sur
la régale et par la déclaration de 1682, il fait observer
d'abord que le mal s'est aggravé, c parce que, au lieu de se
contenter de nommer aux églises vacantes par mort, on a
fait des translations doublées et triplées qu'on a ingénieuse-
ment nommées des cascades... Ainsi M. de la Hoguette s'est
allé transplantera Sens, avec un ordre du roi qui oblige le
chapitre de le nommer son grand vicaire ; M. de Saillans ,
évêque de Tréguier, est allé à Poitiers pour gouverner cette
église, en qualité de grand vicaire de M. de la Hoguette ; et
M. Tabbé ***est allé pour prendre soin de l'église de Tréguier,
comme grand vicaire de H. de Saillans. On ne voit pas bien
par quelles règles de conscience cela s'est pu faire. Car est-ce
Dieu parlant à son Église, qui a dispensé M. de la Hoguette
du soin des âmes de Poitiers, pour le charger du soin de
celles de Sens, dont la conduite appartient au chapitre
pendant la vacance ? Est-ce de même par un ordre de Dieu
que M. .de Saillans a laissé ses brebis de Tréguier, dont Dieu
loi demandera compte, pour aller à Poitiers, être sous-pasteur
d'an pasteur qui a abandonné les siennes? ^ >
Cet état de choses dura huit ans, les bulles d'Ignace de
Baglion de Saillant, nommé en 1686, ne lui ayant été déli-
vrées qu'en 1694. Tout en rendant justice au zèle constant
1. (EQTzes d*Ant. Arnanld, T. iXZXVlI, p. 682.
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- 138 -
dont ce prélat fut animé, on ne peut nier que cette situa-
tion , douloureuse sans doute pour lui, ne fût très^préju-
diciable par elle-même.
VI. Et néanmoins elle devait se reproduire chez nous, pour
la quatrième fois, dans les commencements du dix-neuvième
siècle. Dominique de Pradt ayant été transféré au si^e de
Malines le vingt-sept mars 1809, dans le dernier consistoire
tenu par Pie VII avant sa captivité, un vieillard d'ailleurs
vénérable, mais dont les facultés, la mémoire surtout, étaient
grandement affaiblies. Sylvestre de Bragouse de Saint-Sau-
veur, fut aussitôt appelé au siège de Poitiers par décret im-
périal. C'était alors la volonté formelle du monarque que
les évêques nommés prissent immédiatement, au nom
des chapitres, le gouvernement des diocèses, et que Ic^s
autres vicaires capitulaires consentissent à s'effacer devant
l'administrateur ainsi introduit par Sa Majesté l'Empereur et
Roi. Plusieurs pages de la vie, déjà citée, du cardinal d' Astres
sont très-instructives sur ce point*. Le chapitre cathédral de
Poitiers crut aller au devant du péril en Ubellant prudemment
au futur évêque des lettres de vicaire capitulaire dans la même
séance où il désignait ses autres élus *. Par là, en effet, il
prévenait l'irrégularité qui consiste à faire usage après coup
d'une juridiction canoniquement épuisée dan: î?on premier
acte. Quanta la prohibition de comprendre l'éve-fue nommé
parmi les vicaires capitulaires, l'usage avait tellement pré-
I valu qu'on ne concevait gutre de scrupules à ce sujet. Il
s'en produisit cependant de diverses parts dans le diocèse,
et les membres de l'administration y firent réponse par
d'assez mauvaises raisons. « Il vient, disent-ils dans leur
1. Voir les chapitres x et xi, et les pièces justificatives qui j corres-
pondent.
2. Lettre des vicaires capitulaires du 8 octobre 1810, explicati?e de
la séance capitulaire du 27 avril 1809, et * la lettre pastorale da
90 du même moia.
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— 139 —
lettre collective, il vient, oomme grand vicaire, ex0tcet les
pouvoirs que le chapitre lui a délégués, en attendant son
institution canonique. Ces pouvoirs, vous le voyez. Messieurs,
ne peuvent être plus incontestables. Nous vous en donnons
connaissance afin que vous puissiez dissiper les nuages dont
la malveillance et l'esprit de division chercheraient à couvrir
les principes et la mission de ce futur prélat. Opposons, dit
le célèbre Bossuet, à ces esprits légers gui se glorifient dans
leurs routes nouvelles et écartées, qui pour toute autorité ont
leur hardiesse, et pour toute science, leurs décisions précipitées,
la pierre sur laquelle nous sommes fondés, et l'autorité de nos
traditions, et Fantiquité qui nous réunit *. > Sous ces grands
mots et ce ton d'assurance, perce Tembarras mal déguisé
d'avoirà défendre une cause mauvaise. La meilleure çxcuse,
c'est que, les temps étant fort difficiles^ et l'administration
capitulaîre étant résolue et se montrant très-attentive à
cou\Tir de sa légitime autorité chacun des actes en apparence
personnels de Tévêque nommé, elle pouvait se rendre le
témoignage d'avoir consciencieusement cherché à combiner
les règles ordinaires de la discipline avec les ménagements
suggérés par les règles de la prudence dans ces occasions
exceptionnellement graves et périlleuses.
Il est curieux d'ailleurs de suivre les gradations et les
alternatives de la prépotence de l'évêque nommé, placé
qu'il était entre la pression de la volonté impériale d'une
part, et l'exigence des réclamations diocésaines de l'autre.
Tout d'abord, il signe simplement comme le premier d'entre
les vicaires capitulaires ; et les lettres et mandements sont
publiés au nom de c Messieurs les vicaires généraux adminis-
trateurs du diocèse de Poitiers, le siège épiscopal vacant » '.
Bientôt après, il n'est plus question, dans l'en-tête, que de
1. Lettre des ricaiies capitalaires, du 8 octobre 1810.
). Lettre du 24 octobre 1810 ; Mandement du 19 novembre 1830.
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— 140 —
i M. de Saint-Sauveur, nommé àTévôché de Poitiers, vicaire
général et administrateur capitulaire, le siège épiscopa]
vacant >, et son nom seul figure dans la signature ^. Mai^
voici que l'empereur, au comble de la fortune et de la gloire,
devient plus impératif à l'endroit des titres et pouvoirs de
ceux qu'il a investis. De là, pour le Mandement en actions dt
grâces de Vheureuse Délivrance de sa Majesté l* Impératrice et
de la Naissance de l'Héritier présomptif de la Couronne ife ce
vaste Empire^ le début solennel des mandements proprement
épiscopaux, avec salut et bénédiction en Notre-Seigneur
Jésu&-Christ*. Pour lecoup, la bénédiction parut de trop, et
ne fut pas acceptée. La qualité môme d!évéque nomme ^, ac-
ceptable dans la courtoisie du langage commun, ne sembla
point Têtre dans la suscription solennelle et officielle du
Mandement *. Malgré les lettres closes de Sa Majesté, cons-
tamment adre^ées à « Monsieur TÉ vôque de Poitiers », le
futur évêque ne s'intitula plus que c nommé à l'évêché de
Poitiers par S. M. l'Empereur et Roi, etc.^ » ; jusqu'à ce qae,
la Restauration venue, il recommence à poser modestement
son nom avant celui de ses collègues au bas du c Mandement
de MM. les vicaires généraux administrateurs, gui ordonne
de faire des prières solennelles en action de grâces du retour de
sa Majesté Louis XYIll, roi de France et de Navarre, dans la
capitale de son royawne ^ ». Puis, à partir de ce moment, les
auti'es se passèrent de lui, et cessèrent d'en faire mentioD
jusqu'à la prise de possession de Mgr Jean-Baptiste de Bouille,
préconisé en remplacement de Dominique de Pradt, dont
les pouvoirs avaient expiré en 1809.
1. Lettres du 6, du 15 et du 16 février et du 27 avril 1811 .
2. Mandement du 18 mai 1811.
8. Lettres du 1» et du 23 décembre 1811, du 14 mars, 3 avril, 2 et
81 mai 1812.
4. Mandement du 5 octobre 1812.
6. Mandement du 12 octobre 1812, et 8IÛT.
Ç. Mandement du 20 mai 1814
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« I4i -
Ainsi se termina chez nous une entreprise du pouvoir
5^ulier que la papauté avait condamnée et flétrie dès Tori*
çiae, en signalant le but auquel elle tendait : qmniam
idversus sanctisHmas Ecclesiœ leges attentaretury et mani-
(este tenderet ad legitimœ missionis principia obscuranda ac
iestruenda, tUquead auctoritatemapostolicœSedis spemendam
^^ annihikmdnm ^.
Yll. D fallait couper court à de nouvelles tentatives de ce
irenre. Et, comme le cas est flagrant en Prusse, en Suisse, et
ailleurs, où les gouvernements mettent les chapitres en de-
meure de se porter à des actes anticanoniques, le pontife
romain a dirimé la question pour toujours par la bulle
apo^stolique du 28 août 1873, entièrement conforme à
la constitution projetée du concile du Vatican '.
On nous a demandé quelle peut être la pensée du législa--
leur, quand il parle à la fois des sujets c élus » ou c nom-
< mes 1 aux sièges épiscopaux, soumettant désormais les
uns et les autres à la même règle.
D est vrai, dans la discipline présente de nos Églises,
nous ne connaissons d' évoques élus que les évêques préco-
nisés. Il n'en a pas été ainsi toujours, et il n'en est pas en-
core de même partout. Par exemple, quand le choix de Té-
^^'que appartenait canoniquement aux chapitres, il y avait
alors c élection » dans le vrai sens du mot, et l'élu n'avait
à attendre que la • confirmation t, soit du métropolitain,
soit du pape, selon la discipline des temps et des lieux. Au
contraire, là où les concordats ont été faits en faveur des
princes, le droit de c nomination », qui leur est dévolu par
1. Bref de Pie IX au ncaixe capit. de Florence, 2 décembre 1810.
2. Atoc cette différence que le saint- père n*a pas jngé à propos de
tnacher explicitement dans sa bnUe le cas du vicaire capitulaire qni,
éarant Texercice de sa charge, serait lui-même nommé par le pouvoir
âTil au siège épiscopal vacant : le schéma prescrivait, dans ce cas, la
•iéniiffiion da vicaire capitulaire asquèl, supposé unique, le chapitre
derait en substituer un autre.
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le pontîte romain, n'a point la valeur ni ïes prérogatives
de l'élection ecclésiastique. C'est pourquoi l'institution pa-
pale consiste alors, non pas à confirmer, mais à élire et pré-
coniser le candidat. Sans doute celui-ci n'a pas absolument
à se défendre de certaines marques usitées de distinction et
d'honneur, surtout lorsque la marche de ses informations
canoniques, et la parole même du saint-père, établissent
qu'il est officieusement agréé de l'Église. Mais, dans la pen-
sée et la Tolonté du suprême hiérarque, de qui découle
toute juridiction, la désignation princière n'a jamais eu le
caractère et les effets canoniques de l'élection, c Ce que sont
au mariage charnel les fiançailles per verba de futurOy l'élec.
tion Test au mariage spirituel », nous dit la glose dont nous
avons cité le texte ^. Cette première inchoation de l'évê-
que manquant, il n'est vraiment point permis de qualifier
la portée de la désignation du pouvoir séculier comme l'a
fait un homme d'État accoutumé à se mieux renseigner
et à parler plus exactement des choses K
1. Voir pins haut ce texte de la glose, au bas de la page 134.
3. Dans la séance du 22 juiUet 1871, M. Thiers, président de la Répu-
blique, s'est exprimé ainsi : <r Le concordat a établi que, lorsqu'il y a
des prélats à nommer, le souverain territorial, quel qu'il soit, depuis le
souTerain dynastique et héréditaire jusqu'au dépositaire passager de la
souveraineté, a le droit de désigner les citoyens français qui joignent
aux vertus de Thonnête homme et aux vertus du prêtre les qualités de
l'administrateur religieux. Le gouvernement ne présente pas , a est
utile que je le dise aujourd'hui, — le gouvernement ne présente pas, il
nomme les évêques et les archevêques. Mais, d'après le traité qui nous
oblige, lorsque nous avons fait le choix de ce bon citoyen, de l'habile
adimmstrateur, du bon prêtre, l'Eglise prononce et déclare que le
candidat que nous avons nommé, que nous avons fait évêque, réunit
les qualités d'orthodoxie, les vertus chrétiennes que l'Église seule i»eut
^mettre dans son vaste gouvernement d. (Journal officiel du 23 juillet
1871, p. 2179.) — Que la présentation ou la nomination ne soient dms,
dans le cas, des termes strictement équivalents, et que, nonobstant le
texte du concoordat ancien auquel le concordat nouveau fait appel le
saint-si^ après avoir employé la formule : nom4>natum seu jrrœsenta-
tym npùit, consente à omettre le second de ces mots , il ne s'en suivra
jamais que Pacte du pouvoir sécuHer ait t fait évoque i le candidat
aesigoé*
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— 143 —
Or, parce que l'élection contenait un germe qui n'existe pas
dans la nomination, le droit ancien avait pu conférer excep-
tionnellement à la première, en certains cas, ce qu'il n'a pas
entendu octroyer à la seconde. Par exemple, en ce qui con-
cerne les Églises lointaines dont les élus devaient être confir-
més par les papes*, ceux-ci leur avaient accordé, moyennant
certaines conditions et certaines réserves, la faculté d'exer-
cer f dispensativement >, à cause des nécessités et des uti-
lités des Églises, l'administration spirituelle et temporelle *,
sauf à obtenir au plus tôt la confirmation, sans laquelle le
mariage spirituel n'est pas parfait, et enfin la consécration,
par laquelle il est consommé 3.
Cette disposition avait-elle été absolument et universelle
ment abrogée par le décret du second concile de Lyon ? Les
canonistes ont été partagés sur ce point. Mais ce qui est in-
dubitable, c'est que désormais les « élus » des chapitres, en
quelque pays que ce soit,* sont soumis à cet égard à la même
prohibition que les t nommés » du pouvoir séculier. Et, de
fait, la promptitude et la facilité des relations avec Rome ne
tomporteraient pas, dans la discipline actuelle, le maintien
lie cette exception *.
Le chef de l'Église ajoute qu'il a la confiance que les di-
smités et chanoines des églises cathédrales vacantes, ou au-
tres administrateurs légitimes de ces églises, exécuteront
pleinement les prescriptions apostoliques ; et, dans le cas
contraire, les plus graves peines sont portées contre les
1. Partout où la confirmation appartenait an métropolitain, celm-ci
irétant jamais à grande distance, Texception n'existait pas.
2. Intérim ralde remoti, yidelicet nitra Italiam constitnti, si electi
luerint in concordia, dispensative propter nécessitâtes et ntilitatee
eoclesiamm, in spiritualibus et temporalibus administrent : sic tamen
ut de rébus ecclesiastîcis nihU penitus aliènent, etc. Gonc. Loter. lY
can. XXVI. — Décret. Gregor., L. I, t. VI, c 44.
3. Text. gloss», nt snpra.
4. Constit. Romanm Pontifex, etc., 28 aagosti. 1673.
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-144-
électeuts récalcitrants, en mémo temps que contre les élus
qui se prévaudraient d'un tel acte : ces derniers étant en
outre déchus, par cela même, du bénéfice acquis à la nomi-
nation ou présentation, avec suspense de rexercice des
fonctions pontificales et interdiction même de rentrée de
l'église, «'il s'agit de sujets déjà revêtus du caractère épis-
copal *.
Encore une fois, la cause est jugée à jamais.
YIII. Lettres apostoliques au sujet de l'invention des
CORPS DES SAINTS AMBROISE , GERVAIS ET PROTAIS. — Dd SC-
Gond acte du saint-siége a été adressé en ces derniers temps
à répiscopat catholique. Le début de ces lettres apostoli-
ques est plein de grandeur et de solennité. • Le Dieu tout-
c puissant, qui d'une extrémité du monde à l'autre atteint
c tout avec force et dispose tout avec douceur, a donné
c dans la personne des saints , à son Église, l'épouse îm-
c maculée de son Fils unique, achetée au prix de son sang,
t fondée sur le roc de la confession apostolique, un appui,
• un rempart contre la malice grandissante du siècle et
• contre la puissance des ténti)res : si bien qu'après l'avoir,
• durant leur vie mortelle, glorifiée par leurs souffrances
€ et fécondée par leurs exemples et leurs enseignements,
<f du haut de la céleste patrie où ils sont entrés, ceux-ci
« peuvent encore l'illustrer de leurs palmes glorieuses, et
« la protéger à jamais de leur secours. Ce miséricordieux
• dessein de la bonté divine se révéla particulièrement aux
« époques de persécutions violentes soulevées contre le
• peuple chrétien et toute l'Église catholique. Plusieurs
• corps de saints, longtemps ignorés, furent alors décou-
t verts ; afin qu'à leur aspect les cœurs abattus des fidèles
€ se relevassent pleins du désir d'implorer leur assistance
« et de suivre leurs traces ; afin aussi que l'on eût comme
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T 145 •.
f une annonce d'un prochain triomphe sur l'ennemi du
< genre humain. Que les choses se soient ainsi passées ja*
fl dis, c'est ce que prouvent jusqu'à l'évidence les actes de
« l'invention des corps de plusieurs saints qui reposaient
€ dans le Christ. De notre temps, où le mal abonde, où se
« refroidit la charité de tant d'âmes^ nous avons la con-
c fiance que la découverte des saintes reliques d'Ambroise^
€ évêque de Milan et docteur de l'Église, ainsi que des
c bienheureux martyrs Gervais et Protais, n'aura pas de
« moindres conséquences. »
Je ne m'étendrai point, Messieurs et chers Coopérateurs,
sur l'opportunité de l'événement qui est venu mettre ainsi
en relief la personnalité, la doctrine et le rôle de saint Ara-
broise. C'est principalement par lui, en effet, que le chris-
tianisme, devenu libre sous Constantin, a posé le principe
et introduit dans l'empire romain l'application de son ca*
ractère social et public. La lecture faite au réfectoire, pen-
dant les exercices de cette retraite * , me dispense d'entrer moi-
même aujourd'hui dans cette thèse, qui, par suite des néga-
tions et des erreurs contemporaines, est devenue la thèse
doctrinale de l'Église au dix-neuvième siècle. Ainsi que vous
avez pu en juger déjà , il y a beaucoup à gagner, pour l'esprit
comme pour le cœur, et pour la saine appréciation des temps
et des besoins présents, dans cette histoire de saint Ambroise,
écrite avec un rare talent. Elle nous offire des réfutations et
des réponses qu'on dirait dictées d'hier à des objections et
des théories qui se croient modernes, et qui sont renouve-
lées du quatrième siècle. Plus d'une fois, pendant cette leo^
tore publique, vos marques de sympathie se sont jointes à la
voix intelligente du lecteur pour relever et souligner des
passages empreints d'une actualité frappante.
l, B3stoire de saint Ambrofse, par M. Tabbé Bannaid, chanoine
hononixe d'Orléans^ docteur en théologie et doctear es lettres.
f. vui. 4e
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^ 146 ^
Eh bien! ouiy.rauteur a raison de le dire an début et
dans la conclusion de son œuvre : c Ambroise fut donné
au quatrième siècle pour rétablissement du règne public de
Jésus-€hrist... Il fallait introniser TÉglise dans la société,
lui conquérir sa part légitime d'action dans la protection
des peuples ; infuser son esprit dans la législation^ mettre
-son influence dans les affaires publiques, et, au besoin,
opposer aux excès du césarisme le frein d'une loi de justice
on d'expiation; enfin, par ce moyen, transformer l'empire
païen en monarchie catholique, en faisant de César le mi-
nistre de Dieu et le soldat du Christ, avec la croix pour
sceptre et l'Évangile pour code » ^
fl Les grands hommes sont ceux qui font avancer les af-
&ires de la vérité et de la charité ; il n'y a même que ceux-
là de véritablement grands. C'est dans ce sens qu'Âm-
broise mérite éminanment le nom de Père de l'Ëglise ; car
il a réellement engendré dans le Christ une génération
nouvelle, une famille, une Église. L'Église dont il est le
p^e, c'est l'Église puissamment et fortement constituée,
qui , seule vivante au milieu de la dissolution générale de
l'empire, allait conquérir et discipliner les barbares ; c*est
rÊglise du moyen âge avec son droit chrétien, sa préroga-
tive publique du sacerdoce, son influence législative, ses
instiiutions religieuses, sa tutelle du pauvre et du peuple
opprimé, ses œuvres de cliarité, ses libertés surtout, liberté
de conscience pour le service de Dieu, liberté de remon-
trance et de résistance aux pouvoirs oppresseurs, liberté
d'apostolat et de dilatation. Il y a en germe, dans la vie et
«laits \esi œuvres d'Ambroise, toute la constitution de cette
chrétienté nouvelle, tout le code qui régira plus tard cette
terre promise, que le législateur ne put saluer que de loin
avant de fermer les yeux. Quand on est le premier d*une
L Hist de saint Amlirol«^ l" édit.,lntzodtict, p. vi ivr Xi
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- 147 -
chose, dit un grand ëcriyain, on lui donne Fimpulsion, et
elle va sous ce premirr coup. Ambroise fut certainement
an de ces hommes premiers : tout un monde procède de
luifi.
IX. On nous dit, il est vrai, i qu'en appuyant Tempire
sur rÉglise et en pensant les fortifier à jamais l'un par
l'autre, Ambroise cédait à une pieuse illusion ;.. qu'à aucune
époque l'alliance rêvée par Ambroise n*eùt été ni durable,
ni sincère, ni efiicace;... que dans tous les cas, à Theure
où parlait saint Ambroise, le temps d'une telle alliance ,
s'il avait jamais existé, était passé pour jamais* t. On signale
dans les discours de Tancien préfet de Milan, devenu évéquo
de celte même ville, c des arguments qui prenaient nais-
sance tout naturellement dans un cerveau dont la politique
avait fiiit don à TËglise^ ». Enfin, comme résumé et
conclusion d'un long et remarquable travail sur FËglise et
l'Empire au iv« siècle, et d'un volume à peu près entier sur le
nMe d' Ambroise, on croit pouvoir donner le dernier mot en
dif^ ut que, dans l'avenir, c on ne verra plus l'Ëglise chargée
d'administrer, déjuger, presque de nourrir les peuples;...
que les nations nées chrétiennes n'éprouvent plus la
besoin qu'on les délivre ainsi d'elles-mêmes, et que les sucs
généreux d<mt leur enfance a été nourrie les préseirvent
des défoillances auxquelles la corruption puenne laissait
ses tristes élèves en proie ». On poursuit la tirade, et l'on
ajoute emphatiquement : c Un état social a pria naissance,
mêlé de grandeurs et de dangers, plus sain que celui de
Rome antique, plus viril que celui de l'Europe féodale ;
oii les hommes, loin de s'abandonner comme des esclaves
à des maîtres, ou de se laisser guider par des pasteurs
1. ihid,, L. IX, o. n, p. 606, soi.
2. L'Église et TEmpire «a iv« «tole, P«p M. i. da Broglie, T. iv,
p.422. 434. — 3. IbiiL, p. 29.
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- 148-
comme des troupeaux^ veulent être consultés sur leurs inté-
rêts et éclairés sur leurs croyances. Des générations qui se
piquent d'être émancipées, se sont fait des institutions qui
leur ressemblent, où tout pouvoir est limité, oii ropinion
seule est souveraine, oii elles se sont surtout montrées
jalouses d'assurer contre toute atteinte leur liberté morale.
On ne voit pas pourquoi de telles institutions excluraient de
leur sein' la force désarmée de TËglise qui, par sa fière
attitude devant les puissances matérielles, leur a inspiré
tout ce qu'il y a de légitime dans leurs principes, et par le
frein qu'elle sait faire accepter aux consciences, peut seule
en prévenir les excès ^. »
C'est ainsi. Messieurs, que sous la plume brillante de
l'écrivain catholique libéral, le tableau d'ailleurs splendide
de répiscopat et de la mission de saint Ambroise aboutit
au panégyrique des principes et des systèmes les moins
conciliables avec la doctrine dont le saint évêque a été le
plus éminent promoteur. Toute réfutation de ces banalités
révolutionnaires est aujourd'hui superflue. Elle est péi^mp-
toirement fournie par plusieurs chapitres du livre qui
vous est lu ; elle s'appuie sur les enseignements et les con-
damnations multiples de l'épiscppat et du saint-siége; enfin j
elle se confirme chaque jour par les résultats de l'avéne- 1
ment au pouvoir et de la mise en œuvre des théories et |
des procédés des hommes de cette école. Ils 8(mt en train {
de nous montrer dans quelle mesure les nations nourries |
d'abord des sucs généreux du christianisme, sont présentes
des défaillances de la corruption païenne, après que les
générations qui se piquent d'être émancii^ées, se sont fait
des institutions à leur image et oii l'opinion seule est sou-
veraine. Pour nous. Messieurs, et pour tous ceux qui gar-
dent la prétention d'être éclairés sur leurs croyances, tout
1. Ibid,, Bésamé et oouclaBion, p, 627, 628.
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- 149 —
en se laissant guider comme des brebis par leurs pasteurs,
c'est chose stupéfiante, mais grandement instructive, de
constater à quel niveau de stérilité pratique sont con-
damnés à descendre les chrétiens soi-disant politiques qui
ont arboré les idées modernes. Et ce n'est pas sans une
douleur vraie et profonde que nous voyons des travaux
historiques et littéraires, qui ont par eux-mêmes une valeur
très-réelle, mêlés de tant d'erreurs et de faux jugements,
qu'on n'en peut conseiller la lecture à quiconque n'a pas
été prévenu contre l'entraînement du style et de la forme
par une instruction forte et solide.
Tenant au côté pratique du document pontifical porté i
votre connaissance, nous réglons, par notre décret synodal,
ce qui devra être fait dans les diverses églises de notre
diocèse, placées sous le vocable de saint Ambroise ou sous
celui des saints martyrs Gervais et Protais, en vue de profi-
ter des faveurs spirituelles accordées par le saint-père.
X. Publication d'un décret relatif a la fête de
SAUfT BONiFACE, APOTRE DE l'allemagne. — Il ost arrivé
plus d'une fois que le saint-siége a pris occasion des cif^
constances qui se produisaient au sein des diverses nations
de la chrétienté, pour introduire au calendrier général de
l'Église des fêtes dont l'office jusque-là n'avait pas été
d'une obligation universelle. C'est ce qui vient d'être fait
pour saint Boniface, archevêque et martyr, apôtre de la
Germanie. A la demande des évêques d'Allemagne et d'An-
gleterre, l'office et la messe de ce saint avaient été déjà
accordés aux églises de ces deux nations. Sur des demandes
nouvelles, et comme témoignage des sympathies du monde
chrétien envers l'épiscopat et les fidèles de l'empire alle-
mand, soumis à de si terribles épreuves, Pie IX, par un
décret Urbis et Orbii du onze juin dernier, a étendu désormais
cette obligation à toute l'Église : ut sancH Bonifacii propir-
tiam imploraret opem Germaniœ episcopis strenue pro Eccle*
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^ iSO-
iiœ catholicœ causa dimicantibus^ nec non fidelibus eomm
curœ commissis^ad fidem sincère retinendam quam a Boni facto
acceperunt. La liturgie se met ainsi en rapport avec la
marche des temps, et la piété chrétienne intervient clans
les luttes contemporaines par Tarme puissante de la
prière publique et officielle de l'Église *.
1 . Decbbtum 8TK0DALE. — Prœfaabitis consultationibna et dèlibe-
rationibuB cum clero sjnodaliter congrcgato,
Sequentia statuimus et ordinamus :
lo Constitutio Siii. Domini nostri Pli Papœ Noni super vicariis capi-
ijalaribns, necnon electis et nominatis ad sedes episcopales Tacantee,
data die zzyiii aagasti anni proxime elapsi, et incipiens : Bomannt
Pontifôx pro muncre Hbi divinitus eoUaU , publicata et promolgata
legemque inyiolabilem inducens exinde declaratur.
Quapropter sciant omnes et singuli ad quos pertinet, specialiterqne
Tenerabiles fratres nostri canonici ecclesiœ Cathedralis. Utam wrdine^
riam jvriêdictionem quœ vaona tcde epitcopali ad oapUulttm vénérai^
ad ri4:ariwn ab ipêo rite eongtUutum amninotrannre; nec uUam htjus
jurUdietûmU partûM poue capUulvm MiH reêervare, neque pottte ad
eerixim et d^finUvm tcmpus vicarium cùnstitvere , mvUoqve minut
Têmeverej $ed eum in o/ficio permancre qvonsque novus epUcopui lUterai
apoitoUcaê de collato sibi epUcopatu débite exkibuerit.
Sciant pariter ea çtta a Oregoric papa decimoin conoUi4> lAtgdunensi
êeewndo de eleetit a eapUnlii conttUvta etint^ eomprehendere etiam
nominaiot et prœsentatos a supremit pttblicantm rerwn moderatoribné
quiycx sanctœ sedit concessione teu privilegioy jure gavdent naminandi
âtprafêewtandiad iedr* r/ntoepaleê in euie respeetivis dUi&nibns voea*^
tes; abolitnm idcirco^ ctuisatnjn et annulatum ytumj seu patine abusum
in quibvidam regniê seu regionibus pnesertim longinquis inveetum^ gue
eapitulnm eceUsiœ cathedralis vacantis, obsequens iwoitationi seu «a»-
dato,^ licet verbis deprecatoriis concepto, supremœ oicilis potestetis,
concedere et tra/nxferre prœswmit^ ac de facto concedit et transfert i%
nominatum seu prœseniatum ad eamdemeoolesiamilliuseuramtregvnen
et adminietrationem, eamgue nominatus et prœsentatns sub nomine
pravisionis, viearii generalis aliove nomine gerendam susoipit ante
exhibttionem lUterarum aposfolieamin de more faoiendam , remoto
proinde vicario eapitulari gui exjuris dispositione toto tempère vaca-
tionis ecelesia eam administrare débet; et si mcarius capituîaris in-
terea deeesserit, aut sponte sue muneri renuntiaverU^ avt ex alia
causa offUHum ipsum légitima vaeaverit, eapitulnm nunquam in m-
vum vioarium aut administratorem eligere passe electum avt nomina-
tum seu prasentatum ad dietam eeclesiam vacantem. Contia facientes
pœnÎB ac censuris sese esse perculsosi suoque jure acquisito dejectoe et
interdictos non ignorent,
t> PablioamoB etiam litteras apoetolicas aeptimo idos naperi decem-
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— I5« —
Notre décret synodal mentionne également un décret de
la congrégation des Indulgences , Urbis et Orbis , publié
en date du huit mai de l'année pi*écédente, par lequel des
bris datas, et incipientea : Qui attingit a fine adfinem, quibus, occa-
siooe ixiTentionis sacrosanctaram ezariarain beati Ambiosii Mediola-
ncnsis episcopî et Eccled» doctoris, necnon beatorum inartymm Ger-
Tasii et Protasîi, pontifex romanus, vt anspieatUsimum efvtmodi
etentuM atujfliori devatione et (gratta Chrûtifidcleê célèbrent^ atone ee
xalidioret apiid Denmjfro Eecletiar, pro vnivcraa chrlrtianarcpvbliea
tanctv» AinbroHvit atque inclyti martyret intereeuores existant çuo
ferttntiarc ohscquio eoe eentiyerit honorari^,» plenariam omnium pec-
catonim indiilgcntiam et remissîonera, animabus defunctorum appU-
candam, omnibus et singulis fidelibus concedit qui conditiones indictas
impleverint.
Ôuocirca mandamus pisefatam indulgentiam lucrandam foie ab iis
omnibus qui, in ecclesiis nostr» diœcesis ttim sancto Ambrosio, tum
sanctis Gervasio et Protasio dicatis, vere pœnitentes et sacro c'hristi
corpore refccti, oraverint pro Ecclesiœ necessitatibus ejusquc ezalta-
lionc, sive ipsamet die festivitatis sancti Ambrosii, septima nempe
proximi mensis decembris, sive dominica immédiate sequente.
3» Dcvotionem erga sacratissimum Cor Domini Nostri Jesu Christi
omnimode fovcrc et excitare cupientes, pnblicamus quoque decietum
Drbis et Orbis die octava maii anno prozime lapso datum, qno indul-
gcutiae, tum plenarisB, tum partiales, animabus defunctorum appli-
candae, apostolica anctoritate conoeduntur nnirersis Christifiddibua
qui precibus, sive publiée sive private, dorante mense Junio, singulis
diebus in honorem sacratissimi Ck)rdis Jesu corde saltem oontrito va-
carcrint
4» Ut ad praxim add«catnr alternm decretnm UrtÛB et Orbis, die
nndecima junii mox elapsi prolatum, quo festum sancti Bonifaeii,
episoopi et martjris, nec non Germaniss apostoli, per totam Kcclesiam
in postcrum die quinta junii sub ritu duplici oelebrari débet, mand^
mas missam et offlcium de sancto illo pontifice et martyre singulis
annispnefato die recitanda fore, ideoque simplioem oommemorationem
jam nuno suo proprio die faciendam esse de sancto Porcbario abbat€,
qni officio semiduplici ad libitum potiebatur.
&> Actis quoque prsesentis bujusoe synodi annexam esse volumus
responsionem qua sacra Oongiegatio Tridentinaram legnm interpres,
varia capita qnintœ nostr» Belationis de statu EcclesiaB Piotavienais
smgulatim expendens, sua nobis bortamenta et incltamenta largitur.
&^ Denique observandas esse piœdpimus régulas, sjnodaliter deli-.
beiatasy circa rem alimentarikm inter parocbos et eorum vicarioe^ item
et drca débita respectu seminarii contracta.
Datum Pictavis, in sessione qublica dedm» non» nostna ajnodi dios-
eesansB, in ecclesia majorîs nostri seminarii, die décima quinta julii, anno
Domini millftrimo octingenteaimo septuagesimo quarto, in sexto seculati
vmivenuio oMtiia «uiofci Bonftfentîii», eiuMopi et Boolenw 0ootori«.
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— 15Î —
grftces spirituelles sont concédées à perpétuité aux fidèles
qui sanctifient le mois de juin par des pratiques quoti-
diennes de piété envers le Cœur sacré de Jésus. Le saint-
père octroie cette faveur < en vue surtout de la réparation
à offrir pour tant et tant d'outrages faits au divin Rédemp-
teur des hommes dans Tétat douloureux des choses et des
temps présents » : ut magis magisque injuriœ divino hunumi
generis Redemptori in prœsenti potissimum rerum ac tempo- .
rum discrimine illatœ reparentur.
XI. Réponse du saint-siége a la cinquième relation de
l'état de l'église de POITIERS. — La période écoulée depuis
le mois de décembre 1869 jusqu'au même mois 1873 avait
été si féconde en catastrophes, qu'il nous eût été per-
mis, ce semble, d'omettre ou de différer cette fois la
relation quatriennale. Nous avons éprouvé, au contraire, le
bescVin d'ouvrir notre âme au pasteur suprême, et de lui
dire les consolations qui se sont mêlées à nos tristesses. De
là ces paroles de notre préambule : < Tôt autem et tanta
mala durante hoc temporis spatio undique irruerunt, ut satis
esse videatur si de his luctuosissimis annis dicatur cum
annalista sacro posteriorum Israëlis temporum : Erat ergo
videre miseriam (If Machab., vi, 9). Non tamen admodum
infœcundus fuit labor iioster inter istas adversitates, neque
vacua prorsus apud nos gratia Dei. »
1« L'état même matériel des choses n'a pas laissé de
prendre des accroissements au milieu de ces malheurs pu-
blics. Grâce au maintien des ressources votées par les
budgets précédents, nous avons obtenu, durant ces années
difficiles, le concours du gouvernement pour le rétablisse-
ment ou l'érection de treize nouvelles paroisses, et pour la
création de quinze vicariats rétribués. Les constructions ou
réparations des édifices sacrés ont été si peu interrompues,
qu'il nous a été donné de consacrer douze églises. Et enfin,
les sacrifices considérables occasionnés par la guerre, les
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— 183 —
secours de toute nature prodigués aux soldats blessés et aux
éffligrants qui ont encombré nos villes, ont à peine produit
une légère diminution des offrandes ou quêtes accoutumées
pour l'entretien des séminaires, le Denier de Saint-Pierre, la
Propagation de la foi, et les autres œuvres de charité et de
religion. C'est ee dont la sacrée congrégation du concile
nous félicite d'abord dans sa réponse : c Licet enim belli
post hominum memoriam teterrimi calamitates tulisse jam,
et adhuc ferre debeatis, nosse tamen ex tuis litteris datum
est opéra pietatis et caritatis quae isthic tanto numéro flo-
rebant, minime intermissa fuisse, nec largitatem illam, qua
eadem opéra fovebantur, auctis licet quam raaxiitie publi-
cis vectigalibus, imminutam fuisse. »
V Notre rapport, en ce qui concerne le personnel, n'a
pas été moins favorablement accueilli. Je n'ai fait que
rendre hommage à la vérité en parlant du dévouement dont
le clergé a donné l'exemple au milieu des calamités et des
maladies contagieuses qui ont été les suites de la guerre.
Nous avons eu ce bonheur que ni les études théologiques,
ni les ordinations n'ont été suspendues, malgré l'encom-
brement de la plus grande partie d 3 nos bâtiments. Si les
ex^cices de la retraite pastorale et du synode ont dû être
contremandés en 1870, nous les avons repris dans les années
suivantes , ainsi que les conférences ecclésiastiques, aux-
quelles pourtant le saint-siége a compris qu'il fallait, aprfis
cette secousse, donner une nouvelle impulsion, t Sacerdo-
tales cœtus... ad theologicas liturgicasque qusBstiones
enodandas, non dubitatur quin, te auctore, alacrius instau-
randi sint. >
Et comme j'avais dû épancher mon cœur dans le sein
paternel de Pie IX au sujet d'une vive douleur, bientôt
adoucie par le repentir d'un pauvre égaré, et compensée
d'avance par une explosion générale de sentiments de
fidélité, de respect, d'amour de l'Église et d'attachement au
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- 184 —
légitime pasteur, provenant de tous les rangs du clergé dio-
césain, il y a été répondu par les lignes suivantes : c Sicut
nec dubitatur quin clerus tuus, meliora usque cbarismata
semulatus, in dies magis se tibi probet : ad quem in fide ac
pietate confirmandum majorem vim habuit resipiscentia
quam lapsus miserandi illius sacerdotis qui ad brève
tempus ad Gebennenses hœreticos transfugerat. i
3<> Les mêmes témoignages et les mêmes éloges reviennent
de droit au clergé des diverses congrégations religieuses,
dont le zèle et le courage ont éclaté au milieu de nos
revers. Le révérend prédicateur de nos exercices ne me
permettrait pas de rappeler les nobles travaux de sa milice
spirituelle, et la part qu'il a prise aux dangers et aux souf-
frances du siège de Strasbourg, si je n'ajoutais qu'un de
nos oblats diocésains s'est pareillement dévoué d'une façon
très-méritoire au service religieux de nos troupes, et qu'un
autre est mort victime de sa charité dans les hôpitaux '.
* Le terrible contre-coup de notre guerre ayant achevé de
livrer Rome à une puissance ennemie, le sort des religieux
s'y est trouvé aussitôt compromis, spécialement par les
exigences anti-chrétiennes du recrutement militaire. C'a été
l'occasion déterminante d'une fondation nouvdle, que nous
méditions depuis longtemps, que nous préparions depuis
plusieurs aimées, mais dont l'exécution a été précipitée. Je
veux parler, et vous l'avez tous compris, de l'arrivée d'une
colonie de jeunes chanoines réguliers de Latran, installés
depuis deux ans dans la maison de Notre-Dame de Beau-
chêne*. Faire une chose personnellemrat agréable à Pie IX,
a été une des plus douces joies de ma vie : d'autant que
cette chose répondait à l'un des désirs anciens et des vœux
ardents de mon âme, et qu'elle ne peut que tourner à la
gloire et au profit de notre Église. Je vois donc là une
1. Voir T. VJI, p. 318. — S. /M., p. 443 et RoiT.
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— 455 —
vraie grftce de Dieu, et je donne tout mon assentiment aux
membres de la sacrée congrégation quand ils daignent me
dire: c Gratias Deo agendas, qui tibi difficillimis hisce
temporibus, regularibus ordinibus tantopere adversis, fa-
cultatem concessit ut isthuc inter cœteras religiosas familias
canonicos e^am regulares accire potueris, quos, virtutum
splendore, non mediocri isti diœeesi bono futuros non est
dabitandum. »
40 Ce qui concerne les pieuses congrégations de vierges
consacrées au service de Dieu et du prochain, occupe dés-
ormais une large place dans les archives administratives de
DOS diocèses, et, par suite, dans nos comptes-rendus pério-
diques au saint-siége. Nous avons pu , dans ce dernier
rapport, nous féliciter en particulier de ce que nos chères
filles lea sœurs de la Groii Saint-André , dont plusieurs
maisons, sises autour de la capitale sur le théâtre de la
guerre, avaient été complètement ruinées, sont parvenues en
peu de temps à réparer tous ces désastres ; au point qu'après
que leur congrégation amené à bon terme l'entreprise d'une
très-vaste et trè^-belle église devenue nécessaire à la maison-
mère, elle ne recule pas devant la construction ^d'une
chapelle proportionnée aux besoins et à l'importance de la
maison provinciale de Paris. C'est là, j'aime à le dire, l'un
des fruits qu'aura recueillis ce pieux institut de la précieuse
direction spirituelle et temporelle du prêtre éminent qui
représente mon autorité dans les conseils de l'adminis-
tration centrale de l'œuvre ^.
Une lettre pastorale qui vous a été communiquée, Mes-
sieurs et chei^ Coopérateurs, vous a fait comprendre com-
ment j'avais été conduit à intervenir dans une controverse
devenue publique, oii l'ordre du Carmel, tel qu'il existe en
France depuis près de trois siècles, était représenté sous des
L H. l'ttbbé Albert de Briej, proma depuis à révêché de Saint-Dié.
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— 186 —
couleurs déEavorables. La discorde menaçait de s'introduire
dans ces asiles de la paix. Sous prétexte de zèle pour Tauto-
rité pontificale, on allait jusqu'à soutenir la non-canonicité
d'un état de choses placé pendant près de deux cents ans
sous la juridiction directe des nonces du pape ; et, pour dé-
terminer le retour à l'antiquité, on conviait celles qu'on
qualifiait du nom de BéruUistes à se rallier sous l'étendard
d'un Carmel qu'on appelait le Carrael de Pie IX. Sans vou-
loir blâmer les actes ni les intentions de qui que ce soit, il
m'a été impossible de reconnaître l'esprit de Dieu dans les
arguments et les moyens employés pour troubler une pos-
session si ancienne, et amener une substitution dont les
bénéfices étaient loin d'égaler les inconvénients à mes yeux,
ainsi qu'à ceux d'un très-grand nombre de mes collègues
dans répiscopat. Beaucoup de lettres de remerciement et
d'adhésion de la part de ces vénérables prélats m'ont été
adressées après la publication de ma lettre pastorale aux
carmélites des monastères de Poitiers et de Niort : elles
expriment toutes la même pensée que celle de Monseigneur
l'archevêque de Paris , dans le diocèse duquel existe le
premier monastère des Carmélites de France^. Enfin, ayant
donn^ connaissance de mon acte à la sacrée congrégation,
elle m'a répondu en ces termes : c Quod vii^inum carmdli-
1. Voici les piincipanz passages de cette lettre :
<K Paris, 10 août 1873.
a Je TOUS remercie, Monseigneur, de la bonté que tous ares eue de
m*enrojer votre lettre pastorale au sujet du Carmel, et plus encore
d'avoir fait cet acte si opportun, je dirai même si nécessaire... Vous
avez très-bien fait de remarquer que le livre auquel vous répondez a été
publié sans l'autorisation ecclésiastique : je n'aurais jamais approuvé
une semblable publication.
a Votre écrit est aussi concluant pour le fond, qu*il est sage et mo-
déré dans la forme... J'en enverrai moi-même un exemplaire à chacun
de nos quatre couvents de Carmélites, en leur notifiant mon intention
qu'on s'en tienne à l'enseignement contenu dans votre lettre.
« f J. HiPP., arch. de Pazis. »
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-157 -
tanim patrocinium susceperîs, earumque causam scripte
defenderis , caritatem tuam , studiumque veritatis atque
mnocentiae tuendse, prœclare commendat. »
&> La question des études est toujours une de celles qui
excite un intérêt plus marqué. Depuis la première ouverture
que nons vous avons faite, dans notre convocation synodale
de 1872, au sujet du rétablissement de la faculté de théo-
logie de l'ancienne université de Poitiers ^, nous n'avons
pas pordu de vue un seul instant ce projet. Dès à présent,
trois professeurs distingués du collège romain, qui avaient
respectivement enseigné dans plusieurs universités ou
éooles catholiques, ont ouvert provisoirement leurs cours
dans deux des salles de cette maison : voilà pour les per-
sonnes. Quant au matériel, nous avons fait et nous sommes
eD voie de compléter l'acquisition de terrains adjacents à
œloi-ci, de telle sorte que les élèves du séminaire puissent,
en tout ou en partie, suivre les cours de la faculté sans
déplacement dangereux pour la discipline, et que pourtant
les étudiants du dehors, laïques ou ecclésiastiques, aient
libre accès dans notre bâtiment universitaire distinct du
noviciat lévitique. Nous réaliserons par là, soit dit en
passant, un vœu souvent exprimé dans le cours de ces
retraites, puisque nous procurerons au trop grand nombre
de retraitants jusqu'ici condamnés à s'héberger en ville
des conditions d'internat très^lésirables et très-désirées.
Du reste, nous continuerons de marcher à petit bruit, et
notre ambition sera de c faire, » avant de c dire ». La loi
promise n'est pas encore obtenue;et quand elle le sera,on se
demande, à la tournure que prennent les choses, quel parti
il sera possible d'en tirer dans l'avenir politique qu'on
nous prépare. Quel que soit le dénouement, nous n'aurons
1. Voir T, VII, p. 426.
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— 188 —
point à regretter ce qui va être fait ; et nous n'aTanceroBS
d'ailleurs qu'avec Tassentiment et d'après les avis de Rome.
C'est elle qui nous fait entendre déjà son langage encoura-
geant : f Utinam per leges civiles gallicis episcopis aliquando
fas sit eam statuere studiorum rationem quam ecclesiasticae
juventuti instituendae magis congruere in Domino judîca-
verint. Intérim optimo consilio tu quidem ea apparas quae
veteri Pictaviensi universitati statîm restituendœ, si res
ex voto cessent, necessaria existimas. Sin vero tua te spcs
(quod Deus avertat !) firustrabitur, id saltem consequutus
eris ut qui modo theologicis disciplinis vacant, ad solidam
germanamque Ecclesiœ doctrinam, non superffeie tems,
sed penitius informentur. »
6^ La pureté de ladoctrine^MessieursetchersCpopérateurs,
n'importe pas seulement aux individus ; elle est un besoin
impérieux pour les sociétés. Le déplorable amalgame de
religion et de faux principes qui s'est produit en ces de^
niers temps dans un trop grand nombre d'esprits, a été
l'une des causes les plus actives de la désorganisation uni-
verselle dont nous sommes menacés. Rome insiste donc
fortement pour que les jeunes hommes appelés à exercer
un zèle actif dans la France chrétienne, soient nourris de
tous les vrais principes religieux et sociaux dont elle a pris
la défense : c Secus enim fiet ut hî, dum intra domesticos
parietes catholicam doctrinam haurirent, in scholis libéra-
lismo imbuantur ; atque ex hac doctrinarum permixtione
monstrum illud in eorum animis gignetur, quod catholi-
cismum liberalem vocant : que nulla pestis in sanctissimam
nostram religîonem magis noxia fingi aut excogitari
potest. 1
C'est par ce trait suffisamment énergique que se terminera
la communication que nous avions à vous faire aujourd'hui
delalottredu treize juin dernier, en réponse à notrecinquième
relation. Je ne iiniiai pas sans vous faire part d'une perte
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- iB9 —
douloureuse qui m'est annoiicée à Tinstant par un télé-
gramme de Rome.
XII. Service funèbre pour monseigneur xàvier de mérodb*
^ Hier au matin (onze juillet), Messieurs, ce pieux et
noble prélat a rendu le dernier soupir, au Vatican, où il
partageait depuis trois ans la captivité de Pie IX. Homme
de grand cœur, et doué d'un esprit très-vif, il a rendu, pen-
dant le cours de sa vie sacerdotale, d'éminents services à
l'Église et au saint^iége. C'est lui, en qualité de ministre
des armes,qui avait déterminé le général de la Moricièreson
parent,i prendre en main la cause militaire des états romains.
En ces derniers temps, il a lutté pied à pied contrôles actes
odieux du pouvoir usurpateur, fait des sacrifices énormes
pour sauver les maisons religieuses et les établissements
charitables, et aussi pour acquérir l'immunité des anciens
cimetières. Il est mort des suites de son ardeur à seconder les
travaux opérés dans les catacombes des saints Nérée et
Achillée,dont il avait acheté la superficie. Le pape, qui perd
en lui un de ses plus désintéressés serviteurs, Ta visité et
bàii dans sa maladie. Il a mis à mourir ce même courage,
cette même force, dont il avait fait preuve autrefois sur
les champs de bataille, et ce même esprit de foi, ce même
dédain des commodités de la vie présente, qui ont carac-
térisé toute son existence.
Monseigneur Xavier de Mérode m'avait accordé de vieille
date son amitié, et m'avait donné plus d'une marque de sa
confiance. Appelé à l'honneur de l'épiscopat, il m'avait
demandé d'être l'un des assistants du cardinal consécrateur.
L'autre assistant désigné par le saint-père était monseigneur
Bérardi, alors archevêque de Nicée inpartibus. c Entre Nicée
et Poitiers, disait agréablement le pape, on ne peut pas man-
quer que d'être orthodoxe. » Une première éducation sur
laquelle avaient déteint les idées libérales de la nationalité*
belge, un caractère vîf et impétueux, une promptitude d'ap-
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— 160 —
préciation servie par un langage mordant et pittoresque,
ont pu lui donner une apparence d'emportement et de pas-
sion. Mais avec quelle simplicité il désavouait ses vivacités
et revenait sur ses erreurs t Plus d'une fois, il m'a fait avec
une vraie générosité le sacrifice de ses tendances d'esprit
personnelles ; et je n'oublierai de ma vie le soir de ce dii-
neuf juillet 1870, où, après avoir salué à la gare, très-laconi-
quement, quoi qu'on en ait dit, et dans les simples termes
de la politesse ordinaire, quelques-uns des membres éminents
de l'assemblée conciliaire qui l'avaient entraîné à leur suite,
il monta dans le wagon que j'occupais et pria mes compa-
gnons de voyage de l'y laisser seul avec moi. L'entretien se
prolongea jusqu'au signal du départ, que l'encombrement
des voyageurs retarda beaucoup. La première loi de l'aniitié
est la discrétion ; mais d'autres que moi ont vu couler ses
larmes, et l'on sait combien sa soumission aui définitions
de l'Église a été prompte et sincère.
Encore que ses études théologiques eussent été trè^som-
maires, la pénétration de son esprit lui permettait souvent
de résumer les questions dans des termes merveilleusement
expressifs ; et plus d'une fois le théologien de profession
trouva sur ses lèvres la doctrine traduite par des formules
que la science lui eût enviées. Du reste, il était d'une école e^
d'une famille où l'on apprécie particulièrement le bonheui
de l'expression, et oii l'on ne résiste pas au charme et à la
puissance de ce qu'on appelle < un mot ». 11 en eut de
mémorables, et quelquefois au préjudice même des idoles
qu'il semblait caresser. C'est ainsi qu'un jour l'archevêque
d'une grande capitale ayant exposé, dans un langage ti^ai-
nant, pénible et dififus, la différence qu'il faut faire
entre telle et telle phase de la révolution française, et
le soin qu'on doit mettre à ne pas confondre 89 avec 93,
notre prélat saisit le premier joint pour lui jet^ cette
brusque interruption : «Vous avez raison, Monseigneur: 89
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- 161 -
et as, c'esllrtediffémit : 93, c'est rédiafkttâ, c'est la gtiQ-
lotine; tandis que 89 m'a toujours paru la toilette du con-
damné ». Je citerais vingt autres traits de ce genre, sinon de
cette force, sur des sujets trèsr^ivers ; ce qui fait que, d'esprit
commode cœur, je demeurerai en communion de société ayec
ce vénérable firère défunt, et me nourrirai souvent des rémi-
niscences du commuée qu'il m'a été donné d'avoir avec lui.
Mais, avant tout, je lui dois un souvenir particulier devant
Dieu, etje vous convie, Messieurs et chers Coopérateurs, à
assister au service funèbre que je célébrerai après-demain à
son intention. Plusieurs des zouaves pontificaux qui ont été
placés sous ses ordres, et de nombreux amis du saint-siége,
ayant témo^é l'intention de s'unir à nous, l'office aura
lieu dans l'Oise du Jésus, plus grande que notre église du
séminaire.
Xin. MATiàBB DU 8TN0DB. —Outre les actes pontificaux qui
doivent être promulgués dans notre décret synodal, nous y
mentionnons également les décisions prises par suite des
délibérations de cette assemblée, soit en ce qui concerne le
taux de la pension des vicaires chez leurs curés, soit en ce qui
regarde l'acquittement fixe des obligations envers le sémi-
naire au moyen d'un nombre annuel et déterminé d'inten-
tions de messes.
Quelques-uns de vous m'ont demandé. Messieurs et chers
Coopérateurs, si l'instruction synodale sur la seconde consti-
tution du concile du Yatican, telle que je l'ai complétée
verbalement dansl'unedes conférences de cette retraite, sera
publiée immédiatement. Je réponds que la délicatesse de
certains cdtés historiques du sujet commandera sans doute
encore des délais : d'autant que la démonstration de l'oppor-
tunité de ce grand acte conciliaire est en voie de se continuer
d'une tàçon chaque jour plus péremptoire. Encore un an ou
deux, et l'on verra à quoi aboutit une assemblée dont le
programme consiste à c organiser » avant de « constituer » ;
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ti nos plus incorrigibles censeur» finiront peut-fllie
reconnaître que les inspirations de TEsprit de Dieu Tal<
décidément mieux que les inspirations des hommes.
La messe solennelle du synode, quenous célélMtms demaii
ne sera pas, selon la rubrique ordinaire, la messe de
sancto, mais la messe de saint Bonayenture. La raison
est que cette date du quinze juillet est oelle du sixièmi
anniversaire séculaire de la mort du saint docteur. On se
demande pourquoi, dans le cycle liturgique, sa fête est anti-
cipée au quatorze, puisqu'il est constant qu'il est mort,
pendant la tenue du concile de Lyon, le matin du quinze
juillet, et qu'il a été solennellement inhumé le soir de ea |
même jour. C'est une particularité siir laquelle les litur-
gistes ont disserté diversement. La chose est d'autant moins
explicable que le quinze juillet n'était pas encore occupé
par la fête de saint Henri, dont ce jour n^est d'ailleurs
pas le jour propre. Quoi qu'il en soit, le saint-père ayant
accordé cette année des faveurs spirituelles à l'occasion
du sixième centenaire, le décret de la congrégation des
indulgences, en conformité avec les documents certains
de l'histoire, a fixé à ce quinzième jour de juillet la fôte
jubilaire qu'il va nous être donné de solenniser par toute la
pompe des rites sacrés.
XIV. Résumé nE L'ALLOcimoN prononcés pour la GLdnmE
nu STNODE ^ — In medio eccleriœ aperuU os qw, et implevit
eum spiritu sapientiœ et intelkctus. Le saint docteur, dont
nous solennisons le trépas bienheureux, a lui-même com-
menté ce texte en tête de ses beaux traités sur YHeoûamertm.
C'est Dieu, c'est son Verbe, c'est son Esprit saint, qui
ouvrent la bouche du docteur chrétien. Quand le Seigneur a
touché ses lèvres et les a rendues sonores, il parle ; mais
c'est Dieu qui exhorte par lui. S'il demande aux lettres pro-
1. Ce létniaéert donné d*ftprès 1m notes des sectétaîies dn synode.
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-163 -
knes leurs ornements, s'il prend des armes dans l'arsenal
jes sciences humaines, c'est pour mettre mieux en évidence
les vérités ditines. Il parle c dans l'Église i, c'est-à-dire, il
parle la langue de l'Église ; il la parle aux chrétiens, il la
parle aux êtres raisonnables : et il n'y a de raisonnables que
t^ croyants ou ceux qui cherchent à croire.
Ainsi faisait admirablement saint Bonaventure, ainsi il a
parlé, ainsi il a enseigné ; et la langue scolastique, qui est
la langue propre de l'Église, il y a tellement excellé, que sa
canonisation est devenue en quelque sorte, dans la bouche des
pontifes romains, la canonisation de la scolastique elle-même.
Hais dans l'Église il y a un centre, un milieu : In medio
eccksiœ. Quelque point de la circonférence qu'occupent celui
qui parle et ceux à qui on parle, le docteur, en tant que
docteur, se place toujours au centre de TÉglise : autrement,
il ne serait plus le docteur de l'Église universelle. Rien donc
de local, de particulier : aucun préjugé de nation, aucun
goût de terroir ; la doctrine de Jésus-Christ dans toute son
ampleur. Le milieu, n'est-ce pas le point où réside Jésua-
Christ, le souverain docteur, celui qui a dit : Ubi sutU duo vêl
très congregati, ibi sum in medio eorum ^ ? Si donc vous voulez
que Jésus-Christ ouvre votre bouche, parle par votre bouche,
tenez-vous dans ce centre où il a promis d'être. Et parce
qu'il a promis d'y être, il y est véritablement ; et s'il n'y est
pas visible, il y a placé un représentant visiUe. Ce
centre, ce milieu visible, c'est l'Église romaine, c'est la
chaire de Pierre. On n'est au cœur de la place qu'autant
qu'on est là ; on n'est entendu du monde entier qu'autant
qu'on parle de là,
n en fut ainsi pour Bonaventure. H s'était tellonait
placé, tellement assis et affermi dans ce centre divin» qu'il
y devint en quelque sorte lui-même un centre secondaire.
1. Uatth., xvni, 20.
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— 164 —
A Lyon, les églises du monde entier étaient là cingées c
chœur, l'église grecque et l'église latine, les églises d'Oriei
et les églises d'Occident. Au milieu, Jésus-Christ dans 1
personne visible de son vicaire. Mais voici que celui-ci élv^
d'un seul coup Thumble fils de saint Françoise au rang c
cardinal archevêque d'Albano, et qu'un rôle principal lui e
déféré dans la direction de l'assemblée. Bonaventure ne f]
point au-dessous de cette haute fonction. On ne pouvait !
voir, on ne pouvait l'entendre, sans l'aimer et se raaf^er à se
avis. Son discours public acheva la conquétedetous lesespri
comme de tous les cœurs. Le grapd préjugé de la national]
grecque fut vaincu par cette éloquence nerveuse à la fois (
onctueuse ; et l'église d'Orient, s'inclinant sous le charme (
la force de cette parole, abjura le schisme. Le symbole fi
ohanté d'une voix unanime dans les deux langues de l'ËgliSi
-et, comme gage de l'union doctrinale, on répéta deux fo
dans un même élan : qui ex Pâtre Filioque procedU. C'éta
bien le Seigneur qui avait ouvert la bouche de notre saL
au milieu de l'Église, qui l'avait rempli de l'esprit de sages:
et d'intelligence, et revêtu par là d'une étole de gloire.
Hélas I cette unité tant désirée devait bientôt encore i
rompre ; mais la douleur de cette rupture nouvelle n'éta
point destinée à Bonaventure. Pour lui, il avait fait se
œuvre. Joyeux de cette grande réconciliation, mais accab
par les labeurs qu'elle lui avait coûtés, il s'endormait pe
de jours après dans le Seigneur.!^ matin du dimanct
quinze juillet 1274, on apprit la perte que le concile et qi
l'Église venaient de faire ; et le soir même on vit, choi
inouïe, un pape, un empereur, des rois, des patriarches, d(
princes, l'église latine et l'église grecque, conduire le deu
de celui qui naguère se cachait timidement sous le froc frai
dscain, honcnrant ainsi la science et la sainteté, le génie i
la vertu, l'esprit de sagesite et d'intelligence que le salj
docteur avait réunis à un si haut degré.
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— 165 —
Et nous, mes vénérables Frères, en terminant cette retraite,
enrichis de Tindulgence plénière accordée par le souverain
pontife, prenons la résolution de demeurer à jamais fixés
hns ce milieu, dans ce centre de TËglise, et de n'ouvrir la
k)ttche que de là, attachés, collés à la chaire apostolique,
demandant au Seigneur qu'il nous remplisse de cet esprit
jesagesse et d'intelligence qui anima Tangélique docteur
Tliomas et le docteur séraphique Bonaventure : nobles
riraui, entre lesquels se partagea la palme du savoir et
«lie de l'amour, mats qui furent tous deux ici-bas des flam-
beaux ardents et luisants, et qui, appelés là-haut à si peu de
distance Tun de l'autre, y brilleront désormais conmie des
Aoiles pendant les perpétuelles éternités.
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XIV
DISCOCRS
ADRESSÉ
DÀHa VÈQWBM DB BAIHTB-IIADKQONDE J>B P0ITIBB8 AXOL vàlkSRIKi
DE PABT8
LB XVJI AOUT MDCCCLXXIV.
Qumrite Dominnm et OMi/lmianùifl
*%œr\U faciêm ejiu umptr.
Cherchez le Scigoitnr et prenez votre fora
enlvi, cherches ton viMge miu oeaao.
(Pi.av,4.)
Mes ghehs Frères,
L II est des temps oii, pour punir Torgueil des hommes
pour châtier l'incorrigible confiance qu'ils ont en eux-
mêmes, Dieu se cache^ Dieu se retire^ et alors les ténèbre:^ s<
font sur toute la face de la terre, des ténèbres profondes, dd
ténèbres horribles. Il en fut ainsi pour le pays des Pharaoni
à la voix de Moïse : et factm mnt tenebrœ horribUeê in uni-
tersa terra jEgypti <; il en fut de même pour la terre en-
1, Exod., z, 22.
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— I«7 —
tière à l'heure ob allait se consominer le déicide : a ëexta
hora tenêbrm fada guta 9uper universam terram usque ad
koram^nmiam ^. Ainsi en estril présenlement» je ne dis pas
ea ce qui est de la lumière matérielle, mais de la lumière
des esprits. Jamais le globe terrestre n'a été enveloppé d'un
nuage plus épais, jamais l'humanité n'a marché dans des
voies plus assomlMrîes et plus obscures. On se croirait re-
venu au premier d^ut de la création, alors que tout était
chaos et que les ténèbres couvraient la surface de l'abîme.
Dieu n'ayant pas encore séparé les ténèbres de la lumière >.
En plein midi, nous hésitons, nous palpons, nous tâton*
nons comme dans la nuit, et non dans la lumière : Palpa-
bufit qwm m tenebrù et twn in lace ^ ; et les conducteurs
des peuples, plus aveugles encore que ceux qu'ils condui-
sent, ne réussissent qu'à nous précipiter avec eux dans une
même fosse ^.
Tous êtes juste. Seigneur, et vos jugements sont la justice
même. Les hommes vous ont dit : c Retirez-vous de nous,
c nous ne voulons pas de la science de vos voies ^ ». Vous
avez détourné votre face, et le trouble s'est emparé d'eux,
et ils ont perdu l'esprit, et ils tombent en défaillance, et ils
sont retournés à l'état de poussière : avertente autem te fa-
ciem turbabuntur ; auferes spiritum eorum, et déficient^ et in
pulrerem suum revertentur •.
Et néanmoins, dans ce désarroi absolu, nous les enten-
dons encore qui nous crient: — Ou allez-vous? Que faites-
vous ? Quel délire vous emporte ? Le monde est gouverné
par les sages, et non par les thaumatui^es. Dieu ne veut pas
qu'on le tente. Qu'on l'invoque, à la bonne heure ; mais,
en définitive, c'est à l'activité humaine, c'est à l'habileté
politique qu'il faut en revenir pour faire les affaires de ce
1. Hatth., xxvir, 45. — 2. flen., i, 2, 4. — 3. Job, XJI, 2t$,
4. Ifaitth., XV, 14» ^ 6. Job> zxi, 14. ^ 6. Pa. cui, 29.
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— 168 —
monde. * Et nous de leur répondre : Mai» précisément
cette activité humaine» nous en cberchoas les effets, et ils
*nous fuient ; cette science politique, nous en implimms les
fruits, et ils nous échappent. Apologistes par trop désintéres-
sés, partisans en vérité trop platoniques des cond^inakcms de
la sagesse et de la prudence naturelle, c'est parce que yous
ne nous offrez en vous aucune de ces ressources, c'est
parce que tous les moyens ordinaires ont été paralysés,
parce que toutes le; voies humaines ont été coupées et fer-
mées, que nous nous rejetons exclusivement vers le eiel,
ayant besoin désormais d'espérer contre toute espérance :
contra spem in spem *. Allons, les habiles de ce monde,
quelque peu de modestie vous conviendrait, et aussi quelque
indulgence envers ces humbles serviteurs de Dieu que vous
appelez dédaigneusement c les miraculeux ». Avant de rire
des miracles que nous cherchons, montrez-nous les vôtres.
Sauvez-nous, et nous rem^cierons volontiers le ciel de nous
avoir sauvés par vous. Mais si, au lieu du salut, vous ne
nous apportez que l'aggravation de la honte et de la ruine,
trouvez bon que nous demandions à Dieu seul, et à sa mère,
et à ses saints, ce qud'énervement des hommes est impuis-
sant à nous donner.
c Cherchez, nous dit le royal prophète, cherchez le Sei-
c gneur,et cherchez votre force en lui ; cherchez son visage
< sans cesse » : Quœrite Dominum et virtutem ejus ; quœrite
faciem ejw semper K Ainsi faites-vous, mes très-chers Frères ;
ainsi font les vrais chrétiens sur tous les points du globe i
l'heure présente. Le désordre et la confusion étant partout,
l'abomination de la désolation menaçant de s'installer sur
la terre, vous vous souvenez de la parole de Jésus-Christ,
et vous vous réfugiez vers les montagnes : Tune ftigiofU ad
montes K Vous avez appris que les signes sumaturds
1. Bom., IV, IS. ^ 2. I. Paralip., zvi, 11. ~ 8. ICsMu, ZJOr, I&
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aTMDl appara snr ces haateurs, cpie des effets manifestes
de la pviflsaiice dmne s'y renouvelaient de jour en jour, que
des gttérisona merveiUeuseB s'y succédaient, et vous vous '
achemines yen ces souroes miraculeuses, espérant que la
mâne vertu qui guérit les infirmités des particuliers, gué-
rira aussi les maux de la société, rendra la vie et le mouve-
ment à cette nation paralytique, remettra sur pied ce peuple
impotent, <d>jet de la pitié et quelquefois des insultes des
passants et des étrangers. Allez donc oit vous porte, où vous
pousse l'écrit du Seigneur. Il a dit : c Cherchée, et vous
c trouverez ^ i. D ne manquera point à sa parole. Pèlerins
qui eherehei le Seigneur, et sa force, et son visage, vous
rencontrerez le Seigneur, vous sentirez sa vertu en vous; sous
les traita aimd>les de sa mère, il se montrera à vos regards,
et fera raatrer Tespérance dans vos cœurs : Quœriie Dami-
num et writiiem 91M ; quœrite faciem epu semper.
II. Cette vertu, ce visage du Seigneur, notre religieuse
cité, dans laquelle vous avez eu la bonne inspiration de
faire une halte pieuse, ne vous en ofire-t-elle pas déjà de
premiers gages et de premiers rayons ? La grâce divine s'est
enracinée sur ce sol, elle y est entrée plus avant, elle s'y est
épanouie plus largement que sur aucun point de la Gaule.
Ici, d'après nos traditions, ici l'apôtre de l'Aquitaine, saint
Martial, eut la vision du martyre du prince des apAtrès, et,
avec le bâton même qu'il avait reçu de son maître, il traça
les fondations du premier temple bâti en son honneur :
telle est la glorieuse origine qui relie la mère église de Poi*
tiers à la personne de saint Pierre ; et, comme l'a dit l'élo-
quent évêque de Tulle «lans le langage qui lui appartient,
c c'est la rais^d des énergies sacerdotales qui n'ont cessé
de partir de ce lieu ». Ici, d'après l'histoire et d'après les
monuments, ici, dans l'étroit espace qui sépare l'église ca^
1. MittlL, vii,7.
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— 170 —
thédrale de son étroh baptistère, sa aant reneotttrë* et ont i
cohabité quelques années les deux, ppincipaiix initialeiirs
de notre nation chrétienne, saint Hilaire et saint Murtân :
deux figures géantes, toujours dressées sur la cité pour pro-
téger de leur regard la foi annoncée par leur pan^A et cou»
firmée par leurs prodiges. Attirée par la renommée de feur
sainteté et de leur puissance, Radegonde est venue ebercher
son refuge et placer son monastère à Tombre de ces deux
grandes mémoires : ainsi s'explique la eantig;ttité de tous
ces sanctuaires, jafoux de se serrer les uns aaprèsdes
autres.
Radegonde, vous avez pu vous en apereevoir déjà, mes
bien cliers Frères, elle est toujours vivante parmi no«s; elle
est la reine de cette cité, la souveraine de cette contrée :
elle y tient sa cour plénière et permanente, elle y dispense
nuit et jour ses faveurs. Auprès de son tombeau se mâoit,
se confondent chaque jour tous les rangs, toutes les condi-
tions les plus divises. Quels qu'ils soient, grands ou petits,
riches ou pauvres, indigènes ou étrangers, Radegonde donne
audience à tous, et tous remportent d'auprès d'elle les
grftces les plus précieuses et les plus signalées.
Pèlerins de Paris, la sainte reine vous appartint avant
de se donner à nous. Saint Germain de Paris fotson pro-
lecteur, son conseiller, son guide, aux jours les plus diffi-
ciles de sa vie, et il n'hésita point à venir jusqu'ici pour la
couvrir encore de sa protection quand elle fiit menacée dans
la paix de sa retraite. Je voudrais donc vous parler d'elle
' comme il convient. Mais à des voyageurs fiitigués on ne fait
pas subir les longueurs d'un panégyrique. J'm rassemblerai
quelques traits dans l'explication rapide des trois antiennes
que notre Église chante, et que vous allez ehantw avec
naus, en l'honneur de notre royale patronne.
m. € Radegonde, l'honneur des Francs, a méprisé la
• gloire du monde, et changé la pourpre rpyale peur le
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I Toile mxaé > : IMegundU, Frandadwn deeus, mundi ghh
riam emOen^^, et regiam purpuram sacro velamine cùmmth
tacit. C'est notre chant des pronières Tépres.
Oui, e^te pauvre petite captire de Thurmge, venue dans
le pays des Francs, en a été Tune des gloires les plus pures.
Elle était douée des plus riches dons de la nature, dons
eitérieurs et dons de Tesprit. Les maîtres, les éducateurs
de cette jeune fille crurent avoir fait merveille lorsque le
roi de France, charmé de toutes les qualités de leur élève,
l'aïqpelaà partager son trône et à présider avec lui aui des-
tinées d'un grand royaume. Radegonde ne fut point éblouie.
Elle avait doœié son cœor à la sagesse divine ; elle préféra
la sagesse aux royaumes et aux trdnes : etprœposui illam
regmiê ef jedtdw ; elle considéra que les richesses n'étaient
rien ea ccHnparaison d'elle : et âiiritias nihil esse duxi m
amparaiùme UUus : elle n'eut pas même la pensée d'établir
on rapport entre la sagesse et les pierres précieuses : née
tompmwri UK Uy^idem preHosum. L'or n'était à ses yeux
qu'un peu de sable, l'argent n'était que de la boue. Pour
ennoblir ce sable, pour purifier cette boue, elle les appli-
quait à des usages sacrés de piété et de charité. Elle aima
la sagesse plus que ta santé, plus que la beauté : super
sàlutem eî speciem dilexi illam ^ Elle oubliait le soin de sa
propre conservation ; nuit et jour elle se consumait, elle
immolait sa vie au service de Dieu. Citée comme la plus
belle des femmes du royaume, elle n'avait de souci que
pour la beauté de son âme, elle ne voulait que la parure de
la grftce et de la vertu. Si Clotaire lui faisait préparer des
vêtements chargés d'or et de pierreries, elle trouvait le
moyen de tromper les regards du royal époux ; et, sans les
avmr portées même une seule fois, elle envoyait ces robes
magnifiques aux églises voisines pour devenir la parure des
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autels» les ornements de la sagesse éternelle ineamée en
Jésus-Christ et résidant dans TEucharistie.
Ainsi faisait Radegonde pendant qu'elle était sur le trône.
Et ce n'était point assez à ses yeux. Ce trône, elle aspirait à
en descendre. Trop de spectacles honteux ou douloureux y
frappaient ses regards. Sitôt que la liberté lui en fut don-
née, elle échangea la pourpre royale pour le voile sacré :
Radegundis, Frandadumdecus, regiam purpuram sacra vekh
mine commutavit.
Mais, précisément parce qu'elle a méprisé la gloire mon-
daine, elle a mérité d'êtr davantage glorifiée. Parce qu'elle
a quitté le royaume terrestre, elle a été mise en possession
d'une royauté immortelle La grandeur humaine meurt
bientôt ; la grandeur de la sainteté va toujours s'élevant.
Qui se souvient aujourd'hui de tant d'autres reines de France
qui ont vécu dans les délices, dans les richesses, dans les
honneurs, et qui sont mortes sur le trône ? Le temps n'a
pas même respecté leur tombe, et personne ne songe à elles.
Et voici qu'après treize cents ans, Radegonde est plus que
jamais présente au souvenir de la nation.
Ce qu'un poète a dit d'un de nos monarques : < seul roi
de qui le peuple ait gardé la mémoire », jele dirai avec bien
plus de vérité de Radegonde. Certes, je n'entends pas di-
minuer la gloire de Clotilde, ni de Bathilde, ni de Jeanne de
France, ni même la gloire de Blanche qui, si elle. n'a pas
eu les honneurs de la canonisation,portesatête toute rayon-
nante de l'auréole de son fils saint Louis. Mais pourtant
Radegonde est demeurée plus populaire que toutes les au.
très. Seule de qui le peuple ait gardé la inémoire, seule à
qui le peuple ait conservé son culte, sa confiance, son
amour : autour de sa royale dépouille, chaque année la
foule est plus compacte, les clients plus nombreux ; nos
rues sont remplies, nos places sont couvertes; le matin,
avant le lever de l'aurore, les abords de l'église sont a^
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— 173 -.
siëgés. Yoltà oe que c'est d'avoir sa échanger la poiirpre
contre la bnre, le bandean royal contre le yoile sacré :
Radegundig, Fnmciadum decuiy regiam purpuram sacro vekh
mtne cmnrniOaoU.
lY. L'antienne des Laudes est celle-ci : f La bienheureuse
< Radegonde» imitant la piété d'Hélène, soupira après la
< croix du Seigneur, et elle enrichit nos plages occidentales
c de ce gage de notre salut i : Beata RadegundiSy Helenœ
pietatem œmulata, crucem Domini concupivit, et salutU hu-
manœpijjnus ad OceidetUis plagas frayumwtf .Elle avait quitté
son époui humain, le roi couronné d'un diadème terre^e ;
en épousant un autre roi, le Roi couronné d'épines, elle
avait épousé sa croix sans réserve. Or, elle avait conçu un
dessein, elle nourrissait un désir qui allait s'enflammant
toujours davantage. Elle qui portait la croix incessamment
dans son c<:Bur, et qiu accomplissait dans son corps ce qui
manque à la passion de Jésus, elle n'avait point de repos
qu'elle n'eût obtenu un fragment de l'arbre du salut, un
morceau du vrai bois de la croix, de ce bois détrempé et
imprégné du sang rédempteur. L'empereur Justin se rendit
à ses vœux'.
He demandez-vous ce qu'est devenu ce morceau de la
vraie croix, cette portion, non pas la plus considérable»
mais certainement la plus historique et la plus célèbre qui
ait été apportée en Occident ? M. F., nous la possédons tou-
jours. Elle est toujours dans ce monastère de Radegonde au-
quel elle a donné son nom, dans l'antique et vénérable mo-
nastère de Sainte-Croix.
Des trésors de Clovis, de Clotaire, et du mobilier ^e toute
la prei. ière race de nos souverains, que reste-t-il aujour-
d'hui ? A peine deux ou trois objets curieux, que les mu-
sées profanes conservent avec soin. Le trésor de Radegonde
a eu un meilleur sort; le musée sacré de ses filles nous
montre le pupitre de bois pieusement sculpté, sur lequel
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elle potMÛt mn lifre pour étudier et pour prier ; tt aotx de
mëtal arec laquelle elle imprimait les stigoiateft de iésus-
Christ sur sa c^air ; et, non loin de là, la ooupe ou le calice
en corne dans lequel elle s'abreuTait d'eau pure ou de la
boisson vulgaire des pauvres ; enfin l'émail bjoantin qui
forme i*encadrement immédiat de la rdique telle qu'elle a
été envoyée d'Orient.
La dynastie mérovingienne a disparu depuis plus de
mille ans. La postérité de sainte Radegonde vit encore, et
nous avons la confiance que la royale abbaye, n'ayant pas
survécu en vain à tant de causes de ruine, verra toujours se
grouper autour du bois sacré une élite de vierges et de
veuves jalouses d'être comptées parmi les filles spirituelles
de la sainte Reine. 11 est vrai, apr^s avoir été pendant douae
siècles le plus riche et le plus glorieux entre les monas-
tères, il est compté parmi les plus humbles. Qu'impcMrte, s'il
a conservé la richesse de ses traditions et les sentiments
qu'elles inspirent ?
Enfin, les chants guerriers ou patriotiques de nos en*
gines nationales, on les a perdus, ou l'on n'en possède que
des débris. Les hymnes de Fortunat, les chants de Rade-
gonde, composés pour l'arrivée et la réception de la vraie
croix dans nos murs, l'Église universelle les chante encore,
les chantera jusqu'à la fin des siècles. Dans toute l'étendue
de la catholicité, toutes les fois qu'il s'agit de célébrer
l'étendard du. Roi, et le grand combat de la vie contre la
mort, ce sont nos hymnes poitevines qui sont sur toutes les
lèvres : Vexilla Régis prodeuM ; Pange lingua, ghrion Im-
ream certaminis. Monuments impérissables, qui rattachent à
l'histoire générale de l'Église et de sa liturgie le fait célébré
dans notre antienne : t La bienheureuse Radegonde, rivali-
€ sant avec la piété d'Hélène, soupira après la croix du
f Sauveur, et enrichit notre Occident de gage du salut. »
V. Mais notre invocation la plus familière à la fois et la
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plw sAmieHe à nnite Radegonde^ odI&-ei : 1 6 mSre
< de 1b pttirie, illustre Radegonde, soyes le salut de votre
< peiq^; eoBservesla loi, affermisseB les mœurs, procurez
t la pan pmt Totre intereessiofi. i
O imffiiir |MtfW, Aod^fufû îitefyTa, ]N)pttK fui sdlug esio.
Dne fi^on ne s'enfante pas toute seule ; elle a ses pères, '
ses fbodatéors, ses auteurs. Loin de moi que je conteste ce
titre à nos ehefe de race, à Cloris, à Qiarlemagne, et à
qaelqaes autrts. Toutefois les TéritaUes et les premiers
pèree de la patrie française, ce furent ses grands évèques, et,
pardessus tous les autres, les saints Hilaire et Martin. Ils
aTaiest fiûl «ne Gaule chrétienne, une France catholique
tooleprte pour le roi Franc qui allait se couTortir, et que
nami allait éfaagAiier et baptiser. Mais ce n'était pas assez.
Pour la fionaalion et l'éducation des peuples, comme pour
eeUe des particuliers, il n^est pas bon que l'homme soit seul :
/Van est toatfm kommmn eêse folwmK La France devait avoir
des mères. Radegonde en est une. Les mères, c'est leur des-
tinée de souflkir ; elles enfioitent dans la douleur. Et qui de
noas, en éladfant les origines de la nation, n'a été frappé
du dooloureni enfantement de la France par Clotilde et par
Radegonde? Radegonde, en particulier, a immensément
souftat pour la France, elle a beaucoup travaillé pour elle,
elle Ta beaucoup aimée. Jamais elle n'a plus efficacement
rempli les fonctions de reine qu'après qu'elle eut cessé de
rêtre. Entendons le vénérable Hildebert, résumant les ré-
cits des biographes primitifs. Faisant l'office pieux du bour-
reaa et du sacrificateur par rapport à sa propre chair : cùr-
pmis tui pia eamifex et sacrifex, par ses jeûnes, ses cilices,
ses macérations, elle intercédait auprès de Dieu pour tous
les ordres de l'Église : ad Deum pro universis Ecclesiœ gradin
bm interwsrit : pour l'Église d'abord, car elle savait déjà
1. Geou, n, I6t
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que ia proq>érit& de la Franoe estina^rablodi
de l'Ëglise. Puis, non-seulement par ses trèa-aaintes prières,
mais par ses lettres et ses oorrespondanoea, adressées à tou-
les les tètes couronnées, aux rois et à leurs ministres, elle
. iravaillait à éteindre les guerres, à rétablir la oonocNrde en-
tre les princes divisés ; et ainsi le repos fut obtenu aux
églises» ia paix rendue à la patrie » : Porta ed eeclesHs re-
quieSy pax patriœ restittUa^, C'est donc à bon droit que nous
|:i saluons de ce titre de « mère de la patrie >, et que nous
appelons le peuple français c son peuple i ; 0 mater pairiœ,
UadegundU inclyta, populi tui talus esio.
Oui, ô Radegonde, ce peuple est toujours le vAtre. Il se
souvient que vous avez bercé son enfance sur vos genoux,
que vous avez instruit et formé sa jeunesse, et il vous aime
d'un amour Mêle. Quelle reine sur le trône est autant ai-
mée, autant servie, autant priée, autant invoquée que vous?
En échange, donnez à ce peuple les gages de votr^ pro-
tection.
Serva fidem : « Conservez la foi >. Cette nation très-chré-
tienne de France, qui est la fille aînée de l'Église, paroû ses
Meilleurs cl ses désastres, elle a eu la fortune dene jamais se
ranger sous l'étendard de l'hérésie ; elle a toujours marché
en tête des puissances catholiques. Aussi ne vous demandons-
nous pas, ô sainte Reine, de nous rendre la foi. Par la mi-
séricorde de Dieu , c'est un trésor que nous n'avons point
perdu. Dans l'opinion de tous les peuples, la France est en
son fonds le pays orthodoxe par excellenoe. Hais, que d'ad-
versaires acharnés, que d'ennemis conjurés contre cette or-
thodoxie t Et parmi ceux (\m la professent, que d'in-
différence chez les uns, que d'alliages mauvais, que de
défaillances doctrinales chez les autres 1 Serva fidem*
Mores corrobora : c Fortifiez, affermissez les mœurs ». La
1. Bolland., T. III, Aag., p, 00. Edit. Palmô.
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- 177 -
mellefise est partoat : mollesse des conyictions, mollesse des
principes, mollesse des sentiments, et, par une suite néoesr-
saire, mollesse des volontés ; mollesse des mœurs privées et
des mœurs domestiques, mollesse des mœurs publiques et
sociales ; mollesse des esprits, mollesse des corps. On nousle
dit tous les jours : nous sommes une race d'amollis. 0 vous
la femme forte, vous qui avez dominé votre siècle au lieu
de vous traîner à sa remorque, relevez, soutenez nos mœurs
qui s'affaissent : Mores corrobora. Rappelez à la France que
Dieu lui a dît, comme à l'ancien Israël : Constitui te in c«-
fut et non in caudam : c Je t'ai faite pour être à la tête, et
< non à la queue, pour être en avant et non en arrière ; ton
i rôle est d'être toujours en dessus, jamais en dessous » :
et eris semper mpra, et non subter '. Mais rappelez-lui aussi
qu'elle ne peut garder ou reconquérir son rang qu'à la con-
dition d'élever et de maintenir ses mœurs privées et ses
mœurs publiques à la hauteur de sa vocation ; Mores corro-
bora.
Tribue pacem sancta intercessions : Enfin, 6 grande Reine,
c procurezrnous la paix par votre sainte intercession ». La
paix, c'est toute notre ambition à cette heure. Peuple vaincu,
nous ne demandons pas la gloire, nous ne demandons pas
les conquêtes et les revanches; nous demandons la paix,
mais la paix honorable et digne, la paix qui ne soit pas l'hu-
miliation d'un joug chaque jour plus appesanti, le servi-
lisme muet, l'assujettissement honteux et coupable à tous
les caprices de la force ; nous demandons une paix du-
rant laquelle nous puissions nous relever d'abord aux yeux
de Dieu et à nos propres yeux, pour nous relever ensuite
aux yeux des peuples : Tribue pacem sancta intercecsione.
Tel est le vœu, telle est la prière que perpétuera, devant
la tombe et devant l'autel de Radegonde, le lampadaire que
1. Dealer.} xzvili, 13,
T. vui. ":
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— 178 -
tes habitants de la capitale ont aujourd'hui suspenda dans
ce sanctuaire. Autrefois Anne d'Autriche fonda ici une
lampe perpétuelle en action de grâces de la naissance de
son fils, de celui qui fut Louis XIV, et qui reçut à bon droit
le nom de Louis le Grand. La lampe éteinte et détruite par
les révolutions, ennemies de toute durée et de toute perpé-
tuité, vous l'avez rétablie, vous l'avez rallumée , pieux pè-
lerins de Paris; elle nous restera comme un souvenir et un
gage de votre visite ; elle sera pour vous et votre grande
cité un titre permanent à la protection de notre puissante
Reine. J'aime à me le persuader : vous laisserez ici quelque
chose de la liqueur de piété qui est dans vos âmes ; et, ce
quelque chose s unissant à l'huile qui alimentera cette
lampe, sa flamme redira incessamment en votre nom les in-
vocations que nous venons de commenter, celle-ci en parti-
culier : € 0 mère de la patrie, illustre Radegonde, soyez le
c salut de votre peuple. Conservez la foi, affermissez les
c mœurs, procurez-nous la paix par votre sainte interces-
f sion >
Ainsi soit-iU
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XV
ORAISON FUNÈBRE
D« MONBEIONBUB CHABLB8 FILLION, ÉVÊQUE DU UÀSS,
PBONOHCiE DANS LA CATUtoSALE DU MANB.
( XZVn AOUT MDGCCLZZIV. )
Et tu,puer,propheta AUitHmi vom"
bmst... ad dandam icientUm êolutit
pUbl ejtit.
Et toi, eofaal, tn es «ppelë à devenir
le proplicte du Trë»-Haut,... à l'effet de
r 1« science du salut à son peuple.
Luc, I, 76, 77.
Seize ans et plus se sont écoulés^ Meus Très-Chers Frères,
depuis quô le pontife qui gouvernait alors cette Église, m'in-
vitait à vous rompre le pain de la divine parole dans une
circonstance demeurée présente à vos esprits. Il s'agissait
d'une consécration épiscopale. Le consécrateur et Tévéque
élu s'accordaient à me demander d'être l'orateur de la solen-
nité. Les exigences de la visite pastorale y apportèrent un
obstacle invincible, f Mon regret sera d'autant plus vit,
écrivaift-je, que la promotion de. notre nouveau collègue est
une des meilleures joies de mon âme. i
A part la perspective d'un éloignement qu'il n'avait pas
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- 180 -
tenu à vous de conjurer et de prévenir, le sentiment que
j'exprimais était ici le sentiment de tous. Jamais a^iplaudis-
sèment plus général, jamais plus unanimes suffrages n'a-
vaient éclaté. On le vit bien dans cette cérémonie du ssLcre
qui réunit de nouveau, comme dans une seule famille, les
deux diocèses du Mans et de Laval. Il ne manqua rien à la
solennité; et mon absence y fut un gain, puisqu'elle vous
valut de tressaillir aux accents d'une voix qui est devenue
celle d'un confesseur exilé, d'un évéque que ses épreuves ont
rendu cher à toute la chrétienté.
Voûtes sacrées de la basilique, vos échos redisent encore
les souvenirs et les émotions de cette journée, qui sembla se
renouveler, quatre ans après, plus joyeuse et plus triom-
phale, alors que l'oint du Seigneur revenait s'asseoir, comme
dans sa propre chaire, sur le siège où son devancier l'avait
intronisé.
Seigneur mon Dieu, que les vicissitudes des choses hu-
maines sont rapides I Aujourd'hui j'obéis au désir du véné-
rable chapitre de cette église en deuil ; et moi, qui n'avais
pu chanter Tépithalame, voici que j'entreprends l'éloge fu-
nèbre du pontife sitôt enlevé à notre amour. En cela, dirai-
je avec un saint évéque de l'antiquité, je me libérerai moi-
même le premier d'une dette contractée : Ita enim niepri"
mum ipse velut œre quodam aliéna liberabo *. Puisqu'il m'a
précédé dans la tombe, il était juste que celui qui m'excita
tant de fois à prendre la parole, et qui se glorifiait de mes
discours comme il ne fit jamais des siens, m'en oflBrit main-
tenant la matière et le sujet dans sa personne et dans sa vie :
Hoc profecto supererat, ut cum multa nobis ortUionum argu-
menta Basilius ille proposuisset^ qui mm oratianibus glorior-
batur ut nunquam suis, seipsum nunc nobis argumentum
daret K
1. s. Gieg. Nae., Qrat ZLm, 1. — 2. Ibid.
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- 181 -
Cette tâche, amère et pénible à plus d'un titre, sera pour-
tant un soulagement pour mon cœur. Je ne commettrai pas
le contre-sens de recourir aux pompes oratoires pour louer
celui dont le caractère distinctif fut une exquise et constante
simplicité. Les rhéteurs eux-mêmes n'enseignent-ils pas
que les règles de l'art prescrivent parfois de s'abstenir de
tout art ? Je me contenterai donc de faire appel à vos sou-
venirs, et nous verrons, dans cette existence qui s'est écoulée
presque tout entière sous vos yeux, comment la providence
surnaturelle de Dieu prépare un évéque à son Église, et
comment un évêque ainsi préparé répond aux desseins de
Dieu sur lui. Tel sera l'objet de cet entretien consacré à la
mémoire de votre Illustrissime et Révérendissime Père en
Dieu. Monseigneur Charles-Jean FILLION, Évêque du Mans,
Assistant au Trône Pontifical, membre de la Congrégation
de la Discipline dans le saint Concile du Vatican.
I.
C'est une loi divinement établie, M. T.-C. F., que les
hommes ici-bas doivent être régis par les hommes. Dieu,
cause première et universelle, gouverne et perpétue sou
œuvre au moyen des causes secondes et particulières. A cet
efiet, fiûsant un choix parmi ses créatures, il écoule en elles
une part de son autorité et de ses droits.
Ces mandataires de Dieu, dans la sphère de la vie civile,
ce sont les rois, les princes, les magistrats ; dans l'ordre du
gouvernement religieux, ce sont les pontifes, les ministres
du sanctuaire. Et parce que Dieu est le principe et l'auteur
de toute hiérarchie, le pouvoir, comme tel, est toujours
divin. Ce n'est pas quelque chose qui procède originairement
d'en bas, par exemple, d'une volonté humaine quelconque,
ni d'un fait, ni d'un pacte, ni d'un prétendu droit populaire
et du suffrage des foules. Même quand ces aortes de causes
contribuent extérieurement à la naissance historique et à la
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— 182 —
constitution du pouvoir, elles en fournissent tout au pins
la matière en en déterminant le sujet; mais elles n'y donnent
jamais et elles ne sauraient y donner la forme, c'est-à-dire
ce qui fonde dans l'homme le droit moral de commander
les autres, c Que toute âme, disait Tapôtre, soit soumise aux
€ puissances supérieures ; car il n'y a de puissance que de
€ Dieu, et celles qui existent ont été ordonnées de lui *.• Le
pouvoir donc n'est pas quelque chose qui ait sa racine en
bas. Non ; comme la lumière, comme l'intelligence, comme
la grâce, comme tout ce que la terre reçoit du ciel et ne peut
recevoir que du ciel, le pouvoir vient et ne peut venir que
d'en haut *. D'où il suit, M. F. , que ceux-là, qu'ils le veuil-
lent ou ne le veuillent pas, sont les destructeurs de toute
autorité, et par conséquent de tout ordre, qui, bien que se
qualifiant conservateurs et hommes d'ordre, font profession
de rejeter de l'état de choses moderne toute notion de pou-
voir divin. L'autorité créée n'a droit à l'obéissance, à la sou-
mission, au respect, que parce qu'elle provient au moins
médiatement de Dieu, et que lui résister, c'est encourir la
réprobation pour crime de résistance à l'ordre voulu ou
permis de Dieu même : qui résistif potestati, Dei ordinatiani
resistit ; quiautem resistunt, sibidamnatione i acqtUrunt ^.
Remarquez, M. F. : en disant que le pouvoir est fondé
sur un principe divin dans l'un et dans l'autre ordre, je n'ai
garde de dire qu'il y soit divin au mêjnoie titre et en la même
manière. Dieu est auteur de la nature, et il est auteur de la
grâce. Par suite, il y a un droit divin de la nature, et un
droit divin de la grâce ; il y a une providence naturelle de
Dieu sur la société temporelle, et une providence surnatu-
relle de Dieu sur la société que son divin Fils Jésus a fondée
1. Rom., XIII, 1.
2. Voir le beau traité : JDe VchéissaneCy dans Tonviage de M. Tabbé
Oh. Gay -.Delà Vie et de* Vertus chrétiennfê.kUi. T. Il, p. 162 et buît.
3. Bom., xui,2.
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- 183 —
ici-bas. Et comme j'ai promis do vous montrer, dans la
première partie de ce discours, par quelles voies rogulitres
la providence surnaturelle de Dieu produit un évêque, souf-
frez que nous établissions encore quelques principes avant
d'en venir à l'application.
Les Écritures nous apprennent que Dieu a confié à ses
anges de grands et importants services, qu'il les fait ses
messagers et ses ministres ^ qu'il leur a donné un mandat
par rapport aux hommes, afin qu'ils les gardent dans toutes
leurs voies et les protègent contre toutes sortes de périls •.
€ N'ya-t-ilpas, dit saint Paul, des esprits administrateurs »
(je traduis comme Bossuet 3) : administratorii spiritus, « des
€ esprits chargés d'un ministère et d'une mission en faveur
t de ceux qui doivent recueillir l'héritage du salut * ? » Or,
pourquoi à des attributions si considérables et si diverses
Dieu n'a-t-il pas ajouté la fonction du sacerdoce, et mis ainsi
le sort du ministère sacré au-dessus des hasards de la
succession et des défaillances delà condition humaine ?
Nul de nous, mes Frères, n'a le droit de poser à Dieu cette
question. Ce que nous savons, c'est qu'il ne Ta pas voulu ;
et ce que nous comprenons, c'est qu'il a eu de très-hautes
raisons de ne le vouloir pas. Le grand apôtre nous en ins-
truit dans l'épitre même où il vient d'exalter les fonctions
des anges : < Car, demande-t-il, auquel des anges Dieu a-t-il
« dit jamais : Tu es mon Fils ' ? t Mais ce que Dieu n'a pas
dit à l'ange, il l'a dit à l'homme dans la personne de son
■Yerbe incarné Jésus. Or, si le Fils de Dieu ne s'est point
uni à la nature angélique, mais à la descendance d'Âbra-
1, Ps. CIII, 4; Hebr., I, 7.— 2. Ps. xc, 11, 12.
3. Élévations sur les mystères, !▼• semaine, Elév. 3. Edit. Lebel,
T. VIII, p. 99.
4. Konne snnt administratorii spiritns,* in ministeriom missi propter
eoft qui haereditatem capiunt salutis? Hebr., i, 14.
6. Cui enim dixitaliquando Angelorum : Filius meus es tu ? Ihid.
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— 184 —
ham ^ ; si» parce que les fils d'Adam participent à la chair
et au sang, le pontife rédempteur a dû y participer pareille-
ment ^ ; s'il a dû être en tout semblable à ses firères afin
d'offrir efficacement en sa personne le sacrifice de propitia-
tion pour la race pécheresse ^ ; la même économie ne de-
mandait-elle pas que le sacerdoce continué de Jésus résidât
dans cette race même à laquelle il a voulu et dû appartenir f
Pour offrir à Dieu Fhommage de la création visible et invi-
sible, matérielle et spirituelle, pour administrer aux hom-
imes les gages du salut voilés sous des signes sensibles, il
convenait que le prêtre réunit en lui les deux substances, le
corps et l'esprit. Enfin et surtout, à Thumanité faible et
déchue il ne fallait pas un pontife qui, étant étranger à ses
infirmités, n'y saurait pas compatir. C'est pourquoi, pour-
suit l'apôtre, c tout pontife est pris d'entre les hommes pour
« faire auprès de Dieu les affaires des hommes, pour corn-
c patir à ceux qui sont dans l'ignorance et l'erreur, étant
< lui-même entouré d'infirmité ^ ».
Or, ici commence la difficulté, et l'apôtre se l'objecte aus-
sitôt. Le pontife doit être tiré d'entre les hommes : Omnis
pontifex ex hominibus asmmptus ; mais qui fera l'appel et
le discernement ? Car nul ne s'arroge à soi-même cet hon-
neur, mais seulement celui qui a été appelé de Dieu. C'est
ainsi que le Christ même ne s'est pas attribué de son chef
la gloire de devenir pontife : il l'a reçue de celui qui lui a
' 1. Nusqaam enim angelos apprehendit, sed semen Abrah» appie-
hendit. Hebr., ii, 16.
; 2. Quia ergo pueri comtnanicaveTunt cami et aangninl, et similiter
, participavit eisdem. Ibid , 14.
I 3. Unde debuit per omnia fratribus similari.... ut lepropitiaret de-
licta populi. Ibid.f 17.
4. Omnis pontifez ex hominibus assnmptns, pro hominibos consti*
initar in ils quie sunt ad Deum.... qui condolere possit ils qui igno-
tant et errant, quoniam et ipse circumdatus est infirmitate. Ibid^ Y,
1,2.
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— 185 —
dit : ff Tu es prêtre pour Féternité selon Tordre de Melchi-
c sédech ^ > .
La difficulté s'accroît par ce dernier mot. A la différence
du.sacerdoce et du pontificat judaïque qui étaient hérédi-
taires dans la famille de Lévi et dans la postérité d'Aaron,
le prêtre et le pontife de la loi nouvelle sont, comme Melchi-
sédech, sans père, sans mère, sans généalogie > : c'est4-dire,
ainsi que Texplique le pape saint Léon, la dignité sacerdo-
tale ne se propage plus par la trame et le cours naturel des
générations, elle n est pas le fruit delà chair et du sang :
non per gêner atùmum tramitem currit, nec quodcaro etsanguis
creavU eligitur ; TËglise reçoit pour pasteurs et pour guides
ceux que TEsprit saint a préparés : eos redores Ecclesia ac-
cipit^ quos Spiritus sanctiis prœparavU : de telle sorte que C3
n'est point la prérogative de l'origine terrestre qui donne
droit à l'onction, mais c'est le libre choix de la grâce cé^
leste qui enfante Tévéque : u( non prcerogativa terrenœ orir-
ginis obtine(U unctionemy sed dignatio cœlestis graiiœ gignaê
aniistUem ^.
Mais, encore une fois, comment Dieu maniiëste-t-il sa
volonté? Quand l'Église en prière lui demande, comme
autrefois les apôtres, comme aujourd'hui cette grande
Église du Mans : Vous, Seigneur, qui connaissez les cœurs
de tous, montrez quel est entre plusieurs celui que vous
avez choisi pour prendre l'héritage de ce ministère : Et
orantes dixerunt : Tu, Dominey qui corda nosti omniumy 0$-
tende quem elegeris ex his unum ^, de quelle façon se fait la
réponse à une invocation si grave et si solennelle?
Je n'ai point à vous exposer ici, mes très-chers Frères;
toutes les formes selon lesquelles l'oracle divin peut se faire
1. Nec quisquam snmit sîbi honorem, sed qtii rooatnra Deo ; sic et
Christos non semetipsam clarificayitutpontilexfieret, sed qailocntns
est ad enm : Tn os sacerdos secundom ordinexn MelchiBedech. Ibid.,
4, 5, 6. — 2. Ibid., VII, 3.
3. S. Léo, Serm. ii in annivtn. ordioat. — 4. Act., i, 24.
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- 186-
entendre. Il nous suffit que celle qui va 8e produire devanl
nous soit une des plus expressives et des plus concluantes.
A quoi bon vous raconter ce que vous savez mieux qu^
moi : de ce berceau qu'il plut à Dieu de placer au centre
d'une province renommée par sa fidélité religieuse durant
les jom*s de la grande épreuve ; de ces années de l'enfance
écoulées dans une atmosphère de famille si honorablement
et si pleinement chrétienne, que, sur quatre fils, trois sont
devenus prêtres, marchant en cela sur les traces d'un oncle
vénérable dont la sollicitude paternelle ne les quitta jamais;
de cette preinière éducation classique et déjà lévitique qui
ne dura pas moins de huit ans, pendant lesquels le jeune
Charles Fillion figura toujours au premier rang dans Tes-
pi*it de tous ?
Est-ce bien d'un autre que de lui-même qu'il faudra en-
tendre ce témoignage rendu par lui à votre saint compa-
triote, l'évêque martyr de la Corée ? t La providence, vous
écrira-t-il un jour, prépare de longue main les instruments
qu elle destine à ses œuvres... Il nous serait doux de re-
monter jusqu'à ses plus jeunes années pour vous le montrer
prévenu, comme Samuel, des bénédictions divines, se dis-
tinguant, par sa candeur autant que par une précoce intel-
ligence, des enfants de son âge, et préludant déjà, au mi-
lieu d'eux, aux fonctions de l'apostolat ; il nous serait doux
de le représenter tel qu'il nous a été donné de le connaître:
au petit séminaire de Précigné, comme le modèle des éco-
liers vertueux par sa piété, sa régularité, son application au
travail ; au grand séminaire de Saint-Yincent, comme l'or-
nement de la tribu lévitique, tenant un rang aussi élevé
dans l'estime de ses maîtres que dans l'affection de ses con-
disciples, dont aucun n'a pu être étonné en apprenant les
grandes choses au'il a réalisées* ». Prenez garde à votre mo-
1. Lettze pMtor.Ue à^*o ccasion da mtttyie de Mgr Siméon-François
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— 187 ^
destie, ô tous qui (racez ces lignes : n'est-ce point votre
propre histoire que vous écrivez? Et tu, puer, propheta Al-
tissimi rocaberis : c Et vous, enfant, et vous, jeune homme,
vous êtes appelé à devenir quelque chose de grand dans
l'Église 1. Plus d'une fois déjà ces mots avaient été murmu-
rés sur votre tête ; et voici que votre judicieux évêque a pris
un parti cpii marque les espérances qu'il a fondées sur
vous.
Être jeté à vingt ans au milieu de la capitale pour y fré-
quenter des chaires laïques et y suivre les leçons des maî-
tres célèbres, c'est un péril dans lequel la vertu déplus d'un
jeune homme, hélas ! et de plus d'un jeune clerc a suc-
combé. Entendons saint Grégoire de Nazianze dans son pa-
négyrique de saint Basile, c Pour ce qui est du salut et de la
santé de l'âme, dit-il, Athènes est une ville pestiférée, et les
hommes pieux n'en ont pas pris à tort cette opinion. Elle
est pleine de merveilles de mauvais aloi ; les idoles y abon-
dent plus que dans tout le reste de la Grèce, et il est difficile
de ne point s'y laisser aller à des curiosités malsaines, à des
entraînements pernicieux de l'esprit et des sens. Cependant,
par la grâce de Dieu, ajoute-t-il, nous n'en avons éprouvé
aucun détriment, parce que nous étions intérieurement mu-
nis et fortifiés*. »
n en fut ainsi de notre pieux étudiant. Lui aussi, pendant
trois ans de séjour, il ne connut que deux rues : la première
et la meilleure le conduisait dans la maison de Dieu et chez
les hommes vénérables dont il était l'hôte ; la seconde, de
Bemeoz, éyèque de Gapse, TÎcaire apostolique de la Corée (14 octo-
bre 1867).*
1. PestifersB qnidem aliis, quantum ad animœ salutem attinet, Athena
(nec enim id a piis yixis temere «^xistimatur); malia namque opibus,
hoc est idolis, supra reliquam omnem Grœciam affluunt, difficâleque
factu est non simul cum eorum laudatoribus et patronis in errorem
sbripi. Nobis autem nibil detrimenti ab ils allatum est, utpote qui
animo oommuniti et obsepti eramus. Qrat. XLin fXXi.
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-188-
moindre prix, aboutissait chez les précepteurs du dehors.
Quant à toutes les autres, qui menaient aux fêtes, aux spec-
tacles, aux assemblées les plus en renom, il les ignorait ab-
solument, n'accordant aucune estime à ce qui ne rend pas
rhomme meilleur et plus soucieux de sa propre perfection*.
Livré à. lui-même, et n'ayant que sa conscience pour uni-
que surveillant, il suivait du matin au soir, avec la régula-
rité parfaite du séminariste, les leçons de langues orientales*
allant d'un cours à un autre et n'en perdant aucun, quel-
que temps qu'il fît, se trouvant parfois seul entête à tête avec
le professeur. Il aborda ce genre d'études avec une aisance
merveilleuse, avec une facilité sans égale, et il y acquit en
peu de temps une véritable réputation. Son intelligence au-
tant que son assiduité le firent grandement apprécier des
sommités scientifiques d'alors ; et le célèbre M. de Quatre-
mère l'aimait à ce point que, le cours fini, il voulait tou-
joui*s s'en faire accompagner en retournant à sa demeure.
Jusqu'aux derniers jours de sa vie, plusieurs savants qui
avaient reçu de lui une direction et d'utiles conseils, n'ont
cessé (Je lui envoyer leurs publications; naguère encore,
l'un d'entre eux lui exprimait sa gratitude à l'occasion de
son entrée dans l'Institut ^.
Ainsi se préparait-il à l'enseignement de l'Écriture et aux
leçons d'exégèse qu'il considérait comme devant être l'oc-
cupation de sa vie. Mais en même temps, par les heures
qu'il lui était donné de passer en la très-salutaire société de
ces hommes de Dieu, la plupart aujourd'hui disparus, de
1. Duœ nobis vi» erant notas, altéra prima et prœstantior, aecanda
altéra et inférions pretii ; illa quidem ad sacras aedes noetras et ad
doctores qui illic erant ferebat ; haec autem ad extemoe pneceptoretj,
Cœteras omnes qn» ad festa, spectacula, célèbres conventua, epulas,
dncebant, »quo ac libenti animo aliis reliqneramus. Nihil enîm, mea
quidem senientia, magni faciendum est, quod ad recte honesteque vi-
▼endum nihil affert, nec sui studiosos meliores reddit. Urid,
a. Lettre de M. Pavet de Courteilles, 18 mars 1874.
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- 189 -
ces maîtres de la vie spirituelle qui ont laissé de si grands
souvenirs dans la compagnie de Jésus et dans la société de
Saint-Sulpice, il s'élevait à vue d'œil dans la pratique de la
perfection chrétienne et ecclésiastique : l'habitude de
Tunion à Dieu, le.dévouement au salut des âmes, l'abnéga-
tion totale de soi-même, vertus qui brilleront en lui jus-
qu'à la dernière heure de sa vie.
Ici, mes dignes frères dans le sacerdoce, c'est à vous qu'il
appartient de parler. Professer, diriger, dites à quel point
le maître qui vous sera éternellement cher a excellé dans
ces deux choses. Ses cours d'Écriture sainte, préparés avec
soin, excitaient non-seulement votre intérêt, mais votre en-
thousiasme : il avait allumé en vous la flamme sacrée. Dans
les diverses chaires qu'il occupa successivement, il eut le
même succès, je dirai le même éclat, et il montra toujours,
avec la plus parfaite justesse d'esprit, la plus ferme rigueur
de lorthodoxie. Sur quelques points, il dut embrasser l'avis
contraire au texte du manuel que les élèves avaient entre
les mains. Sa loyauté le porta à informer son évêque, qui
était en même temps l'auteur du manuel, de la liberté qu'il
se sentait obligé de prendre. L'évêque s'en vengea noble-
ment en lui donnant la preuve la moins équivoque de sa
confiance personnelle, et en l'élevant, encore jeune, à la
double dignité de chanoine et de vicaire général. Malgré
tout, il ne cessa jamais de vivre au séminaire et pour le sé-
minaire. Ni l'assistance obligée au chœur de la cathédrale,
ni les devoirs de l'administration diocésaine, ni les rapports
extérieurs qu'entraînaient, soit la direction des Enfants de
Marie et des Conférences de Saint-Vincent-de-Paul, soit le
ministère de confesseur extraordinaire ou de supérieur des
maisons religieuses, rien ne put lui faire abandonner les
fonctions du professorat ni la vie de communauté. Il ne
s'écartait du règlement que pour multiplier les heures du
travail. Ses veilles se prolongeaient très-avant dans la nuit^
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ce qui ne Tempécliait pas de monter régulièrement au saint
autel à cinq heures du matin, avant l'exercice de l'oraison,
dont il ne se dispensait jamais. Sévère pour lui-même
d'une austérité presque monastique, il était d'une bonté
sans bornes pour les jeunes clercs, et leur confiance était
sans bornes envers lui. Doux, charitable, très^laîrvoyant,
il ne désespérait jamais de personne : plus d'une fois, des
âmes très-imparfaites, se transformant entre ses mains,
furent conduites, par sa direction ferme et éclairée, jusque
sur les hauteurs de la profession religieuse. La douce gravité
de ses traits, jointe au sérieux et à la précision de son ensei-
gnement, rappelait quelque chose du type de saint Thomas
d'Aquin. Le respect qu'il inspirait était mêlé d'une affec-
tion si ingénue qu'il en résultait une touchante familiarité,
à ce point qu'il n*eut jamais d'autre nom parmi les sémina-
ristes que celui de c M. Charles » : appellation qui prit cours
dans le diocèse, et qui rendait témoignage du sentiment
universel dont il était l'objet.
Ne vous apercevez-vous pas, mes très-chers Frères, de
tout le chemin parcouru par cette existence ? Le lévite est
monté rapidement , mais graduellement , jusqu'aux pre-
mières dignités, jusqu'aux plus hautes fonctions dupréti'e.
Tous les regards, tous les cœurs sont tournés vers lui. Il a
en sa faveur, selon que le demande saint Paul, le bon témoi-
gnage de ceux même du dehors *. Les pensées et les vues du
ciel sur sa personne deviennent de jour en jour plus trans-
parentes et plus visibles. Pour ma part, la première fois
qu'il me fut donné de le voir et de l'entendre chez le regret-
table pontife dont il devait être plus tard le successeur, ma
sympathie fut acquise, ma conviction fut formée. Et tu,
puer^ propheta Altissimi vocaberis : Et vous, mon jeune
frère, vous avez votre place marquée parmi les prophètes,
1. I Timoth., m, 7.
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- m-
parmi les pont.fcs du Très-H iut. 0 li, c'est ainsi que, selon
le conseil et la prescience de Dieu, qui jette longtemps
d*av:mc3 les premiLTes fondations des grandes choses :
^nndum magnum Dei consilium ac prœscientiam, quœ ma-
paritm rerum materiam longe ante prœstruit; c'est ainsi que
vint préparas les chefs spirituels des peuples, les hommes
appelés à manier et à régir ce grand corps du Christ qui est
^joËglise : eosqtiiplebisantisîitesfuturiyinagnufnqueChristi
<vrpus tractaturi sunt *.
Ainsi parle saint Grégoire de Nazianze, et il ajoute : t Com-
bien il serait honorable pour ceux qui interviennent dans
Dus affaires d'en agir toujours de la sorte envers nous, et de
>e conduire invariablement selon ces règles » : Quam prœ--
date w^iscum ageretur, si idem esset semper rerum nostra-
mm status >! Sans d.)ute, la validité des actes est assurée par
r.nst lution canonique et par le caractère sacré de Tordre.
Mais quelle destinée douloureuse que celle d'une Église où
la grâce personnelle du ministère de l'évéque fait défaut f
Que de souffrance pour les âmes, et quel sort lamentable
pour l'évéque lui-même ! Par la miséricorde de Dieu , il
n'en sera point ainsi de notre prélat. Ni la partialité, ni l'in-
trigue n'ont eu de part à son élection ; il a été cherché par
l'honneur, et n'a pas cherché l'honneur ; que dis-je. il a ré"
>i>lé pour ne le point subir : non honorem prosecutus, sed ab
honore quœsitus; il n'est point entré par la porte de la fa-
veur humaine, mais par celle de la volonté et de la grâce
divine : nec humano favore, sed divinitus et Dei gratta, sacer-
ktium consecutus?. Un épiscopat ainsi amené par la provi-
dence surnaturelle de Dieu ne peut que tourner au très-
grand profit de l'Église de Dieu. Nous l'allons voir dans
notre seconde partie.
1. 8. Gieg. NfliSAns., Ont. XXI, in land. Athan., vn.
S. 8. aicg.Naiiaiu.,Orat. XLin,in laadexn Basil., xxvi*
8. IHtLf JXnî,
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- «»-
n.
€ La hiérarchie, dit saint Denis, est un système sacré o
l'ordre, la science et l'activité, qui sont éminemment e
Dieu, prennent par sa volonté une existence et une consU
tance créées à l'effet de constituer les hiérarques eux.-mênie
à l état d'images très-claires et très-pures de sa lumière etd
sa divinité, et de faire d'eux des miroirs puissants et fidèlti
qui en reflètent les rayons dans les autres créatures '. D oi
il suit que la hiérarchie étant la coopératrice de Dieu dan
l'œuvre de la déification universelle, elle est le plus divi
de tous les dons divins^, i
En d'autres termes, M. T. -G. F. , recevoir en soi toutes h
semences de la vie divine, et les répandre dans les autre
par une fécondité génératrice et déifique, voilà propremer
ce qu'est l'épiscopat. Et voilà ce qu'a été au milieu de vou
votre très-vénérable évêque Monseigneur Charles Fillioii
considéré dans sa vie et dans ses œuvres.
Les débuts de son pontificat ne furent pas pour vous
Dieu, je ne dis pas le donna, mais le montra d'abord à un autr
peuple. Ce peuple était digne de lui. Les longs et unanime
regi'ets qu'il a laissés chez les religieuses populations de ce
montagnes, les liens si forts d'affection et de confiance qu
son départ n'a pu rompre, l'impression générale de deui
causée par sa mort après douze ans de séparation, prouves
à quel point il avait pris déjà possession des âmes, à que
point aussi elles avaient su l'apprécier dès son arrivée. Pa
un des aspects sous lesquels nous aurons à le considérer ici
n'a été inaperçu sur ce premier théâtre de son action pas
torale. Sans être marqué par des événements extraordi
naires, son court épiscopat y a laissé une profonde em
preinte. Par des choix et par des actes heureux, il a main
1. De eodes. hierarch., c. i, 2. — 2. De cœlest. hienurch., c. ni, S.
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tenu renseignement et la direction ecdésiastiqae dans la
ligne droite des bons principes et de la soumission pleine et
filiale à tous les enseignements du saintrsiége; il a vivifié
dans les prôtres l'esprit et les vertus qui font de ce clergé
l'un des plus remarquables par sa régularité et la générosité
des caractères ; il a imprimé l'essor et il a donné la vie et la
forme aux maisons religieuses, encore tout embaumées de
son souvenir. Il n'a fait que passer là ; mais, comme le
divin évoque de nos ftmes, « il a passé en faisant le bien ^ i ,
et sa mémoire y sera étemelle.
L'Église du Mans, confiée pour trop peu de jours aux
mains fidèles de Mgr Jacques Nanquette, venait de retomber
dans le veuvage, et elle dut aspirer à un nouveau pasteur.
Quel autre pouvaitreUe désirer que celui qu'elle aimait et
dont elle était fière, celui qu'une première fois d^à elle
avait demandé par acclamation ? Laissé à lui-même, jamais
il n'eût consenti à cette translation : il connaissait les règles
de la sainte antiquité; il aimait l'épouse à laquelle, d'un
cœur ferme et ardent, il avait engagé sa foi dans l'acte solen-
nel de la consécration. Il fallut, non pas seulement la dis*
pense, mais la volonté suprême du vicaire de Jésus-Christ,
pour légitimer à ses yeux un fait dont il n'aurait pas
pris l'initiative et dont il regrettait de donner l'exemple.
Les bénédictions dont son ministère sera comblé vont
nous dire éloquemment que la double exception accordée
à vos vœux était voulue du ciel.
Je dis la double exception : car Jésus-Christ lui-même
n'a-tr-il pas proclamé que le prophète qui revient vers sa
patrie, est exposé à y être méconnu comme nulle part ail-
leurs > ? Règle générale, qui, sans nul doute, comporte des
dérogations: l'histoire des prophète^ eux-mêmes, ainsi ^ue
l'observe saint Jérôme, nous en fournit la preuve, et les
«
1. Act., x,SS. — 2. Matth., xm, 67,
T. VIU. ^*
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- f94 -
annales de votre Église da Mans en omtiennent plus d'un
exemple précieux. Celui-ci restera l'un des plus fhippants.
La providence s'était plu à rassonbler dans ce digne
prélat les qualités que l'on voit rarement réunies : une séré-
nité d'âme qui l'empêchait de prendre jamais la passion
pour règle de ses jugements, un coup d'œil ferme et simple
qui le conduisait toujours au vrai, une aptitude à toute
science, un tact exquis des personnes et des choses, une
franchise et une indépendance complète dans la profession
des principes, un esprit très-délicat et très*fin, un coeur
aimant et ouvert, une pureté de l'âme égale à sa bonté, un
détachement complet de soi-même et de ses aises person-
nelles, l'absence de toute prétention, et une générosité sans
bornes. Ajoutez à cela ce qu'ont si bien dit ceux qui, après
avoir été les auxiliaires de son autorité, en sont aujourd'hui
les dépositaires : c Mélange admirable de simplicité et de
dignité tout à la fois, d'indulgence et de fermeté, on ne savait
ce qui dominait en lui ou de la douce et paternelle familia-
rité, ou du respect pour lui-même et pour les autres K »
Avec cet assemblage de dons naturels, perfectionnés par
l'éducation et par la grâce, le pontife, en venant parmi les
siens, n'exposait à aucun échec ni l'autorité ni l'honneur de
la charge dont il était revêtu. Les grandes choses qu'il avait
commencées ailleurs, il les pourra faire dans sa patrie, oii
tous, laïques et prêtres, riches et pauvres, hommes publics
et simples particuliers, auront pareillement foi à sa per-
sonne et à son ministère, et lui porteront le tribut de l'estime
et du respect égal à celui de la confiance et de l'attache-
ment. Tenez donc, ô homme de Dieu; vos compatriotes
seront mieux inspirés que les nazaréens*. Ils avaient
auguré de bonne heure que vous seriez rangé parmi les
1. Mandement de MM. lee Ticftim capitalâiies (6 août 1874>
3. Luc, IV, 22 et aeq.
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-498 -
ftdfpbètM du TMâ^hnt; tous leur eomgtmei trMifare-
ment et très^fficacement la science du salut : £1 lu, puer,
propheta Attismù voeaberi$... ad daniam scietUiam salutis
plebi ^ns.
Enseigner la science du salut, M. T.-C. F. , c'est là toute
notre œuvre. Si nous nous efforçons de n'être pas étrangers
aux autres sciences, c'est que, grandes et nobles par elles-
mêmes, elles sont en outre les tributaires et les servantes de
l'unique science nécessaire, la science du salut. « A quoi
c sert à l'honune de gagner tout l'univers, s'il vient à perdre
< son flme i , a dit Jésus-Ghrist ^ L'homme ne sauve son
ftme qu'en atteignant la fin pour laquelle il a été mis au
ou)nde, et o^le fin n'est autre que l'éternelle vision et l'éter-
nelle possession de Dieu dans le ciel. La science du salut est
donc la science de tout ce qu'il faut connaître et prati-
quer pour arriver à ce terme bienheureux. Tout l'ensemble
de la religion, symbole, commandements, sacrifice, sacre-
ments, prière, toute la constitution et l'enseignement de
rÉglise, se rapportent là.
Eh bien I M. T.-G. F. , le pontife auquel vous accordez de
si unanimes regrets n'a vécu, n'a respiré que pour donner
à son peuple cette science du salut. Avant tout, les yeux
attachés sur le divin modèle qui a commencé de faire, puis
d'enseigner *, il vous of&ait en sa personne un type très-
élevé et très^xcellentde la conformité avec l'image du Fils
de Dieu', et il était pour vous comme une seconde appa-
rition de la bénignité et de l'humanité de ce Dieu Sauveur^
N'ayant jamais omis, en quoi que ce soit, l'enseignement de
l'exemple, il y puisait plus de force pour vous donner l'en-
seignement de la doctrine.
Enseignement écrit. Ses instructions et ses lettres pas-
1. ICatâL, zvi, S6.— 3. Act., i, 1.
8. Bom., Vin, 9. - 4. Tit.,iix» 4.
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- 496 -
torales attestent son zèle à défendre et à propager la vérité
Toutes les questions qui aujourd'hui importent à l'Église
et à la société furent tour à tour traitées par lui sans aucune
faiblesse, et jamais il ne connut les égards envers l'erreur.
Sa piété profonde était d'accord avec son savoir pour le
maintenir personnellement dans l'intégrité de la doctrine.
et pour lui faire une loi principale d'y maintenir les autres,
n n'y faillit jamais. Il savait que les amoindrissements
en matière religieuse sont le grand fléau d'aujourd'hui,
et que Ténervement pratique aussi bien que Tavorte-
ment intellectuel de beaucoup d'individualités contem-
poraines procède particulièrement de là. L'homme d'Église
qui tempère et affaiblit la doctrine, sous prétexte de la ren-
dre plus accessible à son siècle, se trouve à la fin de sa car-
rière avoir prodigieusement faussé les esprits et abaissé les
caractères qu'il avait la prétention de redresser et de sou-
tenir.
Enseignement verbal. Après la prière, la prédication est
le devoh' propre de l'apôtre : Nos vero oratUmi et ministerio
verbi instantes erimtis^. Dans la visite des paroisses, il se
livrait à toute l'énergie de son zèle, et il ne comptait point
avec la fatigue. A en juger par la force dont il était doué, il
y a lieu de croire que des ménagements vous l'eussent con-
servé; il ne s'y prêta jamais. Sa parole, sans être éloquente,
était pleine, substantielle, toujours appropriée. Le concile
de Trente, s'adressant à tous ceux qui ont charge d'âmes,
pose comme règle de leur enseignement ordinaire c la briè-
veté et la facilité du discours > : cum brevitiae et facilitate
sermonisK Règle, me direz-vous, plus aisée à tracer qu'à «sui-
vre : ne se donne pas la facilité qui veut. Je l'accorde. Pour
dire bien et dire juste en peu de mots, pour présenter une
exposition facile et limpide de la doctrine» beaucoup de
1. Act, VI, 4. — 8. Béas, v, de Befoim., c. U,
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- i«7 —
traTail et de savdor acquis est présupposé. Votre pasteur pos- .
^ait cette plénitude moyennant laquelle on peut aborder
tous les sujets sans être pris au dépourvu. Il avait le mot
propre de tontes choses, et il le disait avec cet accent péné-
tré d'où découle Fonction. J'ajouterai que, sans viser jamais
à Teffet, sa diction, même improvisée, était pure, noble,
exacte; et volontiers je dirai de lui ce qu'a dit Sulpice-Sé-
vtredu grand évoque de Tours: c J'atteste que j'ai rare-
ment recueilli de la bouche de personne autant d'instruc-
tion, de sens, de bon et pur langage^ ». Enfin ses entre-
tiens privés achevaient les conquêtes commencées par sa
parole publique. Ici encore j'aime à répéter ce que vous avez
déjàeDtendu. c Jamais, N. T.-C. F. , a-t-il traversé vos parois*
i^. visité vos villes et vos campagnes, sans laisser après lui
comme un parfum de charité, et nous ne savons quelle im-
pression de paix qui calmait les esprits les plus troublés et
adoucissait les cœurs les plus ulcérés?* >
Mais son triomphe, dans l'enseignement de la science du
"alut, ce sont ces correspondances particulières, ces lettres
de direction qui occupaient une partie notable de son temps.
< Jésus-Christ, dit saint Paul, en montant au ciel, a légué
« ses dons aux hommes » : ascendens in attum... deiU dana
kominifmi ; mais il n'a pas conféré à tous les mêmes apti-
tudes surnaturelles, les mêmes grâcea gratuites, < faisant les
• uns apôtres, les autres prophètes, ceux-ci évangélistes,
< ceux-là pasteurs et docteurs, pour la consommation des
' saints par l'œuvre du ministère multiple de l'Église ^ t.
Tne étoile diffère d'une autre étoile en clarté ^ ; et, selon la
remarque de saint Grégoire de Naâanze, c la diversité n'est
I. Kt quia mnltos ad hanc partem încrednIoB scio,... testor me ex
s^UIins ore tantum ingenii, tam boni et tam puri sermonis aadivisse
^-^Wa B. Martini, XXV .
1 Mandement de MM. les yicairea capitulaires.
1 Ephea, ir, 8, H 13. — 4. 1 Corintli., XV, 41.
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- 198-
pas moins accusée entre les hommes qui gouvernent, qu'en-
tre ceux qui sont gouvernt's* ». Le don éminœt de votre
évéque fut le don de conseil.
Je lis dans la vie dé saint Antonin, archevêque de Flo-
rence, qu'il était un conseiller si expérimenté, que non-seu-
lement ses prêtres, ses diocésains, mais les étrangers, les
hommes en charge, les prélats même, attachaient un prix
extrême à connaître son sentiment : d'ob lui était venu un
surnom connu de ses contemporains \ et rapporté dans le
bréviaire romain : ita ut Cùmmuni elogio Antoniniu cmisMùh
rum dkeretur *. J'ose dire, mes Frères, que votre évéque a
été durant sa vie t TAntonin des conseils ». Qui de vous et
de nous, dans une circonstance ou dans une autre, ne s'est
applaudi d'avoir recouru à ses lumières, de s'en être rap-
porté à son jugement ? C'est une confiance qui ne 8;'accorde
pas à tous. S'il s'agit de vivre sur un pied de paix et de bons
rapports, étendez votre cercle tant que vous voudrez ; mais
s'il s'agit d'un conseiller, prenez-le entre mille : Multi pa-
dflci rint tibi, et conriliarius sit tibi unus de mille ^. L'ami
fidèle est celui qui nous enseigne et qui nous aide à gouver-
ner notre propre vie. c Un ami de cette trempe est une
ff protection et une force ; celui qui l'a trouvé, a trouvé un
f trésor*. » Prêtres de ce diocèse, vous avez expérimenté ce
que je dis. Combien d'âmes, combien de familles en avaient
fait l'expérience comme vous t Car il ne faisait point accep-
tion des personnes^. Grands et petits, lettrés et illettrés,
tous avaient auprès de lui le même accès et le même ac-
cueil ; tous trouvaient en lui la même patience à écouter,
la même douceur dans les réponses 7.
1. Qaemadmodmn inter eos qui Bubsimt permagnnm discrixnen repe-
rituT, eodem modo inter pneféctos qnoqne non psrva diffei^ntia eat.
Qrat XXXII, de modérai, in disputando, xi.
2. Bolland. ad diem il maii. Vit. 8. Anton., c, n, n« 11. Edit.
Pàhné. t. XlTT.p. 32S.— S. Bier. Rom. ad diem Xmaii.
4. Ecdi., VI, 6. — 6. Bccli., VI. 14. — 6. I Petr., i, 17.
7, Nçminem inanditun, nec Tiliassiinam quemque a se demittebat.
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- 199-
Demandex-le à ces épouses de Jésus^Gbr.'st qu'il dirigeait
svee tant de soin et de dcvouement dans les voies de la spi-
ritualité. Homme de recueillement et de prière, le sens sur-
naturel qa!il possédait avec richesse éclatait spécialement
dans le souverain respect qu'il {professait pour l'état reli-
gieux. Quel monastère de vierges ne fut pas l'objet de sa
sollicitude, je dirai de sa tendresse paternelle ? Pour prêcher
plus pertinemment la science du salut à cette élite du peu
pie de Dieu, il s'était pénétré de l'esprit propre de chacun
des ordres et des instituts : saint Jean de la Croix ne lui
était guère moins familier que saint François de Sales. Dans
le cours de son épiscopat, il fut béni de Dieu par Taccrois-
' sèment de cette portion choisie de l'héritage d'un évéque.
Son cœur aimait particulièrement à se réjouir de l'érection
du sanctuaire qui s'élève sur les bords de la Sarthe en l'hon-
neur de la reine de l'harmonie, et dont l'édifice spirituel
dépasse racore de beaucoup celui qui frappe les regards du
vLqteur de Sainte-Cécile.
Mais, quoi que fasse l'évêque, quelque soin qu'il prenne
de se multiplier, il ne suffira jamais pleinement à lui seul à
donner la science du salut à son peuple, De là cette atten-
tion à favoriser les études ecclésiastiques, à préparer les se-
meurs de la sainte parole, à encourager et à fortifier le
ministère pastoral, à lui ménager le concours des milices
auxiliaùres.
Fils de saint François, le pieux évéque, par estime de la
sainte pauvreté, mais aussi par un mouvement de charité et
pour obtenir le salut d'une âme, s'était fait un des vôtres ;
vous perdez en lui à la fois un père et un fi*ère. Yous avez
été l'objet de ses libéralités jusqu'à sa dernière heure : du
bnd de sa tombe, il parlera encore par vos lèvres, et moyen-
Satisfaciébat omnibus quantum in Be erat| qaippeqniandiendo pfi-
tieDti8<niiia8, ae respondendo mitiasimna enet Vit. 6. Antonin., loo, oit.
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— 200 —
nant cette fondation à laquelle il s'était tant emplo]fé, il
continuera de donner puissamment la science du salut i
non peuple : ad dandam scientiam stUutis pleH ejw.
La science du salut, elle doit présider aux premières an-
nées de la vie, si Ton veut obtenir des caractères forts, des
cœurs généreux, des chrétiens armés pour la résistance et
pour le combat, des hommes de foi et d'action capables de
toutes les grandes pensées, de toutes les résolutions vigou-
reuses, de tous les dévouements et de tous les sacrifices i la
religion et la patrie. Collège de Sainte-Croix, tes murs répé-
teront sans fin à la jeunesse de cette province qu'il n'en
coûte point à un évéque de dire le Nune dimittis, quand,
après avoir remué ciel et terre et triomphé d'obstacles ré-
putés invincibles, il laisse après lui une école et des maîtres
qui, ne le cédant à personne dans la culture des lettres et
des beaux-arts, donneront par-dessus tout et transmettront
de génération en génération la science du salut : ad imdom
sdentiam 8(UtUis plebi ejus.
Enfin, que pourrions-nous, les uns et les autres, pour l'en-
seignement de la science du salut, si nous n'étions appuyés
sur la forte constitution de l'Église et sur l'inébranlable fon-
dement du siège apostolique? Ici, mes Frères, le rôle de
votre évêque s'élève et s'élargit. Si sa bonté n'a été un mys-
tère pour personne, les grands côtés de son caractère n'ont
pas été compris de tous au même degré. Cette vie si simple,
et longtemps si calme, si placide, devait connaître le mou-
vement et l'agitation. Dieu lui avait préparé les grandes
obligations et les grandes émotions. Les unes et les autres
achèveront de montrer tout ce qui était en lui.
Ce fut d'abord le concile œcuménique, dont il pénétra de
suite la convocation providentielle. Dieu ayant fait l'homme
essentiellement sociable, la science du salut est nécessaire
pour les sociétés conmie pour les individus. Votre évêque,
qui avait été des premiers à comprendre et à signaler ^u^
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— 201 —
gence du service rendu au monde par la publication ae
Teneyclique de mil huit cent soixante^uatre et du Syllabus,
pouvait-il ne pas apprécier l'importance des* sc^ennelles as*
sises de la hiérarchie épiscopale, au moment oh l'Europe,
par la rupture des derniers liens et des derniers traités, mar-
chait visiblement à la dis^lution ?
Mais Toid qu'au rebours des nécessités flagrantes de la si-
tuation, des plumes et des voix mal inspirées, voulant faire
de rassemblée du Vatican un écho de l'assemblée de Cons-
tance, proposent d'ébranler la constitution monarchique de
l'Église, d'affaiblir la souveraineté de son chef, de trans-
porter et de réserver & des assemblées périodiques l'exercice
de l'autorité suprême, en un mot, d'abaisser l'œuvre divine
et séculaire de Jésus^ilhrist au niveau des institutions mo-
biles et hasardeuses de nos temps modernes.
Que les hommes, à leurs risques et périls, touchent et re-
touchent, défassent et refassent la constitution politique de
leur pays; qu'ils en viennent à tenir ce pays, après quatorze
siècles d'existence nationale, suspendu provisoirement en
l'air sans constitution déclarée et définie : ce sont là des expé-
rimentations fort graves assurément, mais qui ne sortent pas
du cercle des accidents humains, et dans lesquelles on peut
ne voir qu'un usage dangereux ou qu'un abus regrettable de
l'activité et de la liberté inhérentes & l'homme. Mais que
l'immuable constitution donnée par le Fils de Dieu à son
Église, soit assujettie à un remaniement qu'il faut bien ap-
peler sacrilège puisqu'il s'attaque à une œuvre divine ; et
que cet effort se produise à l'heure où les sociétés hu-
maines ont tant à souffrir de l'imperfection et de l'instabilité
de ces institutions sur le type' desquelles on veut plus ou
moins réformer l'établissement chrétien : toutes les acuités,
toutes les puissances intérieures de votre évêque, sa raison,
son expérience, sa prévoyance, sa foi, se récriaient, se ré-
T<Ataient à cette pensée. Lui, si grave, si posé, il devint ar-
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doBt, mtieprananl. H voyait l'Églke en fined^an dw fAvs
grands périls qu'elle ait jamais courus. Il n'hâta donc
pcHQt» et il apposa son nom en tête des sigaatotes qui réela-
maient une prompte solution de la question ainsi agitée ; il
se remua, il négocia pour hâter la définition souverai&e €|ai
devait mettre à tout jamais en dehors de contestatîoii use
doctrine si essentielle et si capitale : je dis à dessein ce der-
nier mot, puiscpi'il ne s'agissait de rien moins que de la
tête, c'est-à-dire du siège de la souveraineté dans l'Église.
Sa part d'influence et d'action fut considérable. Peu d'hom-
mes de ce temps ont eu le privilège de compter autaul
d'amis et d'inspirer autant de confiance que l'évéque du
Mans. Je n'exagère point en disant que» dans sa sphère, il
fut une des piorsonnalités prépondérantes du concile ; et
j'oublierais une des gloires de votre Église si je n'ajoutais
que, par les soins et les encouragements de son évoque,
die apporta à notre grand œuvre un autre concours des
plus efficaces.
D'anciens oracles ont prédit qu'enoore que de nouveaux
besoins dussent faire éclore successivement dans l'Église
d'autres familles militantes, la descendance de saint Beuotl
subsisterait toujours, et que, dans le combat des derniers
âges contre l'antichristianisme, ses fils se retrouveraient au
premier firent de l'armée. Je n'en dois pas dire davantage :
je ne suis pas monté dans cette chaire pour louer un vivant.
Que celui-ci se console de n'avoir pas apporté son vote dans
l'urne conciliaire, au nom de la hiérarchie monastiqiM si
fructueusement rétablie en sa personne. Son infirmité
nous a valu des écrits plus précieux encore que sa.préseuoe»
et l'histoire dira que l'Église du Mans n'a pas compté pour
une simple unité dans les sufirages du Vatican.
Et maintenant que la pluie vienne, que les fleuves dé-
bordent, que les vents soufflent, qu'ils se précipitent avec
fureur, la maison de l'Église est assise sur ia pierre ferme;
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sa oohërioB avec le fendement le met è Tabri de la raine <.
Voilà ce que rassemblée oecaménique a fait en quelques
mois. Ses pins amers censeurs lui rendront justice peut-
être s'ils veulent rentrer en eux-mêmes, et s'ils établissent
la ocMEnparaison avec le fruit de leurs propres œuvres depuis
quatre ans.
Que ne puis^je arrétor ici ce discours, mes très-chers
Frères? Aussi bien il a été dé)à trop long, et il ne me reste
rien que de douloureux à dire. Seigneur mon Dieu, un
abfane aj^le un autre abîme, quand une fois vos catarac-
tes sont ouvertes; désonnais tous les flots et toutes les inon-
dations allaient passer sur nous : Abysius ^Aysgum invomU
m voes cakmusÊorum iuarwn; amnia excusa tua et fluetns
tni 9wper me trofMMruntK Les sages l'avaient prévu ; mais
les sages sont-ils crus dans ces temps d'emportement, et ne
se ritron pas de leurs pr(q>héties? Ce qu'une judicieuse
prévoyance n'a pu mettre dans l'esprit des hommes, une
maîtresse plus impérieuse, je veux dire l'expérience, les a
tofteé^ d'y croire 3. Oui, il était dans l'enchaînement naturel
des choses, il était dans l'ordre de la logique comme dans
l'ordbre du cb&timent, qu'une première unité consommée
aux dépens de l'Église, serait suivie d'une autre unité faite
an préjudice de la France.
Calmez vos appréhensions. Messieurs, et ne redoutez de
moi aucun excès de langage. Si nous savons jeter le cri
d'alarme, quand il en est temps encore, pour prévenir les
maux de la religion et du pays ; s'il nous arrive, même
après les faits accomplis, d'élever de nouveau la voix quand
l'inlostice menace de prescrire ; il n'est point dans le carac-
tère de l'Église d'aggraver de parti pris les difficultés et les
périls du vaincu en poussant le vainqueur à de nouveaux
1. Matth^ vn, 26. — 2. Ps. XLI, 8.
S. BoB8aet,Or. funèbie de Henriette de France (î^ point).
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^204 —
excès. Qu'on n'iatervortifiae pas les vttes et les fesponsabi-
lités. Notre sacerdoce a conquis le droit, au contraire, de
vous prendre à témoin qu'il est innocent de tant de sang^ et
de ruines : Quaproi^er cmOeêi&r vos hoéUema die, qfmmmidns
8um a sanguine omnium ; attendu qu'il n'a pas usé de délour
pour vous annoncer dès le début les conséquences des
choses : non enim suUerfugi quominus annuntiarem roMs ^.
< Ce que je vais dire, il m'est permis de le révéler aujour-
d'hui. Quand, pour ma part et sans y vouloir compromet-
tre qui que ce soit que moi-même, en vue d'arrêter la plus
fatale des déterminations» j'ai cru devoir pousser de ma poi-
. trine d'évéque et de français, dans une conjoncture ex-
trême, un de ces cris perçants, une de ces clameurs sacer-
dotales comme les empereurs en ont entendu quelquefois
depuis les jours de saint Hilaire, la première lettre d'adhé-
sion qui me parvint était signée de l'évéque de Saint-^llande
qu'un décret impérial venait de transférer au si^ du
Mans. N'en soyez pas étonnés : jamais votre évéque ne de-
meura froid et indifférent devant un acte de coumge
dicté par la conscience et le devoir.
Nous étions à peine de retour du concile, que rinvasîim
prussienne venait fondre sur la France, et le programma
des envahisseurs portait que la limite de leur violente in^
cursion serait la ville même du Mans. Le mois de janvier,
par les froids d'un hiver des plus rigoureux, les vit arriver :
votre ville, déjà épuisée, fut inondée des flots d'une armée
immense. La terreur était partout. Monseigneur Charles
Fillion se montra sans effort à la hauteur d'une situation
que connurent avant nous nos grands évêques des Gaules,
lors des invasions des cinquième et sixième sièdes. On re-
trouva en sa personne le type vénéré du pontife défenseur
de la cité. Attentif à tous les besoins des siens, il débattit
1. Act, ZX, 26, s?
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-MB —
avee une noHe fermeté les intérêts de sa vifle, menacée
d'ex'genc's sans propo. lions avec s s ressources. Sa parole
n'étant pas écoutée, ce fut dans Versailles. même qu'à la de-
mande de vos édiles, à travers les routes coupées de toutes
parts et encombrées de neiges, il alla porter au vainqueur
ses énergiques réclamations. Sa démarche ne fut pas sans
succès : le chiffi*e exigé par les conquérants fut diminué de
plus de moitié.
Les maux de son peuple adoucis, il ne se préoccupa nul-
lement des siens. Les siens pourtant étaient immenses. Les
Prussiens évacuaient le Mans en février, et laissaient en
flammes le palais épiscopal. Tout ce qui pouvait intéresser
le prélat dans sa demeure, périt sans retour en cet affreux
désastre. Les archives de sa vie entière, les travaux ma-
nuscrits, lesefiets personnels, les correspondances, les sou-
venirs que chaque année laisse après elle, furent, avec deux
précieuses bibliothèques, la proie de l'incendie. Ses livres,
dans lesquels il se complaisait tant, ses livres, la seule
acquisition à laquelle il eût employé ses épargnes : nul
ue pouvait ressentir plus cruellement que lui une perte
de cette nature. Le voyez-vous jeté dehors, avec sa seule
soutane, une partie de bréviaire et un volume de la patro-
logie à la main ? Calme et résigné en face de ce feu qui dévo-
rait tout ce qu'il avait de précieux, et qui vint atteindre
jusqu'au chapeau dont sa tète était couverte, il ne prononça
pas une parole de plainte. In omnibus his non peccavit labiis
9uU,neque stultumquid contra Deumlocutus est*, ^ion-seule-
ment on ne l'entendit pas murmurer ; mais son égalité d'âme
ne l'abandonna pas un instant. On put voir alors à quel
point le sentiment de la volonté de Dieu le régissait, et
combien il était supérieur aux événements de la vie pré-
sente, c Mon peuple avait tant souffert, s'écria-t-il ; il fallait
bien que le pasteur partageât le sort du troupeau i »
1. JolN I, ».
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^ i06 —
Dans une de sas I^itros intimes, écrite iki ans aupaca-
vant, j*ai trouvé cette phrase : c A quoi servirait-il de por-
ter l'habit de saint François, si Ton n'en avait un peu l'es-
prit ? » Dieu ayant demandé de lui plus que l'esprit de paa
vreté et de dénûment, et lui en ayant fait subir toute la réa-
lité, il ne fut point au-dessous du juste de Tldumée, et H
accepta de sortir nu de ce monde comme il y était entré :
Nadus egres9U9 sum de tUero matris meœ^ et nudus revertar
Dieu jugea que cettecan*ière était désormais remplie. Qud-
que nottveaa coup votait, jour par jour, le détacher <fe la
terre : la perte d'un frère tendrement chéri, l'aggravation
pi*ogressivedu mal contracté depuis longtemps dans lexer-
cice de son laborieux ministère. Les murs et les toits dn
palais épiscopal se relevaient; mais la vie de Tévéque
fuyait, et tout faisait craindre qu'il ne durât pas assez pour
reprendre possession de l'édifice reconstruit. Que dis-je?
l'humble demeure où il s était réfugié sembla se disloquer
elle-même, comme la maison terrestre de .son corps, pour
l'avertir qu'il n'avait plus d'habitation que celle qui n'a pas
été faite de main d'homme et qui sera éternelle dans les
cieux^. Parmi ces contre-temps, ces privations, cessoufirau-
ces, sa vertu acbevait de s'épurer ; sa lumière, comme le
sentier du juste, allait grandissant, et s'élevant jusqu'au jour
parfait'. Il remit son âme entre les mains de Dieu avec une
entière sérénité, et son trépas, précédé d'une courte et tran-
quille agonie, offrit une dernière fois l'image de cette grande
douceur qui avait fait le fond de sa vie. 11 est mort laissant
un vide immense à combler, un vide dans l'Église, un vide
1. Job, I, 21 .
1 Scimas enim quoniam si tenestris domns nostra hnJiiB habitatio-
nis dissolvatur, quod sedificatioDem ex Doo habemas, domam non ma-
nufactain, saternam in coelia. II Corinih.,T, 1.
8. Prov., IV, 18.
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-207-
dans vos cœurs. Mais ne soyons pas moins gënéreax
que lui. c Dieu Tavait donné, Dieu l'a retiré i : Dùmimu
dédit y DominusàMulU. Bénissez le Seigneur, H. T. 41. F. , de
TOUS avoir fait jouir de lui pendant tant d'heureuses années
qui ne vous étaient pas dues : sicut Domino placuit, ita fae-
tum est; sit nomen Domini bmedictum ^.
c J'ai grand deuil de toi, mon firère Jonathas » : Ddeo
super tey frater mt, Jonatha^. Ainsi débutait, il y a six
siècles, le panégyriste du saint évëque et docteur Bonaven-
ture ; et c'est tout ce que l'histoire du second concile de
Lyon nous a transmis du discours funèbre de l'évêque
d'Ostie, discours souvent interrompu par les larmes de
l'orateur et par celles de l'assistance'. Pardonnez, mes Frè-
res, si je n'ai pu vaincre toute mon émotion. Votre évéque
m'aima et je l'aimai comme un frère; le pacte de David el
de Jonathas ne fut pas plus étroit que celui qui vint unir nos
cœurs à un âge où les liens n'ont plus coutume de se nouer
si fortement ^.
Ce deuil toutefois n'est pas seulement mon deuil et le
vôtre. Il est le deuil de Pie IX qui n'omit jamais uneoccasion
de dire et de montrer en quelle estime il avait votre évoque,
n est le deuil de l'épiscopat répandu sur toute la surface du
monde: je l'ai dit, impossible de compter tous les cœurs
dans lesquels l'évêque du Mans avait jeté les racines de
TafiTection; le témoignage nous en revient chaque jour d'au
delà des mers. Aussi, je ne puis me le dissimuler, ses amis,
en lisant ce discours, trouveront bien imparfait l'hommage
rendu à sa mémoire. A vous, et à tous ceux qui l'ont connu,
le soin d'achever cet éloge. A lui, du haut des cieux, dont
1. Jols I, 21. — 2. II Reg., I, 26.
3 Vita B. BonaT., o. vn, 84. BoUand. Edit. Palmé, T. Ill Jnt
p. 818.
4. Inierunt aatem Darid et Jonatlias fœdnfl^ diligeoat enim enrn
qiia£i animam saam. I Beg., xviii, S,
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-»8-
ses vertus et vos prières lui ont ouvert l'entrée, en particu-
lier le sacrifice offert aujourd'hui par un prélat qui fut si
longtemps son collègue et son ami^ ; à lui de vous obtenir
ce qu41 a demandé pour vous en mourant : un évêgue qui
vous aime autant qu'il vous a aimés, un évêque appelé visi-
blement de Dieu comme lui pour continuer de donner la
science du salut à son peuple. Ainsi soit-il.
Honsèlgiijeaz TéTèqne d'Angouldma
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XVI
DISCOURS
^ PBONOKCÉ
BAVS LA OiBiMONIB DB COKBÉORATION DB L^ÉOLIBB
DB SAINT'ANDBÉ DB RIOBT.
(II BBPTBMBBB MDOOCLZXIVO
I. Votre joie est grande, Mes Très-Ghers Frères, et la
mienne aussi, en voyant s'accomplir avec une pompe si
solennelte la consécration de cette basilique.
L'éminent prince de FËglise qui préside depuis trente-six
ans à la province ecclésFastique de Bordeaux, avait visité à
plusieurs reprises, non-seulement les villes épisoopales,
mais la plupart des autres villes de sa vaste circonscription
métropolitaine. La ville de Niort, chef-lieu d'un départe-
ment civil, n'avait pas eu jusqu'ici l'honneur de le recevoir.
Elle a été heureuse et fière de s'en dédommager. Dans la
magnificpie réception d'hier, le vénéré cardinal a pu lire sur
tous les fronts ce qui était dans tous les cœurs, les senti-
ments de respect et de reconnaissance pour sa personne sa-
crée, ainsi que pour les augustes prélats qui ont bien voulu
franchir de longues distances, et qui honorent de leur pré*
T. VIII. 4 4
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- 210 —
sence et de leur participation cette fête religieuse de la cité
niortaise^.
Avant de pénétrer dans l'église et d'y introduire les
fidèles, à la suite des reliques des saints martyrs, le céré-
monial sacré veut que l'évéque adresse au peuple quelques
paroles appropriées à la fonction religieuse qui va se pour-
suivre. J'obéirai à cette prescription.
Il est à croire, M. F., que le temple ici érigé en l'honneur
de Dieu, sous le vocable de Tapôtre saint André, remonte
aux premiers temps de la prédication de la foi chréClenne
dans ces contrées. L'église cathédrale étant dédiée au prince
des apôtres, il était juste que son glorieux frère, patron de
la métropole^ de la province, possédât un sanctuaire insigne
dans la seconde ville du diocèse. Reconstruit à diverses
reprises, cet édifice sacré, dans sa forme dernière, était prin-
cipalement l'œuvre du quinzième siècle. Mais que de dégra-
dations la main du temps et celle des révolutions ne lui
avaient-elles pas fait subir !
Le Poitou se glorifie d'unir le respect du passé et le culte
de la tradition avec une juste appréciation des exigences du
présent et des besoins de l'avenir. La paroisse de Samt-
André a donc voulu avoir une église neuve, qui serait en-
core son ancienne église, mais son ancienne église dont la
jeunesse se renouvellerait comme celle de l'aigle, son an-
cienne église élargie, dilatée, embellie, transformée, sans
perdre son type et son caractère primitifs.
Ce résultat a été obtenu avec un succès merveilleux. Il
est de mon devoir de dire en ce moment à qui nous en
sommes redevables.
II. Je ne reviendrai pas sur le tribut qu'il m'a été donné
1. Étaient présen'^s à cette solennité, ontre S. E. le cardinal ar«^ho-
Tûque de Bordeaux, NN. BS. len évêques de Luçon, de La RocheIl6.de
Nantes, d'Angoulî^me le RR. Abbé de la Trappe de Bcllcfouuiue.
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— 411 —
de payevd^à à la mémoire du trèg-regrallable «rtisCequi a
présidé à cette réédificaiion ^ J*ajoi)terai seulement deux
mots à son éloge. C'est un rare talent que de savoir rabîtir
totalement la maison sans que le propriétaire cesse un seul
instant d'y habiter, n en a été ainsi de celte maison du Sei-
gneur, dont toutes les parties ont été refaites par des procé-
dés si bien calculés, que le culte divin n'y a jamais été in-
terrompu, et que les revenus paroissiaui n'ont presque ja-
mais subi de diminution : avantage très-appréciable^ qui
s*eat cumulé avec celui du désintéressement absolu de
l'architecte. Son talent, ses sœns et sa peine ont été sa très-
large part de contribution. Si Dieu prodigue à pleines mains
les dons gratuits, nous savons qu'il n'en accepte point de
tels de sa créature. Le salaire divin n'aura donc pu manquer
au bâtisseur si généreux de la maison terrestre du Seigneur.
Hais le véritable auteur de cette œuvre, celui auquel vous
êtes unanimes à en renvoyer le mérite, c'est le pieux pasteur
dont l'absence serait aujourd'hui sentie bien douloureu-
sement de nous tous, si nous n'avions la confiance que, du
fond de sa tombe creusée datf§ les fondations mêmes de
ce temple, et mieux encore, du sein de la gloire céleste,
il assiste et il applaudit à ce spectacle tant désiré de lui
durant sa vie.
Actif, entreprenant, et, au même degré, pieux et recueilli,
M. Hippolyte Rabier, homme de prière et homme de
mouvement, également entendu aux choses de Dieu et aux
choses de la terre, a laissé parmi vous la réputation d'un
saint prêtre et d'un ami dévoué et intelligent de tous vos
intérêts ; se dépensant si largement lui-même, qu'il avait
le droit d'attendre beaucoup des autres : on savait qu'il
faisait et qu'il donnait toujours plujs qu'il ne demandait
aux autres de donner et de faire.
1. Voir T. YI, p. 196 et aai?»
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— 212 —
Avec des natures généreuses comme celles qu'on trouTe
dans la ville de Niort, et particulièrement dans la paroisse
de Saint-André, que ne peut pas entreprendre et conduire à
terme un prêtre et un homme de cette trempe ?
Aussi, quelle multitude de saintes œuvres M. Hippolyte
Rabier n'a-t-il pas léguées à son très-digne succes^^eurt
Par-dessus tout, il laisse après lui ce monument qui éterni-
sera le souvenir de son zèle et de sa générosité. Au témoi-
gnage de la sainte antiquité, rien ne peut recommander
davantage auprès des générations à venir la mémoire d*un
ministre des saints autels ^ Je le sais, il a été constamment
aidé de vos largesses. A défaut du secours de l'État, celui
du budget municipal n'a pas été refusé. Les membi^es de la
fabrique ont apporté un concours très-énergique et très-effi-
cace. Les libéralités successives des habitants de la paroisse
ont paru couler durant vingt ans comme d'une source in-
tarissable : si le^ riches ont donné beaucoup, ceux qui
avaient moins se sont peut-être encore signalés davantage,
les existences étrangères au faste et au luxe étant presque
toujours les plus libérales. Mais, malgré tout, la voix publi-
que me crie que l'œuvre est proprement l'œuvre du pas-
teur : populi sane largitione adjutus, majarem auiem partem
esuo impendens.
Le saint docteur à qui j'emprunte ces paroles, ajoute :
c Quand on bâtit une église, il ne faut pas que le prêtre y
manque i. Et vous savez, et nous savons tous, M. F., si
le prêtre était ici à la hauteur du monument <. Trop sou-
vent on a vu le dispensateur des choses saintes, occupé à la
1 . Quoniam autem magnanîmitatis ipsîus montimentam qnoqne pos-
tcris lélinqui oportebat, quidnam aliad potins conveniebat, qoam hoc
tcmplnm, quod Dco et nobis extrozit, populi sane largitione nonnihil
«djuius, majorcm autcm partem e suo impendens. S. Oreg. Naz ,
Orat. XVII I. funcbr. in Patrcm, xxxix. Edit. Migne, T. I, p. 1036.
2. Ac tcmplum quidcm ad hune modum se habet. Qnoniam aatem
flacerdote etiam opus erat, hune quoque e suo lài^ltur. Ibid,
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- 213 -.
constructiondel'édificeniatériel,wmatériaIl8er en quelque
sorte luwn&ne, et obliger une grande partie de ses fono-
lions spintueiles. Les doléances que contient la tradition
ecclésiasaqueàcet égard, n'ont paseu ici leur application.
iamais le soin apporté au temple du dehors n'a fait négli-
ger à cet honune de Dieu ni ses exercices personnels de
piété, m ses obligations de pasteur des âmes.
Ce n'est pas tout d'avoir le temple, l'autel et le prêtre • il
faut encore la victime. Et il se trouve qu'ici le sacrificateur
ui-même a été l'hostie du sacrifice. Par la constance avec
laquelle il a poursuivi son labeur à travers des temps semés
de calamités, par la patience courageuse qu'il a opposée à
la maladie, par la résignation avec laquelle il a fait l'aban-
don de la vie avant son entreprise pleinement achevée, par
l'acceptatiopde la plus grande des privation?, ceUe d'assis-
ter au couronnement de ses travaux, û a offert l'holocauste
en sa propre personne ; victime spirituelle grandement su-
périeure à toutes les victimes légales, il s'est consumé tout
entier au service de Dieu et au service de ses frères *.
III, Et maintenant. M, T.-C. F., que ce temple soit vrai-
ment an milieu de vous une source de bénédiction et de
sanctification! Que la vertu divine et les grâces particulières
attachées à ces autels par la consécration de ces prélats
vénérés et par les rescrits du siège apostolique», se répan-
dent dans vos âmes et les changent elles-mêmes en autant
de temples et d'autels vivants f Que ce jour ne soit pas seu-
lement un jour de fête; qu'il devienne un jour de salut pour
la ville de Niort! Cette faveur vous sera accordée. Dieu,
1. Qnandoqnidem rero yictinue qnoqne reqairebantar, Ium etiam
•djnngit, nempe caUmitates atqne in rebuB acerbia patientiam nt
Deng ab eo lationale holocanstnm habeat. Tictimam spiritnalem qnn
kgalis TictinuB loco palchre oongamatui. Ibid. ^
2. L'église de Saint- André a obtenu l'indnlgenoe des sept «ateta
oonune dans la bamliqne vatioane de Saint-PieiTe,
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— 214 —
nous l'avons dit, ne se laissant jamais vaincre en générosité. I
Si je vous traduisais en détail, M. F., la longue allocution
que le pontifical me propose ici, vous verriez que ceux là
sont cruellement ennemis d'eux-mêmes qui, en refusant ou
en négligeant d'offrir à Dieu quelque partie des biens reçus
de lui, se privent à la fois des récompenses de la terre et de
celles du ciel : Cum et terrena et cœlestia possis prœmia pro-\
niereri^ quare pro amritia dupHci bénédictions defraudûrisT
c Car c'est la très-juste coutume de Dieu : Htee est Deijm-
tissima cmsuetudOi de ramener à la contribution forcée le
peuple qui ne lui offre plus la contribution volontaire > : ut
si tu un decimam non dederis, tu ad decimam revoceris. En-
tendez quelles sont les terribles revendications du Tout-Puis-
sant. Dabis impio milUi, quod non vis dore sacerdoti : « Tu
donneras au soldat impitoyable, ce que tu ne veux pas donner
au prêtre > ; et hoc tollit fiscus, quod non accipit Christtis :
c et le fisc vient prendre ce que ne reçoit pas le Christ ^ *,
N'avons-nous pas eu ce spectacle sous les yeux ? N'avons-
nous pas vu des contrées enrichies des dépouilles de la reli-
gion, et qui ne savaient plus nourrir leurs prêtres ni entre-
tenir* leurs temples et leurs autels, abattues sous les piedsj
du soldat étranger, condamnées à vider leur trésor au pro-
fit d'un conquérant avide ? Loin de nous d'attribuer à nos
mérites la protection dont nous avons été l'objet I Toutefois,
si votre cité, si cette province sont largement favorisées des
avantages terrestres, il nous est permis d'y reconnaître la
main du Seigneur ouverte sur ceux qui l'honorent de leur
substance, comme parle l'Écriture, et qui lui donnent les
jprémices de tous leurs fruits. Encore que les promesses fai-|
tes sous l'ancienne alliance ne subsistent pas sous la loi
nouvelle, Dieu ne s'est point interdit d'accorder la bénédic^
tion des rosées du ciel et de la graisse de la terre à ses ser^
l.'Pontil Boman. De eocles. oonsecr., Allooat. ante fores eocles.
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— 215 -
viieurs généreux, et il se plaît souvent encore à remplir
d'abondance leurs greniers et à faire regorger de vin leurs
pressoirs *.
IV. Messieurs de la cité, nous avions posé ensemble la pre-
mière pierre de Tagrandissemènt de ce temple il y a bientôt
vingt ans, et voici aujourd'hui cette œuvre solennellement
consacrée. Nous posions un peu plus tard la première
pieiTe de la nouvelle église Saint-Hilaire, et le culte y est en
plein exercice depuis plusieurs années*. Des réparations
considérables sont en voie d'exécution à l'église de Notre-
Dame, elles se poursuivront : puisque, pour là commodité
publique, la désorientation opérée depuis plus d'un siècle a
été maintenue, la régularité et la beauté du monument exi-
gent qu'une abside soit construite là où aurait dû s'ouvrir
la principale entrée. Mais ce que nous attendons désormais,
c'est une église définitive dans le quartier du Port. Cette in-
téressante portion de la cité appelle de tous ses vœux un
édifice religieux proportionné à ses besoins. Le moment est
venu de lui donner satisfaction. Je fais donc ici appel à
tous, au zèle et à l'activité du pasteur et de la fabrique pa-
roissiale, à la bonne volonté incontestable des paroissiens
qui ne sont pas hélas t les plus fortunés, à la générosité de
leurs concitoyens qui se feront honneur en leur venant en
aide, enfin à l'esprit d'équité des magistrats municipaux.
Ce quartier a reçu déjà de nombreuses amélioi^ations par
rétablissement des ponts et des voies de communication.
Messieurs, posons la première pierre de l'église de Sain^
Etienne du Port : nous ouvrirons ainsi la voie d'accession
et nous jetterons les piles du pont qui relient les âmes, à
travers le fleuve du temps, au rivage de la patrie éternelle.
Ainsi soit-il.
1. Honora Deam de taa sabstantia, et de priniitiifl ommnin fragom
taarum. Kt implebuntur horrea tua saturitatc, et rino torcularia tua
rcdundabunt. Prov., m, 9, 10. — 2. Voir T. vi, p. 196etBuiv.
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xvn
ENTRETIEN
A LA 8UITB
DS LA OONSiOBATION DS LA OHAPBLLB BKBTAUbAb
0U PALAIS ÉPI800PAL «.
( ZXVni SEPTEMBRE M DCCCLZXIV. )
Messieurs et très-€hers Frères,
I. L'apôtre saint Paul, écrivant aux Corinthiens, lenr
adressait cette leçon :
c Le temps est coart ; durant le peu qui en reste, c'est à
c ceux qui pleurent d'être comme ne pleurant point, à ceux
c qui jouissent d'être comme ne jouissant point, à ceux
c qui acquièrent d'être comme ne possédant point, à ceux
c qui usent de ce monde d'être comme n'en usant point :
c car la figure de ce monde passe ^. »
Telle est aussi la leçon que nous devons tirer de la
cérémonie qui vient de s'accomplir sous nos yeux. Tout
est si mobile sur la terre, la figure des choses y est si
1. Oet entretien est reproduit d'après les notes d*nn des assistants.
3. I Coiinth., yii,29, 80, 31.
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Tariable et si changeant, qu'en vérité if n'y a lieu de
s'attacher à quoi que ce soit ici-bass ni pour le pleurer si on
le perd, car qui sait si on ne le recouvrera pas? ni pour
s'en réjouir si on le possède, car qui sait si on le possédera
longtemps? Le mieux est donc d'en user comme n'en
usant point : de telle sorte que nous ne soyons pris au
dépourvu par aucune éventualité favorable ou défavorable.
Ce qui ne nous empêche pas de goûter et d'apprécier le
retour avantageux des choses, le jour où la bonne provi-
dence de Dieu daigne nous l'accorder.
Voici, par exemple, qu'aujourd'hui ce lieu sacré, après
quatre-vingts ans et plus de sécularisation, sinon de
profanation, vient d'être rendu à son emploi légitime. Vous
le savez, à la date lugubre qui inaugura chez nous l'ère
des révolutions, cetie demeure, quelque temps occupée par
une intrusion schismatique, tomba dansle domaine national,
et ne tarda pas à devenir l'habitation des premiers magis-
trats civils du département. Durant tout ce laps de temps,
la chapelle où nous sommes rassemblés perdit son carac-
tère. Pour s'approprier à des usages vulgaires, elle fut
mutilée, dénaturée : non pas pourtant au point d'avoir
perdu les dernières traces de sa consécration, encore gra-
vées sur ses murailles.
Mais ce que le prophète appelle c le péché delà désolation > ,
ne devait pas durer toujours ; le sanctuaire ne devait pas être
indéfiniment foulé sous des pieds profanes, et le jour de la
réparation allait venir ^.
Ce jour étant venu, j'ai pensé qu'il ne serait pas sans intérêt
pour nous de nous remettre en mémoire l'historique de ces
lieux.
H. On sait que les premières basiliques chrétiennes, bâties
sur le modèle des temples antiques, gardèrent longtemps des
1. Dan., vin, 18, 14.
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~ M8-
propoptions relativement restreintes. C'est ainsi que notre
église cathédrale, vraisemblablement juscpi'à la fin du
dixième siècle, se terminait avec l'emplacement occupé au-
jourd'hui par le transept. La maison épiscopale, adjacente
à la basilique, s'élevait là oii est la demeure actuelle de nos
oblats de Saint-Hilaire. La façade de l'église de Saint-
Pierre aboutissait sur un même plan avec celle du temple
Saint-Jean, qui lui servait de baptistère ; et la rue, de-
venue plus tard l'impasse Saint-Jean, se continuait éga-
lement devant les deux édifices, reliés entre eux par les
deux oratoires qu'on n'avait pas tardé à élever sur la
chambre de saint Hiiaire et sur la cellule de saint Martin.
A partir du onzième siècle, un grand nombre d'édilices
sacrés furent rebâtis dans des dimensions qu'ils n'avaient
pas eues jusque-là. C'est l'époque où Fulbert de Chartres
donnait à ses cryptes l'étendue qui les rendit célèbres.
Guillaume le Grand, qui invitait ce prélat à la consécration
de sa cathédrale de Poitiers, venait également d'augmenter
celle-ci de toute la longueur de la nef actuelle. L'habitation
des évéques, circonscrite jusqu'alors sur le terrain atte-
nant au côté méridional du chevet, se trouva ne plus suffire
à leurs[bésoins, d'autant que les chapelles de Saint-Hilaire et
de Saint-Martin-entre-les-églises y tenaient une place assez
grande. Le nouveau palais épiscopal fut donc élevé sur le
terrain qu'il occupe aujourd'hui, l'entrée n'en étant
d'ailleurs séparée de l'ancien que par la voie d'accès vers
la porte latérale du midi ^. Et comme c'a été la préro-
gative immémoriale des évéques de posséder un oratoire
1. Toute la distribution ancienne de la demeure épiscopale indique
qu'elle ouvrait primitivement de ce côté. — On s'est quelquefois
étonné que les portes latérales de la cathédrale ne fussent pas placées
dans le transept même, ainsi que cela est ordinaire. L'existence anté«
rieure des deux sanctuaires de Saint-Hilaire et de ISaint-Martin, et des
bâtiments de renceinte dont ils dépendaient, explique cette particu-
larité.
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personnel, celui que nous venons de rendre au culte divin
remonte jusque-là. Nos plus anciens cartulaires mention-
nent réglise de Saint-Martial en la demeure épiscopale.
Outre que le vocable du fondateur de TËglise poitevine
convenait par-lui-méme, un fait ecclésiastique contemporain
était venu ajouter à cette convenance. Deux conciles récents,
tenus à Limoges et à Poitiers, avaient débattu et tranché la
question du titre liturgique sous lequel devait être honoré
le disciple du Sauveur, et cette décision avait été sanctionnée
par le siège apostolique. Il était donc naturel que saint
Martial reçût, solennellement les honneurs attribués aux apô-
tres, dans le lieu même où il venait d'être investi d'un privi-
lège désormais acquis et imprescriptible. Aussi n'avons-nous
point omis tout à l'heure, dans le chant des litanies, de
placer l'invocation de saint Martial parmi celle des saints
apôtres, conformément à la tradition et au droit de notre
Église.
Aux antiquaires de dire les transformations subies par
cet édifice depuis l'origine. Si les murailles, mises à nu
pendant les réparations qui viennent de s'achever, accusent
par leurs ouvertures cintrées la date certaine du onzième
siècle, la charpente qui les surmonte indique un remanie-
ment opéré au quinzième. Et enfin, dans l'état oii l'a trouvée
la révolution, cette chapelle avait été restaurée et de nou-
veau consacrée à une époque assez récente. Par un
rapprochement digne d'intérêt, le préfet de la Vienne qui a
pris l'initiative de la restitution de ce palais à sa destination
religieuse, se trouve être, du côté maternel, l'arrière-neveu
du pontife]qui, en l'année mil sept cent dix-sept, y avait
tracé avec le chrême les signes de consécration demeurés
apparents jusqu'à ce jour. Nous n'avons pas tardé jusqu'à
cette heure pour lui exprimer publiquement notre gratitude ^.
1. Voir T. VI, p. 259.
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- 2J0 -
Itl. En raprevant possession de cet oratoire, c'est pour
nous aus^i un devoir de remercier de nouveau les pouvoirs
puiilics. Rien n'a été épargné pour lui rendre un aspect plus
satisfaisant peut-être qu'à aucune des phases du passé. De
notre côté, nous n'avons rien négligé des traditions qui s'y
rapportaient. En lui conservant le titre principal du saint
apôtre de l'Aquitaine, nous nous sommes souvenu que
notre saint évêque Fortunat avait été aussi l'objet d'une
vénération particulière dans cette maison. Aux images de
ces deux patrons, représentés dans la verrière absidiale,
nous avons ajouté celles de tous les saints évoques de Poitiers
qui jouissent des honneurs d'un culte public. Enfin, dans
le tombeau de cet autel, nous avons déposé des reliques des
saints pontifes et martyrs qui ont habité ces lieux mêmes,
et dans la protection desquels nous avons spécialement
droit de nous confier.
F^es canonistes sont d'accord pour reconnaître que l'ora-
toire épiscopal appartient à la catégorie des oratoires pu-
blics, et que par conséquent, à la différence des oratoires
simplement domestiques, il est susceptible de recevoir la
consécration solennelle. Nous n'avons donc point hésité à
rendre à ce lieu saint le caractère auguste que des détério-
rations de tout genre lui avaient fait perdre. Comment nous
l'ésignerions-nous à nous priver des grâces que nous avons
tant à cœur de procurer aux fidèles en dédiant si souvent
des temples à leur usage? La fréquence d'ailleurs et Tim-
portance des actes liturgiques qui s'accompliront ici, se
concilieraient mal avec la présence d'un simple autel por- ^
latif ; et il est bien juste que le sanctuaire d'où doivent dé- i
river tant de bénédictions et de consécrations des choses et i
des personnes destinées au service de Dieu dans toute .
l'étendue du diocèse, ait été enrichi lui-même des effusions ,
du saint chrême, et sacré par tous les rites de la liturgie i
ecclésiastique.
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- 221 -
Béni soit le Seigneur qui neus a permis de solenniser cette
dédicace nouvelle au jour du vingtcinquième anniversaire
de notre préconisaUon épiscopale, et de préluder ainsi,
par une fête plus intime, à celle que nous célébrerons tous
ensemble au prochain anniversaire de notre consécration I
Quand il nous a proclamé votre évéque, le^chef de l'Église
était dans l'exil : c'était le temps du deuil et des pleurs. Des
jours meilleurs sont venus pour lui : les grandes œuvres aux-
quelles ils ont été employés, nous avaient apporté plus d'une
joie. Mais voici qu'aujourd'hui l'exil a fait place à la capti-
vité : nouveau sujet de tristesse et de larmes pour tous les
enfants de l'Église. Nous-méme, qui venons d'être réin-
tégré dans ce sanctuaire et cette demeure , combien de
temps les révolutions incessantes de notre pays nous per-
mettront-elles d'en jouir ? C'est à travers ces vicissitudes
que notre vie s'écoule, la joie succédant parfois aux pleurs,
et les pleurs plus souvent à la joie. Mais pleurer aux pieds
du tabernacle, mouiller de ses larmes le marchepied ^e •
Vautel eucharistique, verser ses douleurs et ses angoisses
dans le sein du divin consolateur, c'est goûter déjà la joie
dans la tristesse. Apporter aux pieds du bon pasteur Jésus
les préoccupations, les sollicitudes, les tourments de notre
ministère pastoral, c'est y trouver la lumière, le conseil,
l'inspiration, la force : en attendant que, la figure de ce
monde s'étant évanouie, nous soyons transportés au sein des
tabernacles éternels, là où il n^ a plus de changements et
(le révolutions.
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XVIII
HOMÉLIE
PRONONOÂB LE JOUR DB LA TOUSSAINT,
SUR L^IDEKJTIFICATION DB JÉSUS-CHRIST BT DBS ÉLUS
DANS LE MYSTÈRE DB LA PRÉDESTINATION ÉTERNELLE.
( I KOVBUBBB MDCIOCLXZIT).
Ego in eis, et tu in me^'tU tint contum-
mati in unum, et eognotcat fr.umfiii
quia tu diUxitti eotticut et me dilcxim.
Moi en eux, et tous on moi, afin qa'iU
soient coiifoninios dans notre propre unité, et
que lemoiide connais>e que vous les avez
aimés ooniroo vous m'avez aimé.
JOANN., xvn, 83.
Mes très-chers Frères,
I. En cette solennité de tous les bienheureux habitants de
la gloire, méditant sur ce que la sainte Écriture m'apprend
des suprêmes desseins de Dieu dans la création de ce monde
terrestre, je voudrais concilier dans mon esprit et dans le
vôtre deux paroles qui, au premier aperçu, sembleraient
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- 223 -
se contredire. En effet, d'unepart, les oracles sacrés nous di-
sent que toute l'œuvre de Dieu se rapporte à ses élus : Omnia
restra sunt * ; et, d'autre part, les mêmes oracles nous ensei-
gnent que Dieu atout fait en vue de son Fils incarné, Jésus-
Christ, lequel est le premier-né de toute créature *, et celui
aans lequel se concentrent toutes les complaisances de son
Père 3. Si je dis que les élus ont la préférence dans Tesprit
de Dieu, et qu'il a mis ges saints au-dessus de tous ses
ouvrages, ne vais-je point usurper à leur profit la primauté
de rang qui n'appartient qu'à Jésus-Christ? Si je pose Jésus-
Christ comme le terme unique des choses, ne vais-je pas dé-
mentir la parole que Jésus-Christ lui-même adressera aux
élus, quand il leur dira : < Venez, les bénis de mon Père, pos-
• sédezle royaume préparé pour vous dès la constitution du
• monde » : Venite, benedicti Patris mei, possidete paratnm
robis regnutn a constitutione mundi^'i Cherchons donc ensem-
ble, M. T.-C. F., là réponse à cette apparente contradiction.
Ou plutôt la sainte théologie nous l'a donnée d'avance en
nous apprenant que Dieu a compris dès l'origine daiis un
même décret et son Fils incarné et tous ses élus, et qu'il
a si bien attaché ceux-ci à la personne de celui-là qu'une
même vie leur est commune ici-bas et une même gloire là-
haut, et qu'ils deviennent pour Dieu un seul et même objet
de ses pensées et de ses affections, selon cette parole de mon
texte : Ego in eis, et tu in me, ut sint consummati in unum,
et cognoscat mundm quia tu dilexisti eos sicut et me dilexisti :
t Moi en eux, et vous en moi, afin qu'ils entrent en partage de
t notre propre unité, et que le monde sache que votre dilec-
t tion s'est portée sur eux comme elle s'est portée sur moi. »
11. Omnia propter electos ^ : t tout pour les élus i. Qu'est-
ce à dire? Dieu, étant unique et incomparable dans le
1 I Corinth., m, 22 — 2. Coloss., i, 15. — 3. Matth., XVII, 6. —
4. Matth , XXV, 31. — 6. II Timoth , il, 10.
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— «4 —
rang qu'il tient, n'est-il pas forcement lui-même la fin de
toutes ses actions et le centre de tous ses desseins? In-
contestablement. Mais comme Dieu, dans la souveraine
abondance et plénitude de sa grandeur et de sa félicité, ne
peut retirer d'autre profit de ses œuvres, sinon la gloire et
19 bonheur qu*il a de faire du bien aux autres, son esprit
et son bon plaisir se portent vers les natures les plus capa-
bles de goûter ce bien et d'en bénir l'auteur. Les créatures
inférieures n'ont été faites qu'en vue et pour l'usage des
natures intelligentes et raisonnables. Or, tandis que tous
les êtres subalternes montent et gravitent vers l'être intel-
ligent et moral, Dieu a voulu que l'être intelligent et moral
s'élevât jusqu'à lui ; et, entendez bien, non pas seulement jus-
qu'à lui auteur de la nature et de toutes les choses visibles
et intelligibles dans l'ordre créé, mais jusqu'à lui envisagé
dans sa propre essence et dans sa souveraine béatitude.
C'est à cette fin, c'est à cette félicité, à cette gloire qu'il a
librement et libéralement appelé les hommes ; et tout ce
qu'il a fait, toute l'économie delà nature comme de la grâce,
tend à les y conduire. Les éléments et les causes créées ne
persistent que parce que Dieu a enveloppé ses élus dans
leur ordre, et qu'il veut les faire sortir de leur action *. Les
peuples ne durent que tant qu'il y a des élus à tirer de leur
multiUxde: Constituit terminas poptUarum juxta numerum
filiorum Israël^. Jusque-là toute créature, dit saint Paul, est
dans le gémissement et comme dans le travail de l'enfan-
tement : Omnis creaiura ingemUcit etparturU usque adhuc;
elle attend avec impatience la manifestation des enfants
de Dieu : revelationem filioruM Dei expectat ^, Oui, tout l'ef-
fort que font les causes naturelles elles-mêmes tend à pro-
duire la famille des élus. Jusque-là, elles se plaignent du
i» BoBsaet, l** Sermon sur la Toussaint.
2. Denter., xxxii,8. • 3. Bom., viu, 19, 22.
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— Ï25 —
désordre du péché qui leur cache les favoris et les héri-
tiers de leur maître ; et leur motif de durer, c'est l'attente
de la découyerte qui en sera faite au jour du jugement.
Dans ce grand jour, Dieu, qui a communiqué même à la
création inanimée le mouvement et l'inclination de servir
ses élus, c appellera le ciel et la terre au discernement de
c son peuple » : advocabit cœlum et terram discemere popu-
lumsuum ^. Ils ne manqueront pas d'y accourir, d'une part
pour combattre avec lui contre les insensés : pugnabit cum
Ulo orbis terrarum contra insensato^ ^ ; mais avec bien plus
d'empressement encore pour applaudir et rendre hommage
à ses enfants. Ce sera une jubilation universelle: la mer et
tout ce qu'elle contient, l'univers et tous ceux qui l'habi-
tent, seront en mouvement; les fleuves battront des mains
et les montagnes bondiront d'allégresse à la vue du Sei-
gneur, parce qu'il sera venu juger la terre. ' c Venez, les
• bénis de mon Père, possédez le royaume qui vous a été
ff préparé dès ce commencement. » Comme s'il disait :
Mon Père n'a rien fait qu'en vue de vous ; la création du
monde n'était qu'un préparatif du grand ouvrage, dont la
gloire des saints serait le dernier accomplissement; et
quand il posait les premiers fondements de cet univers,
c'est votre royaume qu'il préparait. Omnia propter eleetas.
m. Mais Jésus, qui tient ce langage aux élus de Dieu, h'en-
traitril donc pour rien lui-même dans le plan primitif de
Dieu? Le grand apôtre me répond : c Béni soit Dieu et le
c Père de Notre-Seigneur Jésus^Christ qui nous a bénis en
t son Christ de toutes les bénédictions spirituelles et céles-
c tes, alors qu'il nous a élus en ce même Christ avant la
c constitution du monde, afin que nous soyons saints et im-
c maculés en sa présence par la charité, et qui nous a pré-
c destinés à l'adoption des fils par Jésus-Christ, selon le
1. Pg. XLïX, 4. — 2. Bftp., V, 21, — 8. Ps. XOVII, 7,&
T. VIU. ^3
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— 225 -
€ bon plaisir de sa volonté, pour la louange de sa gloire
€ dans laquelle il nous a gratifiés en ce Fils bien-aimé «. •
Que Dieu, s'il l'avait voulu, nous eût pu appeler à l'ëter-
nelle gloire sans la médiation de son Fils incamé, et que tel
eût dû être son premier plan, s'il eût prévu que sa créa-
ture ne déchoirait pas de la hauteur à laquelle il la des-
tinait, ce sont là des investigations abstraites et hypothé- i
tiques, placées en dehors des réalités et des faits. Assuré-
ment, il ne nous appartient point de poser des bornes ni
de tracer des règles à la toute-puissance divine. Par cela
seul qu'il eût été appelé à voir Dieu tel qu'il est, l'homme
eût contracté une relation surnaturelle avec Dieu, et la vision
intuitive impliquait d'elle-même pour la créature une assimi-
lation divine : Similes ei erimus, quoniam ndebimus eum sicuti
est K Mais cette divine atlfinité eût-elle entraîné non-seule-
ment le nom, mais la réalité de la filiation divine, et pou-
vions-nous sans le Fils de Dieu fait homme devenir propre-
ment et réellement les fils de Dieu, en la façon où nous le
sommes devenus par suite du mystère de l'incarnation ?
Bossuet, ce sévère disciple de saint Augustin et de saint
Thomas, Bossuet, l'écho grave et fidèle de toute la tradition,
répond: c Pour nous &ire devenir enfants de Dieu, il a
fallu que son Fils unique se fit homme. C'est par le Fils uni-
que et naturel, que nous devions recevoir l'esprit d'adop-
tion. Cette nouvelle filiation qui nous est venue, n'a pu
être qu'un écoulement et une participation de la filiation
véritable et naturelle '. > Et ailleurs : c L'héritage ne nous
regarde qu'à cause que nous sommes les enfants de Dieu.
Nous ne sonunes les enfants de Dieu que parce que nous
sommes un avec son Fils naturel : d'autant que nous ne pou-
vions participer à la qualité d'enfants de Dieu que par dé-
l. Epbes., 1,3-6.-2. I Joffnn., in, 2.
3 Élév. sar Icb mystères, xw 6ei»iÛDe, X« Élév.
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- 227 -
pendance de celui à qui elle appartient par préeiput. C'est
pourquoi Dieu a envoyé dans nos cœurs Tesprit de son Fils
qui crie: Père, Père » : Misit Deu$ in carda nostra gpiritum
Filii 9ui dama/mtem : Abba Pater ^. Donc, poursuit le grand
évêque, et notre qualité de fils» et la nouvelle vie qui pro-
cède de la régénération spirituelle, et la prétention à Thé-
ritage, nous ne Tavons que par société avec Jésus-Christ :
q^uisi in uno ^ : comme dans un seul, dit Tapôtre s. »
ni. Nous ayant ainsi appelés et prédestinés et adoptés en
son Fils, Dieu nous a donné de vivre de sa vie ; et pour cela
il nous a unis à lui par des liens plus étroits que ceux qui ,
dans le corps humain, attachent les membres à la tête.
Ici ce sont des nerfs et des cartilages qui, au moindre effort,
se rompent et se détendent. Là c'est une liaison intime et
miraculeuse en vertu de laquelle le Christ devient la propre
vie des élus : Christus vita vesira^ : vie de grâce durant le
voyage, vie de gloire au terme de la course. Ils sont son
corps et sa plénitude : corpus ipsitu etplemludo ejus^: c'est-à-
dire que, sans eux, il serait comme mutilé et diminué d'une
partie de lui-même.
C'est pourquoi le Fils de Dieu dit à son Père : c Moi en
€ eux et vous en moi, afin qu'ils soient consommés dans
c une même unité avec nous, et afin que le monde sache que
€ vous les avez aimés comme vous m'avez aimé i : ta seiat
mundusquia tudilexistieossicutfMdUexisti. c Père,[ceux que
( vous m'avez donnés ain» », non seulement comme mes
compagnons, mais comme mes fi>ères, mais comme mes mem-
bres, comme les parties intégrantes de mon être : Pater, quos
iedisti nUhi^ « je veux » : voh ; entendez-vous, ô Père :
i'ai bien le droit d'avoir cette volonté ; si vous me laissez
la diq[MMition de moi-même, vous me devez laissa celle de
1. OàUt., TV, S.— 2. Ihid,, III, 16.
S. Bonnet, 1» Sermon poar la TonsBftinti
4. OoloBB., m, 4. -« 6.Ephfi8., I^ SSL
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— 228 —
mes menibres : voh, c je veux que là où je suis, ils y soie
c aussi » : ut idnium ego et illi si$U mecum ^ c Père, jesuis <
c eux» ; il faut donc c que l'amour que vous avez pour m^
c soit en eux » : dilectio qua dilexigH me^ in ipsis sH ^
et il faut aussi que la joie et la gloire que vous me doi
nerez soient en eux : sans quoi ma gloire, pas plus que n
: joie, ne serait pas complète : ut habeant gaudium meii
impletum in semetipsis '.
lY. Ah ! H. T.-G. F., puisque telles sont nos destinée
que faisons-nous donc, et à quoi songeons-nous, denoi
attarder ici-bas dans la poursuite de ces ombres et de c
. chimères qui passent ? Les choses de ce monde sont-ell
donc si attrayantes, que nous puissions y chercher not
bonheur, et la patrie terrestre nous ofire-4p^lle tant de séc
rite que nous n'ayons point de souei de la patrie éternelU
Le monde présent, tel surtout qu'il est devenu depu
qu'il a rompu et divorcé avec Dieu, vautr-il donc la peii
que nous nous arrêtions aux misérables petits incidents \
ce qu'on appelait autrefois la vie publique et de ce qm
pu passionner d'autres générations ? Seigneur mon Diei
n'est-ce point pour nous détacher, pour nous dégoûter de
terre que vous avez permis qu'elle devint le sujet et
théâtre de l'humiliation et de la honte ? Chrétiens, chr
tiens, consolons-nous : les titres de notre noblesse divine i
seront pas lapérés avec ceux de notre dignité nationale ; 1
fondements de notre espérance et de notre gloire sont plac
trop haut pour être atteints par les grands coupables, j'aii
mieux dire, par les ambitieux et les téméraires, par les ign
rants et les incapables, qui ont tout réduit ici-bas à ïi
puissance et au déshonneur. Les yeux levés vers les jusl
. qui nous attendent là-haut, et, aussi, les yeux arrêtés s
les fidèles de la terre en qui Jésus vit déjà par sa grâ(
1. Joaim^ ZVII, 24.— 2. Jbid., 26. — 8. Ihid, U.
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— 229 —
'est à peine si nous nous apercevons de tout ce qui
r.>ule et s'effondre autour nous. Planant dans des ré-
ions mille fois supérieures à toutes les bassesses et les pau-
retés humaines, nous prétons Toreille à Jésus disant à son
'^re : « Moi en eux et vous en moi, afin qu'ils soient
consommés dans une même unité avec nous, et que le
monde sache que vous les avez aimés comme vous
m'avez aimé moi-même dès la constitution du monde.
Père saint, je veux que là où je suis, ils y soient avec moi,
afin que la lumière de gloire dont vous m'avez investi
devienne leur lumière de gloire ^ >. Ainsi soit-il.
l. Joann., xvir^ 23 et eoq.
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XIX
'LETTRE
A HOKSBIONEUB L'ÉYÊQUS DS PARA, AU BBÂSIL,
A L'OCCASION OK BON EMPRIflONNEMBNT, POUB LA CAUSB DE
LIBERTÉ XCCLÉHTABTIQUB.
Foiticn, 13 octobre 1874.
Monseigneur,
Avec quelle pieuse consolation j'ai reçu les quelques
li^es que vous avez pu m'adresser du fond de votre pri-
son, et combien j'aimerai à posséder sous mes yeux les
traits du captif de Jésus-Christ t
Le libéralisme porte ses fruits dans le monde entier.
Depuis son apparition, il n'avait pas cessé d'être une
contre-vérité, et il s'était à peu près constamment montré
intolérant et oppresseur. Mais du jour où il s'est appelé
catholicisme libéral, il a pris à tâche de mentir plus odieu-
sement à son nom. L'Église libre dans l'État libre, conune
l'entendent ces sectaires, c'est l'Église muette devant TÊtat
libre de violer la loi naturelle et la loi chrétienne, sans
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— 231 —
qu'aucune représentation lui puisse être faite. Et si le sacer-
doce sort de son mutisme, encore qu'il n'agisse que dans la
sphère de Tordre moral et spirituel, sans aucun moyen de
coaction extérieure, c'est lui qui est accusé et convaincu
d'attenter aux lois et aux libertés publiques.
Hais les successeurs des apôtres ne sauraient oublier
que le non po^^timttô de leurs devanciers s'appliquait préci-
sément à cette injonction de silence. Nonpossumusnonloqui:
t Nous ne pouvons pas ne pas parler ^ > .
Comment se taire, en effet, quand le vicaire de Jésus-
Christ donne le signal de réclamer, de protester, de con-
damner? Comment s'abstenir quand tous les principes
divins et humains sont foulés aux pieds, quand tout l'édifice
religieux et social est miné et renversé, quand la contagion
de l'erreur et du mal, gagnant de proche en proche,
menace de tout envahir?
Quoi que puissent dire vos perfides adversaires, Mon-
seigneur, la religieuse admiration et la fraternelle sympa-
thie de Fépiscopat du monde entier vous sont acquises.
Grâce à Dieu, nous formons un corps uni et compacte; et ce
qu'un des membres souffre, tous les autres membres le souf-
frent avec lui. Nous plaignons vos persécuteurs, dont plu-
sieui*s sans doute agissent à contre-cœur. Eux-mêmes ne
sont-ils pas les esclaves de ce libéralisme autocrate, qui
impose ses volontés aux chefs des États, à l'heure même
où ceux-ci ordonnent l'emprisonnement des évêques ?
Dieu rendra à chacun selon la mesure de sa participa-
tion au mal. Mais à vous, vénéré Seigneur, et à votre digne
concaptivus in Christo 2, le vénérable évêque de Pernambuco,
appartiennent devant Dieu et devant les hommes, en ce
monde et dans l'autre, les palmes glorieuses du courage, de
la foi, de la patience, enfin les récompenses dues à l'amour
1. Act.,IV, 20. — 2. Philem.. 23.
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— 232 —
de la vérité et de la justice, poussé jusqu'au mépris de la vie
présente.
Monseigneur Tancien évoque d'Angouléme, retiré auprès
de moi à cause de ses infirmités, unit ses chaleureuses assu-
rances à toutes celles qui partent de mon cœur et de celui
des prêtres qui m'entourent, dont plusieurs se font honneur
d être connus de vous. Ma mère, qui a gardé un pieux sou-
venir de la visite et des bénédictions de Votre Grandeur, se
recommande aux prières du prisonnier de Jésus-Christ.
Agréez, très-cher et honoré Seigneur, l'hommage de mon
tendre respect et de mon dévouement à la vie et à la mort.
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XX
LETTRE
A V. B. P. LB PAPM PIB IX,
A L'BTFBTD'OBTBMIBQUB BAIKT FRANÇOIS DB SALBSeOTT DÉOLABA
DOOTBUB DB L*ÉOLIBB UNIVBBSBLLB.
SY OOTOBBB MDCCOLZZIY. )
t
TrèsSaimt-Pèrb,
Je dépose très-humblement à vos pieds la supplique par
laquelle, de concert avec mon vénérable frère, Monseigneur
Vancien évéque d'Angoulêne, et aussi avec mon chapitre
cathédral, avec le très-révérend abbé de Saint^Martin de
Ligugé, et autres personnages distingués de l'ordre séculier
et régulier, j'implore de Votre Sainteté la sentence suprême
qui honorera saint François de Sales du titre de docteur de
l'Église.
J'ai la confiance d'ajouter à cette requête mes instances
personnelles. Lecteur assidu des œuvres du saint évéque
de Genève, j'ai nourri, toute ma vie, l'espoir qu'il serait
inscrit tôt ou tard parmi les docteurs de l'Église universelle.
A ceux qui objecteraient la jurisprudence des congréga-
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— tu —
lions romaines et les règles posées par Benott XIY en cette
matière, la réponse est faite aujourd'hui d'une façon triom-
phante par les documents qui se rapportent à la cause de
saint Alphonse de Liguori. J'ai donc pu dire sans témérité à
mon clergé, dans l'assemblée synodale où j'ai promulgué
le décret et le bref relatifs à celui-ci :
; c En définitive, il reste désormais acquis que l'antiquité
n'est point une condition expresse de la jurisprudence ecclé-
siastique quand il s'agit de décerner à un personnage saint
le titre de docteur. Cette solution, nous en avons la con-
fiance, hâtera le succès d'une autre cause qui nous est in-
finiment chère: nous 'voulons dire la cause, depuis long-
temps posée et de nouveau engagée, du doctorat de saint
François de Sales, de ce pontife qui a exercé une si sainte
et si salutaire influence sur toute notre époque moderne,
et contre lequel on n'objectera plus ni que ses écrits soient
composés en langage vulgaire, ni que la date de sa mort soit
encore récente. A cette condition, lious ne serons point
jaloux que le dix-huitième siècle ait pris pour quelque
temps le pas sur le dix-septième. * »
Dans une exhortation adressée aux membres de l'associa-
tion de Saint-François-de-Sales (29 janvier 1873) , après
avoir envisagé dans ce grand homme le théologien, le con-
froversiste, le moraliste, l'écrivain ascétique et le directeur
des âmes, je me suis cru en droit d'ajouter :
€ Aussi n'est-ce point être téméraire désormais que d'es-
pérer une prochaine déclaration du siège apostolique qui
rangera le saint évêque de Genève parmi les docteurs de
l'Ëglise. Avant saint Alphonse de Liguori, et dans une
sphère plus haute et plus étendue que lui, il a vraiment
enseigné l'Église, et les ruisseaux de sa doctrine ont dérivé
1. Entretien ecclésiastique pendant les ezcrcioesde la retraite efc du
sjnode diocésain. Juillet 1871. — Voir T. VII, p. ^2,
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— Î35 —
et dériventencore dam toutes les classes et tous les ordres
de la société chrétienne ^. i
Benoit XIY fait observer que la dénomination officielle
et liturgique de docteur appartient, non pas aui doc-
teurs qui ont été dans l'Église, mais aux docteurs mê-
mes de l'Église : nec enim pertinet ad doctùres qui fuerunt in
Ecclesia, sed ad Doctores ipsius EccleHœ^ : c'est-à-dire, comme
il s'explique plus loin conformément au chapitre Glo-
riosiM de Boniface YIII et au commentaire pratique de la
sacrée congrégation des Rites, c à ceux par la doctrine des-
quels les ténèbres de Terreur ont été dissipées, les obscurités
éclairdes, les doutes résolus, les énigmes des Écritures ex-
pliquées 1 : doeiriTM hœc requmta in Ecclesiœ Doctoribus^
quod viâelieetper eam errorum tenebrœ fuerint profugatcBy
ob$cwra fuerint dilueidata, dubia declarata, seripturarumve
cmigfnata reserata *.
Or, pour quiconque a étudié l'histoire et la vie inthne de
la société chrétienne depuis trois siècles, n'est-il pas clair
comme l'évidence même, que saint François de Sales n'a
pas été seulement un personnage docte dans l'Église, mais
qu'en beaucoup de points doctrinaux et pratiques ses écrits
ont fait lot comme étant l'expression de la doctrine même
de l'Église? Partout où s'est produite, en ces derniers âges,
la sainteté héroïque que l'Église a placée ou qu'elle songe
à placer sur les autels, chez tous les prêtres et les fidèles en
qui la science et la vertu ont été éminentes, dans le monde
comme dans le cloître, peutr-on disconvenir que les livres
du saint évêque de Genève n'aient exercé une influence
marquée, et que le plus vif et le plus pur éclat de toutes
ces âmes ne soit un rayonnement de la lumière et de la
chaleur émanées de lui ? Ce sera donc justice de lui décerner
1. md„ p. 437.
2. De beatif. L. iv,p. II, c. xi, n. 11. — 8. Ihid., a 1 1.
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-236 —
Vauréole doctorale, qui est la reconnaissance authentique
de cette puissance de communication et de cette vertu dif-
fusive de science et de piété.
Pour moi, Très-Saint-Père, je fais acte de justice comme
de gratitude en le déclarant : parmi les préjugés d'école
qui avaient cours encore dans la première moitié de ce
siècle, notamment en ce qui est de la constitution monar-
chique de rËglise et du magistère suprême de son chef,
c'est l'étude familière des œuvres de saint François de
Sales qui a écarté de moi les ténèbres de plus d'une erreur,
qui a éclairci dans mon esprit plus d'une obscurité, résolu
plus d'un doute ; et si j'ai pu avancer tant soit peu dans le
mystère de la grâce et dans le sanctuaire secret des Ëcri-
turesy je l'ai appris principalement à l'école de ce g^and
maître. Combien d'autres que moi ne sont-ils pas dans le cas
de rendre le même témoignage? Qu'il nous soit dcmc accordé,
avant d'aller lui porter notre hommage reconnaissant dans
la gloire, de saluer, dès ici bas, ce Docteur très-bon, cette
lumière de la sainte Église, le bienheureux. François, l'ama-
teur de la divine loi, et d'obtenir ainsi plus efficacement de
lui qu'il nous rende favorable par ses prières le Fils de
Dieu.
Que votre bénédiction apostolique daigne descendre sur
celui qui aime à se dire, de Votre Béatitude^ etc.
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XXI
LETTRE CmCULAIRB
▲ L'OCOÂBIOlf
DU XXY* AimiVSBSAlBE DE NOTBB CONSÉCRATION ÉPI600PALE.
Poitiers, le 4 novembie 187é,
Messieurs et ghers Coopérateurs,
I. Le mois dans lequel nous venons d'entrer amènera le
vingt-cinquième anniversaire de notre consécration épi^
copale. Avec Taide de Dieu, nous avons pu jusqu'ici obser--
ver sans interruption la règle établie par le pontifical ro-
main, et nous avons célébré annuellement le c jour natal i
de notre ordination d'évêque selon la mesure de solennité
compatible avec les temps et les circonstances. Entouré de
cette poilion de la famille sacerdotale et lévitique qui vit
près de nous, nous nous sommes efforcé, conformément à
l'exhortation du grand apôtre, de raviver en nous la grâce
de TEsprit-Saint, reçue en ce jour par Vimposition des mains
des pontifes ^ Pour en faire partager le fruit à nos frères et
à nos fils dans le sacerdoce, nous n'avons point omis de
1. I Timoth., IV, U; II Timoth., I, 6>
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- 238-
remplir à cette occasion le ministère de la parole, obéissant
en cela aux recommandations et aux exemples de ces
grands évêques du passé, qui demeurent nos maîtres et nos
modèles, alors même que nous ne savons les suivre que de
si loin.
Nous aurions pu avoir la pensée de donner quelque sur-
croît d'éclat à la célébration de oe vingfc-cinquième anni-
versaire, qu'il est passé en usage dans les familles d'appeler
du nom de c noces d'argent ». Mais l'heure actuelle n'est
point aux fêtes et à la joie. Les deuils de la religion et de la
patrie, les humiliations du présent, les incertitudes et les
menaces de l'avenir ne laissent point de place à la manifes-
tation tant soit peu retentissante de sentiiDeBls qui dcûtait
plus que jamais se Teaf&rmer dans l'enceinte domestic[ue.
Raison de plus pour nous, Messieurs et chers Coopéra-
teurs, de ne pas laisser passer cette échéance jubilaire de
notre carrière épiscopale sans vous demander à tout le
moins un souvenir filial devant Dieu. Nous espérons res-
sentir l'effet de la piété particulière avec laquelle vous ré-
citerez les oraisons que la sainte liturgie mettra sur vos
lèvres le vingt-cinq de ce mois.
Hélas! quel fardeau écrasant que celui d'un quart de
siècle de responsabilités si graves et si étendues! Nous ne
pouvons dissimuler notre frayeur à la vue de tant de négli-
gences, d'omissions, de fautes qui ont mis obstacle à l'action
de la gi*âce et affaibli la fécondité de notre ministère au mi-
lieu de vous. Obtenez-nous, pour le reste de notre vie, avec
une union plus constante et plus intime à Dieu et à Notre-
Seigneur Jésus-Christ, un redoublement d'ardeur et de fidé-
lité dans l'accomplissement quotidien de la tâche labo-
rieuse qui nous est imposée. Si les longs épiscopats, comme
les longs r^nes, sont en eux-mêmes des bienfaits de la
providence de Dieu sur les peuples, c'est à la condition de
n'être pas marqués par le ralentissement qui, trop souvent,
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- 239 -
vient en paralyser les périodes finales : périodes de lassitude
et de laisser-aller, durant lesquelles tout se relâche et s'af-
faisse. Combien nous serions à plaindre, vous et moi, si
l'attachement invincible qui a lié et qui lie mon humble
personne au diocèse de Poitiers, à TÉglise et au peuple de
saint Hilaire, devait tourner à leur. détriment t
II. Pour prévenir ce malheur, nous mettons en ce mo-
ment la dernière main aux statuts diocésains, élaborés avec
votre concours, dans la longue série de nos assemblées
synodales, spécialement dans celles des années mil huit cent
cinquante-sept et cinquante-huit. La difficulté de rédac-
tion de ce corps de discipline diocésaine s'est accrue par
la richesse même et l'abondance des monuments de notre
discipline provinciale. Les cinq conciles célébrés de nos
jours par les évéques de la circonscription métropolitaine
de Bordeaux sont si bien entrés dans le fond et dans le dé-
tail de toutes choses, qu'ils semblaient ne laisser presque
aucune matière aux statuts diocésains, à moins que ceux*
ci ne devinssent la reproduction textuelle des décrets pro-
vinciaux. Et, de fait, on nous a insinué plus d'une fois
qu on attendait, comme résultat des synodes diocésains, un
ensemble de codification qui dispenserait de la lecture et
de l'étude ultérieure des conciles de la province.
A aucun prix nous ne pouvions partager ce sentiment.
Après la grâce que Dieu nous a faite de participer au concile
œcuménique dont les premiers débuts ont été si visible-
ment providentiels, le plus grand bienfait accordé d'en
l)aut à notre épiscopat a été la part que nous avons pu
prendre aux cinq assemblées conciliaires qui resteront
l'honneur et la force de notre métropole de Bordeaux.
Verra-t-on de notre vivant la reprise et la continuation du
concile général? C'est le secret de Dieu. Mais l'avenir cons-
tatera ce que le passé a déjà constaté : je veux dire que,
sur toutes les questions doctrinales et pratiques, nos conciles
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— 240 —
particuliers» assistés du même Esprit, ont préparé et résoh
dans le même sens, quoique avec moins d*autoritéy les dé
finitions et les décisions du synode œcuménique. L(
meilleur service que nous puissions donc vous rendre
c'est de vous persuader de ne pas laisser tomber dan
le vide une grâce de Dieu si signalée *. Une expérience
durable nous Ta démontré : le prêtre le plus complet parm
nous, tant au point de vue de lesprit ecclésiastique etdel
saine doctrine, qu'à celui du gouvernement pastoral, ceî
le prêtre qui a fait de notre législation provinciale la subj
tance et la règle de ses enseignements, de sa conduite et d
ses éludes. Loin de frapper de déchéance et d'inutilité le
décrets de nos conciles, il faut que nos statuts nous y ren
voient sans cesse, et nous en rendent la lecture plus farni
Hère et plus nécessaire.
Il en sera ainsi. Seulement, ayant à préciser un certaii
nombre de points pratiques dont les conciles ont dû laisse
la détermination à la législation diocésaine, nous avon
recueilli à cet égard vos avis et vos sentiments, et nou
nous sommes appuyé des monuments synodaux qu'une tvz
dition, continuée depuis près de cinq siècles, plaçait sou
nos yeux. Sans négliger des textes intéressants et respec
tables par leur antiquité, nous nous en sommes tenu ordi
nairement,aux règles posées par deux de nos plus véné
râbles prédécesseurs , Claude de la Poype de Yertrieu e
Jean-Baptiste de Bouille, dans les statuts diocésains de 171
et de 1829. C'est ainsi que, selon le précepte de Notre«Sei
gneur, nous avons tiré de notre trésor les choses nouvelle
et les choses anciennes, ou plutôt, que nous avons rattach
ce qui est nouveau à ce qui était déjà ancien.
Il s'offrait à notre œuvre une autre objection vraimen
grave. Le concile du Vatican, cofnmencé, mais non fini
1. II Corinth.,vl,l.
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— 2il -
contient dans son jH'ograinme plusieurs projets de décrets
qui apporteraient des modifications sérieuses à la discipline
gi'nérale actuellement en vigueur. Dans cette donnée, y
avait-^I lieu de presser l'exécution d'un droit commun qui
semble deroir être infirmé ? Par exemple, les évéques, que
la législation de Trente obligerait à faire accomplir tous les
deux ans par des déliés la visite canonique des paroisses,
quand ils ne peuvent les visiter personnellement dans ce
laps de tonps, ne seraient tenus, d'après le schéma du ¥a-
tiean, qu'à k visite de tous les quatre ou cinq ans, là où
retendue des diocèses le commande de la sorte. Sur ce
point et sur quelques autres, les nécessités manifestes de
notre situation, et l'existence des faits qui en ont résulté,
noQs ont permis de préjuger les résolutions à intervenir,
et nous avons évité de formuler des prescriptions suscepti-
bles d'être prochainement rapportées.
Dya donc lieu d'espérer que cette œuvre, longtemps
mûrie et délibérée, répondra au besoin qui s'en faisait
^ntir. Publiée après un quart de siècle d'observation, et
datée de la vingt-siiième année commençante de notre
épiâoopat, vous nous permettrez d'emprunter, en vous
1 adressant, lee paroles d'un de vos vieux évêques *, et de
vous dire: • Il m' estait impossible de recevoir , en cette or-
< rière^ison de ma charge et inclination de mon aage, plus
« de bonheur que de voir vostre compagnie réduicte à un plus
I grand désir que jamais de florir et fructifier en l'effect de
« Mserrance de vostre estât » .
Recevez, Messieurs et chers Coopérateurs, itia béné-
diction d'évôque pour vous et pour les fidèles de vos pa-
roisses, avec l'assurance des sentiments d'estime et d'afiec-
tion qui m'unissent pour jamais à vous et à eux«
l. Qeotrof de Samt-Belin, mort en 1611.
t. vui. 46
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XXII
HOMÉLIE
PBONONCÂE A LA ME08B PONTlVIOàLB
tfU rrrV» AN27KIVE£3AIBS de notes COVBlteBATXOK iFlBCOPAl^E
(XXY NOVEMBEB MDOCCUCCIF.)
tperi:*é oeulot tuot, et mUueere tvn
tecum in judiciumf
Et vous irouvcz digne de toiu. Seairticvr
d*oavrir v<« yeux mit uns td)« aréatôre. «
de la faire entrer ««ec vous en jngeneol^
(Ab UVM DB lOB, xn', 3.)
Mes v<ni£rables frères dans le sacerdoce et mes
très-ghers fils en jésus-christ,
I. Le prophète royal a posé à deux reprises la même qucs-j
tton que le juste de Tldumée, et il a demandé : c Seigneur,!
< qu'est-ce donc que Thomme pour que vous lui accordiez |
c seulement un souvenir, et que tous fassiez attention à cel
c qui naît de lui ? ^ > David n'ignorait pas ce que Job avait |
1. Pfl. vin,5. — Bk ozLTii, 8.
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dit ayant loi : c LliomiDe, né de la fiumne, vil pea de
c temps, et ce court espace est rempli de beaucoup de
c misères. Il est pareil à la fleur, qui n'est pas plus tôt
c éclose qu'elle est foulée aux pieds ; il fuit comme l'ombre
f et ne reste jamais dans un môme état ^. i Yoilà ce qu'est
rhomme par sa condition mortdle périssable, c Or, Sei-
c gneur, c'est sur an être de cette sorte que tous daignez
c ouvrir les yeux, c'est avec lui que tous prenez la peine
c de compter » : Et dignum ducis super hujusce modi aperir$
oculos tuo8 et adducere eum tecum in judidum i ConyienMl
i la grandeur de Dieu de s'abaisser jusqu'à considérer le
détail des démarches d'une créature aussi basse et aussi
fragile?
A la vérité, mes Frères, l'homme est peu de chose; et
toutefois ce peu de chose offre dans sa nature même des
côtés si grands qu'ils touchent à l'infini. Par cela seul qu'il
est doué d'une ftme intelligente et libre, ses actes moraux
sont susceptibles de prendre une direction absolument con-
traire, selon que la volonté divine y est observée ou mécon-
nue ; et de ce libre exercice des facultés humaines résulte un
bien ou un mal, un état d'ordre ou de désordre, auquel le
Dieu de toute perfection et de toute justice ne saurait Atre
indifférent.
Hais cette réponse n'est que la réponse ébauchée. Quid
est homo quod metnor e$ ejuSy aut fUius homim quaniam
réfutas ewnf Ce que c'est que l'homme? Eh bienj consi-
dérez-le dans celui de qui il a été dit : c Yoici l'homme > :
Eccê homo K Ce que c'est que le fils de l'homme ? Eh bien i
envisagez-le en celui à qui le Père a dit dans le temps,
comme il le lui avait dit dans Téternité : c Vous êtes mon
c Fils 1 : Filius meus es tu '. Comprenez, après cela, que Dieu
se souvienne de l'humanité et qu'il ne la traite pas en étran-
1, Job, XIV» 1, s. — 2. Joann., XIZ, 6. — 8. Pb. Il, ?•
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— 244 —
gère. Oui, 6 Diea, dès là qu'il s'agit non-seolemeot de la
personne de voire Christ, mais de toat ce qui représente, de
tout ce qui continue et prolonge, dans la race humaine, ee
Fils de Dieu devenu le fils de l'homme, oui, il y a là de quoi
attirer vos regards, il y a là un légitime objet de vos pensées
et de vos attentions. Le plus petit d'entre les baptisés y a un
droit rigoureux : quoi d'étonnant que vous fassiez une plus
grande part à vos prêtres, à vos pontifes, à ceux en qui revit
le royal sacerdoce, la suprême sacrificature de votre Fils
incarné? Oubliez, ô Dieu, oubliez tout ce qui est propre et
personnel à votre misérable créature, et regardez en elle la
face de votre Christ : Respice in faciem Chris ti tuii.
Placé à ce point de vue, chrétiens mes Frères, rien ne
m'étonne de tout ce qui s'accomplit aujourd'hui autour de
moi. Ce serait une fausse modestie à l'ambassadeur de
refuser des manifestations et des hommages qui se rappor-
tent à son maître ; et ni vous ni moi ne sommes assez ingénus
pour'que je songe à vous rappeler, comme autrefois Paul et
Barnabe aux Lycaoniens ^ que je suis un homme mortel
eooune vous, et, par beaucoup d'endroits, inférieur à plu-
■ sieurs de vous. Mais je gère depuis un quart de siècle auprès
de vous la charge d'ambassadeur pour Jésus-Christ 3; et,
depuis ce même temps, ayant été pris d'entre les hommes et
constitué votre chargé d'ajfaires auprès de Dieu, je remplis
le ministère de pontife et de sacrificateur pour la sanctifica-
tion de vos âmes et l'expiation de vos péchés ^. A ce titre je
ne récuse aucune de vos marques de respect, d'obéissance
et d'affection. Et quand aujourd'hui vous vous pressez
autour de cet autel, quand de tous les points m'arrî vent «des
congratulations et des vœux, vous ne faites que vous asso-
cier, plus nond)reux et plus ardents, en ce vingt-cinquième
1, Pb. lzxxiii, 10. — 2. Aot., xiv, 10^ 14.
8. n Oorinth^ v, 20. -- 4. Hebr., v, i.
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- 24K —
anniversaire de mon investiture sacrée, à une solennité
dont rËglise commande le renouvellement chaque année.
La liturgie catholique, si sévèrement jalouse de l'hon-
neur de Dieu, ne fait pas difficulté, en ce jour-là, de mettre
dans les oraisons mêmes du sacrifice le nom de Tévéque
avec celui de TÉglise qu'il a reçue pour épouse; et si c'est
le pontife lui-même qui célèbre, il lui appartient d'appeler
les regards de Dieu sur sa propre personnalité, associée au
gouvernement divin, c 0 Dieu, pasteur et gouverneur de
c tous les fidèles, regardez-moi d'un œil propice, moi votre
i serviteur indigne, que vous avez voulu donner pour pas-
c teur et pour gouverneur k cette église de Poitiers ; accor-
c dez-moi, je vous prie, d'être utile par la parole et par
f lexemple à ceux sur lesquels je préside, afin qu'avec le
« troupeau qui m'est confié j'arrive à la vie éternelle ^ »
Encore une fois, ô majesté suprême de mon Dieu, vous ne
jugez pas indigne de vous un tel spectacle quand il vient
s'offirir à vos yeux : Et digntim ducis super hujusce tnodi
aperire oculos tuos.
11. Mais le même texte m'apprend, ô mon Dieu, que vous
faites entrer avec vous en jugement le mortel que vous
honorez ainsi de votre regard : Et dignum ducis super
hujusce tnodi aperire oculos tuos^ et adducere eum tecum inju-
dieium? Vous l'appelez à entrer en jugement avec vous,
c'est-à-dire d'abord que vous l'appelez à être jugé lui-même
dans ses œuvres. Vous l'appelez à entrer en jugement avec
vous, c'est-à-dire ensuite que vous l'appelez à juger le siècle
avec vous, selon la parole de l'apôtre : et in vobis judica^
bitur mundus '.
Hélas I mes vénéraUes Frères dans le sacerdoce, s'il est
redoutable pour tous, combien il le sera davantage pour
1. liissal. rom., Missa in anni versai, consecrat. episo.
2. I Corinth., VI, 2.
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— W6 —
ceux qui auront eu charge d'âmes, cet examen rigoureux
de nos œuvres auquel nul de nous n'échappera ! Pour moi,
je Tavoue, à mesure que j'avance vers le terme de la vie, je
deviens tremblant et plein de frayeur à la pensée de cette
discussion sévère qui se fera, soit à Theure du trépas, soit
au dernier jour parmi le bouleversement des cieux et de la
terre : Tremens factus sum ego et timeo^ dum discussio renerit
atqm rentura ira, quando cœli morendi sunt et terra *, El
pourtant je me rassure dans la môme pensée qui m'effraie,
je veux dire dans cette longue durée de mon ministère
auprès de vous.
Sans nul doute, l'œuvre de Dieu y a été plus d'une fois et
en plus d'une façon compromise par la multitude de mes
manquements et de mes défauts. Je m'abhne et me con-
fonds à la vue de tous les biens que vous aurait apportés
une vie plus fervente, une volonté plus généreuse, une
ardeur plus soutenue. Et si mes propres yeux "n'ont pu
s'aveugler à cet égard, combien moins les vôtres et surtout
ceux de Dieu f « Ayez pitié de moi, Seigneur, selon votre
c grande miséricorde ; et, selon l'immensité de vos bontés
c et de vos pardons, effacez ma faute : car je connais, moi,
c mon iniquité, et mpa péché se dresse sans cesse contre
€ moi *. »
Toutefois, mes bien chers Frères, à côté des profonde
lacunes creusées par tant d'imperfections et de misères,
dont les effets se sont additionnés durant un quart de siècle,
je trouve un précieux soulagement à penser que le peu de
bien opéré parmi vous est dû à l'action lente et suivie d'un
épiscopat prolongé. Je le sais, il est des natures si extraor-
dinairement douées, qu'elles savent faire beaucoup en peu
de temps, imprimer d'un premier choc un mouvement qui
ne s'arrête plus, donner un branle puissant après lequel il
1. Responsor. Libéra, — 2. Ps. L, 1-4,
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- 247 —
leur est permis de porter ailleurs le bienfait de leur acti-
Tîté, en laissant à d'auti*es mains la tâche facile d'achever,
ce qui a été si énergiquement commencé. Quoi qu'il en soit
de ces exceptions, en règle ordinaire, c'est ici-bas le temps
qui» après la grâce de Dieu, — et le temps n'est-il pas lui-
même une grâce très-signalée ? — c'est le temps, dis-je, qui
est l'instrument le plus sûr et le plus efficace de tout bien
sérieux et solide. Béni soit donc le Seigneur qui m'a donné
de compenser par la quantité des années ce que chacune
d'elles ne vous aurait pas apporté de fruit ; et m^ci à la
bonté divine d'avoir uni de prime abord ma destinée à une
chrétienté si attachante, à un clergé si sûr et si fidèle, à
lune Église si glorieuse, qu'en dehors même d'une disci-
pline sacrée, toujours présente à mon esprit, je n'eusse
jamais pu raisonnablement aspirer à d'autres noces, n'ayant
point, comme Jacob, la perspective d'en trouver de meil-
leures *. Vous savez que je n'ai point attendu d'avoir vieilli
pour vous donner cette assurance de fidélité*.
Et maintenant, mes vénérables Frères, c'est à Dieu de
juger la valeur des quelques œuvres que nous avons accom-
plies; c'est à lui de donner la vitalité et le développement à
celles que nous avons entreprises. Si nous pouvions mettre
la moindre complaisance à nous les énumérer à nous-
même, combien plus à les énumérer aux autres, nous
savons de l'Écriture que le seul fait de ce dénombrement
nous ravirait le peu de mérite qui s'y attache. Elles sont
d'ailleurs si peu de chose, nos œuvres, à côté des peines et
des fatigues de nos frères, les évêques apôtres qui vont
porter l'évangile jusqu'aux extrémités du monde 'I Certes
1. Geii.,zxix,aO.
1. Homélie pour le vii* annÎTersaire de notre consécration épisco-
pale.T. II, p. 683, 6S4.
3. Mgr Faraud, évèqucd' A nemouTi vicaire apostolique du Mackenzie,
était présent à la soleunité.
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— 248 —
rëvéque a mieux à faire que d'imiter ces monarques ido-
lâtres (idolâtres surtout d'eux-mêmes), dont la distraction
fevorite était d'entendre le récit de leur* propres feits et
gestes, et de se faire lire, jusque pendant les heures desti-
tinëes au sommeil, les annales des temps écoulés de leur
règne *. Notre règle est celle que i'apûtre nous a tracée, en
se la traçant à lui-même : « Frères, dit-il, je n'estime pas
€ avoir atteint le but » : Fratres, ego me non arbitror corn-
prehendisse : t Tout ce que j'ai à faire, c'est d'oublier ce qui
< est par derrière, et de m'étendre tout entier vers les
€ choses qui s'offrent devant moi » : Unnm autem, quœ çtii-
dem rétro sunt obliviscens^ ad ea vero quœ sunt priera exten-
dens meipsnmK
Et ce qui est vrai de nos œuvres, ne l'est pas moins des
épreuves qui s'y sont mêlées. Si nous imaginions de nous
poser en martyr du devoir, nous ne serions pas seulement
coupable de vaine suffisance, mais encore de mensonge et
d'ingratitude. Car, par la miséricorde de Dieu, les plus
grandes douceurs que nous ayons goûtées dans liotre vie
sont nées de ces grandes contradictions ; et, en consultant
aujourd'hui encore le fond de notre âme, nous pouvons
dire avec le psalmiste : Lœtati sumus pro diebus qti^us nos
humiliastiy annis quibus vidimus mala : c II ne nous est
c resté qu'un sentiment de joie au souvenir des jours où
€ nous avons été humilié et des années où nous avons
« rencontré les maux • i. A Dieu seul d'apprécier la mesure
de profit que laisseront à ses apôtres des outrages qu'ils se
sont réjouis d'être trouvés dignes d'endurer pour le nom de
Jésus S pour la cause du Christ qui est au ciel, et du Christ
qui préside sur la terre. Poursuivons.
III. Le même Dieu qui fera le compte et qui pèsera dans
1. ISrther, VT, 1. 2. — 2» Phîlîp., in, 18.
8. Pb. lxxxix, 15.— 4. Act, V, 41.
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- 249 —
sa balance le poids de nos œuvres, de nos souffrances et de
nos mérites, a déclaré à ses apôtres qu'étant d'aboi'd ses
justiciables, ils étaient en outre ses assesseurs : sedebitis et
vas Huper sedes, judicantes trilms Israël^ : ce qui, d'après
saint Paul, se rapporte même au siècle présent : an nescitis
quaniam sancti de hoc mundo judicabunt < ?
L'ëvêque ne commet donc pas une usurpation de fonc-
tions, quand, placé comme une sentinelle pour observer
l'esprit et la marche des temps, il dit à la génération qui
l'entoure ce qu'il faut penser d'elle, ce qu'elle doit craindre,
ce qu'on peut espérer. Et parce que nous avons plus d'une
fois rempli cet office, aujourd'hui encore, pour être plus sûr
d'associer notre jugement au jugement même de Dieu, nous
emprunterons notre enseignement aux oracles sacrés.
Sommes-nous donc perdus, perdus sans ressource? et
pourquoi toute porte de salut semble-t-elle se fermer de-'
vant nous ? C'est Isaîe qui va faire la réponse, c'est lui qui
va caractériser la nature de nos méfaits et mettre en relief
l'inanité de nos agitations'.
Qu'on le sache bien, avant tout : c La main du Seigneur
c n'est point raccourcie pour ne pouvoir plus sauver, et
« son oreille n'est point devenue plus dure pour ne plus
• entendre » : Ecce non est abbreviaia tnanus Domini^ ut mI-
vare nequeat^ neque aggravata est auris ejns, ut non eœau-
dia$. n y a toujours ea Dieu la même puissance pour agir,
la même facilité pour pardonner : € Mais la nature de vos
c iniquités a établi une séparation entre vous et votre Dieu,
f et le caractère de vos péchés le force à cacher son visage
c pour ne point vous écouter » : Sed iniquitates vestrœ divi'-
serunt inter voset Deum vestrum^etpeccatavestra absconderuni
faciem snam a v^is ne exaudiret. Cette rupture entre
vous et Dieu, c'est vous qui l'avez faite en disant à Dieu
1, Hatth., XIX, 28, — 2. I Corinth., VI, 2. — 3. la., LIX, l'et scq.
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- 280-
de &• retirer, et en vous faisant forts d'opérer le salut en
dehors de lui. c Vos lèvres se sont obstinées à parler le lan-
gage du mensonge» et votre langue à proférer avec emphase
des systèmes qui ne sont ni selon la vérité, ni selon k jus-
tice i : labia testra locuta sunt mendaciuniy et lingua vesira
iniquitatem fatur. Voyez-les à Toeuvre, poursuit le pro-
phète : dédaigneux envers nos enseignements qui sont les
enseignements mêmes de Dieu, la recette dans laquelle
ils ont mis leur confiance, c'est le rien, le néant, et
leurs aphorismes sont des pauvretés cent fois mises à nu :
êed canfidunt in nihilo, et loquuntur vanitates ; d'où il résulte
que leurs conceptions très-laborieuses n'aboutissent qu'à des
avortements, ou plutôt qu'à des enfantements sinistres :
conceperunt laborem etpepererunt iniquitatem. Tout le compte
de leur actif se réduit à deux choses : : c ils ont cassé des
c œufs d'aspic, et ils ont tissé des toiles d'araignées » : ova
aspidum rupenint, et telas araneœ texuerunt. Qu'entend par
là le prophète ? Ce que nous avons sous les yeux nous en
rend l'intelligence trop facile.
Entendeit-le, prudents et modérés de ce siècle, qui vous
êtes faits les apologistes cauteleux et les manipuleurs avisés
d'un principe condamné par la raison et par l'histoire, non
moins que par la religion et par l'Église. On ne joue point
impunément avec le germe révolutionnaire. Cet œuf d'aspic
est toujours funeste : c celui qui en mangera, en mourra > :
fttt comederit de ovis eorum^ nwrietur; c et si on le couve,
« il en sortira un basilic > : et qnod confotum est, erumpet
i» regulum. Le prophète sait ce qu'il dit ; il n'ignore pas les
lois invariables de la nature d'après lesquelles toute espèce
d'être engendre un semblable à lui. Mais il veut, par cette
hardiesse de langage, nous apprendre qu'un principe mau-
vais produira des conséquences sociales plus mauvaises
encore, et qu'en cette matière les effets enchérissent inévi-
tablement sur la cause. Eh bien ! oui : le dernier mot de ce
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— 281 —
qoe nous voyons, c'est que ceux qui avaient mission dénoua -
sauver ont mangé de cet œuf pernicieux, et qfu'ils en meu-
rent ; c*est qu'ils ont couvé cet œuf néfaste, et qu'il en est
sorti des serpents dont les morsures n'épargneront per-
sonne : qui eomederit de ovis eorum, mmêtur ; et quod cm-
fotum est, erumpet in regulum.
Disons tout : ils ont tait encore autre chose : et telas
araneœ teœuerunt : c ils ont filé aussi des toiles d'araignée ».
Hais, poursuit le prophète, c ce sont là des toiles dont on ne
< se fait point de vêtements » : telœ eorum non erunt in vesti-
meniie ; combien moins s'en fera-t-on des cuirasses contre
la dent des ennemis dont on a favorisé Téclosion et la mul-
tiplication t c Seigneur, a dit le psalmiste, vous avez appelé
nos œuvres à oomparaftre devant votre justice, vous avez
placé notre siècle sous Téclair illuminant de votre visage :
jmuisti.., sœculum nostrum in Muminatione vultiu tut.
Regardés à la lumière de ce flambeau, tous nos jours n'ont
été qu'une suite de défaillances ; et nous aurons beaucoup
médité pour remplir nos années d'un labeur qui ne nous
aura point profité, véritable travail d'araignée » : Omnes
dies nostri defecerunt, et anni nostri sicut aranea médita-
buntur^. En fin de compte, poursuit Isaie, € leurs œuvres,
• œuvres inutiles ; leurs conceptions, leurs combinaisons,
c conceptions, combinaisons inutiles i : opéra eorum, opéra
inutUia ; cogitaticnes eorum, cogitationes inutiles. Ils n'ont
point dirigé leurs pas dans le sentier marqué par le juge-
ment doctrinal de l'Église : non estjudicium in gressibus
eorum ; ils se sont tracé à eux-mêmes des chemins tortueux
et recourbés comme leurs esprits : semitœ eorum incurmtœ
etmt eis : quiconque foule de pareilles routes, n'arrivera
jamais à l'ordre et à la paix : omnis qui caleat in eis, ignorât
pacem. Aussi voyez : nous attendions la lumière, et nous
1. ?•• LuuaXf 8, 9, l(K
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— 26Î —
voilà enfonces plus que jamais dans les ténèbres ; <m. nous
annonçait le grand jour, et nous marchons à tâtons en pal-
pant le long des murailles, comme des aveugles ; c'était le
salut, et il s'est éloigné de plus en plus de nous : expeda-
i>imm lucem, et ecee tenebrœ ; splendorem, et palptwimus sicM
cœci parietem ; salutem, et eUmg&ta est a nobis *•
Encore une fois, tout espoir est-il désormais évanoui, et
faut-il faire un pacte définitif avec le sépulcre et la mort?
Non, puisque, du côté de Dieu, ni son bras n'est raccourci
pour agir, ni son oreille appesantie pour entendre. Renver-
sons le mur que nous avons élevé de nos propres mains
entre nous et lui, et ne demandons plus à nos compromis
avec Terreur ce que Terreur est impuissante à donner. Sur-
tout ne confondons pas les choses au point d'assimiler le
sage chrétien qui n'attend que de la vérité et de la justice le
triomphe du bien, avec le coupable qui commet le mal
dans l'espoir que le bien en pouira sortir ; et n'ayons pas le
malheur de préluder aux sophismes, plus ou moins presti-
gieux , au moyen desquels les pseudochrists, annoncés pour
la fin des âges, réussiraient à induire en erreur, s*il était
possible, les élus eux-mêmes *.
lY. Plus d'une fois déjà, mes vénérables Frères et mes
très^hers Fils, nous avons demandé au récit des stations du
peuple de Dieu dans le désert la signification mystique du
nombre correspondant à celui de l'anniversaire que nous
célébrions avec vous. Le vingt-cinquième campement des
fils d'Israël portait un nom qui signifie « la nouvelle mort i :
Fixere terUoria in Meteha ^; Metcha autem latine dicitur natn
mars^. Et, en vérité, la tente mobile et précaire sous
laquelle nous avons abrité Tannée qui s'achève, a-t-elie été
autre chose sinon une agonie renouvelée, et la mort sous
1. I«a., LIX, 1-11. — 2. Matth., xxiv,24. — 3. Numer., xxxni, 28.
4. 8. Âmbr. Opp , de xlii man^ioDibuB FiUor. leimël.
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- 253 -
une de ses formes nombreuses? c De là, dit riiistorien
sacré, les Israélites passèrent à Esmona < », ce qni Teut dire
c aceélération » : Esmona Mine dicitur aceeleratio. Et vrai-
ment ne pouvon8*nous pas craindre, nous aussi, que ce
n<Hn ne s'accorde trop bien avec Tannée qui va suivre :
quod nomen congrue huic numsioni aptatur^ ? Ne semble-t-il
pas que les crises soient à la veille de se précipiter? Et la
phase qui s'avance n'a-t-elle pas reçu son signalement du
prophète, quand il a dit : Voca nomen ejus : Actelera spolia
detraherûy festinaprœdari^t N'est-ce pas là ce que vocifè-
rent les passions ? n'est-ce pas ce qu'amènerait la logique
naturelle des choses ? Seigneur, Seigneur, nous avons de
meilleures espérances ; et ces espérances, nous les pla-
çons uniquement en vous. Nous ne vous demandons point
de précipiter chez les enfants des hommes la division et la
confusion des langues : prœcipUa, Domine y divide UngtMS
eorum^ : l'oeuvre est plus que faite. Mais, dans ce désarroi
universel, nous vous demandons d'intervenir avec la puis-
sance de votre bras, et d'accélérer pour nous la délivrance ;
accéléra ut eruas nos *.
V. Vierge Marie, c'était sous vos regards maternels, dans
le plus religieux et le plus magnifique des sanctuaires
élevés à votre gloire par la main des hommes, que je rece-
vais, il y a vingt-cinq ans à cette heure, l'onction du chrême
qui fait les pontifes. Vous m'avez permis ce jour-là de vous
adjuger le reste de ma vie, comme vous en aviez eu les pré-
mices, et je n'ai voulu d'autre devise que celle qui me pro-
clamait c vôtre » : Tuim sum ego. Ma jeunesse s'était passée
à votre école, et jusqu'à mon dernier souffle je publierai les
merveilles de votre puissance et de votre amour : Docuisti
me a jnventitte mea^ et nique nunc prenuntiabo mirabilia tua.
1. Nnmer., xxxin, 29.-2. 0pp. S. Ambios., ibicu— 3. Isa., VIU, 8.
4. Ps. Liv, 10. — 6. Ps, xzz. 3.
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-^ 284 -
Yos mains m'ont conduit, m*ont soutenu jusqu'à présent
tout le long de la route ; tous m'avez donné plus d'an gage
de votre protection et de votre miséricorde. Maintenant, ô
miTe, ne m'abandonnez pas jusque dans le temps de la
vieillesse et de Tâge avancé : Et usqtée in senectam et m
senium ne derelinquas me ^ Gouvernez vousrmême cette
Eglise, que mes mains, bientôt affaiblies, ne sauraient plus ré-
gir. Bénissez ce clergé et ce peuple que vous m*avez donnés,
et qui me multiplient depuis quelques jours les témoignages
de leur docilité et de leur amour. Gardez-moi longtemps
celle qui, pour moi, porte et partage avec vous le nom
et la fonction de mère. Enfin, si les vaillants pontifes dont
l'imposition des mains m'a engendré au sacerdoce su-
prême, sont entrés depuis longtemps déjà dans la voie de
toute chair >, merci, ô Marie, merci, ù Jésus, prince des pas-
teurs, de ce que, par un phénomène inouï durant dix-huit
siècles, le même pontife romain qui me faisait évoque il ; a
vingt<2inq ans, a pu bénir aujourd'hui le vingt-cinquiàne
anniversaire de ma consécration. Elles seront le plus riche
ornement de la fête, ces félicitations paternelles et sponta-
nées de Pie IX qu'une attention délicate me fit parvenir hier
au soir ; et sa bénédiction de vicaire du Christ, d'évêque
des évêques, venue ad cautelam sur l'aile des éclairs dans la
crainte que les chars conduits par le feu ne fussent pas assex
rapides, sa bénédiction deux fois envoyée sera pour vous et
pour moi le complément des grâces de cette journée.
Puisse cette journée, à son tour, être pour vous et pour
moi le prélude des jours sans fin, dans cette bienheurease
éternité oii il n'y aura plus d'anniversaires, parce qu'il n'y
aura plus de temps, mais la possession toujours présente da
D^eu que nous aurons toujours aimé et servi ici-bas I
Ainsi soit-il.
X. Ft.LXX, 17, 18. - 2. ] II Ueg., Il, 2.
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Xxia
HOMÉLIE
PBftCHÉB
DiNS L'iOLIBB DB KOTBE-DAMB DB POITTBBS|
AU JkXW ANKITEBS^IBB DB HOTBB INTBOBISATION iPISCOPAUl.
(Yllt DÉCBMBBB MDOCCLXXIV.)
jequo animo ettote, fratrett et «qwe-
(emtw « Deo muericoHiam,
A>'«s bon courage, frère», et rttondom êê
Dieu pUié et miséricorde.
Mes Très-C!hers Frères,
L Ainsi parlait aux Béthuliens le prince da peuple,
Ozias. Et Judith, avec une foi plus ferme et un abandon
plus entier, leur recomniandait d'humilier leurs âmes devant
Dieu, et d'attendre humblement sa consolation : Humiliemm
un animas mstraSy et expectemus humiles cannolationem ejus^.
A toutes- les pages des prophètes, nous lisons cette même
exhortation à la patience. L'homme n'a pas plus tôt
dwiaadé, qu'il voudrait être exaucé; et si la délivrance est
I. Judith, vm, l^ Mk
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— 156 -
différée, il perd bientôt tout eq>oir et tout courage. Or,
Dieu n'est pas aux ordres de sa créature. Il est fidèle k sa
parole : ce qu'il a promis, il le fera ; mais il le fera à son
jour et à son heure, et il n'accepte point d'être assigné à
court délai ni à terme fixe. Quoi que nous disions, il ne
s'émeut point de nos impatiences et de nos récriminations;
ou, s'il s'en émeut, c'est pour nous en punir en prolongeant
davantage notre épreuve.
Les entendez-vous, ces prophètes? disait-on autrefois en
Israël sur un ton railleur : ils nous chantent toujours le
même refrain. On dirait que le Seigneur leur a donné pour
toute mission de nous répéter et de nous répéter de nou-
veau, de nous répéter encore et de nous répéter toujours :
€ Attendez, attendez donc ; attendez, attendez encore : là,
c là, un peu encore, encore un peu » : mafida, remanda;
manda, remanda: expecta^ reexpecta ; expecta, reexpecta:
modicum ibi, modicum ibi ^.
Mes très-chers Frères, n'en est-il pas ainsi de plusieurs
d'entre vous ? A la pensée que c'est aujourd'hui le vingtième
anniversaire depuis que le pontife romain, aux acclamations
du monde entier, proclamait la définition dogmatique de la
conception immaculée de Marie ; au souvenir de toutes les
espérances, de tous les pronostics qui s'attachaient à cet
acte solennel ; et, finalement, à la vue de toutes les tristesses,
de toutes les calamités qui depuis sont venues fondre
sur l'Église et sur le monde ; si j'ose encore vous adresser
des paroles de confiance et d'espoir, ne vois-je pas errer
sur vos lèvres un sourire de doute et d'incrédulité ? C'est
toujours, du haut de la chaire de vérité, semblez^vous nous
dire, même promesse dépourvue d'effet, même perspective
sans résultat ; nous savons par coeur votre thème prophé-
tique cent fois répété : c'est qu'il fout attendre et attendre
1. la., xxvm, 10»
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— 267-
enc4ire, attendre et attendre toujours ; qu'il ne s'agit plus que
d'un peu, d'un petit peu de temps : expecta^reexpecta : modû
cum ibiy modicum ibi. Au milieu de ces illusions et de ces
mécomptes, notre siècle s'écoule et marche vers sa tin, sans
que rien fasse prévoir désormais le secours et la délivrance.
Je ne me dissimule point, M. T. -G. F., la gravité de cette
objection. Et cependant je vous dis avec le Seigneur Jésus :
Modicœ fidei, quare dubitasti * : « Hommes de peu de foi,
• pourquoi ayez- vous douté? » Vous ne voulez regarder
qu'aux maux survenus depuis vingt ans. Voyez donc aussi
la protection dont nous avons été couverts au milieu de
ces temps orageux, protection qui est le signe de celle que
l'avenir nous réserve.
II. Je l'avoue : le dogme de l'immaculée conception
venait à peine d'être défini, quand, sous la sommation du
poignard, la trame du complot officiel contre le siège apos-
tolique commençait à s'ourdir. Les armées du Piémont
étaient admises à combattre avec les nôtres en Orient, dans
l'unique but d'ouvrir à cette puissance l'entrée de ce congrès
de Paris, qui semblerait le congrès de la paix, et qui serait
celui de la déclaration de guerre au souverain de Rome.
Là est le point de départ de la longue série de crimes et de
malheurs sous lesquels la chrétienté succombe.
Mais est-ce que le pontife-roi, brutalement assailli, crimi-
nellement démembré, puis totalement spolié, a fléchi sous
les coups de l'orage? Est-ce que l'adversité ne l'a pas fait
plus grand, plus fort, plus éloquent, plus intrépide? Sur la
motte de terre qui le portait encore, quels actes surprenants
n'a-t-il pas accomplis? Le dixième anniversaire delà défini-
tion, c'était, au huit décembre mil huit cent soixante^quatre,
la promulgation de cette encyclique et de ce SyllabtÂS, qui
1. Matth., ziv, 31.
T. vm. 47
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— 258 —
seront le salut des nations après en avoir été l'épouvan-
tail. Le quinzième anniversaire de la définition, c'était, au
huit décembre mil huit cent soixante-neuf, louverture de
ce concile du Vatican, qui a frappé à mort les erreurs
modernes, et posé comme dans un fort inexpugnable l'au-
torité infaillible sous les coups de laquelle tomberont toutes
les erreurs à venir. Le vingtième anniversaire de cette
même définition, c'est aujourd'hui, sur le rocher nu du
Vatican, Pie IX toujours debout, toujours parlant, toujours
enseignant, et dont la voix nous réserve encore plus d'un
fruit de sa féconde et prodigieuse longévité.
Et quand partout la société humaine expie si chèrement
ses agressions ou ses défaillances sacrilèges; quand les
nations qui ont péché contre Dieu et contre le Christ,
reçoivent de si dures et si sanglantes leçons, et, s'interro-
geant elles-mêmes, n'entendent que des réponses de mort;
<|uand l'Église seule tient bon dans la tempête, poursuivant
son œuvre à travers toutes les passions débordées, et appa-
raissant aux yeux de tous comme Tunique phare de salut :
est-ce donc pour le chrétien le cas de se livrer au découra-
gement et au désespoir? D'ailleurs la Vierge proclamée pure
et sans tache dans sa conception ne s'est-elle pas montrée
plusieurs fois à la terre depuis vingt ans? Et, en preuve que
c'est bien elle qui a parlé, ne multiplie-t-elle pas les mira-
cles de guérison corporelle et spirituelle? Or, là où le
miracle se produit, le miracle manifeste et populaire, le
miracle patent et démontré , comment perdre confiance ,
puisque la toute-puissance exigée pour tout acte miraculeux
est apte à guérir le mal public aussi bien que le mai parti-
culier, à remettre sur pied un peuple perclus et impotent
aussi promptement qu'un individu boiteux ou paralytique ?
Je leprends donc la parole d'Ozias aux Béthuliens, et je
vous dis : JSquo animo estote. fratres^ et expectemus a Deo
misericordiam : a Ayez bon courage, frères, et attendons de
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« Dieu la miséricorde » dont il nous a déjà donné tant de
gages. Assurément, par beaucoup de côtés, nous en
sommes demeurés indignes : c'est pourquoi il faut nous
courber devant lui avec grande humilité : humiliemus illi
animas nôstras. Mais si nous apportons devant les saints
autels cette disposition d'humilité sincère, Marie, la nou-
velle Judith, ne nous aura point trompés en nous promettant
de nous faire goûter bientôt la consolation que nous atten-
dons : et expectemus humiles consolationem ejus.
Car, écoutez ce que dit le Seigneur des armées : Quia hœc
dicet Dominus exercituum. a Encore un peu de temps, et
« j'ébranlerai le ciel et la terre, la mer et le continent, et
« je remuerai toutes les nations » : Adhuc unum modicutn
est^ et ego commovebo cœlum et terram^ et mare et aridam, et
moveboomnesgentes^. Et du sein de cette immense commo-
tion, je ferai sortir le salut de mon Église par des voies qui
ne sont connues que de moi. Jusque-là, c'est le devoir de
mes prophètes de dire et de redire, de répéter et de réitérer :
manda , remanda ; manda, remanda : « attendez , attendez
« encore; attendez, attendez de rechef» : expecta, reeorpecta;
erpecta^ reexpécta : « là, là, encore un peu, un peu encore » :
modicum ibi, modicum ibi.
Tant pis pour ceux qui rient de ce qu'ils appellent notre
refrain, et qui 'haussent les épaules de pitié. La parole d en
haut ne nous aura point égarés. < J'ai attendu et attendu
• encore le Seigneur, et il a enfin tourné son regard vers
c moi. Et il a exaucé mes prières, et il m'a tiré du lac de
€ la misère, du bourbier de Topprobre. Et il a posé mes
< pieds sur la terre ferme, et il a dirigé mes pas. Et il a fait
c éclater sur mes lèvres un cantique nouveau, un hymne
« à notre Dieu^ hymn de reconnaissance et d'amour *. »
1. Agg.. Il, 7, 8.
8. Expectans expectavi Dominum et intendit mihi. Et exaudivit
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III. Cette date du huit décembre, qui est ranniversaire
de Touverture du concile du Vatican , l'anniversaire de
l'encyclique et du Syllabus^ Tanniversaire de la définition
dogmatique de l'immaculée conception, elle se recommande
à vous et à moi, M. T.-C. F., par un autre souvenir beau-
coup moins important sans doute. C'est l'anniversaire de
notre arrivée au milieu de vous, il y a vingt- cinq ans^
Quand Samuel se présenta à Bethléem, les anciens de la
cité lui posèrent cette question : t Votre entrée est-elle paci-
« fique « : Pacificusne est ingressus tuus^ Le grand prêtre
répondit : c Mon entrée est pacifique • : Et ait : pacificus;
« je viens ici en qualité de pontife et de sacrificateur » : ad
immolandum Domino veni '. Pour moi, en donnant au res-
pectable chef de votre édilité la même assurance, je ne vous
dissimulai point que l'Église d'ici-bas, essentiellement amie
de la paix, s'appelait pourtant l'Église militante, et que ses
ministres ne pouvaient jamais promettre de ne point faire la
guerre pour la défense de la vérité. Mais alors, vous disais-
je, ce n'est faire la guerre que pour faire la paix, puisque la
paix est le fruit de la vérité ^.
Un quart de siècle écoulé peut faire aujourd'hui la ré-
ponse : Oui, mon entrée chez vous était une entrée pacifique:
Et ait : pacificus. A travers les révolutions du temps et des
choses, ma conscience me dit que, comme je' l'avais promis,
j'ai été et je demeure « du parti de Dieu ' », et qu'étant
Ihomme de Dieu, j'ai été et je demeure l'homme de tous.
Avoir défendu les principes, c'est avoir servi les intérêts de
preces meas, et eduzit me de laça miseri» et de Into fœds. Et statuit
Buper petram pedes meos, et direxit gressas meos. Et immisit in os
meum canticum novom, carmen Deo nostro. Ps. xzzix, 1-4.
1. I Reg., XVI, 4, 5.
2. Discours d'arrivée, prononcé à la suite de l'intronisation Bolen-
nclle dans la cathédrale de Poitiers, le 8 décembre 1849. — Voir T. I,
p. 118 et suiv.
3. Lettre Pastorale pour la prise de possession du siège épiscopal.—
Voir T. I, p. 102 et suir.
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- 261 -
tous, sans combattre en particulier personne. Viennent les
jours mauvais : il ne tiendra pas à moi qu'au frontispice de
ma maison d'évêque on puisse graver l'inscription que j'y
voulus inaugurer dès le premier jour : Et in tempare iracun-
diœ, foetus est recandliatio *.
Vierge sainte, en arrivant dans cette cité, c'est par vos mains
de mère que j'ai voulu être présenté à l'Église qui m'était
donnée pour épouse. Ce qui s'est fait de bien dans l'étendue
de ce vaste territoire pendant tout ce laps de temps, c'est à
vous qu'il le faut rapporter, c'est de vous qu'il procède. J'ai
espéré en vous, 6 sainte mère de Dieu, et cette espérance ne
sera pas confondue, parce que vous êtes ma forteresse et mon
refuge : In te speraviy non confundar in œtemum,.,. quoniam
firmamentum meum et rrfugium meum es tu. Vous m'avez
soutenu aux jours de mes souffrances, et mon espoir a été en
vous depuis les jours de ma jeunesse : quoniam tu es patien-
lia mea^spes mea a juventute mea; c'est sur vous que j'ai été
appuyé dès mon entrée dans la vie ; à peine sorti du sein de
ma mère, vous avez été ma protection : m te confirmatus
9um ex utero, de ventre matris meœ. J'ai toujours aimé à vous
rendre hommage, et vous avez été le sujet incessant de mes
cantiques : in te cantatio mea semper. Mon élévation, ma vie,
a été un prodige aux yeux de plusieurs; mais c'est de vous
que me venait l'aide et la force : Tanquam prodigium factus
<«m multis, et tu adjiUor fortis, 0 Mari^,que ma bouche soit
toujours remplie de votre louange : repleatur os meum laude ;
et que durant toutes les journées de mon existence mortelle
je chante votre gloire et publie vos grandeurs : ut cantem
gloriam tuam^tota die magnittidinem tuum. Ne me rejeté/ pas
dans le temps de ma vieillesse; et quand mes forces vien-
dront à défaillir, ne m'abandonnez pas : Ne projicias me in
tmporesenectutis : cum defecerit virtus mea, ne derelinqtuis me,
1. Eccl:., XLTV, 17. — 2. Ps. LXX, 1-9.
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— 26Ï —
0 Vierge immaculée, entourez et protégez cette cité qui se
glorifie d'être vôtre, et qui vous honore comme sa gardienne,
comme son fondement et son mur de défense : Tuam hane
civitatem» quœ te tanquam turrim ac fundamentum habet, cir-
cwncingem custodito. Keyèiez ses prêtres du lumineux vête-
ment de la justice, et de cette joie qui naît d'une foi sin-
cère et sans tache : sacerdotes jtistitia et imrnaculatœ ac sin-
cerœ fidei exultatione induito. Préservez de tout mal et de
toute crainte vos serviteurs qui vous louent et qui vous
aiment. : laudatores tuos ab omni discrimine et animi angore
exime. Tendez au monde entier votre main secourable et pro-
tectrice : Uniterso mundo auxiliatricem manum tuam porrige :
et parce que le monde en détresse va périr si votre Église ne
le sauve, joignez vous-même votre main à celle du pilote
pour diriger le gouvernail de tout Tordre ecclésiastique,
et le conduire au port tranquille : ecclesiastici ordinis
gttbemacula fac dirigas, et ad portum tranquillum perducas.
De telle sorte que nous célébrions dans Tallégresse et le
tressaillement toutes vos solennités, celle-ci en particulier,
la plus belle désormais de toutes ; et que, par le plus
splendide dénouement, après vous avoir honoré sur la
teiTe, nous entrions avec vous en la société de Jésus votre
Fils, lé roi universel et notre vrai Dieu, à qui soit la gloire
et la force, en même temps qu'à son Père, principe de sa
vie, et au Saint-Espri4 qui règne avec lui dans une même
éternité et une même substance maintenant et toujours et
dans les siècles des siècles ^. Âmen.
l. ut in lietitia et exnltatione solemnitates tuas, simul cum ista
quam modo celebramus , splendîdlssimo exitu transigamus in Christo
Jcsu universorum rege ac vero Deo nostj-o y cui gloria et fortitudo,
uiia cum sancto vitœque principio Paire , et coœterDO et'consnbstau-
tiali et conregnaute Spiritu, nunc et semper et in sœcula sœculorum.
Amen. S. German. Constantinopol., Orat. in Prsesent. Deipane.
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EPILOGUE
VINGT-CINQ ANS D'ÉPISCOPx\T*
...En annonçant la nouvelle édition et le complément
des hait volumes qui forment la première série des œuvres
de Monseigneur l'évêque de* Poitiers, que voulons-nous
entreprendre ? Un éloge ? Tâche en vérité bien superflue.
De tels serviteurs de l'Église ne sont bien loués que par
elle, et c'est, crojons-nous, agréer à leur délicatesse que
de leur épargner d'autres louanges. Essaierons-nous de
la critique littéraire ? Nous en aurions quelque honte, du
moins à n'entendre ce mot que dans l'acceptioQ habituelle.
1. Note des Éditeubb.^ Ce huitième volmne est la fin d'une pre-
mière série d'écrits et de discours, où se résument vingt-cinq années
d'enseignement épiscopal.
Noos j joignons un double index analytique et scripturaire, dû aux
soins des RR. PP. Bénédictins de Ligagé : complément précieux , indis-
pensable pour l'étude.
Mais il semble de plus qu'on doive trouver plaisir et profit à envi-
sager d'ensemble Qt comme d'un seul coup d'œil l'admirable unité de
cette œuvre si multiple et si diverse en apparence, véritable livre
écrit au jour le jour, suivant l'heure et le besoin, mais toujours sous
l'influence d'une même pensée et à l'honneur d'une même doctrine.
Voilà pourquoi Monseigneur l'Évoque de Poitiers a bien voulu nous
antoriaer à reproduire ici, sous forme d'épilogue, un travail récemment
pubUé par le R. P. Longhaye dans les Etxtde» religieuses des Pères de
la Compagnie de Jésus.
Le neuvième volume des Œuvres de l'illustre prélat va être mis sous
presse. — Ce sera le premier de ceux qui se rapporteront à la seconde
période de son épiscopat. Dieu veuille- mesurer largement à cette nou-
velle période des jours si fructueusement consacréB à travailler pour
sa gloire !
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— 264 -
En présence d'an pareil monument, qui voudrait B'amnser
aux détails d'ornementation ? Que l'évêque soit un écri-
vain de la meilleure veine, orateur précisément comme il
convient à son haut ministère ; capable d^ailleurs de tous
les tons et de toutes les nuances, depuis la pleine majesté
de l'exposition dogn^atique jusqu'aux grâces et aux finesses
aimables de la causerie, depuis la profondeur du théolo-
gien et du philosophe jusqu'à cet esprit qui sert à tout
s'il ne suffit à rien : Dieu nous garde de n'apprécier point
CCS dons magnifiques ou charmants, si bien employés du
reste ! Malgré tout, il y a mieux à faire et de plus hautes
leçons à recueillir. Le détail les préparait, mais elles ne
ressortent bien que de l'ensemble. Eût^on connu dès leur
apparition tous les morceaux dont le recueil se compose,
encore faudrait-il s'accorder la satisfaction de tout relire ,
et comme on le doit faire d'après Joseph de Maistre, à tête
reposée, la plume à la main. Quelle difiéreucede l'aspect
d<'S parties à celui du tout ! Et de combien la valeur des
pièces isolées n'est-elle point dépassée par l'intérêt de
l'œuvre ainsi envisagée d'un seul regard 1
Intérêt historique avant tout ; car cette œuvre épisco-
pale c'est l'histoire d'un diocèse, l'histoire de la France et
de l'Église universelle pendant un quart de siècle. La
docte et religieuse cité poitevine, depuis le jour où son
jeune évêque lui vient du pied de Notre-Dame de Chartres,
jusqu'au jour où il célèbre ses noces cC argent parmi les
acclamations d'une église à laquelle il s'est donné pour la
vie ; la France, depuis l'aurore chrétienne qui suit l'orage
de 1848 jusqu'à la nuit où nous semblons descendre ;
l'Eglise, Pie IX, depuis l'exil de Gaëte jusqu'à la cap-
tivité du Vatican : tout est là, tout revit dans ces volu-
mes, avec sa note exacte et sa physionomie vraie. L'éveqne
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- 265 —
a ea le sens de toutes cos choses^ il en a tu le fond^ il en
a dit le dernier mot. Où donc lisions-nons naguère que les
cléricaua ne doivent point être admis à écrire l'histoire?
Serait-ce parce qu'ils peuvent seuls la comprendre ? ou
parce qu'eux seuls n'ont pas besoin de la faire mentir ?
Et comme il 7 a unité dans l'histoire de ces ving^cinq
années, il y a unité dans cette œuvre épiscopale si multi-
ple et si diverse en apparence. D'une part, c'est le natura-
lisme croissant, la négation toujours plus radicale du règne
de Jésus-Christ, mais par-dessus tout de son règne social,
de son droit à inspirer les institutions et les lois. De
Tautre, c'est le surnaturel, c'est le même droit de Jésus-
Christ revendiqué par une affirmation incessante, variée
à l'infini dans ses formes comme les rébellions qu'elle
combat, toujours une dans son fond comme la vérité qu'elle
proclame. Qu'ont fait les hommes depuis un quaii de siè-
cle? Qu'ont fait les hommes d'État? et tout le monde
Test un peu en ce temps de souveraineté populaire. Os ont
dit, écrit, mis en acte le mot des révoltés do l'Evangile :
« Nous ne voulons pas que Celui-ci règne sur nous *3). Et
s'il £Eillait une épigraphe aux œuvres de Mgr l'évêque de
Poitiers, quelle autre choisir que le cri passionné de saint
Paul : « H faut qu'il règne* i»? Tout y est plein dé cette
pensée. Elle préoccupe dès 1844 le jeune et brillant pa-
négyriste de Jeanne d'Arc ^. Elle inspire, en 1848, le
grand vicaire de Chartres appelé, chose piquante, à bénir
un arbre de la liberté*. L'évêque lui devra ses plus fiers
accents. J'oserais presque dire qu'il lui devra tout ; car
1. NolmnuS hune regnare snper nos. Luc, xix, 14.
2. Oporiet antem illum regnare. I Cor,, xv, 26.
3. Œuvres de Mgr de Poitiers, t. I, p. 3. — 4. T. I, p. 85.
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_ 266 -
dans son enseignement répanda selon le jonr et le besoin,
sans intention d'unité ni de méthode, prédication solen-
nelle, homélies familières, entretiens avec le clergé, polé-
mique avec les ministres, la pensée da règne social de
Jésus-Christ reparait toujours. Là même où elle n'est pas
directement en vue, on la sent qui circule pour ainsi dire
à fleur des choses, comme un feu latent qui donne à tout
chaleur et vie. Ainsi l'œuvre devient une, et en jetant sa
parole à tout vent comme une semence, le maître a fait
un livre sans y prétendre et sans le savoir.
Il y a plus. La grande pensée a été si puissante, elle a si
complètement absorbé tout le reste, qu'elle a pu se con-
server durant vingt-cinq ans, libre de toute hésitation, pure
de tout alliage, toujours sûre d'elle-même dans ses appli-
cations multiples, sans avoir jamais besoin de se repren-
dre et de se redresser. Voilà l'unité glorieuse entre toutes,
unité d'une intelligence et d'un vouloir qui marchent à
leur but suivant une ligne inflexible. Qui n'y prétend?
Mais combien peu y atteignent? Certes il y a grand hon-
neur à écrire humblement et fermement le livre de ses
rétractations. Mais comme tout cède au privilège de l'in-
nocence persévérante, ainsi doit-on reconnaître dans
l'inviolable intégrité de la doctrine, dirai-je un mérite
hors de pair? dirai-je une grâce de choix? L'un et l'autre
sont vrais, je pense.
Il y faut en effet bien des choses. Sénèque, un païen,
avait déjà noté la condition indispensable, le sacrifice de
la pensée propre toujours changeante à la vérité qui ne
change pas. Si via eadem semper velUj vera oportet velis^.
1. Séiîôqne, Lettre xcv à Luciliu».
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- 267 -
C^est le devoir élémentaire du chrétien ; oombien plus, de
l'évêqne ! « Qn'il aime la vérité, lui dit l'Église en le sa-
crant, et qu'il ne l'abandonne jamais, vaincu par la flat-
terie on par la crainte '. ]» Or le chrétien, Tévêque, sait
où la trouver à coup sûr. Elle est dans TÉcriture sainte,
dans la tradition, dans l'enseignement rigoureux ou dans
la simple direction de l'Eglise ; car ici le maître, le doc-
teur, n'est poiiît exempt du besoin d'apprendre ni de
Tobligation d'être docile *. Ecoutez plutôt ses promesses.
«Voulez-vous accommoder, assujettir votre intelligence,
votre raison, aux maximes de la sainte Écriture, aux en-
seignements du Verbe divin ? Juge de la foi et interprète
de la parole révélée, voulez-vous identifier votre esprit
avec le dépôt de la révélation, n'être plus l'homme de
votre sens prive, mais contracter avec les livres saints une
relation nouvelle, une alliance étemelle? — J'ai répondu :
Je le veux. :»
« Voulez-vous obéir à la tradition catholique, aux
décrets du saint>-siége, à l'autorité de Pierre et de ses
successeurs? Législateur du peuple, voulez-vous ne point
gouverner d'après vos idées, mais d'après les lois ? Voulez-
vous vous familiariser avec l'enseignement de tous les
siècles chrétiens, témoigner foi, soumission et obéissance
en toutes choses envers le vicaire de Jésus-Christ? — J'ai
répondu : Je le veux ^. »
Voilà bien le secret de l'invariable unité dans la doc-
trine : le sens propre captivé sous l'obéissance du Verbe
divin et de l'infaillible magistère de l'Eglise ; la personna-
lité disparae, absorbée dans la fonction, l'homme effacé
1. Œnvres de Mgr de Poitiers, t. II, p. 696. — i), f. VI , p. 473. — .
3- T. I, p. 124.
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- 268 -
par le iniaistrede Jésus-Christ, d Qui êies-Tons? ]» se de-
mandait, an joar même de son intronisation, le nonvean
snccesseur de saint Hilaire : et il répondait par les fières
paroles de son modèle : Episeopus ego sum : <i Je suis évê-
qoe. Ce mot contient tout; ce mot dit toutes. Le pro-
gramme n'a point menti. Parcourez l'œuvre doctrinale de
ces vingt-cinq années : vous y trouverez un évêque, disons
mieux, vous v trouverez l'évêque, et, Dieu soit loué !
vous n'y trouverez pas autre chose.
Mais» à tout prendre, l'abnégation du sens propre, l'ef-
facement de la personnalité n'écartent que la déviation
volontaire. La méprise innocente reste encore possible.
Parmi les applications et complications sans nombre où
sont engagés les principes, l'esprit le moins personnel et
le plus docile peut encore prendre le change, biaiser, gau-
chir. Qui lui donnera l'exquise sagacité, le coup d'œîl sûr,
le sens délicat, le pressentiment infaillible ? Dans la corres-
pondance de ses dernières années, le comte de Mai^tre,
n ce voyant d'Israël qu'aucun de nos contemporains n'a
dépassé ni atteint ^ y> , répétait souvent, avec une inten-
tion légèrement détournée, le mot de saint Paul : Ubi
sapiens? vM scribaf ubi conquisitor hujus sœculif Où est
le sage ? où est l'écrivain expert ? où est l'exact appréda-
, teur de ce siècle? > Pour nos contemporains, les œuvres
de Mgr l'évêque de Poitiers ne laissent point place à une
question semblable. Tout le siècle est bien là, compris,
analysé, deviné. L'Église y est aussi, toujours suivie, de-
vancée quelquefois. Mais que l'on ne se trompe point sur
le mot. A Dieu ne plaise que nous prétendions glorifier
le prélat d'avoir, à certains moments, conduit l'Eglise
1. T. T, p. 130. — 2. T. V, p. 2G7 — 3. I Cor., I,
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et régenté le Saint-Esprit I En présence de l'infaillible
irérité, oes attitudes de précnrsenr et d'inspiratenr ne con-
yiennent à personne, et l'évêque de Poitiers j répugnerait
pins que tout autre. Mais voici qui restera vrai. Juge
particulier de la foi, il n'a dû réformer aucun de ses
jugements. Quelques-uns des plus solennels ont même eu
cette glorieuse fortune d'être adoptés et sanctionnés pres-
que en propres termes par l'autorité décisive et irréfor-
mable. Nous ne disons pas autre chose. Encore écar-
terons-nous, si l'on veut , l'idée de gloire. Il semble du
reste qa'à ces hauteurs rien d'humain ne doive plus trou-
ver accès. Mgr l'évêque de Poitiers a dit à propos d'un
éloquent religieux : <l Ce n'est qu'avec le secours très-
particulier d'en haut qu'on peut tant dépenser sans
s appauvrir^]». A plus forte raison fauiril un secours de pre-
mier ordre pour livrer pendant vingt-cinq ans sa pensée
à toutf) occasion qui la réclame, sans dévier jamais de la
vérité la plus sévère et de l'opportunité la plus exquise.
Que l'admiration s'absorbe donc dans la reconnaissance,
et que toute gloire soit à Dieu I
La guerre doctrinale si vigoureusement menée dans ces
huit volumes contre le naturalisme contemporain présente
trois phases assez bien distinguées par la diversité des épo-
ques. De 1849 à 1860, le principal ennemi sera le natu-
ralisme rationaliste, éclectique, soi-disant respectueux et
modéré, mais conduisant nécessairement dans l'ordre des
doctrines au naturalisme radical et athée, mais d'ailleurs
base logique du naturalisme social. — De 1860 à 1870,
rintérêt suprême est à Rome. H- faut disputer au natu-
ralisme militant et envahisseur, à la révolution, le dernier
1. (Eavres de Mgr d« Poitiers, t. YIU, p. 426.
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- 270 —
asile de k politique chrétienne, du règne social de TÉvanJ
gile.— Puis viennent nos désastres. Que faire alors, sinon
rappeler sans relâche à qui Toublie qu'un peuple ne se
relève pas sans Dieu, mais qu'en particulier la nation très-
chrétienne ne se reconstituera jamais sans Jésus-Christ ?
Or, dans ces deux dernières phases de la lutte, les dif-
ficultés ne seront pas seulement au dehors. Il y aura au de-
dans les timides, les effrayés, les illogiques, les rêveurs de
conciliation, faibles et complaisants devant l'opinion natu-
raliste, défiants et superbes devant leurs guides et leurs
frères ; quelques-uns généreux mais sans discipline, tous
plus gênants, plus redoutés de leurs chefs que les adver-
saires eux-mêmes *. H faudra rallier les siens, tout en re-
poussant l'ennemi.
Suivons rapidement sur tous ces champs de bataille le
chevalier du Christ-Roi.
Ce fut une époque pleine d'intérêt et de vie, que celle
où Fie IX exilé instituait évêque de Poitiers le prêtre
bien jeune encore dont l'Eglise de Chartres était fière.
Que de menaces, mais que de promesses I Le pape était
à Qaëte; mais la France tenait encore l'épée de Charle-
magne. L'Église d'ailleurs avait rompu quelques mailles
du réseau de tyrannies savamment ourdi par la main des
légistes. Les provinces ecclésiastiques revoyaient leurs
conciles. On pressentait une victoire des droits de l'ensei-
1. DiscooTS de Fie IX à la députation française présente à Borne
pour le YÎngt-cinqoième anniTersaixe de son élection, 18 juin 1671.
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— 271 —
gnement catiioliqne sur le monopole de TÉtai. Bespectée
oa négligée tout d'abord par le nouveau régime, la reli-
gion avait paru bientôt Tunique rempart de Tordre. Une
l'ois de plus, la crainte acheminait les esprits à la sagesse.
Pour les ouvriers de Dieu, Theure était belle ; la moisson
paraissait blanchir.
C'est alors que le nouvel évêque arrivait avec une grave
émotion dans son diocèse, dans sa terre encore inconnue ',
dans cettQ vieille ville de Poitiers, <r capitale religieuse d'un
pays granitique ^ 2> , dans cette cathédrale d'apparence
aastère^ mais de proportions grandioses et harmonieuses,
représentation vive et naturelle d'une province où de vraies
ncfaesses en tout genre s'enveloppent volontiers sous de
modestes dehors '. Un éloquent manifeste l'y avait pré-
cédé*. Déjà l'on pouvait savoir que le nouveau venu esti-
mait l'apostasie sociale comme le signe propre de Tante-
christ, et qu'il semit, quant à lui, Thomme de Dieu,
l'homme du parti de Dieu s. On avait pu remarquer cette
énergique parole : c Le règne des expédients est fini ; il faut
nne celui des principes commence». Était-ce un écho de
cette autre phrase célèbre : a: H est temps que les bons se ras-
surent et que les méchants tremblent^ d ? En tous cas, le
programme de Tévêque disait plus que celui du politique ;
et lui, du moins, devait être fidèlement rempli.
't Si le prêtre ne transforme pas la société, écrivait en-
core à son peuple le nouveau successeur de saint Hilaire,
il faut désespérer de Tavenir '. » Mais le prôtre ne trans-
1. Œuvresde Mgr de Poitiera, t. IV , p. 218. — 2. T. VII, p. 411.
-3. T. IV, p. 470. — 4. T. I, p. 96. — 6. Cf. T. VIII, p. 260.
f>. Proclamation de Louis-Napoléon, président de la Bépubliqne,
:3 mai 1849.
'. ŒaTies de Mgr de Poitiera, t. I, p. 116.
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— tn —
forme la société qu'en gagnant les indivîdos à la foi vraie,
entière; pratique. C'était la grande tftche du momenL Trop
de conservateurs appelaient la religion à leur défense*
qui n'en voulaient point pour leur usage. Tout d'abord
l'évêque alla droit à eux. Il leur dénonçait leur propre
inconséquence, il les pressait avec une vigueur de logique
et une ardeur d'apostolat qui sont le caractère propre et
l'honneur spécial de ses débuts. Aussi rencontrez-vous
dans les discours de l'époque nombre de mots qui brillent
et frappent comme l'épée. a: Il ne s'agit plus d'être honora-
bles ; il s'agit d'être vraiment et profondément religieux *.>
— «Parlez d'ordre tant qu'il vous plaira. Aussi longtemps
que vous violerez publiquement la loi de Dieu et de son
Église, vous resterez^ anarchistes au premier chef ^ >
Ailleurs c'est une soiie d'ultimatum prophétique. « Sachez-
le donc bien, hommes d'ordre et de conservation : si le
désordre finit par triompher en France, s'il vient un jour
de complète ruine, vous serez responsables au tribunal de
l'histoire d'avoir opté pour tous ces malheurs plutôt quel
de revenir à la pratique d'une religion qu'avaient prati-
quée vos pères depuis plus de quatorze siècles. Le salut
^TAIT POSSIBLE ; VOUS n'âUBEZ PAS VOULU l'ACHETKB A
Cfl PBix. Que ces paroles soient écrites pour la généra-
tion à venir'.» Après vingt-cinq ans, la génération nou-
velle est venue : qu'elle en soit juge. Aussi bien Férêque
l'annonçait dès lors : les positions intermédiaires et illogi-
ques seraient de plus en plus intenables. Les fils do cette
bourgeoisie orgueilleuse et inconséquente ne ressemble-
raient pas à leurs pères; ils seraient pires ou meilleurs,
L T. I, p. 818. — 2. T. 1, p. 466. — 3. T. I, p. 168.
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- 273 -
plas firanchement révolationnaires oa plus franchement
chrétiens *. L'ëvèqne s'esWl trompé?
Dieu bénit les premiers efforts de son zèle, et les deux
jubilés successifs de 1851 et de 1852 forent marqués par
de consolants retours. Cependant la situation n'était déjà
plus la même. Le coup d'État du 2 décembre 1851 avait
comprimé le socialisme. Chez un bon nombre les velléités
religieuses s'en allaient avec la crainte évanouie. Les in-
térêts rassurés inclinaienf, suivant leur pente naturelle,
au sensualisme égoïste. H fallait prévoir que la parole épis-
co[ale allait éveiller, comme jadis, les susceptibilités et les
défiances '. L'opinion redevenait ombrageuse ; le pouvoir
se faisait hautain ; il était clair qu'à certains yeux la re-
ligion ne devait être quVn instrument de règne ou de
sécurité matérielle '. On se rendormait dans cet ordre tout
extérieur, dans cette fausse paix, si foneste depuis quarante
ans à l'âme de la France *. Pour tout dire, le naturalisme,
un moment déconcerté, commençait à se reconnaître. Le
rationalisme éclectique, ce père légitime de toutes les théo-
ries antisociales vaincues hier dans les faits, se croyait
quitte pour renier son lignage, et ambitionnait un regain
de popularité. Mal rajeuni sous des formules à peine
atténuées, il recommençait contre la religion positive, con-
tre le surnaturel, contre le christianisme, sa guerre dé-
loyale, sournoise, élégamment hypocrite. Les corps savants
ne lui ménageaient pas leurs sourires ^. L'académie fran-
çaise couronnait ex cequo la Connaissance de Dieu, par le
P. Gratry, et le Devoir, par M Jules Simon, ce livre de
morale naturaliste, ce code des vertus € dont l'enfer est
1. T. I, p. 427. ~ 2. T. I, p. 460. 674. — 8. T. I, p. 607. — 4. T. H .
p. 167. — 6. T. II, p. 158.
T. VMI. 48
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- 874 -
plein ^ ^. An reste, une trop nombreuse fraction des clasâes
dirigeantes n'en revenait-elle pas à ce déplorable sjstème
de bascnle, toujours insultant pour le vrai, toujours pro-
fitable au faux, quoi qu'on en dise, à ce libéralisme doc-
trinal qui n'est que scepticisme au fond et impuissance
comme résultat? Pauvre société, enveloppée dans ses vo-
lontaires contradictions, € la plume en main pour ensei-
gner toujours les mêmes principes, l'arme au bras pour
en exterminer les conséquences; descendant volontiers
le soir dans la rue pour fusiller les actes provoqués par les
doctrines et les exemples du matin * » I Qui l'éclairerait,
sinon lesévêques? Et comment Téclairer, sinon en affirmant
à tout propos le surnaturel, la seule religion vraie, précise,
orthodoxe, rigoureuse ; mais aussi en combattant l'orguei]
humanitaire qui la repoussait, en démasquant le philoso-
phisme hypocrite, -— oui, bien réellement hypocrite, —
qui la ruinait de fond en comble avec l'inconcevable pré-
tention de n*y toucher pasi
Pour sa part l'évêque de Poitiers entreprend vaillam-
ment cette double tâche. L'affirmation du surnaturel de-
vient sa préoccupation constante. Ici, que d'autres admirent,
s'il leur plaît, la variété des formes et la souplesse du ta-
lent. Ce qui nous frappe, nous, plus que tout le reste, c'est
la puissance d'une grande pensée, c'est l'inépuisable fé-
condité de la vérité divine, c'est le sens délicat et ferme
des besoins du temps, c'est l'opportunité, cette opportu-
nité supérieure et providentielle, si importune d'ordinaire
au sens humain, et jamais si bien prouvée que par les cla-
1. On se rappelle qn'à propoB de ce mot, des catholiques crurent de-
voir adresser à Mgr l'évêque de Poitiers une leçon de tolérance. On eut
bientôt la leçon de catéchisme en réponse. Cf. t II, p. 377.
2. T. II, p. 170.
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— 878 -
metirB qui 1» nient. Tont ramène la pensée du prélat an
point capital de la latte, an r^gne snmatnrel de Dien fax
Jésng^Christ snr l'hamanité réparée. Qne la définition
dogmatique de Tlmmacalée Conception soit nn triomphe
pour la piété, nn gage de bénédictions spéciales, il le dira
dans nn magnifique langage. Mais il n'onbliera pas d'y mon-
trer la solennelle affirmation de la déchéance originelle,
de ce dogme si naturellement hostile an naturalisme ^
Chaque saint dont l'Église rajeunit ou inaugure le culte
apporte à notre temps une pareille leçon. Theudosie est
la femme chrétienne qui a seule raison parce qu'elle garde
seule ridée du surnaturel efiacée du cœur de l'homme K
Les humbles vertus de Germaine Cousin sont ^ le triom-
phe de la vraie sagesse et de la vraie science étudiées au
pied du crucifix ]>, tout comme nos crimes et nos mal-
heurs trop vite oubliés sont le fruit naturel de la fausse
science et de la fausse philosophie ^. Et que sera Benoit
Labre, siiion le vivant défi de la dignité surnaturelle à
l'orgueil naturaliste ^? Benonçons à choisir des exemples.
L'affirmation du surnaturel éclate à chaque page de l'œu-
vre épiscopale. Avec un don merveilleux d'appropriation
et d'à-propos, le maître la ramène sans efibrt comme sans
relâche ; disons mieux : elle jaillit spontanément de chaque
sujet. Après tout, est-ce donc merveille? Le surnaturel est
au fond de tontes choses ; il est le dernier mot de l'homme
et du monde. Bien aveugle qui le nie, bien distrait qui n'y
prend garde, mais heureux qui sait le voir avec cette pro-
fondeur et le montrer dans cette lumière I
L'autre tâche est plus ingrate, celle de démasquer l'er-
reur. En parlant ainsi, nous étonnerons peut-être quel-
l. T. II, p. 223.- 2. T. II. p. 9.- 3. T. Il,p.ll7. — 4.T. III,p.663.
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- 27« —
qiies esprits. H est assez de mode de supposer dans le po-
lémiste catholique on goût de latte^ une fongoe native,
an irrésistible besoin de batailler. Vraiment o'est oublier
trop de choses. Si par vocation le catholique est conqué-
rant, par situation il n'est point agressif. B possède, il
défend ; l'ajbtaque seule peut le troubler dans la jouissance
pacifique d'une vérité qui est pour lui hors de doute. Il le
sent trop d'ailleurs : cette vérité perd toujours aux con-
flits de paroles quelque chose de sa majesté propre, comme
une reine obligée de se commettre avec ses suivantes
révoltées. Qui a mieux dit que le grand polémiste catho-
lique de notre époque la supériorité de l'exposition sur la
discussion*? Encore faut-il noter que cette escrime aven-
tureuse doit agréer à l'évèque beaucoup moins qu'au jour-
naliste. Chef du peuple et juge de la foi, sa place nor-
male' et préférée est sur les hauteurs d'où il dirige et
commande, non dans la plaine et parmi les poussières de
la mêlée Osods tout dire. Les adversaires qui le provo-
quent savent-ils ce qu'il lui en coûte pour descendre jus-
qu'à eux de ces hauteurs sereines, où il a commeixse avec
les Pères, ses devanciers illustres, et avec les écrivains
sacrés des deux alliances, c'est^-à-dire avec les plus hauts
génies et avec l'Esprit même de Dieu? Pour qui a fait de
l'Écriture sainte l'aliment continuel de son intelligence ;
pour qui, si je puis parler de la sorte, marche et se meut
parmi les Pères de l'Église familièrement et comme un
d'entre eux, croirons-nous qu'il y ait un plaisir, même le
plus médiocre, à feuilleter, pour les combattre, les jour-
naux, les revues, les brochures, les minces livres de la li-
1. Loais Veaillot, Vie de A,-S. J-C, introdaction.
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- 277 -
bre pensée ? Ceux qui les écrivent appréoieront mal peut*
être la force de cette considération. Du moins compren-
dront-ils qu'un évèque n'expose pas sans raisons sopé-
rienres et sa tranquillité personnelle et € cette renommée
de tolérance, de conciliation, cette réputation d'esprit pra-
tique et expérimenté, que les maîtres de l'opinion, les ora-
cles du goût et des convenances, les princes de la science
et de la politique ne refuseraient peut-être pas de lui
feire* 1.
Malgré tout, il j renonce quelquefois *. Des moments
viennent où « un silence plus long de la part des pasteurs
Bnirait par autoriser dans l'esprit des peuples ces doctri-
nes perfides, qui font des ténèbres )a lumière et de la lu-
mière les ténèbres , et dont les sophismes vont séduisant
oe trop grand nombre d'intelligences flottantes et incer-
taines qui tournent à tout vent de doctrines ^ »
On en était bien là en juillet 1855, lorsque Mgr l'évê-
qoe de Poitiers porta son premier grand coup au natu-
ralisme rationaliste dans la première de ses trois Instnto-
^9 nynodaUê mr les principales erreurs du temps présent.
Un mot d'explication è: propos de ce titre. L'homme du
monde n'est peut-être pas obligé de savoir que, chaque an-
née, l'évèque s'entoure du plus grand nombre possible de
ses prêtres, et tient avec eux , après les exercices de la
retraite, son synode ou assemblée. Là se promulguent cer-
tains actes plus solennels de l'autorité épiscopale ou ponti-
ficale. Là chacun peut apporter ses difficultés et ses doutes
sur les matières de discipline pratique. Ce sont les états
dn diocèse, états pacifiques, mais où règne, avec le respect
1. Œuvres de Kgr de Poitien, t. n, p. 842. — 2. T. IV , p. 5S9. -
3. T. II, p. 342. ^
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— 278 -
profond de la hiérarchie y une très-réelle et très4arge li-
berté. Prescrite par le concile de Trente^ longtemps inter-
rompue par le malheur des temps, la pratique des synodes
refleurissait en France depuis 1850, avec celle des conciles
provinciaux. Frappante coïncidence I A l'heure même où
le pays, fatigué de parlementarisme, se rejetait de guerre
lasse dans les bras du gouvernement personnel , l'Eglise
revenait avec bonheur à ses traditions délibérativea : tant
il est vrai qu'elle seule possède le sens, le goût et le secret
pratique de toutes les libertés mesurées et légitimes ^
Pourquoi faut-il que le temps nous manque ici pour une
étude souverainement intéressante, celle des relations de
l'évoque avec son clergé? Nous en prendrions l'idée dans
les entretiens synodaux, dans les homélies fidèlement re-
nouvelées à chaque anniversaire de la consécration épis-
copale. Tout s'y rencontre : épanchements douloureux,
encouragements paternels, corrections charitables mais
loyales. C'est encore Tinstruction avec son ampleur, c'est
le jugement avec sa fermeté ; c'est la causerie avec son
abandon, c'est l'élan du cœur avec tout ce qu'il peut don-
ner parfois de grâce et même de poésie. Et quelles leçons
de prudence en même temps que de zèlel Hauts et diffi-
ciles problèmes de conduite , détails familiers de tenue ,
voire même de costume ecclésiastique, tout se trouve tou-
ché d'une main aussi délicate que sûre. Qu'il s'agisse d'un
changement de régime politique •, d'une loi d'enseigne-
ment ^, d'une question de pédagogie *, la ligne du devoir
chrétien et sacerdotal est tracée avec une prudence et une
fermeté lumineuses quelquefois jusqu'à la divination. Nous
1. Œuvres de Mgr de Poitiers, t. I, p. 6««. — 2. T. I, p. 303. —
3. T. I, p. 362. — 4. T. II. p. 324.
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— Î79 —
sayons, quant à noos^ des hommes da monde qui marche-
xaiest d'ëtonnements en éionnements^ s'ils roulaient bi^i
prendre leur part- de ces confidences et de ces directions
épisGopales. N'en doutons pas du reste : moins remarquées
peat-étre de la masse des lecteurs contemporains, elles re*
ceyront du temps une valeur toujours croissante. L'histoire
7 viendra preiidre sur le vif l'exacte physionomie du
clergé français, et tout ensemble les traits immuables du
goayernement honnête, doux et fort de l'Église. Oui, voilà
bien l'Église, voilà bien le clergé tel qu'il est, mais com-
bien différent des préjugés qui ont cours! Par-dessus tout,
voilà l'évêque; le voilà mieux nâanifesté et, pour ainsi dire,
plus complet que dans les parties moins intimes et plus
retentissantes de son ministère : gardien très-instruit et
très-jaloux de. 1& législation ecclésiastique et du trésor des
traditions locales ; connaissant les prérogatives de son or^
dre et les soutenant avec une fidélité généreuse ; aussi
incapable d'abdiquer par je ne sais quelle complaisance
que dévoué de cœur et d'âme à la monarchie spirituelle
du vicaire de Jésus-Christ ; mêlé, comme l'Église même,
anx choses humaines dont on s'efforce en vain de la
séparer, mais n'y entrant qu'avec elle et pour elle , sans
goût d'ingérence indiscrète comme sans mollesse devant
les appels du devoir ; enseignant de plein droit au nom
de son autorité propre, mais heureux surtout de prêter sa
voix aux enseignements du pasteur suprême et de les faire
passer au peuple par Tentremise des pasteurs secondaires.
En sorte que, dans ces communications sjnodales, on suit
des yeux la marche normale de la doctrine descendant
du chef aux membres ; on touche de la main, pour ainsi
dire, toute la chaîne delà hiérarchie enseignante.
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-280 -
Et de fait, la première Imtruetion sur les prineipales
erreurs du temps présent suit et commente rallocation
pontificale du 9 décembre 1854. Le pape avait dénoncé
les attentats du Pién^ont contre la propriété ecclésias-
tique ; l'évèque met en lumière la folie des prétendus
conservateurs qui encouragent ces spoliations sacrilèges,
sans voir qu'elles ruinent le principe même de la pro-
priété. Le pape avait réprouvé Torgueilde la philo-
sophie jalouse d'égaler la religion, et se targuant de
suffire j elle aussi , an bonheur de Thomme ; Tévêque
la poursuit et la démasque sur le terrain de la théorie
et de la pratique. En théorie , c'est le vieil éclectisme
essayant de faire peau neuve, et préparant, entre deux
exhumations galantes, des rééditions philosophiques un
peu plus hypocrites peut-être, à coup sûr aussi radicale-
ment hostiles. Adversaire déloyal 1 II jure qu'il respecte le
surnaturel, qu'il n'y touche pas, qu'il se renferme dans
un tout autre domaine, celui de la philosophie : comme si
cette prétention même n'était point une négation catégo-
rique. Le surnaturel n'est pas tout; mais s'il est quelque
chose, il touche à tout, il se mêle à tout, il domine tout, la
philosophie comme le reste. Aussi bien voici venir Tatta-
que ouverte. Ce même christianisme auquel on ne veut
pas toucher, on le flétrit poliment du nom de mysticisme.
Et pourquoi? Parce que entre Dieu et Thomme il suppose
un médiateur autre que la raison ; parce qu'il fait de Dieu
l'objet direct de l'amour ; parce qu'il estime la sainteté
réalisable dès cette vie... Que sais-je encore? — En tout
cas, plus d'équivoque ; c'est le surnaturel même qui est
mysticisme, entendez illuminismc, rêverie, chimère. Dès
lors, que parle- t-on de paix et de respect? Les respects
ment-ent, et la paix trahit. Cette paix, c'est la gueire qui
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— 281 -
recommenoe entre Jësas-Christ et la déesse Baison. Elle
recommence dans la morale comme dans la doctrine spé-
culative. An devoir il ne fant^ dit-on, qu'une base, la na-
ture ; da moins en est-ce assez pour Télite. Laissez aux
privilégiés de Thumanité le droit de s'en tenir à la nature,
le droit de récuser tout ce qui prétend l'élever au-dessus
d'elle-même, comme la force de résister à tout ce qui la
ferait déchoir. Admirons en passant la morgue naïve de
ces égalitaires, de ces humaniiairesy qui parquaient a priori
le genre humain en deux castes, accordant à la foule le se-
cours grossier des symboles et des lois positives, réservant
pour l'élite, c'est-à-dîre pour eux et leurs amis, l'honneur
et le courage de s'en passer. Injure gratuite et présomp-
tion insoutenable ; outrage au souverain domaine de Dieu
qui impose le surnaturel en droit, s'il le propose en fait ;
outrage à la dignité de Jésus-Christ dont on ne peut refuser
avec ce nonchaloir superbe les bienfaits et le sang ; men-
songe à la situation vraie de l'homme déchu, blessé dans
sa nature, impuissant de fait à rester homme s'il n'accepte
la. main de Dieu pour monter plus haut que l'homme. En
vain déclare-t-on ne se point préoccuper du salut indivi-
duel, mais seulement de la consenation sociale. La morale
naturelle, impi-aticable d'ailleurs sans la grftco, ne 3nffit pas
plus au maintien des sociétés qu'au bonheur étemel des
àmcs. Et devançant le Syllabus * et le concile du Vatican*,
le vengeur du surnaturel avertit, en terminant, las païens
raodomes que l'autre vie est pour eux sans espérances.
Le dilemme delà destinée se pose clair, simple et terrible :
le surnaturel ou l'enfer.
Une tempête s'en suivit, La diplomatie et l'éclectisme
1. SyUabuê, propos. 17. — 2. Conc Yfttic., constitntio de fide, cap. m.
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— 282 -
la soalevèrent à la fois. Le Piémont trouva mauvais qu'on
eût parlé tout haut de ses fitits et gestes. Le naturalisme
rationaliste se récria contre Ta^rression épiscopale. Depuis
le déclinatoire poli jusqu'à Tinvective absolument inintel-
ligente et grossière, son dépit prit tous les tons et tous les
styles. Au fond il avait senti le coup et il appréciait l'ad-
versaire. L'adversaire ne tarda pas à redoubler.
Par malheur, il nous faut courir sur la deuxième In»-
traction synodale^ vigoureuse instance aux arguments de
la première, et tout ensemble grave dénonciation des pro-
grès du naturalisme dans le sens du radicalisme athée. De
vrai, l'orgueil ne sait pas être fier, et le rationalisme se
charge d'en administrer la preuve. Il s'appelle la science,
et il refuse avant tout de savoir ; il fait profession d'éclai-
rer tou(, et il craint par-dessus tout la lumière. Veut-on,
par exemple, lui faire lire dans les faits le témoignage con-
vaincant d'une révélation divine? Il ne se prononce pas,
il n'examine pas : ce n'est plus de sa compétence, il est
laïque, il est philosophe ; à ce double titre il revendique lo
droit d'ignorer. En un mot, la fin de non-recevoir est sa
tactique favorite ; il fuit, il se refuse, il se dérobe, quitte
à lancer son trait du Parthe, ses négations implicites
qu'il niera tout à l'heure elles-mêmes avec une candeur
imperturbable. A tout prendre, cette façon d'agir n'est pas
glorieuse; ténèbres volontaires ou hj^ocrisie, il est diffi-
cile d'y*trouver autre chose que des lâchetés à choisir. Et
pourquoi ces marches et contre-marches tortueuses? Pour
sauver la prétention fondamentale, celle de séparer la phi-
losophie de la religion positive, d'isoler la raison de la foi.
Mais la prétention fondamentale est irrationnelle, car elle
étouJBfe la science et mutile la raison. Elle est chimérique :
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- 283 —
ojez plutôt ces philosopbies que Ton vent à la fois com-
lètes et parement natarelles et qai demeurent pleines de
icônes, bien que riches encore des dépouilles de la révé-
ition. Elle est impie, car elle arrache à Jésns-Christ la
latnre qui est sa conquête ; apostasie ou infidélité per-
évérante, incompatible en toute hypothèse avec le bap-
ême, vrai paganisme par conséquent. D^autre part, quel
imoindrissèment déplorable pour Tintelligence humaine !
5st-ce que la foi, tout au contraire, n'assure pas et ne
complète pas la philosophie ? Est-ce que la raison ne garde
>as dans les limites du dogme une large liberté d'allures,
m magnifique champ de labeur ? Qu*a-t-elle perdu de ses
naturelles appartenances ? Et n'a-t-elle pas de plus Thon-
oeur de recevoir et de vérifier les titres historiques de la
révélation divine ? N'est^Ue pas admise à sonder respec-
tueusement le mystère lui-même, à en étudier le sens, les
relations et les harmonies? Pour tant de gloire, on ne lui
demande que de se reconnaître bornée, c'est-à-dire de
confesser que l'homme n'est pas Dieu. Belle et simple
doctrine que Tévêque de Poitiers se félicitera plus tard de
oir adoptée et sanctionnée presque en propres termes par
îglise universelle. On souffre de retomber de si haut
iT les arguties de la libre pensée aux abois. Que viennent
.aire ici, par exemple, les conquêtes de 89 et la tolérance
civile? Ont-elles supprimé les droits de Dieu? et la liberté
légale d'apostasier rend-elle l'apostasie moins criminelle ?
Que vient-on objecter que l'enseignement donné par l'Etat
doit, comme l'Etat lui-même, faire abstraction des religions
positives? Outre que la loi de l'État dit encore formelle-
ment le contraire, le bon sens n'ignore pas que cette pré-
tendue neutralité est en fait une hostilité radicale. Ainsi
les sophismes ne tiennent pas, les compromis sont à bout,
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— 284 —
les masques tombent. La guerre devient de plus en pli»
manifeste : étrange guerre entreprise contre le christia-
nisme au nom de la philosophie naturelle, de ]a loi naturelle,
de la religion naturelle, alors que toutes ces gracdes
choses ne subsistent réellement que dans le christianisme
et par lui.
Cependant parmi ces combats de pensée , les événe-
ments marchent, le mystère d'iniquité se poufsuit '. I^es
antechrists de toute nuance \ lignés surtout contre Borne,
accomplissent leur œuvre dans les faits comme dans la
doctrine, soigneux d'attester la connexion, tant niée par
eux, de la doctrine avec les faits. Voilà pourquoi tout
en défendant, et de quel courage I nous le dirons tout à
rheure, la motte de terre du temporel^ Tévêque ne perd
point un moment de vue les erreurs théoriques, vraies
causes de toutes les voies de fait sacrilèges.
On peut examiner à loisir si la Troisième tnetruOion
synodale ^ est, parmi tant d'insignes productions, le chef*
d'œuvre théologique et littéraire. On nous permettra de
nous y intéresser surtout comme au grand effort de la lutte
contre le naturalisme. Nous avons vu des combats ; mais
c'est ici la vraie bataille ; cette fois l'engagement est sur
toute la ligne et à fond.
Avant tout, l'ennemi est reconnu et ses positions signa-
lées. Voici d'abord ces étranges auxiliaires, ces demi-trans-
fuges, qui s'appellent catholiques sincères et indépendants :
gens pratiques, gens avisés, qui somment respectueuse-
ment l'Église de se retirer des affaires humaines et qui
évincent Jésus-Christ de la vie sociale. C'est le natura-
lisme politique. — En seconde ligne marchent les émanr
1. Œavres de Mgr de Poitiers, t. IV, p. 146. — 2. T. IV, p. 685. -
8. T. V, p 29.
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- 288 —
fateurêy les êéeulariêateiirs , plus prononcés dans lear
ttîtode. Ceax-là nons sont déjà connns ; ils se passent da
Bmatorel comme d*nne snperfluitë brillante, sans Ini
ire d^injnres^ mais sans même Thonorer d'une discussion.
- Derrière eux, les déistes rationalistes le rejettent bra-
«ment comme fanx et impossible. — Enfin l'arrière-ban
n, si Ton yent, Télite, se compose des panthéistes, des
oatérialistes, des athées de toutes armes. Le positivisme
Test pas nommé : en 1862, il ne comptait pas encore.
Telle est, avec ses quatre corps principaux, la grande ar-
née dn naturalisme, l'armée de la dernière et radicale
lérésie, l'armée de Satan, n'en déplaise aux pauvres
hipes qtii font nombre et qui auraient horreur de leur
ief.
Et maintenant il faut combattre. Or, pour la vérité,
combattre c'est ayant tout se montrer. Les dogmes attaqués
ront donc tour à tour être mis en lumière. Dieu tout d'a-
bord, Dieu dont le naturalisme laisse tôt ou tard périr
ndée : preuve manifeste que la raison, si elle prétend se
snffire, ne sait pas garder les premières vérités de raison.
Et comme on ne défend pas froidement l'existence du bien
niprême, après quelques pages vraiment splendides de
théodicée chrétienne empruntées au concile provincial
TÂgen, la confession solennelle d'une foi inébranlable,
( irrémédiable >, jaillit spontanément du cœur de l'évêque
pour se perdre dans un hymne d'adoration et d'amour.
Mais le champion de Dieu et du surnaturel est aussi le
^ngeur de la nature humaine.- S'il lui reftise d'égaler
Dieu par elle-même, il lui reconnaît une aptitude suma-
svelle d'union à la divinité, soit dans la gloire de l'unité
personnelle, soit dans la gloire de l'adoption. Le premier
mode se réalise en Jésus-Christ à la fois unique et premier
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- 286 -
né d'ane' maltitade de frères : tel est le fiût capital rejeté
on négligé par le naturalisme et qui ya se déployer avec
l'indication de ses prenres dans nne grandiose et magis^
traie exposition^ Le dirai-je? Quand on a lu ces pages,
quand on a vu la vérité, soutenue par sa propre force en-
core plus que par le talent de son interprète, monter,
monter toujours, assurée, majestueuse, irrésistible, à la
manière des grandes eaux ; quand on s'est laissé avec bon-
heur emporter à ce mouvement magnifique, on ne peut
se défendre d'un retour de tristesse en pensant aux ad-
versaires. Qne ferontrils? Ss réviseront même de lire, on, a
quelque curiosité les y pousse, ils déclareront ne pas com-
prendre. Après tout, que leur veut-on? Jls sont laïques,
ils sont philosophes, ils ne sont pas théologiens. Incompé-
tents s'il s'agit d'entendre , leur compétence ne va qu'à
disputer et à blasphémer. Et ils disputent, et ils blasphè-
ment, répétant sans relâche leurs objections, les sachant
réfutées dix fois pour une, mais n'ignorant pas non plus
la puissance désespérante de la répétition inepte et obsti-
née. L'évêque ne désespère pas cependant, il les argu-
mente, il les gourmande, il les presse en toute patience
et doctrine. H rappelle le droit de Jésus-Christ, droit su-
prême trop cruellement outragé par leurs fins de non-rece-
voir. Il détruit la fausse hypothèse où s'appuie toute leur
sophistique, celle d'un état primitif de nature pure, où il
doit être loisible de se borner et possible de se tenir. Non,
l'élévation à une destinée surnaturelle est contemporaine
de la création même ; et de ce fait, joint à celui de la dé-
chéance originelle, une loi ressort, loi universelle, vérifiée
dans l'ordre des connaissances, de la morale et de l'his-
toire. En pratique , le surnaturel est indispensable au
maintien de la nature. Désormais la nature sera inévita-
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~«87 -
blement an-deasns ou au-dessons d'elle-méiae : c'est-à-dire
que, sans la révélation et lagrftce^ nielle ne garde les vérités,
ni elle ne pratique les vertus qui sont pourtant proportion-
nées en elles-mêmes à sa puissance propre de connaître
et d'agir ; c'est-à-dire qu'en &it on ne peut se maintenir
dans sa naturelle dignité d'homme sans l'influence surna-
turelle du Dieu-homme ; c'est-à-dire que la vérité natu-
relle, la loi naturelle, ta religion naturelle, tout ce qu'on
peut appeler d'un mot la nature, ne subsiste en réalité
qu'englobé, encadré dans l'ordre supérieur où Dieu nous
établit merveilleusement dès l'origine et nous rétablit plus
merveilleusement en Jésus-Christ. Cela dit, l'apologiste
chrétien peut se taire ; il a touché le fond des choses et le
point vital de la doctrine. Voilà le vrai, le pur christia-
nisme ; tranchons le mot : c'est à prendre ou à laisser.
Vienne le concile du Vatican. En commentant la pre-
mière constitution de l'assemblée œcuménique, Tévêque
de Poitiers pourra remercier Dieu de retrouver dans l'en-
seignement suprême et infaillible tous les traits de son en-
seignement privé. Digne récompense de cette inaltérable
unité de vues, consécration solennelle de cette particulière
justesse de coup d'œil qui lui ont été données pour la
gloire et la défense de la sainte Église catholique.
Dans une étude comme celle-ci, le plus difficile et le plus
méritoire est d'être court. Passons vite à une antre phase
de la lutte. Aussi bien l'ennemi restera le même ; le ter-
rain seul aura changé.
IL
En 1862, Mgr l'évêque de Poitiers essayait de faire
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— 288 —
comprendre à on ministre de Napoléon III le ytû sens
et la portée de la question romaine : « Vers qnel bat le
monde nouveau fiût-il hautement profession de tendre, si-
non vers une complète sécularisation^ ce qui veut dire, dans
le langage actuel, vers la ruptare absolue entre la société
et le principe chrétien ?... Et comme notre siècle est hardi
à tirer les conséquences, voici que Talliance da pouToir
civil et de l'orthodoxie est spéculativement et pratiquement
attaquée dans son dernier représentant et dans sa su-
prême personnification, qui est le roi pontife I La démoli-
tion radicale et raisonnée de ce qui reste de la chrétienté
européenne, voilà le fait et la théorie qui se dressent en
face de nous S »
Et que disait autre chose le comte de Cavour ? 'Ne dé-
nonçait-il pas comme le vice essentiel de la souveraineté
pontificale la subordination du temporel au spirituel ? H
fallait avoir bien complètement oublié ces paroles ponr >e
laisser prendre aux hypocrisies subséquentes. Ainsi donc,
ce qu'on voulait faire disparaître, au dire du plus actif et
du plus intelligent des conspirateurs, c'était directement
et avant tout le dernier type complet de Tordre chrétien
dans la politique ; c'était non pas précisément et unique-
ment Tunion des deux sceptres dans la même main et des
deux couronnes sur la même tête, condition exceptionnelle
de la royauté papale ; c'était l'alliance et la subordination
du temporel au spirituel, seule condition normale de toute
souveraineté chrétienne, si laïque soît-elle. Voilà le pre-
mier but, l'objectif immédiat des attaques, ^i attendant
qu'on s'en prît au pouvoir sprituol lui-même et au fonde-
1. Œaines de Mgr de Poitien^ t. IV, p. &27. j
I
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— 289 —
ment visible de l'Église. Voilà ce que les évèqaes ont dé-
fendu par la parole comme d'autres par le sang.
Écartons la tentation de redire sur pièces quelle iîit dans
cette admirable défense la part de Mgr l'évêque de Poi-
tiers. A qui apprendrions-nons que, en union parfaite avec
ses vénérables collègues ' et dans une mesure plus large
que d'autres^ il a paiié^ agi pour l'ordre chrétien, c est-à-
dire pour le principe conservateur de toute société ? Ses
œuvres sont là , qui racontent au jour le jour ses effoi-ts,
ses luttes, les persécutions inspirées par les rancunes du
pouvoir, aggravées dans le détail par le zèle toujours gau-
che des subalternes. Ici encore , que de curieux détails
pour l'histoire , et de quelle valeur ne seront-Us pas après
nous I Isolé dans son palais , faisant ses visites pastorales
sons l'œil inquiet de la police, épié dans sa chaire, oc sa
seule tribune ^ », poursuivi par une malignité qui travestit
ses plus inoffensivos paroles, menacé de voir démembrer
son diocèse ', interné d'ailleurs dans ce même diocèse par
la crainte de n'y pouvoir rentrer s'il s'en éloigne * ; mal-
gré tout, l'évêque de Poitiers ne semblera jamais à plain-
dre , et l'on croira sans peine que ses tribulations aient
fait € sa meilleure joie ' }i>. La gloire non plus n'est point
pour ses adversaires, et tel puissant d'alors ne devra guère
qu'aux écrits du prélat une immortalité d'ailleurs peu flat-
teuse. En vérité, si les rôles officiels ont leurs moments
désagréables, c'est surtout quand ils mettent aux prises avec
un évêque et sur une question théologique un homme du
monde fort peu théologien. Plaignons ces gens de gouver-
1. T. IV, p. 252, 446 ; T. VI, p. 94. — 2. T. IV, p. 576. - 3. T. V,
p. 216. — 4. T. IV, p. 468. - 5. T. VlIT, p. 248.
T. VIII. 19
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— 290 —
nenient obligés de mentir tant bien que mal dans nne lan-
gue qu'ils n'entendent point! Que si, par aventure, l'évê-
que est encore homme d'esprit, c^est le comble, et le
ministre fera bien, comme M. Billautpar exemple, de dé-
cliner toute controverse épistolaire ^ Mais ne sourions pas.
On inclinerait plutôt vers une pitié grave, au souvenir de
ces grands dignitaires , alors si hautains envers FEglise ,
si jaloux des droits de la couronne et si sûrs de l'éternité
du régime qu'ils s'honoraient de servir.
Que sont d'ailleurs les personnes auprès des questions
en litige ? Or , ces questions , Mgr Tévêque de Poitiera
excelle à les dégager, à leur rendre toute leur lumière et
toute leur hauteur. Dès 1856, parlant à ses prêtres de
Rome considérée comme siège de la papauté ^, il avait tout
dit sur l'hisloire, sur le droit,- sur les objections des politi-
ques ; mais surtout il avait posé le principe inflexible. Home
est, de par Dieu , le siège de la primauté ecclésiastique,
primauté nécessairement indépendante et partant néces-
sairement souveraine. Pas d'intérêt légitime qui soit in-
compatible avec cet ordre de choses ; nulle difficulté de
détail qui puisse infirmer ce droit. Voilà qui était simple ,
clair, lumineux comme la vérité et la justice.
Mais la justice n'entrait point dans les calcub du natu-
ralisme politique, et ceux qui devaient plus tard se laver
ler< mains du fait accompli disaient volontiers dès lors :
« Qu'est-ce que la vérité ? » Voués au complot antichrétîen,
ils devaient, pour le servir, mettre toute leur étude à égarer
l'esprit et à corrompre la conscience publique. L'effort fut
immense. Dieu seul pourrait dire combien on abaissé Tin-
1 . Œuvres de Mgr de Poitiers, t. IV, p. 449. — 2. T. II, p. 466.
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- 291 -
teUtgence française déjà si tristement affaiblie *. Et tandis
que la séduction conspirait avec la force^ que, selun le mot
énergique du poëte, les canons rayés vomissaient des pam-
phlets ^y l'attaque toute-puissante bâillonnait la défense ,
écrasait la presse catholique et excluait l'épiscopat du bé-
néfice commun de la publicité. Malgré tout, la vérité fut
dite ; elle demeure. On la retrouve dans l'œuvre qui nous
occupe, encore vivante et palpitante comme au jour où elle
sortait de la conscience indignée de Tévêque. Elle avertit,
elle dénonce, elle proteste, elle pleure quelquefois, elle prie
toujours, car son dernier recours n'est point sur terre ; elle
ne sait pas maudire, mais elle a des sévérités calmes qui
font trembler, parfois des éclats vengeurs, des cris super-
bes dont retentit le monde. Par-dessus tout, elle ensei^rne,
elle éclaire. Avec une patience que rien ne décourage, avec
une obstination, disons mieux, avec un saint acharut^ment
de zèle, elle recommence atout moment les mêmes répon-
ses, les mêmes distinctions, les mêmes explications, si élé-
mentaires pour le bon sens que la foi garde, si étonnantes,
hélas! et si hautes pour les politiques incrédules, aventu-
reux enfants qui jouent avec nos destinées sans y rien
entendre, aveugles redoutables qui peuvent tant et ne
savent rien !
La vérité suit et distingue, en s'y adaptant, les diverses
phases des choses. D'abord c'est langoisse, l'angoisse dès
longtemps prévoyante, disant et redisatit le cri d'alarme
qu'on ne veut pas écouter *. Vient plus tard la lutte
ouverte, ardente, infatigable, contre les événements qui se
précipitent et les attentats qui s'accumulent. Fuis , dans
1. T. V, p. 4. — 2. V. de Laprade, les Muses éPÉûat,
3. (Euvree de Mgr de Poitiers, t. II, p. 133 ; t. III, p. 898, 4ô6, 63!.
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- 292 - .
la période d'aflPaissement qni saccède , alors que la ques-
tion suprême parait sommeiller parmi les expédients et
les éqaivDqnes^ la vérité, qui ne s'abandonnne et ne s'oublie
pourtant jamais, se fait discrète, prudente, mesurée. Elle
voit le naturalisme révolutionnaire déborder ceux qui Tout
servi, elle pressent le naufrage du régime impérial. Trop
généreuse et trop sage, elle refnde d'ajouter aux embarras
de la situation, d'accabler des adversaires qui par ailleurs
sont déjà des vaincus <• Mais voulez-vous reconnaître le vrai
caractère et, pour ainsi dire, le naturel génie de la vénit
divine? Quand Theure est venue de sa défaite apparente ;
quand les attentats sont consommés ; quand la croix excom-
muniée de Savoie est entrée à Rome et que le Cbrist est
prisonnier dans son vicaire ; quand les âmes de peu de foi,
toujours complaisantes au fait, inclinent à croire la ques-
tion tranchée et la cause perdue : c'est alors que la vérité
se redresse de toute sa hauteur, qu'elle retrouve ses plus
fiers accents contre la violence triomphante et ses chants
les plus enthousiastes pour le captif du Vatican , pour ce
vaincu du naturalisme qui, en résistant au siècle , a ra\n
Tadmiration du siècle, pour ce vieillard, le dernier homme
et le dernier roi de l'époque *, pour cette Home toujours
fidèle, tombeau d'un mort que ne contiendrait pas le
monde ', ou mieux, sépulcre où dort la vie, attendant la
gloire prochaine de la résurrection K
Est-il nécessaire après cela de justifier la vérité de sa
résistance aux puissants de la terre, de la montrer exempte
d'animôsité mesquine, s'inspirant d'elle seule, et non de je
1. T. VI, p. 210. — 2. T. VII, p. 480.— 3. T. VII, p. S62. -
4. T. VU, p. W4.
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. — 293 -
ne sais quel goût frivole d'opposîtioB et de bruit ? Elle-
même Ta fait dans des pages dont rien ne supplée la lec-
tare, et nons plaindrions celui qui n'y reconnaîtrait pas
son accent '.
III.
Ne l'oublions pas du reste : quoi qu'elle fasse, le natura-
lisme moderne l'accusera toujours d'indiscrétion, d'empié-
tement, d'usurpation, pour peu qu'elle ose toucher aux
choses de la terre. Que l'Église s'occupe innocemment de
théologie spéculative et prêche à petit bruit les vertus pri-
vées; que l'évêque prodigue ses bénédictions à qui en veut
et gouverne souverainement pour qui en use les questions
de gras et de maigre : soit. Mais que l'Eglise intervienne
dans la vie publique ; qu'elle prétende avoir un avis et le
dire en matière d'institutions politiques ou sociales; qu'elle
revendique pour son Christ un droit quelconque sur les
affaires d'État : voilà qui est absolument intolérable. € Les
gouvernements sont laïques, et les conseils de l'Europe ont
été sécularisés, d
Pareil langage est tout simple chez l'incrédule ; mais
qui le conçoit sur des lèvres chrétiennes ? Et comment le
naturalisme devrait-il jamais trouver des alliés dans les
rangs catholiques ? On a pu voir là tout ce qu'il y a dans
les choses humaines d'inattendu et de complexe, combien
droite et inflexible est la ligne de la vérité, mais combien
brisée et capricieuse , combien ondoyante et diverse celle
1. Voir en particulier deux lettres au comte de Persignj , décembre
1862, t. IV, p. 508.
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- 294-
des intérêts et des amoara-propres. Pour les uns^ oe fat sé-
d action et lassitude, faiblesse de caractère venant du man-
que de convictions profondes ; christianisme appauvri et
débilité, sans énergie contre l'opinion, désespérant d'ail-
leurs de reconquérir la société contemporaine et s'arran-
geant une théorie pour se dispenser d'y faire effort. La
perversion d'idées sciemment potfrsuivie d'en haut à pro-
pos de la question romaine eut là peut-être son plus nota-
ble et son plus fatal succès. Chez d'autres, chez les meilleurs
et les plus illustres, ce fut tout au contraire antipathie
pour le gouvernement d'alors , aversion politique pour un
pouvoir qui, tout en ruinant l'Église, la protégeait encore
en apparence et précisément de façon à la rendre odieuse.
De cette disposition au rejet absolu du régime protecteur,
au système de la séparation de l'Église et de l'État, la
pente était glissante. Joignez que plus d'une cause y.
poussait encore : secrète influence d'erreurs longtemps
caressées, tien que loyalement abjurées depuis, prédilec-
tions politiques facilement transportées dans un autre do-
maine, souvenir malentendu de certains triomphes person-
nels, imperceptible faiblesse qui empêche l'homme de
s'avouer que les choses n'ont pas cessé de marcher le jour
où il a cessé de les conduire. Nous permettra-t-on d'aller
jusqu'au bout de notre pensée? Volontiers nous dirions que
d'illustres champions du catholicisme estimèrent trop peu
leurs propres services et comprirent mal leur propre gloire.
Les principes ne changent pas, mais les circonstances chan-
gent, et avec elles les attitudes et ce qu'on pourrait appe-
ler la dernière forme pratique du devoir. En défendant
si noblement l'Église sur le terrain du droit commun et
de la liberté universelle, le seul ouvert alors , on lui avait
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— S95 —
fait peu à peu une situation meilleare ; on avait en réalité
renda moins stérile et moins périllense l'affirmation de son
droit exclusif. Sans prétendre confisquer jamais des libertés
dont on avait argumenté vingt ans, on avait disposé les
esprits à s'entendre dire que ces libertés ne sont point l'idéal
ni même le seul régime désormais expédient pour le bien de
la cause. H eût fallu s'en rendre compte. Il eût fallu ne
point paraître accepter le désordre comme l'ordre mên-e ,
ou du moins comme l'indispensable condition des sociétés
modernes. Par-dessus tout y il eût fallu écouter l'Église
mère et maîtresse, et ne point rêver — déplorable renver-
sement du sens catholique ! — je ne sais quel honneur à
défendre contre elle ses propres vues jusqu'à l'heure où
elle parle en reine et prend le glaive en main.
Ainsi les timides faiblirent et les ardents s'égarèrent.
Mais ni aux uns ni aux autres les avertissements n'avaient
manqué. Le plus complet, le plus grave peut-être, remonte
encore à cette Troisième instruction synodale que nous
avons en partie analysée ^ Tout prêt à l'indulgence pour
certains écarts de la polémique religieuse, Mgr l'évêque
de Poitiers n'hésitait pas à prédire que , si Ton s'dbstinait
en des affirmations téméraires, l'Eglise élèverait la voix.
Puis, écartant les personnalités qui, dans ce triste débat,
allaient jouer un si grand rôle, il allait droit, suivant sa
coutume, au fond même des questions. Que les Pères aient
pu condamner dans quelques princes néophytes, leurs con-
temporains, les excès d'un zèle qui n'était point suivant
la science : à la bonne heure ! Mais qu'en conclure en
faveur du naturalisme politique et contre l'alliance do
1. T. V, p. 170.
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— i96 -
l'Eglise et de l'Ëtat ? Histoire , tradition, Écritare, ton-
tes les autorités, d'accord avec la nature même des cho-
ses , proclament légitime et nécessaire le règne social de
Jésns-Ohrist. Tontes les nations sont à Ini ; mais combien
pins la France! Donc en France , donc partent, c il fant
qu'il règne * i> : voilà l'ordre, et rien ne le peut changer.
Que valent d'ailleurs les pauvres objections qu'on y oppose?
Chimère, dit-on, affirmation . inopportune , dangereuse,
bonne h écarter les chrétiens de la vie utile et pratique.
L'évêque fait justice de tous ces dires, et, en terminant, il
laisse la conscience catholique en face des directions et in-
tentions évidentes de l'Église. Il laisse la pauvre et courte
sagesse de Thomme en face de la providence spéciale qui
toujours mène l'Église , en dehors même des actes souve-
rains et définitifs auxquels est garantie l'infaillibilité. C>n
vient d'entendre les seuls termes vrais de la question. L'y
ramener c'était la résoudre, c*était d'un mot supprimer la
controverse.
La controverse ne fut point supprimée : notre sujet ne
nous oblige point de rappeler comment ni pourquoi. Ce
qu'il nous appartient de dire, c'est la bonne et loyale guerre
que fit l'évêque de Poitiers aux indocilités comme aux
faiblesses. Cette guerre, cette croisade à l'intérieur devient,
à partir de 1861 ou de 1862, son premier soin et le premier
emploi de son zèle. Qui s'en étonnera? L'ennemi entrait
dans la place ; par le côté de la politique, le naturalisme
se glissait jusque parmi les champions du surnaturel. Dès
lors, plus de trêve. L'évêque le poursuit, le dénonce, le
démasque ; il sonde et met à néant les banalités creuses qui
1. I Cor. XV, 25.
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- 297 -
lui servent de mots de passe. L'œil onvert sur ces con-
^1^ catholiques, si féconds en nobles fruits, mais qne Tin-
docilité ferait à tout le moins stériles, il jelève avec une
grave modération les conf osions d'idée et de langaga;
d* ailleurs plein d'égards pour les services, mais attentif à
ramener dans la voie nne éloquence plus riche, hélas I de
fougue et d'indignation généreuse que de logique et de
tliéologie ^. Bientôt , comme il l'avait annoncé, retentit
la parole de l'Église. Le 8 décembre 1864 , Pie IX pu-
blie l'encyclique Quanta cura et le catalogue des principales
erreurs du temps présent, le Syllabus^ objet de toutes lea
colères. La presse est libre de le travestir ; les évèques
ne le sont point de le promulguer. Que faire ? Adhérer
simplement et absolument, sans explications ni commen-
taire*. A quoi bon du reste? Le commentaire existe déjà.
Le voilà, lentement élaboré dans cet enseignement épis-
copal de vingt-cinq ans, mais surtout dans ces Instructions
synodales dont le titre même accuse un objet identique, et
dont le fond montre assez l'identité absolue des doctrines.
Eacore une fois, l'évêque de Poitiers n'a point dicté par
avance les jugements de l'Église ; mais il a mérité que
l'Eglise adoptât les siens. S'il en renvoie à Dieu la gloire,
au moins ne voudrait-il pas répudier, en ce qui le con-
cerne, l'impopularité que soulève l'ombre même d'une part
prise à ces jugements si mortels pour le naturalisme de*
tous les degrés et de toutes nuances. Mortels, disons-nous :
car enfin le débat était clos, la question tranchée, la cause
tinie. Désormais il y avait témérité insoutenable à repren-
dre les thèses condamnées '. Dût-on renverser de chères
1. T. V, p. 345. — 2. T. V, p. 398 — 3. T. V, p. 43«.
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— 298 -
idoles, il fallait s'y résoudre, comme litmoricière par
exemple, comme ce glorieux vainca de* toutes les causes
par lui servies, encore docile enfant, docile écolier de
rÉgliâe, après en avoir été le défenseur et le héros '.
Malgré tout, la lutte continue ; même le théâtre va
s'étendre et s'agrandir. Un concile œcuménique est an-
noncé. Non qu'il s'agisse de c remettre l'épiscopat en
possession de sa puissance et de ses droits « 3>. Les évêques
seront dans l'assemblée du Vatican ce qu'ils furent tou-
jours dans l'Eglise, vrais juges de la foî, bien qu'isolé-
ment faillibles et d'ailleurs sans qualité pour juger Pierre
leur chef. Mais parce que l'évêque doit être docile, Pierre,
l'évêque des évêques, se montre docile comme il sied à son
magistère suprême; il étudie, il consulte pour enseigner. Et
quel sera l'enseignement de Pierre, l'enseignement de*
l'Église unie tout entière à son chef? Sans rien préjuger
des questions qui s'imposent comme d'elles-mêmes *, il est
impossible de douter que le concile ne frappe le natura-
lisme politique, ce naturalisme « qui n'est rien moins que
l'apostasie, s'il n'est pas l'athéisme -^ », et qui par là me-
nace de mort la société moderne établie par lui.
Telles étaient longtemps d'avance les prévisions de
Mgr l'évêque de Poitiers. On sait qu'elles étaient parta-
gées, espérances chez lui, craintes ailleurs. L'infaillibilité
pontificale définie n'allait-elle point rejeter sur le Si/Ilaôus
comme un nouveau rayon d'autorité ? N'allaît-elle point
tout de nouveau condamner implicitement, mais évidem-
ment, tout ce qu'il condamne? On saura de plus en pluscom-
1. T. V, p. 493. — 2. T. VI, p. 404. —3. T. VI, p. 465. — 4. T. VI,
p. 415. — 6. T. VI, p. 434.
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- »9-
)ien cette pensée eut d'influence pour créer dans le concile
;e qa'on nomma l'opposition. Dien fit son œuvre parmi
es agitations humaines. Le récit en appartient à Thistoire
aniverseUe de l'Église ; l'heure viendra de l'écrire. On
r verra quel fut dans ces conjectures le rôle du docte
?t docile évêque. Me trompé -je? D me semble qu'on y
admirera surtout les vues profondes qui, sept ans aupara-
vaut, lui &isaient nous promettre, j'allais dire nous pro-
phétiser c le spectacle de rapprochements qui, pour être
inattendus, n'en sont pas moins très-explicables i>, enten-
dez l'étrange mais naturelle alliance du libéralisme et du
eésarisme sur le terrain du naturalisme politique. A la
veille du concile, il la signalait encore comme déjà nouée
par la communauté d'intérêts ^ Personne ne dut être
moins étonné quand on vit le libéralisme catholique souffler
aux derniers politiques de l'empire ces notes menaçantes
qui contribuèrent largement à rendre nécessaire ce qu'elles
déclaraient inopportun. La logique des choses va plus loin
qae l'intention des hommes. Elle les accule parfois à des
extrémités où ils devraient ouvrir les yeux. Mais la volonté
reste libre de contester l'évidence, et nous ne pouvons que
redire le triste refrain du comte de Maistre : Ubi sapiens î
vbi scriba î «W conquisUor hnjus sœculi * f
IV.
Quelques semaines plus tard, la France livrait Rome à
l'Italie, et Dieu livrait la Fiance à la Prusse. N'çtait-cc
1. T, VI, p. 435.-2- J Cor., I, 2(i.
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- 300 -
là que le commencement des douleurs? L'expérience, € la
maîtresse impérieuse ^ », serait-elle mieux écoutée qae
l'Église, que la mère? Ou bien faudrait-il reconnaître une
fois de plus avec Bonald que les principes sont nécessaires
pour acquérir de l'expérience, tout comme le jour pour
trouver son chemin ? Les épreuves se sont multipliées ;
l'expérience est plus que jamais à venir. Or, c'était l'heupe
d'affirmer à tort et à travers, opportune j importune^ y l'heure
de crier sur les toits pour qui voudrait et pour qui ne ren-
drait pas entendre ', ces mêmes principes que les &its
mettent en pleine lumière, mais dont une première lueur
est indispensable à l'intelligence des faits. Mgr l'évêque de
Poitiers n'a point failli à ce ministère. H n'a point cessé
d'accuser le naturalisme politique, l'athéisme social, connue
le péché mortel à l'Europe et particulièrement à la
France, de montrer le christianisme social comme l'unique
chance de salut. Comment oublier ces fines et profondes
analyses de la situation présente? L'un bâtit, l'antre
renverse; l'un prie, Fautre blasphème *. Quelques-uns ont
cette frénésie de refuser positivement tout salut qui vien-
drait de Dieu ' et qui serait montré par le doigt du prêtre *.
D'autres ont la confiance de tout sauver par eux-mêmes,
incapables de comprendre la stérilité de leurs expédients,
de leur politique, de leur petit savoir-faire. Et <r com-
ment seraient-ils des guides sûrs quant aux questions
pratiques de second ordre, ceux pour qui la question pre-
mière et principale n'existe pas encore ^? ]d Mais le pire
1. Bossuet, Oraison funèbre de Marie-Henriette de France.
2. II Tim. IV, 2,
S. Œuvre8 de Mgr de Poitiera, t. VIII, p. 83. — 4. T. VIT, p «8 -
5. T. VII, p. n. - 6. T. VII, p. 367. - 7. T. VIII, p. 2.
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- 301 -
n'cFst-oe paSy chez plusieurs^ le mélange de christianisme
et d'instincts révolutionnaires , de snrnatnrel et de natu-
ralisme, de catholicisme et de libéralisme, qui fait que la
même main bâtit et renverse, que le même cœur invoque
et renie la vérité ^ ? Pauvre France , travaillée , comme
le lunatique de l'Évangile, de ce morbus comitialis qui est
le mal caduc, ou, si Ton veut^ le mal parlementaire*, toute
meurtrie de ses chutes, impuissante à se rasseoir, à se tenir,
à se constituerai Pauvres sages y prudents et modérés du
siècle I Ils ont cassé des œufs d'aspic et tissé des toiles
d'araignée *. Dô ont déchaîné ou flatté le principe révo-
lutionnaire, et ils s'épuisent en conceptions, en combinaisons
misérables pour empêcher le monstre de dévorer ses
enfants *. Pas de sauveurs, pas d'hommes, parce qu'il
n'y a plus de principes*. Pas d'hommes, parce qu'il nous
manque Dieu ^.
Mais si l'évêque n'est point de ces augures complai-
sants auxquels on peut dire : a Ayez des visions qui nous
plaisent, annoncez-nous des erreurs qui nous agréent^ >,
il n'est pas non plus un prophète de malheur, encore moins
un de ces esprits chagrins et personnels qui se soulagent
en récriminant et qui aiment dans les angoisses d'autrui le
triomphe de leur sagesse méconnue. Sa plainte instruit ,
console, encourage ; rien n'y sent la faiblesse non plus que
l'aigreur et le dépit ; tout y est généreux et pratique; tout
y est plein, j'oserais dire tout y est chaud de foi et d'es-
pérance. Il a vu, il a noté comme les autres, il a dit plus
éloquemment que d'autres le réveil du sens chrétien, la
1. T. VII, p. 65. — 2. T. VIII, p. 19. - 3. T. VII, p. 542.
4. Ova aspidam roperunt et telas aranesa texaerunt. (Isaïe, LIX, 5).
Ô. T. VII, p. 249. — 6. T. VII, p. 26(). — 7. VII, p. 362.
8. LoqaimiDÎ nobis placentia ; yidete nobis eirores. (Isaïe, XXX, 10.)
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— 302 —
prière redevenae publique et sociale , non pas seulement
par le nombre ^ mais par l'interyention des pouToirs ' ; le
culte du Sacré Cœnr, ce culte si français par toute son his-
toire ^y soulevant dans les âmes françaises des tressaille-
ments inattendus. Il annonce avec une aère assurance qne
répreuve aura son terme. Le concile du Vatican est déjà
grand; il le sera plus encore '. Si les conseils divins lont
interrompu, c'est pour préparer les voies à ce qui lui reste
à faire, c'est d'abattre le naturalisme politique comme
le naturalisme doctrinal K N'en doutez pas. < Betoumez
à Borne dans quelques années : vous y verrez le concile dn
Vatican se poursuivant aatour dn trône da pontifer-n>i\»
Mais, si quelque chose peut en hâter l'heure, c'est la prière,
c'est l'espérance conservée contre l'espérance même,
c'est la foi vigoureuse et intègre, c'est l'indépendance de-
vant l'opinion, c'est la rupture absolue avec le libéralisme
catholique plus redouté de Fie IX que le radicalisme et
ses fureurs*. Et dussions-nous laisser en mourant le natu-
ralisme encore maître du monde , abaissant et avilissant
toute société, le surnaturel demeurerait notre grandeur
et notre joie personnelles. « Chrétiens, chrétiens, conso-
lons-nous : les titres de notre noblesse divine ne seront pa$
lacérés avec ceux de notre dignité nationale ; les fonde-
ments de notre espérance et de notre gloire sont placés trop
haut pour être atteints par les grands coupables, j'aime
mieux dire par les ambitieux et les téméraires, par les
ignorants et les incapables qui ont tout réduit ici-bas à
l'impuissance et au déshonneur ^ :».
1. T. VII, p. 682; T. VÏII . p. 4—2. T. IH, p. 42.-3. T. VD,
p. 266. — 4. T. VII, p. 7. — 6. T. VII , p. 3S8. — 6. T. VII, p. 261. -
7. T.-Vni, p. 228.
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-303 —
Bestons sur une si fière et si fortifiante parole. Ne ré-
ome-t-elle pas, avec l'histoire de ce quart de siècle, Tensei-
rnement de ces vingt-cinq premières années d'épiscopat P
li, ce qu'à Dieu ne plaise, la société périt, dupe, esclaye
(t victime du naturalisme, du moins l'âme baptisée sera-
relle .^toujours maîtresse de trouver dans le surnaturel et
^indispensable condition du bonheur suprême et la seule
garantie efficace pour les lumières , j)our la dignité, pour
'indépendance de la nature.
Il est des vœux qui cessent d'être des banalités selon le
lemps et les personnes. Et qui donc, en embrassant du re-
gard cet épiscopat si riche , ne se prend à répéter comme
l'instinct l'acclamation liturgique : Admultos armos! Cer-
:es, dans l'Église de Dieu il n'y a pas d'homme nécessaire.
[Jeux-là se trompent misérablement, qui l'estiment perdue
su désarmée quand une grande voix vient à s'éteindre ,
]uand un soldat illustre s'endort dans la gloire de son der-
nier combat. Et cependant nous avons appris de Mgr l'é-
rêque de Poitiers lui-même que, suivant l'ordre accou-
kamé de la providence, les longs épiscopats sont un bienfait
'omme les longs règnes ; que du reste < jamais la dispa-
rition dés pontifes n'a été plus redoutée des enfants de Dieu
ît des amis de l'Église* ». Pourquoi donc lui-même sem-
ble-t-il craindre d'égaler par le nombre de ses années épis-
3opales les quarante-deux stations d'Israël au désert ■ ?
Que plutôt il vive une seconde fois les années de Pierre I
Qu'il vive les années de Pie IX ! Que la seconde série de ses
ouvres soit aussi riche et la seconde moitié de son épisco-
pat aussi féconde I II nous sera bon d'entendre longtemps
1. T. V, p. 469. — 2. T. IV, p. 606.
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- 304 —
redire a\rec 06tte conviction et cette dootrine^ avec nn ac-
cent si profondément catlioliqae et françaÎB, la devise qui
nons sauvera si elle ne sauve pas le monde : c H faut qœ
Jésns-Ohrist règne * : Oportet iUum regnare *.
G. LOKGHAYS.
1. I Cor., XV, 26.
I
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TABLE DES MATIÈRES
DU HUITIEME VOLUME.
Pages.
I. — Lettre pastorale qui ordonne les prières pu-
bliques demandées par l'Assemblée natio-
nale avant la discussion des lois constitu-
tionnelles, 15 octobre 1873 4
II. — Homélie prononcée dans l'église cathédrale
en la fête de tous les saints : sur l'urgence
du secours divin imploré par les prières
publiques, 4 novembre 4873 8
III. — Homélie prononcée dans la chapelle du grand
séminaire , à la messe du 24^ anniversaire
de noire consécration épiscopale , 25 no-
vembre 4 873 46
IV. -^ Lettre pastorale donnant communication de
l'encyclique du Saint-Père publiée le 24 no-
vembre 4 873, 8 décembre 4 873 31
V. — Homélie prononcée à la messe pontificale du
jour de Noël, sur le caractère de l'autorité
dans le christianisme, 25 décembre 4873. . 44
VI. — Homélie prononcée en la solennité de saint
Hilaire , sur l'étendue universelle de la
royauté de Jésus-Cbrist, 48 janvier 4874. . 5
Vil. — Homélie prononcée dans l'église du Jésus à
T. VIII. 20
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— 306 -
PAO».
Poitiers , à la messe pontificale de clôture
du triduum des fêtes de la bëatifîcalion da
bienheureux Pierre Le Fèvre, Î7 janvier 4 874. 65
VIII. — Instruction pastorale sur ^obligation de con-
fesser publiquement la foi chrétienne, ca-
rême 4874 77
IX. — Lettre en réponse à la communication de plu-
sieurs articles de journaux, 23 février 4874. 95
X. — Homélie prononcée dans Téglise des Frères-
Prêcheurs, à Poitiers, en la solennité du
sixième centenaire de la mort de saint Tho-
mas d'Aquin , 7 mars 1874 97
XI. — Allocution prononcée dans la cérémonie de la
consécration de Téglise de la maison-mère
des Filles de la Croix , à la Puye , 49 mars
487A 1*0
XII. — Lettre à M. Tabbé Charles Gay, chanoine théo-
logal et vicaire général de Poitiers , au sujet
de son livre intitulé : De la vie et des vertus
chrétiennes considérées dans l'état religieux ,
6 juillet 4 874 423
XIII. — Entretiens avec le clergé pendant les exercices
de la retraite pastorale et du XIX® synode
diocésain : sur la constitution relative aux
vicaires capitulaires et aux évêques nom-
més, etc., 8-45 juillet 4874 425
XIV. — Discours adressé dans l'église de Sainte-Ra-
degonde de Poitiers aux pèlerins de Paris ,
le 47 août 4874 466
XV. — Oraison funèbre de Mgr Charles FilHon , évo-
que du Mans , prononcée dans la cathédrale
du Mans, 27 août 4 87 4 479
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- 307 —
Pagis.
XYI. ^ Discours prononcé dans la cërëmonie de con-
sécration de réglise Saiot-André de Niort ,
t septembre 4874 209
XVll. — Entretien à la suite de ia consécration de la
chapelle restaurée du palais épiscopal ,
18 septembre 4 874 216
XVIII. — Homélie prononcée le jour de la Toussaint,
sur l'identification de Jésus-Christ et des
élus dans le mystère de la prédestination
éternelle, 1 novembre 4874 ttt
XIX — Lettre à Mgr Févéque de Para , au Brésil , à
Toccasion de son emprisonnement , pour
la cause de la liberté ecclésiastique, 43 octo-
bre 4874 «30
XX. — Lettre à N. S. P. le pape Pie IX, à l'effet
d'obtenir que saint François de Sales soit
déclaré docteur de l'Église universelle ,
44 octobre 4 874 233
XXI. ~ Lettre circulaire à l'occasion Ju 25« anniver-
saire de notre consécration épiscopale, 4 no-
vembre 4874 237
XXIL — Homélie prononcée à la messe pontificale du
25« anniversaire de notre consécration épis-
copale, 25 novembre 5874 242
XXill. — Homélie précbëe dans l'église Notre-Dame de
Poitiers, au 25^ anniversaire de notre intro-
nisation épiscopale, 8 décembre 1874.. . . 255
Épilogue : Vingt-cinq ans d'épiscopat 263
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4
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TABLE GENERALE
DB6
TEXTES DE L'ÉCRITURE SAINTE
co^mbntAs ou cités
DANS LES HUIT PREMIERS VOLUMES DES ŒUVRES
DE M<*» l'^vêqub de porriEBS.
T. VIIÎ. 4*
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TABLE GENERALE
DES
TEXTES BE L'ECRITURE SAINTE
COMMBNtAb ou CITiB
DANS LES HUIT PREMIERS VOLUMES DES ŒUVRES
DE U^^ l'^VÊQUK de POITIERS.
GENESIS.
CAP. VERS.
I 4 Et vidit Deus lucem quod esset bona, et divisit lucem
a tenebris. 111, 350; VII, 65; VIII, 167.
40 Vidit Deus quod esset bonum. Ill, 485, 350.
26 Et ait : Faciamus hominem ad imaginem et similitu-
dinem nostram ; et praesit piscibus maris , et vola-
tilibus cœli. II, 468 ; V, 520.
88 Grescite et multiplicamini, et replète terram et subji-
cite eam. II, 20; V, 520; VU, 347.
II S, 3 Et requievit Deus die septimo ab omni opère quod
patrarat ; et benedixil diei seplimo, et sanctifîcavit
illum. -- Exponuntur. 111, 349, 350.
7 Et factus est homo in animam viveutem. — Exponi-
tur. VllI, §6, 67.
M5 Tulit ergo Dominus Deus hominem, et posuit eum in
paradiso voluptatis, ut operaretur et custodiret
itlum. I, 94 ; II, 25, 522 ; III, 354.
48 Non eet bonum esse hominem soiiim* I; 629; III, 834 ;
VIII, 175.
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IV GKNI8I8.
CAP. VUS.
III 5 Et eritîs sicut dii. I, 98 ; YIII, 59.
45 Ipsa coDteret caput tuum , et ta insidiaberis calcaneo
ejus. II, 240 ; VII, 69.
46 Mulieri quoque dixit : Multiplicabo erumDas tuas, et
coQceptus tuos : in colore paries filios. Yl, 36S;
VU, 594, 644.
47 Maledicta terra in opère tuo ; in laboribus comedes
ex ea cunctis diebus vit» tuée. II, 5SS, 624; III,
354^585; Vil, 594.
48 Spinas et tributos germinabit tibi, et comedes heii>ain
terrœ. ir, 52, 5«; VII, 694.
49 In âudore vultus tui vesceris pane. Ill, 351 ; VU.
594.
IV 4 Eva concepit et peperit Gain, dicens : Possedi homir.t ^
per Deum. — Exponitur. VII, 347 et seqq.
2 Fuit autem Abel pastor oviuin , et Gain agricola. •
522.
4 Abel quoque obtulit de primogenitis gre^ls <^ ' . *'< Je
adipibus eorum. V, 523.
9 Qui respondit : Nescio : num custos fralris idv i sum?
I, 440.
47 Et œdifîcavit civitatem, vocavitque nomen eju^ ix
nomine fiiii sui, Henoch. II, 522.
20»i2 Genuitque Ada Jabel, qui fuit paier habitantiuoi ic
tentoriis, atque pastorum. Et nomeo fratris ejus
Jubal : ipse fuit pater canentium citbara et orgauo.
Sella quoque geouit Tubaicain^ qui fuit malleatoret
fabor in cuncta operis œris et ferri. — fixponantur.
1,35, 36; II, 522, 523.
26 Sed et Seth natuâ est filius, quem vocavit Enos : iste
cœpit invocare nomen Domini. Il, 522.
VI 4,6 Gumquecœpisdenthominesmultiplicari super lerram,
et Qlias procréassent, videntes fiiii Dei filiaa homn
num quod essent puichr» , acceperunt sibi axores
ex omnibus quas elegerant... I, 36 ; II, 52S.
3 Dixitque Deus : Non permano^it spiritus meus io
bomine in sternum, quia caro est. VI, 454.
6 Pœnituit eum quod hominem fecisset in terra. V, 74.
4 4 Fac tibi arcam de lignis isvigatis ; manaiuQculas in
arca faciès, et bitumine linies iatrinsecus ei extrin-
fiecus. II, 523.
Vil 2 , 4, 40 El omnibus animantibus mundis toile septena, mas-
culum et feminam... et po9t diesseptem ego pluam
super terram quadraginta diebus et quadraginli
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GENESIS. V
CAP. VBIS.
noctibos... Gumque transissent septem dies, aqac
dikivii inundaverunt super terram. III, 676.
Tii 6-44 Eratque sexcentoram annornm qnando diluvii aqo^'
inundaverunt super terram... Anno sexcentesimo
vit® No6 , mense secundo , septimodecimo mensis ,
nipti sunt omnes fontes abysfti magnœ, et cata-
racte cœli apertae sunt. IV, 86.
YUi 40, 42 Expeclatis autem ultra septem diebus aliis, mrsum
dimisit columbam ex arca... Expectavîtque nihil-
ominufl aeptem alios dîes. III, 576.
43 Igilur sexcentesimo primo aonOf primo mense^ prima
•die mensis , imminut» sunt aqus super terram. '
IV, 88.
47 Crescite et muUiplicamini super terram. I, 408.
2S Cunctis diebus terras, sementis et roessis , frigtis et
sstus, aestas et hiems, nox et dies, non requiescent.
m, 354.
IX 44-46 Statuam paclum meum vobiscum, et nequaquam
ultra interficietur omnis caro aquis diluvii...
arcum meum ponam in nubibus eritque arcos in
nubibus et videbo illum, et recordabor foederis
seinpiterni. V, 384.
S6, S7 Benedictus Dominus Deus Sem, sît Ghanaan servus
ejus. Dilatet Deus Japhet , et habitet in taberna-
culis Sem... — Expoi)untur. II, 479, 480.
XI - 4 Erat autem terra labii unius, et sermonum eorum-
dem. II, 565.
8 Atque ita divisit eos Dominus ex ilio loeo In universas
terras, et cessaverunt aedificare civitatem. III, 353.
9 Et idcirco vocatum est nomen ejus Babel , quia tibi
confusum est labium univers» terrœ; et inde dis-
persit eos Dominus super faciem cunctamm regio-
num. V, 817.
XII 4 Dixit autem Dominus ad Abram : Egredere de terra
tua, et de cogna tione tua et de domo patris tui, et
veni in terram quam monstravero tibi. — Expo •
nitur. m, 652; VI, 333.
XIV 48, 49, 20 At vero Melchisedech rex Salem, proférons panem
At vinum... et benedictus Deus excelsus, quo pro-
tegente , bostes in manibus tuis sunt. Et dédit ei
décimas ex omnibus. V, 522.
xTii 4, 5. 6 Dixitque ei Deus : Ego sum, et pactum meum tecam,
erisque pater multarum gentium... faciam te
crescere vehementissime, et ponam te in gentibus,
regesque ex te egredientur. lY, 38.
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VI
UKNESIS.
GAP:
XVlll
VERS.
85
m 44
XXII 46, 47
XXVI 4, 5
xxvii
44
87
Absit a te , Qt rem banc faeias , et occidas juslum
cttOQ impio, ûatque justua sicut impius, non est
hoc tuum : qui judicas omnem terram, nequaquam
faciès jodicium hoc. VU, 67.
Et visus est eis quasi ludens loqui. I, S86.
Quia fecistt hanc rem et non pepercisti (ilio tuo uni-
genito propier me , benedicam ttbi et rouItipHcabo
semén tuum... VU, 593.
, XXIV 42, 44 Domine Deu3 Domini mei Abraham, occurre, obsecro,
mihi *hodie... igitur puella cui dixero : Inclina
hydriam tuam ut bibam : et ilfa re^ponderit : Bibe,
quin et camelis luis dabo potum. — Exponantur.
in, 475, 476.
Et multiplicabo semen tuum sicut stellas cceli... e<-
quod obedierit Abraham voci meae et custodierir
praecepta, et mandata mea, et caremonias legesq^^
scrvaverit. II, 567.
Paravit iila cibos , sicut velle noverat patreiu liliu?.
I, 299.
Statimque ut sensil vestimentorum itlius fr.*.: . i
tiam, benedicens illi, ait : Ëcce odor filii .^?i -'Out
odor agri pleni , cui benedixit Dominus. Ul , 34 ;
IV, 98, 220.
Motus Isaac, dixit ad eum : In pingoedine lerrae ; et
in rore cœli desuper, erit benedictio tua. Vives in
gladio et fratri tuo servies. III, 2.
xxvm 42, 43 Viditquc in somnis scalam stantem super terram, et
cacumen illius tangens cœlum... et Dominum
innixum scalae dicenlem sibi : Ego sum Deus
Abraham patris tui. 11^ 460.
Vovit etiam votum, dicens : Si fuerit Deus mecum,
et custodierit me in via... reversusque fuero pros-
père ad doroum patris mei : erit mihi Dominus
in Deum, et lapis isle quem erexi in titulum voca-
bitur domus Dei : cunctorum que dederis mihi ,
décimas ofTeram tibi. — Exponuntur. III, 344 ; V,
359, 523.
Sed Lia lippis erat oculis : Rachel décora facie , et
venusta i^peclu, quam diligens Jacôb, ait : Serviam
tibi pro Rachel filia tua minore , septem annis. II ,
584 ; VU, 445, 448.
Tandemque potitus optatis nupliis, amorem sequentis
priori pristulit, serviens apud eum septem annis
îiliis. n, .^84 ; VÎH, 247.
39, 40
20-22
XXIX 47, 48
30
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6ENE818. tlf
CAP. TBIS.
ixxv 3,S Snrgîte, et ascendamos în Bethel , ut faciamus îbi
altare Deo... et sepalta est ad radîces Bethel subter
quercum : vocatamque est nomen loci illius, Quer-
cos aetus. ^ Exponantur. IV, 473, 474.
XXXVI 7 Divites enim erant valde, et simut habitare non
poterant : nec «ustinebat eos terra peregrinationis
eorum prae multitudine gregum. III, 654 .
XXXVII 4 Yidentes aatem fratres ejus quod a paire pluscunctia
filiis amaretur, oderant eum , nec poterant ei quid-
quam pacifice loqui. VII^ 17S.
7, 8 Putabam nos ligare manipulos in agro... responde-
runt fratres ejus : Numquid rex noster eris? aut
subjiciemusdilioni tuaeîIY, 360; VII, Ht.
40 Increpavit eum pater suus et dixit : Quid aibi vult
boc somnium quod vidisti T Num ego et mater
tua , et fratres tui , adorabimus te super terram t
IV, 360; VII,47î.
44 Invidebant ei fratres sui : pater vero rem tacitus cou-
siderabat. III, 487.
49, 20 Et mutuo loquebantur : Ecce somniator venit: venite,
occidamus eum , et mittamus in dsternam vête-
rem... VII, 47J.
XXXVIII 9, 40 lUe scions non sibi nasci filios... et idcirco percussit
eum Dominus , quod rem detestabilem facereU —
Exponunlur. fil, 56; VI, 36S.
XXXIX 5 Benedixitque Dominus domui ^Egyptii propter Joseph.
I, 299.
XL! 9, 48 De quo asœndebant septem bo¥es, pulchrœ et
crassœ nimis... ato quoque septem emergebant de
flumine, fœdœ confectœque macie...: aed simili
macie et squalore torpebant. II, 584.
42-44 Erat ibi puer Hebrœus... protinus ad régis imperium
eductum de carcere Joseph totonderunt ; ac vesie
mutata, obtulerunt ei. VIII, 6.
40-43 Tu eris super domum meam , et ad tui oris
imperium cunctus populus obediet : uno tantum
regni solio te praecedam... ecce constitui te super
universam terram iEgypti ; tulitque annulum
de manu sua et dédit eum in manu ejus... fecitque
eum ascendere super currum suum secundum. VII,
471.
^Lv 26 Et Duntiaverunt ei, dicentes : Joseph Élius tuus vivit,
et ipse domina tar in omni terra... VII, 600.
XLix ti y ilius accrescens Joseph^ filiua accrescens, et decorus
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YHI EXODW.
CAR. VBBS.
aspectu : filiœ diacurreruat auper auirum. «— Expo-
nitur. V, 167, 284; VU, 117, 471, 47Î.
23 Sed exasperaverunt eum, et jurgati suot, inviderunt-
que iili habentes jacala. YII, 172.
24 Sedit in forti arcus ejus , et dissolata sunt vincula
brachiorum et manuum illius per manus potenlis
Jacob; inde pastor egressus est lapis Israël. —
BxpoDitur. VII, 469 et seqq.
29 , 34 Sepelite me eum patribus mm in spelunca duplici .
quaa est in agro Ephron Heltaei, contra Hambre in
terra Chanaan... ibi sepelierunt eum, et Saram
uxorem ejus... II, 623, 624.
L. 7-13 Quo ascenUente , ierunt eum eô omnes senes domu>
PbaraoQJs, cunclique majores natu terrs iEgypti...
domus Joseph eum fratribus suis... fecerunt erpc
Glii Jacob sicut praeceperat eis; et portantes eur^
in terram Chanaan, sepel ierunt eum in speluat i
duplici. II, 624.
EXODUS.
I 40 Venite, sapienter opprimamus eum^ ne forte multi-
plicetur. lU, 534.
ti 9 àd quam locuta filia Pharaonis : Accipe, ait, puerum
istum, et natri mihi, ego dabo tibi mercedem tuaui.
1,44.
m 2 Apparuitque oi Dominus in flamma ignis de medio
rubi.; et videbat quod rubus arderel, et non coni-
bureretur- 111, 470 ; VII, 505.
3 Dixit ergo Moyses : Vadam et videbo visionem hanc
magnam, quare non comburatur rubus. — Expo-
nitur. Vil, 504 et seqq.
5 At ille : Nj appropries, inquit, hue : soive caicea-
mentum de pedibus tuis : locuseoim , in quo slas,
lerra sanctaest. II, 419.
44 Diiit Deus ad Moysen : Ego sum qui sum. Ait : Sic
dices niiis Israël : Qui est, misit me ad vos. V, 73 ;
VI, 554. ^
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EXODUS. IX
GAP. VKRS.
lu 45 Dixitque iterum Deus ad Hoysen : ... Hoc nomeD
mibi est io SBleraum , et hoc mecnoriale meum in
generationem et geaerationem. Y, 74.
iv 44 Dixit Dominus ad eum : Quis fecit os hominis? aut
quis fabricatus est mutum et surdum , videntem et
caecum? Nonne ego? — Exponitur. III, 330 et
seqq.
VIII 49 Et dixerunt malefici ad Pharaonem : Digitns Dei est
hic. VU, 3«2.
IX 34, 35 Vidons autemPharaoquod cessasset plavia, etgrando
et tonitrua, auxit peccatum : et ingravatum est cor
ejus ,.et servorum iliius, et induratum est nimis...
I, 460.
\ 4 Ecceego inducaincras ])custaminfines tuos. V, 563.
^ Quad operiat superficiem terrae , ne quidquam ejus
appareat. — Exponitur. V, 563, 665, 566, 567.
46, n Quam ob ren festinus Pharao vocavit Ifoysen et
Âaron, et dixit eis : Peccavi in Dominum Deum
vestrum, et in vos... régate Dominam Deum ves-
trum. — Exponuntar. V, 563, 566, 567.
49 Qui flare fecit ventum ab occidente vehementissimum,
etarreptam locuslam projecit in mare Rubrum. —
Exponunlur. V, 563, 565, 566, 567.
22 Extenditque Moyses manum in cœlum, et faclœ sunt
tenebrœ horribiies in universa terra iËgvpti tribus
diebus. VIII, 466.
xii 11 Sic auiem comedetis illum : renés vestros accingetis,
et calceamenta habebitis in pedibus , tenentes
baculos in manibus , et comedetis festinanter : est
enim phase (id est transitus) Domini. IH, 654.
46 Dies prima erit sancta atque solemnis, et dies sep-
tima eadem festivitate venerabilis. III, 352.
17 Et obsorvabitiâ azyma : in eadem enim ipsa die edu-
cam exercitum veslrum de terra JEgypti, etcusto-
dietis diem istum in generationes vestras ritu per-
petuo. III, 352.
XIV 43 fit ait Moyses ad populum : Noiite timere : state, et
videte magnalia Domini qu8B facturus est hodie.
V, 29.
XV 25 At ilie clamavit ad Dominum, qui ostendit ei lignum :
quoii cum misisict in i:quas, in dulcedinem verss
sunt. V, 446.
\vi 23, 26 Qui ail pis : Uoc est quod iocutus est Dominus :
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X EXODUS.
GAP. VEIS.
Requies sabbati sanctificata est Domino cras : sex
diebus coHigite : in die autem septimo sabbatum est
Domini. III, 352.
29, 30 Videte quod Domînus dederit vobls sabbatum...
maneat unusqaisque apud semetipsuro, nullus egre-
diatur de loco suo die septimo : et sabbatizavit
populus die septimo. III, 352.
35 Filii autem Israël comederant Man quadraginta annis.
III, 648.
XX 5 Non adorabis ea , neque coles : ego sum Dominas
Deus tuus fortis , zelotes , visitans inigaitatem
patrum in fiiios. YII, 572.
8, W Mémento ut dlem sabbati sanctifioes; sex diebus
operaberis , et faciès omnia opéra tua , septimo
autem die sabbatum Domini Dei tui est... idcirco
benedixit Dominus diei sabbati, et sanctificavt
eum. — Exponuntur. III, 354.
10 Septimo autem die sabbatum Domini Dei tui es** :
non faciès omne opus in eo... III, 579.
42 Honora patrem tuum et matrem tuam. YIII, 79.
45, 47 Non furtum faciès... Non concupisces domuit.
proximi tui. I, 327.
49 Dicentes Moysi : Loquere tu nobis, etaudiemus: non
loquatur nobis Dominus, ne forte moriamur. —
Exponitur. VII, 474.
XXI 4 Haec sunt judicia quae propones eis. III, 355.
2 Si emeris servum Hebraeum , sex annis serviet tibi ,
in septimo ^redietur liber gratis. II, 429.
24 Oculum pro oculo, dentem pro dente. VIII, 90.
XXIII . 2 Non sequeris turbam ad faciendum malum ; nec in
judicio, plurimorum acquiesces sententiœ, ut a
vero dévies. VU, 368.
40, 44 Sex annis seminabis terram tuam, et congregabis
fruges ejus. Anno autem septimo dimittes eam, et
requiescere faciès. \\, 429.
XXXI 43, 47 Loquere filiis Israël , et dices ad eos : Videte ut
sabbatum meum custodiatis : quia signum est inter
me et vos... Sex enim diebus fecit Dominus coelum
et terram, et in septimo ab opère cessavit. — Expo-
nuntur. III, 355.
xxxiii 19 Rospondit : Ego ostendam omne bonum tibi^ et vocabo
in nomine Domini coram te : et miserebor cui
voluero, et clemens ero in quem mihi placuerit.
VIL 299.
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LEVITICD8.
XI
CAP*
XXXIV
VBRS.
44
XXXV 4, t
Gave ne umquam cum habitatoribus terrsB jangas
amicilias. VH, 573.
Noii adorare deum alienum ; Dominus zelotes nomen
ejus, Deus est œmulator. VU, 572.
Igitur congregata omni turba filiorum Israël, dixit
ad eo6 : Haec sunt quœ jussit Dominus fieri. Sex
diebiis facielis opus : septimus dies erit vobis
sanctus , sabbatum, et requies Domini : qui fecit
opus in eo, occidetur. III, 356.
LBVITIGUS.
xiï 44 Non maledices surdo, nec coram c»co pones offen-
diculucn : sed timebis Dominum Deum tuum, quia
ego sum Dominus. HI, 344 .
XXV 4 Septimo autem anuo sabbatum erit terrae, requielionis
Domini... III, 581.
8-44 Namerabis quoque tibi seplem hobdomadas annorum,
id est septies septem, quae simul faciunt quadra-
ginta novem... Bev^rtetur bomo ad possessionem
suam , et unusquisque rediet ad familiam pristi-
nam : quia jubilaeus est et quiuquagesimus annus.
— Exponuntur. I, 258,447; V, 459; VI, 260.
XXVI 4-5 Ego Dominus Deus vester : Non facietis vobis idolum
et sculptile, nec titulos erigetis... cnstodite sabbata
mea et paveteadsanctuarium meum... Apprehendet
messium tritura vindemiam, et vindemia occupabit
semenlem... IV, 240.
42 Ambulabo intervos, etero Deus vester, vosque eritis
populus meus. VI, 545.
43-49 Ego Dominus Deus vester, qui eduxi vos de terra
iEgyptiorum, ne servieritis eis... conteram super-
biam duritias vestrae. Daboque vobis cœium de-
super sicut ferrum, et terram caneam. IV, 240.
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XII NfJMERI.
NUMERI.
GAP. vBas.
III 39 Omnes Levitae, quos numer«\ erunt Moyses et Âaron,
juxta praeceptum Domiai per familias suas in
génère masculino a mense uno et supra, faeroni
viginti duo millia. YII, 345.
XI 4 'SI lalerea ortum est murmur populi quasi dolentiuai pro
labore, contra DomiDum... non possum soius sus-
tinere omnem huncpopulum quia gravis est mihi...
sexcenla millia peditum bujus populi sunU —
Exponuntur. IV, 500 et seqq.
34 Yocatusque ille locus, Sepulchra concupiscentia . IV.
504, 505.
XII 4-45 Locutaque est Maria et Aaron contra Moyscn r* : '^r
uxorem iËtbiopissam, et dixerunt : Nunc per c
Moysen locutus est Dominus?... Obsecro, Domt>v>
mi, ne impones nobis hoc peccatum, quod stul.t
commisiums ; clamavitque Moyses ad Dominum
dicens : Obsecro sana eam. — Exponuntur, Y, 27^
3 Erat enim Moyses vir mitissiiuus. YII, 492.
XIII i9«-S4 Gonsiderate terram, qualis sit, et populum qui habi-
tator est ejus, utrum fortis sit an infirmus : si
pauci numéro an plures... confortamini, et afferte
nobis de fructibus terr». — Exponuntur. lY, SI 9,
SSO.
S8 Et narraverunt dicentes : Yenimus ad terram, ad
quam misisti nos, quas rêvera fluit lacte et melie,
ut ex liis fructibus cognosci potest. lY, SSO.
34 Ibi vidimus monstra quasdam filiomm Enac de generf
gieanteo , quibus coroparati, quasi locustae vide-
bàmur. lY, SSI;YI1I, 69.
XV 3S-36 Pactum est autem , cum essent filii Israël in solitu-
dine, et invenissent horoinem colligentem ligna Id
die siabbati... Gumque eduxissent eum foras, obrne-
nint lapidibus et mortuus est, sicut praeceperat
Dominus. III, 356.
XVIII 8 Loculusque Dominus ad Aaron : Ecce dedi tibi cus-
todiam primitiarum mearum. Omnia quae sanctifi-
cantur a filiis Israël, Iradidi tibi et filiis tuis pro
(iflicio sacerdotali légitima sempiterna. Y, 523.
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DECTERONOMIUM.
XIU
CAP. VBBS.
xvm S4-3S
XXlll
XXV
XXXIII
40
14
23
Si
S8
S9
FiliiB autem Levi dedi omues décimas Israëlis in
possessionem, pro ministerio quo eerviunt mihi in
tabernacuio foederis».. et non peccabitis super hoc,
egregia vobis et pinguia reservantes, ne poUoatis
oblationis filiorum Israël, et moriamini. — Expo-
nantur. Y, 5S5, 526, 527.
Quis dinumerare possit pulverem Jàcob, et nosse
numerum stirpis Israël T moriatur anima mea
morte justorum, et fiant novissima mea honun
similis. VI, 284.
Phinees filius Eleazari filii Aaron sacerdotis avertit
iram meam a filiis Israël : quia zelo meocommotus
est contra eos, ut non ipse delerem filios Israël in
zelo meo. V, 74.
Unde profecti, castrametati sunt in monte Sepher.—
Exponitur. VI, 477.
Egressi de monte Sepber, venerunt in Àrada, YI, 477.
Unde egressi, fixere tentoria in Methca.— Exponitur.
Vni, 252.
Et de Methca, castrametati sunt in Hesmona.— Expo-
nitur. YIII, 253.
DEUTERONOMIUM.
VI
VIII
7 Nec est aiia natio tam. grandis, quas babeat duos ap-
propinqnantes sibi,8icut Deus noster adest cunctis
obsecrationibus noslris. — Exponitur. YI, 544 et
seqq.
35 Ut scires quoniam Dominus ipse est Deis^ et non est
alius prœter eum. Y, 73.
5 Diliges Dominum Deum tuum ex toto corde luo, et ex
tota anima tua, et ex tota fortitudine tua.— Expo-
nitur. III, 48 ; YI, 454.
7-9 Dominus enim Deus tuus introducet te in terram bo-
nam, terram rivorum aqUarumque et fontium... ubi
abaque uUa penuria comedes panem tuum, et rerum
omni abundantia perfrueris. — Exponuntur. YII,
456.
40 Ut cum comederis, et sa lia tus fueris, bencdicas Do-
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IX
xiY DEirmoNovnjM.
CAP. VBES.
roino tuo pro terra optima, quam dédît tibi.
4B7.
5 Neque enim propter justitias tuas, et asquitaiem co J
dis lui, ingredieris ut possideas terras earum... i
sed ut compleret verbum suum Dominas, qaod siib
juramento pollicitus est patribus tuis. Vn, 30Î.
6 Scito ergo quod non propter justitîas tuas Doaûniiâ
tuus dederit tibi terram banc optimam in poss^&io-
nem, cum durissimœ cervicis sis populus. YIL, 30!.
X 9 Quam ob rem non habuit Levi partem^ neque posse»-
aionem corn fratribus sois : quia ipse Daminas pos-
sessio ejus est. V, 583.
XI 2 Cognoscite hodie quae ignorant fîlii vestri, qai non > ■
derunt discipiinam Del vestri, magnalîa ejus, »
robustam manuro, extentumque brachium. V. t")
44 Dabit piuviam terrae vestrae temporaneam et ser»;.
nam, ut coiligatis frumentum, et vinum, oi •
III, 465.
XII 48 Sed coram Domino Deo tuo comedes ea,in .•' n
elegerit Dominus Deus tuus, tu et filius tuis. «t r-
lia tua, et servus, et famuia, atque Lévites qui m y
net in urbibus luis... Y, 539.
49 Ca\e ne derelinquas Levitem in omni tempore qi:
versaris in terra. Y, 538.
XIV 22 Decimam partem separabis de cunctis fructibos tuiir
qui nascuntur in terra per annos sîngulos. Y, 524.
29 Yenielque Lévites, qui aliam non habet partem nec
possessionem tecum, et peregrinus ac pupillus ei
vidua, qui intra portas tuas sunt, et comedent et
saturabuntur... Y, 524, 539.
XVII 12 Qui aulem superbierit, noieos obedire sacerdotis im-
perio, qui eo tempore ministrat Domino Deo tuo, ei
decreio judicis, morietur homo ille, et auferas ma-
lum de Israël. YII, 379.
XVIII 4 Non habebunt sacerdotes et Levita et omnes qui de
eadem tribu sunt, partem et hereditatem cum re-
liquo Israël. V, 523.
2 fit nihii aliud accipient de possessione fi^itrum suorum ;
Dominus enim ipse est hereditas eorum, sicut lo-
cutus est iliis. Y, 523.
44, 12 Nec incantator, necqui pythones consulat, nec divioos,
aut quserat a mortuis veritalem : omnia enim haec
abominatur Dominus, et propter istius modi sce-
lera deiebit eos in introilu tuo. III, 53.
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DEUTEaONOMltJM. XV
AP. YBIS.
xiu 7 Non abominaberis Idumseum, quia frater tuus est :
nec iEgyptium, quia advena fuisti in terra ejus. 1, 6.
^vtii 42 Aperiet Domimis tbesaurum suum optimum, cœlum,
ut tribuat pluviam terrae tuae in tempore suo : be-
nedicetque cunctis operibus manuum tuarum. IV,
Î09; VII, 462.
43 Constituet te Dominus in caput, et non in caudam :
et eris semper supra et non subter ; si tamen au-
dierîs mandata Domini Dei tui, quaB ego praecipio
tibi hodie, et custodierîs et feceris. — Exponitur.
VII, 406,407, VIII, 177.
38 Sementem multam jacies in terram et modicum con-
gregabis : quia locustaB devorabunt omnia. V, 563.
mi 30 Locutus est ergo Moyses, audiente universo cœtu Is-
raël, verba carminis hujus, et ad finem usque com-
pIevit.VI,382.
11X11 6 Hœccine reddis Domino, popule, stulte et insipiens?
numquid non ipse est pater tuus, qui possedit te,
et fecit et creavit te? V, 484.
7 Mémento dierum antiquorum, cogita generationes
singulas : interroga patrem tuum , et annuntiabit
tibi; majores tuos, et dicent tibi. VII, 486.
8 Quando dividebat Altissimus gentes, quando separa-
bat fiJios Adam , constituit termines populorum
juxta numerum filiorum Israël. II, 484; V, 484;
Vm, 284.
9 Pars aulem Domini, pppulus ejus : Jacob funiculus
hœreditatis ejus. V, 184.
43 Conâtituit eum super excelsam terram : utcomederet
fructus agrorum, ut sugeret mel de petra, oleum-
que de saxo durissimo, II, it%,
15 Incrassatus est dilectus et recalcitravit. V, S84.
34 Non est Deus noster ut dii eorum : et inimici nostri
sunt judices. IV, 269.
37 Et dicet : Ubi sunt dii eorum in quibus habebant fidu-
ciam? VII, 76.
38 Surgent el opitulentur vobis , et in necessitate vos
protegant. VII, 76.
40 Levabo ad cœlum manum meam, et dicam : Vivo ego
in aeternum. V, 67.
uxiv 7 Moyses centum et viginti annorum erat, quando mor-
tuus est : non caligavit oculus ejus, nec dentés il-
lius moti sunt. VI, 382.
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Xn LIBER lOSUE.
LIBER JOSÏÏE.
GAP. VERS.
VI 25 Rahab vero meretricem, et domum patris ejus, €
omnia qus babebat fecit Josue vivere, et habita. (
runt in medio Israël usque in prassentem diem : e
quod absconderit nuntios, qiios miserai ut explora
rent Jéricho. V, 26.
VII 8, 9 Mi Domine Deus, quid dicam, videns Israêiem hosii
bus suis terga verlentem; audient Cbananaei
atque delebunt nomen nostrum de terra : et qai
faciès magno nomini tuo ? VII, 3Si, 387.
XIV 7,40,44 Quadraginta annorum eram quando misit me Moy
ses famulus Domini de Gadesbarne, ut considéra
rem terram... Illius in me temporis fortiludo us
que hodie persévérât, tam ad bellandum quam »
gradiendum. — Exponuntur. V, 466 ; VI, 383.
XV 48 Quae cum pergerint simul, suasa est a virosuo utpe-
teret a pâtre suo agrum : suspiravit ut aedebat ii
asino. Gui Galeb : Quid habes, inquit? lY, 220.
49 At illa respondit : Da mihi benedictionem : terrag
australem et arentem dedisti mihi, junge et ini
guam. Dédit itaque ei Galeb irriguum superius e
inferius.— Exponitur. IV, 220, 224.
XXIV 45 Sin autem vobis videtur ut Domino aarvutlb, opti
vobis datur. VIII, 7.
LIBER JUDICUM.
il 3 Quam ob rem noiui delere eos a facie vestra : ut ha
beatis hostes, et dii eorum sint vobis in niiaan)
1,5.
m 4 Dimisitque eos ut in ipsis experiretur Israëlem
utrum audiret mandata Domini quae praeceperat pa^
tribus eorum per manum Moysis, an non. I, 5.
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UBSR JVMOiai. ^ XVII
CAR. TBAS.
7 FeceruDlque malum in eonspèûtu Domini; et oMHi
sunt Deisui. I, 5.
8 Iratusque conlra Israël Dominuâ, tradidit eos in ma-
nus Chusan Rasathaim régis MesopoUmiœ, servie»
runtque ei octo annis. I, 5.
9 Et ciamaveruDt ad Dominum : qui suscilavit eis
salvatorem, et liberavit eos, Othoniei videlicet, fi-
lium Gênez , fratrem Galeb minorem. I, 5.
44 Servieruntque filii Israël Eglon régi Moab decem et
octo annis. VI, 44S.
45 £t postea clama verunt ad Dominum : qui suscitavit
eis Salvatorem vocabulo Aod, filium Géra, filii Je-
mini, qui utraque manu pro dextera utebatur. YI,
44).
V t, 9 Qui sponte obtulistis de Israël animas nostras ad pe-
riculum, benedicite Domino. Cormeum diligitprin*
cipes Israël : qui propria voluntate obtulistis vos
dificrimini , benedicite Domino. — Exponuntur.
VI, 441 ; VII, 444.
7 Cessarunt fortes in Israël, et quieverunt : donec
surgeret Debbora, mater in Israël. I, 9.
8 Nova bella elegit Dominus, et portas hostium ipse
subvertit. I, 9.
44 Tune descendit populus Domini ad portas, etobti-
nuit principatum. VI, 4 1 2.
11 Surge, surge Debbora, surge , surge et loquere can-
ticum. I, 9.
43 SalvataB sunt retiquiœ populi, Dominus in fortibus
dimicavit. VI, 4 4 S.
20 De cœ!o dimicatum est contra eos : stellœ manenles
in ordine et cursu suo, ad versus Sisaram pugna ve-
runt. I, 9, 10; II, 444.
23 Maledicite terr» Merotz, dixit Angeius Domini : Malo-
dicite habitatoribus ejus, quia non venerunt ad
auxiiium Domini, in adjutorium fortissimorum ejas.
VI, 142.
34 Sic pereant omnes inimici tui, Domine ; qui autem di-
ligunt te, sicut sol in ortu suo splendet, ita ruti-
lent. VI, 443.
xiii 4 Rorsumque filii Israël fecerunt malum in conspeclu
Domini : qui tradidit eos in manus Pbilistinorum
qaadragtnta annis. I, 5.
48 Ckii ille respondit : Car qineris nomen meum, quod
estmirabilet II, 203;V, 74.
T. VIII. 2*
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nrn usa Rvm.
CAP. TBA8.
>vi 30 AH : Moriatur anima mea cnm PhiUsthiim... mnltoqoe
plures interfecit moriens, quam ante vivos aocide-
rat. I, n.
LIBEK RUTH.
I 20 Quibus ait : Ne vocetis me Noëmî, id est palchram,
sed vocate me Mara, id est amaram, quia amaritn-
dine vaide replevit me Omnipotena. IV, 475.
m 41 Noii meluere, sed quidquid dixeris mihi, fociam tibi;
gcil enim omnis populus^ qui habitat intra porus
urbis meœ, mulierem te esse virtutis. I, 380 ; I?,
«94.
45, 47 Et sur«um, expande, inquit, pallium tuuin qno ope-
riris, et tene ulraque manu... Et ait : Ecce sex mo-
dios hordei dédit milii, et ait : No)o vacuam te re-
verti ad socrum tuam. — Exponuntur. m, Î4,
«9, 30.
IV 44 Respondit omnis populus, qui erat in porta, et ma-
jores natu : Nos testes sunius : faciat Dominus banc
mulierem, quae ingreditur in domum tuam, sicut
Rachel et Liam, quae sedificaverunt domam IsraêL..
YJ!,J186.
46 Susceptumque Noëmi puerum posuit in sioa sao, et
nutriciâ ac geruisB fungebatar offido.— Bxponitar.
V, 368.
LIBER I REGUM.
II 3 Noiite muitiplicare loqui sublimia, glorianlea : recé-
dant vêlera de ore vestro : quia Deus scientiaramt
Dominus est, et ipsi pneparantur cogitationes.
I, 93; 11,243; VII, 249.
6 Daminu j inortificat et vivificat, dedocit ad inferos et
reducit.lll, 624; V]I,43.
49 Et tunicam parvam faciebat ei mater sua, quam oflb-
rebat statutis diebus, aacendena cna vîro suo, ut
immoiaret liostiam solemoem. ill, 9, 10.
III 4 Puer autem Sarouel mÎDiairabat Doioiino ooram Heli,
et aeroio Domini erat pretioaua in diebua illia, non
erat viaio manifeata. III, 27.
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9 Et «ii( : Vçpff CKO ; q«iii voçmU ne... loqpiert, Domioe^
qai« «udii servvs tuas. VU, 474.
viit Capat ciUtur. II, 5(15 ; VU. 3.
I Ri non amftMilavenint ftlii illias 1% vlii^ejas ( sed dn^
cUnaveruift posi avariliam. VI, I5d,
ft Dixeraalqoe ei : Ecce tu aenoisti, et filil toi non am«
bttlant in vils tuis... VI, 48d.
7 Dixit autem Dominos ad SaoMielein : Aadi vocem po->
puii in omnibas que loqaontur tibi : non enîm ta
abjeceronti sed me, ne regnem super eos. II, 6S9 ;
VU, 376-
X 3 Cvmqne abieria inde, et ultra traasieris,et veneris ad
quarcom Tliabor, invenient te ibi très vîri ascen»
dentés ad Deum in Bethel... IV, 475.
13 GoACumront itaque et tnlerunt enm inde : stetitqœ
in BMdio popuii, et altior fuit universo popolo ab
boasaroetsarsum. II, 459.
xia 3 LequimnH de me cornm Domino, et ceram Christo
ejus, «tram bovem eajosquam lalerim, aat asi-
nurn... lU, 49.
4 Bt diaeruat ; Non^a» cafamnialas nos, neque oppres»
sisli , neque tiilialt de maâu iUioajus qaippiam.
UI, 10.
KIT 6 Dixit autem lonàthaa ad adotescentem armigerum
soum : Veni, transeamus ad stationem incircumci-
sorum bonim, si forte faciat Dominus pro aobis
quia non eatdl!BeileJ)BfliÉla salvare vel in mattia,
vel in paucis» VU, 23.
45 Bt factum est miraculum in castris per agros... et ac»
cidit quasi miraculum a Deo. VU, S3.
tO Condamavit ergo Saiil, et omnis populus qui erat cum
eo... et ecce versus fuerat gladius uniusci^usque ad
proxîmum suum ; et ecce cmdes magna nimis.
VU, J3.
S3 Bt salvavît Dominus in die iHa Israfil. Vn> Sa.
XV S3 Quoniam quasi peccatum ariolandi est, repugnare]
et quasi sc^ua idoloiatri», nolie acquiescere.
1,411.
xTi 4» 5 P^cificus-ne est ingressus tous ? et ait : Pacificus. «-
Exponuntur. VIu, S60.
7 Et dixit Dominus ad Samuelem : Ne resticias vultum
eJus, neque allitudinem staturas ejus... homo enim
videt ea que parent, Dominoa autem intuetur cor.
n,t4J;VÏ,609.
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CAP. Tsas.
i4 Dizitqae Sftmuel ad Isal : Namquid complet! sunt filii ?
Qui respODdii : Adhuc retiquus est par valus, et
pascit ovet. Ifl, 469,
xvn 44 .BixHqae ad David : Veni ad me, et dabo carnes tuas
volatitibus cœti et bestiis terrao. Y, 560.
45 Dixit autem David ad Phiireths&um : Ta venis ad me
cam gladio^ et huàta et clypeo : ego autem venio
ad te in nomine Domini exercituum » Dei agminuro
Isra^, quibua exprobrasti. V,< 560.
49 Et misît maauin suatn in perain, tulitque unam lapi>
dem, et funda jecit et percussit PhiiisthaBum io
fronte ; et infixus est lapis in fronts ejus, et c«-
cidit in facietn «uam super terram, ~ Exponitur.
Y, 660.
xviii . 4 Et factum est cum complesset loqui ad Safit : aoîma
Jonathœ conglutioata est aninue David, et dîJeiit
eum Jonatbas quasi animam suam. I, 54.
3 Inierunt autem David et Jonatbas fcédus^ diligebat
enimeum quasi animam suam. YUI, 207.
4 6 Omnis autem Israël et J uda diligebat David : ipse eaim
ipgrediebatur et egrediebatur ante eos. — Expo-
* nitur. .11, 685 et seqq.
LIBER II REaUM.
I tt A sanguine interfectorum, ab adipe fortium, sagitta
Jonathas nunquam rediit retrorsum, et gladius
Saûl non est reversus inanîs. Il, 607.
!^ Quomodo ceciderunt fortes in praelioT Jonatbas in
excetsis tuis occisUs est. II, 607.
26 Doleo super te, fraler mi, Jonatha. Mil, 207<
S7 Qùomodo ceciderunt robusti, et perierunt arma bel-
licà?II, 607.
m 28 Qu^id cum audisset David rem jam gestam, ait :
Mundus ego sum, et regnum meuiA, apud Domi-
na m , usque in sempiternum , a sanguine Àbnef ,
filii Ner. II, 160.
3, 34 Plangensque rex et Ingens Âbner, ait : Néquaquaro
ut mori soient ignavi, mortuus est Abner... Sed
sicut soient cadere coram fiiiis iniquilatis, sic
corruisti.— Exponuntur. ÏT, t60; YII, 347.
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m
%m
CAP. VBA8.
VI 6.7.8
vit
XX
1t
«2
t4
I6>48
XXII
xxni
XXIV
Pof tqaam autem venerunl ad aream Nachon , ex-
tendit Oza manum ad arcam Dei . et tenuit eam. ..
iratusque est indignations Domiaus contra Ozam et
percussit eum super temeritate... et vocatum est
nomen loci iliius, percussio Ozae, usque in diem
hanc. —Exponuntiir. VI, 681,582, A8Ï. ^-
Nuntiatuni est régi David quod benedixisset Demi-
nus Obededom, et omnia ejus, propter arcam Dei...
Vil, 302, . :
fit tudam et vilior fiam plus quam factus sum : et ero
huroilis in oculis meis, et ciim anciliis, de quibus
locuta es, gloriosior apparebo. T, 64. ^
Propter verburo tuum , et secundura cor tuum fecisti
omnia magnalia h»c, ita ut notum faceres servo
tuo. VII, 802.
Venerunt itaque et oppugnabant eum in Àbela.
et in Bethmaacha^ et circumdederunt munitionibus
civitatem... ilursumque illa , Sermo inquit, dice-
batur in veteri proverbio : Qui inlerrogant^ inl^rro-
gent in Abela : et sic perGciebant. — Exponantur.
V, 305, a06.
Liberavit me ab inimico meo potentissiâoo et ab his
qui odorant me : quoniam robustiores me erant.
VII, 74.
30-47 In te enim cnrram àccinctus : in Deo meo trani^iliam
rourum... scutum est omnium sperantiuro in se...
salvabis me a contradiction ibus populi mei: custo-
dies me in caput gentiura... et exaitabitur Deus
fortis saltftis me®. — Exponunlur. VII, 74, 72.
Dedisti roibi clypeum salutis tuae : et oiansiietudo tua
mulUpKcavit me. Il, 28.
IScnt Inx anrorse, oriente sole, mane absque nubibus
rutilât, etsicttt pluviis germinat herba.de ^rra.
1, 13.
Dixitque David ad Dominum , eum vidîsset angelum
cœdentem popnlum : Ego sum qui peccavi^ ego inique
egi : isti qui oves sunt, quid feceront T II, 59.
48
36
47
LIBER III RtGUM.
2, 3 Ëgo ingrediar viam universae terrae : confortar et
esto vir ; et observa custodias Domini Dei tui, ut
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IQOl «OHBiM
CAP. VMS.
aAbuleê in viis èjos, hi eustbiKis céredkottiat cg««
et i^rascepta ejns, et jodlcta, ei teBtiinoiiia.».— Bxpo-
frantor. I, 55d, 551, 551.
m S6 B contrario itia dicebal : Nec mihii iiec Ubi ait^ aed di-
vidatur. Vfl, t46.
TV t5 Habitabatque Juda et braei absque timoré iillo» onna-
quisque sub vite saa et sob ficu suo, a Dan oaqoe
ad Bersabee candis diebas Salomonis. II, 25.
V i Nonc autem requiem dédit Dominus Deus mens mihî
per circuitum : et non est satan , neque oocorsw
malus. III, 475.
vm tt Stetit autom Salomon anle altare Dominl in eosspeo-
iu ecclèsie Israël et expandilmanusaoaa incœlom.
IV, UZ.
^5 Si clausum fueril cœlum^ et non pluerit propter pee-
cata eorum , et oranles ia loco isto , pcenitentiam
egerint nomini tuo, el a peccatis suiaconverai fee-
rÎDt propter afilictionem suaaw IV, )13.
36 Exaudi eos in oœlo et dimitte peocata aervorom too-
rgm, et populi tui Israâ... ai da piwiam avper
ierram tuam. IV, SIS.
3S, 39 Si quis cognoverit plagam cordis sui , et eipanderH
manus suas in domo bac, tu esaadies in cœlo in lo-
co babitationis tuœ, et repropiliaberis. Y, f74.
40-43 Ut timeant te cunctis dlebus, quibus vivunl saper fa-
ci ero terrsB, quam dedisti patribus noatris.... tv
exaudies in cœlo, in fîrmamento babitaculi tai...al
discant universi populi terrarua nomen taooi
timere... — Exponuntur. V, 275, 27$.
X 33, 24 llagnificatus est ergo rex Salomoo. super omnesr^gea
terrs... Et universa terra desiderabat voltom Sa-
lomonis. Vlli, 45.
xit 13, 44 Responditque rex populo suo dure, derelicto coDailio
seniorum, quod ei dederani , et locntua est eis aa-
cundum consilium juvenum,., I, 3Q3.
xvui SI Accedens autem Elias ad omnem populnm, ait : Us-
quequo claudicatis in duas partes ? Si Dominos est
Deus, sequimini eum; si autem Baal, sequiminiil-
lum. Et non responditei populus verbum. I, 461.
xiK 3, 4 Timuit ergo Elias, et surgens abiit quocumqoe eum
ferebat vohmtaa... et fwrexit in desertum , vias
unius diei... était: Sufficitmihi, Domine, toile ani*
mam meam ; neque enim melior sum quam patres
mei, IV, 46«.
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LBSR tt MNim* xini
CAP. Tns.
40 AI ilte respondit : Zelo t/b}nin» svm pro Domino Deo
exercitotiin , quia dereliqnaruiit pactum tuam fiiii
brael. — BxpoDÎlQf. IV, 165 «1 seqq.
XXI f9 Nonne vididti humiUatmn Achab ooram met quia bu-
miiiatus est mei causa , non inddcam malum in
diebas ejns. VU, 150.
LIBER IV HEGUM.
IV SO Qui cum tulisset , et duzisset eum ad matrem suam ,
posuii eum illa super genua sua usque ad merkliem
et OMHTtuus est. VU, 630.
V 1*4 4 Naaman princeps régis Syriae erat vir magnus apud
dominum auum... erat aulem vir fortiset dives, sed
leprosus..* descendit, et lavit in Jordaneseptiesjuzta
sermonem servi Dei; et restituta est-caro ejus, si-
cut caro pueri parvnli, et mundatus est. ~ Expo-
nuntur. I, 300, 304.
▼m 49 Noiuit autem Dominus disperdere Judam, propter
David servum suum , sicut promiserat ei , ut
daret }ffl iaoemam » et filiift egus cunctis diebus.
VII, S86.
IX 6 Et surrexit et ingressus est cubiculum : at ille Ai*
dit oleum super caput ejos , et ait : H»c didt Do-
minus Deus Israël : Unxi le regem super populum
Domini Israël. I, 346.
18 Pestînavemnt kaque, et unusquisque tollens pallium
suum posueruttt sub pedibos ejus , in simililudinem
Iribunaiis, et cecinerunt tuba, atquedixerunt : Reg-
navit Jehu. — Exponitur. I, 346.
Mit 45-49 Et ait illî Blisaeus : Offer arcum et sagittas... pone ma-
oum tuam super areum.... Iraïus est vir Dei contra
eum, et ait : Si percussisses quinquies, aut sexties,
sive septies , percussisses Syriam usque ad con-
sumptionera. •— Bxponunlur. VI, 606.
t3 Et misertus est Dominusl eorum et reversus est ad
eos propter pactum suum quod habebat cum Abra-
ham et Isaac et Jacob. VU, 30).
XX 2« 3 Qui convertit faciem suam ad parietem et oravit Do-
minum dicens : Obsecro, Domine, mémento, quuso,
quomodo ambulaverim coram te in veritate, et in
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XXIV LlBSa I PAaAUFOnNÛN.
QAP. VBB8.
corde perfecto, etquod placitam estcoram te fe-
cerim. — Exponuatur. Y» 384.
4 9 Dixit Ezechias ad Isalam : Bonus aermo Domini, quem
iocutus ea : ail paz et veritas in diebtia nueis.
V, 38Î. .
XXIII 7 Destruxit quoque œdiculas eSeminatoniin, qus orant
in domo Domini, pro quibus mulieres texebani qua-
si domunculas luci. — Exponilur. III, 484.
22, 23 Nec enim factum est phase taie a diebus Judicum....
Sicut in oclavo decimo anno régis Josi» factuni est
Phase istud Domino in Jérusalem. 111, 484.
36, 37 Viginti quinque annorum erat Joakim cum regnare
cœpissel : et undecim annis regnavil in Jerasalem...
et fecit malum coram Domino. IV, 404.
XXIV 48, 49 Vigesimum et primum annum setatis habebatSede-
cias cum regDare cœpisset, et undecim annis rogna-
* vit in Jérusalem... et fecit malum ooram Domino,
JHxta omnia qu» fecerat Joakim. IV, 104.
UBER I PARALIPOMEirON.
XV 2 TUDC dixit David : lllicitum est ut a quocumque porte-
tur arca Dei nisi a Levitis, quos elegit Domious ad
portandum eam. VI, 583.
12 Et dixit ad eos : Vos qui estis principes faniliaram
Leviticarum , sanctiffcaroini cum fratribus vestris ,
et afferle arcam Domini Dei Israël ad locum qui ei
praeparatus est. YI, 583.
43 Ne uta principio, quia non eratis prseisenles, per*»
cussit nos Dominus : sic et nunc fiât, illicitum quid
nobis agentibus. — Bxponitur, YI, 582, 583.
XVI 44 Quserite Dominum et virtulem ejus, quaerite faciem
ejus semper. — Bxponitur. YHI, 408, 469.
22 Nolite tangere christos m^s ; et in prophétie nieis
nolite roalignari. IV, 587.
XXIV 5-18 Divisit utrasque inler se famili9s sortibus... VIII, 30.
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UBER U J^AKAfJlKMilBNON. ^X.V
UBER II PARALIPOMENON.
CAP. TBR8.
VII 43, 44 Si claadero cœlum, et pluvia non fluxerit, e^ ma^r:
davero et prœcepero locust», utdevoret torram...^
conversas autem populus meus, super quos invo-
catum est nomen meum, deprecalps fuorit... ego
exaudiam de çœlo, et propitius ero peccatis eorum,
et sanabo terram eorum. IV, SU.
XIV t Fecit autem Aza quod booum et placitum erat in
conspectu Dei sui,et subyertit altaria peregrini
cultus,etexceisa. y, 320.
6 JSdificavit quoqoe urbes munitas in Juda, quia quie-
tus erat, et nulla temporibus ejus bella surrexerant,
pacem Domiao iargiente^ V, 320.
7 Dixit autem Judœ : ^dificemus civitateri istas,et val-
iemus mûris.:, eo quod quaBsierimus Dominum
Deum patrum ooetrorum, et dederit nobis pacem
per gyrum. V, 320.
44 Et invocavit Dominum Deum, et ait : Domine, non
est apud te ulla distantia, utrum în paucis auxi-
lieris, aùt in pluribus... Domine, Deus noFter es,
non prœvaieat contra te homo. 1, 99 ; VII, 43, Si.
4 2, 43 Bxterruit itaque Dominus iËtbiopes coram Aza et
Juda : fiigeruntque ^thiopes; et perseruius est
eo8 Asa, et populus qui cum eoerat... VII, 24.
XVII 6 Cumque sumpsisset cor ojus aodacia propter \ias
Dortini, etiam excelsa et lucos de Jada abstulit* •
111,393.
7, 9 Tertio aotem anno regni sui, misit de principibussuis...
ut docerent inctvitatibus Juda...circuibant cunctas
orbes Juda, a (que eradiebant populum. III, 393.
iO Atqoe factus est pavor Demi ni super omnia régna
terrarum, qu® erant per gyrum 'Juda, nec aude-
bant beiiare contra Josaphal. III, 393.
XX 42 Deus noster, ergo non judicabis eosT Sed cum igno-
remus quid agere debeamus, hoc sohim habemus
residui ut oculos nostros. dirigamus ad te. -^ Expo-
nitur. V, 483 ; VII, 536.
X jLiLVt 24 El corapleretur sermo Domini ex ore Jeremiœ, et c«~
lebrafet terra sabbala sua : cunctis enim diobus
desolationis egit sabbatum, usque dum comple-
rentur septuagrnta anni. III, 357, 588.
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j»fi vaisà t ubmM.
UBER I B8D1LB.
cXP. Vftfts.
1 5 Et surrexernnt principes patrum de Joda et Beo-
jamiD, et sacerdotes el Levilsb, et omois cajiis
Deus suscttavit spiritam, ut ascenderent ad «difi-
canduih templum Domini, quod erat in Jérusalem.
V, 5J«.
6 Univers! qdi erant in circaitù adjuverunt manas
eoram in vasis argenteis et anreis, in sabstantia
et jumentis. .. V, 526.
iri 41 Bt concinei}ant in hymnis, et confessione Domino :
Qaoniam bonus, quoniam in sternum miaerieordia
ejus saper Israël, lit, t4.
LIBER II B8DBJE.
Il SO Et reddidi eis sermonem, dixique ad eos : Dems cœli
ipae nos javat, et nos ejus servi svmus : anrgamos
et edificemus. III, 3S6«
•IX S Et separatam est semen fiiiorum Israël ab oaini filio
aiienigena, et steterunt et confiiebantar peocatt
sua et iniquitates patrum suomm. lU, 404.
3 Et consurrexerunt ad standum : et legierimt in vola-
mine legis Domini Dei sui, quater ia die, et quater
confitebantur, et adorabant Dominara Deoia saum.
m, 40i.
xiu 9 PrsDcepilque et^amundaverunt gazopbylacia, et retoli
ibi vasa domus Dei.— Exponitar. III, 384, 385.
44 Et egi causam adversus magistratus, et dixi : Qoare
dereliquimus domum Dei T I, 644.
45, 49 In diebus illis vidi in Juda calcantes torcularia
in sabbaio, portantes acervos et onerantea s^r
asinos vinum... et de paeris meis constitui super
portas ut nullus inferrel onus in die sabbatî. 1, 614 ;
l^ 111,357.
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5 Deniqoe coin iront Offlnes ad ▼itutog aareoBt qiiotf
iMerat Jeroboiia ret Ismël, hic solus fagiebat
consortia omnium. I, 307.
€ Sêd pergebai in Jerasatem ad iemplom Domîni, et
Ibi adorabat Dominnm Deom laraèlt omnia priroi-
tiva 8oa^ et décimas raan Adelilèf dflferens. I,
307.
SO BsurienteB alebat, riadiaqoe vestldienta prœbebat, et
mortuift atqoe occists aâpulturam «oiliciiiu exbi-
bebat. II, 645.
4*6 Poat bncvero, cnm essel dies festus... memorans
îllum sermonem qoem dixit Dôminus, per Amos
prophelam : Dies festi vestri convertentur inlamen*
tationem et îuctum.— Bxponuntur. Y, 48S, 433.
SO Non est onim in bominis potestate consiliam tom. V,
486.
t4 Hoc aulem pro certo habel omnis qui te colit qnod
vita ejust si in probatione fuerit, coronabitur ; si
aotem in tribulatione fuerit, liberabitur. Y, 486.
tt Non enim delectaris in perditionibus nostris : quia
post tempestatem tranquillum facis. Y, 486.
S-4 Dixitqae ei : Audi, fili mi, verba oris mei, et ea in
corde tuo, quasi fundamentum construe.». memor
enim esse debes, qus et qaanta pericu]a passa sit
propter te in utero suo. Y, 300 ; YII, 634.
9 Si multum tibi fuerit, abundanter tribue : si exiguum
tibi feerît, etiam exiguum libenter impertiri stode.
Il, 463.
41 Quoniam eleemosyna ab omni peoeato et a morte
libérât, et non patielar anifliam ke in tenebras.
Y, 384, 385.
4t Fiducia magna erit coram summo Deo eleemosyna
omnibus facientibus earo. lY, 385, 387.
47 Panem tuura cum esurientibus et egemis oomede, de
vestimentis tuis nudos tege. H, 490.
49 Et Tobias respondit : Bx magno génère es tu. III, 4 S3.
4 Fiebat igitur mater ejus irremediabiiibus lacrymis,
atqae dicebat : Heu^ beo me, fili mi, ut quid te
misimus peregrinari... spem |>osterilatis nostrœ.
1,407.
5 Omnia slmul in te uno habentes, te non debuimus
dimittere a nobis. Y, 430 ; Yll, 641.
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CAP. VBRS.
9 Gui Tobias ait : Mgp RŒvi/ quia pater meus et mater
mea modo dies computant, et craciatur apiritos
eorum in ipsis. III, 534. * * *"
XII 7 Eteaim aacramentuai regia absooodere bonum est :i
opéra auiem Dei revelare et eon^ri honorificam
est. I, 434.
5 Booa est oratio. eum jejunio, et eleemo$(rna magi^
quam (heaauros auri recondere. IV, 3ftî ; VIII. 6.
9 Quooiam eleemoayoa a morte 4iberat, et ipsa est quae
purgat peccata, et fecit iovenira misericordiafr. et
vitam aeternam. IV, 3$4, 385.
XIII 4, âO Canticuro Tobiœ citatur. Il, 493 ; V, S09, 487.
6 Ipse castigavit nos propter iniquiiales oostras : et
ipae aatvabit nos propter raisericordiam "siiam. Y]|«
304.
LIBER JUDITH.
I 4-lî Tanc exaltatum est resrnum Nabuchodonosor, et cor
ejus exallalum est. V, 401. ^
II 4-6 Anno décima tertio Nabuchodonosor régis... dizitqup
cogitationem suam in eo esse, ut oipnem terrain
suo subju^ret imperio... V, 404.
in 4-43 Tune miserunt legaios suos... Tum descendit de
montibus cunTequitibus in virtute magna... V, 404.
IV 2-46 Tremor et honor invasit sensiis eorum... Sacerdos
etiam Eliachim scHpsit ad universosqui erant con-
tra Esdrelon.— Exponuntur. V, 40t.
V 4-29 Et non fuit qui insultaret populo isti, nisi quando
recessit a cuitu Domini Dei sui. — Exponuntur. I.
I», 316; V, 103.
VII 6-23 iËquo animo estote, fralres, et ezpectemus a Domino
tnîsericordiam. — Eipoiiutiiur. V 111,^55 et seqq.
264 ; V, 403.
vtii 44 Et qui eitis vos, qui tentatis Dominum t VI, €105.
42 Non est iste serrao, qui misericordiam provocet, sed
potius qui iram excitet, et furorem accendat. VI.
606.
43 Posuistis vos tempus misera tionis Domini, et in arbi-
trium vestrum diem CMistituiatis ei. VI, 605.
44 Sed quia patiens Dominus est, in hoc ipso pœnitea-
mus, et indulgent iam ejus fasis l^crymis postu-
lem«s. IV, 446.
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LiMii Eranm. xm
TBRS.
46- Et idéo botnitîemus illi animas nostras. YIII^ S55,
10 Bxspectemas humiles consoiationem ejus,6t exquiret
sanguinem nostrum de afiflictionibus inimicorum
noBlrorom. IV^ 44tî ; Vlfl, «55, 264.
29 NuDC ergo ora pro-nobisquoniam malier sancta es et
timens Deum. — Exponitur. Vil, 286, 387.
48 ' Dixeruntque ad eum satellites ejus : Quis contemnat
populum Hebraeorum , qui tam décoras mulieres
babent, ut npo pro hi^ roerito pugnare contra eos
debeamus ? V, 270.
n Dixlt Judith : Laudale Dominum Deum nostrum, qui
non deseruit sperantes in se. VII, 485.
Canlicum Judith citatur. I, H^ 42.
23 Porro Judith, universa vasa bellica Holofernis, qu»
dédit illi populus et conopeum, quod ipsa sustulerat
de cubili illius obtulit in anathema oblivionis. VII^
. 336.
LIBEIV ESTHER.
4 Noctem illam duxit rex insomnem, jussitque sibi af-
ferri historias et annales priorum temporum;
VIH, 248.
9 Et primus de regiis principibos ac tyrannis teneat
equum ejus, et per plateam civitatis clamet, et
dicat : Sic honorabitur qnemcumque voluerit rex
honorare. V, 494.
9 Conturbataque est gens justorum timentium mala
saa, et praeperata ad mortem. V, 8.
40 Clamaverantque ad Deum : et illis vociferantibus,
Ibns parvus crevit in fiuvium maximum, et in
aqaas plurimas redundavit. III, 27.
9 Et dîxit : Domine, Domine rex omnipotens, in di-
tiooe enim tua cuncta sunt posita, et non est qui
posait tuie volnnlati resislerê, si decreveris salvare
I raëLVIII, 3.
47 Exaudi deprecationem meam et propitius esto sorti et
funicalu too, et converte luctum nostrum in gau-« -
' dîum, ut viyentes landemus nomen tuum , Domine,
- • 61 ne daudas ora te canenttnm. f, 36«
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CAP. rwMê.
xvf 3 Bt deproc^katur 0oinînuoi Decim braë!» diMai : fto-
mine mi, qui rex nostor es soluf, adjava me soliti-
riam, et CQjtia pra^t^r te nuttua est «SLiliaior aliw.
— Bxponitur. VU, 645»
X? 3 Et tu invoca Domiavaoi et loqyere régi pro iiobtt,ei
iil^a DOS de mort?» YI, 9, 460i
LIBER JOB.
I 8 Curoqae in orbem iraBsiiiettl dîea eonmii» i
ad eos Job, et sanctificabal illoe,
diiuculo offerebal holocauata pro siogulis. Dioebat
enim : Ne forte peccaverint ûlii mei, et benedize-
rint Deo in cordibus suis... III, S76.
7 Cui dixit Dominus : Uode venis T Qui respondeos, ait :
Gircuivi terram, et perambuiavi eam. I, 94.
Si Nudus egressus sum de utero malris mes, et oiidas
revertar Uiuc. VIII, 906, 907.
99 In omnibus his non peccavit labiis suis, neqœ atiil-
tum quid contra Deum locutus est, VIU, 9d6.
II 40 Qui ait ad illam : Quasi una de stultis malieribiis lo-
cuta es ; si booa suacepimus de manu Del. mala
quare non suscipiamus T IV, 305«
lit 6 Noctem illam tenebrosus turba poaaideat, non oom-
putetur in diebus aoni, nec nnpefff tnr in meimibiis.
V, 509.
3 Maledicant ei qui maledicuiit diei, qiii parati sont avs-
citare Leviathan. Y, 909.
IV 3 Ecœ docuisti multos* et manus laaaas roboraatî.
YU,346.
4 Yacillaotes conÛfSMverttoi sermonis lui, el gemia
trementia confortasti. YI)» 346^
43^ 19 Bcce qui serviunt ei, non sunt stahiiea, et in angelis
suis reperit priivitaiM^m ; quanto magis bl qui ha-
bitant domo9» luteas^ qui ifrreniiffl bubent funda-
meotum, consumeatur velut'a tiMat UI, 8t.
vu 4 Hiiitia est vita bominis super terram : et sicat dîes
mercenarii, dies ejus. -* Esponitar. I, 68, 930;
II. 587.
IX 4 Sapiens corde est, et fortis robore; qois reatilit ei,
et pacem babait ? Y, 397.
XII 94, 95 Qui immutai cor priacipHOA pop«li terre, et dedpit
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GAP. VBftS.
(^ Dt frostra încedant per ianmm : palpabuoi
qufisi in tenebris, et non in luce, et errare eet fii-
ciet quasi ebrios. VU, 5iS; VlU, 467.
xui 7 Numquid Deug indiget veatro meadacio, ut pro illo
loquamini doloa T II, S07.
xiT 4 Homo natus de muliere, brevi vivena tempore, reple-
tur multis miseriis. YIU, 243.
I Qui quasi flos egreditur et conteritur, et fugit velut
umbra. YIII, ftS.
3 Et dignum ducis super hujusce modi aperlre ocaloa
tuos, et adducere eum tecum in judicium T^ Ei^po-
nitur. YIII, Ut et seqq.
XVI 45 Gottcidit me vulnere super vulnus, circuit in o^e
quasi gigas. V. 509.
xvu 46 In profundisaimum infernum descendent omnta mea :
putasne saltem ibi erit requies mihit Y, 159.
XX 41 Ossa ejus implebuntur vitii^ adolescentias suas, et
cum eo in puivere dormient. I« 470.
XXI 44 Qui dixerunt Dec : Recède a nobis, et scientiam via-
rum tuarum nolumus. — Exponilur. 1, 36, &&, 96,
439; II, 6î8;YII,5;yiII, 467.
XXII 45 Numquid semitam seculorum custodire cupis,quam
calcaverunt viri iniqui ? Y, 333.
46 Qui subiati sunl ante tempus suum, et fluvius sub-
vertit fundamentum eoruro. Y, 333.
47 Qui dicebant Dec : Recède a nobis : et quasi nibil
posset facere omnipotens, œstimabaiil eum. Y, 334.
48 Cum ille implesset domos eorum bonis : quorum sen-
tentia procul sit a me. Y, 334.
SO Nonne succisa est erectio eorum, et reliquias eorum
devoravit ignist Y, 334.
24 Acquiesce igitur ei, et babeto pacem , et per hœc ha-
bebis fructus optimos. Y, 334.
xxiT 47 Si subito apparuerit aurora, arbitriyitur umbram
mortis ; et sic in tenebris quasi in luce ambulant.
1,433.
xxTiif 4, t Habet argentum venarum suarum principia : et auro
locus est> in quo conflatur, ferrum de terra tolli-
Uir : et iapsis soiutus calore, in »s vertitur. YII,
457, 458.
24 Ipâe enim fines mundi intuetur ; et omnia quœ sub
çœlo sunt, respicit. Y, 67.
XXIX % Quis mihi tribuat, ut sim juxta menses pristinos ,
secundum dies quibus Deus custodiebat me t YI,
545.
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MXU
UBËR JOB.
CAP.
VBES.
i
8
41
43
48
XXX
4, t
XXXI
4
Î3
XXXII
47
48
XXXIY
29
30
XXXVl
5
6
26
XXXVil
1 44
43
35
37
XL
4
5
Sicut fui in diebus adolescentise meae, qnando secreU)
Deus eral in tabernaculo meo ? I, SiO ; YI, 545.
Tidebant me juvenes, et abscondebanlur : et aenes
assurgentes stabant. 1, 475.
Âuris audiens beatificabat me, et ocuius videos tœ-
timonium reddebat mihi. VI, S43.
Benedictio perituri super me veniebat, et cor vidos
cûDSolatus sum. I, 4^5.
Dicebamque : In nidulo meo moriar, et sicat palma
multipiicabo dies. Vf, 545.
Nunc autero dérident me juniores... quoraai virtns
manuum mihi erat pro nibilo. VIII, 64.
Pepigi fœdus cum oculis meis , ut ne cogitarera
quidem de virgine. I, 477.
Semper enim quasi tumentes super me fiactus limai
Deum. IV, 386.
Respondebo et ego partem meam, et oBtendam
scientiam meam. V, 32.
Plenus sum enim sermonibus, t^i coarctat me spiritis
uleri mei. II, 47 ; lU, 434 ; V, 32 ; VII, 416.
Ipso enim concedenle pacem,quis est quicondemnett
V, 348.
Qui regnare facit hominero hypocritam propter pec-
' cata populi. I, 155.
Dens potentes non objicit , cum et ipse sît potens.
I, 456.
Sed non salvat impios, et judicium pauperi tribait.
I, 456.
Ecce, Deus magnus vincens scientiam nostram, na-
merus annorum ejus inaestimabilis. V, 66.
Et dixi : Usque hue venies, et non procèdes amplios,
et hic confringet tumentes fluctus sucs. I, 4S4 ;
V, 598.
Et tenuisti concutiens estrema terrae, et excnssisti
irapiosex ea?I, 88.
Numquid milles fulgura, et ibunt ; et reverteniia di-
cent tibi r Adsumus ? I, 33 ; II, 243.
Quis enarrabit cœlorum rationem, et concentum coeli
quis dormire faciet. I, 654.
Et si habes brachium sicut Deus, et si voce simili
tona8rVn,54 4.
Gircumda tibi decorem, et in sublime erigere, et esto
gloriosus, et speciosis induere vestibos. Vit» 54I>^. i
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P8ALMI. XlXin
LIBER PSALMORUM.
VERS.
4 Beatus vir, qui non abiit in consilio împioruro, et in
via peccatorum non stetit, et in cathedra peslilen-
ti» non sedit. — Exponilur. V, 201 ; VII, 97.
4 Non sic Inipii, non sic ; sed tanquam pulvis quem pro-
jicit ventus a facie terrsa. — Exponitur. VII, 540,
544.
6 Quoniam novit Dominus viam jastorum; et iter im-
piorum peribit. — Exponitur. VII, 541.
2 Adstiterunt re^es terras , et principes convenerunt in
unum adversus Dominum et adversus Ghristum
ejus. II, 6il8; m, 515; V, 174; VII, 538.
3 Dirumpamus vincula eorum ; et projiciamus a nobis
jugum ipsorum. II, 618 ; III, 545»
4 Qui habitat in cœlis irridebit eos, et Dominus subsan-
nabiteos. — Exponitur. III, 467; VII, 538.
5 Tune loquetur ad eos ira sua , et in furore suo con-
turbabit eos. — Exponitur. V, 74; VII, 539.
6 Ego auiem consiitutus sura rex ab eo super Sion mon-
tem sanctum ejus, praedicans prseceptum ejus.
VU, 538.
7 Dominus dixit ad me : Filius meus es tu, ego bodie
genui te. VU, 538 ; VIII, 243.
8 Postula a me et dabo tibi hereditatem tuam^ et pos-
st'ssionem luam. termines terrae. — Exponitur. III,
467, 51 3; IV, 588; VII, 538.
9 Reges eos in virga t'errea, et tanquam va^ figuli con-
fringes eos. — Exponitur. VII. 539, 540.
40 Et nunc reges intelligite ; erudimini qui judicatis ter-
ram. I, 556.
12 Apprehendite disciplinam, nequando irascatur Domi-
nus, etpereatis de via justa. VII, 541.
8 Ego autem in multitudine misericordias tuae ; adorabo
ad templum sanctum tuum in timoré tuo. 1, 80.
40 Gonsumetur nequitia peccatorum , et diriges justum,
scrutans corda et renés Deus. I, 603; V, 457.
42 Deus judex justus , et patiens, numquid irascitur per
singulosdies? V, 459.
16 Lacum apcruit, et effodit eum : et incidit in foveam,
quam fecit. l, 6H6.
3 Ex ore infantium et lactentium perfecisti laudem
propter inimicos tuos, ut destruas inimicum et
ultorem.1, 549; VI, 358.
T. VIII. 3*
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XXXIV PSALMI.
PSAL. VB&S.
5 Quid est homo, quod memor esejus? autfîlius bominis.
quoniam reputas eum? — Exponitur. VIII, ?4S,
243.
7 Et coDstituisti eum super opéra roanuum tuaruro. I,
3Î5.
8 Omnia subjecisti sub pedibus ejus , oves et bo\ es
universas. 1, 335.
IX 7 Inimici defecerunt frameœ in fioem ; et ci vitales
eorum deslruxisti; periit memoria eorum eum
sonilu. V, 494.
40 Et factus est Domiiius refugium pauperi : adjutor
in opportunitatibus, in tribulatione. I, 309; Ul.
467.
20 £xurge,Deus, non conforletur homo : judicentur
génies in conspectu tuo. VU, 402.
24 Constitue, Domine, legislatorem super eos ; ut sciant
gentes, qucm.am homines sunt. VII, 402. .
X 4 Quoniam quœ perfecisti , destruxerunt , justus autem
quid feril? V, 536 ; VII, 324.
XI 2 Salvum me fac, Domine^ quoniam defecit sanctuî^.
quoniam diminutae sunt veritates a Biiis hominuni.
III, 259, 678.
9 In circuitu impii ambulant : secundum altitudinem
tuam multiplicasti fîlios liominum. I, 477 ; V, 78 ;
VII, 542.
XII 4 Usquequo, Domine, oblivisceris me in finem?u«quequo
a\erlis fiiciem tuam a me? V, 74.
XIII 4 Dixitinsipiens in corde suo : Non est Deus. I, 655; V,
50, 57.
3 Omnes declina\erunt , simu) inutiles facti sunt : non
est qui faciat bonum^ non est usque ad unuai. Y,
203.
XV 2 Dixit Domino : Deus meus es tu , quoniam bonorum
mcorum non eges. V, 68, 87.
6 Funes ceciderunt mihi in praeclaris; elenim hérédités
mea praeciara est mihi. IV, 249, 504.
XVI 4 Ut non ioqualur os meum opéra hominum : propler
verba labiorum luorum, ego custodivi vias duras.
VII, 392.
XVII 9 Ascendit fumus in ira ejus : et ignis a facte ejus
exarsit : carbones succensi sunt abeo. VII, 485.
4 4 Et intonuit de cœlo Dominus , et Âltissimus di^iit
vocem suam. I, 459. '
32 Quoniam quis Deus prseter Dominum , aut quis Deus
praeter Deuin nostrum ? VU, 72.
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PSALMf. XXIV
PSAL. VERS.
xviii 4 Gœli enarrant gloriam Dei , et opéra manuum ejus
annuDtiat firmamentum. I, 654 ; YI, 64.
8 Dies diei éructât verbum, et nox nocti indicat scien-
tiam. YI, 64.
3 NoD suot ioquelae , neque sermones ; quorum non
audiantur voces eorum. YI, 64.
4 In omnem (erram exivit sonus eorum , et in 6nes
orbis terrs verba eorum. YI, 64.
9 Justiti» Domini recUe, iœtificantes corda. YII, 444.
4 0 <rimor Domini sanctus, permanens in sijeculum saBCuli :
judicia Domini justificata in semetipsa. YII, 444,
349.
XX 4 Domine^ in virtute tua Iselabitur rex, et super salutare
tuum exultabit vehementer. — Exponitur. V ,
483.
4 Quoniam prœvenisti eum in benedictionibus, dolce-
dinis ; posuisli in capite ejus coronam de lapide
pretioso. ~ Exponitur. Y, S80.
XXI 4 0 Quoniam tu es, qui extraxisti me de ventre ; spes mea
ab uberibus matris meœ. I, 4 04.
44 In te projectus sum ex utero : de ventre matris me»
Deus meus es tu. I, 104.
23 Narrébo nomen tuum fratribus meia : in medio eccle-
si» laudabo te. Y, 90.
28 Reminiscenlur, et convertentur ad Dominum universi
fines terrae, et adorabunt in conspectu ejus univers»
familisegentium. Y, 475.
3t Annuntiabitur Domino generatio ventura; et annun-
tiabunt cœli justitiam ejus populo qui nascetur,
quem fecit Dominus. I, 462.
XXIV 4 Confundantur omnes iniqua agentes supervacue : vias
tuas, Domine, demonstra mihi, et semitas tuas
edoce me. I, 337.
7 Secundum misericordiam tuam mémento mei tu :
propter bonitatem tuam, Domine. VII, 304.
45 Oculi mei semper ad Dominum : quoniam ipse evellet
deJaqueo pedes meos. V, 449.
46 Respice in me, et miserere mei : quia unicus et pau-
per sum ego. Y, 449.
XXV 5 Odivi ecclesiam malignantîum : et cum impiis non
sedebo. YII, 205.
6 Lavabo inter innocentes manus meas ; et circumdabo
ttilare tuum. Domine. \, 27.
8 Domine, dilexi decorem domus tuœ^ et locum habita-
tionis gloriœ tus. ^ Exponitur. I, 105; III, 8.
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xxxvi
PSALMI.
PS AL.
XXVI
XXVII
XXIZ
XXX
XXXI
XXXIII
XXXIV
XXXV
XXXVI
XXXVII
VERS.
40
44
40
3
6
40
48
49
40
43
25
9
10
48
XXXVItl
6
Ne perdas cum impiis, Deus, animam meam, et cam
viris sangainum vitam meam. III, 9.
In quorum maDibas iniquitates sunt; dextera eorum
replète est muneribus. III, 9.
Ëxpecta Dominum, viriliter âge : et coofortetur cor
luum, et sustine Dominum. V, 488.
Qai loquuntur pacem cum proximo suo, maia autero
ia cordibus eorum. V, 828.
Ad vesperum deniorabitur fletus, et ad matutinum
lœtitia. 1, 43.
Que utilitad in sanguine meo , dum descende in cor-
ruptionem? VII, 446.
Accolera ut eruas me. VIII, 253.
Pro hacorabit ad leomnissanctus, in tempère oppor-
tune.— Expunitur. VI, 603.
Benedicam Dominum in omni tempore ; semper laos
ejus in ore nieo. V, 77.
In Domino laudabitur anima mea; audiant maosueli,
et IdBtentur. — Exponitur. VU, 490.
Omnia ossa mea dicent : Domine, quis similis tibi?—
Exponitur. I, 475.
Gonfuebor tibi in ecclesia magna, in populo gravi
iaudabo te. V, 90.
Qui oderunt me giatis, et annuunt oculis. VU, 453.
Quoniam apud te est fons vitœ : et in lumine tuo vi-
debimus lumen. V, 444.
Ibi ceciderunt qui operantur iniquitatem : expuisi
sunl, nec potuerunt stare. I, 344 ; VII, 404.
Junior fui, etenim senui et non vidî justum derelictum,
nec semen ejus quœrens panem. I, 4 73 ; V , 464 ;
VI, 384.
Miser factas sum et curvatus sum usque in finem ; tota
die contristatus ingrediebar. VI, 4 43.
Affliclus sum, et humiiiatus sum nimis : rugiebam a
gemitu cordis mei. VI, 443.
Domine, aate te omae desiderium roeum; et gemitus
meus a te non est absconditus. VI, 444.
Quoniam ego in flagella paratus sum; et dolor oneus in
conspectu meo semper. Vil, 633.
Concaluitcur meum intra me : et in meditatione mea
exardescet ignis. VII, 449.
Ecce meiisurabiles posuisti dies meos , et substaniia
mea tanquam niliilum ante te; verumtamen uni-
\ersa vauitas, omnis homo vivons. — Exponitur.
V, 459, 460.
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PSAIU. XXXVU
PSAL. VBRS.
7 Yeromtamen in imagine pertransit bomo, sed et
fhiatra contorbatur. V, 439.
44 Remitte mibi, ut réfrigérer priusquam abeam, et.
amplius non ero. V, 459.
xxxix 4-4 Expectans expectavi Dominum, et iotendit mibi... et
immisit in os meum canticum novum. VIII,
3, «59.
43 MuIliplicatsB sant super capillos capitis mei : et cor
meum dereliquit me. Yl, 643.
48 Ego autem mendicus sum , et pauper : Dominus sol-
licitusest mei. 1IL648.
XL S Beatus qui inteiligit super egenum et pauperem : in
die maia liberabit eum Dominus. III, 189; lY,
386.
40 Etenim homo pncis wote^ in quo speravi : qui edebat
panes meos, magnificavit super me supplantalio-
nem. V, tU.
XLi 8 Abys8us abypsum invocat, in voce caractaruro tua-
rum. Omnia excelsa tua et fluctus tui super me
transierunt. Y, 597 ; YIII, 203.
XLii 4 Et introibo ad altare Dei : ad Deum qui laetificat
juventutem meam. Y, Î7.
XLI1I 5 Tu es ipse rex meus et Deus meus : qui mandas
salutes Jacob. Y, 284.
23 Bxurge^ quare obdormis , Domine? Exurge, et ne
repellas in 6nem. VIII, 9.
XLiv 4 Eructavit cor meum verbum bonum : dico ego opéra
mea régi. Y, 258.
3 Speciosus forma prae filiis hominum , diffusa est
gratia in labiis tuis , propterea benedixit te Deus
in SBternum. HT, 664 ; VI, 83.
5 Specie tua et puichritudine tua intende ; prospère pro
cède et régna. II, 274 ; III, 552, 553; VI, 83.
7 Sedes tua Deus in sœculum sœculi , virga directionis
virga regni tui. VI, 83,
8 Dilexiftti justitiam , et odisti iniquitatem; propterea
unxit te Deus Deus tuus oieo Istitiœ pr» consor-
tibus tuis. Y, 430.
40 Filiae regum in honore tuo. Astitit regina a dextris
tuis in vestitu deaurato ; circumdata varietate. VU,
414.
44 Audi filia et vide, et inclina aurem tuam, et oblivis-
rere popuium tuum, et domum patris tui. VI,
543.
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XXXVm P8ALM1.
P5AL. VERS.
44 Omnis gioria ejus filiœ régis ab inU», in fimbriis
aureis. III, 388 ; IV, 460 ; VIL 534.
xuv 45 Adducentur régi virgines posl eatu : proxim» ejas aSé-
rentur tibi. III, 495.
47, 48 Pro palribus tuis nati sunt tibi fiiti : consUtues eos
principes super omnecn terram; memores erunt no*
minis lui in omni generatione et generationem. —
Ëxponunlur. I, 406; VI, 543.
XLV 5 Fluminis impetus lœtificat civitatem Dei : sanclifica-
vit tabernaculum suum Altissimus. TU, 7.
7 GoDturbatae sunl génies, et inclinata sunt r^na; de-
dit vocem suam, niota est terra. V, 332.
44 Vacale et videte, quoniam ego sum Deus : esaltabor
in gentibus^ et exaltabor in terra. VII, 404.
XLMi 9 Sicut audivimus, sic vidimus in civitate Domini vir-
tulum, in civitate Dei nostri; Deus fundavil eam in
SBternum. I, 439.
XL vin 43 £t homo cum in honore esset, non intellexit : coni-
paratus est jumentis insipientibus et similis factus
est illis. U, 397 ; III, 492 ; V, 92, 455.
44 Haecvia illorum scandalum ipsis : et postea in ore suo
complacebunt. V, 92.
xLix 3 Ignis in conspectu ejus exardescet : et in circuitu
ejus tempestas valida. I, 236.
4 Advocabit cœlum desursum : et terram discernere
populum suum. Vlil, 225.
4 2 Si esuriero non dicam tibi : meus estenim orbîs terras,
et plénitude ejus. V, 528.
47*-22 Tu vero odisti disciplinam : et projecisti sermoneâ
meos retrorsum. Haec fecisti, et tacui. Existimasti
inique quod ero tui similis... intelligitehsecqui obli-
viscimini Deum, nequando rapiat, et non sii qui
eripiat. — Exponuntur. Vil, 344, 342, 384.
L 4,2 Miserere mei , secundum magnam misericordiam
tuam : et secundum multitudinem miserationum
tuarum, dele iniquilatem meam. 1, 448, 489;
VI, 45.
4 Amplius lava me ab iniquitate mea. VllI, 246.
5 Quoniam iniquitatem meam ego cognosco^ et peccaturo
meum contra me est semper. VI, 43 ; VIII, 246.
6 Tibi soli peccavi, et malum coram te feci. I, 404 ; IV.
55; V, 494 ; VI, 44.
7 Ëcce enim in iniquitatibus conceptus sum : et in pec-
catis concepit ma mater mea. VI, 44.
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PSALU. XXXIT
PSAL. VBES.
9 Asperges me hyssopo , et mundabor ; lavabis me et
super nivem dealbabbr. VI, 45.
I.IV 6 Et contexerunt me tenebrae. VIII, 426.
7 Et dixi : Qais dabit mihi pennas sicut columbsB, et
volabo et requiescam ? II, 493.
8 Ecce eloDgavi fugieas, et mansi in soiiiudine. V, 379.
9 Expectabam eum qui salvum me fecit a pusilianimitate
spirilus, el tempestate. II, 4%3.
10 Pra^ci pi ta, Domine, divide linguas eorum. YIII, 253.
Lvii 5 Furor illis secundum simititudinem serpentis : sicut
aspidis surdœ et obturantis aures suas. III^ 399.
Lix 4 Deu3 repulisti nos et destruxisti nos : iratus es et mi-
serlus es nobis. YII, 9S.
43 Da nobis auxilium de iribuiatione : quia vana saius
hominis. YII, 93 ; VIII, 44.
44 In Deo fiiciemus virtutem, el ipse ad nihilum deduct t
tribulantes nos. YII, 93.
Lxi 43 El tibi Domine niisericordia : quia tu reddes unicui-
que juxla opéra sua. Y, 459.
Lxii 4S Rex vero laetabilur in Deo, laudabuntur omnes qui
jurant in eo : quia obslructum est os loquentium
iniqua. II, 239.
Lxiv 4 Te decel hymnus Deus inSion, et tibi reddetur vo-
tum in Jérusalem. V, 90.
40 Yisitasti terram etinebriasti eam : multiplicasli locu-
plelare eam : flumen Dei repletum est aqais, parasti
cibum illorum. lY, 240.
44 Rivos ejus inebria, mulliplica genimina ejus. lY, 210.
12, 44 Benedice^ coron» anni benignitatis tuœ : et campi
tui replebunlur ubertate. Pinguosceot speciosa de>
serti., induli sunt arielos ovium, et valles abunda-
bunt frumento : clamabunt , etenim hymnum di-
cent.-Exponuntur. 1 , 430 ; V, 277; YI, 322, 323.
Lxv 4 Omnis terra adoret te, et psallat tibi ; psalmum dicat
nomini tuo, IV, 223; Y, 24.
20 Bènedictus Deus, qui non amovit orationem mearo,
et misericordiam suam a me. I, 37.
Lx\ I 5 Lœtentur et exultent génies : quoniam judicas populos
inasquitate, et gentes in terra dirigis. I, 97; YII,
95.
7 Benedicat nos Deus, Deus noster. Y, 428.
Lxvii Psalmus exponitur. lY, 453etseqq.
4 Exurgat Deus, et dissipentur inimici ejus , et fugiant
qui oderunt eum a facie ejus. YIII, 8.
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XL P8ALMI.
PSAL. VERS.
6 Patris orphanorum^ et jodicis vidnarum ; Deus in loco
sanclo suo. IV, 468.
7 Deus qui iobabitare facit unius moris in domo. IV ,
458.
46, 47 Mons Dei, mons pinguis; mons coagulatus, oions
pinguis... Mons in quo beneplacitum est Deo habi-
ta re in eo ; elenim Dont in us habitabit in finem. —
Exponuntur. VI, 524.
18 Currus Dei decein millibus multiplex , mil lia laetaa-
tium : Domiuus in eis in Sina in sancto. i, 338.
20 fienedictus Dominus die quoUdle : prosperuro iter fa-
ciel nobis Deus salutarium nostrorum. 1, 338.
29 Manda, Deus. virtuti tuae : confirma hoc, Deus, qaod
operaluses in nobis. VI, H 3.
30 A templo luo in Jérusalem, tibi offerent reges mune-
ra. VI, 413.
36 Mirabilis Deus in sanctis suis, Deus Israël ipse dabit
virtutem et fortitudinem plebi suas : benedicUis
Deus. ii, 447; VI, 534; VII, 388.
Lxviii 7 Non confundantur super me qui quaerunt te, Deus Is-
raël. VIII, 45.
24 Et sustinui qui simui contristaretur, et non fuit , et
qui consolaretur et non inveni. \l\, 548.
25 Effunde super eos ira m tua m ; et furor irae tuae corn-
prehendat eos. IV, 469.
Lxix 4 Deus, in adjutorium meum intende. VII, 545.
4 Avertantur relrorsum, et erubescaot qui \olunt mihi
mala : avertantur statim enibescentes , qui dicunt
mihi : Euge, euge. VII, 545.
Lxx 4-9 In te, Domine, speravi , non confundarin aetemum...
Ne projicias me in tempore senectutis. — Exponun-
tur. VIII, 264.
46 Introibo in potentias Domini : Domine, memorabor
juslitiae tu® solius. VU, 349.
48 Et usque in senectam et senium, Deus, ne derelinquas
me. VIII, 254.
Lxxi 2 Judicare populum tuum in justitia, et pauperes lues
in judicio. I, 55.
44 Et adorabunt eum omnes reges terrae : omnes geôles
servientei. V, 477.
42 Quia liberabit pauperem a potente, et pauperem oui
non erat adjutor. I, 59.
44 Ex usuris et iniquitate redimet animas eorum : tt
honorabile nomen eorum coram illo. I, 55.
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psAun.
XLI
PSAL.
I«XXII
L. XXIII
LXXIV
LZXV
LXXVI
VBR8
7
Si
46
23
44
44
Prodiit qna^i ex adipe îniquitaA eorum : traDsierunt
in affectum cordis. I, 35.
Ideo convertenlur populiis meu<) hic : et dies pleni
invenientur in eis. II, 467; VI, 390; YII, 496.
Tenuisii manum dexteram meam ; et in voluntate tua
d duxisti me, et cum gloria suscepisli me. I, 424,
422.
Et gloriati sunt qui oderunt te, in medto solemnitatis
tuas : poâuerunt »igna sua, signa. I', 628.
Exciderunt januas ejus in idipsum : in securi et ascia
dejecerunt eam. II, 628.
Dixerunt in corde suo cognatio eorum simul ; Quies-
cere faciamus omnes dies festos Dei a terra. 1, 398 ;
IL 629.
Signa nostra non vidimus, jam non est propheta; et
nos non cognoscet amplius. II, 629.
Tuus est dies, et tua est nox : tu fabricatus es auro-
ram et solem. III, 567.
Ne jobliviscaris voces inimicorum tuorum; superbia
eorum, qui te oderunt, ascendil semper. 1, 99; V,
49 ; VII, 74.
Liquefacta est terra, et omnes qui habitant in ea : ego
conGrmavi columnas ejus. I,'464.
Quoniam Deus judex est : hune humiliât et hune exal-
tât. 1,464.
Quia calix in manu Domini vini meri, plenus misto ;
et inclinavit ex hoc in hoc : verumtamen fœx ejus
non est exinanila. I, 464 .
Et omnia cornua peccaiorum confringam : et exalta-
buntur cornua jusli. I^ 464 .
Notus in Judaea Deus : in Israël magnum nomen ejus.
III, 504 ; V, 79 ; VI, 445.
Turbati sunt omnes insipientes corde : dormierunt
somnum suum ; et nihil invenerunt omnes viri di-
vitiarum in manibus suis. I, 86.
Quoniam cogitatio hominisr confitebitur tibi : et reli-
quiœ cogitationis diem festum agent tibi.— Expo-
nitur. V, 383 et seqq.
Gogitavi dies antiques : et annos aeternos in mente
habui.lïï, 535: V, 579.
Et meditàtus sum nocte cum corde meo, et exercita-
bar et scopebam spiritum meum. III, 535.
Numquid in «ternam projiciet Deus, aut non apponat
ut complacitior ait adhuc ? III, 535.
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xLn
PSALMl.
PSAL. VERS. ,
40 Aut obtiviscetur tnisereri Deus ; aut continebit ia ira
sua misericordias »uas? III, 535.
41 Et dixi : Nunc cœpi; btec mutatio dexlerae Excetsi.
VII. 305.
Lixvii 8 Ne Gant sicut patres eorum : generatio prava et ex-
asperans : generatio, quae non direxil cor suom :
et non est creditus cum Deo spiritus ejus. II, 638.
40 Non custodierunt teslamentum Dei : et in l^e ejus
noiuerunt ambulare. II, 618.
46, 47 Et dédit œrugini fructus eorum : et labores eorum
locustse. Et occidit in gramiine vineas eorum et
moros in pruina. U, 87 ; V, 564,
57 'Et averterunt se, et non servaverunt pactum. II,
628.
72 Et pavit eos in innocentia cordis sui, et in inlel-
lectibus manuum suarurn deduxit eos. V, 492; VII,
474.
Lxxvixi 4 Deus^ venerunt gentes in hœreditatem tuam, poilue-
runt tempium sanctum tuum : posuerunt Jérusalem
in pomorum custodiam. Ill, 405.
3 Effuderunt sanguinem eorum tanquam aquam in eir-
cuitu Jérusalem. III, 405.
6 Effunde iram tuam in gentes qusB te non noverunt. III,
iOo; V, 476.
9 Adjuva nos, Deus salutaris noster ; et propter gloriam
nominis tui, Domine, libéra nos. VU, 301,308.
40 Ne forte dicant in gentibus : Ubi est Deus eorum ?
VII, 304.
44 Introeat in conspectu tuo gemitus compeditorum ;
secundum magnitudinem brachii tui, posside filios
mortificatorum. Il, 647.
42 Et redde vicinis nostris septuplum in sinu eorum. III,
405.
Qui régis Israël, in tende : qui deducis velut ovem
Joseph... excita potentiam tuam et veni, ut salvos
faciasnos... Deus virtutum, convertere, respice de
cœlo, et vide, et visita vineam istam. V, 7, 8.
Extendit palmites sues usque ad mare : et usque ad
flumen propagines ejus. V, 370.
4 Deus sletit in synagoga deorum : in medio autem deos
•dijudicat. V, 405.
6 - Ego dixi : Dii estis, et fiiii Excelsi orones. I, 268.
7 Vos autem sicut homines moriemini : et sicut unus de
principibus cadetis. I, 400.
Lxxix 4-45
42
LXXXI
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PSALMl.
XLOI
LXXXIII 4
40
Lxxxrv 43
PSAL. VERS.
Lxxxii 6 Quoniam cogitaverunt unanimiier : simul adversum
le teàlamentum disposuerunt. II, 6Î7.
47 Impie faciès eorum ignomiûia : et quaerent nornen
tuum, Domine. I, 490 ; VU, 74.
48 Erubescant et conturbentur iD sœculum sdBculi, et
confundantur et pereant. VII, 74.
49 Et cognoscaat quia nomen tibi Dominus : tu solus
Altissimus in oroni terra. YII, 74.
Altaria tua, Domine virtutum : rex rneus^ et Deus
faeus. V, 27.
Et respice in faciem Cliristi tui. VIII, 244.
Quia melior est dies una in atriis tuis super miliia. II,
566.
Etenim Dominus dabit benignitatem : et terra nostra
dabit fructum suum. II, 622 ; V, 470.
Lxxxv 46 Respice in me, et mis'^rere mei; da imperium tuum
puero tuo; et salvum fac ûlium ancillae tu». V,
449.
Lxxwi 4 Fundamenta ejus in montibus sanctis. Vil, 235.
Lxxxvii 46 Pauper sum ego, et in laboribus a juventute mea :
exaltatus autem, humiliatus sum et conturbatus.
111, 359.
Lxxxviii 24 loveni David servum meum : oleo sancto meo unxi
eum. VII, 465.
24 El concidam a facie ipsius inimicos ejus : et odientes
euminfugam convertam. VU, 465.
Lxxxix 8-9 Posuisti iniquitatcs nostras in conspeetu tuo ; saecu-
lum nostrum in illuminalione vultus lui. Quoniam
omnes dies nostri defecerunl... anni nostri sicut
aranea meditabuntùr.— Expnnuntur. \III, 254.
40 Dies annorum nostrorum in ipsis, septuaginta anni*
Si autem in potentalibus , octoginta anni : et
amplius eorum, labor et dolor : quoniam super^
vonit mansuetudo : et corripiemur. II, 38; III,
576; VII, 609.
45 LsBtati sumus pro diebus, quibus nos humiliasti, annis
quibus vidimus mala. VIII, 248.
xc 44-42 Quoniam Angelis suis mandavitde te : ut custodiaut
te in omnibus viis tuis; in manibus portabunt le -
ne forte offendas ad lapide m pedem tuum. — Ex po-
nuntur. I, 338 ; III, 603, 604; VIII, 483.
43-15 Super aspidem et basiliscum ambulabis; et concul-
cabis leonem et draconem... clamabit ad me et
ego exaudiam eum : cum ipso sum in Iribulatione :
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xuv
P8AI.MI.
PSAL.
VBR8.
XCII
xciii 4-41
XCIV
xcv
43
45
46
eripiam eum, et glorificabo eum... — EzponiiDKor,
m, 60 i, 605; VII, 460.
X€i 44-45 Plantati in domo Domini, in atriis domus Dei nostri
florebunt. Adhuc multiplicabuntur in senecta uberi:
et bene patientes erunt. — Exponuntur. Y, 456 et
seqq. VU, 484.
Testimonia tua credibilia facta sunt nîmis : domam
tuam decet sanctitudo. Domine, in longiludinem
dierum. III, 484.
Deus ultionum Dominas : Deus uUionom libère egiU
Exaltare qui judicas terram, redde retributionem
superbis... Populum luuro, Domine, humiliaveruot:
et hereditatem ' tuam vexaverunt... Dominas scit
cogitationes hominum quoniam \anae sunt.— Expo-
nuntur. VII, 309, 340, 344.
Ut mitigés ei a diebus malis : donec fodiatur pecra-
tori fovea. VII, 346.
Quoadusque justitia convertatur in jadiciam : et qui
jaxta iliam omnes qui recto sunt corde, vn, 346.
Quis consurget mihi adversus malignantes? aal qois
stabit mecum adversus opérantes iniquitatem ? V,
504.
Hodie si vocem ejus audieritis, noiite obdurare corda
vpstra. I, 419.
Ubi tentaverunt me patres vestri, probaverunt me, et
viderunt opéra mea. III, 25.
Et isti non cognoverunt vias m^'^as : quibus juravi in
ira mea : Si introibunt in requiem meam. III, 571
Qu 'niam omnes dii gentium dsemonia : Dominas aa-
tem cœlos fecit. III, 284.
Afferte Domino, patriœ gentium ; afferte Domino glo-
riam et honorera. V, 476.
Afferte Domino gloriam nomini ejus. V, 476.
Adora te Dominum in a trio sancto ejus : commoveatur
a facie ejus uni versa terra. V, 476.
Confundantur omnes, qui adorant sculptilia ; et qui
gloriantur in simulacris suis ; adorate eum omoes
Angeli ejus. V, 43.
xcvii 7,8 Moveatur mare et plenitulo ejus... flumina plaudeot
manu, simul montes exuitabunt. VIH, S25.
Dominus regna\ it, irascantur populi : qui sedet super
Gheruhim, moveatur terra. I, 85; VU, 384.
Scitote quoniam Dominus ipse est Deus : ipsa fecit
nos, et non ipsi nos. I, 335.
44
xcvx
XCVIII
XCIX
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PSALMl. XLV
PSAL. VBR8.
c 4 Misericordiam, et judicium cantabo tibi, Domine :
psallam et intelligam in via immaculata, quando
venies ad me. I, 65.
t Perambulabam in inDOOentia cordis mei , in medio
domus me», h 63.
5 Saperbo oculo, et insaliabili corde, cum hoc non
edebam. I, 65.
6 Oculi mei ad fidèles terras ut sedoaut mecum. I, 65.
CI 44 Tu exurgens misereberis Sibn : quia tempus mise-
rendi ejus, quia venit tempu;^ — Exponitur. VII,
93 ; VUI, 8.
45 Quoniam placuerunt servis tuis lapides ejus : et terrœ
ejus.mi<!erebuntur. I, 437.
49 Scribantur haec in generatione altéra ; et populus. qui
creabitur, laudabit Dominum. I, 158, 162.
^ S9-2I Quia prospexit de excelso sancto suo; Dominus de
cœlo in terram aspexit; ut audiret gemitus com-
peditorum : ut soiveret filios interemptorum. II,
647 ; VI, 38.
23 In conveniendo populos in unum,et reges ut serviant
Domino. — Exponitur. I, 49 ; V, 7.
27-29 Ipsi peribunt, tu autem permanes; et omnes sicut
vestimentum veterascent... tu autem idem ipse est,
et anni lui non deiicient ; filii servorum tuorum
babitabunt ; et semeo eorum in saeculum dirigetur.
m, 484.
cil 5 Qui replet in bonis desiderium tuum ; renovabilur ut
aquiiie juventus tua. VII, 509.
cm 3, 4 Qui ponis nubem ascensum tuum : qui acnbulas super
pennas ventorum ; qui facis angelos tuos^spiritus;
et ministros tuos ignem urentem. I, 33 ; 11^ 243 ;
YIII, 183.
9 Terminum posuisti, quem non transgredientur, ne-
que convertentur operire terram. T, 84.
43 Rigaus montes de superioribu^; suis, de fructu ope-
rum tuorum satiabitur terra. I, 220.
45 Etvinum Iffltificet cor hominis; ut exhilaret faciem
in oleo. il, 644.
23 Ëxibit homo ad opus suum ; et ad operationem suam
usque ad vesperum. III, 585.
25 Hoc mare magnum et spatiosum manibus : iilic repU-
lia quorum non est uumerus. VI, 44.
29 A^ertente aulem te faciem, turbabuntur, auferes spiri-
tum eorum, et déficient, et in pulverem suum rêver-
tentur. ViII,467.
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XLVI PSALMl.
PSAL. VERS.
civ 4 Quserite Dominum et confirmamini, querite facieœ
ejus semper.— Exponitur. VUI, 466.
34 Dixit et venit locusta, et bruchus cujus non erat nn-
merus. V, 564.
cv h GonGtepini Domino quoni.'.mbonus, quoniam in ss-
^ culum misericordia ejus. II, 57.
3 Beati qui cuslodiant judicium et faciunt justiliam in
omni tempore. l, 55.
21 Obiiti sunt Oeum, qui salvavit eos, qui ferit magnalia
iniEgypto. V, 29; VIII, 2.
22 Mirabilia in terra Gham; terribiiia in mari rubro. V,
29.
Gvi 27 Turbati sunt et moli sunt sicut ebrius; et omnis sa-
pieutiaeorum devorata est. VU, 484.
40 Effusa Oit coHtemptio super principes; et errare fecit
eos in invio, et non in via. VII, 542.
42 Videbunt recti, et laetabuntur ; et omnis iniqaitas op-
pilabitus suum. II, 2^9.
cix 2 Virgaro virlutis tuae emiltet Dominus ex Sion ; domi-
nare in inedio inimicorum luorum. III, 504.
4 Juravil Dominus cl non pœnilcbit eum : Tu es sacer-
dos in âeternum secundum ordinem Melchisedech.
— Exponitur. 1, 281 ; IV, 35.
5-7 Dominus a dextris tuis, confregit in die irae suas re-
ges; Judicabil in nationibus, impiebit ruinas... de
torrenle in via bibet ; propterea exaltabit caput.
I, 77;IV, 35, 55.
ex 4 Memoriam fecit mirabilium suorum ; misericors et mi-
serator Dominus. III, 493.
9 Redemplionem misit populo suo ; mandavit in ster-
num teslamentum suum : sanctum et terribile no-
m en ejus. V, 74.
CXI 2 Polens in terra erit semen ejus ; generatio rectoruœ
benedicetur. V, 26.
cxii 3 A soiis ortu usque ad occasum, laudabile nomen Do-
mini, l, 653.
7 Suscitans a terra inopem, et de stercore erigens pau-
perem. I, 96.
8 Ut collocet eum cum principibus, cum principibas po-
puli sui. I, 96.
cxxii 44 Deus aulem noster in cœlo; omnia quaecumque vo-
luit, fecit. V, 67.
43 Os habeni et non loquentur; oculos hâbent et non vi-
debunl. VI, 235. •
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PSAIMI.
xLvn
PSAL. VERS
44
15
47
48
cxvi 8
Aures habent, et non audient ; nares habêot,et non
odorabunt. VI, 235.
Manus habent, et non palpabunt ; pedes habent,et non .
ambuIabunU VI, 935.
Non mortui laudabunt le, Domine, neque omnes qui
descendant in infernum. lil, 628.
Sed nos qui vivimus, benedicimus Domino, ex hoc
nunc et usque in saîculum. III, 629.
Quoniam confirmata est super nos misericordia ejus,
et Veritas Domini manet in aelernum. IV, 202 ; V,
35 ; VIII, 90.
cxvii 47 Non moriar, sed vivam; et narrabo opéra Domini.
IV, 469.
23 A Domino factum est istud, et est mirabile in oculis
nostris. V, 336.
24 Haec est dies, quam fecit Dominus ; exsultemus.et lae*
temur in ea. III, 360.
cxviii 4 Beati immacuiati in via, qui ambulant in lege Domini.
IV, 500.
2 Beati qui scrulanlur testimonia.ejus; in toto corde
exquirunt eura. IV, 500.
44 In via test imoniorum tuorum delectatus sum,sicut
in omnibus divitiis. IV, 500.
45 Et ambulabam in iatitudine, quia mandata tua exqui-
sivi. Y, 145.
47 Et meditabar in mandatis tuis, quae dilexi. V, 579.
tyÙ Haec me consolata est in humilitate mea : quia eiu-
quium luum vivificavit me. VIII, 34.
94 Tuus sum ego, salvum me fac; quoniam justification
nés luasexquisi\i. I, 405.
96 Omnis consummationis vidi finem ; lalum mandatum
tuum nimis. V, 445.
405 Lucerna pedibus meis verbum tuum, et lumen semitis
meis. HI, 491 ; VIII, 426.
426 Tempus faciendi Domine, dissipaverunt legem tuam.
VII, 442.
434 Os meum aperui> et attraxi spirilum, quia mandata
tua desiderabam. V, 579.
436 Ex i tus aquarum deduxerunt oculi mei, quia non eus-
todierunt legem tuam. V, 579.
137 Jusluâ es Domine , et rectum judicium tuum. VII,
349.
462 Lœtabor ego super eloquia tua ; sicul qui invenit spo-
lia multa. VII, 243.
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xLvm
PSALUI.
P8AL.
GXIX
CXX
CXXl
CXXII
CXXV
CXXVI
CXXV III
CXX'.X
CXXXI
GXXXII
VERS.
474 Eructabunt labia mea hymnum, cum docaeris me
jaslificationes tuas. Y, 579.
475 Pronuntiabit lingua mea eloquium tuom, quia omnia
mandata tua ^equitas. Y, 579.
5 Heu mihi, quia incolatus meus proiongatus est; ha-
bilavi cum habitantibus Gedar. YII, 459.
7 Cum his qui oderunt pacom, eram pacificus : cum lo-
quebar illis, impugnabant me gratis. YIl, 153.
1 Levavi oculos meos in montes, unde veniet auxiliam
mihi. 1,4 Î3, 656 ; Y. 497.
8 Dominus custodiat introitum tuum, et exitum tuum;
ex hoc nunc, et usque in sseculum. lY, S23.
4 Lselalus sum in his, quae dicta sunt mihi : In domum
Doniini ibimus. I, 80.
2 Stantes erant pedes noslri, in alriis tuls Jérusalem.
1,80.
6 Rogate quaa ad pacem sunt Jérusalem, et abundantia
diligenlibus te. Y, 316.
9 Propter domum Domini Dei nostri^ qusesivi bona tibî.
Y, 384 ; YU, 302.
2 Ëcce sicut oculi sor-.orum, in manibus dominorum
suorum... ita oculi noàtri ad Dominum Deuin nu-
strum, donec misoreatur nostri. I, 297.
6 Euntes ibaut et flebant, mitientes semina sua ; ve-
nientcs autem veuient cum exsuitatione, portantes
manipules sues. I, 489; III, 440.
4 Nisi Dominus a}dificaverit domum, in \anum labora-
verunt qui aediûcant eam; nisi Dominus custodierit
civitatem, frustra vigilat qui cuslodit eam.— Expo-
nitur. I, 87,476; V, 77; YIII, 2.
3 Ecce hereditas Domini, filii ; merces, fructus ventris.
I, 585.
4 SaBpe expugnaverunt me a juventute mea, dicat nunc
Israêu II, 533.
7 Quia apud Dominum misericurdia ; et copiosa apud
eum redemptio. Y, 254.
4 Mémento, Domine, David, et omnis mansuetudinis
ejus. I, 58, I
6 Ëcce audivimus eam in Ephrata; invenimus eam in
campis syhsB. YII, 547.
7 Inlroibimus in tabornaculum ejus, adorabimus in loco,
ubi steleruni pedes ejus. Ili, 26; YII, 547.
4 Ecce quam bonum, et quani jucuudum liabitare fra-
tres in unum ! 11, 57 ; Y, 579.
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PSAUfl.
aux
PSAL. VBB8.
3 -Sicut rosHermon qui descendit in montem Sion. Il,
446.
4 Qaoniam illic mandavit Dominus benediclionem, et
vitam usque io sœculum. YI, SSO.
cxxxv 4 Gonfitemini Domino qaoniam bonus, quoniam in
aBternum miâericordia ejus. VU» 298.
cxKxvi 8 Filia Babylonis misera, beatus qui retribuet tibi re-
tribu tionem tuam quam retribu isti nobis. Y, 660.
9 Beatus qui tenebit, et allidet parvulos tuos ad pe-
tram. Y, 560.
cxxxTiii 6 Mirabilis facta est scientia tua ex me ; confortala est,
et non potero ad eaui. III, 206.
9 Si sumpsero pennas meas dilucuio, et habitavero in
extremis maris. I, 33.
46 Imperfeclum meum viderunt oculi tui. YI, 23.
47 Alihi autem nimis lionoiiflcati suntamici tui, Deus;
nimis confortatus est principatus eorum. lY, 37.
cxL 3 Pone, Domine, custodiam ori meo ; et ostium circums-
tantise iablis meis. I, 178.
cxLi 5 Gonsiderabam âd de&teram, et videbam, et non erat
qui cognosceret me. lY, 232.
cxLn 2 Et non intres in judicium cum servo tuo, quia non
justificabitur in conspectu tuo omnis vivons. VII,
64.
4 4 Propier nomen tuum, Domine, vivificabis me, in œqui-
tate tua. YIl, 301.
cxLiii 4 Benedictus Djminus Deus meus qui docet manus
meas ad pnelium et digitos meos ad bellum. YI, 596.
2 Protector meus, et in ipso speravi, qui subdit popu-
lum meum sub me. 1, 67.
Domine, quid est homo quia innotuisti ei ? YIII, 242.
Deus canticum novum cantabo tibi, in psaiterio de-
cachordo psaliam tft>i. IV, 543 ; VI, 44.
Quorum filii, sicut novellœ piantationes in juventute
sua. 1,344.
Promptuaria eorum plena, eructantia ex iioc in illud.
1,344.
Boves eorum craasae ; non est ruina maceriœ, neque
transi tus. 1,341.
Beatum dîxerunt popuium, cui hsec sunt : beatus po-
puius, cujus Dominus Deuâ ejus. I, 38, 314 ; Y, 175.
GXLiv 9 Suavis Dominus universis, et uiiserationes ejus super
omnia opéra ejus. VII, 300.
45 Oculi omnium in te sporant, Domine, et tu das escam
illorum in tempore opportune. Ifl, 467.
T. VIII. 4*
3
9
42
43
44
4'5
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I. LIBER PROVIlRBIORUM.
P5AL VERS.
46 Aperis tu manum tuam, et impies omne animal bene-
dictione. II, «4, 84; V, 77.
48 Prope est Dominus omnibus invocantibas eum in veri-
tate. VII, 485.
G\Lvii 20 Kon fecit laliter omni nalioni, et jadicifl sua non
manifestavit eis. lY, 289, 370.
cxLviii iS Juvenes et virgines, senes cum junioribus laudenl
nomen Domini ; quia exaltatum est nomen ejus sa-
lins. I, 468.
cxLix 4 Cantate Domino canticum novum ; laus ejus in eccle-
sia sanclorum. V, 90.
CL 3-6 Laudale eum in sono tubœ; laudate eum in psalterio
et cithara... laudate eum in chordis et organe ; lau-
date eum in cymbalis benesonantibus... omnis
spiritus laudet Dominum. — Exponuntur. VI, 40
et &eqq.
CAP.
LIBER PROVERBIORUM.
m
24
26
9,40
47
8, 9
48
49
48, 49
In capile turbarum clamitat, in foribus portarum or-
bis profert verba sua. VII, 235.
Ego quoque in interitu vestro ridebo et subsannabo.
cum vobis id, quod timebatis, advenerir. II, 419.
Si qusesieris eam quasi pecuniam, et sicut thesauros
cffodcris illam. 111,494.
Honora Dominum de tua substantia ; et de primitiis
omnium frugum tuarum da ei; et implebuntar
horrea tua saturitale, et vino torcularia tua redon-
dabunl. V, 524 ; VIII, 215.
\\m eju«(, \m piilebraB, et omnes semibe illius paci-
fic^e. 1, 46.
Arripe illam, et cxaltabit te; glorificaberis ab ea,
cum eam fueris amplexatus, dabit capitt Cuo aug-
, monta gratiarum, At corona inclyta proteget le. —
Exponuntur. V, 280, 284 •
Justorum autem semita, quasi lux splendens, proce-
dit et creâcit usque ad perfectaro diem. — Exponun-
tur. IV, 344 ; V, 492 ; VII, 478 ; VIII, 206.
Via impiorum lenebrosa; nesciunt ubi corruaDUV,
492.
Sit vena tua benedicla; et lâBtare cum muliere ado-
lescenliae tuœ; cerva charissima et gratissimus
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UBER PROVERBIORUM. LI
VERS.
birmutltis;ubera ejasinèbrient teio omni tetnpore,
in aroore ejns delectare j agiter. — Ëxponuntur.
IV, MSetseqq.
4t Homo apostata, vir inutilis, graditur ore perverso.
m, 843.
4 Numquid sapientia clamitat, etprudentia dat vocem
suam?Il, 483; VU, 425.
5 Juxta portas civitatis in ipsis foribus loquitur. Il, 483.
6 Âudite, quoniam de rébus magnis locutura sum. II,
483.
40 Accipite disciplinam meam, et oon'pecuniam ; doctri*
naiQ magis quam aarum eligite. VU, 425.
4S Ego sapientia babito in consiiio, et eruditis intersum
cogitationibus, YI, 409.
45 Per me reges régnant, et legum conditores justa de-
cernunt. IV,«49; V, 477.
S2 Dominus possedit me in initie viarum snarum, anle-
quam quidquam faceret a principio. V, S44.
27 Quando praeparabat cœios, aderam, quando cerla
lege, et gyro vailabat abyésofi. II, 483.
28 Quando œtbera firroabat sursum, et librabat fontes
aquarum. lî, 483.
30 Gum eo eram cuncta componens ; et delectabar per
singulos dies, iudens coram eo omni tempore. II,
483.
34 Ludens in orbe terrarum ; et delici» meœ esse cum
61iis hominum. V, 165; VII, 593.
35 Qui me invenerit, inveniet vitam, et bauriet salutem
a Domino. III» 475.
1 Sapientia œdificavit sibi domum, excidit columnarf
septem. III, 577.
7 Qui erudit derisorem,*ipsc injuriam sibi faeit, et qui
arguit impium sibi maculum gênerai. Il, 394.
8 Noii arguere derisorem, ne oderit te. Argue sapien-
tem^ et diiiget te. II, 394.
18 Et ignoravit quod ibi sint gigantes, et in profundis
inferni convivse ejus. V, 459.
44 Qui operatur terram suam, satiabitur panibus; qui
autem sectatur otium, siultissimus est. II, 453.
40 Inter superbos semper jurgia sunt; qui autem agunt
omnia cum consilio^ reguntur snpientia. VI, 409.
42 Spes quae differlur, ailligit animam ; lignum vil» desi-
derium venions. VII, 484.
34 Justitia élevât gentem; miseros autem facit populos
pçccatum. I, 3, 57, 313.
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LU
LIBER PROVSRBIORUM.
CAP.
XVI
YBRS.
4
3S
83
XVIII
3
47
2i
XIX
47
XX
29
XXI
28
XXil
41
28
XXIII
26
XXIV
5
XXV
14
23
27
XXVII
4
48
21
24
Uni versa propter semetipsum operatus est DomÎDus,
impium quoque ad diem malum. — Bxponitur. Y.
36, 93 ; VI, 2.
Melior est patiens viro forti, et qui domÎDatur aDÎmo
suo expugnatore urbium. I, 20; VU, 334.
Sortes mittuntur in sinum, sed a Domino teoiperan-
tur. VII, 463.
Impîus cum in profundum venerit peccatorum, coq-
temnit ; sed sequilur eum ignominia et opprobriiun.
V, 64, 459.
Juslus -prier est accusator gui ; venit amicos ejas, et
invesligabit eum.— Ëxpoaitur. VII, 64.
Vir amabilis ad societatem, magis amicus erit qoam
frater. Il, 603.
Fœneralur Domino qui miseretur pauperis ; et vicis-
situdinem suam reddet ei. III, 440.
Exultatio juvenum, fortitudo eorum , et dignitas se-
uum, canitics. i, 468.
Testis mendax peribil : ^i^ obediens loquetur victo-
riam*. Hl, 42.
Qui diligit cordis munditiam propter gratiaoi labio-
rum suorum habebit amicum regem. VI, 239.
Ne transgrediaris termines antiquos quos postiemot
patres tuî. I, 445.
Prœbe, fili mi, cor tuum mihi; et oculi tui viaa roea»
cuslodiant. VI, 643.
Vir sapiens, fortis est ; et vir doctus, robustus et va-
lidus.— Exponitur. IV, 444 et seqq.
Nubes et ventus, et plu viaa non sequentes; vir glorio-
sus, et promissa non comptons. IV, 212.
Ventus aquilo dissipât pluvias, et faciès trisUs lin-
guam detrahentcra. IV, 2<2.
Sicut qui mel multum comedit, non est ei bonum;
sic qui scrulator est majestatis, opprimetur a glo-
ria. IV, 282.
Neglorieris in crastinum,ignorans quid superventura
pariât dies. I, 402.
Qui scrvat ficum, comedet fructus eju?; Qt qui custos
est Domini sui, glorificobitur. — Exponitur. V,
554 et seqq.
Dlligenter agnosce vullum pocoris tui, tuosque grege-
.considéra. I, 134, 484.
Non enim habebis jugiter potestatem ; sed corona
tribuotur in gênera tionem et generationem. I, 283.
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EGGLESIASTES. Uli
CAP- VBRS,
X3LVIII 8 Propler peccata lerrœ multi principes ejus : et pro-
pler hominis sapientiam et horum scientiam quae
dicuntar, vita ducis longior eril.^ Expouilur. V,
463 ; VI, 3T7, 378.
42 In exsullatione juslonirn, multa gloria est ; iregnantî-
bus.impîis ruinae hominum. I, 86; V, 3.
24 Qai subtrahit aliquid a pâtre suo et a maire ; et dicît
hoc non esse peccaturo, particeps homicidœ est.
m, 544 ; VU, 38.
XXX 44 Generatio quœ patri suo maledicit, et quae matrt
suae non benedicit. Y, 304.
47 Oculum qui subsannat patrem, et qui despicit par-
tum matris su», effbdianl eum corvi de torrentibus,
et comedant eum filii aquilœ. V^ 301.
XXXI '40 Mulierem fortem quis inveniet? Procul, et de ultimis
finibus pretium ejus. VII, 493.
43 Quaesivit lanam et linum, et operata est consilio
manuum suarum. II, 644.
4 4 Facta est quasi na\is institoris, de longe portans pa-
nem suum. II, 644.
15 Et de nccte surrexit, deditque prsedam domesticis
suis, et cibaria ancillis suis. IV, 315.
49 Manum suam misit ad fortia, et digiti ejus apprehen-
derunt fusum.— Exponilur. II, 190, 623.
50 Manum suam aperuil inopi, et palmas suas extendit
ad pauperem. II, 190.
23 Nobilis in portis vir ejus, quando sederit eum senato-
ribus terrae. II, 647.
27 Gonsideravit ^emitas domus suœ, et panem otiosa non
^ comedit. II, 645.
28 Surrexerunt filii ejus, et beatissimam prœdicaverunt ;
vif ejus, et laudavit eam. V, 474.
34 Laudent eam in portis opéra ejus. V, 462 ; VU, 333.
EGGLESIASTES.
9 Quid est quod fîiit ? ipsum quod futurum est; quid est
- quod factum est ? ipsum quod faciendum est. VU, 59.
40 Nihil sub sole novum, nec valet quisquam dicere :
Ecce hcc recLns est ; jam enim praecessit in ssecu-
lis, quae fuerunt ante nos. III, 386 ; VII, 59.
43 Hanc occupationem pessimain dédit Deus filiis homi-
num, ut occupareutur In ea. II, 498.
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UV ECCLE8U8TES.
CAP. VERS.
45 Pervers! difficile corriguntur, et stultorum inûoilus
est numerus. IV, 6Î; Vil, 368.
48 Eo quod in multa sapientia, multa sit indigoatio; et
qui addit scientiaun, addit et laborem. [, 422.
II t Risum reputavi errurein, et gaudio dixi : Quid frustra
deciperisîl, 4î>5 ; III, 598.
lit 7 Tèmpus lacendi, et tempus loquéndi. IV, S65.
44 Guncta bona in tempore suo, et mundum tradidit dis-
putalioni eorum, ut non inveniat homo opus, quod
operatusest Deus ab initio usquead finem« il, 443;
III, 335.
IV 40 Si unus deciderit, ab altero fulcietar; v» soli, quia
cum cecidcrit, non habet sublevantem se. I, 629.
43 Melior est puer pauper sapiens rege sene et siulto,
qui nescit praevidere in poslerum. I, 559.*
47 Multo enim melior est obedientia quam stultorum vic-
limœ, qui nesciunt quid faciunt mali. I, 538.
V 4 Deus enim in cœlo, et tu super terram ; idcirco sint
pauci sermones tui. I, 559.
5 Neque dicas coram angelo : Non est providentia ; ne
forte iratus Deus contra sermones tuos, dissipet
cuncta opéra manuum tuarum. I, 559.
vu 11 Ne dicas : Quid putas causœ est quod priera iempora
meliora fuere quam nunc sunt? stulta enim est hu>
juscemodi interrogalio. VII, 64.
42 Utiiior est sapientia cum divitiis, et magts prodesl vi-
dentibus solem. V, 544.
29 Quam (rationem) adliuc qusBrit anima mea, et non
inveni. Virum de mille unum reperi, mulierem ex
omnibus non inveni. VII, 345.
vin 6 Omni negotio tempus est, et opportunitas, et naulta
hominis afïlictio. III, 465.
IX 2 Sed omnia in futurum servantur incerta, eo quod uni-
versa eveniani juste et impio^ bono et malo... I, 5.
5 Viveotes enim sciunt se esse morituros, mortai vero
nihil noverunt am|)lius, nechabent ultra mercedem,
quia oblivioni tradita est memoria eorum. Y, 491.
XI 2 Da partem septem, necnon et octo : quia ignoras quid
futurum sit mali super terram. V, 384.
3 Si ceciderjt lignum ad austrum, aut ad aquilonem^ in
quocumquecepiderit, ibi erit. III, 235.
4 Qui observât ventum, non seminat; et qui considérât
nubes, nunquam metet. III, 408.
XII 43 Deum time, et mandata ejus observa; hoc est enim
omnis homo. IV, 294.
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CAP.
1
VKRS.
3
44
11
45
2
CAMUCUM GANTlCOnUM. LV
CANTIGUM GANTIGORUM.
Trahe me ; post te curremus in odorem unguento-
rum tuorum... recti diligunt te. V, 208.
Ecce tu pulchra es, arnica mea, ecoe tu pulchra es,
oculi tui columbarum. VI, 446.
Ecce tu pulcher es, dilecte mi^ et décoras. VJ, 446.
Sicul lilium inter spinas, sic arnica mea iiiter filias.
111,470.
3 Sicut malus inter ligna sylvarum, sic diieclus meus
inter (îiios... Et fructus ejus dulcis gutluri meo. lY,
•MO.
m 44 Egredimini et vidcte, fiiiœ Sion, regem Salomonem in
diademate, quo coronavit illum mater sua in die
desponsationis illius, et in die laetitidB cordisejus.—
Exponitur. Vif, 630 et seqq.
IV 8 Veni de Libano, sponsa mea, veni de Libano, veni ;
coronaberis de capite Amana, de vertice Sanir et
Hermon, de cubilibus leonum, jAq montibus pardo-
rum. — Exponitur. II, 266 et seqq.
V 44 Manus illius tornatiles aureœ, plense hyacinthis. VII,
493.
VI 4 Dilectus meus descendit in hortum suum ad areolam
aromatum, ut pascatur in hortis, et lilia coUigat.
IV, 220.
3 Pulchra es, arnica mea, suavis et décora sicut Jérusa-
lem, lerribilisut castrorura acies ordinata. VII, 70.
8 Viderunt eam filisB et beatissimam prsBdicaverunt.
V, 474.
VIII 6 Pone me ut signacuium super cor tuum, ut signacu-
lum super brachium tuum, quia fortis est ut mors
dilectio, dura sicut infernus aemulatio... I, 405; II,
642; IV, 494 ; V, 562.
7 Aquae multae non potuerunt extinguere charitatem,
nec flumina obruent iliam. V, 562, 596.
43 Qu» habitas in hortis, amici auscultant : fac me au-
dire vocem tuam. IV, 201.
LIBER SAPIENTIiE.
44 Creavit enim, ut essent omnia ; et sanabiles fecit na-
tiones orbis terrarum. I, 502 ; II, 427.
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LVI UBSa APIBNTLB.
CAP. VERS.
III 7, 8 Pttlgebant justi, et tanquam flcmtiilœ in anmdîDeto
discarrent. Judicabunt nationes et dominabanUir
populis et regnabit Dominus illoram in perpelaiim.
— ExpoDUDtur. IV, 36 et seqq.
43 Et incoinqiiinata quœ nescivit Uioram in delicto, faa-
bebit fructum in respectione animanim sanctaranL
IV, 38.
IV 4 Oquam pulchra est casta generatio cam daritate! et
in perpetuum coronata triumphat incoinqaînato-
rum certaminuin prsmium vincens. — Bxponnntur.
I, I et seqq.
49, S9 Et erunt post h»c decidentes sine honore, et în oon-
tumelia in ter mort uns in perpetuum* Venient in oo-
gitatione peccatorum suorum timidi, et traduceat
ilios ex adverso iniquitates ipsorum. — ExponuB-
lur. Ilf, 55Î ; VII. 482.
V 4, S Tune stabunt justi in magna constantia adverfus eos
qui se angustia\ erunt et qui abstulerant labor»
eorum... videntes turbabuntur timoré horrtbili. —
Exponuntur. VII, 483.
3 Dio^ntes intra se, pœnitentiam agentes, et prsB an-
gustia spiritus gementes : Hi sunt quos habuimus
alr^uando in derisum et in simiiitudinem impro-
perii. VII, 483.
4, 6 Nos insensati vitnm illorum aestimabamus insaniam,
ot 6nem illorum sine honore... ergo erravimus a via
veritatis, et justi tiee lumen non luxit nobis, et sol
intelligentiœ non est ortus nobis. — Bxponanlor.
II, 40 ; VU, 483.
8 Quid nobis profuit super bia ? aut divitiarum jactantia
quidcontulit nobis? VII, 483.
SI Acuet auiem duram iram in lanceam, et pugnabitcum
ilto orbis terrarum contra insensatos. IV, 494;
VIII, ÎÎ5.
^ I 6 Horrende et cito apparebit vobis ; quoniaro darissi-
muro judicium his qui prœsunt, fiet. III, S44.
7 Exiguo enm concoditur misericordia ; potentes autero
potenter tormenta patientur. I, 57, 59; VII^ 510.
44 PraBoccupat qui se concupiscunt, ut illis prior seos-
tendaU III, 49).
47 Quoni^m dignos se ipsa circuit quaerens, et in viis 06-
tendit se illrs hilariler et in omni providentia oc-
currit illis. — Exponitur. Il, 464; UI, 458 et seqq.
vil 7 OpUvi, et datus est mihi sensus ; invocavi et venit in
me spiritus sapientias. ^ Exponitur. VIII, 98.
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UBBR aAPIENTI£. LVO
CAP. vers.
▼n 8, 40 Et préposai illam regnis et sedibus, et divitias esse
daxi in cemparatione Ulius... et proposui pro luce
babere illam , quoniam inextinguibile est lumen il-
lius.-*- Exponuntur. VIII, 404, 405, 406, 474.
13 Quam sine fîctione didici, et sine invidia communîco,
et honestatem illius non abscondo. Y, 434.
46 In manu enim illias, et nos, et sermones nostri, et
omnis sapientia et operum scientia et disciplina.
I, 438.
SS, 24 Est enim in illa spiritus intelligentiœ unicus, multi-
plex.... omnibus enim mobilibus nobilior est sa-
pîenlia ; attingit autem ubique propter suam mun*
ditiam. II, 461.
S6 Candor e3t enim lucis œternsB, et spéculum sine ma-
cula Dei majestatiâ, el imago bonitatis illius. V, 7S,
244.
VIII 2 Hanc amavi et exquisivi a juventute mea, et qnsBsivi
sponsam mihi eam assumere, et amator factus sum
formse illius. I, 305.
3 Generositatem illius gloriûcat, contubernium habens
Dei ; sed ei omnium D.>minus dilexit illam. I, 305 ;
VI, 516.
9 Proposui ergo hanc adducere mihi ad convivendum...
I, 306.
46 Intrans in donlum meam, conquiescam cum illa ; non
enim habet amaritudinem conversatio illius, nec
tœdium convictus illius, sed laetitiam et gaudium.
I, 305.
m 4 Da mihi sedium tuorum assistricem sapientiam, et
noii me reprobarea pueris tuis. I, 337.
5 Quoniam servus tuus sum ego el ûlius ancillae, homo
infirmas, et exigui temporis, et minor ad inteliec-
tum judicii et legum. V, 73.
6 Nam et si quis erit consummatus in ter filios hominum,
si ab illo abfuerit sapientia tua, in nihilum compu-
tabitur. VII, 229.
40 Mitte illam de cœlis sanctis tuis et a sede magnitu-
dinis tuœ, ut mecum sitôt mecum laboret, ut sciam
quid acceptum sit apud te. I^ 305.
48 Et sic correct» sint semit» eôrum qui sunt in terris,
et quœ tibi placent didicerint homines? I« 305.
X 40 Haec profugum irœ fralris justum deduxit per vias
rectas, et ostendit illi regnum Dei et dédit illi scien-
tiam sanctorum. VII, 484.
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LVin LIBER BMPmmM.
GAP. VEas.
X 44, U In fraude cinMimyenientium ilium aflîiit ilii, et hone»-
inm fecit illam. Emc venditum jusium non derrii-
quiU.. et vincolis non dereliquit ilIum, donec af-
ferret illi sceptrum rfigoi... et dédit illi ciaritatem
aBternam. — Ezponuntur. VU, 484, 482, 484.
SO Et decantaverunt, Domine, nomen sanctum tuam, et
victriceoi manum tuam iaudaverunt pariter.VI,
237, 238.
24 Quoniam sapientia aperuit os mutorum,et linguaâ
infantium fecit disertas. VI, 237, 238.
XI 24 Sed et sine his uno spirita poterant occidi perseca-
tionetn passi ab ipsis factis suis... Sed ononia in
mensura et numéro et pondère diàpo^uisti. 111,575 ;
V, 67.
25 Diligis enim omnia quae sunt^ et nihii odisli eorum
quae fecisti. V, 77.
XII 48 Tu autem, Dominator virtutis, cum tranquiniiate ju-
dicas, et cum magna reverentia disponis nos ; sub-
est enim tibi, cum voiuerit, posse. I, 464; III, 377.
XIII 4 Yani autem sunt ho mines, in quibus non subest
sciedtia Dei... neque operibus attendentes agnove-
runt quis esset artifex. Y, 66 ; VII, 207.
5 A magnitudine enim speciei et creaturae, cognoscibi-
liter poterit creator horum .videri. — Exponitiir.
VU, 245, 247.
40 Infelices autem sunt, et inter mortuos spes illorum
est, qui appel laverunt deos opéra manuum homi-
num... VII, 207.
xiv 2 Illud enim cjipiditas acquirendi excogitavit, et artifex
sapientia fabricavit sua. V, 67.
3 Tuaaulem, Pater, providentia gubernat. VII, 444.
6 Sed et ab initie cum périrent superbi gigantes, spes
orbis terrarum ad ratem confugiens, remisit saKuio
semen nativitatis^ qu» manu tua erat gubernata.
1,462; II, 44.
24 Quoniam aut affectui aut regibus deservieotes ho-
mines, incommunicabile nomen lapidibus et iigais
imposuerunt. V, 74.
22 Et non suiïecerat errasse eos circa Dei scientiam, sed
et in magno viventes inscientiœ belle, tôt et tam
magna mala pacera appellant. — Ezponitur. I, 69.
70 ; V, 330.
25, 26 Et omnia commista sunt, sanguis^ homicidium...
turbatio et perjurium, tumullus bonorum,Dei im-
momoratio, animorum inquinatio... I, 69 ; Y, 330.
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LIBER BGGLESlAgTlCI. LIX
CAP. VERS.
XV 3 Nosse enim te, oonsummala justitia est ; et scire ju^
tttiam, et virtutem tuam, radix et immortalitatis.
V, 77.
XVI 24 Greatura tibi factori deserviens, exardescit in tor-
mentuni ad versus injustes, et lenior fit ad benefa-
ciendum pro his, qui in te confidunt. Il, 460.
25 Propter hoc et tum in omnia transfigurata omnium
nutrici gratis tuae deserviebat, ad voiuntatem
eorum, qui a te desiderabant. II, 460.
26 Ut scirent fîiii tui quos diJexisti, Domine, qooniam
non nativitatts fructus pascunt bomines, sed sermo
tuus hos, qui in te crediderint, conservât. Il, 460.
29 Ingrati enim spes. tanquam hibernalis glacies tabescet,
et disperiel lanquam aqua supervacua. lY, 95.
XVIII 24 In veste enim poderis , quam habebat, totus erat
orbis terra ru m... et magniûcentia tua in diademale
capitis, illius sculpta erat. II, 279.
Ô
LIBER ECCLESIÂSTICI.
I 7 Disciplina sapientiae cui revelata est? Et multiplica-
tix)nem ingressus illius qui inteilexit? YII, 234.
8 Unus est Al lissimus Creator omnipolens, et rex potens
et metuendus nimis, sedens super tbronum iiiius,
et dominans Deus. V^ 66.
45 Quibus autem apparuerit in visu, diligunt eam in vi-
sione, et in agnitione magnalium suorum. V, 30.
m 5 Et sicut qui thesaurizat, ita et qui honorificat malrem
suam. — Exponitur. III, 535 ; Y, 300 et seqq.
6 Qui honorât patrem suum, jucundabitur in filiis, et
in die orationis sua>. exaudietur. III, 534.
14 Benedictio patris firmat domos fîliorum; maledictio
aûtem matris eradicat fundamenla. Y, 304 .
48 Quam malœ famœ est qui derelinquit patrem, et est
maled ictus a Deo, qui exaspérât matrem. Y, 553.
27 Cor durum habebit maie in novissimo ; qui amat peri-
culum, in illoperibit. III, 46.
33 Ignem ardenlem extinguit aqua, et eieemosyna re-
sistit peccatis.IY, 385^ 386.
34 Et Deus protector est ejus qui reddit gratiam ; memi-
nit ejus in posterum et in tempore casus sui inve-
niet firâiami'ntum. lY, 385, 386.
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LX LIBBB BG%I1SIA8TI€L
GAP. VSRS.
IV 4 Fili eleemosynam paaperis ne defraudes, et ocdos
tuos ne transvertas a paupere. IV, 386.
4 Rogalionem contribulati ne abjicias, et non averta:!
faciem tuam ab egeno. IV, 386.
5 Ab inope ne avertas oculos lues propter iram. IV,
386.
7 Gongregationi pauperum aflkbiiem te focito, et pres-
bytère humilia aniroam tuam, et magnato bamiiia
caput tuum. IV, 386 ; VI, 273; VII, 378.
iO In judicando este pupillis misericors ut pater, et pro
viro malri illorum. IV, 387.
^ Et eriâ tu velut fiiius Altissimi obediens, et misera-
bitur tui magisquam mater.— Exponitur. IV, 489,
et seqq., 387.
31 Noii resistere contra faciem potentiSj ne coneris
contra ictum fluvii. V, 333; VIH 46.
33 Pro justilia agonîzare pro anima tua, et usque ad
mortom pro justitia, et Deus expugnabit pro te ini-
micos tuos. Vlli, 47.
36 Non ait porrecta manus tua ad accipiendum, et ad
dandum collecta. VII, 499.
V 4 Ne dixeris : Peccavi, et quid mibi accidit triste?
Aitissimus enim est patiens redditor. I, 98.
8 Non tardes converti ad Dominum, et ne différas de die
indiem. I, 402.
44 Non ventiles te in oronem ventum, et non eas in
omnem viani ; sic enim omnis peccator probator in
duplici liagua. I, 550.
42 Esto firmus in via Douiini, et in verilate sensus tui et
scienlia« et prosequatur te verbum pacis et justifie.
V, 318.
VI 6 Mu!ti pacifici sint tibi, et consiliarius sit tibi anus de
mille. VII, 345; VIII, 498.
44 Amicus fidelis , protectio fortis;qui autem invenit
illum, invenit thesaurum. VIII, 498.
35 In multitudine presbylerorum prudentium sta, et sa-
pienticB illorum ex corde conJungere,utomnero nar-
ra tionem Dei possis audire, et proverbia laudis non
effugiant a te. VII, 262.
VII 6 NoIi quserere fieri judex, nisi valeas virtute irrum-
père iniquitates. IV, 424.
46 Non oderis laboriosa opéra, et rusticationem creatam
ab Altissimo. II, 453.
29 Honora patrem luum, et gemitus matris tu<e ae obii-
visaaris. VII, 634.
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LOffiR ECCLRSUSTia. LU
[:ap. VBBS.
30 Mémento quoniam niai per itlot natus non fuisses ; et
rétribue illis, quomodo et illi tibi. III, 34t.
IL 4 In manu Dei potes tas terrœ ; et utilem rectorem sus-
citabit in tempus super illam. I, 554.
1 1 Omnis potentatus brevis vita. Languor prolixior gravât
medicum. VU, 509.
I % Brevem languorem prœcidit medicus ; sic et rez hodie
est, et cras morietur. VU, 509.
XI 5 Multi tyranni sederunt in throno, et insuspicabilis
portavit diadema. VII, 279.
30 Ânte mortem ne laudes hominem quemquam, quo-
niam in fîiiis suis agnoscitur vir. Y, 46S.
XI II 2 Pondus super se tollet, qui bonestiori se copmunicpt.
Et ditiuri te ne socius fueris. — Eiponilur. V, 443.
3 Quid communicabit cacabus ad oilani ? quando enim
se colliserint, confringetur. V, 4 43.
42 Advocatus a potentiore discede; ex hoc enim magis te
ad\ocabit. I, 248.
XIV 44 Non defrauderis a die bono, et particuia boni doni
non te prœtereat. I, 275; III, 465.
XV 2 Et obviabit illi quasi mater honorificata. Y, 303.
5 Et in medio ficctesiœ aperiet os ejus, et adimplebit
illum spirilu sapientiœ et intellectus. — Exponitur.
YIII, 462, 463.
9 Noa est spt*ciosa laus in ore peccatoris. VII, 449.
XVI 8 Non exoraverunt pro pecoatis suis antiqui gigantee
qui destructi sunt confidentes su» virtuti. I, 36.
wii 6 Creavit iilis scientiam spiritus, sensu implevit cor
illorum. VIII, 67.
42 Et mandavit illis unicuique do proximo suo. I, 440.
xviii 22 Non iaipediarit^ orare semper, et ne verearis usque
ad mortem juslificari ; quoniam meirces Dei manet
in sternum. Y, 435.
23 Ante orationem prœpara animam tuam ; et noli esse
quasi bomo qui tentât Denm. Y, 435 ; YII, 253.
XIX 4 Qui crédit cito, levis corde est, et minorabitur. III,
489.
XXI 40 Sluppa collecta synogoga peccantîum, et consum-
matio illorum flamiua ignis. YJI, 142.
46 Scieuiia sapientis tanquam inundatio abondabit. VlII,
400.
XXIII 29 Domino enim Deo antequam crearentur, omnia sunt
agnita ; sic et post perfectum respicit omnia. V, 67.
XXIV 5-16 Ego ex ore Altissimi prodivi, primogenita ante omnem
creaturam. et omnium excellenlium et humilium
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LXII
LIBER BOGLESUSnCI.
CAP. VERS.
corda virlute ealcavi... et in cîvitate sandiOcata
similiter requidvi. II, 269.
13 Et dixit mihi : In Jacob inhabila, et in IsraiR heredi-
tare, et in eiectis meis mitte radices. YI, 453.
24 Ego mater pulchra dilectionis, et timoris et agnt*
tionis, etsanctae spei.— Exponîtur.YI, 447, 450, 453.
47 Yide quoniam non soli miht taboravi, sed omnibos
exquirentibus veritatem. Y, 434; YllI, 424.
XXV 3-4 Très species odivi anima mea, et aggravor valde
animsB illorum... paaperem superbum ; divîtam
mendacem ; senem fatuum et insensatum. I, 474 ;
ni, 683.
6 Quaro speciosum canitiei judicium, et preabyteris
cognoscereconsilium. 1, 474.
7 Quam speciosa veteranis sapientia, et glonosis intel-
lectus, et conàiliura ! I, 474 .
8 Gorona senpm multa peritia, et gloria illorum timor
Dei. 1,474.
XXIX 45 Gonclude eleemosynam in corde paoperis, et hœc pro
te exorabit ab ornai malo. — Exponitur. lY, 379,
380.
28 Initium vit» hominis^ aqua et panis, et ve^timenlum
et domus protegens turpitudinem. III, 658.
31 Yita nequara hospitandi de domo in domum : et abi
tiospitalur, non fiducialiter aget, nec aperiet oâ.
m, 659.
24 Miserere animœ (use placens Deo et contine ; oon-
grega cor tuum in sanctitateejus, et tristitiaro longe
repelle a te. I, 287.
40 Qui probatus est in illo, et perfectus est, erit iili
gloria aeterna; qui potuit transgredi, et non est
transgressus, facere mala et non fecit. III, 332.
XXXII 43 In medio magnatorum non praesumas; et ubi suot
senes, non multum loquaris. I, 473.
xxxin 48 Respicite quoniam non mihi soli laboravi^ sed omni-
bus exquirentibus discipiinam. Y, 434.
XXXIV 28,29 Unus œdifîcans, et unus destruens ; quid prodest illiâ,
nisi labor ? unus orans, et unus maledicens : cujQS
vocem exaudiet Deus ?— Exponuntur. YU, 58et9eqq.
30 Qui baptizatur a mortuo, et iterum tangit eam, quid
proficit lavatio illius? VII, 68.
XXXV 4 Retribuet gratiam, qui offert similaginem ; et qui facit
misericordiam offert sacrificium. lY, 383.
31-25 Oratio humiliantis se nubes penetrabit, et doneepro-
pinqnet non consolabitur, et non discedet doaec
XXX
XXXI
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UBER fiCGLESIASTlGI.
LXUI
6-48
XXXVIII 5
25-a9
CAP. YEHS.
Altiflsimus aspiciaU.. donec judicet judioium plebis
su® et oblectabit justos misericordia sua. IV, 216.
S6 Speciosa misericordia Dei, in tempore tribulationis,
quasi nubes pluviae in tempore siccitatis. IV, 246.
XXXVI 44 Et qui pessimant plebem tuam, invenianl perditio-
nem. I, 86.
Innova signa, et immuta mirabilia ; gloriGea manum
et brachium dextrum... Miserere plebi tu» super
quani invocatum est nomen tuum, et Israël quem
coaquasti primogenilo tuo... ut prophète tui fidèles
iaveniantur. — Exponuntur. III, 30, 34 .
Nonne a ligne indulcata est aqua amara? V, 446.
Sapientia scrib© in tempore vacuilalis; et qui mino-
ratur actu, sapienliam perciptet : qua sapieniia re-
piebitur qui tenet aratrum... Sed creaturam aevi
confîrmabunt, et deprecatio illorum in operatione
artis, accommodantes animam suam, et conquiren-
tes in lege Altissimi. — Exponuntur. VII, 459 et
seqq.
xLii 24 Magna! ia sapientiae suse decoravit : qui est ante sœ^
culum et usque in ScBCuIum, neque adjectum est.
V, 30.
XLiii 42,43 Vide arcum et benedic eum qui fecit illum ; valde spe-
ciosus est in splendore suo, gy ravit cœlum in cir-
cuitu gloriae ^uae, manus Exceisi aperuerunt illum.
— Exponuntur. III, 46.
26 Qui navigant mare, enarrent pericula ejus ; et au-
dienles auribus nostrls admirabimur. III, 46.
XLiv 4 Laudemus viros gloriosos et parentes nostros in gène-
ratione sua. IV, 93.
2 Multam glorîam fecit Dominus magniûcenlia sua a'sœ-
culo.— Exponuntur. V, 474 et seqq.
3,4 Dominantes in potestatibus suis, horoines magni vir-
tute, et prudentia sua praBditi... et imperantes in
prœsenti populo et virtule prudentise populis san-
clissima verba. IV, 93; VII, 62.
6 Homines divites in virtute, pulchritudinis studium
habentes, pacificantes in domibus suis. 11^ 425; VI^
237.
7 Omnes isti in génération ibus genlis suae gloriam ade-
pti sunl. et in diebus suis habentur in laudibus.
IV, 93. '
8 Qui de illis nati sunt reliquerunt nomen narrandi lau-
des eorum. IV, 93.
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LXIV UBER EGGLB$USTIGf.
GAP. VBES.
9 Et sant quorum non est memoria et perierant quasi
qui non fuerint. Y, 494 .
4 S Heretlitas sancta nepotes eorum, et io teBlameutis
sletit semen eorum.— Exponitur. YI, 483 et seqq.
45 Sapieotiam ipsoruiu narrent popuU, etlaudecn eorom
nuntiet ecclesia. YI, 453.
17 Et in tempore iracundiaa, factus est reconciliatio.
YIII, 264.
tO Et non est inventus similis illi in glorîa. — Bxpooi-
tur. III, 279 et seqq.
27 Homines misericordi», invenientes gratiam io ooulis
omnis Garnis. I, 496.
XLVi il Et dédit Dominas ipsi Caleb fortitudinem, el usque
ad senectutem permansit illi virtus, ut asceoderec
in excelsum terrs iocum. Yl, 383.
44 Ut sit memoria iilorum in benedictione, et oasa eo-
rum pullulent de loco suo. I, 496; VI, 533.
XL vu 48 Dominas purgavit pecoata ipsius, et exaltavit in ster-
num Gornu ejus ; et dedil illi testamentom reigoi, eC
sedem glori<e in Is aôl. lY, 479.
XLViii 9 Qui receptus es in turbine ignis, in curru eqiiomm
igneorum. I, 336
14 Beati sunl qui te viderunt, et in amieitia tua decorati
sunt. VI, 275.
XLix 4 Memoria Joâias in Gompositionem odorb facta opus
pigmentarii. 1, 408.
2 In omni ore quasi mel indulcabltur ejus memoria, et
ut musica in convivio vini. I, 408.
4 El gubernabit ad Domînum eor ipsius, et in dîebus
peccalorum corroboravit pietatem. Yll, 492.
7 Dederunt enim regnum suum aliis, et gloriam suam
alienigenae genti. Y, 288.
42 Et duodecim propbetarum ossa pullulent de loco sao;
uam corroboraverunt Jacob et redemerunt se in fi-
de virtutis. III, 320.
43-45 Quomodo amplificemus Zorobabel? nam et ipse quasi
siguum in dextera manu.. . Et Nehemias in aiemo-
ria multi temporis, qui erexit nobis muros eversos,
et siare fecit portas et seras, qui erexit domos
nostras.— Expouuntur. III, 622, 623 ; lY, 94.
L 4 Simon Oniœ filius^ sacerdos magnus, qui in fita sua
suffulsit domum, cl in diebus suis corroboravit tem.
plum. III, 623 ; VII, 355.
4 Quasi Stella matutina in medio nebulae, et quasi iuna
plcna in diebus suis lucet. YII, 425.
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I8AU8. LIV
CAP. vsas.
94 Et niiBC orate Deum omniam qui magna fecit in
omni terra, qui auxit dies nostros a ventre ma tris
nostr»... V»3I5, 324.
95 Det n^is jucunditatem cordis, et fieri pacem in die-
bus nostrig in Israël per dies sempiternos. V, 3S1.
26 Gredere Israël nobiscum esse Dei misericordiam, ut
iiberet nos in diebus suis. Y, 315.
Lt 31 Appropiate ad me, indocti, et congregate vos in do-
mum disciplinée. II, 483.
32 Quid adbuc retardatis ? et quid dicitis in hisî animas
\estraB sitiunt vehementer. JI, 484.
33 Àperui os meum, et iocutus sum : Ck>mparate vobis
sine argento. 11^ 484.
34 fit collum vestrum subjicite jugo ; et suscipiat anima
vestra disciplinam ; in proximo est enim invenire
eam. II, 484.
35 Videte oculis vestris^ quia modicum laboravi, et in-
venimihi muitam requiem. II, 484.
38 Operamini opus vestrum ante tempus, et dabit vobis
mercedem vestram in temporesuo. I, 334.
ISAIA8.
I t Audile, cœli, et auribus percipe, terra^ quoniam Do-
minus Iocutus est. Filios enutrivi, et exaltavi ; ipsi
autem spreverunt me. VII, 208.
3 GognoVit bos possessorem suum, et asinus praesepe
domini sui ; Israël autem me non cognovit, et po-
puius meus non inlellexit. III, 469.
5 Super quo percutiam vos ultra, addentes prasvarica-
tionem ? omne caput languidum, et omne cor moe-
rens. V, 6.
6 A planta pedis usque ad verticem, non est in eo sa-
ni tas. 1,438.
II S Et erit in novissimis diebus praeparatus iponsdomus
Domini in vertice montium , et eleva^tur super
colles, et fluent ad eum omnes gentes.— Exponitur.
Il, 484;VI, 625; VII, 235.
3 Et ibunt popnli multi, et dicent : Venite et ascendamus
ad montem Domini... II, 484.
T. viil. 6*
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lbX?I 18A1A8.
GAP. VBB8.
4 Bt jadicabilgentes, et arguet populos muilos... 11,
484.
5 Domus Jacob, venite et ambulemus in lumine Do-
mini. II, 484.
m 4-4 Bcce enim dominator Dominus exercituum auferet a
Jérusalem, et à Juda validum etfortem... fortetn et
virum bellatorem, judicem, et propbetam... et s&-
nem... et honorabilem vultu, et consiliarium... el
dabo pueros principes eoram. H, 608.
' 5 Et irruet populus, vir ad virum, et uuusquisqne ad
proximum suum ; tumultuabitùr puer contra senetn,
et ignobiiis conlra nobilem. J, 556.
6 Appréhendât enim vir fralrem suum domesticum pa-
tris sui : Yestimentum tibi est, princeps esto nos-
ter, ruina autem haBC sub manu tua. I, 556.
4 S Popule meus qui te beatum dicunt, ipsi te decipiunt,
et viam gressuum tuorum dissipant. V, 3.
43 Propterea cap ti vus ductus est populus meus, quia non
habuit scientiam, et nobiles ejus interierunt feme,
et multitude ejus siti exaruit. VII, 208.
44 Propterea diiatavit infernus animam suam , et aperoit
os suum absque termine ; et descendent fortes ejus,
et populus ejus, et sublimes, gloriosique ejus ad
eum. VII, «08.
20 Vae qui dicitis malum bonum, et bonum malum ; po-
nentes tenebras lucem, et lucem tenebras ; ponentes
amarum in dulce, et dulce in amarum. II, 342.
VI 5 Et dixi : Vœ mihi, quia tacui, quia vir pollutus labfis
egosum... VIII, 29.
vil 2-45 Et nuntiaverunt domui David, dicentes : Requievit
Syria super Ephralm ; et commotum est cor ejus, et
cor populi ejus^ sicut moventur ligna syivarum a
facie venti... Propter hoc dabit Dominus ipse vobis
signum : Ecce Virgo concipiet, et pariet filium, et
vocabitur nomen ejus Emmanuel; butyrum et mel
comedet, ut sciât reprobare maium et eligere bo-
num.—Exponuntur. V, 387,388,389.
VIII 3 Voca nomen ejus, accéléra spolia delrahere, festina
prœdari.— Exponitur. VIII, 253.
IX 6 Parvuiusenim natusest nobis... vocabitur nomen ejus
Admirabilis, Gonsiliarius, Deus, Fortis, Pater futuri
seculi, Princeps pacis. V^ 348; VU, 348.
X H Vae Assur, virga furoris mei et baculus ipse est, in
manu eorum indignatio mea. VII, 4 42.
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ISAUS. .ULVII
CAP. VBR8.
16 Quomodo si eievetur virga contra elevantem se, et
exaltetur baculus qui utique lignum est. VU, 142.
XI 40 In die illa radix Jesse, qui stat in signum populorum,
ipsum génies deprecabuntur, et erit sepulchrum ejus
gloriosum. VI, 577 ; VII, 317.
4S Et levabit signum in nationes, et congregabit profu-
gos, et disperses Juda colliget a quatuor piagis
terrœ. VII, 235.
uv 4 Prope est ut veniat tempus ejus, et dies ejos non elon-
gabuntur. Miserebitur enim Dominus Jacob, et eii-
get adhuc de hraôl. V, 386 ; YII, 43.
5-41 Gontrivit Dominus baculum impiorum, virgam do-
minantium, cœdeDtem populos in indignatione, piap
insanabili... Petracta est ad inferos superbia tua,
concidit cadaver tuum ; snbter te sternetur tinea,
et operimentum tuum erunt vermes. —Exponuntur.
V, 387; VII, 43.
4 4 Àscendam super altitudinem nubium, similis ero Altis-
simo. I, 236 ; VIII, 59.
xviii 2 Qui mittit in mare legatos, et in vasis papyri super
aquas... ad gentem expectantem et conculcatam,
cujus diripuerunt fluroina terram ejus. Y, 600.
XXII 2 Giamoris plena, urbs frequens, civitas exuitans ; inter-
fecti tui, non interfecti gladio, nec mortui in belle.
IV, 59.
22 Et dabo ciavem domus David super humerum ejus ;
et aperiet, et non erit qui claudat, et claudet et
non erit qui aperiat. I, 482.
XXIII 8 Quis cogitavit hoc super Tyrum quondam coronatam,
cujus negotiatores principes, institores ejus inclyti
terr»? I, 400.
XXIV 2 Et erit sicut populus, sic sacerdos ; et sicut servus,
sic dominus ejus. VI, 328.
5 Et terra infecta est ab habitatoribus suis, qui trans-
grossi sunt loges ; mutaverunt jus. II, 86.
6 Propter hoc maledictio vorabit terram, et peccabunt
^ habitatores ejus... II, 86.
7, / Luxit vindemia, infirma ta est vitis... cum cantico non
bibentvinum;amara erit potiobibentibuseam. 11,86.
16 Etdixi : Secretum meum mihi ; secretum meum mihi :
vae mihi ; prœvaricantes prsevaricati sunt, et prae-
varicatiooe transgressorum prAsvaricati sunt. 1, 559.
43 Domine Deus noster, possederunt nos demi ni absque
te, tantum in te recordemur nominis tui. VI, 576.
XXVI 44 Morientes non vivant, gigantes non resargant ; prop-
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Lxvm
ISAUS.
CAP. VSA8.
19
to
terea visitagti et contrivisti «os, et perdidisU om-
nem memoriam eorum. VU, 389.
Vivent mortui tai, interfecti mei résurgent. lY, 59 ;
YI.82.
Vade, popi^as meus, iotra in cubicula tua, daude os-
tia tua super te, abscondere modicum ad momen-
tum, doaec pertranseat indignatio. lY, 167; VI,
542.
XXVII . 4 In die illa visitabit Dominus in gladio suo duro, et
grandi, et forti. YII, 485.
xxviii 40 Quia manda, remandsT; manda , remanda ; exspecta,
reezspecta; exspecta, reexspecta; modicum ibi,
modicum ibi. — Exponitur. VIII» 256, S57, S59.
15 Dixistis enim : Percussimus foedus cum morte, et com
inferno fecimus pactam. Plagellum inundans cnm
transierit, non veniet super nos, quia posulmus
mendacium spem nostram , et mendacio protecti
suraus. 1,462; IV, 409.
46 Idcirco haec dicit Dominus Deus: Bcce ego mittam in
fundamentis Sion lapidem, lapidem probatum, an-
gularem , pretiosum , in fundameoto fundatum :
qui crediderit non festinet. — Exponitur. II, 473 et
seqq.
47 Et ponam in pondère judicium^ et justitiam in men-
sura, et subvertet grando spem mendacii ; protec-
tionem aqum inundabunt. IV, 409.
i8 Et delebitur fœdus vestrum cum morte... fiageiluffl
inundans cum transierit, eritis ei in conculcaUo-
nem. IV, 409.
24 Sicut enim in monte divisionum stabit Dominus... ut
operetur opus suum, peregrinum est opus ejus ab
eo.— Exponitur, Vil, 304, 305.
XXX 4 Vse filii desertores, dicit Dominus, ut facerptis consi-
lium et non ex me. VII, 482.
9 Populus enim ad iracundiam proTocans est, et filii
mendaces, filii noientes audire iegem Dei. VI, 574.
40 Qui dicunt videntibus : Noiite videre ; et agpicien-
tibus : Noiite aspicere nobis ea quœ recta snnt;
loquimini nobis placentia ; videte nobis errores.
VI, 574.
29 Ganticum erit vobis sicut nox sanctificatc solemnita-
tis, et lœtitja cordis sicut qui pergit cum tibia, ut
intret in montem Domini ad fortem Israël. VI, 184.
XXXII 47 fit erit opus justiti» pax, et cultus justitiœ silentium
et securitas nsque In sempiternum. V, 348.
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ISAUS.
un
CAP. VERS.
XXXIII 4
7
48
SI
XXXIV 8
XXXV 4-6
XXXVII
35
XXXVIII
1
47
XXXIX
8
XL 2
47
«9-31
XLII 4
Beati, qui aemiDatis super omnes aquas , immittentes
pedein bovis et asini. III, 626.
V® qui prœdaris , nonne et ipse praedaberis î et qui
spernis, nonne et ipse spêrneris? cum consumma-
veriR deprsdationem, depraBdaberia ; cum fatigatus
desieris contemnere, contemneris. III, 48.
Ecce videntes clamabunt foris , angeli pacis amare
flebunt.. m, 490.
Cor tuum meditabitur timorem; ubieat litteratusî ubi
legis verba ponderansî ubi doctor parvulorumî
VU, 586.
Quia golummodo ibi magnificus est Dominus noster.
— Exponitur. Y, 44 et seqq.
Quia dies ultionis Domini, annus retributionum judi-
cii Sion. — Exponitur. YII, 309 et seqq.
Lœtabitur déserta et invia , et exultabit solitudo , et
florebit quasi lîliuoi... lune aperientur oculi cœco-
rum, et aures surdorum patebunt, tune saliet sicut
cervus claudus , et aperta erit lingua mutorum...
— Exponuntur. III, 344 ; VI, 236, 237.
Didle pusiliaifimis * Goufortamini et noiite timere :
ecce Deus \ ester ultionem adducet retributionis ;
Deus ipse veniet, et salvabit nos. I, 276.
Et protegam civitatem istam» ut salvem eam propter
me, et propter David servum meum. VII, 304.
In diebus illis œgrotavit Ezechias usque ad montem...
hffic dicit Dominus : Dispone domui tus, quia roo-
rieris tu, et non vives. IV, 438 ; VII, 425.
Ecce in pace amaritudo mea amarissima. III, 824.
Et dixit Ezechias ad Isalam : Bonum verbum Domini
quod locutus est. Et dixit : Fiat tantum pax et Veri-
tas in diebus meis. V, 318. '
Loquimini ad cor Jérusalem , et advocate eam ; quo-
niam compléta est maiitia ejus , dimissa est iniqui-
tés iilius. VU, 550.
Omnes gentes quasi non sint , sic sunt coram eo, et
quasi nihilum et inane reputatœ sunt ei. V» 68.
Qui dat lasso virtutem, et bis qui non sunt, fortitudi-
nem et robur multiplicat. Qui autem sperant in Do-
mino mutabunt fortitudinem, assument pennas sicut
aquils, current et non laborabunt, ambulabunt et
non déficient. — Exponuntur. V, 468.
Ecce servus meus, suscipiam eum ; eiectus meus, corn-
piacuit sibi in illo anima mea; dedi spiritum meum
super eum, judicium gentibua proferet. V, 430.
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LXX I8AU8.
CAP. VERS.
46 Et ducam cœcos in viam quam nesciunt, et in semi-
lis, quas ignoraveruDt, ambulare eos faciam; po-
nam tenebras coram eifi in lucem , et prava io rec^
ta. VII, V9.
'XLV 4 HadcdicitDominusGhristo meoCyro, oujusapprehen-
di dexteram ut subjiciam anto faciem ejus gentes,
et dorsa regam vertam, etaperiam coram eo januas,
et portœ non cJaudentur. I, 453.
2 Ego an te te ibo ; et gloriosos terrsB humiliabo. I, 453.
6 Ut sciant hi, qui ab ortu solis, et qui ab occidente.
quia absque me non est. Ego Dominus, et non est
aller. V, 73; VIII, 45.
7 Formans lucem , et creans tenebras, feciens pacem,
et creans malum ; ego Dominus faciens omnia base.
V, 3^8; VIII, 45.
44 Haec dicit Dominus Sanctus Israël , plastes ejus. ▼,
67.
46 Confusi sunt, et erubuerunt omnes ; simul abiemnt in
confusionem fabricatores errorum. Il, 449.
20 Nescieruntqui levant lignum sculpturaesaae,elrogant
Deura non salvantem. I, 453 ; VII, 77.
24 Numquid non ego Dominus, et non est ultra Deas
absque me ? Deus justus , et satvans non est prster
me. I, 454.
XL VI 3, 4 Audi te me, domus Jacob , et omne residuum domus
Israël , qui portamini a meo utero , qui gestamini
a mea vulva. Usque ad senectam ego ipse, et usque
ad canos ego portabo : ego feci, et ego feram ; ego
portabo, et salvabo. — Exponuntur. IV, 492, 193;
VIT, 550.
8 Mementote istud, et confundamini ; redite prœvarica-
tores ad cor^ VI, 643; VII, 550.
43 Prope feci justitiam meam, non elongabitur, et salas
mea non morabitur. Dabo in Sion salutem , et ia
Israël gloriam meam. VII, 550.
XLViii 44 Propter me, propter me faciam, ut non blasphémer;
et gloriam meam alteri non dabo. VII, 302.
zLix 8, 9 El servavi te, et dedi te in fœdus populi, ut sasci-
tares terram, et possidereshaereditatesdissipatas...
VllI, 55.
4 5 Numquid oblivisci potest mulier infantem 9uum , ot
non misereatur ûlio uleri sui ? et si illa oblila Aie»
rit, ego tamen non obliviscar lui. IV, 492.
20 Àdhuc diceot in auribus tuis filii sterilitatis tus :
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I8AIA8. VXJl
CAP. TBM.
anguftiUB est mihi locus, fiic spatium mihi ot habi^
tem. m, 527.
23 Et eruDt reges nutritii lui, et reginiB DUtrices tu»;
vultu in terram demissoadbrabunt te, et pulverem
pedum tuorum lingent. Y, 477.
Li 4 Âttendile ad petram unde ezciai estis. VIII, 148.
3 Gaodjum, et lœtitia inveDieturin ea, gratiarum actio
et vox laudis. VI, 484.
23 Et ponam illum in manu eorum, qui te humiliaverunt,
et dixeruot anima tuœ : Incurvare ut transeamua ;
et posuiati ut terram corpus tuum , et quasi viam
transeuntibus. YI, 440.
LU il Recedite, recedite, exite inde; pollutum nolite tan-
gère. Y, 204.
LUI 4 Despectum et novissimum virorum , viram dolorum
et scientem infirmitatem; et quasi absconditus
vulius ejus et despeclus; unde nec reputavimus
eum. m, 664.
12 Et ipse péecata multorum tulit, et pro transgressori-
bus rogavit. lY, 204.
Lv 4, 2 Omnes sitientrs, venite ad aquas... YIII, 424.
7 Revertatur ad Dominum , et miserebitur ejus, et ad
Deum nostrum ; quoniam multus est ad ignoscen-
dum. Yll, 485.
40 Et quomodo descendit imber, et nix de coelo, et iiluc
ultra non revertitur, sed inebriat terram^ et in-
fundil eam, et germinare eam facit , et dat semen
serenti, et panem comedenti. IY« 209.
Lviii 4 Clama, ne cesses , quasi tuba exalta vocem tuam.
II, 595.
3 Quare jejunavimus, et non aspexisti...?— Exponitur.
YIII, 29.
4 Bcce ad lites el conlentiones jejunatis , et percutitis
pugno impie. I, 500.
9 Tune invocabîs , et Dominus exaudiet ; clamabis et
dicet : Ecceadsum. lY, 384.
Lix 4 Ecce non est abbreviata manus Domini ut salvare ne-
queat, neque aggravata est auris ejus, ut non exau-
diat. — Exponitur. Y, 444 : YIII, 249.
2 Sed iniquitates vestrae diviserunt inter vos et Deum
vestrum. — Exponitur. I, 342; YIII, 249.
3, 4 Labia vestra locuta sunt mendacium, et lingua vestra
iniquitatem fatur. .. conceperunt laborem , et pepe-
rerunt iniquitatem. — • Exponuntur. YIII, 250.
5 Ova aspidum ruperunt et telas araneœ texuerunt ;
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LXXn I8ÂU8.
GAP. VBES.
et quod confotura est enimpet in reguinm. — Ex-
poDitur. VIII, S50.
8 Viam pacis neBcierunt, et non est judicium in gressi-
bus eonim; semit» eorum incurvât» sunt eis;
omnis qui calcat in eis, ignorât paceoi. V , 33S;
Vm, S54.
40 Palpa vimus sicut cœci parietem. VIII, S52.
44 Bxpectavimus judicium, et non est; salatem^ et
elongaU est a nobis. V^ 332 ; VIII, S5S.
14 Et conversum est retrorsum judicium » et jusUtia
longe stetit; quia corruit in platea veritas, et
squitas non potuit ingredi. VII, S60.
46 Et vidit quia non est vir; et aporiatus est, quia loo
est qui occurrat. VU, 260.
24 Hoc foedus meum cum eis , dicit Dominus : Spiritns
meus, qui est in te, et verba mea qu» posai in ore
tuo« non recèdent de ore tuo... amodo et uaque in
sempiternum. Vil, 202.
LX 3 Et ambulabunt gentes in lumine tuo , et reges in
splendore ortus lui. V, 477.
42 Gens enim et regnum, quod non servierit tibi, péri-
bit; et gentes solitudine vastabuntur. V, 176.
LXi 7 Spiritus Domini super me , eo quod unxerit Dominos
me; ad annuntiandum mansuetis misit me; ut mo-
dérer contritis corde , et prsodicarem captivis in-
dulgentiam et clausis apertionem. I, 259, 525.
2 Ut prsdicarem annum piacabilem Domino , et diem
ultionis Deo nostro, ut consolarer omnes lugentes.
I, 259.
LXii 4 Propter Sion non tacebo , et propter Jérusalem non
quiescam, donec egrediatur ut splendor justas ejus,
et salvator ejus ut lampas accendatur. I, 433 ; VU,
302.
6, 7 Super muros tuos Jérusalem constitui custodes , tota
die et tota nocte in perpetuum non tacebunt... et
ne detis silentium ei, donec slabiliat, et donec
ponat Jérusalem laudem in terra. — Exponontur.
VU, 29.
LXiii 47 Convertere propter serves tuos, tribus hereditaiis
tuœ. ^ Exponitur. VU, 306.
LXiv 44 Domus sanctiûcationi's nostrœ, et glorin nostre, obi
laudaverunt te patres nostri, facta est in eiustio-
nem ignis, et omnia desiderabilia nostra versa suot
in ruinas. U, 294; m, 25.
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CAP. TSBS.
Lxv 4 QiMBsieniDt me qui ante noQ inierrogabant, invene-
ruDt qui non quasierunt me ; dizi : Ecce ego ; ecce
ego ad gentem qa» non invocabat nomen meum.
VU, 79.
JERBMIA8.
I 6 Et dizi : A, a, a^ Domine Deus : ecce neecio ioqoi,
quia puer ego sum. YI, 245, 508.
7 Bt dizit Dominuaad me : Noli dicere, puer sum; quo-
niam ad omnia quœ miltam te, ibiâ. VI, 245.
40 Ecce constitui te hodie super génies et super régna,
ut evellas, et destruas, et disperdas, et dissipes, et
œdifices, et plantes. IV, 120, 293»
44 Et dixit Dominus ad me : Ab Aquilone pandetur ma-
lum super omnes habitatores terrœ. VI, 247.
II 5,40,44 Hmc dicit Dominus : Quid invenerunt patres vestri in
me iniquitatis, quia eiongaverunt se a me, et am-
bulaverunt post vanitatem, et vani facti sunt?
considerate vebementer; et videte si factum est
bujuscemodi. Si mutavit gens deos sues, et certe
ipsi non sunt dii : populus vero meus mutavit glo-
riam suam in idolum. — Ezponuntur. VU, 403 ;
VIU, 91, 92.
12 Obstupesçite, cœli, super hoc, et port» ejus desoia-
mini vebementer. VU, 403.
44, 46, 47, 49, 25, 34, 32, 33, 34. — Ezponuntur. VUI,
91, 92, 93.
47 Numquid non istud factum est tibi, quia dereiiquisti
Dominum Deum tuum eo tempore, quo ducebat te
per viam? 1, 439.
49 Arguet le malitia tua et aversio tua increpabit te.
VU, 376.
20 A seculo confregisti jugum meum, rupisti vincula
mea, et dixisti : Non serviam. VU, 376.
28 Ubi sunt dii tui, quos fecisti tibi ? ôurgant et libèrent
te in tempore affliclionis. VU, 76.
lit 4,2, 4, 23-25. — Ezponuntur. VUI, 92, 93.
45 Et dabo vobis pastores juzta cor meum, et pascent
vos scientia et doctrina. ~ Ezponitur. VI, 398;
VU, 464,
22 Convertimini, filii revertentes, et sanabo aversiones
vestras. VU, 406.
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LXXIV JERBIOAS.
GAP. VERS.
V 3 Domine, ocuii lui respiciunt fidem ; percugsisti eo6,et
non doluerunt ; attrivisti eos, et renuerunt acdpere
disciplinam. I, 494 ; IV, 460 ; VU, 74.
VI 44 Et curabant contritionem fiiiae populi roei cam igno-
minia, dicentes : Pax, paz, et non erat pax. I, 329;
V, 334.
VII 4 Nolite confidere in verbis mendacii, dicente^ : Tem-
plum Domini, templum Domini est. lY, 409.
vin 44 Et sanabant contritionem filiœ populi mei ad igno-
miniam. V, 334.
45 Exspectavimus pacem, et non erat bonum, tempos
medelœ, et ecce formido. V, 33Î.
22 Numquid résina non est in Gâlaad ? aut medicus non
est tibi? quare igitur non est obducta cicatrixfiliae
populi mei? I, 473.
IX 24 Quia asccndit mors per fenestras nostras^ ingressa
"- est domos nostras, disperdere parvolos de foris,
juvenes de plateis. f, 477.
XIV 8 Bxspectatio Israël, salvator ejus in tempore tribolt-
tionis ; quare quasi colonus futurus es in terra, et
quasi viator declinans ad roanendum? III, 674.
40 Haec dicit Dominus populo huic qui dilexit movere
pedes sues et non quievit, et Domino non placuit:
nunc recordabitur iniquitatum eorum, et visitabil
peccata eorum. III, 674.
XVII 4 3 Exspectatio Israël , Domine : omnes qui te derelin-
quunt, confundentur; recedentes a te^ in terra scri-
bentur , quoniam dereliquerunt venam aquaram
vivenlium Dominum. VII, 554.
44 Sana me. Domine, et sanabor ; salvum me fac, et sal-
vus ero, quoniam laus mea tu es. VIF, 552.
46 Et ego non sum turbatus, te pastorem sequens; et
diem hominis non desideravi^ tu scis. — Exponitur.
VII, 462, 554.
48 Paveant illi, et non paveam ego; indue super eos
diem afHictionis, et duplici contritione conlere eos.
I, 487.
XVIII 2-40 Surge et descende in domum (iguli, et ibi audies
verba mea... Ecce sicut lutum in manu (igidi, sic
vos in manu mea, domus Israël... VTI, 540.
43 Ideo hsec dicit Dominus : Interrogale gentes : Qaii
audivit talia horribiiia , quae fecit nimis virgo
Israël? VII, 452.
46 Ut fieret terra eorum In desolalionem et in sibiluxn
sempiternum : omnis qui prasterierit per eam
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muoius. Luv
CAP. TBRS.
obfitapeecet, et movebit caput sumn. YII, 452.
m 3 Eaoc dicit Domious exercituuro, Deus Israël : Ecce ego
iDducam afflictionem super locum istam, ita ut
omniii, qui audierit illam, tioniant aures ejus.'
I, 99.
XXII tt Omnes pastores tuos pascet ventus^et amatores lui in
Gaptivitatem ibunt; et tune confunderis, et eru-
besces ab omni malitia lua. VII, 466.
30 HflMî dicit Dominus : Scribe virum istum sterilein,
virum qui in diebus suis non prosperabitur. VII,
404.
XXIII 90 In novissimis diebus intelligetis consilium ejus. 1, 73.
3S Cum ego non misissem eos, nec mandassem eis. qui
nihij profuerunt populo huic. VI, 245.
XXV 3 A tertio decimo anno Josi» filii Amroon régis Juda
usque ad diem banc : et locutuâ sum ad vos de
nocte consurgens, et loquens, et non audistis. VII»
475.
42 Cumque impleti fuerint septuaginta anni, visitabo
super regem Babylonis... Et super terram Chai-
dasorum, et ponam illam in solitudines sempiter-
nas. III, 357; VII, 475.
28 Cumque noluerint accipere calicem de manu tua ut
bibant, dicps ad eos : Hsdc dicit Dominus exerci-
tuum : Bibenles bibetis* VU, 476.
19 Quia ecce in civilate in qua invocatum est nomen
meum, ego incipiam affligere... Non eritis immu-
nés : gladium enim ego voco super omnes habita-
tores terrœ. VII, 476.
30 Et tu prophetabis ad eos omnia verba h»c, et dices
ad illos : Dominup de excelso rugiet, et de habita -
culo saocto suo dabit vocem suam : rugiens, rugiet
super decorem suum. — Exponitur. VII, p6.
34 Pervenit sonitus usque ad ex tréma terras : quia judi-
cium Domino cum gentibus; judicatur ipse cum
omni carne, impies tradidi giadio, dicit Dominus.
VII, 476.
UV1II 2 Haec dicit Dominus exercituum Deus Israël : Ck)ntrivi
jugum régis Babylonis. III, 385.
3 Adhuc duo anni dierum, et ego referri faciam ad lo-
cum istum omnia vasa domus Domini quae tulil Na-
buchodonosor rex Babylonis de loco isto, et trann-
tulit ea in Babylonem. —Exponitur. III, 385.
6 Et ait propheta Jeremias : Amen, sic facial Dominus :
suscitet Dominus verba tua quae prophetasli; ul
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LXXVl
THRKNI JBRiQILE.
XXIX
XXXI
XXXII
CAP. VBftS.
referaitur vasa io domum Domini, et omnis trai^
migratio de Babylooe ad locutn istum. — Expoai-
tur. III, 385, 386.
7 Et quierite pacem civiiatis, ad quam transmigrare vos
feci; et orute pro ea ad Dominum ; quia în paci
illiud erit pax vobis. Y, 317.
S4 Statue tibi speculam, pone tibi i inaritudines ; dirig<
cor tuum in viam rectam in qua ambuiasti : rêver-
tere virgo Israël, revertere ad civitatea toas istas.
~~ Exponitur. V« 601 et seqq.
4 Verbum quod factum est ad Jeremiam a Domîoo m
an DO decimo Sedeciœ, régis Juda : ipse esi annoi
decimus octavus Nabuchodonosor. VI, S60.
3 Ecce ego dnbo civitatem istam in manus régis Baby-
lonis, etcapiet eam. VI, 260.
49 Magnud consilio, et incomprehensibilis cogttatu. V,
66.
xxxiu 6 Ecce ego obducan? eis cicatriceœ et saaitateai, el
curabo eos ; et reveiabo iliis deprecationem pacis el
veritatis. V, 334.
20 Hsec dicit Dominus : Si irritum potest fieri paclun]
meum cum die, et pactum meum cum nocte, u^
non sit dies et nox in iempore suo. VU, 287.
24 Et pactum meum irritum esse poterit cum Da\i^
servo, ut non sit ex eo 6iîus qui regnet in tbron^
ejus, et Levit» et Sacerdoles ministri met. VU, 287
L U Prœparamini contra Babyionem per circuiUim omnej
qui tenditis arcum, debeliate eam, non parcatiij
jaculis ; quia Domino peccavit. 1, 400.
45 Clama te adversus eam, ubique dédit manum, œcide-
runt fundamentaejus... 1, 100.
24 Ulaqueavi te, et capta es Babylon, et nesciebas ; in-
venta es et apprehensa : quoniam Doroiouai pro^
\ocasti. h 400.
Li 9 Guravimus Babyionem, et non est sanata ; quoniaa
pervenit usque ad cœlos judicium ejus et elevatuoD
est usque ad nubes. ^Exponitur. I, 453.
THREIII JEREMLB.
4 Quomodo sedet soia civitas plena populo ; &cla est
quasi vidua domina gentium : princep^provlnciarudf
facu est sub tributo.-- Exponitur. V, 538; VU, 507J
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THBENI JiaiBMLE. LtVnX
VERS.
4 Viae Sion lagent, eo quod non siol qui venient ad
solemnitaiem : omnes portae ejus destnictae : sa-
cerdotes ejus gementes; virgmes ejus squalid»,
et ipsa oppressa amaritudine. Yll, 507.
5 Facti suDt hostes ejus in capite, inimici ejus locu-
pleteti sunt... YII, 507.
8 Peccalum peccavit Jérusalem, propterea instabilis
Tacta est. Omnes qui glorificabanl eam, spre-
verunt illam quia viderunt ignominiam ejus...
— Exponitur. VII, 405, 406.
9 Vide, Domine, afflictionem meam. YIII, 9.
40 Manum suam misit hostis ad omnia desiderabilia
ejus : quia vidit gentes ingressas sancluarium suuro,
de quibus praecepei at ne intrarent in ecclesiam
tuam. VII, 507.
44 Vide, Domine, et considéra, quoniam facta sum viJis.
VII, 508.
42 0 vos omnes qui Iransitis per viam, attendite, et vi-
dete si est doior sicut dolor meus. VIL 508.
14 Infirmala est virtus mea, dédit me Dominus in manu,
de qua non potero surgere. Vil, 406.
43 Gui comparabo te? vel cui assimilabo te, filia Jerusa»
iem... magna est enim velut mare contritio tua,
quis medebitur tui T VII« 508, 595 ; VIII, 44.
45 Hseccine est urbs, dicentes^ perfecti decoris, gaudium
universae terrœ? VII, 507.
tt Misericordiee Domini quia non sumus consumpti ; quia
non defecerunt miserationes ejus. III, 77.
51 Oculus meus depraedatus est animam mèam in
cunctis filiabus urbis mes. I, 177.
7 Candidiores Nazaraei ejus nive, nitidiores lacte^ rnbi-
cundiores ebore antiquo, saphiro pulchriores. II,
308^ 309.
12 Non crediderunt reges terrse, et universi habitatores
orbis, quoniam ingrederetur hostis et inimicus per
portas Jérusalem. VII, 508.
46 Faciès Domini divisiteos, non addetut respicial eos;
faciès sacerdotuin non erubuerunt, neque senum
miserti sunt. I, 174.
46 Cecidit corona capitis nostri; vœnobis quia peccavi-
mus. V, 289.
f 8 Propter montem Sion quia disperiit, vulpes ambula-
verunt in eo. VII, 302, 304.
24 Gonverte nos, Domine, ad te, et converlemur : innova
dies nostroH sicut a principio. VII, 305.
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LXXVIII BARUCa.
BARUCH.
CAP. VBE8.
II 5 Et facti sumus sublus et non supra ; quia peccavtmui
Domino Dec noslro, non obediendo voci ipsiué.
VII J 07.
III 35 Vocatœ sunt et dizeruni : Adsumus, et luxeront ei
cum jucunditate, qui fecit illas. — Exponitur. D.
409 et seqq. YI, 84.
IV Gaput exponitur. VII, 408, 409.
16 Qui non sunt reveriti senem^ roque powanm mi-
serti sunt. I, 474.
29 Delicali mei ambulaverunt vias asperas; ducti sunt
enim ut grex direptus ab inimicis. I, 429.
y 4 Bxue te, Jérusalem, stola luctus, etwexaUonis toae;
et indue décore, et honore ejus, quœ a Dec tibi est,
pempiternae gloriae. VII, 455.
EZECHIEL.
Il 3 FiJi hominis, mitto ego te ad filios Israël, ad gentes
apostatrices qu» recesserunt a me; et ipsi et pa-
tres eorum praBvaricati sunt pactum meum usque
ad ûiem hanc. V, 7, 480 ; VII, 40î.
^u 5-6 Non enim ad populum profundi sermonis et ignots
lingu», tu mitieris ad domumIsraëi...Btsiad illo«
mittereris, ipsi audirent te.— Exponuntar. VI, 244
et seqq.
7 Domus Israël, nolunt audire te, quia nolunt audire
me ; omnis quippe domus Israël attrita fronte est,
et duro corde. VI, 254 ; VU, 376.
47 Fili hominis, speculatorem dedt te domui Israël : el
audies de ore meo verbum, et annuntiabis eîs ex
me. I, 429.
48 Si dicente me ad impium : Morte morieris, ipse impios
in iniquitate sua morietur, sanguinem autenu ejus do
manu tua requiram. I, 429.
49 Si autem tu annuntiaveris impio, et ilie non foerit
conveisus ab impietate sua... ipse quidam in ini'
quitate sua morietur : tu autem animam tuam
liberasti. II, 344.
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EOGHiBL. LXXIX
VERS.
S4 Si lu autem annunUaveris juito ul non peccet justus,
et iJle non ^ccaverit, vivens vivet, quia annun-
tiasli ei, et tu an imam tuam iiberasti. YI, 475.
6 Et dixit ad me : Fili hominis, putasne, vides tu quid
isti facLunt, abominationes magnas...? Et adhuccon-
versus videbis abominaiiones majores. YI, 227.
2 Ingredere in medio rotarum quaa sunt subtus cheru-
bim, et impie manum tuam prunis ignis, qus sunt
intercberubina, et effunde super civitatem.IIl,42S.
49 fit dabo eis cor unum, et spiritum novum tribuam in
visceribns eorum; et aaferam cor lapideum de
carne eorum, et dabo eis cor carneum, YII, 470.
S, 3 Fili hominis, vaticinare ad prophetas Israël qui pro-
pbetant... Haec dicit Dominus Deus : Yse propbetis
insipientibus, qui sequuntur spiritum suum, et ni-
hil vident. Yll, 300.
5 Ut staretis in prœlio in die Domini. YIIL 36.
40 Eo quod deceperint populum meum, dicentes : Paz,
et non est pax. Il, 342; Y, 332.
45 Et complebo indignationem meam in pariete, et in bis
qui liniunt eum al)sque temperamento, dicamque
vobis : Non est paries, et non sunt qui liniunt eum.
Y, 332.
Caput exponitur. II, 390, 394.
31 Etquare moriemini, domus Israël 7 I, 439.
44 Et scietis quia ego Dominus, eum benefecero vobis
propter nomen meum, et non secundum vias ves-
tras malas, neque secundum sceiera vestra pessima,
domus Israël, ait Dominus D^us. VII, 303.
1 2, 4 Fili hominis, loquere ad filios populi tui et dices ad
eos... audiens autem quisquis iile est sonitum
buccin8B> et non se obeervaverit, veneritque gla-
dius, et tnleriteum ; sanguis ipsius super caput ejus
erit. I» 429.
9 Ipse in iniquitate sua morietur ; porro tu animam tuam
iiberasti. UI, 369,404.
4 4 Die ad eos : Yivo ego, dicit Dominus Deus : noio mor-
tem impii, sed ut convertalur impius a via sua et
vivat. Convertimini , convertimini a viis vestris
pessimis : et quare moriemini, domus Israël.— Ex-
ponitur. I, 439, 440,463.
42-20 Tu itaque, fili hominis, die ad Glios populi tui : Justitia
justi non liberabit eum in quacumque die pecca-
* verit... Et dicitis ;Non est recta via Domini. Unum*
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LtXX BZBCmSL.
CAP. VKKS.
quemque juxta vias suas judioabo de vobis, domus
Israël.— Exponunlur. IIT, 266.
30 Et ta,6Ii hominis : 6lii populi lui, qai loqaunlar de te
juxta rouros , et in ostiis domorum, ot dicunt...
Venite et audiamus quis ait sermo egrediens a Do-
mino. I , S86.
34 Et veniunt ad le, quasi si ingrediatar populos, et se-
dentcoram te populus meus; et audiunt sermones
tuos, et non faciunt eos... I, S86.
32 Et es eis quasi carmen musicum, quod suavi dulcîqo«
sono canitur; et audiunt verba tua* et non faciunt
ea. I, 286.
XXXI V 2 V» pastoribus Israël, qui pascebant seroetipsos ; noDoe
grèges a pastoribus pascuntur ? 1, 59 ; VI, 384.
4 Quod inârmum fuit non consolidastis, et quod aegrotum
nonsanastis... et quod perierat non quaesistis; sed
cum austeritate imperabatisei.«,et cnm poientia.—
Exponitur. 1(1, 493,494, 495.
23 Et suscitabo super eas pastorem nnum, qui pascal
eas, servum meum David : ipse pascet eas, et i(be
erit eis in pastorem.— Exponitur. VI, 384.
XXXVI 40 Et multiplicabo in vobis homines, omnemque doroum
Israël ; et habitabuntur civitates, et ruinosa instau-
rabuntur.— Exponitur. III, 624 et seqq.
44 Et replebo vos hominibus et jumentis; et multipli-
cabuntur et crescent ; et habitare vos faciarn sicut
a principio... III, 628.
30 Et multiplicabo fructum iigni, et genimina agai, ul
non portelis ultra opprobrium farois in gentibus.
Ili, 628.
32 Non propter vos ego facîam, ait Dominos Deus, no-
lum sit vobis : confundimini et erubescite super >iiii
vestris, domus Israël. VU, 303. i
34 Et terra déserta fuerit exculta, qua quoniam er^
desolata in oculisomnis viatoris. III, 628. 1
36 Et scient gentes qua^umque dereiictae fuerint incir-
cuitu vestro, quia ego Dominus œdificavi dissipât^
plantavique inculta. III, 628.
XL 26 Et in gradibus septem ascendebatur ad eam : et veH
tibulum ante fores ejus*. V, 384 .
34 Et vestibulum ejus ad atrium exterius,et palmaseji
in fronte : et octo gradua erant, quibus ascendeba
tur per eam. V, 384 .
32 Et introduxît me in atriom interius per viam orienti
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DANIEL. LXXXI
GAP. TSB8.
lem ; et mensus est portsm secundum mensoras
superiores. V, 384.
xLi 46 Limina, et fenestras obliquas, et etbecas in circuitu
per très partes , contra uniuscujasque limen , stra-
tumque ligno per gyrum in circuitu; terra autem
usque ad fenestras, et fenestrae clausa super ostia.
— Ex^onitur. I, 460.
XL VII 4 Et convertit me ad portant domus, et ecce aquse egre-
diebantur subter limen domus ad orientem... aqus
aulem descendebant in latus templi dexterum ad
meridiem allaris. Y, 138.
8 Et ait ad me : Aquas islae quae egrediuntur ad tumuios
sabuii orientalis, et descendunt ad plana deserti,
intrabunt mare, et exibunt, et sanabuntur aquaB.V,
438.
9 Et omnis anima vivens, qu» serpit, quocumque ve-
nerit torrens , vivet : et erunt pisces muiti satis
postquam venerint iiluc aquse istae, et sanabuntur,
et vivent omnia, ad qusb venerit torrens. — Expo-
nitur. V, 439.
XLviii 35 Per circuitum , decem et octo millîa , et nomen civi-
tatis ex illa die, Dominus ibidem. V, 90.
DANIEL.
I SO Et omne verbum sapientisB et intellectus, quod sois-
cita tus est ab eis rex, invenit in eis decuplum super
omnes ariolos ot magos , qui erant in universo rè-
gne ejur«. ni, 314.
II 35 Lapis autem qui percusserat st-atuam, factus est mons
magnus, et impievituniversam terram. I, 407.
III 33 Et nuDC non pdssumus operire os : confusio et oppro-
brium facti sumus servis tuis, et his qui colunt te.
VU, Î89; Vlil, 63.
34 Ne, quacsumus , tradas nos in perpetuum propter no-
men tuum , et ne dissipes teslamentum tuum. VII ,
286.
35 Neque aufera3 misericordiam tuam a nobis, propter -
Abraham dilectum tuum, et Isaac servum tuum, et
Israël sanctum tuum. VU, 286.
37 Quia, Domine, imminuli sumus plus quam omnes gen-
tes , sumusque bumiles in uuiversa terra hodie ,
propter peccata nostra. III, 26 ; VII, 289.
T. VIII. 0*
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LXXXIl DilNIBL.
CAP,. VJÇHS, _.,.,. „ . ._....,
III 38, 39 El non est in tempore h<>c princeps , et dux et pro-
pheta... ut possimus ibvénire miseric^rdiam luam ;
sed in aniroo conlrito,, et spiritu humiliiàtis susd-
piamur. VII, 289.
57 Bénédicité, oronia opéra Domini^ Domino : laudate et
superexaltate eum in spécula. I^ 335.
.66 Benedicite, ignis et aestus. Domino : laudate et super-
exaltate eum in saecula. I, 335.
73 Beuedicile, fulgura et nubes, Domino : laudate et su-
perexaltate eum in saecula. H, 243.
77 Beoedicite,. fontes, Domiao... — Exponitur, UI, \ et
seqq.
IV U la aententia vigilum decretum eat, et sermo sancto-
nim, et pelitio... et cuicumque voliierit, dabit illad^
et humillimum hominem constiluet super eum. I,
555; V,49i.
Vi Septem quoque tempera mutabuntur super te , donec
scias quod dominetur Excelsus super regnum homi-
num, et cuicumque voluerit, det iliud. IV, 264 ; Vil,
112; V, 494.
23 Qnod autem prscepit ut reltbqueretur germen ra-
dicum ejus, id est, arboris : regnum tuum tibi mane-
bit ; postquam cognoveris potestatem esse cœles-
tem. IY,261; V, 494;VII, 442.
30 Eadem hora sermo completus est super Nabucbo-
donosor... donec capiiii ejus in similitudinem aqui-
larum crescerent, et ungues ejus quasi avium. VII,
442.
V 27 Thece) : appensus es in statera , et inventus es minus
habens. V, 435.
vi 40 Et fenestris aperlis in cœnacuFo suo coiitra Jérusalem
tribus temporibus in die flectebat genua sua , et
adorabat, confiteha turque coram Deo suo, sicut et
ante facere consueverat. V, 5.
12 Et accedentes locuti sunt régi super edicto : Rex, num-
quid non constituisti , ut omnis homo , qui rogaret
quemquam de diis et iiominibus, usque ad triginta
dies. nisi te, rex, mitteretur in locum leonum ? V,
405.
vu 4 3 Aspiciebam ergo in visione noctis, et ecce eum nubibus
cœli quasi filius hominis \eniebat, et ùsque ad an-
tiquum dierum pervenit, et in conspectu ejus obla-
lerunt eum. VI. 548.
44 Et (ledit éi poleslatém, et hohbrém, et regnum, et om-
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DANIEL. ' Lxmn
CAP. VBB8.
nés populi, tribusy dti MtagQœ ipsi servient... regiram
ejus, quod non corrumpetur. YI^ 548.
VIII 43, 44 Et audivi unum de sanctis loquentem : Usquequo vi^
sioT... Bt dixit ei : Usque ad vepperam et mane :
diee dao miliia trecenti, et mundabitur sanctua-
rium. — Exponuntur. III, 48S et seqq.; YIII, 247.
IX 4-9 Et oravi Dominam Deum meum et confessos sum et
dixi : Obsecro , Domine Deos m^gne et terribilis...
Tibi aatem Domino Deo noetro mteerieordia, et pro-
piiialios quia recesaimus a te. — Exponuntur. VU,
344, 345.
18 Inclina, Deus meus, aurem tuam et audi : aperi oculos
tuos, et vide desolationem nostram, et civitatem,
super quam invocaturo est nomen tuum. TII, 485.
S4 Septuaginta hebdomades abbreviatœ sunt super popu-
lum toum,*.. ut ônem aecipiat peccatum, et deleatur <
iniquitas et adducatur justitia sempiterna. — Ex-
ponitur. I, 348; VU, 340 et seqq.
t5 Et nirsum sdificabitur platea , et mûri in angustia
temporum. I, 345; YIII, 446.
XI 28-29 Et revertetur in terram suam cum opibus multis.
Statuto tempore revertetur , et veniet ad austrum ;
et non erit priori simile novissimum. — Exponun-
tur. II, 1 et seqq.
XII 3 Qui auiem docti fuerint , fulgebunt qtiasi spiendori *
firmamenti; et qui ad justitiam erudiunt multos,
quasi stelke in perpétuas œternitates. — Expo-
nitur. I, 467.
XIII 9 Et everterunt sensum suum , et declinaverànt oculoe
sues ut non vidèrent eœlum , neque recordarentur
judiciorum justorum. l, 470.
52 Cum ergo divisi essent al ter ab altero, vbcavit unum
ex eis, et dixit ad eum : Inveterate dierum malo-
rum , nunc venerunt peccata tua , quae operabaris
prius. I, 470.
XIV 35 Et apprehendit eum Angélus Domini in vertice ejus
et portavit eum capillo capitis sui, posuitque eum
in Babylone supra lacum in impetu spiritus sui**
11,464.
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LXXXIV OSEE.
OSEE.
CAP. VBES.
H 8 £t ha3C Dedcivit, quia ego dedi ei frumentum, et
vinum , et oieum , et argentum multiplicavi ei, et
aurum, quaa feceruot Baai. II, 85.
9 Idcirco coDvertar, et sumam frumentum meoin in
tempore suo. II, 85.
42 Et corrumpam vineam ejus et ficum ejus : de qaibus
dixi : Mercedes hœ, mesB sunt, quas dederunt mihi
amatores mei. II, 85.
22 Et terra ezaudiet triticum, et vinum, et oleam ; et
hac exaudient Jezrahel. II, 89.
23 Et seminabo eam mibi in terra , et miserebor ejus,
quas fuit absque misericordia. II, 89.
IV 2 Maledictum, et œendacium, et homicidium, et lîirtom,
et adullerium munda\erunt , et sanguis sanguinem
tetigit. VU, 45ti.
4 Verumtamen unusquisque non judicet. etnonarguatar
vlr : popuins enim tuus, sicut hi qui contradicuot
sacerdoti. VI,573; VU, 366.
5 Et corrues hodie , et corruet etiam propbela tecum ;
nocte tacere feci matrem luam. VII, 366.
9 Et eril sirut populus, sic sacerdos. VIII, 20.
viii 4 Ipsi regnaverunl, et non ex me : principes extite-
nint, et non cognovi : argentum suum et aurum
suum fecerunt sibi in idola , ut interirent. I, 86 ;
V, 476.
XIII 4 Ego autem Dominus Deus tuus ex terra iEgypti : et
Deum absque me nescies, et salvator non est prster
me. I, 237.
9 Perditio tua ex te, Israël : tantummodo in me auxiliam
tuum. I, 323.
JOËL.
4 Residuum erucœ coipedit locusta, et residuum locuste
comedit bruchus. V, 564, 565.
4 2 Nunc ergo dicil Dominus : Convertimini ad me in toto
corde veslro , in jejunio, et in fletu, et in plancto.
VII, 449.
43 Et scindite corda vestra, et non vestimenta vestra, et
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AMOS. LXXXV
CAP. Ysas.
convertimint ad Dominum Deum vestnim : quia
benignuset misericors est, patiens et multœ miseri-
cordiœ, et prae^tabiiis super malitia. VU, 300.
45-46 Canite tuba in Sion, sanctificate jejunium, vocate
cœlum ; congregate populum, sanctificate ecclesiam,
coadunate senes. — Ezponuntur. 1, 467 et seqq.
S5 Et reddam vobis annos, quos comedit locusta, bru-
cbus, et rubigo, et eruca : fortitndo mea magna^
quam misi in vos. Y, 568.
26 Et cooiedetis vescentes^ et saturabimini, et laudabitis
nomen Domini Dei vestri, qui fecit mirabilia vobis-
cum, et non confandetur populus meus in sempi-
ternum. Y, 568.
28 Et erit post baBC : Effundatn Spiritum meum super
omnem carnem, et prophetabunt fiilii vestri, et û\m
vestrae ; senes vestri somnia somniabunt, et juvenes
vestri visiones videbunt. lY, 452 ; Y, 420.
AMOS.
I 5 Et conteram vectem Damasci, et disperdam babitato-
rem de campo idoii, et tenentem sceptrum de doroo
volupiatis. 1, 78.
m 15 Et percutiam domum hiemalem cum domo Sdstiva, et
peribunt domus eburneœ, et dissipabuntur asdes
muItaB, dicit Dominus. I, 129; II, 425; YI, 256.
V 43 Ideo prudens in tempore ilio tacebit, quia tempus
malum est. II, 79.
VI 7 Quapropler nunc migrabunt in capite transmigran-
tium ; et auferelur factio lascivientium. I, 29.
VII 4 Haec ostendit mihi Dominus Deus : et ecce fictor
locustae in principio germinantium serotini imbris,
et ecce serotinus post tonsionem régis. Y, 564.
2 Et factum est, cum consummasset comedere herbam
terr», dixi : Domine Deus, propilius esto, obsecro :
Quis suscitabit Jacob, quia parvulusest? Y, 564.
viii 7-40 Juravit Dominu:^ in superbiam Jacob : Si oblitus
fuero usque ad finem omnia opéra eorum. Et con-
vertam festivitates vestras in luctum, et omnia
cantica vestra in planctum. — Exponuotur. Y, 484
et seqq.
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J0NA8,
GAP. VBRS.
lu I Et cœpit Jonas introire in civitatem itinere diei
unias : et clamavit, et dixit : Adhac quadragînta
dies, et Ninive subvertetur. — Exponitur. I, 462.
MIGHiBAS.
5 Et erit iste pax : cum venerit Àssyrius in terram
nostram, et quando calcaverit in domibos nostris.
V, 348.
NAHUM.
II 3 Glypeus fortium ejos ignitus, viri exercilas in cocci-
neiâ : igneae habenœ currus in die praeparationis
ejus, et agitatores consopiti sunt. I, 336:
m 47 Custodes tui quasi locustœ; et parvuli tut quasi
locustà locustarum , quae considunt in sepibo^ in
die frigoris. Y, 566.
HABAGUG.
II 14 Quia lapis de pariete clamabit» YII^ 549.
III 14 Maledixisti sceptris ejus , capiti bellatorum ejus, ve-
nientibus ut turbo ad dispergendum me» Y, 509.
A66£US.
6 Seminastis mulCum et intulistis parum, et dod estis
satiati. VI, 575.
7-40 Hœc dicit Dominus exercîtaum : Ponite corda vestra
super vias vestras. Respexistis ad amplius, et eoce
factum est 'minus... Propter hoc prohibili sudi
cœli ne darent rorem, et terra prohibitaest ne daret
germen suum. -7- Exponuntur. Yll, 380.
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Wffm^;i ifrV«tXfl
CAP. VERS
II 7-8 Adhuc iunam modicum est, ejego comiPOveDo cœluni^
et terram et mare, ^t andam, ei'movebo omnes
gentes. -r^ Exponuntur. VllI, 259/
40 Magna erit gloria domus istius novissiina& plus quaia
. priraœ.I, 345;VI, 490.
ZAGHARIAS.
I 3 Gonvertimini ad thé, dicit. Dominus exercituum, et
convertar ad vos. VU, 449.
42 Et respoodit Angélus Domini, et dixit : Domine ezer-
cituum, usquequo tu non miserebem Jérusalem, et
urbium Juda, quibus iratus es ? iste jam septuage-
Simusannus est. — Exponilur. tll, 536; VII, 480.
43 Et respondit Dominus Angelo, qui loquebatur in me
verba bona, verba consolatoria. — Exponitur. III,
536.
44 Et dixit ad me Augelus, qui loquebatur in me : Clama,
dicens : H^ec dicit DpminuA exercituum : Zelatus
sum Jeysalem et Sion zelo magno. VII^ 44S.
45 Et ira magna ego irascor super gentes ppulentas. VU,
443.
4 6 Propterea hœc dicit Dominus : Revertar ad Jérusalem
in misericordiis ; et domus mea aedificabitur in ea.
VU, 143.
47 Adhuc clama, hsac dicit Dominus exercituum... et
consolabitur adhuc Dominus Sion> et eliget adbuc
Jérusalem. VII, 43.
lY 44-44 Et r^pondi, et dixi ad eum : Quid sont due olivœ
istfb ad dexleram candelabri> et ad sinistram ejus T
et dixit : Isti sunt duo fiUi olei qui assistunt Domi-
natori uiuversœ terrse. — Exponuntur. II, 548 ;
VII, 90. *
VIII 49 Hsec dicit Dominus exercituum : Veritatem tantum,
et pacem diligite. I, 133.
2d HaBC dicit Dominus exercituum : In diebus illis, in
.quibus appréhendent decem ,bomines ex omnibus
linguis gentium^.et appréhendent fimbriam viri
Judaei, dicentes : Ibimus vobiscum : audivimus
enim quoniam Deus vobiscum est. — Exponitur. U
237. .
IX 9 Ecce rex tuus veniet tibi justus. VIII, 44.
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LXXXVm IULAGHUS.
CAP. VERS.
X , h Petite a Domino pluviam in tempore aerotino, et
Dominus faciet nives, et pluviam imbris dabit eis,
singulis herbam in agro. IV, Î45.
t Vane consolabantur; idcirco abducti sunt quasi grex :
affligentur, quia non est eis pastor. VU, 461, 466.
XII 40 Et effuQdam super domum David, et super habilatores
Jérusalem, spiritum gratiœ et precum, et aspicient
ad me, quem confixerunt. I, 105 ; lY, ^80.
xiu 4 In die illa erit fons potens domui David, et habitanti-
bus Jérusalem, in ablutionem peccatoris et mens-
trualœ. I, J90; VI, 64«.
5 Sed dicet : Non sum propheta, homo agricola ego
sum : quoniam Adam exemplum roeum ab adoles-
centia mea. — Exponitur. IV, «75, Î83.
6 Et dicetur ei : Quid sunt pragae istae in medio roanuam
tuarum? et dicet : His piagatus sum in domo eonim
qui diligebant me. III^ 525.
MALAGHIAS.
I 4 Onus verbi Domini ad Israël in manu MalachiaB. VI,
383.
II 7 Labia enim sacerdotis custodient scientiam, et legem
requirent ex ore ejus : quia Angélus Domini exer-
cituum est. I, 486.
m 3 Et sedebit conflans, et emundans argentum, et pur-
gavit filios Levi, et erunt Domino offefentes sacri-
ficia in justitia. III, 8S.
4 Et placebit Domino sacrificium Juda et Jérusalem,
sicut dies saeculi, et sicut anni antiqui. VII, 43.
6 Ego enim Dominus, et non mutor ; et vos filii Jacob .
non eslis consumpti. V, 445.
40 Inferte omnem decimam in horreum, et sit ci bus in
domo mea, et probate me super hoc, dicil Dominus:
si non aperuero vobis cataractas cœli V, 5S5.
IV 6 Et convertet cor patrum ad filios, et cor filioram ad
patres eorum, ne forte veniam, et percutiam terram
analhemate. 1, 304.
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USER I MAGHABiEORIIll. LXXXIX
I KAGHABJSORUM.
CAP. VERS.
I 42 In diebus illi» exienint ex Israël filii iniqui, et suase-
runt roultis, dicentes : Eamus,et disponamus teâta-
menlum cum gentibas qu» circa nos sunt. YI,
878.
43 Et bonus visus est sermo in oculis eorum. YI, 278.
45 Et sedificaverunt gymnasium in Jerosolymis, secun-
dum ieges nationum. YI, S78.
42 Secundum gloriam ejus multiplicata est ignominia
ejus, et sublimitas ejus conversa est in luctum.
III, 489.
67 Et facta est ira magna super populum valde. YI,
279.
I 7-43 Yœ mihi! ut quid natus sum videre contritionem
populi mei, et contritionem civitatis sanctœT... et
ecce sancla nostra, et pulchritudo nostra, et cla-
ritas nostra, desolatà est... quo ergo nobis adbuc
vivereT — Exponuntur. III, 390^ 394 ; YII, 485;
Yin,43.
46 Et multi de populo Israël consentientes , accesserunt
ad eo9| sed Hathathias et iiiii ejus constantes ste-
terunt.— Exponuntur. I, 625, 626.
49, 20 Et respondit Hathathias, et dixil magna voce : El si
omnes gantes régi Àntiocho obediunt, ut discedat
unusquisque a servi tu te legis patrum suorum, et
consentiat mandatis ejus ; ego et filii moi, et fratres
mei, obediemus legi patrum nostrorum. 1, 466.
34 Et dixerunt : Non exibimus, nequei faciemus verbum
régis, ut polluamus diem sabbatorum. III, 357.
44 Et cogitaverunt in illa die dicentes : Omnis homo
quicumque venerit ad nos in bello die sabbatorum,
pugnemus adversus eum : et non moriomur omnes,
sicutmortui sunt fratres nostri in occultis.III, 357.
. 50 Nunc ergo, o filii, SBmulatore<) estote legis, et date ani-
mas vestras pro teslamento patrum vestrorum. YI,
279.
51 Et mementote operum patrum quas fecerunt in gène-
rationibus suis, et accipietis gloriam magnam, et
nomen sternum. YI, 279.
64 Et ita cogitats per genefationem... quia omnes qui
sperant in eum, non infirmantur. YI, 279.
62 Et a verbis viri peccatoris ne timueritis : qoia gloria
ejus, stercQS et vermis est. lY, 65 ; YI, 279.
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CAP. VERS.
II 63, 64 Hodie extûllitor, et ,cr9s^ hoq invenietar, quia con-
versas est în terrain sûam^et cogitatio ejus periit.
Vos ergo, Qlii, confortamini , et viriliter agite io
lege^ quia in ipsa gloriosi eritk. -* EtposAQtor. \l,
279, 280.
III 47 Ut autem viderunt oxercitum veaentem sibi obviam,
dixerunt ludœ : Quomodo poteriiops pauci pognare
contra multitudinero tantam, et tam fortem, et nos
fatigati sumus jejunio Mlie? VII, 24.
48 Et ait Judas: Facile concludi multos in manos pan-
corum; et non est differentia in conspecta Dei
cœli iiberare in nnultis et in paucis. YII, 24.
49,20,24 Quoniam non in multitudine exeroitus Victoria belli,
sed de cœlo fortitudo est: ipsi veninnt ad nos in
multitudine contamaci... nos vero pugnabiiDus pro
animabus nostris, et legibus nostris. VII, 24.
23 Ut cessavit loqui, insiiuit in eos subito , et coniritns
est Seron. VII, 24.
54,52,53 Etsancta tua conculcata sunt... quomodo poterimus
sabsistere, nisi tu, Deus, adjuves nos? VIII, 43.
59 Quoniam melius est, nos mori in bello, quam vîdere
malt gentis nostrae, et san^orum. VIII, 32.
IV '37-65 Exponunlur. III, 24, 491. *
47, 56, 58 Et acceperunl lapides intègres secundum legem, et
aediQcaverunt altare novum secundum illud quod
fuit prius... Et fecerunt dedicationem aitaris diebus
octo, et obtulerunt holocausta cum laetitia... eX
facta est Isetitia in populo magna valde, et avei^um
est opprobrium genlium. — Expopuntur. V, 477
efrteqq.
V 62 Ipsi aulem non erant de semîne virorum, illorum
per quos salus facta est in Israël. IV, 9f ; Vil, 444.
vu 8 Et eleglt rex ex amicis suis Bacchidem... IV, 57.
9 Sed et Alcimum impium constituit in saoerdotiuro...
IV, 57.
viu 3 Et possederunt omnem locum Ç9nsilip suo, et patien-
tia.— Exponitur. II, 508. , '.
IX 6 Et viderunt multitudinem,exe>citus, quia multi sunt,
et timuerunt valde. IV» 57.
44 Et vidit Juda^ quod fîrmior est pars Bacchidis in dex-
tris, et convenerunt cu^. ipso ono^es , constantes
corde, I, 625. .. . ., . .
^,8 Et Judas cecidit, ol çœlei;i. fu^e^4){\t^. I^V), 57t.
XII 9 Nos, cum nullo horum \n4ig^ri^us^ babentes solatio
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UBC» I) u^m^fiJ&ml^. . ^
CAP. VEBS.
sanctos libroa, qui sunt in manibii9 noatris.— Ex-
ponilur. lU, 622 ; VE, 20, 470.
xu 44 Nos ergo in omni tempore sine intermissione in die-
bus solemnibus... sicut fas est^ et decet meminisse
fratrumr. V, 540.
XIII 3-6 Vos scitis quanta ego, et fralres mei, et doraus patris
mei, fecimus pro legibus et pro sanctis praelia... Et
relictus sum ego solus. Et nunc non mihi contin-
gat parcere animas meœ in omni tempore tribula-
tionis; non enim melior sum fratribus meis. —
Exponuntur. YI, 264 et seqq.
8, 9 Et responderùnt voce magna dicentes : Tu es dux
noster loco Judae> et Jonathae fratris tui ; pugna
prœlium nostrum; et omnia quaHMimque dixeris
nobis, faciemus. VI, 277.
XVI 23-24 Et câBtera sermonum Joannis, bellorum ejus, et bo-
narum virtutum quibus fprtiter gessit, et aedificii
murorum quos exstruxit, et rerum gestarum ejus :
ecce hsec scripta sunt in libro dierum sacerdotii
ejus. JI, 545.
UBBR II MAGHABAORUM.
I t^5 Benefaciat vobis Deus, et meminerit testamenti sui,
qnod locutus est ad Abraham... etdet vobis cor
omnibus ut coiatis eum et faciatis ejus voluntatem
corde magno et animo volenti. Exaudiat orationes
vestras et reconcilietur vobis, nec vos deserat in
tempore malo.^ Expanuntur. VII, 292, 293.
49-23 Naœ cum in Persidem ducerentur patres nostri, sa-
çerdotes» qni tune cultores Dei erant, acceptum
ignenf) de aitari occulte absconderunt in valle, ubi
erat puteus altus et siccus... utque hoc factum
est, et lempus affuit quQ sol refulsit, qui prius
erat in nubiio, accensus est ignis magnus. — Ex-
ponuntnr.in, 392, 393.
III 4, 2 Igitur cum sancta civitas habitaretur in omni pace,
legesetiam adhucoptime custodireotur, Gebat ut et
ipsi reges et principes locurn honore dignum duce-
rent, et templum maximis muneribus illustrarent.
V, 320,.526.
42, 43, 45, 46, il— Exponuntur. Vllï, 42.
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XCII UBBR II MAGHABiBORDM.
GAP. VERS.
34 Ta autem a Dch) Qagellatus, nuntia omnibus magnalia
Dei, et potestatem. Y, 30.
IT 9 Super haec promittebât et alia centum qainquaginta,
si polestati ejus concederetur gymnasium et eph^
biam sibi constiluere. TI, S78.
It Etenim ausus est sub ipsa arce gymnasium conâti-
tuere, et optimos quosque ephebo:i in lupanaribos
ponere. VI, Î78.
43 Ërat autem hoc non initium, sed incrementam quod-
dam, et profectus gentilis. VI, 278.
45,46 Et patries quidem honores nihil babentes, grscai;
glorias oplimas arbitrabantur... quarum gratia pe-
riculosa eos contentio habebat, el eoram institata
aemulabantur, ac per omnia his consimiles esse
cupiebant, quos hostes et peremptores habuerant
VI, 278, 279.
47 In loges enim divinas impie agere impune non cedil ;
sed hoc tempus sequens declarabit. VII, 44.
25 Animos crudelis tyranni, et fer® beliuaB iram gerens.
VII, 44.
V 47 Propter peccata habitantium civitatem , roodicam
Deus fuerat iratus ; propter quod et accidit circa
locum despectio. IV, 496.
49 Verum non propter locum, gentem, sed propter geo-
tem, locum Deus elegit. IV, 496.
20 Ideoque et ipse locus particeps factus est popali ma-
lorum ; postea autem fiet socius bonorum, et qui
derel ictus in ira Dei oronipotentis est, itenim io
magni Domini reconcîliatione cum summa gloria
exaltabitur. IV, 496.
VI 6 Neque autem sabbata custodiebantur, neqne dies so-
lemnes patrii servabantur, nec simpliciter JndsuiB
se es9e quisquam confitebatur. VI, 278.
42>4 ) Obsecro autem eos, qui hune librum lectori suot do
abhorrescaiit propter adversos casus... Propter
quod nunquam quidem a nobis mîsericordiam suaro
amovet : corripiens vero in adversis^ popaium
suum non derelinquit. 1,472; VII, 9.
24, 27 Non enim aetatis nostraB digoum est, inquit, fingere...
Quamobrem fortiter vita excedendo , senectuta
quidem dignus apparebo. — Bxponuntur. 1, 47!,
288.
34 Et iste quidem hoc modo yita decessit, non solam
jttvenibus> sed et univers» genti memoriâm mortis
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uBia n KAGHABiSORim. xcni
CAP . VERS.
stt» ad ezemplum virtutis, et fortitudinis derelin-
queD3. — Exponilur. IV, 44.
VII 6 Quemadmodum in protestatione cantici declaravit
Moyses : Et in servis suis consolabituc. lY, 460.
VIII 27 Arma autem ipsorum et spolia congregaDtes, sabba-
tumagebant; benedicentes Dominum, qui liberavit
eos in isto die, misericordiœ initium stillans in eos.
¥1,440,444.
IX 14 Hinc igitur cœpit ex gravi superbia deductus ad
agnitionem sui venire, divina admonitus plaga...
I, 402.
4 S Et cum Dec ipse jam fœtorem suum ferre posset, ita
ait : Justum est subditum e:^se Deo , et mortalem
non paria Deo sentire. — Exponitur. I, 40J; IV,
J64 ; VU, 74.
XII 39-45 Et j^equenti die venit cum suis Judas, ut corpora
prosiratorum tolleret, et cum parentibus poneret
in sepulchris pa ternis... quia considerabat quod
hi qui cum pietate dormitionem acceperanl, opti-
mam haberent reposilam gratiam. — Exponuntur.
VI, 334; VIÏ, 443.
43 Et facta collatione, duodecim millia drachmas ar-
gen^i misit Jerosolymam offerri pro peccatis mor-
tuoruro sacrificium, bene et religiose de resurrec-
tione cogitans. VI, 443 ; VII, 445.
46 Sancta ergo et salubris est cogitatio pro delîinctis
orare, ut a peccalis solvantur. — Exponilur. VI,
443; VII, 145.
XIII 45 Et dato signo suis Dei victoris, juvenibus fortissimis
eiectis, nocte aggressus auiam regiam. I, 464.
XIV 36 Et nunc , Sancte sanctorum omnium Domine, con-
serva in asternum impollutam domum islam , quse
nuper mundata est. 111, 492.
XV 3 Ille infelix interrogavit, si est potens in cœlo, qui im-
peravit agi diem sabbatorum. III, 588.
4 Et respondentibus illis : Est Dominus vivus ipse in
cœlo potens, qui jussit agi septimam diem. III, 588.
42 Erat autem hujuscemodi visus : Ouiam qui fuerat
summus sacerdos, virum bonum et benignum , ve~
recundum visu, modestum moribus... VII, 89.
14 Respondeiitem vero Oniam dixisse : Hic est qui mul-
tum orat pro populo, et universa sancta civitate,
Jeremias propheta Dei. VII, 89.
46 Accipe sanctum gladium munus a Deo, inquo dejicies
adversarios populi mei Israël. II, 608.
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XCtV ' «ANCTtlS HATmiÉuS.
GAP. VERS.
35 Suspendit atitem Nicanoris caputin summa arce, ot
evidens esset et manifestum signum aozilii Dei.
VII, 87.
SANGTUS MATTHJEUS.
I K Liber Generationis Jesu Christi filii David, filii Ahra-
ham. — Exponitur. II, 200 et seqq.
16 Jacob autern genuit Joseph virum MariaB> dequanat^
est Jésus, qui vocatur Cb|ristus. VI, 457.
%K Pariet autem fîiium ; et \ocabis Dômen ejus Jesum ;
ipse enim salvum faciet populuin suum a peccalis
eorum. 1, 432.
23 Ëcce virf^o in utero habebit, et pariet fllium : etvoca-
bunt nomen ejus Emmanuel , quod est interpréta-
tum : Nobiscum Deus. — Expoiiitur. II, 494 ; IV,
47; VI, 544.
25 Et non cognoscebat eam donec peperit Filiam suuna
primogenitum. V, 435.
II 2 Dicentes : Ubi est qui natus est rex JudaBorum ?
m, 544.
14 Et intrantes domum , invenerunt puerum cum Maria
matre ejus, et procidentes adoravenint eum. —
Exponitur. VI, 443 ; VII, 34S.
43 Futurum est enim ut Herodes quaerat puerum ad per-
dendum eum. V, 45.
m 10 Jam enim securis ad radicem arborum posita est. Y,
557.
44. Ipse vos baptizabit in Spiritu sancto, et igni. V, 32.
47 Et ecce vox de coeJ is dicsns : Hic est Fiiius meus di-
lectus, in quo mihi complacui. V, 430, 449.
IV 4 Tune Jésus ductus est in desertum a Spiritu, ut ten-
taretur a diabolo. VI, 54.
2 Et cum jejunasset quadraginta diebus et quadraginta
noctibus, postea esuriit. V, 528; VI, 54.
3 Et accedens tentator dixit ei : êi Fiiius Dei es , die ut
lapides isti panes fiant. V, 528.
4 Qui respondens dixit : Scriptum est : Non in solo
pane vivit bomo , sed in omni verbe quod procedit
de ore'Dei. VI, 385.
6 Et dixit ei : Si Fiiius Dei es, mitte te deorsum. — Ex-
ponitur. III, 597, 599.
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SANC1W IfATTHiEUiS. XGt
CAP. VERS.
IV 9 . Et disait ei : Hâdc omnia tibi dabo, si cadens adoraveris
me. — Expbnitur. III, 517.
41 Tuac reiiquit eum diabolus» et ecce Angeli accesse^
roût, et ministrabant ei. III, 547, 548.
V 3 Beat! pauperes spiritu ; quoniam ipsorum est regnum
cœlorura. I, 425 ; III, 649.
4 Beati mites ; quoniam ipsi possidebuot terram. —
Exponitur. I, 57; II, 28, 34; VII, 494.
5 Beati qui lugent ; quoniam ipsi consolabuntur. —
Exponitur. V, 6.
6 Beati qui.esuriunt et sitiunt justitiam; quoniam ipsi
saturabuntur. — Exponitur. I, 57.
7 Beati miséricordes : quoniam ipsi misericordiam con-
sequentur. — Exponuntur. I, 57 ; VU, 297.
8 Beati mundo corde; quoniam ipsi Dou n videbunt.
VIII, 406.
43 Vos estis sa! terrae. I, 204; VIII, 426.
44 Vos estis lux mundi. Non potest civitas abscondi
supra montem posita. V, 259; VII, 320.
4 5 Neque accendunt lucernam, et ponunt eam sub modio,
sed super candelabrum , ut luceat omnibus qui in
domo snnl. — Exponitur. I, 445; VII, 349, 320.
47 Nolite putare quoniatn veni solvere legem aut pro-
phetas : non veni solvere , sed adimplere. III,
224, 357.
19 Qui autem fecerit et docuerit, hic magnus vocabitur
in regno cœlorum. IV, 444.
26 Âmen dico tibi , non exies inde , donec reddas novis-
àimum quadrantem. — Exponitur. III, 82.
29 Quod si oculus tuus dexter scandai izat te, erue euro,
et projîce abs te. ÏII, 675
34 Ego autem dico vobis, non jurdre omnino, neque per
cœlum, quia thronus Dei est. II, 460.
35 Neque per terram, quia scabellum est pedum ejus ;
neque per Jerosolymam , quia civitas est magni
régis. II, 460, 493, 494.
44 Ego autem dico vobis : Diligite inimicos vestros;
benefacite bis qui oderunt vos, et orate pro perse-
quentibus et calumniantibus vos. III, 639; IV,
351 ; V, 279.
45 Ut sitis filii Patris vestri , qui in cœlis est; qui solem
suum oriri facit super bonos et malos , et pluit
super justos et injustes. IV, 244»
vt 2, 5 Cum ergo facis eleemosymam , noli tuba canere ante
te, dicoi hypocritse faciunt... et cum oratis, non
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SCVI SANCTIJ8 lUTTOSUS.
CAP. VERS.
eritis sicut hypocritœ... Amen dîco vobis , reoepe-
runt mercedem suam. — Exponantur. Y, 466.
6 Tu autem cum oraveris, intra in cubiculam tanm, et
clauso obCio , ora Patrem tuum... et Pater tuas, qui
videt in abscoodito, reddet tibi. III, 498.
9 Sic ergo vos orabitis : Pater noster, qui es io ciBlis...
— Ëxponitur. 111, 498, 499 ; Ylll, S8.
10 Fiat voluntas tua, sicut in cœlo et in terra. III, 499 ;
V, 466; Vm, 28.
44 Panem nostrum supersubstantialem da nobis hodie.—
Expooitur. m, 647, 650.
43 Ht ne nos inducas in tentationem ; sed libéra nos a
malo. Amen. ^ Exponilur. III, 499, 529.
21 Ubi enim est thésaurus tuus, ibi est et cor loom. —
Ëxponitur. I, 487.
22 Lucerna corporis tui est oculus tuus. YIII, 4SS.
25 Nonne anima plus est quam esca, et corpus plus quam
vestimentum? — Exponitur. II, 489; lil, 380,
674. '
32 HiBC enim omnia gentes inquirunt. Scit enim Paler
vester, quia bis omnibus iodigetis. YI, 363.
33 Qusrite ergo primura regnum.Dei, et juslitiam ejas;
et haec omnia adjicientur vobis. II, 543, 592; VU,
553.
vu 6 Nolite dare sanctum canibus , neque mittatis marga*
ritas vestras ante porcos, ne forte conculcent eas
pedibus suis, et conversi dirumpant vos. III, 62.
7 Petite, et dabitur vobis; quœrite^ et invenielîs ; pal-
sate, et aperietur vobis. Yl, 607; YIII, 469.
24 Non omniô qui dicit mihi. Domine , Domine , intrabit
in regnuni cœlurum ; sed qui facit voluntatem Patris
roei qui in cœlis est. — Exponilur. II, 348; 111,
213.
22 Muiti dicent mihi in illa die : Domine, nonne in Do-
mine tuo prophetavimus, et in nomineluo dsmooia
ejecimus, et in nomine tuo virtutes multas fécimus t
— Exponitur. Y, 494.
23 Et tune confitebor illis : Quia numquam novi vos;
discedite a me, qui operamini iniquitatem. V .
494.
25 Et descendit pluvia... Fundata enim erat super pe-
tram. Ylll, 203.
27 Et descendit pluvia , et venerunt flumina « et fla>e'
runt\enti, et irruerunt in domum illam, et cecidit,
et fuit ruina illius magna. lY, 427, 428.
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SANGTltS MATTlIieUS. XGtB
CAP. VBRS.
t9 Ërat enim docens eos aient potestatem habeas, et
non sicut scribaB eorum, et phansœi. V, 365.
VIII 20 El dicit ei Jésus : Vulpes foveas babeni, et volucres
cœli nidos; Filius autem hominis non habet ubi
caput reclinet. III, 649. *
tt Jésus auteo) ait illi : Sequere me, et dimitte mortuos
sepelire mortuos sues. VII, 575.
25 Domine, salva nos, perimus. VU, 549.
34 Et ecce tota civitas exiit obviam Jesu, et viso eo ro-
gabant ut transiret a finibus eorum. — Exponitur.
ill, 2V, 215.
IX 2 Et videns Jésus fidem iilorum, dixit paralytico : Gon-
fide, fîli, remittuntui- tibi peccala lua. 1, 349.
6 Tune ait paralytico : Surge, toile lectum tuum, et
vade in domum tuam. I, 349.
7 Et surrexit, et abiit in domum suam. I, 349.
21 Dicebat enim intra se : Si tetigero tantum vestimen-
lum ejus, salva ero. — Exponitur. III, 389.
35 Et circuibat Jésus omnes civitates, et castella docens
in synagogis eorum, et prsedicans evangelium regni,
et curans omnem languorem, et omoem infirmita-
tem. — Exponitur. III, 408 et seqq.
36 Videns turbas, misertus est eis : quia erant vexati, et
jaceutes sicut oves non habentes pastorem. I, 389 ;
III, 444; VII, 5, 462.
37 Tune dieit discipulis suis : Hessis quidem multa,
operarii autem pauci. II, 24 ; III, 444.
X 6 Sed potius ite ad oves quae perierunt domus Israël.
IV, 285.
8 Infirmes eurate, mortuos suseitate. IV, 467.
40 Dignus est enim operarius cibo suo. VII, 646.
44 In quamcumque autem civitatem auteastellum intra-
veritis, interrogate quis in ea dignus sit. — Expo-
nitur. IV, 369; Y, 534.
12 Intrantes autem in domum, saiutate eam, dicentes :
Paxhuicdomui. V, 328.
43 Et si quidem fuerit domus ilia digna, veniet pax ves-
tra super eam. — Exponitur. IV, 369; V, 327,
328.
4 4 Et quicumque non receperit vos, neque audierit ser-
mones vestros, exeuntes foras de domo, vel civi-
tate, excutite pulverem de pedibus vestris. II, 530;
IV, 369. ^
16 Estote ergo prudentes sicut serpentes, et simpiices
sicut columbffi. V, 394.
T. VIII. 7*
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KGVUl SANGTU8 MATTH^US.
CAP. VBE8.
17, 48 Gavete autem ab hominibus. Tradeot enim vos ïd
coQciliis, et ia synagogis suis flagellabunt vos ; H
ad présides, et ad reges ducemini propter me. Y,
394.
49 Cum aulein tradent vos» Dolite cogitare qaomodOi aal
quid Joquamini ; dabitur enim vobis in illa hora,
quid loquamini. lY, 363.
24 Non est discipulus super magistrum, nec servus saper
dotninum suum. Vil, 369.
S5 Suffîcit discipulo, ut sil sicut magister ejus, et servo.
sicut domlnus ejus. Si patreinfamilias Beelzebub
vocaverunt, quaoto magisdomesticosejus. IV, 539;
VII, 369.
ftè Et nolite timere eos qui occiduot corpus, anicnam
autem non possunt occidere ; sed potios timete
eum, qui potest et animam, et corpus perdo^ in
gehennam. VI, 247.
32, 33 Omnis ergo qui conûtebitur me coram hominibas,
confitebor et ego eum coram Pâtre meo, qui in
cœlis est; qui autem negaverit me coram homi-
nibus, negabo eum et ego coram Pâtre meo, qui
in cœlis est ^ Exponuntur. III, 446, 447, 24S;
VIII, 77. 90.
34 Nolite arbitrari quia pacem venerim mittere in ter-
ram ; non veni pacem mittere, sed gladium. ~ Ex-
ponitur. I, 70 ; VIII, 79, 80.
37 Qui amat patrem aut matrem plus quam me, non est
me dignus; et qui amat Glium, aut filiam super
me, non est me dignus. — Exponitur. H, 587; 01,
60, 287.
38 Et qui non accipit crucem suam et sequiiur me, non
est me dignus. — Exponitur. I, 592 ; VIÛ, 79.
40 Qui recipit vos, me recipit ; et qui me recipit, recipit
eum qui me misit. IV, 587.
42 Et quicumque potum deiderit uni ex minimis istis ca-
iicem aquae frigidaB tantum in nomine discipuii;
amen dico vobis, non perdet mercedem suam. IV,
264 ; V, 519-
XI 4 Et jrespondens Jésus ait illis : Euntea renuntiate
Joanni qusa audistis et vidistis. lU, 446*
5 Caeci vident^ claudi ambulant, leprosi mundanlur,
surdi audiunt... III, 416, 342.
7 mis autem abeuntibus, cœpit Jésus dicere ad turbss
de )oanne : Quid existas in desertum videre? 111,
634.
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SANCTUS MATTHiEUt. XCU
CAP. VBR9.
ISA diebus autem Joannis Baptist» usque nunc, regDum
cœlorum vim patilur, et violenti rapiunt illud. II,
645 ; m, 60; YI, 363; VIII. 78.
S5 Iq illo tempore respondens Jésus dizit : Confîteor tibi;
Pater» Domine cœli et terrœ, quia abscondisti bœc
a sapientibus et prudentibus, et revelasti ea par-
vulîs. VU, 24î.
28 Yenite ad me, omnes qui laboratis, et ODeraii estis,
et ego reficiam vos. 111, 579.
29 Tollite jugum meum super vos, et discite a me quia
mitis sum et humiiis corde. II, 28 ; YU, 494.
x|i 8 Dominus- enim est Filius hominis etiam sabbati. —
Bxponitur. III, 358.
30 Qui Don est mecum, cootra me est; et qui non con-
gregat mecum, spargit. III, 242.
34 Progenies viperarum, quomodo potestis bona loqui,
cum gitis mali ? ex abundantia enim cordis'os lo-
quitur. lU, 434 ; Y, 259,
35 Bonus homo de bono thesauro profert bona. lY,
364.
44 Tune dicit : Reverlar in domum meam, unde exivi. Et
venions invenit eam vacantem, scopis mundatam,
et ornatam. — Exponitur. V, 446.
XIII 42 Qui enim habet, dabitur ei, et abundabit; qui autem
non habet, et quod habet auferetur ab eo. YI^ 59.
44 Et adimpletur in eis prophetia Isafœ dicentis : Au-
di tu audietis, et non intelligetis ; et videntes vide-
bitis, et non videbitis. YI, 239.
25 Cum autem dormirent homines, venit inimicus ejus,
et superseminavit zizania in medio tritici, et abiit
II. 25; I Y, 420.
34-32 AUam parabolam proposuit eis dicens : Simile est
regnum cœlorum grano sinapis... Cum autem creve>
rit, majuâ est omnibus oteribus, et fit arbor, ita ut
volucres cœli veniant, et habitent in ramis ejus. —
Exponuntur. 1, 407 ; III, 475.
52 Ait illis : Ideo omnis scriba doctus in regno cœlorum,
similis est patrifamilias qui profert de thesauro
suo nova et vetera. — Exponitur. Il, 642, 625 ;
IV, 84.
55 Nonne hic est fabri filhisT Nonne mater ejus dicitur
Maria? Et fratres ejus, Jacobu?, et Joseph, et Si-
mon, et Judas? lY, 358.
57 Et scandalizabantur in eo. Jésus autem dixit eis :
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C . .SANCTUS MATTH^US.
CAP. VERS.
Nqn est propheta sine honore, nisi in patria sua,
el in domo sua. IV, 358 ; VIIl, 493.
XIV 45 Vespere autem facto, accesserunt ad eum dîscipoii
ejus, dicentes : Desertus est locus, et bora jani
praeteriit; dimitte turbas, ut euntes in casteila,
emant sibi escas. YI, 385.
49 Et cum jussisset turbam discumbere super fODoum,
acceptis quinque panibus et duobus pibcibus, aspi-
ciens in cœlum, benedixit, et fregit^ et dédit disci-
pulis panes, discipuli autem turbis. VI, 385.
20 Et manducaverunt omnes, et saturati sunt. VI, 385.
34 Modicœ fidei, quare dubitasti ? VlIl, 257.
XV 43 At iile respondens ait : Omnis piantatio, quam non
planta vit Pater meus cœlestis, eradicabitur. I. 84.
44 Gaecus autem si csco dacatum prssiet, ambo in
foveam cadunt. VIII, 167.
' 19 De corde enim exeunt cogitationes malœ, hoinicidia,
adulteria... VI, 609.
tt Et ecce mulier Chaoanffia a ûnibus illis egressa cla-
mavit, dicens ei : Miserere mei. Domine fîli David;
ûlia mea maie a dsemonio vexatur. — Expoaitur.
IV, 190.
"^6 Non est bonum sumere panem filiorum, et mittere
canibus. III, 60.
XVI 43 Venit autem Jésus in partes Câesarese Pbilippi ; et in-
terrogabat discipulos suos, dicens : Quem dicunt
hominesesse Filium hominis? VII, 357.
44 At illi dixerunt : Alii Joannem Baptislara, alii autem
Eiiam, alii vero Jeremiam, aut unum ex prophe-
tis. VII, 357.
45 Dixit illis Jésus : Vos autem quem me esse dicitis?
— Exponuntur. II, 470 ; VII, 357.
46 Respondens Simon Petrus, dixit : Tu es Christus Filius
Dei vivi. — Exponitur. I, Ï23; II, 470; Vil, 357.
47 Respondens auiem Jésus, dixit ei : Beatus es, Simon
Barjona, quia caro et sanguis i on revelavit tibi,
sed Pater meus, qui in cœlis est. — Exponitur. I,
223;II, 470;IV, 498; VU, 357.
48 Et ego dico tibi, quia tu es Petrus, et super banc
petram œdificabo Ecclesiam meam, et portœ inferi
non praevalebunt adversus eam. — Exponitur. I,
223, 344 ; II, 470; UI, 484 ; IV, 586 ; VU, 40, 357;
VIIl, 42,
49 Et tibi dabo claves regni cœlorum. Et quodcumque
ligaveris super terram, erii ligatum et in cœlis; et
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SANGTUS MATTHiEUS. CI
CAP. VEBS.
quodcunoque solveris super terrain, erit solutum
et in cœlis. — Exponitur. I, 223, 260, 341 ; II,
350 , 470 ; IV, 586 ; V, 524 ; VI, 405; VII, 40, 357.
21-23 Exinde cœpit Jésus ostendere discipulis suis, quia
oporleret eum in Jerosolymaiu, et multa pati a
seoioribus... Et assumens eum Petrus, cœpit incre-
pare illum dicens : Absit a te. Domine^ non erit libi
hoc- Qui con versus dixit Petro : Vade post me,
satana, scandai u m es mihi... Exponuntur. 1,78; II,
129, 430.
24 Tune Jésus dixit discipulis suis : Si quis vult post
me venire, abneget semetipsum, et tollat crucem
suam et sequatur me. II, 430, 368; VI, 50.
26 Quid enim prodest homini, si mundum universum
lucreiur, animas vero suae detrimentum patialur ?
VIII, 495.
XVII 5 Et ecce vox de nube, dicens : Hic est Filius meus di-
lectus, in quo mihi bene complacui ; ipsum audile.
V, 246;VIÏ,644.
44, 45 Domine, miserere filio meo, quia lunaticus est, et
maie paiitur : nam sœpe cadit in ignem,et crebro in
aquam ; et obtuli eum discipulis tuis, et non potue-
runt curare eum. -— Exponuntur. VIII, 46 et seqq.
48, 49 Quare nos non poluimusejicere illum?... Propter incre-
dulitatem vestram... si habueritis fidem,sicut gra-
num sinapis, dicetis monti huic : Transi hinc illuc,
et transibit ; et nihil impossibile erit vobis. IV, 495;
VIII, 25.
20 Hoc autem genus non ejicitur, nisi per orationem et
jejuniura. — Exponitur. I, 449; VI, 53; VIII, 28.
26 Ut autem non scandalizemus eos, vado ad mare, et
mitte hamum ; et eum piscem qui primus ascen-
derit, toile : et aperto ore ejus, invenies staterem :
illum sumens, da eis pro me et te. — Exponitur.
VII, 40.
XVIII 4,5 In illa hora accesserunt discipuli ad Josum,cticente3 :
Quis, pùtas, major est in regno cœlorum...? Quicum-
que ergo humiliaverit se sicut parvulus iste, hic
est major in regno cdeloi*uro ; et qui susceperit
unum parvulum talem in noroine meo, me suscipit.
— Exponitur. V, 366.
6 Qui autem scandai izaverit unum de pusiliis istis qui
in me credunt, expedit ei ut suspendatur mol'a
asinaria in collo ejus, et demergatur in profundum
maris. VH, 444.
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eu SAIfGTim itATTOiBlJS.
GAP. VBR8.
7 y» mundo a scandalis. Necesse est enim ut veniant
seandala : verumtamen vs homini illi, per quem
scandalum venit. — Exponitur. Y, 35, 454, 223;
¥11,444.
40 Yideté ne contemnatis unam ex his pusiilis : dico
enim vobis, qaia Angeli eorum in cœlia semper
vident faciem Patris mei, qui in cœiis est.— Expo-
nitur.I, 548, 547.
4 S Quid vobis videtur 7 Si fuerint alicui cenluin ovas,
et erraverit una ex eis, nonne relinquit nonagiota
novem in montibus, et vadit qasrere eam qaae
erravitîIII, 493.
47 Quod si non aadierit eos, die ecclesie ; si autemec-
clesiam non audierit, sit tibi sicut ethnicus et pabli-
canus. — Exponitur. H, 36, S60; III, 434; IV,
165,425;YI, 410.
48 Amen dico vobis : Quaecumque alligaveritis super
terram, erunt ligata et in cœlo ; et quaecumque sol-
veritis super terram, erunt soluta et in ceelo. —
Exponitur. — Y, Î46;YI,405.
SO Ubi enim sunt duo vel très congregati in nomioe
. , meo, ibi sum in medio eorum. — Exponitur. I,
205; II, 444, 445; III. 276, 434 ; Y(, 477, 440;
VIII, 463.
24 Tune accédons Petrus ad eum, dixil : Domine, quo-
ties peccabit in me frater meus, et dimittam ei?
Usque sepliesT — Exponitur. I, 499; III, 276,
277.
22 Dicit illi Jésus : Non dico tibi usque septies ; sed
usque septuagies septies. I, 499 ; III, 276, 277.
XIX 5 Propter hoc dimittet bomo patrem et matrem, et
adhsreblt uxori sus^ et erunt duo in carne una.
1,653.
44 Qui dixit illis : Non omnes capiunt verbum i^tud, sed
quibusdatum est. Y, 269 ; Y[, 239.
44 Jésus autem ait eis : Sinite parvalos, et nolite eos
prohibera ad me venire : talium est enim regoum
cœlorum. 1,544.
46-49 Etecce unus accedens, ait illi : Magister bone, quid
boni faciam, ut habeam vitam sternam...? Si autem
vis ad vitam ingredi^ serva mandata... Non homici-
dium faciès; Non faciès furtum... Honora patrem
tuum et matrem tuam ; et diliges proximum taum
sicut teipsum. II, 643 ; IIl, 223 ; YII, 297.
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5ANGTD8 MATTRiBUS. GID
CAP. Yms.
M, t4 Dicit ilH adoleseeng : Omnia ti»c costodivi a juvén-
ilité mea; quid adhac mihi deest? ait illi Jésus : Si
vis perfectus esse, vade, vende qu» habes, et da
pauperibus, et habebis thesaumm in cœlo : et veni,
sequere me. - Bxponitur. IV, 650; V, 545.
26 Âspiciens autem Jésus, dixii illis : Âpud homines hoc
inipo&oibile est ; apud Deum autem omnia possibi-
lia sunt. IH, 524.
28 Jésus aulem dixit illis: Amen dico vobis, quod vos qui
secuti estis me, in regeneratione cum sederit Filius
hominis in sede majestatis suie, sedebitis et vos su-
per sedes duodecim, judicantes duodecim tribus
Israël. II, 177; VIII, 249.
29 Et omnis qui reliquerit domuro... propter nomen
meum, centuplum accipiet, et vitam aeternam pos-
sidebit. IH, 314.
XX î Conventione autem facta ciim operariis ex dena-
rio diucno , roisit eos in vineam suam. — Expo-
nitur. 111,310.
45 An ocuius tuus nequam est, quia ego bonus sum?
I, 460.
46 Sic eruni novissimi primi, et primi novissimi; muiti
enim sunt vocatif pauci vero electi. I, 295; IV, 52.
26 Non ita erit inter vos. Vill, 47.
28 Sicut Filius hominis non venit ministrari, sed minis-
trare. et dare animam suam redemptionem pro
mullis. -^ Exponitur. I, 295; III, 377; VIII,
50, 52.
XXI 4 Et cum appropinquassent Jerosoiymis , et venissent
Belbphage ad montem Oliveti, tune Jésus misit
duos discipuloe.<^ Exponitur. VI, 539.
5 Ecce rex tuus venit libt mansuetus. VIII, 44, 47.
42 Dicit illis Jésus : Numquam legistis in Scripturis :
Lapidem qœm reprobaverunt sediBcantes, hic factus
est in caput anguli ? VI, 584.
44 Et qui ceciderit super lapidem istum, confringetur;
super quem vero ceciderit, conteret eum. — Expo-
nitur. VI, 583, 584.
45 Et cum audissent principes sacerdotum et Pharisœi
parabolas ejus, cognoverunt quod de ipsis diceret.
VI, 584.
rxii 42, 43 Et ait illi : Amice, quomodo hue intrasti non habens
vestem nuptialem ? At îlle obmutuit. Tune dixit
rex roinislris : Ligatis manibus et pedibus ejus.
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GIY 8ANGTUS MATTSiEUS.
CAP. VBR8.
mittite eum in tenebras exteriores ; ibi erii fletus
et Btridor dentium. — Exponuntur. II, 384.
37 Ait iUi Jésus : Dtllges Dominum Deum tuam ex toto
corde tuo, et in Iota anima tua, et in tola mente
tua. I, 508, 607 ; [II, 48.
• 38 Hoc est maximum et primum manda tum. 1 , 607 ;
m, 295, 632.
XXIII 2 Dicens : Super cathedram Moysi sederunt Scribae et
Pharisaei. I, 455, 156.
3 Omnia ergo quascuroque dixerint vobis, servate ei Ta-
cite. I, 456.
4 Alligant enim onera gravia, et importabilia, et impo-
nunt in humett>s hominum : digito autem suo
noiunt ea movere. 1, 455.
9, ]0 Et patrem nolite vocare vobi8 super terram : unus
est enim peter vester, qui in cœiis est. Nec voce-
mini magistri; quia Magister vester anas est,
Christus.^ Exponuntur. YI, 552.
25 Vae vobis Scribae, et Pharisasi hypocritae, quia mun-
datis quod deforis est calicis et paropsidis ; intus
autem pleni estis rapina et imrounditia. I, 347.
26 Pharisaee caece, munda prius quod intus est calicis, et
' paropsidis, ut fîat id quod deforis est, mundum. —
Exponitur. 1,348.
28 Sic et vos a foris quidem paretis hominibus jusli :
intus autem pleni estis hypocrisi et iniquitate. I,
348.
37 Jérusalem , Jérusalem, quae occidis prophetas, quo-
ties volui congregare filios tuos, quemadmodum
gallina congregat pullos suos sub alas, et Dolaisti?
V, 327.
XXIV 4 Et egressos Jésus de templo, ibat. Et accesseruntdis-
cipuli ejus, ut ostenderent ei addificationes templi.
IV, 74.
4 Et respondens Jésus, dixit eis : Vide te ne quis vos
seducat. IV,584.
5 Muiti enim venient in nomine mec, dicentes : Ego
sum Ghnstus, et multos seducent. IV, 584 .
6 Audituri enim estis prœlia, et opiniones bellorum.
Videte ne turbemini ; oportet enim haec fierî, $e«J
nondum est unis. — Exponitur. II, 469 ; Vil, 343.
7 Consurgetenim gens in gentem,et regnum îd regnum...
II, 169; VII, 343.
8 Hffic autem omnia initia sunt dolorum. II, 469 ; VII,
343.
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SANGTII8 MATTHiEUS. GV
CAP. VERS.
42 Et quoniam abundavil iniquilas, refrigescet charitas
mullorum. IH, 538; VII, 450.
44 £t praedicabitur hoc Evangelium regni in uni verso
orbe. Il, 469; ÏV, 355.
15 Guin ergo videritis abominalionem desolationis» quae
dicta est a Daniele propheta , stantem in loco
sanclo, qui [egit,.intelligat III, 490; VII, 343.
46 Tune qui in Judaea sunt, fugiant ad montes. VIII^
468.
24, tt Erit enim tune tribulatio magna, qualis non fuit ab
initie mundi, usque modo, neque fiet ; et nisi breviati
fuissent dies illi, non fîeret salva omniscaro; sed
propter electos breviabuntur dies illi. — Expo-
nuntur. I, 460; VII, 342.
23 Tune si quis vobis dixerit : Ecce hic eH Christus, aut
illic; noiite credere. III, 445.
24 Surgent enim pseudochristi et pseudoprophetae ; et
dabuQt signa magna et prodigia, ita ut in errorem
indacanlur (si fieri potest), etiam electi. — Expo-
nitur. III, 445, 539 ; IV, 581 ; VIII, 252.
27 Sicut enim fulgur exit ab oriente, et paret usquê in
occidentero , ita erit et adventus Fiiii hominis.
I, 93.
35 Cœlum et terra transibunt, verba autem mea non
praeteribunt. II, 644: III, 235; VIII, 42.
39 Et non cognoverunt donec venit diluvium, et tulit
omnes. I, 645.
45 Fidelis servus et prudens, quem constituit dominus
suus super familiam suam... VIII, 447.
46 Beatus ille servus, quem cum venerit dominus ejus,
invenerit sic facientam. IV, 345.
47 Amen dico vobis , quoniam super omnia bona sua
coDstituet eum. IV, 315.
48-54 Si autem dixerit malus servus iile in corde suo :
Moram facit dominus meus venire : et cœperit
percutere conservos suos... Veniet dominus servi
iilius... et dividet eum, partemque ejus ponet cum
bypocritis.— Exponuntur. III, 309.
' 50 In die, qua non sperat, et hora, qua ignorât. IV, 103.
XXV 4-42 Paraboia decem virginum exponitur. II, 478 et seqq.
20 Et accédons qui quinque talenta acceperat, obtulit
alia quinque talenta , dicens : Domine , quinque
talenta tradidisti mihi ; écce aiia quinque super-
lucratus sum. I, 284.
24 Ait illi dominuii ejus : Euge, serve bone, et fidelis ;
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GVI SANGTIJ8 MATTR^GUS.
CAP. VERS.
quia super pauca fbisti fidelis, super multa te cons-
tituam, intra in gaudium domini tui. I, 416, ît)8.
S4 Domine, scio quia homo durus es, métis ubi non
seminasti.I, 284.
34 Tuncdicet rex his qui a dextris ejus erunt : VeniU",
benedicli Patris mei ; possidete paratum vobis
regnurn a constitutione mundi. — Bzponitar. I,
6Î8;II, 190; III, 40; VIII, Î23.
35 Bsurivi euiro, et dedistis mihi manducare; silin, et
dedistis mihi bibere ; hospes eram, et coliegistis me.
— Exponitur 1,628; 11,490,645; IV, 382;V,
519 ; VL 257.
36 Nudus, et cooperuistis me ; infirmus, et visitastis me...
— Exponitur. I, 628 ; II, 490 ; III, 40 ; V, 549 ; VI,
258.
37, 38, 39 Tune respondebunt ei justi, dicentes : Domine, qaando
te vidimus esurientem, et pavimus te : sitienlem,
et dedimus tibi potum... I, 628; 11,490; III, 40;
V, 519.
40 Et respondens rex, dicet illis : Amen dico vobis ,
quamdiu fecistis uni ex his fratribus meis minimis,
mihi fecistis. — Exponitur. I, 628; II, 490; IV,
382; V, 519.
41 Tune dicet et his qui a sinistris erunt : Discedite a
me, maledicti, in ignem sternum, qui para tus est
diabolo et angelis ejus. -* Exponitur. I, 688 ; II,
490; III, 234.
4246 Esurivi enim, et non dedistis mihi manducare ; sitivi,
et non dedistis mihi potum... Et ibnnt hi in sup-
plicium aBternum, justi autem in vitam œternam.
— Exponuntur. [, 628; U, 490; III, 234; V, 519.
XXVI 11 Nam semper pauperes habetisvobiscum, me autem
non semper habetis. — Exponitur. II, 246, 619;
III, 10,
24 Fiiius hominis vadit sicut scriptum est de illo : vs
autem homini illi, perquem Fiiius hominis tradetar.
V, 255.
39 Et progressus pusiilum, procidit in faciem suam,
orans et dicens : Pater mi, si possibile est, traos-
eat a me calix iste; verumtamen non sicut ego
volo, sed sicut tu. — Exponitur. I, ?5, 97 ; VIK
640.
45, 46 Tune venit ad discipulos sues et dicit illis : Dormite
jam et requiescite ; ecce appropinquavit hora, et
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SANCTCS MATTHiECS.
CTII
CAP.
VBIS.
Filius homiDis tradetur îq manus peccatoruro. Sur-
gi te, eamuB : ecce appropinquavit qui me tradet.
— ExpoDuntur. II, 25, 26.
xxTii Si, 26 Videns autem Pikitus quia nihil proficeret, sed magia
tuinultus fieret, accepta aqua, lavit manus coram
populo dicens : Innocens ego suro a sanguine justi
bujus; vos videritis... Tuiic dimisit iliis Barabbam :
Jesuin autem flagellatum tradidit eis ut cruciûge-
retur.— Exponuntur. IV, 463 ; VII, 324.
45 A aexta hora tenebrso faciad sunt super universam
terram usque ad horam nonam. VIII, 4 67.
46 Et circa horam nonam, clamavit Jésus voce magna
dicens : Eli, Eli, lamma sabacthani ? hoc est :
Dens meus, Deus meus*, ut quid dereliquisti me ?
1,26; VII, 640.
50 Jésus autem ilerum damans voce magna, emisit spi-
ritum. VII, 510.
54 Et ecce vélum templi scissum est in duas partes a
summo usque deorsum, et terra mota est; et petr«
sciss» sunt.— Esponitur. VII,* 362.
XXVIII 2 Et ecce terras motus factus est magnus. — Expo-
nitur. VII, 363.
40 Tune ait illis Jésus : Nolite timere- Ite, nuntiate fra-
tribus meis ut eant in Galilseam, ibi me videbunt,
V.44.
48 Etaccedens Jésus locutus est eis, dicens : Data est
mihi omnis potestas in cœio et in terra. — Expo-
nitur. I, 243 ; II, 482 ; III, 467, 543; V, 246.247,
863; VI, 406; Vil, 377.
49,20 Euntes ergo, docete omnes gentes, baptizantes eos in
nomine Patris, et Filii et Spiritus sancti ; docentes
eos servare omnia quaecumque mandavi vobis : et
ecce vobiscum sum omnibus diebus. usque ad con-
summationem saeculi. — Exponuntur. I, 205, 206,
385, 408 ; II, 435, 386; III, 448; IV, 47, 467, 534,
587 ;V, 445.204; VI, 427, 406.
SANCTUS MARGÏÏS.
Il
m
27
15
Et dicebat eis : Sabb: tum propter hominem factum
est; et non homo propter sabbatum. III, 357.
Et dédit ilijs potestatem curandi infirmitates, et
ejidendi daemonia. — Exponitur. V, 367.
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GVIII SANGTDS MARGUS.
CAP. VERS.
M Et Jac«.bum Zebedaei, et Joannem frai rem Jacobi et
imposuit eis nomina Boanerges, quod est, 61ii toni-
truLVIJ, 494.
VI 4 6 Quo audiu>, Herodes ait : Quem ego decollavi Joannem,
hic a mortuis resurrexit. IV, 257.
34 Et ait iilis : Venile seorsum in desertum locum, et
ret|uiesciie pusillum. v fil, .426.
vu 37 Et 60 nmplius admirabantur, dtcenta<« : Bene omnia
fecit : et surdos fecit audire et mulos loquî. III..
342 ; VI, 23o.
VIII 4-9 In diebus ilIis iterum cum turba multa esset... Et
prsBcepit turbsB dtscumbere super terram. Et acri-
pieng septem panes, gratias agens fregil. et dabut
discipulis suis ut apponerent... et manducaveruni
et Sdturati sunt.— Exponuntur. ï, 646 et seqq.
48 Oculos habentes non videtis?et aures babentes, non
auditis? V, 222.
34 Et convocata turba cum discipulis suis, dixit eis : Si
quis vult me sequi, deneget semetrpsum, et tollat
crueem suam, et sequatur me. I, 592.
38 Qui euim me cohfusus fuerit, et verba mea, in gene-
ratione ista... etFilius hominis confundetur eum...
VIII, 78.
IX 43-27 Et veniens ad discipulos suos, vidit turbam magnam
circa eos, et Scribas conquirentes cum iîlis...
respondens unus de turba, dixit : Magister, atiuii
filium meum ad te. habentem spiritum inulum...
— Exponuntur. Vlli, 20, 24, 22, 24. 25.
X 13*46 Et offerebant illi parvulos ut tangeret illos... Sinitr»
parvulos venire ad me, et ne prohibueritis eo?:
taiium enim est regnum Dei... et complexans et>^,
et imponens manus suf)er illos, benedtcebai eos.—
Exponuntur. I, 514, 545.
47 Et cum egressus esset in viam, procurrens quidam
genu flexo ante eum rogabat eum : Magister bono.
quid faciam ut vijtam asternam percipiam ? — Ex-
ponuntur. V, 543.
20 At illc respondens, ait ilii : Magister, ha^ omnia
ob«iervavi a juventute mea. — Exponilur. V, 543.
2f, 23 Jésus autem intuitus oum, dilexit eum... et circumï^-
piciens Jésus, ait discipulis suis : Quam difficile qui
pecunias habent, in regnum Dei introibunt 1 — Ex-
ponuntur. I, 465; V, 545; VI, 640.
42 Principes eorum polestatem habent ipsorutn. VIII.
46.
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SANGTUS MARCUS. CIt
(JAP. VERS.
43 Non ita est autem in vobis, sed quicumque voluerit
fîeri major, erit vester minister. VIIÏ, 49.
45 Nam et Filius hominîs non venit ut ministraretur ei,
sed ut ministraret. — Exponitur. I, 294 et seqq.
xii 41-44 Et sedens Jésus contra g«izophylacium... cum venis-
set autem vidua una pauper... aitillis : Amen dico
vobis. quoniam vidua haec pauper p\\i^ omnibus mi-
sit, qui miserunt in ga/ophy!acium... 11, 648; VII,
fô, 83.
un 1 Et cum egrederetur de templo, ait iili unus ex disci-
pulis suis : Magister, aspicequales lapides, et quales
structurse. IV, 74.
8 Exsurget enim gens contra gentem... initium dolorum
haec. 1, 429.
40 Et in omnes gentes priroum oportet praedicari Evan-
gelium. IV, 355.
49,20 Ërunt enim dies illi tribulationes taies, quales non
fuerunt ab initio créature^... sed propter electos
quos elegit, breviabit dies.— Exponuntur. Vil, 344.
33 Videte, vigilate, et orale; nescitis enim quando teropus
sit. III, 307.
84 Sicut homo qui peregre profectus reliquit domum
suam, et dédit servis suis potestatem cujusque ope-
ris, et janitori praecepit ut vigilet ill, 307.
35 Vigiiate ergo, nescitis enim quando dominus domus
veniat : sero, an média nocte, an gjlli cantu, an
mane. — Exponitur. Ill, 307; IV, 400et?eqq.
36 Ne cum venerit repente, inveniat vos dormientes. III,
307.
37 Quod aut< m dico vobis, omnibus dico : Vigilate. —
Exponitur. III, 306 et seqq.
XIV 3 Et cum esset fiethaniae in domo Simonis leprosi, et
recumberel. V, 529. .
33 Et assumit Petrum, et Jacobum^ et Joannem secum :
et cœpit pavere et tiedere. III, 46.
XV 37 Jésus autem emissa voce magna expiravit. VU, o40.
39 Videns autem centurio, qui ex adverso stabat, quia
sic damans expirasset, ait : Vere hic homo Filius
Dei erat. III, 553.
ivi 7 Sed ite, dicite disci pulis ejus^ et Petro, quia praecedit
vos in Galiiceam : ibi eum videbitis, sicut dixit
vobis. VII, 363.
45 Et dixit eis : Euntes in mundum universum prsndicate
Evangelium omni creaturae. — Ex|.onitur. II, 277,
278.
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GX SANCIDS LUCAS.
CAP. VBBS.
46 Qui crediderit, et baptizatus foerit, salvuserit; qui
vero non crediderit, condemnabitur. II, 359, 386 ;
III, 149 ; VU, 363.
48 /Serpentes tollent; et si mortiferum quid biberint, non
eis nocebit; super sgros manus imponent, et bene
babebunt. II, S58.
SO Illi autem profecti praedicaverunt ubique. Domino
coopérante, et sermonem confirmante sequentibiis
signis. — Bxponitur. IV, 450, 584; V, 441, 252;
VU, 228.
8AKGTU8 LUCAS.
6 Brant autem ju9ti ambo ante Deum, incedentes in
omnibus mandatis et justificationibus Domiai sine
querela. — Bxponitur. Vil, 623 et seqq.
47 Bt ipse prœcedet ante illum in spiritu et virtute
Bliae, ut convertat corda patrum in filios, et incre-
dulos ad prudentiam justorum, parare Dec plebem
perfectam. I, 304.
27 Bt nomen virginis. Maria. — Bxponitur. I, 120 et
seqq.
28 Et ingressus Angélus ad eam dixit : Âve, gratia
plena ; Dominus tecum, benedicla tu in mulieribos.
I. 383.
48 Quia respexit humilitatem ancill® suae ; ecce enim ex
hoc beatam me dicent omnes generationes. U, 269.
55 Sicut locutus est ad patres nostros, Abrabaoa, et
semini ejus in saecuia. VII, S87.
64 Apertum est autem illico os ejus, et lingua ejus, et
loquebatur beoedicens Deum. III, S44.
72 Ad faciendam misericordiam cum patribus nosiris
et memorari testameqti sui sancti. YII, 287.
73 Jusjurandum, quod juravit ad Abraham patrem nos-
trum, daturum se nobis. Vil, 287.
76-79 Et tu, puer, propheta Altissimi vocaberia; prsibis
enim ante faciem Domini parare vias ejus... Illu-
mina re bis qui in tenebris, et in umbra mortis
sedent, ad dirigendos pedes nostros in viam pacis.
-^ Bxponuntur. I, 430; IV, 588 ; VL 508 et seqq.;
VIU, 479.
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SANGTUS LUCAS. GXl
CAP. VBHS.
Il % Hœc descriptio prima facta est a préside Syriae Cy>
rino. II, 485.
7 Et peperit Filium suunf> priroogeDitum. Y, 135.
40 Et dixit illis Angélus : Noiite timere ; ecce enim evan-
gellzo vobis gaudiuoQ magnum. I, 452.
44 Quia nalus est vobis hodie salvator qui est Christus
Dominus, in ci vitale David. — Exponitur. I, 454 et
seqq,; VII, 73.
4 S Et boc vobis signum : Invenietis infantem pannis in-
volutum, et positum in prœsepio. YII, 348.
44 Gloria in altissimis Deo, et in terra pax hominibus
bonae voluntatis. III, 569.
49 Maria autem conservabat oronia verba hœc, conferens
in corde suo. — Exponitur. Yli, 594, 6S9.
99 Nunc dimittis servum luum. Domine, secundum ver-
bum tuum in pace... YII, 457.
34 Et benedixit illis Simeon, et dixit ad Mariam matrem
ejus : Ecce positus est bic in ruinam et in resurrec-
tionem multorum in Israël, et in signiim cui con-
' tradicetur. Vïl, 594, 596.
35 Et tuam ipsius animam pertransibit gladius, ni rêve-
ientur ex multis cordibus cogitationes. — Expo-
nitur. II, 229 et seqq.; VII, 593, 594.
36, 38 Et erat Anna prophetissa... et haîc, ipsa bora super-
venions, conûtabatur Domino, et loquebatur de illo
omnibus, qui expectabant redemptionem Israël. VU,
629, 630.
49 Et ait ad illos : Quid est quod me quaîrebatis? ne&-
ciebalis quia in bis, quse Patris mei sunl, oportet
me esse? IJI, 45.
I 8 Facite ergo fructus dignos pœnilentiae, et ne cœperitis
dicere : Patrem habemus Abraham : dico enim
vobis, quia potens est Deus de lapidibus istis sus-
citare fîlios Abrahae. II, 80, 529.
14 Respondens autem dicebat illis : Qui habet duas tu-
nicas, det non habenti, et qui habet escas, similiter
faciat. H, 80.
44 Interrogabant aulem eum et milites, dicentes : Quid
faciemus et nos ? et ait illis : Neminem concutiatis,
neque calumniam faciatis ; et contenti estote sti-
pendiis veslris.— Exponitur. IV, 45.
38 Qui fuit Henos, qui fuit Setb, qui fuit Adam, qui fuit
Dei.— Exponitur. II, 200, 204.
46-24 Et venit Nazareth ubi erat nutri lus, et in tra vit se-
cundum consuetadinem suam die sabbati in syna-
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GXII SANGTUS LUCAS.
CAP. VERS.
gogam, et surrexit légère... invenit locum ubi
scriplum erat : Spiritus Domini super me. propler
quod unxit me... Quia liodie impleta est h^c
scriplura in aunbus veslris. — Exponuntur. 1, 559.
22 Mirabanlur in xcrbis gratite, quae procedebant de
ore ipsius, et dicebant : Nonne hic est fiiius Jo-
seph? IV, 358; VIII, 494.
42,43 Et \eneruiit usque ad ipsum : et detinebanl illum ne
discedcret. ab eis; qui bus ille ait : Quia et aliis ci-
vilatibus oportet me evangelizare regoum Dtri .
quia ideo ini.s.sus sum. — Exponuntur. II, 34; I\,
285.
V 8 Quod cum \ideret Simon Petrus, procidit ad gcnua
Jcsn, diccns : E\i a me, quia homo peccator sum.
Domine. V, 555.
9 Stupor eiiira circumdederal eum, et oranesqui cum
itlo erant, in captura piscium quam ceperant. V,
555.
tO Et ait ad Simoncm Jésus : Noii timerc^; ex hoc jan:
homines cris capiens. — Exponitur. V, 554.
41 Et subductis ad terram navibus, relictis omnibus.
seculi sunt eum. V. 555.
VI 49 Et omnis turba quœrebal eum tangere; quia virtus de
illo exibat, et sanabit omnes. III, 389.
24 Verumtamen vae vobis divitibus^ quia habetis conso-
lalionem veslram. I, 427.
37 Nolilo jud;caro et non judicabimini ; nolite con-
de:iimiie, t non condemnabimini ; dimitlite, et
dmiittCMiitii. IV, 387.
38 Ddte, et dabitur vobis; mensuram bonam, et con-
fertam, et coagitalam, et supereflluenlem dabuDl in
sinum vestrum. IV, 387.
44 Unaquaique cnim arbor de fructu suo cognoscitur:
neque enim de spinis colligunt fiou.s neque de ruix'
\iniiemiant uvam. 111, 475.
45 Bonus homo do bono thesauro cordis sui proferl b*»-
num. VI, 009.
VII 4, 5 At liii cuu) venisseiit ad Jesum, rogabant eum solli-
cite, dicentes ei : Quia dignus est ut hoc ilii
prœstes ;diligit enim genlem nostram; et synagy-
gam ipso aedificavit nobis. IV, 292.
22 Et respondens oixit nllis : Euntes ronuntiate Juanm
quaî audistis et vidistis : Quia caeci vident, surdi
audiunt, pauperos evangclizanlur. - Exponitur. VI,
234 et seqq.
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SANCTIS LUCAS. (.XUI
GAP. \tUiS»
S4-26 Et corn ducessiMent nunlii Joannis, cœpit de Joanne
dicere ad turbas : Quid existis in desertum videre?
arundiaem vento agitatam? md quid exislis vi-
dore? hominem moliibus vestiinentis indutum...
sed quid existis videre? prophelain? utiqoe dico
vobis, et plus quam propheiam. ~ Exponunlur.
1, 4S8 etseqq.
VIII S, 3 Ri mu lierez aliqune, qus franl curats a spiritibu.4
malignis et infirrritatibus... et alise mullae quae
tninislrabant ei de fcicultalibus suis. Y, 5t9.
36 Nuntiaveruot autetn iilis, et qui vidèrent, quomodo
sanus facrus esset a iegione. IV, 67.
IX 4,2 Gonvocatis aulem duodeciin apostolis, dédit iilis vir-
tutem^ et potestalem super omnia daemonia, et ut
languor^scurarent. Et inisit illos praedicare regnum
Dei, et sanare infirmes. — Exi.onutitur. H, 306 et
seqq.; III, 409.
6 Egressi autCin circuibant per caslella ovangelizantes,
et curantes ubique. III, 409.
23 Dicebat autem ad omnes : Si quis vult post me m nire,
abneget ^emetipsuiu.el tollal crucero suam quotidie,
et sequalur lue. I, o9î.
26 Qui nie erubuerit oL m( os sermones, hune Fiiius
. honiiais erube^cet. VIII, 90.
39-43 Et ecce spirituj appreheiidit eum, et subito clamai, et
eiidit... Adduc hue filium luum... et increpa\it
Joius spiritum immundum, et sanavit puerum.—
Exponuntur. VIII, 18 et seqq.
50 Et ait ad illum Jésus : Noliie pruliibere; qui enim non
est adveiSum vos, pro \obis est. II, 33.
60 Dixitque ei Jésus : Sine ut morlui sepeliant morlucs
suos; tu autem \ade, et annuntia regnum Dei.
VII, 575.
62 Ait ad illum Jésus : Nemo mittens manum suam ad
aratrum, et respiciens rétro, aptus est regno Dei.
ï, 109.
X 4 Post liaiC autem Dominus designavit et.alioa septua-
giuta duos; et misit lilos binos ante faciem suam
in omneui civitateui. Ht locuin, quo erat ipse ven-
turus. III, 400.
7 lu eadem autem domo manete, edentes et bibentes
quffi apud lilos suut; dignus est enim operarius
mercede sua.— Expunitur. V, 530, 531.
* 8 Et in quamcuuique civitatem intraveri^is, et susce-
T. VIII. 8*
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GXnr SANCTU8 LUCAS.
GÀP. VUS.
perini vos, manducate qu» apponaotur vMs, m,
409.
9 Et carate infirmes, qui in illa sunt , el dîcile ilfis :
Appropinquavit îd vos regDum Dei. III, 409, 421.
46 Qui vos audit, me audit; et qui vos spernit, me
spernittr 111, 434.
47 Reversi sunt autem septuaginta duo cum gaudio,
jiicenies : Domine, etiam deemonia sobjiciuntor
nobis in nomine luo. lU, 420.
48 Etaitiiiis : Videbam Satanam sicut fulgur de ooelo
cadentem. 111, 420.
20 Verumtamen in hoc nolile gaudere, quia spiritus vobb
subjiciuntur; gaudete autem quod nominavestra
scripta sunt in cœlis. 111, 420.
22 Omnia mihi tradila sunt a Pâtre meo. III, 543.
28 Dixitque illi : Recte respondisti : hoc fac et vives. Ill,
282.
37 At iile diiit : Qui fecit misericordiam in illum. Et
ait illi Jésus : Yade, et tu fac similiter. — Expo-
nitur. 1, 522 et seqq.
38 Factum est autem, dum irent, et ipse intravit in
quoddam castellum ; et mulier quaedam nomioe
Marlha, excepit illum in domum suam. V, 529.
40 Domine, non est tibi curae quod soror mea rcliquit
me solam ministrare? die ergo illi, ut me adju^ei.
— Exponilur. Y, h et seqq.
44 Et respondens dixit illi Dominus : Martha, Martha,
sollicita es, et turbaris ergo plurima. Vl, 36.
42 Porro unum est necessarium. — Exponitur. III, 632 ;
Yl, 36, 392.
XI 23 Qui non est mecum, contra me est : et qui noo col-
ligit mecum, dispergit. 1, 397; III, 219, 255.
24, 26 Cum immundus spiritus exierit de homine, ambulat
per loca inaquosa... Tum vadit^ et assumit septem
alios spiritus secum, nequiores se, et ingressi habi-
tant ibi. Et fiunt novissima hominis illius pqon
prioribus.-- Exponuntur. Y, 413 et seqq.
44 Yerumtamen quod superest, date eleemosynam ; et
ecce omnia munda sunt vobis. Il, 646.
42 HaBC autem oportuit facere, et illa non omiltere.V,
457.
XII 4 Dico autem vobis amicis meis : Ne terreamini ab fais
qui occidunt corpus, et post haec non habeot am-
plius quid faciant. YI, 247. ,
8 Dico autem vobis : Omnis quicumque confessos fuerit
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SANGTUS LUCAS. GXV
VERS.
me coram hominibiis, et Filius hominis conBlebitur
illum coram Angelis Dei. II, S59; UL 147, S43;
Vin, 77.
9 Qui autem negaverit me coram bominibus, negabitur
coram Angelis Dei. III, 447, 213.
44 Cura autem inducent vos in synagogaSj et ad magia-
tratus, et potestates, noiile solliciti esse quaiiter
aut quid dicatis. Y, 394.
4 5 Spiritus enim sanctus docebit vos in ipsa hora quid
oporteat vos dicere. V, 394.
34 Sic est qui sibi thesaurizat, et noa est in Deum
dives... Y, 64J.
34 Yerumtamen quserite primum regnum Dei, et justi-
tiam ejus, et hœc omnia adjicientur vobis. 1, 330 ;
m, 675.
37 Beati servi illi, quos cum venerit dominas, inveneril
vigilantes.— Exponitur. Y, 490; YI, 393.
38 Et si venerit in secunda vigilia, et si in tertia vigilia
venerit, et ita invenerit, beati sunt servi ilii. —
Exponitur. H, 474.
40 Et vos estote parati : quia qua bora non putatis,
Filius bominis veniet.— Exponitur. lY, 403.
43 Beatus ilie servus, quem cum venerit dominas, inve-
nerit ila facientem. Y, 500.
47 Ille autem servus qui cognovit voluntatem domini
sui, et non praBparavit, et non fecit secundum
voluntatem ejus, vapulabit multis. -- Exponitur.
III, 472; Y, 458.
48 Omni autem cui muUum datum est, mnltum quse-
retur ab eo; et cui commendaverunt multum,
plus pètent ab eo.— Exponilar. I, 277.
49 Ignem veni miltere in terram, et quid volo nisi ut
accendatur ? III, 428.
XIII 3-5 Non , dico vobis : sed nisi pœnitentiam babueritis,
omnes similiter peribitis. Yl, 33, 43.
44-43 Et ecce mulier, quae habebat spiritum infirmitatis
annis decem et octo; et orat inclinata... Quam
cum videret Jésus, vocavit eam ad se, et ait iili :
Mulier, dimissa es ab inûrmitate tua ; et imposuit
illi ma nus, et confestim erecta est, et glorificabat
Deum. — Exponitur. VI, 438 et seqq.
45 Respondens aulem ad illum Dominus, dixit : Hypo-
crila3, unusquisque vestrum sabbato non solvit bo-
vem suum aut asinum a praesepio, et ducit ada-
quareTI, 240.
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CXVI SANCTIJS LUCAS.
CAP. VERS.
46 Hanc autem ûliam AbrahflB quam alligavit saiaoar,
ecce decem et octo annis, non oportait aoivi a
vinculo isto die sabbati ? III, 504.
47 Et cum haec diceret, erubescebant omnos ad\ersar:i
ejus; et umnis populus gaudebat in universîs, qus
gloriose fiebant ab eo. VI, 442.
26-27 Tune incipietis dicere : Manducavimus coram le, et
bibinrius, et in plateis nostris docuisti ; et dicet
vobis : Nescio vos unde sitis : discedite a me
omnes operarii iniquitatis. — Exponuotur. lif,
243; V. 477,493.
32 Et ait illis : Ile, el dirite vulpi illi. IV, 257.
33 Verumtamen oportet me hodie, et cras, et sequenti
die ambulare; quia non capit prophetam perire
extra Jerusaknn. iV, 320.
XIV 5 Et respondens ai illos dtxit : Cujus vestrum asinusaut
^ bos in puteuu) cadet, et non continuo e&trahel illuni
die sabbati ? — Exponitur. III, 504.
40 Ut cum venerit qui te invita\.l, dicat tibi : Àmice,
ascende supcrius. ï, 357.
27 Et qui non bajulat crur.em suam et venit posi me,
non poleât meus e^sedi^cipulus. I, 592.
28 Quis enim ex vobis volens (urrim asdifictire, non
prias sedens computat siimptiis, qui necessarii sunt,
si habeat ad pprficienduni? VU, 20.
29, 30 Ne posteaquam posuerit fundamenium,etnonpotucrit
perQcere, omnes qui vident, inc'piant iiludere ei,
dicentes : Quia hic homo cœpit aediGcare, ei non
potuit consummare. VU, 20.
34^ 32 Aut quis rex iturus committere beilum ad\ersus
alium regem, non sedens prius cogitât, si pcts^^it
cum decem millibus occurrere ei qui cum \iginli
miilibus venit ad se ? Alioquin, adhuc illo longe
agente, legationem mittens, rogat ea qu» pacis
sunt. — Exponuntur. VU, 48 et seqq
XV 4 Quis est vobis homo, qui habet centum oves ; et si
perdidcrit unam ex iliis ; nonne dimilMi nonaginta
novem in deserto, et vadit ad iilam quas parierai,
donec inveniat eam ? — Exponuntur. I, 387,
8 Aut qu» muiier habens drachmas decem, si perdi-
dent dracbmam unam, nobne accendit lùcernain,et
everrit domum, et quuprit dihgenler, donec inve-
niat ? I, 387.
40 Ita dico vobis, gaudium erit coram Angelis Dei super
uno peccatore pœnitentiam agente. I, 388.
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SANGTUS LU AS. CXVII
CAP. VBB8.
32 Epulari autem et gaudere oportebat, quia frater tuus
mortuus erat, et revixit; perierat, et invenlus est.
I, 450.
XVI 46 Et ait illis : Vos estis, qui juslifîcatls vos coram homi-
nibu-^ ; Deus autem novit corda vestra : quia quod
hominibus altum est, abominatio est ante Deum.
l 56.
ti Factum est autem ut moreretur mendicus, et porta-
retur ab Angelis in sinum Abrab'B. Mortuus est
antem et dives, et sepultus est in inferno. lY*
274.
XVII 4, 2 Et ait ad discipulof suos : Impossibile est ut non ve-
niant scandala ; vas aurein iiii per quera veniunt.
Uiiliusest illi, si lapi:« moiaris imponaturcirca col-
lum ejus, et projxiatur in mare. Y, 36.
4 Et si septies in die peccaverit in te. et septies in die
con versus fuerit ad te, dicens : Pœnitet me : di-
mitta illi. T, 499.
5 Et dixerunt Apostoli Domino : Adauge nobis Gdem.
YIII, 30.
40 Sic et vos cum feceritis omnia quœ praecepta sunt
vobis, dicite : Servi inutiles sumus ; quod debuimus
facere, fecimus. — Exponitur. I, 446, 464 ; il, 430;
Vï, 497.
26 Et sicut factum est in diebus Noë, ita erit et in diebus
Filii hominis. I, 645.
27 Edebant, et bibebant... et venit diluvium, et perdidit
omnes. I, 645.
28, 29 Similiter sicut factum est in diebus Lot : edebant, ot
bibebant; emebant, et vendebant... pluit ignem et
sulpbur de cœio, et omnes perdidit. I, 645.
xviii 4-5 Dicebat autem et parabolam ad iilos, quoniam oportet
semper orare et non deScere, dicens : Judex quir
dam erat in quadam civilate... Yidua autem
quaedam erat in civitate illa, et \enivbat ad eum,
dicens : Yindica me do adversario n eo. Et nulebat
per multum tempus... tamen quia moli'sta est
inihi hsc vidua, \indicabo eam... — Exponuntur.
VI, 604, 606, 607.
8 Verumtanun Filius hominis veniens, putas, in\eniel
(idem in terra? III, 527.
43 Et Publicanus a longe stans, nolebat nec ocuios ad
cœluro levare : sed percotiebat pectus suum, di-
cens : Deus^ prupitius estu mihi peccatori. I, 500.
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ClVlll SANCTUS LUCAS.
CAP. vers.
49 Diiit autem ei Jésus : Qaid me dicis bommi T nemo
bonus nisi solus Deus. V, 76.
27 Ait iliis ; Que impossibilia sunt apud homines, podsi-
bilia sunt apud Deum. YI, 378.
XIX 5 Et cum venisset ad locum, suspiciens Jésus vidit
illum, et dixit ad eum : Zacbœe, festinans descende;
quia hodie in domo tua oportet me manere. V, 329.
8 Stans autem Zachaeuâ, dixit ad Dominum : Ecoe dimi-
dium'bonorum meorum. Domine, do pauperibos; et
si quid aliquem defraudavi, reddo quadruplum. <—
Exponilur. II, 647.
9 Ait Jésus ad eum : Quia hodie salus domui huic &cta
est ; eo quod et ipse filius sit Abrabœ. H, 647.
40 Yenit enim Filius hominis quœrere, et salvum facere
quod perierat. lY, 284.
44 Cives autem ejusoderant eum; et mîsenint Içgatio-
nem post illum, dicentes : Noiumus hune regnare
super DOS. III, 548.
46, 47 Yenit autem primus, dicens : Domine, mna ina decem
mnas acquisivit. El ait illi : Euge, bone serve, quia
in pauca fuisti fidelis, eris potestatem habena super
decem civitates. I, 284.
20-23 Et aller venit, dicens : Domine, ecce mna tua... iimui
enim te, quia homo austerus e<.«., dicit ei : De ore
tuo te judico, serve nequam... et quare non dedisti
pecuniam ad mensam , ut ego venions cum asuris
ulique exegissem illam? I, 284.
26 Dico autem vobis, quia omni habenti dabitur, et
abundabit. I, 426.
40 Quibus ipse ait : Dico vobis, quia hi si tacoerint,
lapides clamabunl. I, 437; YII, 549.
44 , 42 Et ut appropinquavit, vidons civitatem, flevit super
illam, dicens : Quia si cognovissos et tu, ei quidem
in bac die tua, quœ ad pacem tibil Nunc aulrm
abscondita sunt ab ocuiis tuis. — Exponunlur. 111,
465; V, 327; VI, 8.
44 Et non relinquent in te lapidem super lapidem, eo
quod non cognoveris lempus visitationis tus. I,
204,276,483.
\x 48 Omnis qui ceciderit super illum lapidem, conquassa-
bitur : super quem autem -ceciderit, commiauel
illum. ^ Exponilur. YI. 584.
49 Et quaerebant princi pes sacerdotum et Scribe, mittere
in illum manus illa bora» et timuerunt populum...
lY, 393.
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8ANGTUS LUCAS. GMl
CAP. VSR8.
20 Et obeervantos miseront insidiatores, qui jastos se
simularent, ut caperent eum in sermone. lY, 393.
Si Ostendite mihi denarium : cujus habet imaginem et
inseriptionem ? respondentes dixerunt ei : Gœsaris.
•^ Exponitur. III, 530, 537.
XXI 5 Et quibusdam dicentibus de templo quod bonis lapi*
dibus, et donis ornatum esset. IV, 74.
42 Sed an(e hœc omnia injicient vobis manud suas, et
persequentur, tradentes in synagogas et custodias.
IV, 393.
48 Et capillus de capite vestro non peribit. III, 75.
26 Arescentibus hominibus prae timoré, et expectatione, .
qua sapervenient universo orbi ; nam virtutes cœ-
lorummovebuntur. I, 464.
' 35 Àttendite aulem vobis, ne forte graventur corda
vestra in erapula, et ebrietate. III, 206.
XXII 47, 49 Et accepte calice, gratias egit, et dixit : Accipite, et
dividite inter vos. Et accepto pane, gratias egit, et
fregit, et dédit eis. — Exponuntur. VI, 167.
25,26 Beges genlium dominantur eorum; et qui potestatem
habent super eos, benefici vocantur. Vos aulem non
sic. — Exponuntur. VIII, 44.
27 Nam quis major est, qVi recumbit, an qui ministratî
nonne qui recumbit ? Ego autem in medio vestrum
sum, sicut qui ministratî I, 295.
28 Vos autem estis, qui permansistis mecum in tenta-
tionibus meis. IV, 68.
29 Et ego dispono vobis, sicut disposuit mibi Pater meus
regnum. IV, 69.
34, 32 Ait autem Dominus : Simon, Simon, ecce satanas
expetivit vos ut cribraret sicut triticum : ego
autem rogavi pro te, ut non deficiat fides tua; et tu
aliquando conversus, confirma fratres tuos. -- Ex-
ponuntur. IV, 586; V, 397; VI, 87.
53 Cum quotidie vobiscum fuerim in templo , non
extendistis manus in me : sed bsec est hora vestra,
et potestas tenebrarum. — Exponitur. I, 24; IV,
493 ; VII, 205, 597.
64-62 Et conversus Dominus respexit Petrum... Et egressus
Petrus foras fkevit amare. III, 265.
xxiii 28 Conversus autem ad illas Jésus, dixit : Fili» Jérusa-
lem, nolite flere super me, sed super vos ipsas flete,
et super filios vestros. II, 534 ; VI, 8.
30 Tune incipient dicere montibus : Gadite super nos ;
et coliibus : Operite nos. VII, 450.
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Gll SANGIXS J0ANNK8.
CAP. VERS.
34 Jésus aulem diccbat : Pater. diuiiUe illis : non eniœ
sciuiit quid faciunt. V, S56.
43 Et di\it ilii Jesas : Amen dico tibi, hodie mecom eris
in paradiso. 1, 150, 634.
XXIV 5 Gum timerent autein, et declinarent vultom in terrain,
diierunt ad illa» : Quid quamitis vivenleni cum
mortuis ? -- Ëxponitur. VU, 363.
44 Et ipsi loquebantur ad inviceni de bis omnibus, qoa
acciderant. VI, 84.
48 Et respoodens unus, cui nomen Cleophas, dixit ei : Tu
solus peregrious eA in Jérusalem, et non cugnu\ isti
quae facla sunt iniiia his diebusY YI, 84.
S4 Nos autem sperabamus, quia ipse esset redeoiplurus
Israël. I, n.
84 Dicentes : Quod surrexit Donnons vere, et apparuit
Simoni. lil, 563.
36 Dum hœc loquuntur, sletit Jésus in medio eurum. et
dicit eis : Pax \c.bis; ego sum, ooiite timere. V,
349.
45 Tune aperuit iiiis sensum ut iutelligereni Scripturas.
VII, 474.
49 Et ego milto proiuissum Patris mei in vos; vos autem
sedele in civitale, quoadusque induamini virtute
ex alto. V, 489.
SÂNGTUS JOâNNES.
4 In principio erat Yerbutn, et Verbum erat apud
Deum, et Deus erat Voibum. — Ëxponitur. V, 72 ;
M, 554.
9 Erat lux \era, qucC illuminât ooinem horuinem \r-
nieutem in hune muudum. 111, 485; VIJI, 426.
40-43 In niuudu erat, et uiuudus per ipsutii factus esU..
Quotquol autem receperunt eum, dédit eis potesta-
tom filios Dei Beri, liis qui credunt in oonnno
ejuA...— Expununtur. III, 78 , V, 99, 438.
4 4 Et Verbura caro fartum est, et habitavit in nobis.
Et vidimus gloriam ejus, giuriam quasi nnit*eniti a
Pâtre, plénum gr-aiia et veritatis. — fixpomtur. V,
435; VI, 383, 4o5.
46 Et de pienitudine>ejus nos omnes accopimus, et gra-
tiam pro gratia. VI, 385.
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SANtiTCJS JOANNEft. CXXI
GAP. VBBS.
48 Deam nemo vidit uaquam; Uaigenitus 61ius qui est
' in sinu Patris, ipse enarravit. II, 364.
19 Et hoc est testitnonium Joannis, quando misenint
Judsei ab Jerosolymis sacerdotes et levitas ad eum,
ut ioterrogareDl eum : Tu quis es? — Exponitur.
I, 428 et seqq.
22 Dixerunt ergo el : Quis es, ut responsum demus his
qui tnisorunt nos? quid dicis de te ipso? I, 434.
42 Et adduxil eum ad Jesum. Intuilus eum Jésus, dixit :
Tu es Simon fîlius Jona : tu vocaberis Cepbas,
quod interpretalur Petru^i. II. 474 ; IV, 586.
II 4 Et die tertia nupliœ facta^ sunt in Cana Gaiilsps ; et
erat mater Je^u ibi.— Exponilûr. VI, 467.
2 Vocatus est autem et Jésus, et di<cipuli eju) ad
niiptias. V, 529.
10 Tu autem servasti bonum vinura usque adhuc. VII,
417.
49, 24 ResponditJcsus, ot dixit eis : Solvite templum hoc,
et in tribus diobus exritabo iliud. Ille autom di-
cebat de templo corporis sui. — Exponuntur. IV,
493.
20 Dixerunt ergo Jiidaei : Quadraginta et sex annis SBdi-
Rcatum est templum hoc, et tu in tribus diebus
excitabisiKud? IV, 75.
24 Ipse autem Jésus non credebat semetipsum eis, eo
quod ipse nosset omnes. IV, 267.
25 Et quia opus ci non erat, ut quis testimonium per-
hi béret de homine; ipse enim sciebat quid essetin
homine. II, 505.
m 3 Rospondit Jésus, et dixit ei : Amen, amen dico tibi,
nisi quis renatns fueril denuo, non p')tcst videre
regnum Dei. III, 63Î.
4 Dicit ad eum Nicod(^mn< : Quom* do polest homo
nasci, eum sit senex? numquid potest in ventrem
matris suae iterato introire, et renasci? — Expo-
nitur. in, 633.
8 Spiritu<t ubi vult, spirat; et vocem ejus audis, sed
ne<cis unde veniat. aut quo vadat : sic est omnis
qui natus est ex Spiritu. II, 478.
46 Sic enim Deus dilexit mundum. ut Filium suum uni-
genitum daret. III, 48.
49 Hoc est a'item judicium : quia lux venit in mundum,
et dilexerunt homines magis tenebrasquam lucem ;
erant enim ponim mal» opéra. V, 444.
36 Qui crédit in Filium, habet vitam aeternam ; qui autem
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GUII SANGTUS J0ANNE8.
CAP. VBRS.
ÎQcredulus est Filio non videbil vitam ; 8dd ira Dei
manet super eum. II, 364 ; UI, 219.
IV 6 Erat autem ibi fons Jacob. Jésus ergo &tigalus ex
itinere, sedebai sic supra fontem. Hora erat quasi
sexU. 1,443.
4 4 Sed aqua, quam ego dabo ei, fiet in eo fons aqus
salientis in vitam œternam. I, 308.
35 Nonne vos dicitis quod adbuc quatuor menses sunl,
et messis venit ? Ecce dico vobis : Levate oculos
vestros, et videte regiones, quia aibs sunt jam ad
messem. I, 4 17 ; IV, 97.
36 Et qui metit, mercedem accipit, et congregat fructum
in vitam aeternam ; ut et qui seminat, simul gau-
deat, et qui roetit. — Exponitur. III, 440; IV,
96, 97,
37 In hoc enim est verbum verum, quia alius est qui
seminat, et alius est qui metit. — Exponitur. IV,
89, 96.
38 Ego misi vos metere, quod vos non laborastis ; alii
laboraverunt, et vos in laboreseorum introistis. —
Exponitur. II, 297, 542 ; IV, 96, 97.
42 Et mulieri dicebant : Quia jam non propter tuam lo-
quelam credimus ; ipsi enim audivimus, et 8Cimus>
quia hic est vere Salvalor mundi. VII, 73, 78.
V 47 Jésus autem respondit eis : Pater meus usque modo
operatur, et ego operor.— Exponitur. II» SX, 429;
VI, 390.
49 QucBCumque enim ille fecerit, haec et Filiua similiter
facit. V, 246.
24 Sicut enim Pater suscitât mortuos, et vivificat ; sic et
Filius, quos vuit, vivificat. V, 246.
22 Neque enim Pater judicat quemquam, sed omne judi-
cium dédit Filio. II, 386.
23 Ut omnes honorificent Filium, sicut honorificant Pa-
trem. II, 386.
26 Sicut enim Pater habet vitam in semetipso ; sic dédit
et Filio habere vitam in semetipso. II, 201.
VI 42 Ut autem impleti sunt, dixit discipulis sui» : Coiligite
quaB superaverunt fragmenta, ne pereant. I, 29S,
649.
35 Dixit autem eis Jésus : Ego sum panis vit». I, 648.
42 Et dicebant : Nonne hic est Jésus iiiius Joseph» cu]us
nos novimus patrem et matrem ? IV, 358.
45 Est scriptum in Prophetis : Et erunt omnes docîbiles
Dei«— Exponitur. VI, 474.
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SANCTUS J0ANNE8. GXXllI
CAP. TKBS.
59 Qui mandacat hune panem vivet in œternum. I, S7.
69 Respondit ergo ei Simon Pelrus : Domine, ad quem
ibimus? Yerba ^ifôe seternse habes/VII, 550.
vu 42 Et murmur multum erat in turba de eo. Quidam
enim dicebant : Quia bonus est. Alii autem dice*
bant : Non, sed seducit turbas.— Exponitur.11,29.
46 Responderunt ministri : Numquam sic locutus est
homo, sicut hic homo. II, 466.
VIII 7 Et dixit eis : Qui sine peccato est vestrum, primus in
iilam lapidem mittat. YII, 543.
42 Iterum ergo locutus est Jésus, dicens : Ego sum lux
mundi. III, 462; VU, 542.
46 Et si judico ego, judicium meum verum est, quia solus
non sum ; sed ego, et qui misit me, Pater. YI, 409.
23 Et dicebat eis : Yos de deorsumestis, ego de supernis
sum. Yos de mundo hoc estis^ ego non sum de hoc
mundo. III, 602; Y, 453.
32 Et cognoscetis veritatem, et veritas liberabit vos.
I, 59 ; YI, 352 ; YIII, 54.
36 Si ergo vos Pi Mus liberaverit, vere liberi eritis. I, 59 ;
YI, 352; YIII, 54.
39 Responderunt, et dixerunt ei : Pater noster Abraham
est. Dicil eis Jésus : Si filii Abrahae estis, opéra
Abrahae facite. I, 80.
44 Yos ex pâtre diabolo estis ; et desideria patris vestri
vultis facere. Ille homicida erat ab initio,et in
veritate non stetit. — Exponitur. III, 579; Y, 43,
44, 46; YII, 219.
46 Quis ex vobis arguet me de peccato? Si veritatem
dico vobis, quare non credîtis mihit Y, 248.
56 Abraham pater vester exultavit ut videret diem
meum ; vidit, et gavisus est. Y, 497.
IX i, 3 Et interrogaverunt eum discipuli ejus : Rabbi, quis
peccavit, hic, aut parentes ejus, ut cascus nasce-
retur ? respondit Jésus : Neque hic peccavit, neque
parentes ejus : sed ut manifestentur opéra Dei in
illo.— Exponuntur. III, 338.
4 Me oportet operari opéra ejus qui misit me, donec
dies est ; venit nox, quando nemo potest operari.
III, 234 ; YIII, 126.
22 HaBC dixerunt parentes ejus, quoniam timebant Ju-
dsBOs; jam enim conspiraverant Judaei, ut si quis
euro conBteretur esse Ghrislum , extra synagogao)
fieret. III, 470,
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CIXIV SANCTUS JOANNES.
CAP. VBRS.
X 4 Amen, amen dico vobii : Qui nou intrat per ostium
in ovile ovium, scd ascendit aliunde, ille fur est, et
latro. — Exponitur. li. 56, 394 ; VI, 386.
S Qui aulem intrat per ostium, pastor est ovium. VI,
386.
9 Ego sum ostium. Per me si quis introierît,salvabitur;
et ingredietur, et egredietur, et pascua invenîei.—
Exponitur. 11,391, 443; V, 99 ; VI, 386.
10 Fur non venit nisi ut furetur, et mactct, et perdat.
Ego veni ut vitam habeant et abundantiu^ habeaot.
— Exponilur. I, 390; II, 394, 443; VII, Î16;
VIÏI, 36.
44 Ego sum pastor bonus. Bv^nus pastor animam suam
dat pro ovibus S'iis. — Exponilur. VI, 379.
44 Ego sum pastor bonus; et cognosco meas, et co-
p:n'>srunt me meae. — Exponitur. 1, 484, 386;
VI, 395.
45 Sicut novit me Pater, et ego agnosco Patrem ; et ani-
mam mean pono pro o\ibiis meis, — Exponilur. I,
386 ; VI, 395
16 Et alias oves habeo, quaB non sunt de hoc ovili ; et
illas opDrtet me adducere; el vocom fieam audient,
et fiet unum ovile, et unus pastor. ï, 386.
tt Fac^a sunt autem Encrenia in Jerosolyinis; et hiems
erat.— Exponitur. IV, 70, 73, 87.
23 El ambuiabat Jésus in templo, in pcriicu Sjiomonii.
— Exponitur. IV, 70, 73.
S5 Respondit eis Jésus : Loquo vobis, et non eredilb».
0;>era quSB ego facio in nomine Patris mei, hïBC
teslimnniuin perhibent de me. IV, 584.
28 Et e:^o vitam aeternam do eis,; el non peribuot in
;rternum, et non rapieteasquisquam de manu mea-
I, 390.
29 Pater meus qu^^d «iedil mihi, majus omnibus est; K
nemo potesl rapere de manu Patris mei. ÏII, 424.
30 Ego el Pater iininn sumus,— Exp'-nitur. V, 402.
33 Responderunt ei Judaei : D(î bino opère non lapidamus
le, sed de bla-ïphemia ; et quia tu liomo cuin 5i>.
facis leipsum Doum. — Exponilur. V, 401.
34 Respondit eis Jésus : Nonne scriptum est in \eçf
veUra qu'a : Ego dixi, dii esti>? V, 402.
36, 36 Si illos dixit dec s, ad quos sermo Dei factns e^t, eî
non potest soivi Scriptura ; quem Pater sanclifica-
vit, et mi^it in mundum, vos dicitis : Quia blas-
phémas, quia dixi, Filius Dei sum? Y, 402.
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SàNGTUS joannes. gxxv
CAP. VBHS.
37 Si non facio cpera Patris mei, nolile credere mihi.—
Exponilur. IV, 584; V, 102, 440.
38 Si autem facio, et si mihi non vul lis credere, opoi ibus
crédite, ut cognoscatiâ et credalis quia Pater in me
est, et ego in Pâtre.— Kxponitur. IV, 584 ; V, 401,
440, 248.
XI 35 Ëgosum resurrectio et >ita; qui crédit in me, etiamsi
mortuuâ fuerit, vivet. Vlll, 414.
, 35 Et lacrymatus est Jésus. VI, 8.
41 Tuieruiit ergo lapidem : Jésus autem elevatis sursum
oculis, dixit : Pater, gratias ago tibi quoniam au-
disti me. I, 425.
44 Et statun prodiit qui fuerat mortuus, ligatiis pedes
et manus institis, et faciès illius sudario erat ligata.
VI, 8.
48 Si dimittimus eum sic, omues credent in euro ; et
venient Romani, et toileiit nostrum locum, et gen-
tem. IL 494.
tu 6 Dixit autem hoc, non quia de egenis pertinebat ad
eum, sed quia fur erat, et loculos hdbens, ea quae
miitebanlur, portabal. V, 314, ô29.
49 Pliarià<ei ergo dixerunt ad semetipsos : Videtis quia
nihil proiicimus? ecce muudus lotus post eum
abiit. II, 44.
34 Nunc judicium est mundi ; nunc princeps hujus mundi
ejicietur foras. 111, 546; VII, 34.
III 4 Surgit a cœua, et ponit vesumenta sua, et eum acce-
pisset linteuiu, praecinxit se. I, S95.
5 Deinde miltitaquam m peivm), et cœpit (avare pedes
discipulorum, et extergere iinteo quo erat prse-
ciiictus. I, 295.
^4 3,4 4,47 Posiquam ergo lavit pedes eorum... dixit els :
Scitis quid fecerim vobis? vos vocalis me, Ma-
gisler et Domine; et bene dicitis, sum etenim. Si
er^o lavi pedes vestros, Dominus et Magister; et
vos debelis aller alterius lavare pedes. Si haec
scilis, beali eritis si fecerilis ea. — Ëxponuntur. I,
296.
48 Sed ut adimpleatur Scriplara : Qui manducat mecum
panem^ ievabil contra me caicaneum suum. V, 224.
34 lanuit ergo huic Simon Petru*;, et dixit ei : Quis est,
de quo dicit? — Bxponitur. V, 344, 42 i.
36 Re-puudit Jésus : Iile esl cui ego jutmclum panem
porrexero. Et eum iiitinxisset paneui, dédit Judae
Simonis Iscariot<B. V, 344, 424.
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GXXVI SANGTUS J0ANNE8.
CAP. VBR8.
27 Et po8t buccellam, introivit in eum satanas. El dizît
ei Jesns : Quod facis, fac citius. YIl, 441 .
S9 Quidam enim putabant, quia loculos habebal Judas,
quod dixisset ei Jésus : Eme ea qu£ opas sunl
nobis ad diem fesluna ; aul egenis at aliquid daret.
V, 529.
XIV 2 Iq domo Patris mei mansiones mulUe sunl ; si quo-
minus dixissem vobis. V, 457.
6 Dicit ei Jésus : Ego sum via, et vo^itas, et vita; nemo
venit ad Patrem, nisi per me.— Exponitur. 11, 364 ;
Y, 99; VI, 386, 455; VII, 542.
8-1 4 Dicit ei Piiilippus : D<Mnîae, oacende nobis Patrem, et
suffidi nobis. Dicit ei Jésus : Tanto tampore vo-
biscum sum, et non cognovistisme? Philippe, qui
videt me, videt et Palrem... non creditia quia ego
in Pâtre, et Pater in me est? — ExponiUir. y, 75.
104.
42 Amen, amen dico vobis, qui crédit in me, opéra qus
ego facio, et ipse faciet, et majora horom faciet,
quia ego ad Patrem vado. IV, 584 ; V, 440.
27 Pacem relinquo vobis, pacem meam do vobis, noo
quomodo mundus dat, ego do vobis. Non lurbetur
cor vestrum, neque formidet.— Exponitur. V, 319;
VIII, 79.
30 Jam non multa loquar vobiscum. Venit enim princeps
hujus mundi, et in me non habet quidquam. III,
516.
XV i-5 Ego sum vitis vera, et Pater meus agricola est; on»-
nem palmitem in me non ferentera fructanr, tollei
eum... qui manel in me, et ego in eo, bic fert
fructum multum; quia sine me nihil poteslis fa-
cere. — Exponuntur. II, 255 et soqq., 389.
6 Si quis in me non manserit, mittetur foras sicat fil-
mes; et arescet, et colligent euro, et in ignem mit-
tent, et ardet. — - Exponitur. II, 389.
13 Majorera hac diiectionem nemo habet, ut animam
suam ponat quis pro amicis suis? VI, 532 ; YU, 31 3.
14 Vos amici mei estis, si feceritis quœ ego pra^pîo
fObis. Y, 4 1.
45 Jam non dicam vos servos, quia servus nescîi qtiîd
faciat dominus ejus. Vos autem dixi amicoa ; quiâ
omnia qusBcumque audivi a Pâtre meo, nota feci
vobis. — Exponitur. VI, 72, 73,
46 Non vos me elegistis ; sed ego elegi vos, et poaaî vos
ut eatis, et fructum afferatis. III, 148.
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8ANGTU8 JOANmS. CXXVl
GAP. VERS.
48 Si mundus vog odit, scitote quia me piiorem vobis odio
habuit. IV, 494.
49 Si de mundo fuissetis^ mundus quod suum érat dili-
geret : quia vero do mundo non estis, sed ego elegi
vos de mundo, propterea odit vos mundus. IV, 494.
20 Mementole sermonis mei, quem ego dixi vobis : Non
est servus major domino suo. Si me persecuti sunt,
et vos persequentur. II, 129; VU, 369.
Ht Si non venissem^ et locutus fulssem eis, peccatum non
haberent; nunc auiem excusationem non habent de
peccato suo. II, 402.
24 Si opéra non fecissem In eis, quae nemo alios fecit,
peccatum non haberent ; nunc autem et viderunl,
et oderunt et me, et Patrem meum. II, 402.
35 Sed ut adimpleatur sermo, qui in lege eorum scriplus
est : Quia odio habuerunt me gratis. VU, 370.
Kvi 42 Adhuc muita habeo vobis dicere, sed non potestis por*
tare modo. VII, 250.
43 Gum autem venerit iile Spiritus veritatîs, docebît vos
omnem veritalem. III, 262 ; IV, 200; VI, 57i; VII, 410.
20 Amen, amen dico vobis : quia plorabitis et flebitis vos,
mundus autem gaudebit. V, 6.
24 Mulier cum parit, tristitiam habet, quia venit hora
ejus; cum auiem peperent puerum, jam non memi-
nit pressurae propter gaudium , quia natus est
homo in mundum. — Exponitur. I, 652 ; VII, 354.
22 Et vos igitur nunc quidem tristitiam babetis, iterum
autem videbo vos, et gaudebit cor vestrum, et gau-
dium vestrum nemo toliet a vobis. VI, 362.
33 HaBC locutus sum vobis^ ut in me pacem habeatis. V,
349.
^11 3 Hœc est autem vita sterna, ut cognoscant te, solura
Deum verum, et quem misisti Jesum Ghristum. II,
364; V, 81.
6 Manifestavi nomen tuum hominibus quos dedisti mihi
de mundo.-— Exponitur. V, 79.
^ Ego pro eis rogo, sed pro his quos dedisti mihi, quia
tui sunt. III, 285.
13 Ut habeant gaudium meum impletum in semetipsis.
VIII, 228.
49 Et pro eis ego sanctifico meipsum; ut sint et ipsi
sanctiûcali in veritate. II, 37; IV, 194.
23 Ego in eis, et tu in me, ut sint consummati in unum,
et cognoscat mundus quia tu me misisti, et dilexisti
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GXXViU SANGTUS JOANNES,
CAP. VBB8.
eoa, sicut et. me dilexisti. — Ezponitur. 1» S^;
VIII, %%t et seqq.
24 Pater, quos dedisti mihi, voio ut ubi sum ego, et iili
8int mecum, VIII, tt%,
XVIII 36 Rei3poDdit Jésus : Regaum meum non est de boc
mundo ; si ex hoc mundo esset regnuni meum, nii-
nistri mei u ti que decer tarent, ut non tradererJu-
dsBis; nunc autem regnum meum non est hinr. -
Exponilur. I, 206; III, 543.
37 Dixit ilaqut) ei Pilatus : Ergo rex es tut Respond.i
Jésus: Tu dicis quia rex sum ego. Ego in boc natus
sum, et ad hoc veni in mundum, ut testimoniam
perhibeam veritati : omnis qui est ex verilat«, au-
dit vocem meam. — Exponitur. III, 514 ; VU, !04.
38 Dicit ei Pilatus : Quidest veritas? I, 446.
XIX 5 (Exivit ergo Jésus portans coronam spinearo, et pur-
piireum veslimenlum.) Et dicit eîs : Ecce bomo. —
Exponitur. VII, 349, 352; VIIÏ, 243.
48 Et bajuians sihi crucem, exivit in eum, qui dicilar
Calvanae locum, Hebralce autem Goigotha. VI 539
49-22 Scripsit autem et tiiuium P.lalus, et posuit su|4>r
crucem. Erat autem sciiptum : Jésus Nazarenu^.
Rox Judaeorum... Noii scnbere, Rex Judeorum;
sed quia ipse dixit : Rex sum Judœorum. Respondil
Pilatus : Quod scripsi, scripsi. — Exponuntur.
111, 514.
25 Stabant autem juxta crucem Jesu mater ejus, et soMr
ma tris ejus. Maria CleophaB, et Maria Magdalene,
- Exponitur. Vï, 458 ; VII, 638.
26 Cum vidisset ergo Jésus mat rem, et discipulum stan^
tem quem diligebat, dicit raatri suœ : Mulier, ecd
filius tuus.— Exponilur. VU, 546, 638.
27 Deinde oicit discipulo : Ecce mater tua. Et ex ili
hora accepit eam discipuius in sua. — Exponilur
VII, 546, 599, 638, 639, 641.
XX 4-8 Currehant autem duo simul, et ille alius discipula
pnecucurrit citius Peiro, et \enit primus ad m^*-
numentum... Venit ergo Simon PelruH sequeoi
^m, et introivit in monumentum... tUDC introivi
et ille discipuius qui vonerat primus ad inooumea|
tum.— Exponuntur. Il, 2i3, 2i4; V, 344. 425. l
43 Dicunt ei illi : Mulier, quid ploras? Dicii eis : Qun
tulerunt Do mi nu m meum ; et nescio ubi posueruo
eum. I, 636.
47 Dicit ei Jésus : Noll me tangere... vade aulem a
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SANCTUS JOANNES. GXXIX
CAP. TBaS.
fratres meos, et die eis : Ascendo ad Patrem meam
et Patrem veslrum, Deum meom et Deum vestram.
1,636.
S4 Dicit ergo eU iterum : Pax vobis. Sicut misit me
Pater, et ego mitto vos. IV, 587; YII, 377.
S6 Reepondit Thomas, et dixit ei : Domiaus meus et
Deus meus. — Exponitur. Y, 128.
XXI Capul expooitur. I, SSS et seqq.
45 Cum ergo praadissent, dicit Simoni Petro Jésus : Si-
mon Joannis, diligis me plus hist Dicit ei : Btiam
Domine, tu scis quia amo te. Dicit ei : Pasce agnos
meos. II, 434; IV, 448; Y, 344.
46 Dicit ei iterum : Simon Joannis, diligis me ? Ait illi :
Etiam, Domine, tu scis quia amo te. Dicit ei : Pasce
agnos meos. ^ Exponitur. I, 149, 484; IV, 448;
V, 3i4,5S4.
47 Dicit ei tertio : Simon Joannis, amas me? Gontris-
tatus est Petrus, quia dixit ei tertio. Amas met et
dixit ei : Domine, tu omnia nosti ; tu scis quia amo
te. Dixit ei: Pasce oves meas.— Exponitur. 1, 449,
484; II, 434; IV, 148; Y, 344,524.
48-49 Amen, amen dico tibi : Cum esses junior, cingebas
te, et ambulabas ubi volebas : cum autem senueris,
extendes manus tuas, et alius te cinget, et ducet
quo tu non vis. Hoc autem dixit , significans qua
morte clarificaturus esset Deum. — Exponuntur.
1,436; II, 434 .
tO Gonversus Petrus vidit illum discipuium, quem dili-
gebat Jésus, sequentem, qui et recubuit in cœna
super pectus ejus. YII, 330.
24 Hune ergo cum vidisset Petrus, dixit Jesu : Domine,
hic autem quid ? VII, 4 57.
23 Dicit ei Jésus : Sic eum volo manere donec veniam,
quid ad te? tu mesequere. VII, 457.
23 Exiit ergo sermo iste inter fratres, quia discipulus ille
non moritur. YII, 457.
AGTUS APOSTOLORUl^:'
4 Primum quidem sermonem feci de omnibus, 6 Théo-
phile, qu» cœpit Jésus facere et docere. I, 455;
111,354; IV, 443; Vill, 495.
T. un. 9»
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GXXl ACniâ APOSTOLORUM.
CAP. VBBS.
3 Per dies quadraginta apparens eis, et loqueos de
regno Dei. III, 358.
5 Quia Joannes quidcm baplizavit aqua, vos aatcm
baptizabimini Spirilu sancto, non post multos dies.
V, 3î.
7 Dixit autem eis : Non est vestrum nosse tempora vel
momenta quae Pater posuit in sua potestate. IH.
465; VII, 546.
8 Sed accipielisvirlulem supervenienlis Spiritos saocli
ûr in vos, et eritis mihi testes in Jérusalem, et in
omni Judaea , et Samaria , et usque ad uitimum
terrae. 111, 520 ; V, 32.
44 Qui et dixerunt : Viri Galilaei, quid statis aspicienlps
in cœlum ? Hic Jcsus qui assumptus est a vobis in
cœlum^ sic \eniet, quemadmodum vidistis eum
euntem in cœlum. II, 536.
4 4 Ili omncs erant persévérantes unanimiter in oralione
cum mulieribus, et Maria matre Jesu, et fratribus
ejus. — ËKponilur. Yl, 448.
45 In diebus iliis, exsurgens Petrus in medio fratrum
dixit. — Exponitur. VI, 448.
24 Et orantes dixerunt : Tu, Domine, qui corda nosti
omnium , ostende quem elegoris ex his duobas
unum. VIII, 485.
H 4 Et cum complerentur dies Pentecostes, erant omoef
pariter in eodem loco. — Exponitur. V, 30, 34.
2 Et faclus est repente de cœlo sonus, tanquam ad-
venientis Spiritus vehementis , et replevit totairi
doumm ubi erant sedentes. — Exponitur. V, 30, 34.
3 Et apparuerunt illis disperlilae lingus tanquam ignif,
seditque supra singùlos eorum. — Exponitur. V.
30, 34.
44 Judxi quoque,et Proselyti, Crêtes et Arabes; audivi-
mus eos ioquentes nostris linguis magnalia Dei.
V, 30.
44 Stans autem Petrus cum undncim, levavit vocem
suam, et locutus est eis. V, 30, 33.
47 Et erit in novissimis diebus (dicit Dominus) eSîin-
&étf^ de Spiritu meo super omnem carnem... et
juvenes \estri visionps videbunt, et seniores vestri
somnia somniabunt. — Exponitur. IV, 452; V,4à0.
30 Propheta igttur cum csset^ et sciret quia jurejuraodo
jurassct illi Deus de fruclu lu m bi (-jus sedcrc*su;c"
sedemejus. V, 267.
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ACTUS APOSTOLORUM. CXXXI
CAP. VERS.
32 Hune Jesum ressuscilavit Deus, cujus omnes nos testes
sumus. V, 33.
m 4 Petrus autem et Joannes ascendebant.in templum, ad
horam orationis nonam. III, Z\t.
iv 4 1 Hic est lapis, qui reprobatus est a \obis œdifîcanti-
bus, qui faclus.est in caput anguli. Il, 388.
42 Et non est in alio aiiquo salus. Nec enim aliud nomen
est sub cœio datum hominibus, in quo oporteat nos
salvos fieri.— Exponitur. I, 48, 403; III, 199, 248 ;
V, 400 ; VI, 584 ; Vil, 78; VIII, 64.
46 Dicentes : Manifestum est, et non possumus negare*
V, 410, 248.
47 Sed ne amplius divulgetur in popuium, comminemur
eis, ne ultra loquantur in nomine hoc ulii bomi-
num. ni, 543.
48 Et vocantes eos, denuntiaverunt ne omnino loque-
rentur, neque docerent in nomine Jesu. III, 543.
20 Non enim possumus quae vidimus, et audivimus non
loqui. III, 543; Vm, 231.
24 Qui cum audissent, unan imiter levaverunt vocem ad
Deum, et dixerunt : Domine, tu es qui fecisti cœ-
lum, et terram, mare, et omnia qu» in eis suni.
V, 67.
27 Convenerunt enim vere in civitale ista advcrsus
sanctum puerum tuum Jesum, quem unxistî,He-
rodes, et Contins Pilatus, cum gentibus, et populis
Israël. V. 427.
32 Multitudinis autem credentium erat cor unum, et
anima una : nec quisquam eorum que possidebat,
aliquid suum esse dicebat, sed erant iilis omnia
communia. I, 88 ; VII, 533.
34 Neque enim quisquam egens erat inler illos. Qaot-
quot enim possessores agrorum aut domorum
erant, vendentes afferebant pretia eorum quae ven-
debant.
35 Et ponebantantepedesApostolorum.— Exponuntur.
V, 534, 532.
36 Joseph autem, qui cognominalus est Barnabas ab
Apostolis , quod est interpretatum filius consola-
tionis, Lévites, Cyprius genefl^ I, 96.
V 4 Nonne manens tibi manebat ? et venundatum in tua
erat potestatetV, 531.
11 Et factus eât timor magnus in universa Ecclesia, et
in omnes qui audierunt haec. V, 532.
45 lia ut in plaleas ejicTrent infirmes, ei ponerent in
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GXXIU AGTUS APOSTOLOEUM.
CAP. VSES.
lectulis hc grabatis, ut , veDieote Petro , salloL
umbra illius obumbraret quemquam iUoram, et li-
' berarentur ab inOrmitatibus suis. — Exponitor.
Y, Î07, «08.
29 Respondens autem Petrus et Apostoli dixeruQt : Obe-
dire oportet Deo m'agis quam hominibus. II, 631.
40 Et convocantes Apostolos , casis deauotiaverunt, ne
omnino loquerentur in nomine Jesu, et dlmiseruat
eos.l,M; IV, 497.
44 Et illi quidem ibaot gaudeates a conspectu concîlii,
quoniam digni habiti sunl pro Domine Jesa contu-
meiiam pati. 1, 22 ; Vill, 248.
VI 1 Iq diebus auteoi illis, crescente numéro didcipalorum,
factum est murmur Graecorum adversus Hebrsos,
eo quod despicerentur in ministerio quotidiaDO
vidui£ eorum. V, 532.
2 Convocantes autem duodecim multitudineœ discipo-
lorum, dixerunt : Non est squum nos derelinquere
verbum Dei, et ministrare mensis. V, 532.
3 Considerate ergo, fratres, vires ex vobis boni testi-
monii septem, plenos Spiritu sancto, et sapienlia,
quos constituamus super hoc opus. V, 532.
4 Nos vero orationi, et ministerio verbi instantes eri-
mus. VU, 445; VIII, 496.
6 Hos statuerunt ante conspectam Âpostoloram; et
orantes imposuerunt eis manus. — Exponuntur.
V, 364, 365.
VII 54 Dura cervice, et incircumclsis cordibus et auribo<,
vos semper Spiritui sancto resistitis ; sicut patres
vestri, ita et vos. VI, 47.
viii 20 Pecunia tua tecum sit in perditionem ; quoniam do-
num Dei existimasti pecunia possideri. YII, 647.
23 In felle enim amaritudinis, et obligatione iniquitatis
video te esse. VII, 374.
27, 28, 29 Et surgens abiit. Et ecce vir ^Ethiops, eunachus po-
tens Gandacii régime ^Ihiopum, qui erat super
omnes gazas ejus, venerat adorare in Jérusalem...
11^464.
35 Apenëns autem Philippus os suum, et incipiens a
Scriplura ista, evangelizavit illi Jesuni. II, 464.
36, 37 Et dum iret per viani, venerunt ad quamdaon aquam;
et ait eunuchus : Ecce aqua ; quid prohibée me
baptizari? — Expouuntur. 111, 478.
40 Pbiiippus autem invontus est in Azoto, et pertransieo^
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AGTUS APOSTOLOaCM. GXXXUI
CAP. VERS.
evangelizabatcivitatibQS cunctis^donec veniretCsB-
saream. 11, 464.
IX 4, S Saulus autem adhuc spirans minarum et cadis in difr-
cipulos Domini, accessit ad principem sacerdotum..*
V, 607.
3, 4 Et cum iter faceret, coDtigit ut appropinquaret Da-
masco; et subito circumfulsit eum lux de cœb...
Y, 506, 507.
6 Qui dixit : Quis es, Domine ? Et iile : Ego sum J; sus,
quem tu persequeris ; durum est tibi contra stimiir
ium calcilrare. Y^ 506, 507.
Il Ecce enim orat. YUl, 5.
45 Dixit autem ad eum Dominus : Yade, vas electionis est
mihi iste, ut portet nomen meum coram gentibus,
et regibus, et fîiiis Israël. III, 401, 544 ; Y, 507.
46 Ego enim ostendam illi quanta oporteat euro pro no«
mine roeo pati.I, tO.
34 Ecclesia quidam per totam Judaeam, et Galil»am,et
Samariam, habebat pacem, et aedificabatur ambu-
lansin timoré Domini, et consolationesancti Spiri-
tus replebatur.— Exponitur. III, 407 etseqq.
39 Exsurgens autem Petrus venit cum illis... ostendentes
ei tunicas et vestes, quas faciebat illis Dorcas. II,
645.
X 3 Is vidit in visu manifeste, quasi bora rtona, Angelum
Dei introeuntem ad se, et dicentem sibi : Gorneli.
m, 34«.
4 At iile intuens eum, timoré correptus, dixit : Quid est,
Domine? Dixit autem illi : Orationes tuœ, etelee-
roosynae tuae, ascenderunt in memoriam in conspectu
Dei. IV, 384 ; Yl, 53 ; VII, 465.
42 In quo erant omnia quadrupedia, et serpentia tcrrae,
et volatilia cœli. lY, 596.
43 Et facta est vox ad eum : Surge, Petre, occide, et man-
duca.— Exponitur. IV, 595, 599, 600.
34, 35 Aperiens autem Petrus os suum, dixit : In veritate
comperi, quia non est personarum accepter Deus :
sed in omni gente, qui timet «|m, etoperatur justi-
tiam> acceptus est illi. — Exponuntur. lY, 595
et seqq.
38 Je^um a Nazareth; quomodo unxit eum Deus Spiritu
sancto, et virtute, qui pertransiit benefaciendo et
sanando omnes oppresses a diabolo. Y, 248 ; YIII,
493.
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GXXXIV AGTUS APOSTOLORUM.
CAP. VBE8.
45 Et obstapuerunt et circumcisione fidèles, qui vénérant
.cumPetro... IV, 597.
XI 17 Si ergo eamdecn gratiam dédit illis Deas... Ego quis
eram, qui possem prohibere Deam ? IV, 597.
48 Glorificaverunt Deum^ dicenles : Ego el geattbos pœ-
nitentiam dédit Deus ad vilaro. IV, 597.
86 Et docuerunt turbam multam, ita ut cognomina-
rentur primum AntiochisB discipali, christiani. II,
485.
XII Gaput expoDitur. II, 434 et seqq.;IV,256 et scqq.
5 Et Petrus quidem servabalur in carcere. Oratio aotem
fiebat sine inlermissione ab Ëcclesia ad Deuro pro
eo.IIÏ, 478; VI, 605; VII, 583.
xiu 22 Et amoto iilo, suscitavit illis David regero... Vn,
164.
87 Qui enim habitabant Jérusalem, et principes ejus ,
hune ignorantes... judicantes impIeverunt.lY, 391.
33 Quoniam hanc Deus adimplevit filiis nostris, resus-
citans Jesum, sicut el in psalmo secundo scriptum
est : Filius meus es lu, ego hodie genui te. — Expo-
nitur. III, 512.
46 Tune conslanter Paulus el Barnabas dlxerunt : Vobis
oportebat primum loqui verbum Dei... ecceconver-
timur ad génies. — Exponitur. I, 491, 492.
XIV 14 Et nos mortales sumus; similes vobis homines. VIII,
244.
XV 7 Gum autem magna conquisitio fieret, surgens Petrus
dixilad eos. II, 215.
9 Et nihil discrevil inler nos et illos, fide purificans
corda eorum. VII, 245.
20 Placuit nobis colleclis in unum, eligere viros, et mil-
tere ad vos, cum charissimis nostris Barnaba el
Paulo. VI, 440.
28 Visum est enim Spiritui sancto, el nobis, nihii ultra
imponere vobis oneris quam haec necessaria. — Ex-
ponitur. in, 432; VI, 410, 585; VU, 254.
XVII 41 Hi autem eranl nobiliores eorum qui sunt Thessalo-
nïcdd, qui susceperunt verbum cum omni aviditate.
qudlidie scrutantes Scripturas, si bœc ita se habe-
rent. IV, 500.
23 Prseteriens enim, et videns simulachra vestra, inveni
aram in qua scriptum erat : Ignolo Deo. VII , 208.
26 Fecitque ex uno omne genus hominum inhabitare su-
per universam faciem lerrae, definiens statuta tem-
pera, et termines habitationis eorum. V, 484.
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AGTUS APOSTOLORUM. GXIXV
CAP. VERS.
27 Quderci e Deum, si forte atlrectent euro, aut inveniant,
quanivis non longe ait ab UDoquoque nostrum. YII,
394.
28 In ipso enim vivimus, et movemur et sumas ; sicut
et quidam vestrorum poelarum dixerunt : Ipsius
en'm et genus sumus. 1, 450, 335.
29 Genus ergo cum si mus Dei, non debemus lestimare,
auro, aut argenlo... Divinum esse simile. Y, 440.
34 Enquod statuit dien, in que judicalurusestorbem in
aequitate, in viro, in quo slaluilj Gdem prcebons
omnibus, suscitaus eum a mortuis. Y, 484.
xviji 3 Et quia ejusdem erat artis, manobat apud eos,et ope*
rabatur. VII, 500.
XIX 40, 44 Hoc autem factum est per biennium, ita ut omnesqui
habitabant in Asia, audirent verbum Domini, Judsei
atque genliies. I, 443.
24 Dicens : Quoniam postquam fuero ibi, oportet me et
Romam videre.— Exponilur. Il, 432; V, 580.
XX 7 Una aulem subbati. cum convenissemus ad frangen-
dum pancm... III, 360.
48 Qui cum venissent ad eum,etsimu1 essent, dixit eis :
Yos scitis, a prima die qua ingressus sum in Àsiam,
qualiter vobiscum per omne tempus fuerim. IH,
397.
24 Sed nihil horum vereor : nec facio animam meam
pretiosiorem quam me. YIII, 39,
26,27 Quapropter contester vos hodierna die, quia mundus
sum a sanguine omnium. YII, 30 ; YIII, 204.
28 Attendite vobis, et universo gregi, in quo vos Spiritus
sanctus posult episcopos regere Ëcclesiam Dei ,
quam acquisivit sanguine suo.*- Exponitur. 1,402,
a44, 347; 111,361, 460 ; VI, 578.
29, 30 Ego scio quoniam intrabunt post discessionem moam
lupi rapaces in vos, non parcentes gregi. VI, 579.
31-32 Propter quod vigilale, memoria rétinenles, quoniam
per triennium nocte et die non cessavi, cum lacry-
mis monens unumquemque vestrum. — Exponuntur.
I, 570 et seqq.
34 Ipsi scitis ; quoniam ad ea quœ mihi opus erant, et
bis qui UiOCum sunt, ministraverunt manus ista;.
V, 532.
35 Omnia ostendi vobis, quoniam sic laborantes, opor-
•tet suscipere infirmos, ac meminisse verbi Domini
Jesu, quoniam ipse dixit : Beatius est magis dare,
quam accipere.— Exponitur. T, 248 ; Y» 548.
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GXXXVI AGTUS APOSTOLOBUM.
è
CAP. TBBS.
XXII 3 Et dicit : Ego sum vir Judasus, natas in Tàrso Gîlici»,
nutritus autem in ista civitate, secus pedesGamaliel
eruditus juxta veritatem paternaelegis... I, 404.
85 Et cum astrinxissent eum loris, dicit astanti sibi œo-
. turioni Paulus: Si hominem Romanam, et indemna-
tum licet vobis flageilare? III, 543.
xxTi . 48 Âperire oculos eorum, ut convertanlor a tenebris ad
lucem, et de potestate satanae ad Deum. II, 405.
xxviii 19 Gontradicentibus autem Judœis, coactus sum appel-
iare Gœsarem, non quasi gentem meam faabens
aliquid'accusare. Y, 495.
30 Mansit autem biennio toto in sno condocto ; ei sosci-
piebat omnes qui jngrediebantur ad eum. I, 443.
AD ROMANOS.
7, 8 Omnibus qui sunt RomaB, dilectis Dei, vocatis sanctis.
Gratia vobis et pax a Deo Pâtre nostro^ et Domino
Jesu Christo. V, 348; VII, 616.
41 Desidero enim viderevos, ut aliquid impertiar vobis
gratijB spirituaiis ad confirmandos vos. lY, 48.
4 S Id est, simul consolari in vobii>, perearo qnae invîcem
est, fidem vesfram, atque meam. lY, 48.
44 Graecis et Barbaris, sapientibus et insipieatibas débi-
ter sum. II, 436; III. 547 ; YI, 498; Yll, 475.
48 Revelatur enim ira Dei de cœlo, super omnem impie-
tatem, et injustitiam hominum eorum qui veritatem
Dei in injustitîa detinent. II, 396; 111,213.
SO Invisibilia enim ipsius, a creatura mundi, par ea qus
facta sunt, intellecta, conspiciuntur : sempîterna
quoqueeju3 virtus, et divinitas; ita ut sint inexcu-
sabiles.— Exponilur. II, 396; Y, 66; YII, 24*4,343,
«47.
24 Quia cum cognovissent Ddum, non sicut Deum glori-
ficaverunt, aut grattas egerunt. ~ Exponitar. II,
396.
24 Propter quod tradidit illos Deus in desideria cordîs
eorum. II, 396.
28 Et sicut non probaverunt Deum babere in notitia,
tradidit illos Deus in reprobum sensum, ui faciant
ea quae non conveniunt. III, 284.'
32 Qui cum justitiam Dei cognovissent, non intellexeront
quoniam qui talia agunt« digni sunt morte. Il, 397.
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AD R0HAN08. GXXXVn
CAP. TBRS.
n 4 S Qaicumqoe eniœ sine lege peccaverant, sine lege pe-
ribunt, et quicumque in lege peccaverunt, per le-
gem judicabuntur. Y, 458.
44f 45 Com enim gentes quse legem non habent, naturaliter
ea quœ l^gis sunt faciunt, ejusmcdi legem non ba-
bentes, ipsi sibi sunt lex... VI, 348; YIII, 52.
nr 48 Qui contra spem in spem credidit, ut fieret pater mol-
Unim gentium. III, 5H ; YIII, 468.
V 4 lastificati ergo ex fide, pacem habeamus ad Deum per
Dominum nostrum JesumChristum.Y, 348; YII, 439.
t Per quem et babemus accessùm per fidem in gratiam
islam, in qua stamuf, et gloriamur in spe gloris
filiorum Dei. Y,^48.
20 Ubi autem abundavit delictum, suparabundavit gratia.
I, 204 ; lY, 377.
VI 6 Hoc scientes, quia vêtus homo noster simul cracifixus
est, ut destruatui^ corpus peccati, et ultra non aer-
viamus peccato. YI, 44.
9 Scientes quod Christus resurgens ex mortuis, jam
non moritur^ mors illi ultra non dominabitur. m,
620.
vil 49 Non enim quod volo bonum, hocfacio, sed quod nolo
maluo), hoc ago. YI, 44.
21 Invenio igitur legem , voient! mihi facere bonum
quoniam mihi malum adjacet. YI, 45.
23 Yideo autem aliam legem in membris mois, repu-
gnantem legi mentis meaa. II, 395 ; YI, 44.
VIII 4 Nihil ergo nunc damnationis est ils qui sunt in Gbristo
Jesu, qui non secundum carnem ambulant. YII,
400.
3 Deus Filium suum mittens in similitudinem carnis
peccati, et de peccato damnavit peccatum incarne.
• YI, 44.
6, 7 Nam prudentia carnis mors est; prudentia autem
Spiritus, vita et pax... YII, 585.
44 Quod si Spiritus ejus qui 9uscitavit Jesum ft mortuis,
habitat in vobis... vivifîrabit et mortel ia cor pora
vestra, proptei inhabitantem Spiritum in vobis. lY,
498.
15 Non enim accepistis Spiritum servitutis iterum in
timoré, sed accepistis Spiritum adoptionîs filiorum,
* in quo clamamus : Abba (Pater). Y, 440, 444.
46 Ipse enim Spiritus testimonium reddit ^iritui nostro,
quod sumusfilii Dei. Y, 444.
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GXXXVm AD R0IIAN06.
C.iP, VBR8.
47 Si autem filii, el hsBredes ; hsredea quidem Dei, cohjB>
redes autem Ghristi ; si lamen compatimur, at et
conglorificemur. V, 440; VII, 633,
48 Exislimo enim quod non sunt condign» paaBiones
hujus tomporis ad futuram gloriam, quaB revelabi-
lur in nobis.II, 587; V, 564.
49 Nam exspectatio creaturaB revelationem filloruin Dei
exspectat. Y, 153, 564 ; VIII, %U.
50 Vanitati enim crealura subjecta est non volens, sed
propter eum qui subjecit eam in spe. V, 453, 564.
t\ Quia el ipsa crealura liberabitur a servitute corrup*
tionis. V, 153.
22, 23 Scimus enim quod ornni? crealura ingemiscit, et par-
turit usque adliuc... III, 569; Y, 5rt4 ; VIII, «24.
26, 27 Similiter autem et Spiritus adjuvat infirmilatem nos-
tram... V, 412.
28 Scimus autem quoniam diligentibus Deum omnia co-
operanlur in bonum, iis qui secundum propositum
Yocati sunt sancti. III, 524 ; YI, 2.
29 Nam quos prœscivit, et prsodestinavit conformes 6eri
imaginis Fiiii sui, sit ipse primogenitus in muitis
fratribus. V, 434; VIII, 495.
34 Quid ergo dicemus ad bœc? Si Deus pro nobîs, quis
contra nos ? VII, 440, 384. '
IX 2 Quoniam tristitia mihi magna est, et continuas dolor
cordi mei), 1,216; IV, 502.
44 Quid ergo dicemus? Numquid impietas ad Dearo?
AbsiU YII, 299. .
45 Moysi enim dicit : Miserebor cujus misereor ; el mise-
ricordiam praestabo cujus miserebor. YII, 299.
46, 18 Igitur non volentis, neque currentis, sed miserenlis
est Dei... III, 493; VU, 300.
20, 24 0 homo, tu quis es, qui respondeas Deo ? Numquid
dicit Ggmentum ei qui se finxit ; Quid me fecisti
sic ? — Exponuntur. II, 384, 479.
£9 Et sicut pnedixit Isaîas : Nisi Dominus Sabaoth reli-
quisset nobis semen, sicut Sodoma facti essemus, el
sicut Gomorrha similes fuissemus. I, 4 62, 657 ;
II, H.
X 9 Quia si conQlearis in ore tuo Dominum iesum^ et in
corde tuo credideris, quod Deus illum suscitavit a
mortuis, salvus eris. III, 445.
40 Corde enim creditur ad justitiam ; ore autem Gl ad
salutpm. I!I, 4 45, 236 ; YII, 230; VIII, 78.
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AD ROMANOS. GXXUX
CAP. VERS.
4 S Non est enim distioctio Jadœi et Graeci : narn idem
DomÎDus ODQoium, dives in omnes qui invocaol
iilum. II, 496.
44, 47 (jaoroodoergo invocabuDt, la quem non crediderunt?
Aut qaomodo credeht ei quem non audieruntT
Quomodo autem audient sine prœdicante?... III,
331, 343.
20 kaias autem audet, et dicit : Inventus sum a non
quaerentibus me ; palam apparui ils qui me non in-
terrogabant. VII, 79.
XI Î5 Noio vos enim ignorare, fratres, mysterium hoc... quia
caecilas ex parte contigit in Israël, donec pléni-
tude gentium int/aret. V, 480; VII, 3î0.
99 Sine pœnitentia enim sunt dona et vocatio Dei. III,
276.
36 Quoniam ex ipso, et per ipsum, et in ipso sunt omnia,
ipsi gloria in saecula. Âmen. V, 67, 420.
XII 2 Et noiite conformari huic saeculo; sed reformamini in
novitate sensus vestri ; ut probelis quae sit voluntas
Dei bona, benepiacens, et perfecta. I, 306; III, 424,
235 ; Vil, 607.
48 Si fieri potest, quod ex vobis est, cum omnibus homi-
nibus parem habentes. V, 346.
49 Non vosmetipsos defendentes, charissimi , sed date
locum irse. IV, 334.
24 Noii vinci a malo, sed vince in bono malum. I, 635 ;
11,463,624.
xiii 4 Omnis anima potestatibus sublimioribus subdita sit;
non est enim potestas nisi a Deo : quse autem sunt,
a Deo ordinatae sunt. I, 556; VI, 435; VIII, 54,
482.
2 Itaque qui resistit potestati, Dei ovdinationi resistit.
Qui aulem resistuat, ipsi sibi dàmnationem acqui-
runt. I, 556; VI, 435; VJII, 482.
4 Dei énim minister est tibi in bonum. Si autem malum
fecerit, time : Dei enim minister est, vindex in
iram ei qui malum agit. •>- Exponitur. I, 6^ ; II,
628; III, 367; Vïli, 54.
'6 Ideo necessitate subditi estote, non solum propter
iram, sed etiam propter conscientiam. VI, 435.
7 Reddile ergo omnibus débita : oui tribu tum, tribu-
tum; cui vectigal, vectigal : cul timorem, timorem ;
oui honorem, hi^norem. II, 540.
8 Nemini quidquam debeatis, nisi ut invieem diligatis ;
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CIL AD R01UN06.
CAP. YEMS.
qui enim diligit proximum legeo» implevit. I, 442,
443.
44 Et hoc scienles lempus; quia bora est jam nos de
somno surgere. Nudc enim proprior est nosin
8a]u9, quam dim credidimut. — Exponitur.II, 494,
495.
4 S, 43 Noz praBcessit, dies autem appropinquavit. Abjîcia-
mas ergo opéra teoebrarum, et indaamnr arma
lacis. — Exponuntur. II, 196 et ieqq.
44 Sed induimini Domioum Jesum Christam^ et caram
Garnis ne fecerilis in desideriis. — Exponitur. Il,
499; m, 41.
XIV 7 Nemo enim nostram sibi vivit, et nemo sibi moritnr.
VI, 35.
8 Sive enim vivimus, Domino vivimus; sive morimur,
Domino morimur. lY, 49.
9 In hoc enim Cbristas mortuus est, et resarrexît, ut et
mortuonim et vivoram dominetur. III, 54 S.
47 Non est enim regnam Dei, esca et potas, sed jostilia,
et pax, et gaudium in Spiritu sancto. IIC, 380,
49 Itaque quae pacis sunt, sectemur; qas aedificationis
sunt, in invicem custodlamus. V, 333.
sv 4 Quscumque enim scripta sunt, ad nostram doclrinam
scripta sunt ; ut per patientiam, et coasolalionem
Scriplurarum, spem habeamus. 1, S47; m, W ;
VII, ÎO, 470.
6 Ut unanimes, uno ore honorificetis Deum et Patreoi
Domini nostri lesu Cbristi. II, 566.
48 Et rursus Isaias ait : Erit radix lesse, et qui exsurgel
regere génies, in eum gentes sperabant. VI, 577.
26 Probaverunt enim Macedonia et Acbala, collationeir
aliquam facere in pauperes Sanctorum qui snnt in
Jérusalem. V, 53S.
S7 Placuit enim eis ; et debitorea sunt eorum. Y, 545.
S9 Scio autem quoniam venions ad vos, in abandantia
benediclionis Evangelii Cbristi veniam. I« 443.
XVI 3 Salutate Priscam et Aquilam, adjutores meos io Christo
Jesu. — Exponitur. IV, 383 ; Y, «« ; VU, 500, 53i.
4 Qui pro anima mea suas cervices sapposuerunt; qui-
bas non soins ego gratias ego, sed etcunctaB Eccle-
sis gentiam. — Exponitur. lY, 383; Y, t4, S8;>71,
500.
5 Et domesticam Ecctesiara eorum. — Exponitur. V,
• M, Ï3.
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ko GORINTHIOS ^BOIA. GXU
CAP. VKBS.
6-48' Saluiate Mariam, qxm moUam laboravil in vobis*..
YII, 503.
48 Hujuscemodi enim Gbristo Domino nostro non ser-
viunt, sed suo ventri. I, 608.
AD GORINTHIOS PRIIUL.
4,5-8. Graiias ago Deo meo.semper pro vobis in gratia
Dei, qu8B data est vobis in Ghristo Jean. V, 344 ;
VI, 476.
40 Obsecro autem vos, fratres, per nomen Domioi noslri
lesu Ghrlsti, ut idipsum dicatis omnes^ et non sint
in vobis schismata. YI, 388.
43 Divisus est Ghristus ? III, 2,
47 Non enim misit me Gbristas bapttzare, sed evange-
lizare ; non in sapientia verbi, ut non evacuetar
crux Christi. 111,243.
20 Ubi sapiens ? ubi scriba ? ubi conquisitor hujus sœ-
culi ? Nonne stuitam (écit Deus sapientiam hujus
mundi ? VU, 585.
24 Ipsis autem vocatis Judaeis atque Graecis, Gbristum
Dei virtutem, et Del sapientiam. Y, 5.
25 Quia quod stultum est Dei, sapientius est hominibus,
et quod iii6rmum est Dei, fortius est hominibus.
m, 122; YII, 586.
26 Yidete enim vocationem vestram, fratres, quia non
multi sapientes secundum carnem, non multi po-
tentes, non multi nobiles. I, 541.
28*29 Et ignobilia mundi, et contemptibiiia elegit Deus, et
ea quœ non sunt, ut ea qu» sunt destrueret...
II, 420.
2 Non enim judicavi me scire aliquid inter vos, nisi
Jesum Christum, et hune crucifixum. I, 624, 658 ;
11,434; Y, 420.
4, 5 Et sermo meus, et prsdicatio mea, non in persuasi-
bilibus humans sapientiœ verbis, sed in ostensione
spiritus et virtutis... — Exponuntur. 111, 298 ;
Y, 441.
6 Sapientiam enim loquimur inter perfeclos; sapientiam
vero non hujus âaeculi, neque principum hujus sœ-
culi, qui destruuntur. III, 669.
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GXUI A» GOH^MTiiiOS PBUfA.
CAP. VERS.
S Qttaoi aemo priocipam fai^us saculi €(>gaovit; s:
enim cognovîssent , numquam Dominum gioris
craciûxissent. I, 26, 636; III, 516 ; VII, 241
9 Sed sicut scriptum est : Quud oculus non vîdit, nec
auris audivit, nec in cor hominis asoendit, qos
praeparavit Deus iis qui diliguat illum. II, 267;
m, 232 ; Vn, 242, 245.
40 Nobis autem revelavit Deus per Spirîtum saum;
Spiritus enim omnia acrutatur etiam profuoda Dti.
VII, 242.
41 Ita et quaB Dei sunt, nemo cognovit, niai Spiritus
Dei. V, 66.
4 4, 15 Ànimalis homo non percipit ea quae sunt Spiritus Dei ;
stultitia enim est illi, et non potast inteliigere,qau
spiritualiter examinatur... ^ ExpoDuntur. III, 4U,
454; V, 464; VI, 313.
16 Quis enim cognovit sensum Domini, qui instroal
eum? Nos autera sensum Christi babemus. V, 464;
VL 235.
III 7 Itaque neque qui plantât est aliquid, neque qui rigat;
sed qui incrementum dat, Deus. I, 84, 445.
9 Dei enim sumus adjutores; Dei agricultura estis, Dei
sedificatio estis.— Exponitur. V, 520.
40 Secundum gratiam Dei, quae data est mihi, ut sapiens
architectus fundamentum posui ; alius autem sjper-
aedificat. 111,526; V, 440.
4 4 Fundamentum enim aiiud nemo potest pooere, prsler
id quod positum est, quod est Cbristus Jésus. -
Exponitur. I, 403; II, 469, 476; V, 400; VII, 78.
45 Si cujus opus arserit, detrimentum patietur ; ipat
autem saîvus erit, sic tamen quasi per ignem. VII.
400.
47 Si quis autem templum Dei violaverit, dtsperdei
illum Deus. Templum enim Dei sanctum est, qucd
estis vos. V, 34 ; VII, 243.
49 Sapientia enim hujus mundi, stoltitia est apud Deum.
VI, 527.
22 Omnia enim vestra sunt, sive Paulus, sive ÂpoU.
sive Geplias... V, 469 ; VIII, 223.
23 Vos autem Christi ; Cbristus autem Dei. V, 469.
IV 4 Sic nos existimet homo ut ministros Christi , et dis-
pensatores mysteriorum Dei. 1, 403 ; V, 520.
3 Mihi autem pro minime est ut a vobis.judicer, autab
humano die ; sed neque meipsum Judico. III, 424.
8 Jam saiurati eslis, jam divites facti estis; sine Dobii
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AD GORIIfTHIOS PRIIfA. GXLIU
CAP. VERS.
regnatis, et utinam regneUs, ut et nos vobiscum
regneraus ! VII, 373, 374.
45 Nam si decem millia pedagogorom habeatis in Gbrislo,
sed non mullos patres. 111,444.
V 3 Ego quidem absens corpore, praesens autem spiritu,
jam judicavi ut pr<Bsens*eum qui sicoperatus est.
VU, 43.
4 In nomine Domini nostri Jesu Christi congregatis
vobis et meo spiritu, cum virtute Domini nostri
Jesu. VII, 43.
5 Tradere bujusmodi saianœ in interitum carnis, ut
spiritussalvus sit in die Oomini nostri Jesu Christi.
— Exponitur. II, 59; III, 619; VII, 43.
VI 2 An nescitis quoniam sancli de hoc mundo judicabunt ?
et si in volais judicabitur mundus? III, 424 ; VIII, 245,
. 249.
40 Neque molles, neque masculorum concubi tores, neque
fures... regnum Dei possidebunt. I, 327; III, 64,
269.
13 Esca ventri, et venter escis ; Deus autem et hunc^ et
has destrue^ III, 380.
VII 44 Sanctificatus est enim vir infidelis per raulierem fi-
delem. II, 43.
29 Hoc itaqua dico, fratres, tempus brève est. VIII, 246.
30 Et qui fient, tanquam non fientes, et qui gaudent,
lanquam non gaudentes... I, 593 ; VIII, 246.
31 Et qui utuntur hoc mundo, tanquam non utantur ;
praeterit enim figura hujus mundi. I, 593; VIII, 246.
37,38 Nam qui staluit in corde suo firmus, non habens ne-
cesîiiLatem, potestatem autem habens suœ volun-
tatis, et hoc judicavit in corde suo servare virgi-
nem suam , bene facit. «- Exponuntur. V, 262 et
seqq.
40 Puio autem quod et ego Spiritum Dei habeam. VII,
299.
IX 5 Numquid non habemus potestatem mulierem sororem
I circumducendi, sicut et cœteri Apostoli, et fratres
Domini, et Cephas? V, 532.
9,40 Scriptum est enim in iege Moysi : Non ailigabis os
bovi trituranti... Nam propier nos scripta sunt :
Quoniam débet in ?pe, qui arat, arare, et qui tri-
turât, in spe fruclus percipiendi. — Exponuntur.
II, 497; VII, 616.
44 Si nos vobis spiritualia seminavimns, magnum est si
nos carnalia vestra nielamus ? III, 641.
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OXLIY .AD (XmiNIBlOS PftUU.
CAP. VBES.
18 Sed omoia sustinemiM, ne qaod offendicalum démos
Evangelio Christi. V, 53S, 535.
43,44 Nescitis qaoniam qui in sacrario operantar, que de
sacrario sunt, edunt... ita et Dominus ordinavit iis
qui Evangelium annuotiaot de Evangelio vive».
VII, 646, 647,
46 Nam si evan^elizavero, non est mihi gloria ; néces-
sitas enim mihi incumbit ; vœ eoim mihi est, si nos
evangelizavero. ^ Exponilur. II, 445; VI, 497.
26 Ego igitur sic curro, non quasi in inœrtam; sic
pugno, non quasi aerem verl>erans. IV, 128.
X 4 Et omnes eumdem potum spiritalem bibemnt, bibe-
bant autem de spiritali, conséquente eos petn;
petra autem erat Chrislus. — Exponitur. l, S7 ; 0,
469; V, 560; VIII, 54.
42 Itaque qui se existimat stare, videat ne cadau ÏD.
444.
43 Teutatio vos nos appréhendât nisi humana. 111,601
46, 47 Calix benedictionis, cui benedicimus , nonne commo-
nicatio sanguinis Christi est...? VII, 533.
34 Sive ergo manducatis, sive bibitis, sive aliud qsid
facitis ; omnia in gioriam Dei facite. — Exponitur.
m. 376 et seqq. I
XI 3 Volo autem vos scire, qued omnis viri capot Ghrisiis I
est ; caput autem mulieris, vir ; caput vero Chrisi . I
Deuâ. V, 284. I
49 Nam oportet et hœreses esse^ ut et qui profaati saoi.|
manifesti fiant iu vobis. V, 35. 1
22 Quid dicam vobis? Laudo vos? in hoc non lauda [
584, 586.
32 Dum judicamur autem, a Domino corripimur, ut aJ
cum hoc mundo damnemnr. VII, 64, 262.
XII 2 Sci(is quoniam cum gentes essetis, ad simulacbc
muta prout ducebamini euntes. II, 59.
3 Ideo notum vobis facio, quod nemo in Spiriui Di
loquens, dicit anathema Jesu. II, 348,
4, 5 Divisiones vero gratiarum sunt, idem autem Spiritos»
VI, 333.
6 Et divisiones operationum sunt> idem vero Deus ; qd
operatur omnia in omnibus. VI, 333.
40 Alii operatio virtutum... alii-interpretatio sermoaari
VII, 473.
44 Hijec autem omnia operatur unus atque idem Spinti
dividens singulis prout vult. 11,478; IV, 427, 541
VIU, 71,72.
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AD GORIIfTHIOS PRIMA. CXLy
GAP. VBRS.
S7 Vos autem estis corpus Christi, et membre de mem-
bro.V,440.
34 ^mulamîni autem charismata meliora. V, 269.
4 Si linguis homînum foquar, et angelorum, charilatem
autem non babeam, factus sum velut œa 8onaD8,aut
cymbalum tinniens. IV, 4 28.
6 Non est ambitiosa, non quœrit quœ sua sont, non
irritatur, non cogitât malum.— Exponitur. lY, 345.
7 Omnia suffèrt, omnia crédit, omnia sperat, omnia aua-
tinet. ^ Exponitur. III, 470.
44 Quando autem factus sum vir, evacuavi qus erant
parvuli. V, 4S8.
42 Yidemus nunc par spéculum in aenigmate ; tune autem
facie ad faciem. VU, 229.
uv a4,35 Mulieres in ecclesiis taceant : non enim permittiti^r
eis loqui, sed subditas esse, sicut et lex dicit^ I,
397.
38 Si qnis autem ignorât, ignorabitur. Y, 74, 470.
40 Omnia autem bonesle, et secundum ordinem fiant.
YI, 69.
XV 40 Gratia autem Dei sum id quod sum ; et gratia ejus in
me vacua non fuit... non ego autem, sed gratia
Dei mecum. — Exponitur. IV, 278, 279.
24 Deinde finis; cum tradiderit regnum Deo et Patri,
cum evacuaverit omnem principatum, et potestf^
tem, et virtutem. III, 528.
25 Oportet autem illum regnare, donec ponat omnes ini-
micos 8ub pedibus ejus. 111, 504.
44 SteJla enim a Stella differt in claritale. Y^ 457; YUI,
497.
47 Primus hoino de terra, terrenus ; secundua homo, de
oœio, cœlestis. Y, 6.
XVI 4,2 De coliectis autem quae fiunt in sanctos, sicut ordinavi
Ecclesiis Galatiœ, ita et vos facite. Fer unam sab-
bati unusquisque vestrum apud se reponat... —
Exponunlur. I, 512; III, 360; V, 533.
43, 44 Yigilale, state in fide, viriliter agite et confortamini.
VU, 427, 442.
45 Obsecro vos, fratres, nostis domum Stephanae, et For-
tunati, et Achaici, quoniam sunt primitîae Achais
et in ministerium sanctorum ordinaverunt seipsos.
— Exponitur. IV, 383; Y, 532 ; VU, 504.
16 Ut et vos subditi sitis ejusmodi, et omni coopérant!, et
laboranU. VU, 504,503.
T. VIII. 40*
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XUa AD COBINTBIOS fiSCDNDA.
CAP. YBRS.
17| 48 Gaodeo autem ia prœseatia Stephana* et Fortaoati...
V, 303 ; Vir, 503.
49 Salutant vos m Domino multum Aquila et Priscilla,
cum doœestica sua ecclesia, apud quos et hospitor.
V, %%.
S3, 24 Gratia Domiai nostri Jesu Christi vobiacom... Vil,
427,442.
AD GORINTHIOS SECUNDA.
I 3, 4 Benedictus Deus et Pater Domini nostri Jean CSiristî,
Pater misericordiarum, et Deus totiusocasolationis.
lY, 496; VI, 604; VII, 346.
8 Non enim volumus vos ignorare, fratres, de triboia-
tione noetra, quse facta est in Asia... in, 46;
Vil, 562.
48 Fidelis autem Deus, quia sermo noster qui fuit apud
vos, non est in illo bst et non. VI, 268.
49 Dei enim Filius Jésus Ghristus... non fuit est et xon,
sed EST in illo fuit. VI, 268.
II 44 Ut non circumvéniamur a Satana, non enim ignora-
mus cogitationes ejus. m, 54.
45 Quia Christi bonus odor sumus Deo, in iis qui saivi
fiunt, et in iis qui pereunt. IV, 420.
in 4, 2 Incipimus iterum nosmetipsos commendare 7 aut
numquid egemus, sicut quidam, commendatitiis
epistolis ad vos, aut ex vobis?... I, 150.
3 Manifestali quod epistola estis Christi... non in tabulîs
hipideis, sed in tabuiis cordis carnalibus. I, 350; Y,
467.
4 Fidudam autem talem habemus per Ghristum ad
Deum. ni, 23.
6| 6 Non quod sufficientes simus cogitare aliquid a nobis,
quasi ex nobis, sed sufficientta nostra ex Deo est...
m, 23.
48 Nos vero omnes, reveiata facie gioriam Domini spé-
culantes, in eamdem imaginem transformamur a
daritate in claritatem, tanquam a Domini Spirilu.
— Exponitur. IV, 36; V, 448.
iT 5 Non enim nosmetipsos prsidicamus, sed Jesum Chri-
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AD GQBINTHIOS SEGUNDA* GXLVIl
GAP. TBRS.
stutn Dominum nostrum ; nos autem servos vestros
per Jesum. I, «20 ; VI, 498.
40 Semper mortiâcationem Jesu in corpore nostro cir-
cumferentes, ut et vita Jesu manifesletur in corpo>
rtbos vestris. III, 633 ; Y, 467.
44 Ut et vita Jesu manifesletur in carne nostra mortali.
V, 467.
4 3 Habentes autem eumdem Spiritom fidel, sicut scriptum
e«t : Credidi, propter quod locutus sum, et nos cre-
dimus, propter quod et loquimur. -— Exponitur.
VI, 547.
47» 48 Id enim quod in prœsenfi est moroentaneum, et levé
tribuiationis nostrse, supra modum in sublimita te
œterMum gloris pondus operatur in nobis... —
Bxponuntur. II, 587 ; V, 446.
V i Scimus enim quoniam si terrestris domus nostra hujus
habitationis dissolvatur, quod aedificationem ex Deo
habemus, domum non manufactam, seternam in
cœlis. VII, 263; VIII, 206.
4 Eoquod nolumus exspoliari, sed supervestiri, V, 45S.
6, 8 Audentes igitur semper, scientes quoniam dum sumus
in corpore, peiegrinamur a Domino.— Bxponuntur.
III, 657 ; VI, 263.
44 Gharitas enim Christ! urget nos. I, 487.
47 Si qua ergo in Chrislo nova creatura, vetera transie-
runt ; ecce facta sunt omnia nova. III, 483.
48 Omnia autem ex Deo, qui nos reconciliavit sibi per
Ghristum, et dédit nobis ministerium reconcilia-
tionis. IV, 204.
49 Qnoniam quidem Deus eràt in Ghristo reconcilians
sibi mundum, non reputans illis delicta ipsorum, et
posuit in nobis verbum reconciliationis. IV, 204.
20 Pro Ghristo ergo legatione fungimur. VIII, 244.
VI 4 Adjuvantes autem exbortamur, ne in vacuum gratiam
Dei recipiatis. VII, 240.
2 Ait enim : Tempore accepto exaudivi te, et in die sa-
lutis adjuvi te. Ecce nu ne tempus acceptabile, ecce
nunc dies salutis. I, 308.
3 Nemini dantes ullam offensionem, ut non vituperetur
ministerium nostrum. 1, 4 4 5 ; VII, 382.
4 Sed in omnibus exhibeamus nosmetipsos, sicut Dei
ministros, in multa patientia. — Exponitur. IV,
578.
7 In verbo veritatis, in virtute Dei, per arma justiti»,
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CXLVin AD C0RINTHI08 SECONDA.
GAP. VERS.
a dextris et a sînistrîs. — Bxponitur. lY, 578; YU,
383.
8 Per gloriam,et ignobililaiem, per infamiam, et bonam
famam. — Bxponitur. IV, 579.
44, 41S Os nostrum patet ad vos, ôGorinlhii; cor nosiram
dîlaUtum esu 1, 445 ; VU, 383.
43 Eamdem aatem habentes rémunéra ttonem, Umquam
filiis dico : Diiatamini et vos. VU, 383.
44 Noiite jugum ducerecum infidelibus; quae eaim par-
ticipaiio justitisi cum iniqailate? aut quae aocietas
luci ad tenebrasT V, S04; VI, S; VII, 65.
45 Qu» autem conventio Ghristi ad Beiial? a«t qme pars
fideli cum infîdeli? VU, 65.
46 Quoniam inhabitabo in illis, et ioambulabo inter eos,
et ero iilorum Daus, et ipsi eruat mihi populos. VI,
545.
47 Propter quod exite de medio eorum, et separamini,
dlcit Dominus, et immundum ne tetigeritis. Y, 204;
VU, 65, 395.
48 Et ego recipiam vos, et erç vobis in patrem, et vos
eritis mihi in filios et fiiias, dicit Dominus omnipo-
teos. VU, 65.
vil 4 Has ergo habentes promissiones, charissimî, munde-
mus nos ab omni inquinamento carnis et spiritus,
perficientes sanctificationem in timoré Dei. Y, 446.
VIII 9 Scitis enim gratiam Domini noslri Jesu Ghrisli^quonlam
propter vosegenusfactusest,cum essetdîveBuliliius
inopia vos divites esselis. — Exponitor. lU, 649 ;
IV, 594; V, 6î8.
42 Si enim voluntas prompta est, secundum id quod
habet, accepta est, non secundum id quod non
habet. VU, 8S.
*43 Non enim ut aliissit remissio, vobis autem tribulatîo;
sed ex asqualitate. II, 64 8.
IX 6 Hoc autem dico : Qui parce seminat, parce et metei ;
et qui seminat in benedictionibus, de beuediciio-
nibus et metet. I, 542.
7 Unusquisque prout destinavit in corde suo, non ex
tristilia, aut ex necessitate ; hilarem enim datorem
diligitDeus. I,542;in, 440.
45 Gratias Deo super inenarrabili dono ejus. — Expo-
nitur. Il, 64 et seqq.
X 4 Ipse autem ego Paulus obsecro vos, per mansuetiidî-
nem, et modestiam Ghristi. VII, 268.
4 Nam arma miiitis nostrae non carnalia sont, sed
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AD CORlfUTHlOS SECUNDA. GXUX
CAP.
potentia a Deo ad destructionem munitionum ,
consiiia destrueates. 11,387; VII, 342.
5 Eii omoem altitudinem extoUentem se ad versus
scienliam Dei, ut in captivitatem redigentes om-
nem intellectum in obsequium Ghristi. II , 387 ;
III,W4;V, 228,229.
6 Et in promptu habentes ulcisci omnem inobedientiam,
cum impleta fuerit vestra obedientia. II, 387;
VII, 42.
8 Nam si amplius aliquid gioriatus faero de potestate
nostra, quam dédit nobis Dominus in «diûcaiio-
nem ; non erubescam. VI, 27.
XI 4 Otinam sustineretîs modicum quid insipientiœ me» !
sed et supportate me. I, 586.
44 Et non mirum : ipse enim satanas transfigurât se
in angelum lucis. III, 53.
21 In quo quis audet, in insipientia dico, audeo et ego*
I, 486.
23 Hinistri Ghristi sunt , ut minus sapiens dico , plus
ago. I, 486.
28 Prœter illa qu» extrinsecus sunt, instantia mea quo-
tidiana, soIUcitudo omnium Bcclesianim. VI, 578.
29 Quis infirmatur, et ego non infirmer ? quis scandali-
zatur, et non uror? VII, 474.
XII 4 Si gloriari oportet, non expedit quidem, veniam au-
tem advisiones et revelationes Domini. I, 486.
7 Et ne magnitude revelationum extoilat me, datus est
mihi stimulus Garnis meae, angélus satan®, qui me
colaphizet. YI, 44.
9 Et dixit mihi : Sufficit tibi gratia mea, nam virtus in
infirmitate perficitur. 1, 77.
40 Cum enim infirmer, tune poiens sum. I, 24.
44 Factus sum insipiens, vos me coegistis. II, 525.
44 Nec enim debent filii parentibus thesaurizare , sed
parentes filiis. — Exponitur. VIII, 65 et seqq.
i5 Ego autem libentissime impendam, et superimpendar
ipse pro animabus vestris : licet plus vos diligens,
minuj} diligar. VII» 484, 384.
xiu 4 Ecce tertio hoc venio ad vos. In ore duorum vei
trium testium stabit omne verbum. 1, 172.
2 Pradixi^ et pra^dico, ut praesens... quoniam si venero
iterum, non parcam. I, 472.
8 Non enim possumus aliquid adversus veritatem, sed
pro veritate. V, 34.
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CL AD GALATAS.
CAP. VBR8.
43 Gratia Domini nostri Jeeu Christi, et cbaritas Deî, el
communicatio sancti Spiritas ait cum omnibus
vobia. Amen. Yll, 84.
AD GALATAS.
6, 7 Miror quod sic tam cito traDsferimiiii, ab eo qui vos
vocavit in gratia m Ghrisli, in aliud evangelium,
IV, 590.
8 Sed licet nos, aut Angélus de cœio evangeHzel vobis
prœterquamqoodevangelizavimusvobis, aDathema
sit. m, 236, 44 6; IV, 590.
40 Modo enim hominibus saadeo, an Deo? An qnaero
hominibus placera ? Si adhuc hominibus piacerem,
Christi servus non essem. IV, 590 ; VII, S68.
IS Neque enim ego ab homine accepi illud, neque didici,
sed per revelationem Jesu Christi. IV, 590; Y, 434.
47 Neque veni ad Jerosolyniam ad antecessorea meos
apostolos : sed abii in Arabiam, et iterum reversus
sum Damascum. II, 431.
48 Deinde post annos très veni in Jerosoiymam videre
Petrum, et mansi apud eum diebus qiiindecim.
II, 43 « ; VI, 366 ; VII, 555.
20 Quae autem srribo vobis ; ecce coram Deo, quia non
mentior. I, 445.
40 Tantum ut pauperum roemores essemus; quod etiam
sollicitus fui hoc ipsum facere. II, 434.
19 Ego enim per legem legi mortuus sum, ut Deo
vivam ; Christo confixus sum cruci. VD, 393.
20 Vivo autem, jam non ego ; vivit vero in me Christus.
111,632; V, 468.
4 0 insensali Gaialie, quis vos fascinavit non obedire
veritati, anto quorum oculos Jésus Christus praB-
scriptus est, in vobis crucifixusT II, 53.
4 Tanta passi esiis sine causa ? si tamen sine causa.
VII, 446.
46 Non droit : El seroinibus, quasi in multis; sed quasi
in uno. VIII, 227.
26 Omnes enim fiiii Dei estis per 6dera, qoae est in
Christo Jesu. — Exponitur. UI, 440.
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ikD OALATAS. GU
CAP. vns.
S8 Non Ml Judœus, neque Graecos; non est aervus,
neque liber; non est mascuius, neque femina.
Omnes enim vos nnum estis in Ghristo Jestt.-*
Bxponitur. II, 496 ; III, UO.
IV 6 Quoniam estis 6iii, misit Spiritum Filii sui in corda
vestra clamantem : Âbba, Pater. YIII, 3, SS7.
8 Sed tune quidem ignorantes Deum, iis qui natura
non sunt dii, serviebatis. I, 498.
9 Nunc autem cum cognoveritis Deum, immo cogniti
sitis a Deo ; quomodo convenimini iterum ad infirma
et egena elementa , quibus denuo servire vuHia ?
— Exponitur. I, 498.
44 Non sprevistis, neque respuistis; sed sicut Angelum
Dei excepistis me, sicut Gbristum Jesum. 1, 434.
45,46 Ubi est ergo béatitude vestra? Testimonium enim
perhibeo yobis quia, si fleri posset, oculos vestros
eruissetis, et dedissetis mihi. I, 575.
49 Filioli mei, quos iteram parturio, donec formetur
Ghristus in vobis. III, 428 ; Y, 468.
20 Veiiem autem esse apud vos modo, et mutare vocem
meam ; quoniam confundor in vobis. 1, 332.
25 Sina enim mons est in Arabia, qui conjunctus est ei
quaB nunc est Jérusalem, et servit cum filiis suis.
II, 432.
26 liia autem qu» sursum est Jérusalem, libéra est, qaas
est mater nostra. V, 537.
34 Itaque, fratres, non sumus anciil» filii, sed libers :
qua libertate Ghristus nos iiberavit. V, 537.
V 4 State^ et noiite iterum jugo servitutis contineri. —
Exponitur. 1, 497.
4 Evacuât! estis a Ghristo, qui in lege justificamini : a
gratia excidlstis. III, 243.
47 Garo enim conçu piscit adversus spiritum, spiritus au-
tem adversus carnem ; hœc enim sibi invicem ad-
versantur : ut non quaocumque vultis, illa faciatis.
1,68.
22 Fructus autem Spiritus est : charitas, gaudium, pax,
patientta, benignitas, bonitas, longanimitas. —
11.507.
23 Adversus hujusmodi non est lex. YIII, 52.
Vf 3 Nam si quis existimat se aliquid esse, cum nihil ait,
ipse se seducit. II, 358.
6 Gommunicet autem is qui catechizatur verbo, ei qui
se catechizat, in omnibus bonis. 1, 544 ; Y, 533.
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fiUl AD EPHSSiOS.
GAP. VIR8.
7 Noiite errare; Deus non irridetar, I, 3S9; lU^ 467 ;
VIU, 2.
8 Qu» enim aemioaverit homo, hac et meteL.. qai
autem semioat in spirilu, de spiritu metet vilain
œlernam. I, 330, 541 ; III, 410.
9 Bonum autem facientes, non deûciamas; tempore
enim suo melemus non déficientes. I, 495.
40 Ego dum tempus haberous , operemur bonmn ad
omnes, maxime autem ad domesticos fidei. UI, 453 ,*
YI, 334.
AD EPHESIOS.
3 fienedictus Deu» et Paler Domini nostrî Jean
Christ! , qui benedixit nos in omni benedidioDe
spirituaii. in cœlestibus in Ghristo. Y, 432, U4;
VIU, «6.
4 Sicut elegit nos in ipso ante mundi consliUitionem,
ut essemus sancti et immaculati in conspectu ejas
in charitate. V, 74.
40 In dispensatione plenitudinis temporam, inslaurare
* omnia in Christo, qu» in cœlis, et qus ia terra
sunt, in ipso. — Exponilur. 1, 103; II, ^96, 387;
IV, 493; V,13S, SI44.
44 In quo etiam et nos sorte vocati sumus, prsdesti-
nati secundum propositum ejus qui opéra tur omnia
secundum consilium voiuntatis duœ. Y, 74.
44 Qui est pignus hereditatis nostr», ia redemptioneiD
acquisitionis. V, 446.
48 liluminalos oculos cordis vestri, ut sciatis quae sil
spes vocationis ejus, et qus divitie gloric heredi-
tatis ejus in sanctis. VI, S35.
SO, S4 Suscitans illum a mortuis,el constituons ad dexteram
suam in cœlestibus; supra omnem principatam...
et omne nomen quod nominatur non solum in hoc
Sâeculo, sed etiam in future. Y, 74, 430; YIII, 60.
%t Et omnia subjecit sub pedibus ejus ; et ipsum dédit
caput supra omnem Ecclesiam. 11,387; 111,543;
Y,430; Vm, 64.
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AD EPHESIOS. cuit
CAP. TBIS.
S3 Qq» est corpus ipsius, et plenitudo ejus, qui onmia
in omnibus adimpletur. V, S54; YIII, SS7.
n 3 Et enimua natura filii îne, sicut et cœleri. — Expo-
nitur. V, 453.
4 Deos aut^n, qui dives est in misericordia, propter
nîmiam charitatem snam, qua dilexit nos. Il, 371 ;
111,152 ;V, 65.
8 Gratia enim estis salvati per fidem; et hoc non ex
vobis» Dei enim donum est. III, 489.
40 Ipsius eoim sumus factura^ creati ia Gbrislo Jesu in
operibus bonis, quœ praeparavit Deus ut in yiis
ambulemus. Y, 452.
4 S Quia eratis ilio in tempore sine Ghristo, alienati a
conversatione Israël , et hospites testamentorum...
Vil, 260, 447.
14 Ipse enim est pax nostra, qui fecil ulraque unum, et
médium parietem maceri» solvens, inimicitias in
came sua. lY, 589; Y, 452.
45 Legem mandatorum decrelis evacuans, ut duos condat
in semetipso in unum novum hominero, faciens pa-
cem. Y, 452.
49 Ergo jam non estis hospites, et advenœ; sed estis
cives sanctorum, et domestici Dei. III, 660.
50 Superffidificati super fundamentum apostolorum et
propbelarum, ipso summo angulari lapide Chris to
Jesu. Yf424.
m 6 Gentes esse coheredes, et concorporales, et compar-
ticipes promissionis ejus in Christo Jesu per cvan-
gelium. Y, 480.
40 Ut innotescat principatibus et potestatibus in cœ-
lestibus per Ecclesiaro, multiformis sapientia Dei.
II, 464.
44 Hujus rei gratia flecto genua mea ad Patrem Domini
nostri iesu Christi. YI, 425.
45 Ex quo omnis pa terni tas in cœlis et in terra nomi-
natur. Y, 263; YI, 425.
47 Ghristnm habitare per fidem in cordibus vestris; in
chaHtate radicati, et fundati. lY, 495; Y, 5, 468;
YI, 425.
t4 Ipsi gloria in Ecciesia, et in Christo Jesu» in omnes
generationes sseculi sseculorum. YI, 425.
IV 5 Unus Dominus, una fides, unum baptisma. IL 409;
YÏI, 559.
7 Unicuique nostrum data est gratia secundum mensu-
ram dooationis Christi. YII, 482.
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CLIV AD BPHB8I0S.
GAP. VBRS.
' 8 Propter quod dicit : Âscendens in altom captiTam
daxit captivitatem ; dédit dona hominitms. YIII,
497.
40 Qui descendit, ipse est qui ascendit super ooioeB cce-
los, ut impleretomnia. — Biponitur. Y, 466.
44 Et ipse dédit quosdam quidem apostolos, quosdam
autem prophetas, alîos vero evangelistas , alios
autem pastores et doctorea. IV, 4)7; YUI, 497.
4 S Ad consummationem sanctorum in opus ministerii,
in sBdificationem corporis Christi. III, 5f8; Y, 467;
Vin, 497.
43 Donec occurramus omnes in unitatem fidei, et agni-
tionis Pilii Dei, in vinim perfectum, in mensaram
«tatis plenitudinis Ghristi. V, 467, S58; YU, 229,
350.
44 Ut jam non simus parvuli fluctuantes et drcumfera-
mur omni vento doctrinso in nequttia hominum...
IV, 64, 590 ; V, 489.
45 Veriiatem autem faeientes in charitate, crescamus in
illo per omnia, qui est caput Ghristus. V, 4 66, 489.
46 Ex quo totum corpus compactum... augmentum cor-
poris facit in sBdiûcationem sui in charitate. 1, 396.
V 6 Nemo vos seducat inanibus verbis : propter hœc
enim venit ira Dei in ûlios diffidentis. III, 432.
8 Eratis aliquando lenebrœ ; nunc autem lux in Domino.
Ut filii lucis ambulate. V, Sb8.
, 46 Videte itaque, fratres, quomodo caute ambuletis, non
quasi insipientes. VII, 427, 442.
16 Sed ut sapientes, redimentes tempus, quoniam dîes
mali sunt. VIL 427, 442.
25 Viri, diligite uxores vestras, sicut et Ghristus dilexit
Ecciesiam,et seipsum tradidit proea.— Exponilur.
I, 229.
26 Ut iilam sanctificaret , mundans lavacro aqu® in
verbo viUB. — Exponitur. 1, Î29 ; IV, 585.
32 Sacramentum hoc magnum esi, ego autem dico in
Ghristo et in Ecclesia. I, 402; V, 263.
VI 2 Honora palrem tuum et matrem tuam, quod est
mandatum primum et in promissione, III, 412.
3 Ut bene sit tibi, et sis longasvus super terram. III,
442.
5 Servi, obedite dominis carnalibus cum timoré et tre-
more, in siropiicitate cordis vestri, sicut Ghristo.—
Exponitur. I, 297 ; III, 583.
6 Non ad oculum servîentes, quasi hominibus plaçantes.
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AD PHIUPPENSBS. CVf
■>. VEliS
sed ut servi Ghristi facientes voluntatem Dei ex
animo. — Exponitur. I, 297; III, 583.
9 Et vos, domini, eadem facite illis, rémittentes mioas;
acientes quia et iilorum et vester DomÎBUs est in
cœiis ; et personarum acceptio non est apud eom. I,
SI97.
40 De cœtero, fratres, confortamiai in Domino, et in po-
tentia virtutis eJQS. Yll, 563.
12 Quoniam non est nobis colluctatio adversus car-
nemet sangoinem... adversus mundi rectores tene<^
brarnm harum, contra spiritualia nequitiœ, in cœ-
iestibus. Il, 309 ; VII, 602.
4 6,47 In omnibus sumentes scutum fidei, in quo possitis
omnia teia nequissimi ignea extinguere... Y, 34.
20 Pro qao legatione fungor in catena, ita ut in ipso.
audeam» prout oportet me loqui. II, 23.
23 Pax fra tribus, et charitas cum fide a Deo Pâtre, et
Domino Jesu Ghristo. V, 246, 348.
84 Gratia cum omnibus qui diiigunt Dominum nostrum
Jesum Ghristum in corruptione. Amen. Y, 246.
AD PHILIPPENSES.
45, 48 Quidam quidem et propter invidiam et contentionem;
quidam autem et propter bonam voluntatem Ghri-
stum praedicanl... Y, 246.
Si Mihi autem vivere Ghristus e9t, et mori lucrurr. —
Exponilur. I, 62 ; Y, 168, 258; III, 634,
ji3 Goarctor e duobus : desiderium habens dissoivi, et
esse cum Ghristo, multo magis melius. Yi, 242.
87 Tantum digne Evangetio Ghristi et conversamini...
quia statiâ in uno spirilu unanimes, collaborantes
fidei Evangelii. lY, 48.
30 Idem certamen habentes, quale etvidistis me, et nunc
audistisde me. lY, 48.
4^4( Si qua ergo consoiatio in Ghristo, si quod solatium
cbaritatls, si qua societas spiritus, si qua viscera
miserationis... YI, 222.
7 Sed semetipsum exinanivit formam servi accipiens, in
similitudînem horoinum factus, et habitu inventus
uthomo. I, 295;Y1II, 58.
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GLVI AD POILiPPBflSBS.
GAP. \ERS.
9 Propter quod et Deus exaltavH ilkun, et donavit illi
nomen, quod est super omne oomen. Il, 387 ; IlL,
74 ; Vm, Ô8.
40,44 Ut ia Domine Jesu omne genu fleclatur coelesUam...
Et omnis lingua confiteatur, quia Domious Jesos
tlbristus in gloria est Dei Patris. — Exponunlur.
1I,387;VI, 548; vm, 66.
48 Idipsum autem et vos gaudete, et congratttiamini
mihi. y^ 269.
m 4t Sequor autem si quo modo comprehendam în qao et
comprehensus sum a Ghristo "Jesu. YII, 358.
43 Fratres, ego me non arbitrer comprehendisse; anum
autem, qua» quidem rétro sunt oblivisceas, ad ea
vero, qu» sunt priera, extendensmeipsum. U, 582;
vm, 248.
44 Ad destinatum persequor, ad bravîum supernae voca-
tionis Dei in Ghristo Jesu. II, 582.
46 Verumtamen ad quod pervenimus, ut idem sapiamns;
et in eadem permaneamus régula. II, 582; III, 23.
48 Muiti enim ambulant, quos sspe dicebam vobis, nunc
autem et flens dico, inimicos crucis Christi. I, 590 ;
VI, 475.
49 Quorum unis interitus; quorum deus venter est, et
gloria in confusione ipsorum ; qui terrena sapiunt.
1,590; VI, 42.
IV 4 Itaque, fratres mei charissimi et desideratiesimi, gau-
dium meum et corona mea : sic state ia Doooiao,
charissimi. II, 583.
5 Modestia vestra nota sit omnibus hominibus ; Dominas
prope est. III, 564 .
6 Nihil soUiciti sitis; sed in omni oratione, et obsecra-
tione, cum gratiarum actione, petitiones vestrœ
innotescant apud Deum. I, 425.
7 Et pax Dei, quœ exsuperat omnem sensum» custodiat
corda vestra, et intelligentias vestras in Ghristo
Jesu. V, 349.
44 Non quasi propter penuriam dico : ego enim dtdîci^
in quibus sum, suffîciens esse. V, 543.
42 Scio et humiliari, scio et abundare... et saturari, ei
esurire, et abundare, et penuriam pati. V, 543.
43, 44 Omnia possum in eo qui me confortât... IV, 448; Y,
543.
47 Non quia quaaro datum, sed requiro fructum abon-
dantem in ratione vestra. V, 543.
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AD COLOSSETÎSBS. GLVn
AD COLOSSENSES.
CAP.
I 9, 40 Postulantes ut impleamiai agnilione voluntatis ejus,
in omni sapientia et intellectu spiritali... IV, 49.
44 In omni virtale confortati secundum potentiam cla-
ritatis ejus, in omni patientia et longanimitate
cum gaudio. IV, 49.
45 Qui est imago Dei invisibilis, primogenilos omnis
creaturae. V, 7î, 432, 244.
46 Quoniam in ipso condita sunt universa în cœlis, et
in terra. V, 432.
47 Et ipse est ante omnes, et omnia in ipso constant.
V, 432, 244; VII, 5.
48 Et ipse est caput corporis Ecclesiœ> qui est princi-
pium, primogenitus ex morluis, ut sit in omnibus
ipse primatum tenons. — Exponitur. III, 543; V,
432, 244.
49-20 Quia in ipso complacuit, omnem plenitudinem inha-
bitare. Et per eum recoociliare omnia in ipsum...
V, 432.
24 Adimpleo ea quœ desunt passionum Ghristi, in carne
mea. 1, 20 ; V, 146 ; VÎI, 447.
26 Hysterium quod absconditum fuit a sseculis et gênera-
tionibus , nunc autem manifestatum est sanctis
ejus. IV, 585.
II 5 Nam eisi corpore absens sum, sed spiritu vobiscum
sum ; gaudens, et videns ordinem veslrum, et fir-
mamentum ejus quœ in Christo est fidei vestm.
1,249; IV, 48.
8 Vide ne quis vos decipiat per philosopbianft , et
inanem fallaciam... et non secundum Christum. —
Exponitur. I, 234 ; VI, 557 ; VII, 247.
9 Quia in ipso inhabitat omnis plenitudo divinitatis
corporaiiter. IV, 493, 584; V, 244, 284.
40 fit estis in ilio repl6ti,qui est caput omnis principatas
et potestatis. m, 543.
12 Gonsepulti ei in baptismo, in quo et resurrexistis per
fidem operationis Dei, qui suscitavit illum a mor-
tuis. III, 633.
43 Et vos> cum mortui essetis in deltctis, et prœputio
carnis vestrae, con\ivi6cavit cum illo, donans vobis
omnia delieta. V, 437.
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G|.Via AD THB88AU>MIGBNSB8 PRIMA.
CAP. VBES.
44 Delens quod adversos nos erat chirographam decreCi,
quod erat contrarium nobis, et ipsum talit de me-
dio, afl&gens illud cruci. V, 137.
S2, S3 Quae sunt omoia in interitum ipso usa, aecoadim
prsecepta ot doctrinas hominoro... V, 163.
III 4 Gam Ghristus apparuerit, vita vestra* YIII, St7.
44 Ubi non estGentilis et Judaeus, circumcisio et prspu-
tiutn, Barbarus et Scytha, servus et liber ; sed om-
oia, et in omnibus Ghristus. II, 496 ; Y, 420.
45 Et pax Ghrisli exultet in cordibus vestris, in qua et
vocati estis in uno corpore ; et grati estote. Y, 54).
ti Servi , obedite per omnia dominis ctrnalibus, non
ad oculum servientes. III, 583.
IT 4 Domini, quod justum est et sequoin, servis prsflUte ;
scientes quod et vos dominum habetis in cak.
I, Î97.
AD THES8AL0NICEN8E8 PRIXA.
II 4 Nam ipsi scilis, fratres, introitum noslrum ad vos,
quia non inanis fuit. I, 573, 574.
7 Gum possemus vobis oneri esse ut Gbristi apostoli ;
sed facti sumus parvuli in medio vestrom. 1, 573 ;
1Y,198; Y, 535.
9 Memores enim estis^ fratres, laboris nostrî, et fiitip-
tionis. I, 573 ; Y, 53Î.
m 3 Ut nemo moveatur in tribulationibus istis ; ipsi enim
scitis quod in hoc positi sumus. II» 530.
8 Quoniam nunc vivimus , si vos statis in Domino.
lY, 48.
IV 7 Non enim vocavit nos Deus in immunditiam, sed in
sanctificationem. YI, S29.
9, 40 Decharitate autem fraternitatis non necesse habe-
mus scribere vobis : ipsi enim vos a Deo didîcistiâ
ut diligatis invicem... lY, 378.
46 Deinde nos, qui vivimus, qui relinquimur, simul ra-
pîemur cum iliis in nubibus obvia m Ghristo in aéra,
et sic semper cum Domino erimus.lll, 476 ; lY, 47 ;
YII,4Î.
y 4 De temporibus autem et momentis, fratres, non indi-
getià ut scribamus vobis. I,40I;YII, Î63.
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iu> TuasàLOHiisiPtsKs siqijfiDA. eux
VERS.
3 Cum enim dixerint, pax et securitas : tum repentinas
eis superveniel interilus, sicut dolor in utero ha-
benti ; et non effugient. V, 330.
5 Omnes euim vos filii lucis estis, et 6lii diei ; non su-
mus noctis, neque tenebi arum. JII, 488; VII, S4S.
18 In omnibus gratias agite ; haec est enim voluntas Dqî
in Cbristo Jesu, in omnibus vobis. I, 424.
49^ 20 Spirilum noiite extinguere... Y, 421.
24 Omnia autem probate; quod bonum est tenete.
V,424.
23 Ipse autem Deus pacis sancti6cet vos per omnia, ut
integer spiritus vesler, et anima et corpus sine
quereia, in adventu Domini nostri Jesu Christi
servetur. V, 435.
28 Gratia Domini nostri Jesu Christi vobiscum. Y, 435.
▲D THESSALONICEIISES SECïïNDA.
3 Gratias agere debemus semper Deo pro vobis, fra-
très... et abundat charilas uniusciyusque vestrum
in invicem. iV, 378.
4 Ita ut et nos ipsi in vobis gloriemur in Ecclesiis Del,
pro patientia vestra... lY, 378.
40 Cum venerit gloriûcari in sanctis suis, et admirabilis
fieri in omnibus qui crediderunt : quia creditum
est testimoniura nostrum super nos in die illo.
YII, 389.
2 Ut non cito moveamini a vestro sensu, neque terrea-
mini.,, quasi instet dies Domini. lY, 405.
3 Ne quis vos seducat ullo modo; quoniam nisi ve-
nerit discessio primum, et revetatus fuerit homo
peccati, filius perditionis. I, 99 ; Y, 209.
4 Qui adversatur^ et extollitur supra omne quod dicitur
Dèus, aut quod colitur, ita ut in templo Dei sedeat
oetendens se tanquam sit Deus. — Exponitur.
. I. 99, 236, 388. >
7 Nam mysterium jam operatar iniquitatis. I, 208 ;
lY, 239.
8 Et tune revelabitur ille iniquu8,quem Dominus Jésus
interficiel spiritu oris sui, et destruet illustratione
adventus sui eum. I, 400.
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GLX AD TOIOTHBini PBOIA.
GAP. VBR8.
9 Cujus est adventus secundum operaiionem salao»* in
omni virtute,et signis et prodigiis maDdacibitt.
III, 539.
40 Et in omni sedactione iniqaitatis lis qui pereuU
m, 539.
m 4 De cstero, fratres, orale pro nobis ; ut sermo Dei car-
rât, et ciarificetur, sicul et apud vos. I» 444.
8 Neque gratis panem manducavimus ab aliquo, sed
in labore et in fatigatione, nocte et die opérantes,
ne quem vestrum gravaremus. V, 53S.
AD TIMOTHBÏÏM PRIMA.
4 Neque intenderent fabulis, et genealogiis intenninatis.
VU, 608.
45 Fidelis sermo, et omni acceptione dignus, qvod
Ghristus Jésus venit in hune mundum peccatoret
salvos facere, quorum primus ego sum. YII« 445.
47 Régi autem sœcuiorum immortali> invisibili, soli
Deo, honor et glorîa in sascula sœculorum.
IV, 76; V, 66.
48 Hoc prsdceptum commendo libi, fili Timothee,
dum précédentes in te prophetias, ut milites in
illis bonam militiam. — Bxponilur. IV, 3S5, 3S7.
4 Obsecro igitur primum omnium fieri obsecrationes»
orationes, postulationes, gratiarum actiones, pro
omnibus hominibus.— Exponitur. III, 39; VII, 604.
% Pro regibus, et omnibus qui in sublimitate sant, nt
quietam et tranquiliam vitam agamus, io omni
pietate et castitate. -* Exponitur, I, SS4 ; III, 39 ;
VU, 604.
4 Qui omnes homines vult salvos fieri , et ad agni-
tionem veritatis venire. I, 387; II, 409; III^ S48.
6 Unus enim Deus, nous et roediator Dei et hominom,
homo Ghristus Jésus. II, 36S ; UI, 348.
8 Vo]o ergo vires orare in omni loco , levantes paras
manus, sine ira et disceptatione. V, 598.
44 Mulier in silentio discat cum omni subjectionei
I, 397.
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AD TIMOTHEUM PRIMA. GLll
YBAS.
4 Fidelis sermo : Si quis epîscopatum desiderat, bonum
opus desideirat. I, 97.
S, 4, 5 Oportet ergo episcopum irreprehensibilem esse,
unius uxoris virum, sobrium, prudentero, ornatum,
pudicum, hospitaiem, doclorem, suœ domui bene
praBposituni... — ExponuDlur. I, 373 ; YI, S52 et
7 Oportet autecn illum et testimonium babere bonum ab
iis qui foris suât. VIII, 490.
9 Habeotes mysterium fidei in conscientia pura. — Y,
258.
40 Et hi autem probontur primum; et sic ministrent,
nullum crimen habented. Y, 580.
45 Si autem tardavero, ut scias quomodo oporteat te in
domo Dei conversari, quœ est Ecclesia Dei vivi,
columna et ûrmamenturti veritatis. Y, 207, 579.
4 Spiritus autem manifeste dicit, quia in novissimis
temporibus discedent quidam a fide... LI, 539; V,
393.
% In hypocrisi loquentium mendacium, et cauteriatam
habentium suam conscientiam. III, 540.
8 Pietas auiem ad omnia utilis est, promissionem habens
vitiB quœ nunc est, et futurie. II, 513; III, 575;
VII,4<6, 550, 563; YIII, 427.
42 Nemo adoliscentiam tuam contemnat; sed ezemplum
esto ûdelium, in verbo, in con versa tione. I, 445.
4 3 Dum venio^ attende lectioni, exhortationi et doctrin».
— Exponitur. YII, 467.
44 Noli negligere gratiam quœ in te est, quœ data est
tibi per propbetiam , cum impositione manuum
presbyterii. IV, 325 ; VllI, 237.
46 Attende tibi et doctrinœ; insta in illis. Hoc enim
faciens, et teipsum salvum faciès, et eos qui te
audiunt. VIL i68.
4 Seniorem ne increpaveris; sed obsecra ut patrem;
juvenes, ut fratres. 1, 468.
47 Qui bene praesunt presbyteri, duplici honore digni
habeantur : maxime qui laborant in verbo et doc- '
trina. 1,416.
4 Superbus est, nihil sciens, sed languens circa qusB-
stiones, et pugnas verborum. I, 624.
8 Uabentes autem alimenta, et quibus tegamur, his
conlenti simus. V, 344.
44 Tu autem, o bomo Doi, liaec fuge. I, 402 ; IV, 430;
Y, 87.
T. vni. 44*
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GLXII AD TmOTHEUM SSGUNDA.
CAP. VBBS.
4 S Gerta bonum certameD fideî ; appréhende vitam stw-
nam, in qua vocatus es. lY, 430.
43,44,45 Pr»cîpio libi coram Deo, qui vivificat omnia, et
Ghristo Jesu, qui testimonium reddidit sub PodUo
Pilato, bonam confessionem... — Expoonnior. lY,
434.
46 Qui solus liabet immorlalitatem , et luoem inhabitat
inaccessibilem... cul honor et imperiam sempiter-
num. VII, 394.
47 Divilibus hujus sœculi praecipe non sublime sapere...
sed in Deo vivo, qui pnestat nobis omnia aboode
ad fruendum. Y, 542.
48 Bene agere, divites fieri in bonis operibus, facile tri-
buere, communicare. Y, 544, 548.
49 Tbesaurizare sibi fundamentum bonum in futonim,
ut appréhendant veram vitam. Y, 541, 548.
20,24 0 Tiroothee, depositum custodi, devitang proEtnas
vocum novitates, et oppositiones faisi nomiais
scientise... — Exponuntur. Y, 573 et seqq.
AD TIMOTHEUM SECÏÏNDA.
6 Propter quam causam admoneo te ut resascites gra-
tiam Dei, qusB est in te per impositionem manoais
mearum. — Exponitur. I, 407; lY, 384 et seqq.,
VI, 253 ; VIII, 237.
9 Qui nos libcravil, et vocavit vocatione sua sancta. V.
433.
40 Manifestata est aulem nunc per illuminât ionem salva-
toris nostri Jesu Ghristi, qui destruxit quideoi
mortem. Y, 433.
43 Formam habe sanorum verborum, quae a me audlsii
in flde et in dilectione in Ghristo Jesu. (Y, 434 ; V,
258, 374.
44 Bonum depositum custodi per Spiritum sanctum, qui
habitat in nobis. II, 595; lY, 430; Y, 374.
45 Sois hoc quod aversi sunt a me omnes qui in A^ia
sunt. Y, 374.
4, 2 Tu ergo, fîli mi, confortare în gratia quœ est in
Ghristo Jesu. Y, 374.
3 Labora sicut bonus miles Ghristi Jesu. Y^ 374.
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AD TIM0THBU1I 8ECUNDA. CLXIII
CAP. VERS.
40 Ideo omnia sustineo propter electos, ut et ipgi salu-
tem consequautur, quae est in Ghristo Jesu, cam
gloria cœlesti. 111, 524; YIII, S23.
44, \% Fidelis sermo... si sustinebimus , et conregnabimus ;
si negaverimus, et ille negabit nos. YIIl, 78.
44 Noli contendere verbis ; ad nihil enim utile est, nisi
ad subversionem audientium. Y, 580.
46 Profana autem, et vaniloquia devita, multum enim
proficiunt ad impietatem. Y, 680.
%t Juvenilia autem desideria fuge, sectare vero justitiam,
fidem, charitatem, et pacem cum lis qui invocant
Dominum de corde puro. Y, 348.
23 Stultas aulem, et sine disciplina quœstiones devila ;
sciens quia générant lites. YII, 608.
24 Servum autem Domini non oportet litigare ; sed man
suetum esse ad omnes, docibilem, patientera. Expo-
nitur. Y, 65 ; YI, 474 et seqq.
m 4. Hoc autem scito, quod in novissirois diebus instabunt
tempera periculosa. I, 605; III, 539 ; Y,* 393.
2 Erunt homines seipsos amantes, cupidi, elati, su-
perbi, blasphemi, parentibus non obedientes, in*
grati, scelesti. h 605 ; III, 539 ; lY, 89.
4 Proditores, protervi, timidi, et voiuptatum amatores
magis quam Dei. 1, 608.
5 Habentes speciem quidem pietatis, virtutem autem
ejus abnegantes. Et hos devita. I, 606; 111, 540.
8 Quemadmodum autem Jannes et Hambres restiterunt
Moysi; ita et hi resistunt veritali, homines cor-
rupti mente, reprobi circa fidem. III, 236 ; lY,
593.
9 Sed ultra non proficient ; insipientia enim eoram
manifesta erit omnibus, sicut et illorum fuit. lY,
593.
.43 Mali autem homines, et seductores proficient in pe-
jus, errantes, et in errorem mittentes. Ill, 527,
640;IY, 593; Y, 230.
46 Et quia ab infantia sacras lilteras nosti, qu» te pos-
sunt instruere ad salutem, per fidem quœ est in
Ghristo Jesu. — Ëxponitur. VU, 467^ 468.
46 Omnis Scriptura divinitus inspirata, utilis est ad do-
cendum, ad arguendum, ad corripiendum, ad eru-
diendum in justitia. III, 622 ; YII, 468.
47 Ut perfectus sit bomo Dei, ad omne opus bonum
instructus. --> Ëxponitur. I, 448; Y, 427 et seqq.;
YII. 468.
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GLUY AD TITDII.
GAP. VERS.
IV 5 Ta vero vigUa, in omnibas labora, opus fac evange-
iislse, ministerium tuum impie. Sobrius eelo. III,
541 ; V, 579.
7 Bonum certamen certavi^ cursum consummavi, fîdem
servavi. I, 443 ; III, 3î6;Vn, 64.
8 In reliquo reposita est mihi corona justilis, quam
reddet mihi Dominus in illa die justus judex. I,
443; U, 608; m, 80; V, 440; Vil, 64.
AD TITUM.
I 44, 43 Quos oportet redargui; qui universas domossubver-
iunt, docentert quae non oportet^ turpis lucri gra-
tis... I, 619.
46 Gonfitenlur se nosse Deum, factis autem negant. 1,
649.
II 2 Senes ut sobrii sint, pudici, prudentes, sani in fide,
in dilectione, in patientia. — Exponilar. 1» 468 et
seqq.
7, 8 In omnibus teipsum pra^be exemplum bonorum ope-
rutn, in doctrina, in inlegritate, in gravilate... III,
36.
9 Servos dominis suis subditos esse, in omnibas pla-
contes, non contradicentes. III, 583.
40 Non fraudantes, sed in omnibus fidem bonam oslen-
dentés; ut doctrinam Salvaloris nostri Dei ornent
in omnibus. III, 36.
44,42 Apparuit en'mi gratia Dei Salvaloris nosl ri omnibus
hominibus. Erudiens nos, ut abneganles impieta-
tem... — Ezponuntur. III, 2SS, 223.
44 Qui dédit semetipsum pro nobis, ut nos redimeret ab
omni iniquitate, et mundaret sibi populum accep-
tabilem... III, 224.
III 4 Cum autem benignitas et humanitas apparuit Salva-
toris nostri Dei. VU, 494 ; VIII, 495.
8 Fidelis sermo est ; et de bis volo te conârmare : Ut
curent bonis operibus praeesse qui credunt Deo.
IltBC sunt bona, et ut lia hominibus. — Exponitur.
lY, 593; VII, 441.
9 Slultas autem qusBStiones, et gcnealogias. etcohti'n-
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AD PHIUEMONBM. CLXY
CAP. VBB8.
tiones, et pugnas legis, devita; sunt enim inutiles
et vanœ. VII, «OS.
44 Discant autem et aostri bonis operibus prseesse ad
uâus necessarios, ut non sint infructuosi. ^ Expo-
nilur. Vil, 4^9, 421, 422.
45 Salutant te qui mecum sunt orones : saluta eos qui
nos amant in fide. Gratia Dei cum omnibus vobis.
Amen. VII, 423.
AD PHILEMONEM.
46 Jam non ut servum, sed pro serve charissimum fra-
trem, maxime mihi ; quanto aulem magis tibi, et
incarne, et in Domino I III, 583.
47 Si ergo habes me socium, suscipe ilium sicut me.
III, 583.
20 lia fraler. Ego te fruar in Domino; refice viscera
mea in Domino. V, 303.
23 Goncaptivus meus in Ohristo Jesu. VIII, 234.
AD HEBIUBOS.
4, 2 Mullifariam, multisque roodis olim Deus loquens pa-
tribus in prophetis, novissime diebus istis locutus
est nobis in Filio... Il, 364; V, 84, Hk; VII, 248.
3 Qui cum sit splendor gloriae et figura substantiae
ejus... sedet ad dexteram mnjestaiis in exceisis. —
Exponitur. V, 72, 244, 250, 460.
5 Gui enim dixit aliquando Angelorum : Fiiius meus es
tu ? VIII, 183.
6 Et cum iterum introducit primogenitum in orbem
terrsB, dicit : Et adorent eum omnrs Angeli Dei.
V, 43, 135.
14 Nonne sunt administratorii Spiritus, in minislerium
niissi propter eos qui baerediiatem capient salutis?
Vm, 183.
1 Propterea abundaritius oportet obsorvare nos ea quœ
audivimus, ne forte perefUuamus. VII, 6.
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€LXVI EPISTOLA AD HEBft£OS.
GAP.. VBBS.
g Omnia subjecisti Bub pediboB ejus. In eo enim quod
omnia ei subjecit, nihil ditnisit non subjectum ei.
II, »87 ; m, 433, 543 ; IV, 588 ; V, 480 ; VUl, 64.
40 Decebal enim eum,propter quem omnia, et per
quem omnia, qui muUos filîoa io gloriam addux»-
rat, auctorem sahitis eorum per passionem coa-
Bummare. Y, 180, 437.
4 4 Propter quam causam non confunditur fratres eos
vocare. V, 440.
44 Quia ergo pueri commanicavérunt carni et Bangaim,
et ipsesimiliter participavit eisdem. YIII, 484.
46 Nusquamenim ÂngeIoBappiehendit,8edsemenAbralue
apprehendit. V, 42, 5«4 ; VI, 18 ; VIII, 484.
47 Unde debuit per omnia fralribus simiiari... al repro-
pitiaret delicta populi. VIII, 484.
m Gaput exponitur. III, 578, 573.
IV 9 Itaque relinquitur Sabbatismus populo Dei. III, 35S.
45 Non enim habemus pontificem qui non possit com>
pati infirmitatibus nostris, tentatum autem per
omnia pro similitudine, absque peccato. VI, SI,
388.
46 Adeamus ergo cum fiducia ad tbronum gratis ; utmi-
Bericordiam consequamur, et graliam inveniamus
in auzilio opportune. I, 404 ; Ilf, 467; VI, 456.
V Gaput exponitur. VI, 45 et seqq.
4 Omnis namque pontifex ex hominibus assumptu^i
pro hominibus con<%lituitur in iis quae sunt ad
Deum, ut offerat dona et sacrificia pro peccatis. —
ExpjDitur. m, «78; VI, 437; VU, §17; VUI, 484,
244.
2 Qui condolere possii iis qui ignorant et errant, quo-
niara et ipse circumdatus est infirmitate — Expo-
nitur. II, 445 ; m, 878 ; VI, 437, 358 ; VIII, 484.
4 Nec quisquam sumit sibi honorem, sedqui vocatura
Deo, tanquam Aaron. IV, 446 ; VIII, 485.
7 Qui in diebus carnis suse, preces supplicationesque ad
eum, qui possit illum salvum facere a morte...
exauditus est pro sua reverentia. II, 464 ; VI« 9.
4 4 Perfectorum autem est solidu^ cibus, eorum qui pro
consuetudine «'xercitatos habent sensus ad discre-
tionem boni et mali. 111,584; IV, 198.
VI 4 Impossibile est enim, eos qui semel sunt illanaioati,
gttstaverunt etiam donum cœleste, et participes
facti sunt Spiritus snncti. V, 448.
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BnSTOLA AD HEBRiEOS. CWm
CAP. vmis.
5 Gustaverunt nihilominus boniini Dei verbum, virta-
lesque sseculi venturi. V, 448.
6 Et prolapsi sunl ; rursus renovari ad pœnilentiam,
rursum crucifigentes sibimetipfus Filium Dei, et
osteiitui habentes. III, 476 ; V, 448.
7 Terra enim saepe venientem saper sebibensimbrem.**
accipit beneidiclionem a Deo. I, 490; V, 448.
8 Proforons autem spinas ac tribulos, reproba est , et ma-
ledicto proxima ; ciijus consummaiio in combustio-
nem. I, 490 ; V, 448.
48 Ut per daas re» immobiles, quibus impossibile est
mentir! Deum. Y, 241.
vil 3 Sine pâtre, sine matre, sine genealogia... Exponilur.
VIIÏ. 485.
4 Intuemini autem quantus sit hic> cai et décimas dédit
de prœcipuis Abraham patriarcha. -- Exponitur.
V, 5Î2.
48 Translate enim sacerdotio, necesse est ut et legis
translatio ûat. II, 71.
49 Nihil enim ad perfectum adduzit lex. III, 2S5, 344.
85 Unde et salvare in perpetuum potest accedentes per
semetipsum ad Deum ; semper vivons ad interpel-
landum pro nobis. 111, 192; V, 254.
26 Talis enim decebat ut oobis esset pontifex, sanctus,
iunocens, impollutus, segregatus a peccatoribus,
et excelsior cœlis factus. III, 350 ; VI, 20 ; VII, 394 .
27 Qui non habet necessitatem quotidie, quemadmodum
sacerdotes, prius pro suis delictis hostias offerre,
deinde pro populi; hoc enim fecit semel, seipsum
offerendo. III, 272; VI, 21.
28 Lex enim homines constiluit sacerdotes iofirmitalem
habentes. VI, 20.
VIII 2 Sanctorum minisler, et tabernaculi veri, quod fixit
Dominus, et non homo. V, 250.
3 Omnis euim ponlifex ad oiïercndum munera et hostias
constituilur; unde necesseest et hune habere ali-
quid quod offerat. III, 273.
IX 44 Ghristus autem assistons pontifex fulurorum bonorum.
II, 608.
13 Si enim sanguis hircorum et taurorum, et cinis vitulœ
aspersus, inquinatos sanctificat ad omundationom
carnis. V, 438.
1 i Quanto magis sanguis Ghristi... emundabit conscien-
tiam nostram ab operibus mortuis,ad serviendum
Deo viveotil V, 438.
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CLXVIU BH8T0LA AD HEBBifiOg.
CAP. VBES.
46 Ubi eaim tefitamenlum est, mors necesse est ÎDterœ-
dat testatoris. VU, 389.
47 Testameotum enim in mortuis confirmatum est ;alio-
quin nondum valet, dum vivit qui testâtes est.
VU, 389.
%% Et omnia pêne in sanguine secundum legem muo-
dantur ; et sine sanguinis effusione non fil remissio.
V,438; VI, 542; VU, 4 46.
24 Non euim in manufacta sançta Jésus introlvit, exem-
pta ria verorum ; sed in ipsum ccelum, ut appareat
nunc vultui D 0 pro nobis. V, 250.
X 5, 6 Ideo ingrediens mundum dicît : Hostiam et oblationetn
noluisti ; corpus autem aptasti mihi. VH, 640.
7 Tune dixi : Ecce venio : in capite libri scriptum est de
me : Ut faciam, Deus, voluntatem tuam. lU, 349;
VI, 459; VU, 640.
43 De cstero cxspectans donec ponantur inimici ejus
scabelium peium ejus.V, 250.
44 Una enim oblatione, consummavit in sempiternum
sanctificatos. III, 74.
49 Habentes itaque, fratres, fiduciam in introitu saocio-
rum in sanguine Ghristi. V, 440.
23 Tenearou8 spei nostrœ confessionem indeciinabilem
6delis enim est qui repromisit. V, 487.
24 Et considereiiius invicem in provocationem chari-
tatis, et bonorum operum. V, 487.
25 Non deserentes collecliooem nostram, sicut consue-
tudinis est quibusdam, sed consolantes, et tanto
magis quanto videritis appropinquantem diem. -
Exponitur. V, 487,
26,29 Voluntarie enim poccantibus nobis post acceptam
nolitiam \eritatis, jam ntfn reiinquitur pro V^-
catis hostia... Ul, 172.
31 Horrendum est iiicidere in manus Dei viventis. V, 69.
33 Et in allero quidem, opprobriis et tribulatiooibus
spectaculum facti; in altero autem, socii laiiter
cunversanlium effecli VU, 637.
34 Cognoscentes vos habere meliorem et mauentem
substantiam. I, 593.
35 Nolite ilaque amittere con6dentiam vestraro, n^
magnam hal)et remunerationem. VU, 637. 1
36, 39 Patientia enim vobis n«M;pssaria est, ut volunUi^m
Dei facientes, reporietis proifiissionem... nos autem
non sumus subtractioois (ilii in perdilionem, seà
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EHSTOLA AD HEBRiEOS. CLXIX
CAP. VBftS.
fidei inacquisitionem aoîm».— Exponuntur.T, 488 ;
VII, 637.
37 Âdhuc entm modicum aliquantulum qui venturus est
veniet, et non lardabit. VII, 637.
38 Justus autem meus ex fide vivit. •— Eiponitur.
VII, 67, 68.
XI 6 Sine 6de autem impossibile est placere Deo. II, 258 ;
V, 494.
9-45 Exponuntur. I, 597 ; III, 651, 652.
46 Ideo non confundilur Deus vocari Deus eonim ; para-
vit iilis civitatem. V, 55.
26 Majores divitias aestimans Ihesauro iBgyptiorum ,
improperium Christi.I, 594; V, 147.
34 Extinxerunt impetum ignis, effugerunt aciem gladii.
I, 34.
37 Lapidati sunt, secti sunt, tentati sunt, in occisione
gladii mortui sunt. I, 20, 594.
XII 2 Aspicientes in auctorem fidei et consummatorem Je-
sum, qui proposito sibi gaudio sustinuit crucem,
confusione contempta. — Exponilur. VIÏI, 59.
4 Nondum enim usqup ad sanguinem restitistis adver-
sus peccatum répugnantes. II, î 3.
5-44 Et obliti esti? consolationis, quae vobis tanquam filits
loquittuL dicens : Fili mi, noli negligere disciplinam
Domini ; neque fatigerls dum ab eo argueris... l, 493,
494; VI, 423.
15 Contemplantes ne quis desit gratiae Dei, ne qua radix
amaritudinis sursum germinans impediat^ et per
illam inquinentur multi. IV, Î80.
46 Ne quis fornicator, aut profanus, ut Esaii, 'lui propter
unam escam vendidit primitiva sua. lil, 380.
25 Vldetis ne recusetis loquentem... multo magis nos
qui de cœlis loquentem nobis avertimus. V, 460,
464.
29 EtenimDeus noster i^nis consumons est. VII, 455.
ziii 4 Charitas fraternilalis maneat in vobis. VI, 85.
4 Honorabile connuhium in omnibus, et thorus imma-
culatus. III, 469.
7 Mémento te pra'positorum vestrorum, qui vobis locuti
sunt verburo Dei : quorum inluentes exitum con-
versationiH, imitaroini fidem. — Exponilur. III, 442
et seqq.; VI, 452 et seqq.
40 Habemus aitare, de quo edere non habent potesta-
tem, qui tabernaculo deserviunt. V, 27; VI, 383.
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CLXl EPISTOLA GATHOLICA S. JAGOBI. .
GAP. VERS.
43 Exeamus igUur ad eum extra castra, improperinm
ejus portantes. I, 620.
14 Non enim habemus hic manentem civitatem, sed fola-
ram inqiiirimus. I, 94.
45,46 Per ipsum ergo ofTeramus hostiamlaudis^mper Dec...
— Exponuntur. IV, 384, 38t.
47 ObedHe pr^epositis ve8lris,et subjacete eis.... Ut cnm
gaudio hoc faciant, et non gementes; hoc enim
non expedit vobis. I, 374; III, 36.
48 Orate pro nobis : confidimus enira quia bonam cons-
cientiam habemus, in omnibus bÎBnevolentes con-
versari. I, 374.
tO Deus autem pacis, qui eduxit de mortuis pastorem
magnum ovium... Dominum nostrum Jesum Chris-
lum. VI, 85.
24 Aptet vos in omni bono, ut faciatis ejos voluntatem ;
faciens in vobis quod placeat coram se per Jesum
Ghristum... VI, 85.
EPISTOLA GATHOLICA S. JAGOBI.
I * 47 Omne datum optimum... cAbcendens a Pâtre lumi-
num, apud quem non est transmulatio... D, 304,
450; V, 77.
97 Religio munda et immaculata apud Deum et Patrem,
hœc est : Visitare pupilles... IV, 379; VU, 39Î.
II 5 Audite, fratres mei dilectissimi : Nonne Deus elegil
pau pères in hoc mundo, divites in fide, et heredes
regni, quod repromisit Deus diligentibus se? —
Exponitur. I, 244 et seqq.
40 Quicumque autem totam legem servaverit, ofléndai
autem in uno, fdctus est omnium reus. III, 347.
43 Superexaltàt autem misericordia judicium. U, 614 ;
VII, 300.
45, 46 Si autem frater et soror nudi sint, et indîgeant victii
quotidiano... non dederitis auteui eis qus neces-
saria sunt corpori : quid proderitT H, 624.
49 Tu credis quoniam unus est Deus; benefacis; el
deemones credunt, et contremiscunt. II, 3SS;
VUI, 64.
iii 8 Linguam autem nulius hominum domare potest;
inquietum malum^ plena veneno aiortilero. I, 35.
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BPISTOLA S. PETEI PRIMA. GLXXI
VBH8.
47 Qasautem desursum est sapientia, primum quidem
pudica est, deinde pacifica. II, 498, 400.
7, 8 Patientes igitur estote, fratres, usque ad adventum Do^
mini. Patientes igitur estote et vos, et confirmate
corda vestra ; quoniam adventus Domini appropin-
quavit. I,490;III, 465; IV, «90.
EPISTOLA S. PETRI PRIMA.
I 4, S Petrus apostolus Jesu Ghristi, electis advenis... gra-
tia vobig et pas multiplicetur.Y, 433, 580.
45 Sed secundum eum qui vocavit vos, sancturo, et ipsi
in omni conversatione sancti sitis. Il, 366.
46 Quoniam scriptum est : Sancti eritis, quoniam ego
sanctus sum. II, 366.
47 Et si patrero invocatis eum qui aine acceptione per-
sonarum judirat. VIII, 498.
48 Scientes quod non corruptibiiibus auro vel argento
redempti estis de vana vestra conversatione pa-
ternsB traditionis. IV, 383.
49 Sed pretioso sanguine quasi agni immaculati Christi,
et incontaminati. V, 433.
tO Prœcogniti quidem ante mundi constitutionem, mani-
festati autem novissimis temporibus propter vos.
V, 433.
II 5 Et ipsi tanquam lapides vivi supersedificamini ,
domus spiritualis. V, 440.
7 Vobis igitur honor credentibus. VIII, 83.
8 Et lapis offensionis, et petra scandali, his qui offeo-
dunt verbo^ nec credunt in quo et positi sunt.
II, 475.
9 Vos autem genus electum, regale sacerdotium... Ut
virtutes annuntietis ejus qui de tenebris vos voca-
vit in admirabile lumen suum. Exponitur. II, 406;
m, 440J89; V, 9,409.
85 Eratis enim sicut oves errante/*, sed conversi estis
nunc ad pastorem et episcopum animarum vestra-
rum. I, 385;VII, 46Î.
m 6 Sicut Sara obeîdiebat Abrahae, Dominum eum vocans.
I, S99.
45 Parati semper ad satisfactionem omni poscenti vos
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GLXUI EPISTOLA S. PETRI SBGCNDA.
CAP. VERS*
rationem de ea, quae in vobis e8t, spe. II« 404;
111,491.
iT ht Gharissimi, nolite peregrinari in fervore qui ad tes-
tationem vobis fil. YIII, 40.
45 Nemo autem vestrum patiatur ut homicida, aut far,
aut maiedicus. aut alienorum appetitor. IV, 268.
16 Si autem ut christianus, non erubescat; glorificet
autem Deum in isïo nomine. IV, 269 ; VIII, <0.
V 2 Pascile qui vobis e>t grrgem Dei. III, 363.
6 Humiliamiuiigitur sub potenli manu Dei,ut vosexal-
tetin tempore visitationis. V, 598; VIII, 64.
40 Deus autem omnis gratiee, qui vocavit nos in £ter-
nam suatn gloriam in Ghristo Jesu, modicum passes
ipse perûciet, con&rmabit, solidabitque. V, 580.
44 Ipsi gioia et imperium in saBcuia sacuiurum. V,S80.
EPISTOLA S. PETRI SECUNDA.
4,2 Simon Petrus, servus et apostolus Jesu Christi, ils
qui coaBqualem nobiscum sortiti sunt 6dem in jns^
titia Dei nostri et sahatoris Jesu Christi. IV, 46<.
4 Per quem maxima et pretiosa nobis promissa donaxit
ut per h»c efficiamini divinae consortes naturs...
111,452; V, 469; VII, 220.
44 Gertus quod velox est depositio tabernaculi mei .
secundum quod et Dominus noater Jésus Ghristos
signiGcavit mihi. 11^ 488; VII, 509.
46 Non enim doctas fabulas secuti... sed speculatore$
facti illius magnitudinis. 1, 434, 446.
18 Et hancvocem nos audivimus de cœlo alla tam, eus
essemus cum ipso in monte sancto. I, 446.
49 Et habemus firmiorem propheticum sermonem;cu.
benefacitis attendentes^ quasi lucernae lucenli io
caliginoso loco , donec dies elucescat , et lucifer
oriatur in cordibus vestris. V,497.
24 Non enim voluntate humana allata est aliquando
prophetia : sed Spiritu sancto inspirati, locuti sQQi
sancti Dei honiines. IV, 585.
28 Si enim refugiehles coinquinationes mundi in cogni-
tione Domini nostri. . facta sunt eis posteriori
détériora prioribus. III, 174.
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EPISTOLÀ S. JOANNIS PRIIU. GLXIUI
TBHS.
84 Meliud enim erat illis non cognoscere viam jostitiœ ,
quam post agnitionem , retrorsum converti ab eo ,
qttod illis traditum est, sancto mandato. III, 471.
22 GoDligit enim eis illud veri proverbii : Ganis reversus
ad suum vomitum ; et sus Iota in volutabro iuti.
m, 472.
3 Hoc primum scienles, quod venient in novissimis
diebus in deceptione iliusores , juxta proprias con-
cupiacentias ambulantes. III, 539.
40 Adveniet autem dies Domini ut fur; in quo cœli
magne impetu transient, elementa vero calore sol-
ventur , terra autem , et quae in ipsa sunt opéra ,
exurentur. III, 527.
EPISTOLA S. JOANNIS PRIMA.
4 Quod fuit ab initio, quod audivimus, quod vidimus
oculis nostris, quod perspeximus, et manus nostra
contrectaverunt de verbo vitae. I, 446 ; V, 253.
3 Quod vidimus et audivimus , annuntiamus vobis...
et socielas nostra sit cuni Pâtre, et cum Filio ejus
Jesu Christo. Y, 580.
8 Si dixprimus quoniam peccatum n'^n habemus, ipsi
nos seducimus, et veritas in nobis non est. 11^ 468;
V, 458; VI, 44; VII, 25.
9 'Si conGteamur peccata nostra, fideiis est et justus, ut
remittat nobis peccata nostra, et emundet nos ab
omni iniquitate. VII, 25.
40 Si dixerimus quoniam non peccavimus , mendacem
facimus eum. V, 444.
4 Filioli mei , hsec scribo vobis ut non peccetis. Sed si
quis peccaverit, advocatum habemus apud Patrem,
Jesum Ghristum justum. — Exponitur. I, 288.
44 Scribo vobis, juvenes, quoniam fortes estii», et ver-
bum Dei manet in vobis, et vicistis malignum. —
Exponilur. I, 164, 465.
45 Nolile diligere inundum, neque ea quœ in mundo
sunt. — Exponilur. IV, 312, 313.
48 Filioli , novissima hora est ; et sicut audislis quia
anlFcbrislus venll ; el nunc antichrioti multi facti
sunt. — Exponitur. IH, 2«9 ; IV, 582, 583.
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CLXXIY EPI8T0LA S. J0ANNI8 PRIMA.
CAP. VERS.
tS, S3 Hic est aniichristus qui negat Pairem et Fiiinm.
IT, 583.
m 4 Videte qualem charitatem dédit nobis Pater, otfili
Dei nominemar et simus. ^ Exponitar. Y, 434,
435, 436, 437, 140 et seqq.
2 Chari8simi, nuac filii Dei sumus ; et nondum apparaît
quid erimus. Scimus quouiam cum apparuerit , si-
miles ei erimus. ^ Exponitur. V, 447 ; VIII, 226.
8 Et omnis qui habet baoc spem in eo, sanctificat se ,
sicut et illesanctus est, V, 447; VII, 245.
8 Qui facit peccatum, ex diabolo est ; quoniam ab initio
diabolus peccat. V; 43.
IV 4 Gharissimi, ooiite omni spiritui credere , sed probate
Spiritas si ex Deo sint. V, 422.
2 Omnis Spiritus qui conGtetur Jesum Christnm in
carne venisse, ex Deo est. II, 372.
3 Et omnis spiritus qui sol vit Jesum, ex Deo non est,
et hic est antichristus, de quo audistis quoniam
venit, et nunc jam in mundo est. — Exponitur. Il,
372; III, 468 ; IV, 589 ; V, 445.
4 Vos exDeoestis, filioli, et vicistis eum, quoniam
major est qui in vobis est, quam qui in mundo.
III, 424; V, 260.
8 Qui non diJigit, non novit Deum, quoniam Deus dia-
ritas est. VII, S97.
42 Deum nemo vidit unquam. VII, 245.
46 El nos cognovimus, et credidimus cbaritati qoam
habet Deus in nobis III, 48.
20 Qui enim non diligit fratrem suum quem videt^ D^im
quem non videt , quomodo potest diligere ? H ,
84, 620.
V 3 Hœc est enim cbaritas Dei , ut mandata ejus casto-
diamus : et mandata ejus gravia non sunt. V. 443.
4 Et baec est Victoria qua vincit mundum , fides noslra.
m, 289.
40 Qui crédit in Filium Dei, habet testimoniuin Deiiose.
IV, 584.
20-24 Et scimus quoniam Filius Dei venit , et dédit nobis
sensum ut cognoscamus verum Deum , et simus in
vero Filio ejus. Hic est verus DeuSj et vita œterna.
Filioli, custudite vos a simulacris. V, 435.
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BPISTOU 8. J0ANNI8 SKGUNPÀ. GLXXT
EPISTOLA S. JOANNIS SECUNDA.
CAP. VBES.
7 Quoniam multi seductores exlerunt io muDdum , qui
non confitentur Jesum Christum venisse in carmea :
hic est seductor et antichristiis. — Expooiiar. Il ,
37Î ; IV, 584.
9^40 Omnis qui recedit^ et non permanet in doctrina
Ghristi, Deum non habet... si quis venit ad vos et
hanc doctrinam non affert, nolite recipere eum in
domum^ nec Ave ei dixeritis. II, 371.
BPISTOLA S. JOANNIS TERTIA.
43 Multa habui tibi scribere , sed noiui per atramentum
et calamum scribere tibi. IV, 49.
44 Spero autem protinus te videre , et os ad os loque-
mur. IV, 49.
EPISTOLA CATHOUGA S. JÏÏDiB,
3 Gharissimi, omnem sollicitudinem faciens scribendi
vobis de oommuni vestra salute... VI, 579.
4 Subintroierunt enim quidam homines... et solum
dominatorem et Dominum nostrum Jesum Christum
negantes. 1, 608 ; VI, 229.
8,42 Similiter et hi carnem quidem maculant , dominatio-
nem autem spernunt, majestatem autem blasphé-
mant... I, 606.
43, 46 Fluctus feri maris, despumantes suas confusiones...
I, 606.
49 Hi sunt qui segregant semetipsos, animales^ Spiritum
non hubenles. I, 605, 606.
20, 24 Vos autem, cbarissimi.superaedificantfsvosmetipsos...
in dileclione Dei servate... VIII, 427.
22, 23 Et hos quîdcm arguite judicatos ; ilios vero salvate,
de igné rapientes... I, 606.
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GLXXVI APOGALTPSIS S. JOANNIS.
APOCALTPSIS s. JOANNIS.
CAP. VBRS.
I. 5, 6 Et a Jesu Ghristo, qui est testîs fidelis... et fecit nos
regnum et sacerdotes Deo el Patri suo. III, 440;
V, 242.
40 Fui in Spiritu in dominica die, et audivi post me
vocem magnam tanquam tubae. — Exponitur 111^
360.
43 Et in medio septem candelabrorum aureorum simi-
lem Filio hominis. V^ 458.
44 Caput autem ejus et capilii erant candidi tanquam
iana aiba, et tanquam nix. Y, 458.
48 Et vivus et fui mortuus... et habeo clavos mortis et
inferni. V, 246.
20 Sacramentum septem stellarum quas vidisti in
dextera mea... septem steilœ, Ângeli sunt s^tem
Ecclesiarum. VI, 64.
II 4-7 Exponuntur. IV, 325 et seqq.
5 Movebo candelabrum tuum de loco suo, nîsi |)œni-
tentiaiii cgeris. Il, 492.
9 Et biasphemaris ab his qui se dicunt Judseos esse , et
non sunt, sed sunt synagoga Satanae. VU, 205.
47 Qui babetaurem, audiat quid Spiritus dicat Eocle-
siis. — Exponitur. IV, 499.ei seqq.
III 9 Ecce dabo de synagoga Satanse, qui dicunt se Judaeos
esse et non sunt, sed mentiuntur. VII, 205.
44 Ecce venio cito; tcnequod habes, ut nemo accipiat
coronam tuam. II, 42, 264; V, 288.
47 Quia dicis : Quod dives sum, et locupletatus, et nul-
iius egeo; et nescis quia tu es miser, et misera-
bilis, et pauper, et csecus, et nudus. V, 4.
IV 4 Et in circuitu sedis sedilia viginti quatuor ;^et super
thronos viginti quatuor seniores sedentes, cir-
cumamicti veslimentis a!bis, et in capitibuf eo-
rum (oionae aureœ.—Expon.tur. VI, 479; YIII, 30.
6 Et in couspectu sedis tanquam mare vitreaa simile
crystallu. VI, 453.
40 Et adôrabant vivcntem in sœcula saeculoram. VI,
479 ; YIII, 30.
V 42 Dignus est Agnus, qui occisus est, accipere virtutero ,
et divinitatcm , et sapiertiam , et forlitudinem, et
lionorem , el glonam , et benediictionem. — Expo-
nitur. VIII, 60.
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APOCAI.YPÇIS S. JOANNlft. CLXXVII
CAP. VBRS.
VI 9 Bt cam aperoisset sigillam quintam, vidi snbtus ai-
tare animas interfeclorum propter verbum Dei, et
propter testimonium quod habebant. I, 375.
46 Et dicunt montibus et pétris : Gadite super nos, et
abscondite nos a facie sedentis super thronum, et
ab ira Agni. VII, 450.
VII 9 Stantes ante tbronum, et in conspectu Âgni> amicti
stolis albis, et palm» in manibus eorum. IV, 60.
43 Et respondit unus de senioribus, et dixit mihi : Hi
qui amicti sunt stolis al bis, qui sunt? et unde ve-
nerunt? — Exponitur. VII, 455, 443.
14 Et dixit mihi : Hi sunt qui venerunt de tribulatione
magna, et laverunt stolas suas, et dealbaverunt eas
in sanguine Agni. II, 542; IV, 60; VU, 455.
IX 4, 2 Et quintus Angélus tuba cecinit : et yidi stellam de
cœlo cecidisse in lerram, et data est ei ciavis pulei
abyssi... II, 627.
3-42 Exponunlur. V, 568 et seqq.
X 6 Et juravil per viventem in saecula ssculorum... quia
tempus non erit amplius. III, 231.
14 Et dixit mihi : Oportet te iterum prophetare gen-
tibus, et popuiis, et linguis, et regibus multis. I,
496.
xii 4 Et signum magnum apparuit in cœlo : Mulier amicta
sole, et luna sub pedibus ejus, et in capite ejus
corona stellarum duodecim. — > Exponitur. II, 268 ;
VI, 458.
2 Et in utero habens, clamabat parturiens, et crucia-
batur ut pariai. VI, 458.
3 Et visum est aliud signum in cœlo... et in capitibus
ejus diademata seplem. VI, 424.
4 Et draco stetit ante mulierem qus erat paritura. V,
45; VI, 424.
5 fer peperit filium masculum, qui rectums erat omnes
' gentes in virga ferrea ; et raptus est filius ad Deum,
et ad .Ihronum ejus. V, 45.
* 9 ' Et projectus est draco ille magnas, serpens antiquus,
' * quf vocàtur diabolus et Satanas, qui seducit uni-
** versum orbem. V, 44.
42 Vas terrae et mari, quia descendit diabolos ad vos,
habens iram magnam, sciens quod modicum tempus
habet. IV,-65.
14 Et datae sunt mulieri'alae du» aquil» magn», ut vo-
laret in desertum in locum suum, ubi alitur... V,
45. • .
T. VIII. 42*
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GLZXVUI APOGALTPSIS S. JOANNIS.
CAP. VERS.
47 Et îratas est draco in mulierem, et abiit facere prae-
lium cum reliquis de semine ejas, qui custodiuot
mandata Dei. V, 45.
XIII 4 Et adoraverunt draconem qui dédit potestatem bestiae.
m, 546.
7 Et datum est illi bellutn facere cum Saoctis, et un-
cere eos. III, 302, 527 ; IV, 492. *
8 Quorum non sunt scripta nomina in libro \\im Agai,
qui occisus est ab origine mundi. VI, 452.
44 Et vidi aliam bestiam ascendentem de terra, et h»-
bebat cornua duo similia Agni, et loquebatur sicvt
draco.— Exponitur. IIÏ, 204.
42 Et potestatem prioris bestiae omnem faciebat in coo-
spectu ejus. — Exponitur. III, 204.
44 Et seduxit habitantes in terra. III, 539.
XIV 3 Et nemo poterat dicere canticum, nisi iiia centoa
quadraginia quatuor miliia qui empti sunt de terra.
IV, 52.
4 Hi empti sunt ex hominibus primitise Dec et ^a.
IV, 52 ; VI, 239.
40 Et cruciabitur igné et sulphure in conspectu Ângelo-
rum sanctoium et ante conspectum Agni. III, 23f.
XVI 43 Et vidi de ore draconis, et de ore bestiae, et de ore
pseudoprophet», spiritus très immundos in modun
ranarum. III, 204.
XVII 3 Et vidi mulierem sedentem super bestiam coccineaœ.
plenam nominibus blaspliemiaB. VU, 204.
5 Et in fronte ejus nomen scriptum : Hysterium : Ba-
bylon magna. VII, 205.
S Et mirabuntur inhabitantes terram, quorum qoq saa;
scripta nomina in libro vitœ a constitutione mundî...
VI, 452.
45 Et dixit mihi : Àquse quas vidisti ubi meretrix sedet,
populi sunt, et gentes, et linguse. I, 504.
XIX 44 Et vidi cœlum apertum, et ecce equus albus, et qui
sedebat super eum, vocabatur Fidelis^ et Verax...
VI, 269.
16 Et habet in vestimento et in femore suo scriptoŒ
Rex regum, et Dominus dominantium. V, 244.
20 Et apprehensa est bestia, et cum ea pseudopropbea.
m, 201.
XX 3 Et misit oum in abyssum, et clausit, et signavit soper
illum, ut non seducat amplius gentes, donec con-
summentur mille anni, et post hœc oportet illuia
solvi modico tempore. III, 539; VI, 594.
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APOGALYPSIS S. J0ANNI8. CLXXIX
CAP. VBR3.
5 Hsc est resarrectio prima. — Exponîtur. VII, 388.
6 Sed erunt sacerdotes Dei et Ghristi, et regnabuot cum
illo mille annis. YII, 389.
9, 40 Ubi et bestia et pseudopropheta cruciabuntur die ac
nocte ia sœcuja Bseculorum. III, 204 .
XXI 4 Et vidi cœlum novum, et terram novam. lY, 49i ;
VI, 394.
4 Et absterget Deus omnem lacrymam ab oculis eorum;
et mors ultra non erit, neque luctus^ neque clamor,
neque dolor erit ultra, quia prima abierunt. III, 234 •
8 Tiroidis autem et incredulis... pars illorum erit in
stagDO ardenti. VIII, 79.
4 4 Et murus civitatis habens fundamenta duodecim, et
in ipsis duodecim nomina duodecim Àpostolorum
Agni. Il, 474.
45, 47 Et qui loquebatur mecum, habebat mensuram arun-
dineam auream, ut metiretur civitatem, et portas
ejus et murum...— Exponuntur. VI, 394.
Kxii 14 Qui nocet, noceat adhuc, et qui in sordibus est, sor-
descat adhuc. III, 244 ; VII, 441.
42 Ecce venio cito, et merces mea mecum est , reddere
unicuique secundum opéra sua. III, 244.
45 Foris canes, et venefîci, et impudici, et homicidae...
III, H4.
FINIS.
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TABLE ANALYTIQUE
DES HUIT PREMIERS VOLUMES DES OEUVRES
DE M<^> L'iy&QUX DE POITIKBS.
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GLXXXIV TABLE ANALYTIQUE.
roaÎD ou il confond tontes les notions religieuses, et sanctioDne
les doctrines les plus contraires, 377.
▲eclamaiions pour la clôture du couronnement de la Yierge des
Clefs à Poitiers, Y, 294 et suiv.; pour la clôture des 4«r et 2« sy-
nodes diocésains , I, 563 ; II, 336 ; du concile d Agen, UI, 472i
473 ; de Poitiers, YI, 458, 480.
▲ehard (saint), abbé de Saint-Benoit de Qainçay, II, 549, 554.
▲oie. Actions. Tout acte honnête, tout mérite bumain est nn titre
à une certaine récompense; en quoi peut consister cette réconi'
pense, Y, 456, 457 ; toutes les actions des hommes constitués en
état de grâce ont deux propriétés et renferment deux valeurs,
celle du mérite et celle de la satisfaction, I, 272.
Action de grâces. Elle est placée par les livres saints en tète des
pratiques de la vertu de religion ; elle est obligatoire pour tous les
hommes envers Dieu, I, 424, 425; YI, 466 et suiv.
Adam. 11 apprend de Faction et de la parole divine le précepte de
la sanctiGcation du septième jour, III, 354, 352; pourquoi a-C-il
été créé parfait quant au corps et quant à Tâme, Y1II, 66, 67;
doctrine de saint Thomas sur les qualités corporelles et spiri*
tuelles du premier Adam, ibid.
Adèle d'Angleterre (la princesse). Elle donne ses soins à la res-
tauration de la basilique de Saint-Hilaire de Poitiers, III, 322.
Adelalme (Guillaume), évéque de Poitiers. Fidèle au pape Inno-
cent II, il encourt la colère du comte de Poitiers^ II, 553.
Adelmannns, disciple de saint Fulbert, compose une pièce de vers à
la louange de ses condisciples de Fécole de Chartres, 1, 444.
Administrateur. L'esprit des affaires n'est pas incompatible avec
l'éminence du savoir ; l'élévation de l'esprit, la poésie de la pen-
sée n'excluent pas le talent administratif, II, 593.
Administration. Lettre pastorale au clergé du diocèse, concernant
plusieurs points d'administration ecclésiastique, 1, 183 ; prudence
nécessaire au prêtre dans l'exercice de l'administration pasto-
rale, II, 31 . Voir Prêtre.
Adoption divine. Dieu adopte tous les chrétiens comme ses enfonts
dans Ip sacrement du baptême. Y, 436 et suiv.; supérioritéde Ta-
doption divine sur les adoptions humaines, 439; droits et biens
acquis par notre titre d'enfants adoptifsde Dieu, 440. Kotr Baptême.
Aerius, hérésiarque. Il enseigne que les prêtres ont le même pou-
voir que les évoques, I, 347.
Affire (Mgr), archevêque de Paris. Son sentiment sur les appels
c^mme d'abus, lY, 474; sa mort glorieuse, I, 620.
Agapit [saint], abbé de Saint-Maixent, II, 254.
Agen (concile d*). Voir Concile.
Agnès (sainte), abbesse de Sainte-Croix de Poitiers, 1, 24S; YL493.
Agnès de Bonrgogne [la princesse). Elle fait travailler k la restau-
ration de la ba-^ilique de S^iint-Hilaîre de Poitiers, IH, 322.
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TABLE ANÀLTTIQirE. CLIXXV
Agon (saint), ëvèque de Poitiers, II, 547, 562.
Alaric, roi desGoths, I, 833; II, 885; III, 349, 384.
Alcnin. II dit que Poitiers se glorifie bien plus de son grand pon-
tife Hilaire, que du développement de son commerce, III, 379.
Alexandre lY. pape, II, 891 ; lY, 78.
Alexandre YII, pape. Sa conduite au traité de paix de Westphalie,
où il assiste en qualité de nonce, avant son pontificat, VII, 364.
Alexandre TIII^ pape. Il condamne la proposition qui soutenait
Sue les païens et les Juifs ne reçoivent aucune grâce de Jésus-
hrist, II. 396.
Algérie. Mandement ordonnant une quôte et des prières en faveur
de rAlgérie ravagée par le fléau des sauterelles, V, 568 et suiv.;
lettre au clergé prescrivant une quôte en faveur de la popula-
tion algérienne décimée par la famine, VI, 193 et suiv.; tableau
des misères des Arabes ; zèle des évéques et du clergé de l'Al-
gérie à les secourir ; la charité attire les infidèles à notre religion ;
exemple remarquable cité par fiossuet, 493, 494.
Aliénor, duchesse d'Aquitaine, 11^554.
Allemagne. Pie IX loue la fidélité du clergé et du peuple allemands aux
lois de rÉglise, VIII, 36, 39; le gouvernement germanique favo-
rise les novateurs, dits les vieux-catholiques, 40; Tunité monar -
chique de Tltaiie a été le prélude de l'unité allemande, VII, 440,
144 ; elle était prête pour la guerre de 4870. VII, 84. Voir Prusse.
Aloges, nom donné aux hérétiques qui nient le Verbe de Dieu :
nouveaux Aloges, V, 340.
Alphonse, comte de Poitiers, I, 64.
Alsace et Lorraine. Lettre-circulaire qui ordonne une quôte en
faveur des émigranU, Vil, 464 et suiv. ; paroles d'attachement,
Altieri (Louis), cardinal, évoque d'Aibano. Sa lettre aux évoques
par laquelle il leur notifie le pouvoir d'agir, comme délégués du
Sdint-siége, dans la condamnation des livres contraires à la foi
ou aux mœurs, V, 439; il meurt victime de son zèle à soigner les
pestiférés de sa ville épiscopale, VI, 838.
Amand (sainl), évoque de Maëstricht, Poitevin, II, 550.
Amand (saint), évoque de Bordeaux, VI, 389, 398.
Amboise (la bienheureuse Françoise' d*), duchesse de Bretagne,
religieuse du Garmel. Elle est l'honneur du Carmel français anté-
rieurement à la réforme de sainte Thérèse, IV, 466; son culte
reconnu par un décret apostolique, V, 849, 884 ; homélie pour
la clôture de sa béatification, 474, 478; allocution prononcée à
la suite de l'inauguration de son culte à Thouars, 604 et suiv.
Amboise (Pierre d'), évoque de Poitiers. Il construit le château
épiscopal de Dissay, II, 484, 557.
Ambroise (saint), archevêque de Milan, I, 467, 470; II, 38, 563;
111, 33, 688, IV, 357; V, 483, 859, 544 ; VI, 477 ; VU, 64 , 884.
Leitres apostol'qups au sujet de l'invenlion de son corp*, VIII,
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GLXXXVI TABLB ANALYnQOE.
444, U9; son histoire, par M. Tabbé Baunard, offre la réfuta-
tion de théories qui se croient modernes, mais sont renouvelées
du IV* siècle, 4 45 ; rôle et mission de saint Ambroise dans l'Église
et la société au iv« siècle ; il fut donné pour établir le règne pu-
blic de Jésus -Christ, et conquérir à l'Église sa part légitime d'ac-
tion dans la protection des peuples, 446, 447; voir Broglie (leàtu
de) ; comment saint Ambroise mérite éminemment le nom de
Père de l'Église, 446 et suiv.;Boniface VIII le place authentique-
ment au nombre des docteurs de rËgiise, I, 466.
Saint Ambroise stigmatise le faux patriotisme des ennemis du
Christ, III, 532 ; Y, 4 83 ; son témoignage concernant la tradition :
Quo vadis? II, 488; sur le sacerdoce mystique et la royauté spi-
rituelle des simples ûdèles, III, 4 44 ; explication mystique sur le
denier de l'Évangile et le nombre dix, 340 ; si saint Jean a excellé
sur tous les autres à énoncer ler^ divins mystères, c'est qu'il pou-
vait consulter Marie, le dépôt vivant des secrets éternels, 46< ;
combien il est digne de la majesté impériale de laisser aux
évoques la liberté de parler, 55 i , 555 ; propriétés physiques
et surnaturelles de l'eau, 3, 4 ; les avantages de la vieillesseï
V, 464 ; commentaire de ces paroles du Psaume xxxvm : Ecce
palmarès posuisti dies meos, 460, 464 ; l'évoque est le hiérarque
suprême qui récapitule en lui toutes les ordinations, 482; les
décisions des conciles sont des scellés authentiques apposés sur
l'héritage de la foi, YI, 413; avantage de la transmission héré-
ditaire de la foi et de la vertu, VII, 623, 6U ; sa lettre à Vigile,
évèque de Trente, qu'il avait consacré; conseils qu'il lui donne
pour l'administration de son Église, 529, 530^ 534.
Ame. L'âme qui s'allie à Dieu par le baptême prend un poids sur
elle, mais un poids glorieux et très-doux. Y, 444, 445; l'âme du
chrétien a reçu dans le baptême une marque intime, une em-
preinte ineffaçable ; la vie de cette âme, c'est la vie communi-
quée du Verbe fait chair, I, 279; elle ne perdra pas dans le ciel
son originalité distinclive et sa physionomie individuelle, V, U8;
l'intégrité de l'orthodoxie, l'entière subordination de l'entende-
ment et de la volonté à l'autorité de l'Église composent la plus
belle parure d'une âme, lU, 417; le fond d'une âme, c'est le sen-
timent qu'elle a de Dieu, le sentiment qu'elle a du devoir, IV,
294; l'âme du chrétien est souvent comparée à une ville, ses
abords sont toujours compromis, quand ils ne sont gardés que
par nous-mêmes,!, 477; la culture de l'âme comparée à ceile
d'un jardin, IV^ 279 ; ravages que le démon cause dans une âme
où il rentre après en avoir été chassé, Y, 445 et suiv.; l'étal des
âmes après la mort est irrévocable; elles ne peuvent plus méritw
ou démériter ; développement de cette doctrine par le coaciie
dePérigueux,IlI, 234,
Amour. Il est la condition nécessaire da ministère pastoral, I, S^^*
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TABLE ANALYTIQin:. GLUXVH
Amour de Dion. L'acte d*ainour de Dieu pour lui-même doit être
produit de temps à autre par le chrétien ; Marie est notre plus
puissant secours pour remplir ce devoir, YI, 454, 456, 456 ; pour-
quoi Diôu exige notre amour; le fruit de cet amour, selon
renseignement de saint Hilaire, n'est pas pour Dieu, mais pour
nous, V, 93 ; VII, 209, Î40 ; le cœur a besoin d'aimer, l'objet de
son amour doit être Dieu lui-même, VI, 612, 643.
André (saint), apôtre. Une relique de ce saint est donnée à sainte
Radegonde, et déposée plus tard à l'abbaye de Sainte-Croix de
Poitiers, VI, 484, 506 ; un fragment du bois de la croix de saint
André est placé dans l'autel majeur de l'église des Filles'de>la-
Croixà la Puye, VIII, 447.
Angebanlt (Guillaume), évêque d'Angers. Discours prononcé dans
l'église cathédrale d'Angers en la solennité du cinquantième
anniversaire de son ordination sacerdotale, V, 456 et suiv.
Angèle de Mérici (sainte), fondatrice des Ursulines. Elle peut
être considérée comme l'initiatrice des familles religieuses répan-
dues dans les villes et les campagnes pour l'éducation des en-
fants, V, 370 ; sa canonisation par Pie VIL 374 ; la célébration de
sa fête est rendue obligatoire par Pie IX, 463, 464 ; V, 374.
Anges. Pourquoi le sacerdoce ne convient pas à la nature aogéli-*
que, VI, 20; VIII, 183, 4 84, 485; préférence accordée à la nature
humaine sur la nature angélique pour le sacerdoce, VI, 47, 48 ;
en quoi a consisté l'épreuve des anges, V, 44 et suiv.; en quel
sens les anges gardiens des enfants voient toujours la face de
Dieu, I, 546.
Angleterre. Elle fut, entre les mains de Dieu, pendant plusieurs
siècles, un instrument de justice contre la France, i, 6; son
culte pour Notre-Dame de Chartres, II, 287; avaniages sociaux
qui résultent pour elle du maintien de rÉglise établie, V, 4 85; ses
projets de conquête sur les bords de la mer Rouge, VI, 24 2,
Angoolôme (la duchesse d'), fille de Louis XVI, II, 592.
Annales. Quel fut le principal efiel de la suppression des annates et
des autres redevances envers le saint-si^e, V, 539, 540.
Anne (sainte), mère de la très-sainte Vierge Le chef de cette sainte
est envoyé de Gonstantinople à l'église de Chartres ; honneurs
qui lui sont rendus par les princes et autres illustres personnages,
II, 277 ; IV, 84, 85.
Anne d'Antriche, reine de France. Elle fait couvrir d'un pavillon
et* d'un dôme la relique de sainte Anne, conservée dans la cathé-
drale de Chartres, IV, 85; elle attribue la naissance de Louis XÏV
à l'intercession de saint Fiacre, IV, 276; elle bâtit le Carmel de
Poitiers, V, 337 ; elle fonde une lampe devant le tombeau de
sainte Radegonde, VIII, 478.
Annean. Sa signification ; les clercs ne peuvent pas le porter, I,
365, 356.
Anneau épiscepal. Usa.!?e qu'ont les fidèles de venir le baiser,
. I, 404 ; il est le symbole de l'alliance perpétuelle de l'évéque avec
l'épouse du Christ, IV, 477.
AnniTorsaire. L'Église commande de célébrer chaque année avec
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GLXXXVUI TABLE AKALyTIQUE.
pompe la solennité anniversaire de la consécration des églraes d
des évoques, I, 277; II, 478; IV, 7Î, 437; lusage de célébrer
avec solennité les jours des grands anniversaires repot?e sur
Taulorité de Tancien Testament et de l'Église, VI, 426 et suiv.;
la commémorai ion annuelle de la consécration d'un évoque est la
fête de tout le sacerdoce diocésain, I, 278 ; V, 482 ; Tanniversaîre
du sacre épiscopal est la commémoration de ce qu'il y a de
plus élevé dans le sacerdoce ; le jour de cette ordination s'appelle
le jour natal de l'évoque, VI, 462, 463.
Homélies prôchées chaque année au jour anniversaire de sa con-
sécration épiscopale, I, 277, 443, 579; 11,64, 478, 428, 584 ; III,
32, 306, 530; IV, 400, 324, 499; V, 373, 484 ; VI, 45, 437, «52,
464 ; VII, 48, 309, 466; VIII, 46, 237; au xxe anniversaire de
sa promotion à Vépiscopat, VI, 464 et suiv.; au xxv« anniver-
saire de son intronisation épiscopale, VIII, 255.
Homélies, discours, etc., prononcés aux solennités de divers
anniversaires. Voir Angebault (Mgr), Carmélites, Chartres, Donnet
(Mgr), Hiiaire (saint), Immaculée-Conception, Pierre et Paul
(saints), Thomas d'Aquin (saint), Vincent de Paul (saint).
Anselme (saint), archevêque de Cantorbéry. Vrai sens de son texte
tant de fois cité, sur l'amour que Dieu porte à la liberté de l'É-
glise, V, 355.
Antéchrist. Instruction pastorale sur cette parole de saint Jean :
Il y a déjà beaucoup d'antechrists, IV, 584 et suiv.; l'antechrist
est celui qui nie que Jésus soit Dieu, qu'il soit homme, qu'il soit
Dieu et homme tout ensemble, 583 ; identité du naturalisme et de
l'antichristianisme, V, 44 ; préfiguration de l'antechrist à cer-
Uines époques, 393, 394; son signalement dans les saints livres,
I, 98 ; opposition du parti de Jésus-Christ et du parti de Tante-
christ, IV, 455 ; langage timide des chrétiens de son temps, VI,
574 ; les fonctions publiques mises entre les mains d'hommes
tarés seront un des signes de son approche ; témoignage de saint
Hiiaire, VI, 573; le caractère de la génération contemporaine de
l'antechrist sera d'être anti-sacerdotale ; tendances qui ne sont pas
étrangères à notre époque, 573.
Anthème (saint), évoque de Poitiers, II, 549, 562.
Anticinaires de l'Onest (Société des). Discours prononcé à une
séance publique, 1, 435 ; un de ses bulletins donne la description
des reliquaires de Charroux, IV, 546, 555 et suiv.; notice sur
M. de Barante et les mémoirt>s de Madame de La Rochejaquelein,
lue à la séance publique du 28 décembre 4868, VI, 28d et suiv.
Antoneiii (le cardinal), secrétaire d'Étai de Pie IX. Il écrit aux
évoques de France à propos de la question des classiques, II, 325 ;
il envoie une note aux puissances catholiques en 1855 sur le pou-
voir temporel du pape, V, 544; lettre de Pie IX au cardinal An-
toneiii à propos du projet de suppression des ordres religieux à
R me, VII, 432.
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TABLE ANALYTIOUE. GLXXXIX
Apostolat. Il se compose d'une sërie de générations dont les unes
sèment et tes autres moissonnent, lY, 95 et suiv.; les deux con-
ditions essentielles de tout apostolat sont la prédication et Texer-
cice de la charité, III, 409 ; les œuvres de Tapostolat chrétien ne
se soutiennent que par Tesprit chrétien ; esprit du siècle opposé
à cet apostolat, 444; apostolat des laïques dans les villes, III,
410 et suiv.; dans les campagnes, 447 et suiv.; parallèle entre
un apôtre selon Jésus-Christ et un apôtre selon le monde, I,
446 et suiv.
Apôtres. Le Verbe rédempteur a déposé dans leur âme, par des
espèces infuses,. toutes les lumières et toutes les grâces desti-
nées à être transmises aux générations chrétiennes, YIII, 67 ;
la sainte Vierge a été leur conseillère et leur institutrice, III,
460, 464; reconnaissance, amour envers les apôtres qui ont
évangéiisé nos pays, 443 et suiv.; Dieu seul envoie les apôtres,
et partout où ils vont, leur ministère n'est jamais stérile, VI,
244, 245. Voir Voyage ad limina apostolorum.
Appel comme d'abas. Voir Conseil d'État.
Arbre de la liberté. Bénédiction de l'arbre de la liberté à Char-
tres; discours, I, 84.
Arcbangela Girlani (la Bienheureuse], carmélite. Homélie pour la
clôture de la fôte de béatification, V, 474, 478.
Arcbéologle. Presque toujours les monuments qui attirent Tatten-
tion des sociétés savantes sont les œuvres de la foi ; Tarchéo-
logie, c'est encore de la théologie, I, 436. Rapports de l'adminis-
tration épiscopale avec l'archéologie, VI, 283, 284.
Arcbidiacre. La création de plusieurs archidiacres dans le môme
diocèse n'est pas c(mtraire aux prescriptions du concile de
Trente, I, 543 ; visite des paroisses des villes principales par les
archidiacres, II, 332, 333 ; la dignité archidiaconale, telle qu'elle
subsiste en France, n'est guère que le maintien d'une qualifica-
tion honorifique, 1, 544.
Arcbiprêtres. Leur ofSce principal est de faire à l'évoque une
relation semestrielle sur l'état de Tarchiprôtré; ils sont les
vicaires forains de l'évèque , et remplissent les fonctions attri-
buées par le droit aux témoins synodaux, 1,545; ils doivent
signaler à l'évoque les infractions et les violations des décrets
conciliaires et des ordonnances synodales, 546.
Arîanisme. Cette secte s'inscrivait en faux cx)ntre la divinité de
Jésus-Christ envisagé dans sa propre personne et dans sa nature
la plus relevée, I, 475; VI> 559; elle était la négation de tous les
mystères de la religion, VI, 559, 560 ; la foi devenait une chose
humaine, si le Verbe de Dieu n'était qu'une créature, comme
renseignait l'arianisme, I, 476 ; il n'était lui-môme qu'une philo-
sophie indocile et irréligieuse, une orgueilleuse prétention de la
raison à s'élever au-dessus de la foi, 230; subtilité de ses secta-
teurs modérés, qui, fout en ne demandant qu'une légère concession
en apparence, renouvelaient toute la perversité arienne, n, 344 ;
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GXG TABLE ANALYTIQUE.
l'arianisme et le rationalisme moderne ont le même bat : eber-
cber à abaisser le Verbe divin pour s'égaler à lui, I, 477, 479 ;
Tarianisme sous le nom de naturalisme est la grande hérésie
actuelle, 470, 474 ; Yl, 342, 560 ; une de ses phases caractérisée
par saint Hilaire, et dans laquelle on retrouye la conduite des
philosophes modernes. II, 368 et suiv.
Arias, hérésiarque, I, 479 ; II, 446 ; Y, 342 ; YI, 446, 559^ 562.
Arméniens. L'immixtion malheureuse de certains patrons impra-
délits vient d'en conduire une fraction au schisme, YU, 479.
Arnanld [Antoine], III, 207. Son sentiment sur les diverses ir»i6-
lations épiscopales pendant la vacance des sièges, occasionnée
par la controverse de la régale, YIII^ 437.
Aniobe. Il dévoile les incriminations des païens contre les chré-
tiens, 11^ 242.
Amonld de BonneTsl. Ses écrits ont rendu célèbre l'abbaye de
Bonnevai, I, 46, 47 ; il reconnaît Marie exempte du péché ori>
ginel, 11,244, 212.
Arts (les). Gomment ils ont été tout d'abord cultivés par les enfants
de Dieu et par les enfants des hommes, I, 35, 36; II, 522,523;
ils sont trop souvent tributaires des hommes les plus asservis à
diverses passions, I, 376 ; Y, 495; Rome est la mère-patrie des
arts, l'école la plus riche et la plus féconde des temps modernes, D^
54 4 9 524 ; TÉglise, protectrice des arts, YII, 249 ; développement
des arts libéraux et des sciences sous le règne de saint Louis, I, 4 36.
Assemblées générales du clergé de Fiance. Elles ne remplaçaient
que très- imparfaitement les conciles provinciaux, II, 444 ; I Y,
349; lettre de TAssemblée (an. 4650) à tous les archevêques des
Gaules sur l'utilité des conciles et sur la nécessité de les rétablir,
III, 445, 457; remontrance au roi (an. 4 670) concernant la tenœ
des synodes provinciaux, 442, 445, 44G, 454 ; les assemblées
conciliaires préservées des écarts de la plupart des assemblées
délibérantes, I, 645 ; II, 443, 444 ; YI, 585, 586.
Assemblée nationale (4874). Lettres circulaires qui prescrivent des
prières publiques demandées par l'Assemblée nationale, YII,
448, 464; YIII, 1; devoirs des nouveaux mandataires de la
France, YII, 409 et suiv.; pourquoi cette Assemblée est-elle
frappée d'impuissance pohtique , YII, 259, 260, 264 ; YIII, 2, 3;
c'est en vain que le pouvoir collectif a succédé au pouvoir per-
sonnel, si on veut gouverner en dehors du principe chrétien, YU,
290 et suiv.; le mal des assemblées ou des comices et le tnorbta
eomitialis, YIII, 49.
Astros (le cardinal d'). Passages de ses écrits relatifs à l'intrasion
des évoques nommés, YIII, 432, 133.
Atbanase (saint), patriarche d'Alexandrie. Sa gloire fnt dVoir
aperçu la ruse des Ariens, et d'avoir démêlé l'erreur jusque dans
ses plus secrets replis, II, 344 ; exilé à Trêves, il est reçu par
l'évoque saint Maximin, originaire du Poitou, II, 547 ; il dit que
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TABLE ANALYTIQUE. GXGI
le dûnanche est le commencement de la création nouvelle, comme
le sabbat était la fin de la création première, III, 360; il demande
comment on peut appeler raisonnable celui qui interdit à sa rai-
son de connaître le Verbe qui est la raison du Père, Y, 465; du
symbole qui porte le nom de saint Athanase, V, 426, 427; son
apologie : De fuga sua, lY, 267.
AUiéisma. Le violateur de la loi du dimanche porte le sceau de
l'athéisme pratique, III, 574 ; athéisme ou panthéisme de plusieurs
écrits contemporains; il est dans la loi et dans les institutions
modernes, Yll, 400 ; il est enseigné officiellement dans les chaires
publiques, 63; il est la conséquence du naturalisme, 495; il est
condamné par le concile du Yatican, 244 ; athéisme social déguisé
sous le nom d*incompétence ou de neutralité religieuse inconnu
aux peuples anciens, 402, 403 ; effets fâcheux de cet athéisme par
rapport aux œuvres sociales de zèle et de charité, 415.*
AagQstin (saint) , évéque d'Hippone. Il n*est aucun docteur de
rËglise qui ait plus sainement parlé que lui de T affaiblissement
de la raison et de Taltération de la nature de l'homme par suite
de la faute originelle, II, 394 ; c'est en vain que la philosophie
séparée invoque son autorité; passages des écrits du saint doc-
teur qui réfutent la doctrine naturaliste, 392 et suiv.; son senti-
ment sur la nécessité de la foi et de la grâce surnaturelle pour
parvenir au bonheur éternel, 388 ; il explique ces paroles de saint
Jean : Je suis la vigne et vous êtes les branches; je suis la porte,
etc.; il montre la nécessité de notre union à Jésus-Christ pour
porter de bons fruits ; T impuissance do la nature séparée de la
grâce à produire le bien, l'inutilité des bonnes œuvres^ si on les
fait hors du bercail de Jésus-Christ, 388 et suiv.; sa doctrine sur
la dignité de la nature raisonnable; elle est un si grand bien que
Dieu seul est au-dessus ; il combat ceux qui voulaient la déifier,
V, 95, 96.
Il réfute la doctrine impie de Porphyre sur la personne de
Jésus-Christ, Y, 423; il donne la signification du mot Aloges,
hérétiques qui niaient le Yerbe de Dieu, 340.
Son sentiment sur l'interprétation des livres saints, YII, 472,
472L; ils ofifrent à ceux qui les scrutent des interprétations pré-
vues et voulues par TEsprit-Saint, III, 467, 468 ; sens de ces
paroles des Proverbes : Le juste s'accuse d'abord lui-même, VII,
62 ; commentaire du passage de saint Matthieu : Donnez-neus
aujourd'hui notre pain quotidien, III, 648; et de diverses paroles
de saint Jean : hiems erat, lY, 87 ; latus ejus aperuit, YI, 644 ;
et du texte du même évangéliste : Satan fut homicide dès le com-
mencement et ne se tint pas dans la vérité, Y, 43 ; et de ces autres
paroles : J'ai manifesté votre nom à ceux que vous m'avez
donnés , 80 ; ni cet homme n'a péché, ni ses parents, III, 338 ;
il faut que le diable soit délié quelque temps, lY, 594, 592.
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GXCII TABLB ANALYTIQUE.
Il enseigne que les corps des saints sont révèles an moaient
voulu par le Créateur, II, 3; que Toctave est le complément de
toute solennité, remblème de la béatitude éternelle, III, 33, 3i;
que dans le ciel la volonté délivrée de tout mal est rempiie de
tout bien, 233 ; qu'on s'y nourrira de la vérité dans le rassa-
siement de rimmortalité, YII, 560 ; que les saints dans le ciel
conserveront les nuances variées de leurs qualités naturelles, V.
4 48 ; il raconte l'invention du corps de Paint Etienne^ VI, 535 ;
selon le saint docteur, tout le bien qui se fait dans TÊglise est dû
aux prières des âmes simples, cachées aux yeux des hommes, I,
529 ; II, 450.
Sa doctrine sur Tunité et la centralisatiun du pastorat accordé
à saint Pierre, YI, 387, 388 ; il exprime, en présence des fidèle,
au jour anniversaire de sa consécration, »es craintes sur les de*
voirs de sa charge, I, 570, 574 ; UI, 32^ 33, U4 ; il dit que Tévèque
doit non-seulement enseigner les autres, mais se laisser instruire
lui-même, VI, 65, 474, 472; il commente ces paroles d*Ézéchiel :
Vous n'avez pas cherché ceux qui se perdaient; le saint docteur
expose robligation des évoques à défendre la vraie doctrine, ID,
429, 494, 496, 197; devoirs de Févôque touchant l'hospitalilë,
YI, 255; explication de ces paroles de saint Jean : Je suis le bon
Pasteur, 386 et suiv.; il appelle saint Hilaire le grand docteur
des Églises, I, 442.
Il expose les motifà qui le portent à entreprendre des contro-
verses contre des personnages obscurs ou sur des sujets médiocres,
IV, 540, 541 ; son sentiment sur les louanges données à un homme
indigne, mais dont la fausse vertu avait trompé les gens de
bien, 347, 348; il déclare qu'il ne gardera pas le silence en foce
de Terreur , et qu'il aura même recours aux organes de la
publicité, III, 428, 429; il soutient contre les Donatistes une
polémique presque quotidienne, VIII, 83 ; ceux qui se procla-
ment les défenseurs de la science et qui méprisent la foi, ne
possèdent même pas la science ; développement de cette doctrine,
III, 464 et suiv.; possibilité et existence des miracles établies
contre les incrédules, Y, 447 et suiv. ; schismaliques exhortés à
l'union, I, 443. ^
Gomment les rois, en entrant au sein de l'Église, ont pari6é les
lois des souillures païennes^ et comment ils doivent servir Dieu
par des ordonnances justes, Y, 177, 479; caractère du pouvoir
souverain dans les sociétés chrétiennes, YIII, 48; conduite
que doit tenir un soldat dans une guerre qui n'est pas ma-
nifestement injuste, III, 403, 404 ; entre le soldat et le prêtre
il y a une alliance étroite, IV, 44 ; c'est une grande honte pour
un soldat invincible devant l'ennemi, d'être vaincu par la pas-
sion, 45.
Déûuition de la paix et de Tordre, Y, 317; la paix temporelle
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TABUS ANALYTIQinB. GXGllI
que cherche la cilë terrestre, utile à la cite céleste ou Église,
3H et suiv. ; son jugement sur les arts libéraux, 1, 376 ; Y, 195 ;
il enseigne que les caractères de la peine correspondent aux carac-
tères mêmes du péché, III, 46, 372 ; que toutes les peines de ce
monde ne sont presque rien, comparées à celles du purgatoire,
394 ; éternité du feu de l'enfer et de la peine qu'il fera endurer
aux damnés, S35 ; comment le chiffre onzièmo ef^t demeuré le
signe sacramentel du péché, IV, 403, 404 ; là cù les hommes de
mal abondant il ne reste d'autre ressource aux ûdèles que la
prière, YII, 584 ; fausse et pernici^uso modération de beaucoup
degensdebien, 403, 406.
Conduite des Romains à l'époque des invasions des barbare?,
I, 609 et suiv.; comment, à l'exemple de Ninive, une ville, une
nation peuvent être détruites par le feu ou par la conversion des
mœurs, 462, 463 ; qu'il est juste que celui qui ne veut fas obéir
au souverain maître, soit méprisé de son propre esclave, 111,
373 ; les lettrés du paganisme attribuaient à la religion chré-
tienne les fléaux qui affligeaient la terre, IV, 244; erreur de ceux
qui croyaient apaiser la justibe divine par leurs aumônes sans
cesser de pécher, 384, 385; les attaques injustes dont nous
sommes les victimes tournent au profit de notre sanctification,
578, 579 ; la philosophie a pour objet nécessaire la béatitude de
rhomme, V, 465, 466; les sociétés publiques participent aux
mêmes devoirs que les simples particuliers, 476; avantages de
la véritable règle de mœurs, établie par l'Église, VI, 354; j)our-
quoi on se prive pendant le carême de choses licites en elles-
mêmes, 49.
Extraits du livre de ses Confessions sur la jeunesse chrétienne
de sa mère, IV, 295, 300; ses entretiens avec sainte Monique sur
la philosophie, 342, 345.
Aumône. Première instruction sur l'urgente nécessité de l'aumône
dans les temps de détresse publique, 11, 80 ; seconde instruction,
644 ; troisième instruction, IV, 3*77; l'aumône constitue toute
une religion ; elle est une prière, 379 ; un sacrifice, 384 ; une
rédemption, 383; un sacrement, 384; un jubilé, une rémission,
385 1 confiance des âmes charitables à l'heure de la moit, 386 ;
Taumône exigée par la justice de Dieu et la misère du pauvre,
II, 89; préoccupation égoïste qui fait oublier le précepte de l'au-
mône, 94 ; objections des riches du monde contre l'aumône, 89
et suiv., 64 4 et suiv. ; l'aumône, en prolongeant la vie du pauvre,
peut être le moyen de sa félicité éternelle en lui procurant le
temps de faire pénitence, 98 ; la substitution absolue de l'au-
mône publique à l'aumône privée serait une atteinte au principe
de la charité , 95 , 96 ; TEcriture sainte nous apprend que les
aamônes sont un principe d'ennoblissement pour les familles qui
les répandent avec profusion, 647 ; elle fait partie de la péni-
T. VIII. 43*
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GX61V TABLE ANALYTiQI!E.
tence quadragëgîmale , VI, 53; faite dans un Ohprit de foi, ell^ a
<«ouvent une valeur supérieure à celle des actes et des exercices
de piëtë, 53. Voir Bienfaisante.
Ausone. Il compare Bjrdeaux à Rome, VI, 394.
Austérité. Leâ habitudes s'en tfToCent de plus en plus au milieu
mène des familles qui ont conser\ë quelques autres traditions,
I, 600.
Autel. Consécration de Tautel de la cathédrale de Poitiers; dis-
cou s, IV, 477 ; de Tautel de l'église de Notre-Dame de Poitiers,
V, t74 ; de l'autel de l'é^lise^du grand-séminaire, 338 ; de Tautel
d'une chapelle (>arlicuiière , allocution, t\ ; VI, 546; il n*est pas
permis de changer le vocable d'un autel, II, 574; l'autel est la
meilleure partie du temple, il en est le centre, il en est Târae, I,
378, 379 ; iV, 480 ; ce qui distingue un autel fixe d'un autel ttio-
hile; réfection fixe dans un oratoire particulier est une grâce
t^Ntraord inaire, un privilège exceptionnel, V, 25; travaillera
i'embeilissemeut des autels, procurer les ornements et les linges
(lu siicrifice, c'est imiter Marie, roèrdde Dieu, UI, 9.
Attthon (le baron d'), sénéchal de Saintonge. Il fait amende hono-
rable de ses actes irréligieux devant les Pères du concile de Bor-
(!e»ux,en 46U, II, Ut,
Autorité. L'Église travaille partout et toujours à sauvegarder le
principe de l'autorité, essentiel au repos du monde et au main-
lien de Tordre, IV, t48, 521 ; l'autorité même temporelle la plus
respeetable et la plus nécesi^aire, c'est sans contredit celle du
vicaire de Jésus-Christ, I, 203, 348 ; la proclamation du dogme
de l'Immaculée Conception a été l'exercice de l'autorité la pins
élevée qui puisse exister squs le soleil, II, 228; il faut partout un .
pouvoir, une autorité^ I, 340; le mal des temps modernes, c'est le
mépris de l'autorité, 202, 345, 346; il, 228.
Homélie sur le caractèrede l'autorité dans le christianisme, VIII,
44 et suiv.; Notre-Seigneur, au chap. xxii, 25, 26, de saint Luc,
constate que chez les peuples infidèles l'autorité souveraine était
appuyée sur la Îotcjq et que cette autorité était un bienfait, 45,
46 ; à Cavénement du Sauveur, la loi des socit'tés et la condjtion
des peuples changent totalement, 47, 48 ; efforts des hommes
j'our obvier aux inconvénients de la puissance souveraine, mais
le seulremèdeà y opposer c'est l'Ëvahgile, 48 et suiv.
Arian (Charles d'), archevêque de Bordeaux, ancien chanoine de
Saint-Hilaire et grand-vicaire de Poitiers. Il fut le type du cou-
rage sacerdotal en face de la tyrannie, le soutien des vraies doc*
trines, et mourut en odeur de sainteté, I, 292 ; II, 559; VI, 389.
Axa, fille de Caleb. Analogie entre le territoire que son père lui
^vait donné en dot, et la configuration du diocèse de Poitiera,
H, 220, 224.
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TABLE ANALYTIQUE. CXGV
âi«?éâo (le B. Ignace d'), jésaiie. Solennité de sa bëatiQcation cé-
lébrée dans réglisedu Jésus à Puiliers, homélie, II, 255.
Bailly (Luc), évoque de Poitiers. Il présid^^, après le concordat de
4804, à la réorganisation du diocèse de Poitiers; difficultés im-
menses à vaincre , exigences des a nti -concordataires ; pression
do pouvoir civil, il y meurt à la peine, II, 542 ; IV, 94.
Bains. Saint Pie V condamne ses propositions touchant les actions
des païens, les vertus des philosophes, et le mérite des actes
surnaturels, II, 380, 409.
Baptême. Effets de ce sacrement dans Tâme; un des principaux
est de l'exonérer de toute expiation personnelle soit dans ce
monde, soit dans Tautre, III, 79, 80 ; par Taction sacramentelle
du baptême, Thomme acquiert la qualité d*enfant de Dieu ; il est
imcorporé à Jésus-Chrisl, Y, 438, 439^ 440; l'adhésion de Tenten-
dément à l'autorité enseignante de l'Église est un devoir pour le
baptisé, 496; par le baptême le chrétien a contracté une' vie
nouvelle, spécifiquement et génériquement distincte de celle de la
nature^ I, 279 ; le baptême a droit d'imposer une doctrine, III,
473 et suiv. ; l'âme, en s'alliant à Dieu par le baptême, prend sur
elle un poids très-glorieux et très-doux, Y, 444, 445; le rempart
le plus assuré que saint Hllaire opposait aux doctrines des nova-
teurs, c^était la foi du baptême, YI, 555 et suiv.; l'aptitude à
croire reste adhérente à Tâme, même après l'oubli des devoirs
qu^impose ce sacrement, 556, 557; sentiments que l'on doit con-
server pour le jour anniversaire de son baptême et le lieu où Toa
a reçu ce sacrement, I, 53; IV, 297; VI, 519, 520; le malheur
de notre époque vient de ce que les chrétiens n'ont plus con-
science des grandeurs et dés énergies de leur baptême, III, 521 ;
ses effets signifiés par les eaux que vit le prophète Ézéchiel dans
le temple, Y, 438, 139 ; sentiments de saint Augustin et de saint
Louis, roi de France, sur la dignité de ce sacrement, III, 444;
son administration parmi les dissidents, I, 399.
£n rejetant le péché originel, les protestants nient la nécessité
du baptême et ses suites, II, 231, 232 ; doctrine du concile de Pé-
rigueux et du concile du Vatican sur les obligations contractées^
par la réception du baptême; les fidèles ne peuvent plus s'y sous-
traire sans apostasier, III, 488 et suiv. ; VU, 236 et suiv. ; ce sa-
crement oblige également le prêtre et le laïque à croire et à pro-
fesser la doctrine catholique. Ht, 443, et suiv.
Au temps de l'antechrist les faveurs seront pour les chrétiens qui
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GXCVI TABLE ÀNALTTIQOE.
renieront lear laptéme, VI, 572; avoir reçu le bapléme et iaire
profession pure et simple de philosophie, c'est apostasier, c'est
retomber dans l'infidélité, III, 469 et suiv.
Gravité de l'omission ou du retard des cérémonies baptismales,
I, 399, 540. Voir Ondoiement.
Bar (Louis de), cardinal, évoque de Poitiers, II, 557.
Barante (de) père, préfet de Genève. Sismondi fait Tëloge de ses
qualité-», VI, 287.
Barante (Propper de), fils du précédent, sons-préfet do Bressuire.
Ses premières relations avec Madame de La Rochejaquelein, Yl,
285 et suiv. ; comment la rédaction de ses mémoires lui fut con-
fiée.et dans quelle mesure il a participé à leur publication, 293 et soîv.
Barberin (le cardinal). Il est nommé par Louis XIY évoque de Poi*
tiers, et mis en possession du temporel, quoique le pape lui re-
fuse l'institution canonique, VIII, 435, 436.
Baréges. Homélie prononcée dans l'église des Eaux-Bonnes, en
faveur de Thospice de Barèges, 1, 646.
Baroche, ministre des cultes. Il s'honore, comme président du
conseil d'État, d'avoir présidé l'assemblée qui a condamné comme
d'abus le mandement de l'évèque de Poitiers, IV, 235, 236 ; leltre
à ce ministre concernant la défense faite aux évèques de f)Ublier
l'encyclique du 8 décembre 4864, V, 390, 39) ; il proclame de-
vant le corps législatif le droit des évèques de se rendre au con-
cile général, et l'indépendance dont ils doivent jouir dans leurs
décisions, VI, 427 et suiv.
Baronint (le cardinal), IV, 432, 407. Il dit que l'empire des Francs,
fondé sur le culte des saints, durera aussi longtemps que ses^
fondements resteront posés sur ce même culte, II, 270,' 577 ; il
. fait l'éloge de saint Fulbert, évèque de Chartres, IV, 83 ; il place
la mort de saint Hilaire en l'an 369, VI, 423.
Basile (saint), évèque de Césarée, docteur de l'Église, I, 468. Sa
doctrine sur les degrés divers de la peine éternelle, V, 458, 459 ;
sa fermeté devant le préfet impérial : il lui déclare que person-
nellement il se laissera volontiers traiter comme le dernier de
tous, mais qu'on le trouvera inexorable lorsqu'il s'agira de la
cause de Dieu, VI, 423 ; son éloge par saint Grégoire de Nazianze,
IV, 430, 440.
Bandonivie, religieuse de Sainte-Croix de Poitiers, biographe de
sainte Radegonde; divers extraits de la vie de sainte Ridegonde,
I, 247; VI, 484, 485, 487, 49^, 600.
Bannard (l'abbé). Éloge de son histoire de. saint Ambroise, VIII,
445, 446, 447.
Béatitude éternelle. Le sabbat ou le dimanche est la figure d'an
dernier sabbat qui est la béatitude éternelle; le repos même de
Dieu, III, 573. Voir Ciel, Saints.
Beanchène (chapelle de Notre Dame de). Origine de ce sanctuaire ;
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TABUB ANALYTIQUE. GXGVO
la marquise de La Rochejaqueletn en transmet la propriété aux
évéques de Poitier.^ ; consécration de l'autel ; indulgences accor-
dées par Pie IX, V, 689, 590; homélie prononcée à la cérémonie
d'installation deit chanoines réguliers de Latran dans l'église de
Notre-Dame-de-Boauchène, VII, 443 et suiv. Voir Chanoines ré-
guliers.
Baanregard (Brumaud de), poitevin, évéque d'Orléans, I, S9S ; H,
543 ; YI, 488.
BéUamin (le cardinal), III, U3, 43S ; IV, 559. Il interprète ces
paroles d'isale : Ecce ego ponam in fundamentis Sion lapidem^
il, 474, 476 ; c'est dans la religion chrétienne que Dieu est connu;
et il y a plus de savoir chez les enfants chrétiens que chez les
philosophes païens, V, 80, 81.
Bellator, évéque de Poitiers, II, 547.
Belles-Maint (Jean de), évoque de Poitiers. Il prend la défense de
saint Thomas Becket, II, 554.
Bénédictins de Ligugé, II, 107, 336, 337, 463, 579 ; III^ 392 ; VI,
343,365; homélie à Toccasion de leur rétablissement dans le
monaâtèrede Ligugé, II, 61 et suiv. Voir Ligugé.
Bénédiction. La sainte liturgie a des formules de bénédiction pour
les divers aliments de Thomme, elle en a aussi pour les édifices
où ces aliments se préparent, III, 378 ; les mmistres de Dieu ont
en leur pouvoir les bénédictions qui' se rapportent à Tordre sur-
naturel et celles qui se rapportent à Tordre de la nature, 2 ; so-
lennité de la bénédiction donnée par le pape le jour de Pâques,
II, 536.
Discours prononcés à Toccasion de diverses cérémonies de bé-
nédiction. Voir Abbé; arbre delà liberté; Bonneval (abbaye de);
chapelle ; chemin de fer ; cloches ; fourneaux (hauts) ; Hilaire
(marché de Saint-), à Poitiers ; prison cellulaire, à Niort; salle
d'asile ; viadtic.
Benoit (saint), évéque, patron de l'ancienne abbaye qui portait son
nom, près de Poitiers, II, 449; Téglise a été dépossédée indû-
ment de son titre patronal. II, 573.
Benoit (saint), patriarche des moines en Occident, 1, 248 ; II, 66, 579;
III, 660; prédiction faite à son ordre, VIII, SOS.
Benoit d'Aniane (saint), 11^ 449.
Benoit XIII, pape. Il convoque le concile particulier de Rome et
celui d'Avignon pour donner Texemple de Tobéissance aux dé-
crets du concile de Trente, III, 447; il ordonne que le nom de
saint Joseph soit inséré dans les litanies des saints, après celui
de saint Jean-Baptiste, Vil, 426.
Benoit XIV. 11 pose les règles relatives au titre liturgique de doc-
teur de TÉglise, I, 466 ; le pape seul ou le concile général peu-
vent accorder ce titre, 467 ; différence entre les docteurs de
TÉglise et les docteurs qui sont dans TÉglise, VIII, 235 ; on
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GXGVUI TABLE ANALYTIQUE.
n'exige pas de chaque synode d*établir de nouvelles lois, mais de
veiller à l'observalion des anciennes, I, 528 ; concours aux nomi-
nations des paroisses vacantes, 541; la double obOgation pour les
ëvèques de visiter la ville sainte, et de rendre compte au pape
de rëtat de leurs églises, remonte anx siècles les plus recules,
H, 431 ; concession d'indulgences à Notre-Dame de Pitié dans
le diocèse de Poitiers, 454 ; celui qui est appelé à succéder k
saint Pierre sur le siège de Rome, est^ par cela même et de
droit divin, investi de la primauté de saint Pierre 9ar tonte
rÉglise, 540; un des principaux avantages des synodes, c'est
la facilité de donner au clergé une notification prompte et au-
thentique des lettres apostoliques, 111, 38 ; il e?t utile que
révoque donne dans le synode des explications en langue vul-
gaire, V, S45; c'est un devoir pour les pasteurs des âmes d'offrir
le saint bacriéce de la messe à leur intention, 111, S72, 973; les
conciles généraux et les synodes ne sont pas absolument néces-
saires aa gouvernement de l'Église, 447 ; il n'y a pas* lieu à dis-
cuter la sainteté, lorsque la certitude du martyre est constaléo
par des documents légitimes, IV, 357 ; rÉglise posFède le droit
et le pouvoir de canoniser, et il est avantageux qu'elle en fasâc
usage, V, 472 et suiv. ; la canonisation est un des faits culmi-
nants d'un pontificat, YI, 60 ; Gerson et Isidore de Isolaois figu-
rent parmi les écrivains qui ont le plus contribué à étendre le
culte de ^aint Joseph, Vil, 424 ; travaux do Benoit XIV avant et
pendant son pontificat pour propager la gloire de saint Joseph,
423, 430; gravité du crime des sollicitants au tribunal de la pé-
nitence, VI, S24, 225 ; conduite des curés à l'égard des catholi-
ques obligés de se présenter devant les magistrats civils pour la
célébration du mariage, 364 ; le gouvernement d'une t^Wae va-
cante était autrefois déféré k Tévèque de l'Église voi^ne, VIII,
4 29 ; constitution Ad honorandum, par laquelle les églises affilid^s
à la basilique de Saint-Pierre de Rome participent à ses privi-
lèges, VU, 555 et suiv. ; dans quel but a été composé le TraUè du
synode diocésain, l, 549.
Berchmans (le B. Jean), jésuite. Homélie pour la clôture du triduum
de sa béatification, V, 512 et suiv. ; il est le modèle des jeunes
chrétiens, 5(3, 544 ; le modèle des jeunes religieux, 545, 516,
son amour pour la compagnie de Jésus, 546,547.
Bernard (saint), abbé deClairvaux. Passage de son commentaire sur
le psaume xc, III, 602^ 603, 604 ; éloge des soldats qui meurent
pour la cause de Jésus-Ghrist dans les croisades, IV, 49^ 50 ; extraits
de la vie de saint Malachie, 422, 423 ; ses relations avec Arnouid.
abbé do Bonneval, et son biographe, I, 46; il assure avoir apfirîs
du ciel quedes milliers de croisés français ont mérité la vie éter-
nelle 7.'>; exhortation à recourir à Mario dans les tentations.
414; Vil, 45; les méctiants s'irritent devant tout ce qui estfavo-
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TABLE ANALTtiQVE. GXGÎX
rable à ta religion oq au salut,!, 433, 43 l;ses dispositions par rap-
port à la doctrine de T immaculée conception, II, 475, 941 ; il dit
avoir acquis la science divine des Écritures au milieu deç champs
et des bois, 4M; il se déclare redevable à son frère Girard du
loisir qui lui a permis d'écrire et de parler, 426 *, son sentiment
sur l'éternité des peinos de Penfer, III, 235 ; embarras qu'il
éprouve de parier de saint Martin en présence d'un nombreux
clergé, 280 ; son enseignement louchant Tobligation des règles
monastiques, 636; touchant le? différents sens de l'Écriture, Vil,
473 ; secours que Dieu donne à stn Église dans les persécutions,
46 ; conversion de Guillaume, comte de Poitiers, et céfutatièn
des erreurs de Gilbert de la Porée,' H, 554 ; Pie VIII élève saint
Bernard au rang des docteurs, I, 468.
Bernard de Tiron (saint). Son intrépidité au concile de Poitiers. ;
il est l'honneur du monacbisme poitevin ; le diocèse de Poitiers
est autpriséà lui rendre un culte public, II, 553, 563.
Bernard, disciple de saint Fulbert de Chartres, écolâire d'Angers.
Son zèle pour le culte de sainte Foy ; il écrit la relation de ses
miracles, III, 486 etsuiv.
Bernardin de Sienne (saint). Son zèle à propager le culte de saint
Joseph, VII, 449.
Bemenz (Simon-François), évéque de Capse. Éloge de ses vertus
par l'évéque du Mans, Vlil, 486.
Bemier, abbé de Bonneval, diocèse de Chartres, I, 46; 11^ 599.
Bartaand (J.-B.-Léonard), évéque de Tulle, II, 20; III, 95, 186,
433, 649; VI, 444; VllI, 469. Passagos de son instruction sur le
jubilé; les satisfactions des saints, 111, 73, 74; de l'usage des
indulgences au commencement de l'Église moins fréquent que de
nos jours, 95; raison des énergies sacerdotales qui sont tracK-
tionnelies sur le siège de Poitiers, VIII, 469.
Bêrnlle (Pierre de), cardinal, II, 289; V, 339.
Blchier des Ages (Elisabeth), fondatrice des Sœurs de La Puye,
II, 543; Vin, 444, 445,420.
Bien (la) et le mal.Homélie prononcée à la messe pontificale de
la fête de l'immaculée conception sur l'action simultanée du bien
et du mal (an. 4870); exposition des versets 28 et 29 du chapi-
tre 34^ de i'Ecciésiaétique : unu$ œdi^ns, et unus deHruens;
unus orans, et unui maUdicen»,,,,^ appliquée à notre époque,
VII, 58 et suiv.
Bâanlaiiaiice. C'est sous le règne de la bienfaisance sociale la plus
développée que sont nés les plas grands dangers sociaux : pour-
quoi? I, 496;'Cv.mment le naturatisme entend la tnenfaisance,
IV, 593.
Billaiitt, ministre. Lettre à ce ministre relative à l'affaire de l'bo-
nélie précbée le dimanche en la solemiité de saint Pierre 4864
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GG TABLB ANALYTIQUE.
IV, 388 et8atv.;464, 46S; sa réponse, 449; théorie de ce mi-
nistre sur la suprématie de l'État, 543.
Binage. Lorsqu'il est fréquent, il porte une atteinte grave à U
santj spiritaelle et corporelle des prêtres; motifs qui peuvent
seuls le faire tolérer dans la même éjgiise, 1, 504, 539.
Bismarok (le comte de). U exerce d'abord sa séduction sur Napo-
léon Ifi, Vil, 44f; sa haine contre l'Église catholique, YIU, 44,
4S ; il proclame le roi de Prusse arbitre souverain et sans con-
trôle, même des choses spirituelles, et ressuscite ainsi le ponti-
ficat des Gédars païens dans le césarisme moderne, 37, 38.
Blanche de Castille, reine de France, mère de saint Louis» 1, 53,
54 ; II, 287 ; IV, 76, 77, 356 ; si elle n'a pa3 eu Ice honneurs de
la canonisation, elle porte sa tête toute rayonnante de rauréole
de son fils saint Louis, YIU, 172.
Blandinet (Association dite des). Exhortation adressée aux meiD.
bres de cette association pour la clôture d'une retraite, I, 29i.
Blasphème. Parmi les libertés réclamées à notre époque' se trouve
la liberté'du blasphème; diverses espèces de blasphèmes, YIL 65,
205, 206; ce qu'il en est de la peine portée par saint Louis contre
le blasphème, I, 65.
Blois (Louis comte de). Sa piété envers Notre-Dame de Chartres;
ses libéralités envers sa basilique à laquelle il envoie de Constaji-
tinople le chef de sainte Anne; sa mort en Palestine; son éloge
dans le nécrologe du chapitre de Chartres, lY, 84, 85.
Bobola (le B. André), jésuite. Solennité de sa béati^cation célé-
brée dans l'église do Jésus à Poitiers ; homélie, U, 255 ; ia béa-
tification de ce martyr des Cosaques au moment où nos armées
marchent contre la Russie n'est pas une coïncidence fortuite,
mais toute providentielle, 442.
Bocage {le}. Description dû Bocage et des OKBurs de ses habitants.
YI, 289, 290 ; la noblesse de cette contrée se concilie le respect
et Tafifection du peuple par une condescendance toute chrélieBaF,
11^ 64 < etsuiv. ; elle veut que le peuple ait la principale gloire
de la guerre de Th Yendée, ($42.
BonaUL ( Maurice de), cardinal^ archevêque de Lyon. Extrait d'une
lettre pastorale dans laquelle il flétrit la conduite de ces philoso-
phes qui tendent une main au rationalisme et l'autre au catholi-
cisme, 111, 254; il attribue à la violation du dimanche le fléau
des inondations, 690 ; sa lettre au conseil d'État à l'occasion d'un
mandement condamné comme d'abus, lY, 207.
Bonald (le vicomte de), père du précédent, U, 517, 592; V« 483;
Yll, 109, 140,444,544.
Bonaparte (Louis), roi de MoUande. Sous son règne, l'É^Iisecaibo-
lique retrouve sa liberté, I, 598.
Bonatratnie. (saint), cardinal, Yl, 452; YII, 238» Célébration du
sixiètae eeoienaire de sa mort, son éloge, YUl, 463 etsuiv.;
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TAVLB ANALYngiE. QGl
il HiMrià Lyon le 45 juillet, pourquoi sa féie eBi*^l6 anlicipëe
au 4 4» 16'i; bob pau^^rique par le cardinal <]*Oslie, 207.
Bongo. Son esplicaiion mystique des nombres, IIK, 314, 577;
VI, J3.
Bmilace (saint), martyr et apitre d'Allemagne. Motif d'un décret
par lequel Pie IX étend à toute TÉglise l'obligation de eélébier
saféte, YIU, 449.
Bonilaee (le comte). Saint Augustin lui écrit une lettre sur les
devoirs des princes, V, 479.
Bonjean, sénateur. Réfutation de ses erreurs sur le pouvoir tem-
porel des papes, qu*il regarde comme contradictoire à renseigne-
ment de rËvangiie^ IV, 434, 435.
BoBiMval (abbaye de), diocèse de Chartres. Bénédiction de la cha-
pelle de la colonie agricole, discours, i. 39.
Bordaanz (conciles de). Voir Concile. Michel (église de Saint-), con-
sécration de cette église, homélie, V, 4 4 ; fête de l'inauguration
<le Notre*Dame d'Aquitaine, homélie prononcée dans l'église
primatiale de Saint-André, 4 et suiv. ; homélie préchée le jour
de la iéte patronale dans l'église de Saint-Pierre, II, 423 ; lV,31tt ;
éloge de cette ville, V, 44; rapprochement entre Bordeaux et
Rome par le poëte Ausone, YI, 394.
Boaaaet, évéque de Meaux. Son sentiment sur T unité du pastorat
de saint Pierre, sur la plénitude de la puissance apostolique
accordée à la chaire de saint Pierre, 1, 347,348; Yl, 405, 406,
407; extraits de la Politique sacrée, I, 29, 60, 80; Yl, 596, 597;
du sermon sur l'unité de lÊglise, II, 454, 494 ; III, 445 ; lY, 249,
253; Y, 229; YI, 407, 466; il félicite l'Église de son principat
temporel et demande qu'il soit maintenu à jamais et en toutes
façons sauf et intact, III, 559 ; il déclare que toute atteinte por-
tée à ce principat est un sacrilège, lil, 542; violences de
Henri 11^ roi d'Angleterre, contre le pouvoir temporel et spiri-
tuel de l'Église, 11,354, 355; pensées de Bossuetsur les incon-
vénients de la puissance des rois, VllI, 49 ; il proclame saint
Thomas de Cantorbéry, martyr de la discipline ecclésiastique,
III, 560 ; pour affermir ses droits, il faut que l'Église répande du
sang, lY, 56; éloge de Charlemagne, I, 77; panégyriques
de saint Joseph, chefs-d'œuvre les plus accomplis d'éloquence,
de théologie et de morale, VU, 424; en quoi consiste la
vraie dévotion au milieu du monde, I, 604, 605 ; pour nous
faire devenir enfants de Dieu, il a fallu que le Fils unique
se fît homme, Yill, 226; pourquoi l'indulgence plénière d'un
jubilé est plus certaine et plus efficace, III, 99 ; panégyrique
de sainte Catherine d'Alexandrie, II, 484 ; extrait du panégy-
rique de saint Pierre de Nolasque,dont la charité opéra la conver-
sion d'un Maure, YI, 494, 495; le privilège de la maternité divine
a donné à Marie le droit de dispenâation de toutes les grâces»
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CGU TABLE AN.iLYTlQUC.
m, 466 ; opposer aux esprits lëgerfc qui se glorifient de suivre à»
TOuiM nouvelles, la pierre snr laquelle nous somines fondit
VIII, 439; extraits descs (Buxres thëologiques et pbiloiviphiqtt^
contre la philosophie naturelle et profane, III, SOC et sniv.; ic-
ponse aux objections des riches touclunt l'aumône, II, 93, !H.
BOBOliet (Jean), poite\in, 11,72; VI, 316.
Bouille (Jean-Baptiste de), ëvéque de Pi itiers, 11, 207 ; IV, 214 :
VI, 204, 290; Vill, 440,240.. Il établit et entretient l«« ëcok-
chrétiennes, IV, 273 ; il consacre le diocèse au Sacré-Cœur dp
Jésus^ VI, 608 ; il fonde la maison du Bon^Pasteur, 241 ; if fut \e
type du pontife des temps anciens ; son épiscopat fut uo épis$c >-
pat réparateur ; ses principales œuvres, II, 544 ; il insiste sur <a
résidence des curés, ot)SPrvant que le clergé paroissial n'a pas de
vacances de droit, 348; il déclare Tapparition de la Croix <1e
Migné miraculeuse, 1, 432; il réconcilie Tancienne égli^dps
Carmélites, aujourd'hui église du grand-séminaire, V, 338.
BoalaBger (François-lsale), poitevin, préfet apostolique au Sénc-
gai, IV, 374.
Bourbon (Gabrielle de), femme de Louis de La Trémouille. Ses
vertus, ses qualités de cœur et d'esprit; elle fonde l'église du
château de Thouars; elle faxorise les lettref^, II, 298, 299.
-- (Louise de), duclie-se de Parme. Voir Parme.
Bonrdalone, jésuite. Sa réponse aux objections des riches touchant
l'Humône, il, 90, 92; sa doctrine sur la puissance d'opportoni o
de la grâce, 111,461.
Bonrgeoisle. Mvjtifs d espérer le retour vers Dieu de celte classe
si importante de notre pays, I, 437; sa conversion fléchit dc<
que le terrain semble se raffermir, 459 et suiv ; exbortatioit<
particulières à celte cla.^se de la société, 489 et suiv., 605 ci
suiv. ; elle a reçu beaucoup do T Église, elle est tenue de kii rendre
quelque chose, elle ne saurait faire un acte plus ' important de
conciliation comme de justice que de lui offrir ses fils, 608; l'édih
ration \raiment catholique peut seule la sauxer, II, 300, 301 .
elle demande, après 4848, les frèroi enseignants qu'elle avs't
repousaés auparavant ; un oxem|tli*, l, 370 et suiv. ; ascen-
dant de cette cla-se de la s)ciété sur le peuple; son éloi-
gnement de la pratique de la religion, I, 321, 322 ; saconxersien
remédierait aux calamités causées |>ar1e péché. H, 470 et aaiv. ;
comment le B. Benoit-Joseph Labre est un des siens, III, 667 et
suiv. ; la bourgeoisie des rites du Poitou au 46* siècle s'oppose à
la noblesse engagée dans les nouvelles erreurs. II, 557. Voir
Conservateurs.
Boany (Augustin), poitevin, missionnaire apostolique dans leThi-
bet. Lettre à l'occasion de son martvre, II, 254.
BoaTior (Jean-Baptiste), évèque du Mans, IL 4 ; III, 57 ; IV, 474.
560, 562;VU1, 487,489.
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TABLE ANALYTIQUE. CGIli
BranH (Mgr), ëvéque de Bayeax, depuis arcbevéqtte d'Albi, potle-
vin, I, fOS.
Briey (A. de), vicaire général de Poitiers, supérieur des religieuses
deLaPuye, V. 454 ; VIII, 455.
Brito (Gailleimus), Guillaume Lebreton. Extraits de son poème La
PhUippide, I, 95, 405 ; II, 17«, «93; IV, 76.
Britto (le B. Jean de), jésuite. Solennité de sa bëatiôcaiion célé-
brée dans l'ég'ise du Jésus h Poitiers, homélie, H, 255.
Brochure politique. Sdo caractère somi- officiel^ sa puissance sur
Topiaion publique ; ses effets comparés aux e ffet? du chlorofomu)
sur un malade, IV, 457, 458, S40.
BrogUe (le duc de). Les théories exposées dans son ouvrage :
V Eglise et l* Empire au iv« siècle, combattues à bon droit par le
R. P. abbé de Soiesroes, V, 408; sa fausse appréciation de 1'
personne et du rôle de saint Ambr. ise, ainsi que den temps nou-
veaux, Ylil, 447, 448, 449 ; la lecture de son livre ne peut être
conseillée qu'avec beaucoup de réserves, 449.
Cadore (le marquis de), secrétaire d'ambassade à Rome, IV, 397,
398.
Gaiaae de retraite pour les (M-ôtres âgés ou infirme.^, 1, 492; ses
avantages, 493.
Galamitéa. Au milieu des calamités publi jues et privée-», la grâce
divine frappe à la p^rte des cœirs, 1, 447; effets mervdileux
de la prière dans les calamités qui désolent le monde. H, 459,
160; le principe de nos calamités est le mépris de la divinité,
85 et suiv. ; un des remèdes est l'aumône, 87 et suiv.; la prière
et le jeûne, IV, 215, SI 6; elles nous servent à satisfaire è Dieu,
si nous les endurrns avec patience, III, 400 et suiv. ; la pré-
\oyance humaine doit travailler à les arrêter, mais c'est d'abord
à Diea qu'on doit en demander la préservation, II, 84, 8S, 85;
IV, Î44 ; V, 597, 598.
Galétric, évéque de Chartres, disciple et successeur de saint Lubin.
Saint Fortunat compose son épitaphe, I, 440.
Galmei(Doin). Son jugement sur la musique ancienne et moderne,
Yl, 44.
Calfin, 1, 347, 404, 657; 111, 240, 325, 374. Il rejette toute dis-
tinctioD entre les clercs et les laïques, 440; il s'élève contrôle
privilège de l'immaculée conception de Marie, II, 210; ses sec-
tateurs pillent l'église de Saiot-Hilaire de Poitiers et la démolis-
sent, 324 ; leur haine contre les jésuites qui contrarient leur pro-
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GCIV TABUS ANALYTIQUE.
sëlytjsma dans les Indes; le B. Azevedo et ses compagwoiis aa»-
sacrës par le calviniste Jacques Sourie, II, S63, 264.
Ganisius (le B. Pierre), jésuite. Homélie pour la clôture des léies
de sa béatification, V, 427 et suiv. ; ce qu'il pensait de rimmii-
tien des princes dans les afiaires intimes de l'Église, 4S9; ù\
désire voir se former une compagnie d'hommes d'élite de diverses
nations sous le nom de chevaliers de saint Pierre, ponr la dëfeo»
de l'Église romaine, 429, 430; il est le modèle et l'exemple de a
jeunesse, 434.
Gammisatûm. Elle est une affaire plutôt divine qu'humaine, df
implique un exercice très-sublime de Tautoritë spiritudle, VL
60; infaillibilité du pape dans la canonisation des saints; le
droit de canoniser appartient à lui seul , Iil« 67ft ; V, 471 e:
' suiv. ; Yl, 76, 366; avant l'établissement de la congrégatioo de^
Rites, la discussion du procès a été souvent confiée par le paf>e
aux évoques réunis en concile, Yl, 6t ; les évéques sont toujoor»
consultés, et leur suffrage est loin d'èire superflu^ selon le témcii-
gnagd de Benoit XIV, 61 , 76 : avantages qu'ont apportés à l'Èglb«
les canonisations accomplies sous le pontificat de Pie IX, 3S&
367; la canonisation de nouveaux saints ne nuit pas au culte df<
anciens, mais rapproche de nous la sainteté, Y, 476; idées vraie*
sur le mode employé dans la canonisation des saints, Yl, 79, 89 :
description des solennités qui accompagnent la promulgatica
de la décision pontifioale, 80, 81.
Capitale d'une nation. Elle est trop souvent le gouffre d'où ^rtei:
tontes les erreurs, toutes les séiditions, et au lieu d^entreletf
la vie, elle vomit la mort, II, 504.
Gaprais (saint), martyr, Kl, 473, 486, 494.
Caprara (le card.). Il décrète que la solennité des Patrons du dio-
cèse et de la paroisse sera transférée au dimanche, II, 569, 570.
Caraetèrea. Affaiblissement des caractères, conséquence de l'iBitr
blissement des croviinces, III, 519, 580; Y, 4.
Carême. Homélie sur la seconde tentation de Jésus-Christ dai^k
désert ; fêtes mondaines qui précèdent le carême ; ce que doi:
faire un chrétien pendant ce saint temps llh 597, 59B; instruc-
tion et mandement sur l'observation quadragésimale, Yl, 40e;
suiv.; passage de saint Jean Ghrysustume sur la pieuse coodo^
des chrétiens d'Antioche cans les premiers jours de carême, iO,
14, 43; le carême parmi nous a perdu son caractère public, i^
. la pénitence du carême peut être envisagée et comme le reroèdedes
péchés et comme l'école des vertus, 43, 46, 49 ; elle doit se |x>-
duire par la mortification dans les sens, 47: relâchement de ia
discipline en France pour les observances quadragésimales, 4^;
conseils de saint Jean Ghrysostome au peuple d'Antioche sur \i
manière de passer saintement le carême, 54 ; il doit êtK u::
temps de retraite ; en quoi consiste cette retraite ; fruits qu'elle
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TABLE ANALYTIQUE. CC%
produit, 64, 61 ; dispense du gras pour le carême et le samedi
autorisée par un induit pontiûcal dans le diocèse de Poitiers,
VII, 279, t$0, 883; règle à suivre dans le cas de roitigation de
la discipline du jeûne; laxisme à éviter sur ce point, 280, S84 ;
les stations sont une des dévotions les plus chères à la ville de
Rome ; détails sur les origines de ces stations, YI, 55, 56.
irméliiea de Poitiers. Féle du 3e anniversaire séculaire de là
réforme* du Carmel par sainte Thérèse; homélie prècbée dans
leur chapelle de Poitiers, IV. 465; esprit propre du Carmel, 469
et suiv. ; discours prononcé à la cérémonie de la profession
religieuse de sœur Xaverine de Maistre, V, 261 et suiv. ; fon-
dation du Carmel de Poitiers par Louis XIV et Anne d'Autriche,
337; les Carmélites prennent possession de l'ancienne abbaye de
Saint-Hilaire de la Celle, 337; état florissant de ce monastère,
269 ; réimpression des livres liturgiques à l'usage des Carmélites
de France; rescrit du pape approuvant cette réimpression,
6Q3, 605.
Lettre pastorale adressée aux monastères do Poitiers et
de Niort, concernant un livre qui excite lee Carmélites de
France à quitter leurs constitutions pour prendre celles de
Saint-Élie; réfutation de ce livre, VII, 601 et suiv.; approbation
laudative de cette lettre pastorale par la congrégation du Con-
cile, YIII, 455, 456.
imé (L. de). Citations empruntées au compte-renda. de rHistoire
du gouvernement représentatif, II, 403 (note).
ira (Charles Pérusse des), évoque de Poitiers, II, 557.
urs (Jean , vicomte des). Une mort prématurée Tarrôte dans
r exécution de son désir de s'enrôler dans Tannée ponti6ca)6.
IV, 62.
is résenrés. Droit du chef de l'Église de se réserver l'absolution
de certains crimes; ré\èque dans son diocèse jouit du mémo
droit; décret et canon du concile de Trente concernant ce droit,
W, 333; VI, 223; VII, 428.
itacombes de Rome. Elles occupent une grande place dans les
annales du christianisme; elles sont le berceau du corps mystique
de Jésus-Christ, la crèche de l'Église naissante, III, 66; les décou-
vertes faites dans les catacombes deviendront un arsenal contre
les négations des protestants et les prétentions des rationalistes ;
c'est là que frit la tradition chrétienne, 67 ; restauration de la
calacombe de Saint- Alexandre à Rome, 65.
ktalano, commentateur du Poniiûcai, I, 278^515; II, 479 ; IV, 78,
79, 554 ; V, 275. Voir Pontifical romain.
itéchisme du Concile de Trente. Clément Xin recommande
aux évoques de le prescrire aux curés comme texte ordinaire de
leurs instructions; avantages qu'on peut retirer de* ce caté-
chisme, admirable par le fond et par la forme, I, 546^ 547; les
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GCVI TABLB ANALYTIQUE.
conciles de Bordeaux, de Poitiers et de La Rochelle renouvelIeDt
aux curés la recommandation de Clément XIII, II, 443; VI« ^.
357; explication des premières demandes du Pater ^ d'après ce
catéchisme, 111, 478, 504 , 648,
Cathares (les), hérétiques; exposition de leur doctrine , I, SOS;
croisades prèchées par iôs conciles contre les hérésies du midi.
209; m, 139.
Gathelinaan, généralissime de Tarmée vendéenne, II, 642.
Gatherine (sainte), vierge et martyre. Parabole des dix vierges
appliquée à cette sainte; elle surpasse à l'âge de 48 ans par son
savoir et sa dialectique les professeurs les plua reociiunës; elle
convertit les philosophes et ^es bourreaux, etc. ; son corps après
sa mort est transporté sur le mont Sinar ; sainte Catherine est
honorée et invoquée comme la patronne des philosophes chré-
tiens, II, 480, 484, 482; elle apparaît à Jeanne d'Arc et Tas^isie
de ses conseils, I, 24 .
CaTallati (François) , sénateur de Rome. Lettre à l'évèque de Poi-
tiers, pour le féliciter de son homélie pascale de 4873, YII, 519.
GaTOur (le comte de), ministre du roi de Sardaigne. Sa conduite
dans la question italienne, II, 433, 437, 513 ; lY, 483, 239, 433,
444,515, 516; Vil, 40, 444.
Cécile (sainte). La fécondité du christianisme, dès son origine .
prouvée par l'histoire de samte Cécile, VIII, 68; abbaye de
Sainte-Cécile de Solesmes, 499.
Gelle-rËTècaa, maison de campagne des anciens évèqu^ de Poi-
tiers. Saint Hilaire y compose quelques-uns de ses commentaires
sur les Écritures» II, 424.
Censaret ecclésiastiques. Constitution apostolique limitant et
précisant les censures latœ sententiœ^ portées par le saini-siége.
VU, 268 et suiv. ; développement de la constitution ApoUdicir
sedis^ 430, 434 ; réponse aux objections contre cette constitution;
à quelle peine s'exposent ceux qui se les permettent, 427, 4îS ;
les censures restreintes dans certains cas , à cause des institu-
tions modernes, 428, 429; publication d'une^ nouvelle feuille des
censures et des cas réservés pour le diocèse de Poitiers» 434 .
Centenaire. Voir Croix (sainte) ; Hilaire (saint) ; Pierre et Pau!
(saints) ; Thomas (saint] ; Carmélites ; Chartres ; Vincent de
Paul (saint).
La période centenaire a eu chez tous les peuples un caractère
solennel; elle l'aura de plus en plus à mesure qu'avancent les
«iècles, V, 4 27.
Cercle catholiqne de Poitiers. Discours prononcés à ce rercie, I.
464, 303 ; bref de Pie IX aux cercles de Belgique et de Milan
contre les doctrines catholico-libérales, MI, 568 et suiv. Voir
Ouvriers, (cercle des). Le concile de Périgueux signale les abas
des réunions d'hommes connues sous le nom de cercles, Ifl, 268.
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TABLE . ANALYTIQUE. CCVII
»rémoiiial. L'observation da cërëmonial sacré est un principe de
fécondité poar le sacerdoce, II, 567 ; le retour à la liturgie
romaine doit être f occasion d'un redoublement de zèle pour les
cérémonies sacrées, 3'My 566; les prêtres doivent initier les laïques
aux chants et aux cérémonies religieuses, U4, U5; VI, 357.
uaire (saint), évoque d'Arles, II, 348, 549.
tsarisme. Sa définition ; les Gésariens unis avec les libéraux
contre l'Église, VI, 435, 436 ; Tabsolutisroe religieux des Césars
païens ressuscité en Allemagne por le césarisme moderne, VIII,
37, 38.
iàhùX (de). Ancienne famille du Poitou^ IV, 53, 57.
tiabot J.- Baptiste de)^ poitevin, évéque de Mende, I, 292; VII, 533.
tiaire de saint Pierre. Le symptôme le plus consolant, au milieu
des désordres de la société, c'est le lien élroit d'obéissance et
d'affection qui attache le clergé et les fidèles à la diaire de saint
Pierre, M, 319, 320 ; Pierre est assis, témoin ce root de saint-si^
ou de chaire apostolique. III, 96. Voir Papauté, Rome,
baire épiiCopal». Les noms de siège, de chaire, d'église cathé-
drale, rappellent à l'éNéqueque ^ magistrature spirituelle est
une magistrature assise, IV, 124.
ludcédoiae (Concile de). Lettres des Pères de ce concile à saint
Léon, VL 441. Vtnr Concile.
hampagny ^Franz de). C tation d'un passage de son livre Les
Césars. III, 432.
tianoines réguliers de Latran. Homélie prononcée à la cérémo<-
oie de leur installation dan?% l'église de Notre Dame de Beau-
chêne, diocèse de Poitiers, VII, 443 et sniv. ; bref apostolique
relatif à cette fondation, 454, 452 ; félicitations de la congrégation
du concile à ce sujet, VIll, 454, 455; origine des chanoines régu-
liers de Saint- Augustin ; leur propagation en France; leur restau-
ration par saint Ives, VII, 444, 445.
liant •ccléaiastiqne. Le concile de Poitiers renouvelle les pres-
criptions des conciles précédents 9ur la nécessité d'associer les
fidèles au chant des offices de l'Ëglise, VI, 357.
tiapelle. Origine du nom de chapelle, III, 303 ; il n'est pas permis
de changer le vocable qu'une chapelle a reçu dans la consécra-
tion même de l'église, etc., II, 574 ; entretien à la suite de la con-
sécration de la chapelle restaurée du palais épiscopal, VIII, 246
et suiv. ; allocution prononcée à la suite de la consécration d'une
chapelle domestique, VI, 544. Kbfr Autels, Oratoires.
Iiapitra des cathédrales. La situation des chapitres en France
susceptible d'être améliorée et régularisée sur plusieurs points
essentiels; difficultés que présente actuellement cette améliora-
tion, 1, 544; rharroonie entre i'évéque et son chapitre importe
beaucoup au bon gouvernement du diocèse, VI, 205 ; la constitu-
tion Romanus Pontifex règle la nomination des vicaires capitu-
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GGVUI TABLE ANALYTIQUE.
iaires, YIH, 4 18 et saiv. Voir Vicaires capiluiaires, Ghapilredeia
cathédrale de Poitiers. Voir Poitiers.
Charetta, général veadéen. Ses petits-fils, IV, 57; le géDérai
AtbaDase de Gharette à Loigay^ VU, 327, 335.
Charité. Exposition de ces paroles de Jésus-Christ : BetUim ett
magii dare quant acciperey V, 518, 519 ; lettre pastorale pour la
formation d'un vestiaire de la société de Saint- Vincent-de-Paul.
Il, 486 et suiv.; en pratiquant cette vertu or sauve les âmes et
on conjure les maux qui menacent la société, II, 620 et suiv. ;
l'absence de la charité ast la cause des malheurs publics, 88, 89;
saint Hilaire considère les œuvres de charité comme des ambas-
sades députées vers Dieu, IV, 380 ; elle est multiple dans sod
action et diversifiée dans ses formes, lil, 333. Voir Aumône.
Les saints se sont servis de l'arme du ridicule et de TindignatioD
dans les discassions religieuses , et ils n'ont pas cru blessa la
charité, V, 53.
Charlemagna , I, 39, S07; II, 528, 534, 550, 551, 564, 576; UI,
367, 5SS, 559 ; IV, 54 ; V, 577. Parallèle entre ee prioee et saint
Louis, roi de France, I, 76, 77 ; Bossuet et Fénélon en font uoe
appréciation différente, 77 ; le grand Calife lui envoie les clefs du
saint-eépuiere avec des reliques, lil, 387 ; IV, 548 ; son zèle pour
le culte des saintes reliques, et en particulier pour celles da
Sauveur ; il donne une relique de Notre-Seigneur à Tabiiaye de
Charroux, III, 387, 388; IV, 547, 550, 554, 556, 558; il est le
fondateur on le principal bienfaiteur de plusieurs abbajes do
Poitou, I, S52; II, 550; III, 387; IV, 547 et suiv.
Glttiles II dit U GhaiiTa, roi de France. II donne des reliques à
l'abbaye de Charroux, IV, 548, 554 ; et à l'église de Chartres la
sainte tunique de la Vierge, II, 274.
Charles VII, roi de France, I, 8, 44, 47; II, 273, 556; IV, 530.
Poitiers reste fidèle à ce prince qui demande à Eugène IV l'érec-
tion de l'université, 11, 556.
Charles Borroméa (saint), cardinal, archevêque de Milan. Il fait
remonter à Jésus-Christ lui-même l'institution des concilas parti-
culiers, III, 432, 437 : il dit que la prescription de ces coiyÂies dé-
rive de l'autorité des apôtres, 435 ; que la Miae. en avait été
fréquente pendant longtemps dans l'Eglise, 439; que la discipline
ecclésiastique a eu beaucoup à souffrir de leur interraption, 444;
sa réponse aux objections contrôla multiplicité des conciles, 449;
il établit la congr^tion des oblats de Saint^Ambroise à Milao,
et il lui donne des constitutions, VI, 3S9, 334, 337; prière de
saint Charles, avant le 5« concile provincial, pour demander les
lumières du ciel. 448, 449. Voir Conciles de Ifilan.
Charroux. Origine, fondation et célébrité de ^ monastère, I, t5S
et suiv.; découverte et inhumation du corps de Crirald, é^ne de
Limoges, ibid.; découverte et réintégration des reliqoflaei reii-
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TABLE ANALYTIQUE. GGIX
quaires decatte abbaye, III, 384 et suiv.; controverse élevée à ce
sujetf IV, 639 et suiv.; texte d'an concile de Charrouxsur Tincon-
vénient du délai pour la tenue des conciles, III, 444.
Ghartrea. Couronnement de Notre-Dame de Chartres, discours, 11^
266 ; fôte du rétablissement de la statue de la sainte Vierge dans
la crypte de la cathédrale, discours» III, 24; solennité du six
centième anniversaire de la consécration de Notre-Dame ; dis-
cours, IV, 70 ; discours prononcé dans la solennité du pèlerinage
national à Notre-Dame de Chartres, VU, 536 et suiv.
Son église cathédrale est le témoignage vivant de la foi qui anima
toute une grande époque de notre histoire, le brillant sommaire
des doctrines et des espérances chrétiennes, I, 92, 405 ; Chartres,
la ville privilégiée de Marie, II, 274 ; origines , vicissitudes et
grandeurs historiques de son sanctuaire, 272 et suiv.; il est le
plus national entre tous ceux de la France, VII, 54S, 549; dévo-
tion principale à la statue de son église de Sous-Terre, III, 24 et
suiv.; solennité de sa dédicace, IV, 78 ; vocables de ses autels,
81 et suiv.; accents de reconnaissance envers cette Église, I, 104;
relations qui existaient anciennement entre les Églises de Char-
tres et de Poitiers, 109 et suiv.; discours d'adieu prononcé au
prône de la messe paroissiale de la cathédrale de Chartres, 1, 420.
Église de Sainte- Poy. Solennité de la réconciliation de cette
église^ discours , III, 432 ; détails historiques sur cette église
avant la révolution ; son état actuel, 488, 489. Voir Poy (sainte).
Chasse. Ce que pensaient Platon et les philosophes anciens de l'ex-
ercice de la chasse, VI, 274 ; abus qu'on peut en faire. 274, 275 ;
textes de saint Ambroise, de saint Augustin et de Jean de
Sarisbery à ce sujet ; conduite du général de La Rochejaquelein
dans l'exercice de la chasse, 273 et suiv.
Ghastal (le P), jésuite, III, 254.
ChataaiJniand (de), II, 593. Il signale la vente des biens ecclésias-
tiques comme devant entraîner la violatioii de la propriété pri-
vée, II, 352 ; passage du Génie du christianisme sur l'institution
du dimanche ; impossibilité de la décade établie par la Terreur,
III, 580.
Chemins de Isr. Discours prononcés à la bénédiction des chemins
de fer de Chartres, I, 32 et suiv., 90 ; de Poitiers, 334 ; de Niort,
II, 458 ; prière spéciale autorisée dans le diocèse de Poitiers
pour la bénédiction des chemins de fer, 464, 465 ; funestes effets
qu'ils pourraient produire dans la société religieuse et civile par
la facilité du déplacement et du transport, I, 35 ; ils peuvent
devenir un auxiliaire pour la propagation de l'Évangile^ II, 460 ;
secours fournis aux œuvres de charité et à la science par les
compagnies de chemins de fer, 462, 463.
Ghel'Oii (saint), fils d'un sénateur de Rome. Converti à la foi chré-
tienne, il est conduit à Chartres par une inspiration divine; ses
TOMB VIII. 44*
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GGX TABLE ANALYTIQUE.
travaux apostoliques dans cette ville ; il s'arrêta près de Char-
tres sur la montagae qui depuis a pris son nom ; il est marty-
risé ; honneurs rendus à ses reliques ; invention et translation de
son corps, VI, 628 et suiv.; miracles et guërisons opérée sar son
tombeau, 536, 537 ; ses reliques, conservées pendant la révolu-
tion, rendues au culte, 543, 544.
Discours prononcé à la suite de la consécration de Téglise du petit-
séminaire, VI, 524 et suiv.; saint Pappol, évéque de Chartres, éta-
blit un monastère à Saint-CAeron, 534 ; il devient un lieu de
pèlerinage, 536 ; exposé des diverses phases par lesquelles ce mo-
nastère est passé, 537, 538 ; la montagne de Saint-Cheron assimi-
lée à celle des Oliviers par les seigneurs chartrains* 539 ; un pre-
mier essai de séminaire est faii à Saiot-Gheron, 544 ; éloge de M.
Louis Ghouet, premier supérieur du petit séminaire, 545 ; accents
de reconnaissance et d'amour envers cette maison* 545, 546.
GliaTalier cbrétiea. Prière de TÉglise pour la bénédiction de son
épée, V, 557, 558; serment du chevalier de Tordre angevin da
Croissant, VI, %1\ , S7S ; origine du mot chevalier ou chevaierU, 273.
Chrétien. Vie admirable des premiers chrétiens, ils sont 'soumis à
de grandes épreuves, I, 70, 74 , 593, 594, 595; V, 406» 407 ; por-
trait du véritable chrétien, IV, 6i ; il est adoptivement l'enfant
de Dieu, le frère de Jésus-Christ, le membre de TÉglise qui le
nourrit de son lait, c'est-à-dire des sacrement^, I, 268, 279; ii
est ce composé admirable, d'un corps, d'une âme et du Saint-
Esprit, V, 465; c'est un homme public, social par exceU0Dce,il
est catholique, c'est-à-dire universel, ill, 500.
Peinture de la vie du chrétien qui n'observe pas la loi du diman-
che, bonheur de celui qui l'observe, Ili, 570, 574 ; la qualité de
chrétien obligé à croire du fond du cœur et à confesser de bou-
che la foi, VIII, 78 ; fermeté du chrétien dans les questions de la
foi, de la tradition de l'Église; sa condescendance envers les
faibles dans les questions purement humaines et scientifiques,
m, 423, 424; il est du devoir du chrétien de travailler aux inté-
rêts de la société ; sa supériorité sur l'incroyant, 523, 554 ; chré-
tiens honnêtes, mais timides et pusillanimes ; quelle sera lear
conduite au temps de l'antechrist, VI, 574 ; l'origine du peuple
chrétien remonte aux patriarches ; il a reçu sa loi du Verbe de
Dieu ; son histoire est une alternative de prospérités et de revers,
V, 406 et suiv.
Demi-chrétiens. Ce qu'on entend par cette classe de chrétiens;
leurs objections pour justifier leur faiblesse ; il faut être de son
pays et de son temps; U ne faut pas se heurter à des imposnbUilh;
réponse à ces prétendues difficultés, III, 524 et suiv.; 570 et
suiv., 677 et suiv.
CSuistianisme. Il n'est autre chose que la vie de iésus-Cbrbt
reproduite dans ses disciples, I, 594 , 603 ; énumération des
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TABLE ANALYTIQUE. CGXI
principes eonstitutifs du chrisliaaisme ; la philosophie rationa-
liste nie ces principes, II> 361 et suiv.; admettre le christianisme
c^est fermer toute entrée aux erreurs modernes, parce qu'il est le
gardien le plus incorruptible des vérités divines et humaines,
228 ; pourquoi dans les premiers âges de l'Église on lui donnait
le nom de philosophie* 444; son établissement, sa propagation
et sa conservation sont uniquement Tœuvre de Dieu, ainsi que l'en-
seigne le concile d'Agen, Y, 144; l'institution du christianisme
personnifiée dans le pontife roipain, 556, 557 ; tout ce qui subsiste
aujourd'hui de vraie civilisation, de vraie liberté, de vraie éga-
lité a été le produit du christianisme européen, 489 ; il est la vie
intérieure des nations, le lien nécessaire entre elles, à quelle con-
dition il peut unir, 11, 469 ; seul il conserve la dignité humaine
et la noblesse morale, III, 634 ; devenu libre sous Constantin, il
commence dans l'empire romain l'exercice de son rôle social et
public ; thèse doctrinale démontrée par le rôle et la mission de
saint Ambroise, YIII, 445 et suiv.
Partout et toujours l'humanité baissera dans la mesure où
baissera le christianisme, III, 635 ; VII; 35S ; il a été entier et
complet à partir de la Pentecôte, en tout ce qu'il a d'essentiel et de
constitutif, YiU, 67 ; jamais il n'a été plus fécond qu'aux premiers
temps de l'Église par la connaissance soudaine et improvisée des
mystères de la foi, 67, 68; la pratique ostensible du christia-
nisme exige parfois un grand courage, 78 ; réfutation de ceux
qui objectenl que l'accomplissement du devoir religieux peut
être préjudiciable à leurs intérêts, 79 ; de ceux qui prétendent
qu'if faut se plier aux exigences des temps, aux nécessités des
positions, 84, 8S ; affaiblissement du christianisme de nos jours
sous le rapport de la pratique, 111. 294, 295, 629 et suiv.; 677
et suiv.; il est la loi de l'homme collectif, comme de l'homme in-
dividuel, Yl, 434. Voir Société.
Cicéroii,in, 577; VI, 349.
Ciel. Un ciel plus haut et plus désirable que le firmament visible,
c'est' le ciel dont le sacerdoce tient la def, le ciel de la gloire,
etc., II, 635; comment le chrétien marche vers sa dernière fin
qui est la béatitude éternelle ; objection des moralistes indépen-
dants réfutée par le concile de Poitiers, YI, 353. Voir Béatitude,
Saints:
Ciel et terr«. Livre de Jean Raynaud dont les erreurs ont été con-
damnées par le concile de Périgueux, III, 227 et suiv.
Cité. Craintes que la facilité du déplacement par les chemins de
fer n'altère l'esprit de cité, I, 35; Tâme comparée à une cité,
I, 4 77 et suiv.; 111, 6.
GiTililation. La religion admet le progrès matériel, mais celui-ci
ne peut valoir quelque chose qu'en s'appuyant sur la religion,
I, 90 et suiv.; le proisélytisme non chrétien est condamné à la
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CGXn TABLE ANALYTIQUE.
stërililé, IV, 599 ; le dimanche au point de vue de ia civilisaitOD,
III, 578 et suiv., 29i ; l'islamisme ennemi de la civilisation, 11^
St7; III, 501 et suiv.; l'Église^ loin de s'^opposer à la civilisa-
tion «s'intéresse aux progrès matériels de cette terre qui a été le
séjour du Fils de Dieu, II, 459, 460, 534 et suiv.; rintroduction
de la vraie civilisation dans le monde est l'œuvre de TÈglise, IV,
499 ; c'est sous la primauté plus immédiate du siège romain que
l'Occident a été maintenu à la tôte de la civilisation ; comment
au moyen de son domaine temporel TÉglise savait nourrir et
civiliser les peuples, 2B0, S84 ; II, 495 et suiv.; depuis que
rÈvangile n'est plus la règle des individus, ni la charte des peu-
ples, la civilisation est en décadence dans touU>s les classes de la
société, IIK 634 et suiv.; la langue latine a été à toutes les épo-
ques, comme elle Test aujourd'hui, la dépositaire de la civilisa-
tion, 11,504 et suiv.; l'œuvre des sourds-muets, inconuue à ia
civilisation antique, est l'œuvre de la civilisation chrétienne, III,
340 et suiv. ^
La civilisation du moyen âge, comparée à celle de notre épo-
que, VII, 134 et suiv.; l'égalité dans une société est une utopie;
pour faire marcher la civilisation, il faut apprendre à chacun à
vivre selon sa condition, I, 40 et suiv.; la véritable civilisation
pour un gouvernement c'est de laisser l'intérieur de la cons-
cience libre, en faisant la guerre au mal, 63 et suiv.; influence des
croisades pour la civilisation, 7S et suiv.; II^SS? ; civilisation des
temps primitifs, I, 35, 36; elle peut et doit être l'œuvre de tons
ceux qui ont quelque autorité, quelque influence sur leurs sem-
blableSj 144 ; principaux défauts de ceux qui travaillent à cette
œuvre, 443 et suiv.; quand elle n'a pour objet que la matière,
elle peut être plus dangereuse qu'utile ; la vraie civilisation re-
pose sur l'amélioration des mœurs, 32 et suiv.; la déclara-
tion des droits de l'homme est une base ruineuse, la reconnais-
sance des droits de Dieu peut seule civiliser un peuple, II, 314;
ruine certaine de notre civilisation, si les hommes croient se
suffire à eux-mêmes, I, 36.
Influence de la femme française sur la civilisation à toutes les
époques de notre histoire, II, 5. et suiv.; on ne doit pas sacrifier
à la civilisation matérielle le goût et la culture des lettres et des
arts, le sens moral et l'esprit chrétien, 111,380, 381; au iv* siècle,
les foutes étaient en souffrance dans les Gaules au sein de ia civi-
lisation romaine, VI, 550, 554 ; la civilisation païenne était un
mélange hideux d'obscénités et de barbarie comme le prouvent
les restes qui en subsistent encore, V, 3S9, 3$0.-
GiasBiqaes. La question des classiques ne peut se résoudre qu'en
s'aidant de certaines distinctions de temps et de lieux. 11, 3S4, 3t5.
Glanael de M ontala (Claude-Hippolyte), évéque de Chartres, l, 39;
II, 266; lil, 225 ; IV, 485 ; VI, 542. Oraison funèbre de ce prélat.
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TABLE ANALYTIQUE. GCXin
II, 585 et suiv.; son séjour à Paris pour achever son éducation
littéraire, 588 ; il se livre à l'étude de la science ecclésiastique
pendant la révolution, 589, 590; son zèle pour les intérêts de la
religion, 590, 594 ; il est élevé sur le siège de Chartres, sa fidélité
dans r accomplissement de sa charge, 59!i et suiv.; ses luttes
pour la défense de Ja vérité, 595 et suiv.; comment ;1 voulait
qu'on entendit le premier article de la déclaration de 468!i, IV,
485^ 486 ; son sentiment à propos de la nouvelle loi sur ren$>ei-
gnement, 1, 362^ 363 ; II « 597 ; ses aimables qualités dans la vie
privée, 11,603 et suiv.; ses démêlés avec l'archevêque de Paris
concernant l'intervention du clergé dans les affaires politiques,
32Î, 323 ; lettres à Pie IX, dans lesquelles il lui exprime son
dévouement à l'Église et an saint-siége, 640 ; sentiments de
reconnaissance envers ce prélat, I, 406, 407, 426; II, 292.
ClaTer fie B. Pierre). Solennité de sa béatification célébrée dans la
chapelle du séminaire de Poitiers, homélie, I, 522; apôtre des
nègres, il est placé sur les autels vers l'époque de T affranchisse-
ment des esclaves de nos colonies, II, 444.
' Clefs. Le pouvoir spirituel que Jésus^llhrisl a donné à ses prêtres et
à ses pontifes, la th éologie le nomme le pouvoir des ciefs, I, 180;
miracle de Notre-Dame des Clefs à Poitiers. Voir Poitiers.
Clément (saint), pape, III, 44 4, 448; IV, 84, 355; VI, 528. Il
rapporte ces paroles de Jésus-Christ : Si vous venez à moi obli-
quement, moi aussi firai à vous obliquement^ I, 459.
Clément V, pape, IV, 435. Son séjour à Poitiers et à Ligugé, II, 72,
556.
Clément VI, pape. Il expose dans la bulle Unigenitus Dei fUius^ la
doctrine théologique sur les indulgences, I, 264, 272, 273, 274 ;
III, 88, 89.
Clément XI, pape, VI, 62. Il proteste contre Térection de la
Prusse en royaume par Frédéric de Brandebourg ; il écrit à tous
les princes pour les engager à ne pas laisser avilir la dignité
royale par l'introduction irrégulière d'une royauté hérétique,
VII, 27, 28, 30; VIU, 44 ; il compose l'ofiBce de saint Joseph et
élève sa fête au degré double de f classe, VII, 4 24.
Clément XIII, pape. Il recx)mmande aux évéques de prescrire aux
curés de prendre le catéchisme du concile de Trente pour texte
ordinaire de leurs instructions, I, 546 ; il dit que TÉglise n'im-
prouve pas l'usage de réciter les noms des souverains à la messe,
s'ils sont catholiques, Ili, 44 ; il autorise la fête du Sacré-Coeor
de Jésus, m, 44.
Clercs. C'est le nom que TÉg^ise donne à tous ceux qui choisissent
le Seigneur pour héritage, et se vouent par état au service de Dieu
et des âmes, III, 437 ; développement de cette prière à la sainte
Vierge : Intervenipro clero; dignité et noblesse des clercs, V, 8
et suiv.; devoir pour les jeunes clercs d'étudier les sciences sa-
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GGXIV TABLE ANALYTIQUE.
crées, II, 480 et suiv.; sentiments d*ëmotion que fait naître dans
les cœurs la collation des Ordres moindres, Y, 461 , 46S ; les pro-
testants rejettent toute distinction entre les laïques et les cJercs.
111,439,440.
Clergé. Entretiens sur la nature du gouvernement ecclésiastique,
I, 339 et suiv.; prétendre que le clergé secondaire, même as-
semblé en synode, partage avec l'évèque l'autorité législative et
administrative, est une proposition condamnée comme fausse,
attentatoire à Tautorité épiscopale, I, 347 ; décret du concile de
Paris sur l'intervention du clergé dans les affaires politiques mal
interprété par la presse , II, 394 ; règles de conduite pour le
clergé dans le changement du gouvernement en 4 852, 1, 550 et
suiv.; le clergé subit les conditions sociales imposées par les ré-
gimes nouveaux^ mais il ne les déclare ni bonnes ni normales, etc.,
IV, 253 ; allocution sur les habitudes de régularité et de respect
dans le corps ecclésiastique, lil, 44 et suiv.; de quelques aocnsa-
tions récentes portées contre le clergé, IV, 33, 34; un cierge
national est impossible dans l'état présent de nos sociétés ; pn%é
du soutien pratique de la papauté, il ne tiendrait pas contre les
éléments de dissolution répandus partout, II, 503 ; devoirs qu'im-
pose au clergé la gravité des circonstances (juillet 4871), VIL
257 et suiv.; haine et hostilités contre le clergé, 264, 263 ; qoelie
peut être la part de chaque prêtre dans le mal de la société, 264
et suiv.; conduite admirable du clergé régulier et séculier pen-
dant la guerre, 342, 343, 314, 316; VIII, 154; opposition systé-
matique au clergé, VII, 366 et suiv.; il n'est plus mêlé aux
affaires publiques, 374 et suiv.; c'est comme prêtres qu'on nous
hait^ c'est comme les représentants de Dieu, 274 ; avantages de
l'œuvre de la Sainte-Enfance pour la formation d'un clergé indi-
gène, III, 65. Voir Prêtre, Sacerdoce.
Clérical. Le nom de clerc était autrefois synonyme du savoir et de
l'instruction libérale ; il est devenu de nos jours une appellation
outrageante à l'adresse des hommes de foi, IV, 587 ; V, 8; les
honnêtes gens acceptent ce mot et s'en honorent ; le baptême
leur a conféré un sacerdoce mystique, et les a rendus participants
de l'apostolat du prêtre dans les bonnes œuvres, V, 9 ; la quali-
fication de clérical attribuée à tout séculier qui n'est pas reniât
de son baptême, 47 ; l'homme public qui s'est montré digne de
cette qualification voit sa carrière compromise, VII, 367.
Cloches. Bénédiction de deux cloches ; discours^ I, 650 ; la docbe
est un prédicateur, un ministre de Dieu qui parle toujours de lui,
654 et suiv.; elle porte mille bonnes inspirations dans le cceur
de l'homme ; elle est comme le canal de la grâce, 656 ; elle est
odieuse à l'impie, elle est suspecte au novateur, 657 ; la desti-
nation de la cloche ne saurait être changée, 656.
ClOTis I, roi des Francs, I, 89; U, 528, 548, 550, 625; VI, 248.
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TABLE ANALYTIQUE GGXV
Un globe de feu, sorti de la basilique de Saint-Hilaire de Poitiers,
apparaît à ce prince avant la bataille contre Alaric, III, 348,
349 ; sa victoire contre les Yisigoths, attribuée à la protection de
saint Hilaire, I, 232 ; il commande à ses soldats de respecter les
terres de l'Église et du monastère de Saint-Hilaire, III, 320 ; sa
confiance dans le puissant secours de saint Martin, 300.
Cœur. Dans l'organisation physique de l'homme et dans Tordre
moral, le cœur est tout, YI, 609 ; le cœur 'a besoin d'aimer ;
Tobjetde son amour doit être Dieu lui-même, 642, 643.
Sacré-Cœur de Jésus. Voir Jésus.
Colonie agricole. Koir Bonneval (abbaye de).
Colonies françaises. Création de trois évéchés dans ces colonies
ils sont réunis à la province de Bordeaux, 11,444» 440,450
les fidèles sont soumis aux décrets du concile provincial, 454
conseils des Pères du concile de La Rochelle aux anciens posses-
seurs du territoire colonial, aux nouveaux affranchis et aux
prêtres pour l'admission des enfants à la participation des sacre-
ments, 452, 453 ; concours que le clergé et les fidèles de nos dio-
cèses doivent aux évoques des colonies, devenus nos comprovin-
ciaux, 348 ;V, 540.
Commerce. Passage de saint Hilaire sur le commerce déloyal, les
transactions obliques ou équivoques ; la perte de la foi et de
l'honneur des familles en est le fruit, III, 382^ 383.
Comités catholiqnes. Les membres de ces comités déclarent, dans
une adresse au saint-père, adhérer aux décrets du concile du
Vatican et au Syllabus, Yil, 554 .
Gommnnantés religieases. Lettre aux supérieurs de ces commu-
nautés à l'occasion d'une réclamation de la société pharmaceu-
tique, lY, 346; attaques dirigées contre ces institutions, 362,
363,374. Foir Couvents, Ordres religieux.
Communes. Saint Louis, roi de France, favorise l'établissement
des communes ; il ne se montre pas moins jaloux de leurs fran-
chises que de ses propres droits, I, 62 ; résistances locales à
leur établissement justifiées par des abus et des excès de la
liberté naissante, 64 ; Gaudry, évéque de Laon , massacré au
cri de : La Communey la Commune, YII, 462 ; horreurs de la
Commune à Paris en 4874 , ibid. et suiv.
Communion. Rien de plus moralisateur que la communion; rien
qui relève plus haut la dignité humaine et fasse mieux sentir
aux petits combien Dieu les honore,!, 456; le concile de Bor-
deaux insiste pour que l'examen préparatoire à la première
communion se fasse en présence de plusieurs prêtres, II, 35.
Communion des saints. C'est la communication mutuelle des
bonnes œuvres entre les membres de l'Église ; elle n'est pas la
cession des mérites, III, 84 et suiv.; avantages de cette com"
munion, 86.
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dCXVI ÏABLE ANALYTiOtJË.
Complice. L'absolution du complice est un cas réservé au pape ;
motifs des sévérités de la discipline sur ce point ; cas où l*évéqae
aurait obtenu un induit, VI, 222 et suiv.; VU, 427.
Gonoilo général. Le type du concile, c'est Tadorable Trinité, Vf,
403; identiQcation de l'Esprit-Saint et de l'Église assemblée,
409, 410 ; nécessité de la prière; présence de Marie, VI, 415 et
suiv.;. le concile n'est pas absolument nécessaire pour le gouver-
nement de l'Église universelle; témoignage de Bellarmin, de
Benoit XIV et des canonistes, III, 432, 433 ; il n'existe pas de loi
pour la tenue régulière des conciles généraux, 434 ; Tiiistitution
des conciles fait cependant partie de l'organisation de rÊgliae,
VI, 407, 409 ; pourquoi la souveraineté religieuse ne peut pas
reposer seulement dans le concile général, 404 ; avantages du
concile général^ 408; l'infaillibilité lui appartient, s'il est ap-
prouvé par le pape, 444 ; nul ne peut refuser son obéissance aux
décisions du concile sans être ennemi de la foi^ 442; conditions
requises par le droit pour la convocation d'un concile général,
65, 66; motifs qui porteraient à désirer un concile générai à
notre époque; réponses à quelques objections des ennemis de
l'Église touchant la tenue d'un concile général, 67, 68, 76 et
suiv., 424 et suiv.; le pape seul convoque et dissout Je concile
général, en détermine et en circonscrit l'objet, 404 ; erreur de
ceux qui croient que l'autorité du pape est suspendue pendant le
concile, 404 ; Jésus-Christ assiste d'une manière spéciale les
évéques réunis en concile ; témoignage du concile de Chaicédoine,
440, 444 ; le concile général est pour les chrétiens le tribunal le
plus incontesté pour les choses de la foi, des mœurs et de la dis-
cipline, 442, 443; ses déOnitions ont, une fois promulguées, un
caractère obligatoire, 594 ; attributions du concile général, Vil,
484, 485. Voir Concile du Vatican.
GoncUe provincial. Instruction pastorale sur l'importance reli-
gieuse et sociale des conciles, I, 204 et suiv.; lettre pastorale
adressée au clergé du diocèse sur les avantages des conciles pro-
vinciaux, II, 440 et suiv.; institution divine des conciles, III,
429 et suiv.; Marie, mère de Dieu, lumière, sagesse et soutien
des évéques réunis en concile, 428, 429 ; V, 449 ; renseignement
des conciles est la formule de plus en plus précise des dogmes,
l'exposition delà morale évangélique dans toute sa pureté, 1,205;
ils sont le principal instrument et le canal authentique de la tra-
dition, 465 ; l'œuvre d'un concile, c'est de répandre la lumière,
la vérité, la grâce; de fléirir et de condamner l'erreur, III, |62;
importance dès conciles provinciaux, VI, 447; prières publiques
et supplicatioi^s solennelles ordonnées avant et pendant les con-
ciles, 447, 449, 450 ; prière de saint Charles Borromée pour de-
mander à Dieu les lumières afin de bien célébrer le cinquième
concile i)rovincial, 448, 449 ; acclamations des Pères à la fin du
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TAfiLÉ ANALYTlQtË. CGXTII
cobcile de Poitiers, 458 et saiv.; lettre de Pie IX aux évoques de
l'empire d'Autriche sur les avantages du concile provincial, II,
442, 449 ; it reste dans les limites de ses attributions en réta-
blissant les vraies notions doctrinales sur la constitution de
rÉglise et sur les bases mêmes de la morale, YI, 355 ; sentiment
de saint Hiiaire sur futilité des conciles pour le développement
de la doctrine évangélique, YI, 563 ; il ne les regarde pas comme
nécessaires, 564, 565 ; mais comme un sûr moyen de remédier
au mal et de terminer les différends, 566 ; difficultés et troubles
soulevés dans plusieurs conciles, 567.
La collection des conciles offre non-seulement un des plus pré-
cieux monuments de la tradition doctrinale, mais encore un miroir,
historique où chaque époque vient se refléter, II, 440 ; quelle fut la
part des conciles dans la formation et la conservation de Tunité
européenne ? I, 207 et suiv.; l'impulsion des conciles fit échapper
l'Europe aux ignominies du sérail, en même temps qu^elle rendit
rÉvangile victorieux du Coran, 208; ils sont une garantie et un
élément de liberté et de nationalité pour les diverses provinces
catholiques, II, 442; avantages immenses que les conciles parti-
culiers apportaient à l'Église et à la société civile, III, 436 et
suiv.; détails sur les conciles provinciaux aux xvieetxviio siècles,
III, 444 et suiv. ; effets salutaires produits sur les fidèles par les
pompes extérieures des conciles, 456^ 457; YI« 178^ 179.
La tenue de ces conciles n'est pas d'une nécessité absolue^ III,
432, 433 ; elle n'est pas cependant^ arbitraire et facultative, car
elle est prescrite parles lois de l'Église, 434 et suiv., 449, 450;
réclamations du clergé français depuis deux cents ans auprès des
pouvoirs civils pour faire cesser l'interruption des conciles, 444
et suiv. ; diverses causes de cette interruption, 435 et suiv. ; les
coDciles depuis celui de Trente ont conservé jusqu'à la fin un
reste d'empire sur la société extérieure, I, 224 ; énumération des
principaux fruits qu'ils peuvent produire à notre époque, I, 220,
644; YI, 585 ; si la société moderne n'a pas recueilli tout le fruit
des nouveaux conciles, c'est qu'elle repousse leur compétence en
beaucoupde points, 247, 218; ils ont eu un double objet : rappe-
ler les arrêts rendus par l'Église contre de vieilles erreurs au-
jourd'hui renaissantes ; pré-jiser la nouvelle discipline introduite
en France par le concordat, etc., 217; réponse de saint Charles
Borromée aux objections sur la tenue suivie et périodique des
conciles, III, 429; réfutation des reproches adressés aux nouveaux
conciles ; matière des travavx conciliaires, 453 et suiv. ; épreuve
de la révision par le siège apostolique à laquelle doivent être
soumis les actes d'un concile provincial; nécessité de cette révi-
sion, en quoi elle consiste, I, 360,361 ; II, 442; soumises à des
règles sagement déterminées par le droit, assistées de grâces
spéciales^ les assemblées conciliaires sont préservées des dangers
de la plupart des assemblées délibérantes, II, 443.
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GGXVIU TABLE ANALYTIQUE.
Conciles de la province de Bordeaux. Voir plus loin, AgOD, Bor-
deaux, Périgueux, Poitiers, Rochelle (La).
Conciles romains. Auloritë partieulière de cescondles, lors même
qu'ils ne sout pas (Bcuméniques ; il ne s'agit pas d'un concile de
ce genre à l'occasion du dix-huitième centenaire du martyre d&
sainU apôtres, VI, 66, 67.
Goncûe national. Projet d'un concile national' proposé à Pie IX
par des évéques français en 4849 ; réponse du Pape, \, 644.
NOMS DES LIEUX DES CONCILES
Agde (an. 506). Il recommande Fa tenue annuelle des conciles pro-
vinciaux, III, 436.
Agen (an. 4859). Quatrième concile de la province de Bordeaux.
Instruction pastorale adressée au clergé du diocèse, annonçant
la prochaine réunion de ce concile, III, 427 et suiv. ; entretien
synodal pour la publication des décrets du concile d'Agen, IV,
46, 49 et suiv. ; le concile expose, condamne et réfute les erreurs
modernes, concernant la nature divine, Y, 56 et suiv. ;V1I, 475;
il démontre la possibilité et l'existence des miracles dans l'ancien
et le nouveau Testament, V, 409 et suiv. ; il enseigne que le pèle-
rinage par sa nature implique un ensemble d'actes très-parfaits
de mortification et de pénitence, III, 652 ; vœux pour l'expédition
de Tarméç française en Syrie, IV, 8 ; devoirs de l'évoque envers
son Église, pendant sa vie et à sa mort, 478 ; le Christ a apparu
dans le plein midi de l'histoire. Y, 454 ; l'absence de Dieu, c'esi
la nuit, c'est la mort, c'est l'enfer, YII, 5.
Aix-la-Chapelle (an. 846). Il demande qu'on retienne ies jeunes
clercs sous la discipline et qu'on les forme de telle sorte qu'ils sa-
tisfassent à tous les besoins de la religion, II, 483.
Alexandrie (an. 400). II condamne les Origénistes qui enseignaient
la réhabilitation des démons et des impies, III, 232.
Amiens (an. 4853). Il recommande l'association delà Sainte-En-
fance, III, 63; importance d'un chapitre de ce concile sur les
rapports de la foi et de la raison, 455.
Arles (an. 452). Il ordonne au métropolitain de convoquer le con-
cile tous les deux ans, III^ 436 ; le canon septième de ce coacile
déclare qu'il y a des fonctions publiques incompatibles avec la
qualité de chrétien, Y, 200. ^
Baltimore (an. 4852). Concile plénierde tous les évéques d'Ânoéri-
que ; plusieurs conciles provinciaux depuis 4829 à 4849, III, 454.
Bordeaux (an. 4582), I, 534; III, 437. Il dit qu'il n'y a rien de plus
utile et de plus honorable pour un gouvernement que de placer
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TABLE ANALYTIQUE. GGIX
avant toutes choses le culte divin et la religion, III, 369 ; tout
prêtre qui n'assistera pas au synode, sans une raison légitime,
sera soumis à des peines^ 407 ; ses décrets contribuent puissam-
ment à réparer les maux occasionnés par l'hérésie et les guerres
civiles, à ramener la foi dans les fidèles..., 443 ; son influence
pour faire pénétrer l'esprit du concile de Trente dans les lois
ecclésiastiques de la province d'Aquitaine, 1, 242; YI, 447; les
Pères de ce concile et du suivant soumettent leurs décrets i^u
vicaire de Jésus-Christ en terre afin qu'il daigne les examiner,
les corriger, y retrancher, y ajouter, III, 444 ; règles pour les
séminaires, V, 336.
Bordeaux (an. 1624), I, 534, 643; III, 369, 437, 443; VI, 447. Le
baron d'Authon, sénéchal de Saintonge, vient faire amende hono-
rable de ses actes irréligieux devant les membres du concile, I,
244, 242.
Bordeaux (an. 4850). Discours prononcé à la troisième session so-
lennelle, tenue dans l'église de Saint-Michel, I, 235 ; le concile con-
damne les erreurs de la philosophie naturaliste et rationaliste, II,
356, 357, 370 ; énumération des travaux du concile, I, 239; dé-
crets sur les crèches et les salles d'asile, 548 ;Ies évèques de la
province doivent rétablir Tusage de la liturgie romaine dans leurs
diocèses le plus tôt possible, 364 , 468, 534 ; supplique au
pape pour qu'il confirme à saint Hilairo le titre de docteur, et
rétende à l'Église universelle, 468, 469, 474 ; obligation pour tout
(urètre appelé à une fonction ou dignité ecclésiastique de réciter
devant l'évoque ou son délégué, la profession de foi de Pie lY;
exhortation aux confesseurs d'imposer quelquefois aux pénitents
la récitation de cette formule solennelle, 536; règles pour la
célébration des fôtes supprimées ou transférées, 536; sur le
binage, 538 ; sur Tondoiement, I, 540 ; pour l'examen sexennal
des prêtres nouvellement ordonnés, 544 ; dénomination des cir-
conscriptions administratives des diocèses, 543 ; courte exhorta-
tion prescrite là où il y aura une prt^mière messe; obligation de
prendre pour texte ordinaire des mstructions pastorales le caté-
chisme du concile de Trente, 546 ; décret qui 6xe à tous les trois
ans )a convocation du concile provincial, suivant la règle tracée
par le concile de Trente, I, 642, 643; II, 439; profession du dé-
vouement le plus entier de la part du concile au siège de Pierre et
au pontife romain, II, 444 ; Y, 397 ; divertissements scandaleux»
inconciliables avec la réception des sacrements, II, 448; vœux
pour la définition dogmatique de l'immaculée conception de la
Mère de Dieu, 455: décret qui défend aux curés l'exercice de la
médecine et de la chirurgie, II, 344 ; lY, 347; le concile s'élève
fortement contre la violation incessante de la loi du dimanche ;
il signale aux pasteurs les moyens de faire aimer et pratiquer
cette sainte loi, et encourage les pieuses associations, III, 364 ;
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CCXX TABLE ANALYTIQUE.
les ëvéques s'emploient à obtenir du pouvoir civil de transférer
à un autro jour de la semaine les foires Gxëes au dimanche, 369;
un jour de jeûne est preecril aux membres du concile, \l, 451;
juridiction du métropolitain sur ses com provinciaux, 380 ; la
province est placée sous la protection du Sacré-Cœur de Jésus
609 ; causes du délai de la publication des actes de ce concile, I.
361; lettre circulaire accompagnant Tenvoidela lettre synodsie
des Pères du concile de Bordeaux, 47f .
Battrges (an. 1584). Il parle des avantages des conciles provin-
ciaux, III, 438.
Chakédoine (an. 454], III, 435; YI, 467. Les Pères du conci)eécri\enl
à saint Léon le Grand ; ils basent l'autorité du concile œcafné-
nique sur la promesse de Jésus-Christ d'être au milieu de ses
disciples assemblés, VI, 41 1 .
Charroux. Premier concile (990). Les évoques de la province cods-
tatent que les mœurs se sont corrompues à la faveur du trop
long retard du concile, III, 444 ; troisième concile (408S), les
précieuses reliques de l'abbaye sont exposées avant le concile,
IV, 549.
Clermont (an. 535], lU, 436.
Cologne {3in. 4549). Il expose les immenses avantages que procore
à toute l'Église la tenue régulière des synodes V, 344. ^
Constame (an. 4444). Décret pour la convocation des conciles <Ku-
méniques décennaux, III, 43i; condamnation des erreurs de
Wiclef, IV, 434 ; Gerson y prononce un discours sur les préroga-
tives de saint Joseph, MI, 420, 423.
Constantinople (an. 384). Premier concile, III, 435; deuxième et
* troisième concile. Ils condamnent les Origénisles, III, 232.
Elvire, Ce concile signale certaines fonctions comme incompatible^
avec la* qualité de chrétien, V, 200.
Éphèse (an. 43<). Il proclame le dogme de la maternité divine de
Marie, II, 240 ; saint Cyrille affirme devant le concile que c'est
par Marie que les nations infidèles ont été conquises à la foi
chrétienne, VI, 448: acclamations à la ville d'Ëpbèse après ie
concile, III, 472, 473.
Florence (an. 4432), V, 67. Définition dogmatique de ceconcilesur
les prérogatives du siège apostolique du pontife romain, V, 397.
Jérusalem, Ce concile offre le type et la forme des assemblées œcu-
ménique^, VI ^ 409.
Langres (an. 959), III, 436.
Lairan (an. 4542). Le 5« concile déclare et déânit que toute asser-
tion contraire à la vérité révélée est absolument fausse, VII. 247.
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TABLE ANALYTIQCE. GCXXI
lAfon (an. 4S7i). Travaux de saint Bonaventure dans ce concile,
pour la réunion de l'Église grecque à TÉglise latine ; sa mort
avant la fin des sessions, VIII, 46S, 464; décret de ce concile sur
ringérence des évéques élus, occasionné par un cas particulier
du diocèse de Poitiers, 432 et suiv.
Mâ4:on (an. 585), Ul, 436.
Milan. Conciles tenus par.saint Charles Borromée, 4«r concile, III^
435, 437^ 441 ; VI, 448; 4e concile, III, 489; VI, 37J; 5» con-
cile, V, 846; VI, 449.
Nicée (an. 325). Saint Hilaire déclare n'avoir connu la foi deNicée
qu'au moment de son départ pour l'exil ; il dit qu*après avoir
condamné l'hérésie des ariens, les Pères ont mis l'unité de la foi
catholique dans une lumière parfaite, VI, 564, 566.
Orange, III, 489.
OrUafu (an. 538), 3e concile. Il déclare que les fidèles éviteront
une observance plutôt judaïque que chrétienne^ en continuant
comme par le passé à vaquer à certains travaux le jour môme
du dimanche, III, 362 ; vl décrète que, si le métropolitain laisse
passer deux ans sans convoquer le concile en temps de paix, il
Jui sera interdit de célébrer la messe, et que ceux qui néglige-
ront de se trouver au concile seront soumis à la même peine,
YII, 437. — (An. 549) 5e concile ; il ordonne la tenue du concile
provincial tous les aos, 450.
Paris (an. 4849), III, 449. Il avertit les fidèles qu'ils connaitroot
l'esprit, la doctrine de l'Église, non par des écrits parliculiers^
mais par les actes et les décrets authentiques émanéâ du saint-
siège et de l'épiscopat, II, 327; il déclare recevoir toutes les
constitutions dogmatiques émanées du siège apostolique, ainsi
que toutes celles qui concernent la discipline générale de l'Église,
spécialement celles qui ont paru depuis le concile de Trente, et
enseigne qu'on doit les tenir comme règle de foi et de morale,
sans attendre la sanction du poHvorr séculier qui n'est pas néces-
saire, V, 397.
^êrigueuœ (an. 4365). Concile dont les résultats sont inconnus,
II, 444.
— (an. 4856). Lettre pastorale au sujet de la convocation de
ce concile, II, 440 et suiv.; entretiens avec le clergé sur quel-
ques décrets ayant rapport à la morale et à la discipline; titres
de plusieurs chapitres dont la lecture e&t spécialement recom-
mandée au clergé, III, 267, 268, 269 ; décrets à propos des abus
des réunions d'hommes, connues sous le nom de cercles, 268 ;
exhortations aux associations établies pour veiller à l'observa-
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GGXXn TABLE ANALYTIQUE.
tioQ delà loi da dimtnche, 366, 367; condamnation da livre
intitulé : Ciel et terre ; errears de ce livre touchant la condition
future des bons et des méchants, 230 et suiv.; dëveloppemeot
des décrets doctrinaux du concile, 434 et.suiv.; la vraie doctrine
sur les obligations contractées par les enfants dans la réception
du sacrement du baptême, 488 et suiv.; si la théologie et la
philosophie sont des sciences distinctes, il n'y a pas cependafit
entre elles séparation ou opposition,. 4 59 et suiv.; la prétention
impie de vouloir élever Tédifice de la philosophie et de la morale
sans le secours de la religion révélée, 454, 460^464^ t47, 218,
255; dans quel sens on doit entendre cette proposition : L*usage
de la raison précède-tnl la foi? 488 et suiv., 455; YII, St9, 230;
déclarations en faveur des ordres religieux, auxquels on n'entend
contester aucun de leurs privilèges justement acquis. Y, 582,
583, 584.
Poitiers (an. 4867). Mandement qui ordonne des prières à Focca-
sion de la prochaine célébration de ce concile, YI, 445 et suiv.;
il est fixé au 43 janvier, anniversaire centenaire de la aiort de
saint Hilaire, 435 ; décret louant la sollicitude avec laquelle sonl
réparés dans la ville de Poitiers les monuments qui rappellent le
souvenir de saint Hilaire et de saint Martin, 315, 349; vœu des
Pères du concile pour la restauration de la grande église de Saint-
Hilaire, 319 ; description de l'imposante manifestation religiease
déployée après le concile, et de la variété des actes qui se sont
accomplis pendant les séances, 478, 479, 480, 229.
Lettre synodale portant promulgation des décrets du concile
de Poitiers, et analyse de ces décrets, YI, '340 et suiv.^ 4i0 :
Tensemble des prescriptions des cinq conciles de la province
forme un manuel approprié à tous les besoins de notre époque,
354, 355, 356 ; moyens prescrits pour obtenir la pratique des
décrets disciplinaires, 356 ; acclamations à Ir fin du concile, 4o8,
lettre du cardinal préfet de la congrégation du C >ncile à Tarcbcv-
vôque de Bordeaux, le félicitant de son zèle et de celui de ses
suffragants à tenir les conciles provinciaux, et louant en particu-
lier plusieurs décrets du concile de Poitiers, 344, 3i2, 344, 355;
promulgation, pour le diocèse de Poitiers, des décrets de ce
concile, approuvés par le saint-siége ; obligation pour tous les
ecclésiastiques et les maisons conventuelles, môme de femcfies.
ayant le privilège d'une église propre, de se procurer un exem-
laire desdits décrets, 440.
Port d'Espagne dans les Antilles anglaises. Concile provincial,
m, 452.
Reims (an. 1564). Il fut le premier concile provincial, tenu après
le concile de Trente qui avait été clos l'an 4563, III, 437.
Rennes (an. 4849). Il avertit les fidèles que c'est par les docu-
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TABLE ANALYTIQUE. GGXXHI
ments aathentiques émanés du saint-siège ou de Tépiscopat,
qu'ils recounaitront la doctrine de l'Église, et non par des écrits
particuliers, périodiques ou non périodiques, II, 327.
Rochelle [La] (an. 4853). Lettre pastorale an sujet de la prochaine
réunion de ce concile, I, 640 et suiv.; lettre synodale des Pères
du concile portant promulgation de ces décrets, avec une expo-
sition succincte de ses principaux chapitres dogmatiques et disci-
plinaires, II, 439*455; promulgation spéciale pour le diocèse de
Poitiers, faite en synode, suivie de quelques explications sur !e
chapitre De moribus et conver&Uione cleri, sur les décrets relatifs
à la création des nouveaux diocèses dans les colonies françaises ;
sur le chapitre qui promulgue et venge Tencyclique Inter multi^
plices^ adressée aux évoques de France au sujet de quelques con-
troverses nées dans ce pays, 347, 330; apologie de la société
Saint-Sulpice, 325, 326; sanction donnée à l'association de la
Sainte-Enfance, III, 63 ; insistance sur les avertissements du
concile de Bordeaux à propos de la violation du dimanche, 364,
365, 366.
Rome (an. 1725). Concile particulier de TÉglise de Rome tenu par
JBenott XIII, III, 447; caractère particulier de plusieurs conciles
non GBCuméniques tenus à Rome, Yl, 66.
Sens (an. 4528). Il déclare que résister à l'autorité des conciles gé-
néraux, c'est être ennemi de la foi, YL 442.
StrigoMB (an. 4859), Y, 56.
Toul (an. 959), lU, 436.
Tours (an. 667), III, 436.
Trente (an. 4545-4563), 1, 260, 526; III, 406; VI, 254 ; YII, 236. Il
trace aux évéques les règles de leur conduite envers leur clergé,
I, 353; dans l'approbation des nouveaux miracles, 432; il veut
qu'on admette surtout dans les séminaires les enfants des pau-
vres, sans cependant exclure ceux des riches, 509 ; tout prêtre
nommé à une fonction ou dignité ecclésiastique doit lire devant
l'évéque ou son délégué la profession de foi de Pie lY, 536 ; le
concours prescrit pour la nomination aux paroisses vacantes,
542 ; il est enjoint aux curés d'annoncer la parole de Dieu avec
concision et facilité, 1, 548 ; YIII, 96 ; obligation pour les évoques
de faire la visite de leur diocèse au moins une fois tous les deux
ans, par eux-mêmes ou par leurs délégués, I, 578 ; YIII, 241 ; il
appartient aux chapitres cathédraux de nommer un vicaire capi-
tulaire dans les huit jours qui suivront la mort de l'évéque, YIII,
4 29, 434 ; pouvoirs extraordinaires accordés aux évéques dans
le cours de leur visite, I, 584 ; le pape dans toute l'Église et
l'évéque dans son diocèse ont le droit de se réserver l'absolution
de certains crimes, II, 333 , 334 ; YII, 428 ; décret et canon du
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CGXXIV TABLE ANALYTIQUE.
concile sur les cas réservé» au pape, Vf, S23; VU, 4t8; aDathèse
contre quiconque met le chrétien au niveau du païen ou méice
du catéchumène, II, 410; différence qui existe entre le bapiéo»
et la pénitence, III, 80; anathème contre ceux qui préteodeo;
que les indulgences sont inutiles, ou que la puissance de les
accorder n'est pas dans TÉglise, 84 ; recommandation aux coa-
fesseurs d'imposer des pénitences médicinales et satisfactoires,
s'ils ne veulent pas participer aux fautes d'autrui, 93 ; on peut sa-
tisfaire à Dieu par les fléaux temporels qu'il envoie, s'ils âc«t
indurés avec patience, 400; anathème contre quiconque pré-
tendrait que les enfants baptisés parvenus à l'adolescence sctLi
libres de ne pas ratifier les promesses faites en leur nom, 190;
à l'Église seule il appartient de juger du véritable aeiiâ des di-
vines Écritures, 234 ; tout prêtre qui a charge d'Ames est leou
par un précepte divin à offrir le sacrifice pour elles, 27S ; le mé-
tropolitain et à son défaut le plus ancien évéque de ta provin»
est tenu d'assembler en concile tous les évéques de la cirooBs-
cription une fois au moins tous les trois ans, 436; injonction aox
pasteurs de commenter fréquemment queiquesHinsd^ textes (k^
livres saints qui ont été lus pendant la messe, lY, 390; déffose
de détourner ou de refuser le tribut auquel a xlroit le ministre de
Dieu, y, 350 ; exhortation aux fidèles de subvenir généreusement
aux besoins des évoques et des curés, 314 ; la révélation divine ?«
trouve dans les saintes Écritures et dans la tradition parverwe
jusqu'à nous depuis Jésus-Christ, Yll, 224^ itt; il recommande:!
fondation des séminaires, VI, 544 ; effets particuliers do c^ocile
de Trente, VII, 487; ils n'ont pas profilé à tous ni partout, 4S^.
jugement des hommes d'État contemporains du concile de TrenUi
concernant ce concile; d'après eux, il n'a rien fait de sérieux ilj
d'efficace depuis son ouverture, ¥1,567 et suiv.; au contraire, J
est appelé à juste titre le grand concile ; les fruits qu'il a produit^
durent toujours, 569 ; contraste entre Thistoire dece condle et l«
texte de ses canons et de ses décrets, 436, 437 ; discours violestj
de Pibrac et du Ferrier, orateurs du roi de France, durant k!9
sessions du concile, y, 576; sa portée politique fut à peu prè^
annulée, mais sa portée religieuse fut immense, incalculable^ l.|
244 ; ce concile semble n'avoir laissé aucun nouveau canoa à
faire, parce que le protestantisme avait achevé de remuer tout l^
champ des erreurs et des négations, I, 244; il est deuteuH
comme en permanence au moyen des congrégations romaiG<?^
chargées d'en perpétuer l'application, 245 ; troisième anoiver»«.r«
séculaire de la clôture de ce concile ; cérémonie religieuse i P^h
tiers, V, 299.
Vatican (an. 4869). Pie IX fait interroger secrètement quelqoH
évéques sur ce qu'ils jugeraient le plus expédient à irailer dam
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TABLE ANALYTIQUE. CCXXV
]e fulur concile, ¥1,97; motifs qui ont porté le pape à convoquer
le concile, 98, 99; les évoques y adhèrent et offrent au pape
leur concours^ 99 ; s'il y a des intrigues politiques ou des cabales
anabitieuses, Dieu saura les faire avorter, 400, 404 ; il est un
des pl'^s grands événements de notre époque, 423 ; le gouver-
nement reconnaît le droit des évoques français d'assister au con-
cile, 427 et suiv.; TÉglise a toujours donné une place d'hon-
neur dans les conciles aux princes chrétiens ou à leurs représen-
tants ; une police secrète au service de César dans les conciles
serait une chose indigne, 434 ; la présence des ambassadeurs n'a
pas la môme raison d'être et peut créer des difficultés, 432 ;
Tœuvre principale du concile sera la condamnation du natura-
lisme politique, raisons qui le porteront à attaquer cette erreur
dominante, 433, 434 ; les libéraux seront les principaux adver-
saires que le concile aura à combattre, 434 ; les attaques du de-
hors contre le concile sont prévues, mais les embarras créés au
dedans par la ténacité de plusieurs sont plus à craindre, 509 ;
lettre pastorale et mandement indiquant des prières publiques^
et promulguant une indulgence en forme de jubilé à l'occasion
du prochain concile général, 400 et suiv.
Paroles d'adieu, adressées au clergé de la ville épiscop^Ie avant
le départ pour le concile, 507 et suiv.; exposition du cantique jBe-
nedictus appliquée aux circonstances, 508 et suiv. ; leÉre pasto-
rale adressée de Rome pendant le concile du Vatican ; carême de
4 870, 578 et suiv.; l'utilité et la nécessité de ce concile démon-
trées par les attaques des adversaires, 579, 580 ; allocution dans
régiise cathédrale de Poitiers, au retour du concile^ 592 ; il a
fermé la source des schismes en déclarant la permanence d'un
tribunal infaillible dans l'Église; il posera dans la deuxième pé-
riode les principes qui doivent servir de base aux relations régu-
lières de la société humaine avec l'Église, VU, 8 ; lettre et man-
dement portant publication de la Bulle apostolique qui annonce
in suspension du concile œcuménique, 4 et suiv.; plusieurs pères
(lu concile demandent que saint Joseph soit déclaré patron de
rËglise universelle, 431 ; Schéma du concile concernant la no-
mination dos vicaires capitulaires, VIII, 430, 444 ; autre Schéma
concernant la visite canonique des paroisses, 240, 241.
Instruction synodale sur la première constitution du concile du
Vatican intitulée : ConêtUutio dogmatica de fide catholica, et
commençant par ces mots : Dei FUiuSy VU, 477 et suiv. ; détails
_sur les travaux préparatoires de cette constitution, VII, 252etauiv.
Vienne en Autriche (an 4859), III, 452. Décrets de ce concile sur
la nature et la personnalité de Dieu, V, 56, 98 ; il enseigne quela
nature d'unet âme raisonnable implique la faculté de pouvoir
arriver à la connaissance de Dieu, au moyen des créatures et du
témoignage de sa propre conscience^ V, 94.
T. VIII. 46*
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CCXXVI TABLE ANALYTIQUE.
We:tminsîer (an. ^859), V, 45Î.
Concordat de 1801. Légitimilë et heureux résultats de ce concor-
dat, 1, 216; les dissidents de la Petite-Égiise refusent de Tad-
metlre, 388, 392, 394, 537, 638 ; 11, 39, 40, 49; vice des arti-
cles additionnels; moyen de le réparer en partie, SI7; U^ 240; le
suint-siége et Tépisoopat français protesteni contre l'additiood^
ce^ articles au concordat, IV, 174, 207.
Concordat de T Au triche a\ec Pie IX; ce traité de paix entre
la religion et la sociélé mérite d'être approfondi dans toutes ses
parties, 11, 529 ; 111, 424; V, 357,
Condescendance en fait de doctrine. L'Église se prête volontiers
à la condescendance, lorsque le dépôt de la foi ou des mœurs
n'est pas atteint ; dans le cas contraireelle ne le fera jamais, 111,
259 et suiv. ; pensée de saint Gélase sur la condescendance que
réclamaient certains hérétiques, 261.
Conférences ecclésiastiqnes. Origine de l'institution de ces confé-
rences dans lo diocèse de Poitiers, 1, 485; modification apportée
au règlement et au ))rogramme de ces réunions, 489; leur utilité
en tout temps, surtout à notre époque, 486 el suiv. — Confé-
rence de Saint-Yincent-de-Paul. Voir Société de Sainl-Vinceot-
de-PauI.
GonfessanrB. Le concile de Bordeaux exhorte les confesseurs à im-
poser quelquefois aux pénitents, comme œuvre satisfactoire, la
récitation de la profession de foi de Pie lY, l, 536 ; ils sont exci-
tés par les évêques à insister sur la fuite de certains plaisirs
mondains, 111, 435.
Confession. Elle est un moyen infaillible démoraliser les peuples:
rien de comparable pour réhabiliter l'âme dégradée, rien de plus
préventif pour Tavenir, 1,456; les enfants parvenus à l'âge de
discernement doivent être admis à la confession deux fois («r
an, VI, 858. Voir Pénitence (sacrement de).
Confirmation. Effets et caractère de ce sacrement ; il y aura pour
ceux qui l'auront reçu plus de gloire ou plus d'ignominie pen-
dant réternité, selon qu'ils auront mis à profit ou non ce second
caractère imprimé dans l'âme, I, 280.
Confréries. Approuvées par TÉglise^ elles ont une puissance mer-
veilleuse sur les âmes ; fruits qu'elles produisent, IV, 277.
Congrégationa enseignantes. Leur situation après la loi de 1S52
sur l'enseignement. Conduite du clergé à leur égard; les conser-
vateurs les demandent après les avoir repoussées, I, 369 et SQi\ .
Congrégations romaines :
Du Concile, Lettre du cardinal préfet aux Pères du concile
de La Rochelle^ II, 440, 444 ; lettre du même
au cardinal de Bordeaux concernant le cou-
Cile de Poitiers, VI, 344, 342, 344, 355,363,
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TABLE ANALYTIQUE. CCXXVII
369 ; réponses du préfet de la sacrée congré-
gation du concile concernant les relations de
l'état de V Église de Poitiers, II, 560; V, 244
et suiv., 579 et suiv. ; Vil, 274 et suiv. ; 452
• et suiv.
DeVIndex, 4825, 26 mars. Décret sur la compétence des
évoques pour la condamnation des mauvais
livres, V, 439.
4844, 8 août. Décret qui condamne les œuvres
philosophiques de M. Cousin, III, 249.
4856. Décret qui condamne le livre de M^ Jules
Simon intitulé: « De la liberté de conscience »,
m, 2<6 (note).
Des Indulgences. 4873, 8 mai. Décret par lequel des indulgences
sont accordées à perpétuité aux fidèles qui sanc-
tiûent le mois de juin par des pratiques pieuses
en rhonneur du Sacré-Cœur, VIII, 454, 452,
Des Rites, . 4854, 29 mars. Décret Quod potissimum qui
confirme et étend à Tunivers entier le titre de
docteur donné à saint Hilaire, évéque de
Poitiers, I, 469, 470.
4854, 48 juillet. Rescrit qui autorise Tévôquede
Poitiers à insérer dans la préface de la messe
et dans les Litanies de la sainte Vierge la
croyance à la conception immaculée de Marie,
I, 445.
4856, 6 mars. Rescrit qui attribue aux cha-
noines de l'Église cathédrale de Poitiers la
faculté de porter une distinction honorifique,
VI, 202.
4856, 3 avril. Décret approuvant, à T usage du
diocèse de Poitiers, une formule pour la bé-
nédiction des chemins de fer, II, 465.
4856, 23 août. Décret par lequel est prescrite
pour le monde entier la célébration annuelle
de la messe et de Toffice du Sacré-Cœur de
Jésus, III, 45.
4857, 14 septembre. Décret qui règle la forme
et le mode de la prière pour le chef de TÉtat,
III, 42.
4859, 42 mai. Décret par lequel la fête de saint
Patrice est élevée du rit semi-double à celui
dédouble, IV, 32.
4864, 9 juillet. Décret qui rend obligatoire la
célébration de la fête de la bienheureuse Ao-
gèle de Mérici, IV, 463, 464 ; V, 374.
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CCXXVill TABLE ANALYTIQUE.
4861, 41 juillet. Dëcrdt qui prononce la béati-
fication équipollenle de la blenheoreuse
Françoise d'Amboise, V, 219, 8î4.
4862, 8 juin. Décret qui ordonne de rendreaux
vingt- sept martyrs japonais les honneurs dus
aux saints, IV, 464.
1864, 19 août. Décret de béatification de Mar-
guerite-Marie Alacoque, V, 223, 225.
4869, 44 janvier. Décret portant obligation p3ur
le clergé régulier et séculier de célébrer ia
fêle do saint Paul de la Cfoïn le 28 avril de
chaque année, VI, 439.
Réponse qui lève la défense de donner la
communion à la messe de Requiem avec des
hosiies consacrées dans le ciboire, VI, 439.
1870, 8 dérenibre. Décret Quemadmodum Deut
qui proclame saint Joseph patron de TÉglise
universelle et élève sa fête au rit double de
première classe, VII, 432, 270, 282.
4874^ 2i avril. Décret qui déclare ia béatiâca-
tion équipollente de Jeanne -Marie de Maillé,
VU, 282.
4874, 23 mai. Décret par lequel saint Alphonse
de Liguori est placé au nombre des docteurs
de l'Église, VII, 270, 282.
487i, 24 novembre. Décret qui autorisa pour le
diocèse de Poitiers la fêle avec l'office et la
messe de la bienheureuse Jeanne-Marie de
Maillé, VII. 284.
Du Saint^Office, 4851, 24 mai. Décret contre les abus dans le
mariage, III, 56, 57.
4856, 30 juillet. Décret contre les abus des
tables tournantes, III, 54.
Congrès catholique réuni' à Munich. Bref de Pie IX à l'archevêque
de Muoichj concernant plusieurs opinions erronées émises dans
ce congrès sur Tautoriié doctrinale de l'Église, V, 342 et suiv. ;
congrès de Malines; réfutation de quelques assertions, 349 et
suiv.
Homélie prononcée à la messe d'ouverture du congiès des di-
recteurs d'associations catholiques ouvrières à Poitiers, VII, 413
et suiv. ; le premier objet du congrès, c'est d'opérer et de cimenter
l'union des œuvres, 420; le congrès est un apprentissage où l'on
doit apprendre à choisir les œuvres les plus utiles aui besoins
présents, 424. Voir Ouvriers (cercles des).
Congrès de Paris (4856). Il assure au Grand-Turc Tintégritéde son
territoire et s'élève contre io gouvernement pontifical, VllI» 96.
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TABLE ANALYTIQUE. CCSXIX
Consécration d'une église. Vertu efficace et féconde des rites de
In consécration d'une église ; comment les chrétiens doivent
achever cette consécration, VIII, <20, 4Î4 ; description dos céré-
monies de la dédicace de l'église de Notre-Dame de Chartres,
IV, 78, 79.
Discours et homélies prononcés en cette solennité. Voir Bon-
Encontre (église de Notre-Dame), diocèse d'Agen, III, 45S.
Bordeaux (é.i^lise de Saint-Michel), V, 44.
Chartres (église de Notre-Dame de), six centième anni-
versaire do la consécration de cette église, IV, 70.
Larnay (église des sourdes et muettes), VI, 234.
Mauroc (chapelle de). II, 418.
Niort (église de Saint-André), VIII, 209.
Id (église de Saint-Hilaire). VI, 496.
Pdizay-le-Chapt (église de), IV,i84.
Poitiers (église de Sainte-Croix), VI, 497.
Id. (église des Jésuites), 11,405.
Port-de-Piles (église de), IV, 247.
Puyo (Lï) , église des FUIes-de-la-Croix, VIII, 440.
Saint-Cheron (église du petit-séminaire), diocèse de
Chartres, VI, 524.
Salvert (église des sœurs de Sainte-Phiîomène), V, 594.
Torfou (église des sœurs de), diocèse d'Angers, V, 359.
Voir Pontifical.
Consécration épiscopale. La grâce principale de Tépiscopat ré-
sulte de Tordination racrée, VI, 462; différence entre la consé-
cration et l'élection épiscopale, 463.
Homélies ï»rononcée« le jour anniversaire d'une consécration
épiscopale. Voir Anniversaire, Pontifical.
Conseil d'Ëtat. Mandement du 22 février 4864 portant condamna-
lion de la brochure intitulée : La France, Rome et Vltalie, par
M. A. de la Guéronnière, déféré au conseil d'État; pièces rela-
tives à la déclaration d'abus prononcé contre ce mandement,
IV, 445 etsuiv., 474 et suiv., 206 et suiv., 928 et suiv. ; incoro-
pëtencedu Conseil d'État pour la déclaration de ces appels, 474.
Conseryatenrs. Lettre pastorale sur le retour à Dieu considéré
. comme devoir particulier de tous les hommes qui ont intérêt à la
conservation de l'ordre, I, 438 et suiv. ; combien ils ont été cou-
pables sons le gouvernement de 4830 en établissant l'hostilité
entre Técole et le presbytère, 366, 367 ; corrélation providen-
tielle entre la proclamation du dogme de l'immaculée Conception
et les nécessités de notre temps démontrée aux hommes positifs
et conservateurs, U, 226 et suiv. ; la révolution trouve en eux des
auxiliaires, parce que les remèdes du mal les effraient encore
plus que le mal lui-même, 111,43; leurs craintes en 4 848 à la
vue des conséquences sociales des mauvaises doctrines» II, 448;
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CCXXX TABLE ANALYTIQUE.
iniuence de la presse irréligieuse sur l'esprit des conservateurs,
ibid. 344 et suiv. ; ils préparent la ruine de .leur pays en patron-
nant et propageant les livres impies des écrivains modernes,
III, 246.
Il est une classe d'hommes qui font profession d'aimer et d'esli-
mer TÉglise, mais à condition que l'Église agira selon leursidées;
s'ils ne respectent pas sur ce point l'ordre établi, pourquoi veu-
lent-ils que la révolution li*s respecte eux-mêmes? ils lui prêtent
des armes contre eux, II, 348 et suiv. ; dangers de Tesprit de con-
cession, 4Î7 et suiv. ; mal qu'ils font à la société en voulant l'ordre
sans la religion ; leur portrait, I, 324 et suiv. ; leur résistance sa-
vante contre la religion, IV, 63; leurs enfants seront chrétiens
ou franchement impies; mais, en attendant, ces hommes de mi-
lieu sont le fléau de la société, et la cause de tous ses maux, I,
427-429 ; combien leur retour importe à eux-mêmes et à la so-
ciété, 490 ; leur influence mauvaise sur l'enseignement , 366 ;
l'esprit de notre époque est l'esprit d'égolsme, opposé à l'esprit
de sacrifice ; on cherche dans la société le calme et la richesse,
nullement la vertu, 595, 624.
La faiblesse est leur cachet : c'est ce cachet qu'ils donnent à la
société moderne, V, 4; les affaires et le plaisir, c'est leur vie, 5;
combien leur religion est pâle et insuffisante^ 493.
Gomment des politiques et des écrivains, prétendus con8er\a-
teurs, ont conduit la France à une ruine effroyable, au mépris
des avertissements des évêques, YIII, 89, 90.
Les conservateurs sont impies presque sans le savoir, VU, 75 ;
la part qu'ils ont dans le naturalisme, 497; ils veulent agir sans
le Christ; leurs œuvres, 260 ; ils blâment la pratique des pèleri-
nages comme une nouveauté, 584 et suiv. ; après nos désastres,
ils n'ont pensé qu'à leurs intérêts personnels, 258, 259.
Constance, empereur. Extraits des écrits de saint Hilaire contre
cet empereur, I, 443 : IV, 66, 67 ; V, 204 ; VI, 574.
Constantin, empereur, I, 435, 447, 450; lil, 348, 367; V, 533 ;
VI, 247, 434 . Il porte des édits pour l'observation du dimanche,
III, 367.
Constantinople. Le saint-siége finit par sanctionner, dans une
pensée de pacification, la prééminence que cette ville avait usur-
pée sur les patriarcats apostoliques de l'Orient, II, 497.
Constitution politique. La meilleure pour un peuple est celle qui
répond mieux à son caractère, à ses qualités et à sa mission
dans le monde, VII, 3, 4 ; la condition essentielle d'une constitu-
tion, c'est la subordination à la loi divine, 4; diflérence essen-
tielle entre la constitution divine de l'Église et les constitutions
modernes, 54 4, 542.
G6ntroverse. La perte des traités de controverse serait peut-être
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TABLE ANALYTIQUE. CCXXXI
plus nuisible à la tradition catholique que la perle des catéchèses
et des homélies pastorales, V, 52.
Goorland (Watter), architecte saxon qui donna les plans de la
basilique de Saint-Hilaire de Poitiers, JII, 3ÎÎ.
Goqnerel (Alhanase), ministre protestant. Il enseigne que le péché
originel est une erreur aussi contraire à TÉvanglIe qu'à la con-
science et à la raison, II, 23<.
Corps humain. Ses organes comparés aux jeux de l'orgue; il peut
devenir un merveilleux instrument de musique à la gloire do
Dieu, VI, 4t. 43. Voir Adam.
Correspondant, revue catholique. Il soutient sur le mérite des
vertus naturelles un sentiment opposé à la vraie doctrine, II,
378 ; son manifeste à propos du prochain concile général dans
lequel on s' opiniâtre à parler des questions les plus importantes,
comme si l'épiscopat et le sainl-siége n'avaient rien dit, VI, 544;
ce langage est une offense pour l'Église à laquelle on persiste de
vouloir donner sur toutes choses la leçon la plus téméraire; à
• quel précipice peut conduire une pareille conduite, 542, 543.
Condrin (Pierre), poitevin, II, 543 ; VII, 532.
Conrlay, paroisse du diocèse de Poitiers, où les dissidents ont
placé le siège de leur schisme, II, 44.
Cousin (Jean) , artiste ; ses peintures dans la chapelle du château
d'Anet, I, 377,
Cousin (Victor), philosophe, II, 375, 376, 399, 400, 404, 405;' III,
242. Ce qu'il faut penser de ses écrits ; ses erreurs sur l'ensemble
de la doctrine surnaturelle ; il substitue sans cesse les droits de
la raison à ceux de la révélation ; réfutation, II, 359, 370 ; ses
prétendues rétractations ; il continue à enseigner les mêmes er-
reurs, m, 249, 255: ses écrits sont condamnés par un décret de
la congrégation de l'Index en 4844, 249.
Cousseau (Antoine-Charles), évoque d'Angoulôme, I, 235, 255,
284, 282, 484 ; II, 4, 105, 297, 424, 425, 549, 579; III, 458,497,
624, 647 ; IV, 324, 436, 546; V, 4, 280, 456; VII, 255. Lettre au
clergé du diocèse à l'occasion de son sacre, I, 294 ; il reçoit du
pape Grégoire XVI un exemplaire de l'exhortation de Léon XII
aux anti-concordataires de France, 391.
Coutumier (le droit) en France. Le pape blâme sévèrement un livre
anonyme intitulé : « De la situation présente de l'Église gallicane
relativement au droit coutumier », II, 325, 326.
Cramaud (Simon de), cardinal, évêque de Poitiers, II, 557.
Création. La création n'est qu'un temple; et l'exemplaire de ce
temple est l'humanité du Verbe, IV, 489 et suiv. : rapport essen-
tiel de la création avec Dieu; le concile du Vatican condamne
Terreur de ceux qui nient la création, VÎI, 240, 214.
Créature. Dieu tient compte à la créature de ce qu'elle entreprend
pour lui, comme si elle agissait par elle-même, alors qu'elle ne
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CCXXXII TABLE ANALYTIQUE.
fait qu'user de ses dons, I, 200 ; les créatures sont faites pour
Dieu, mais en môme temps pour les élus, qui sont chargés de les
fiiire remonter jusqu'à leur auteur, VIlTp 823; les créatures ina-
nimées ont reçu de Dieu l'inclination de servir ses élus ; elles
manifesteront une grande jubilation au jour du jugement, H4.
Crèches. Voir Salles d'asile
Crépon (Julien), procureur impérial. Son réquisitoire dans un pro-
. ces contre un ancien zouave pontifical, V, 340, 345.
Crétin (MartiaO, archiprétre de la cathédrale de Poitiers. Allocution
prononcée à la cérémonie de son installation, VI, H 4, 4 48 elsuiv.
Critique. La critique indépendante d'après M. Renan, HI. S40.
842.
Croisades. Expéditions qui seront Téternelle gloire des nations
chrétiennes. 1, 696 ; elles sont l'énergique résistance d*on peuple
qui vit de la vie de l'esprit contre les envahissements d'nn peapic
charnel. 74 ; elles ont toujours existé depuis Charles-Martel jus-
qu'à Sobieski, 72 ; le droit des croisés a été celui de tout peuple
pour la défense de sa religion, 70, 71 ; les croisades sont Tœavre
de la papauté et des conciles ; l'œuvre des saints, l'œuvre do
Dieu, tranchant la question par des miracles, 72, 73; III, 508;
immenses résultats des croisades pour la religion et la société
civile, I, 73 et suiv. ; II, 277 ; les guerres entreprises sous TétaB-
dard de la croix- ne peuvent se comprendre que par leur confor-
mité avec le grand œuvre du crucifié, 78 ; le parti des croisade?
était le grand parti de Tordre, enrôlé par l'Église pour la triple
défense de la religion, de la famille et de la société, I, 208,
c'est à la pjrfidie des Grecs qu'on doit attribuer l'insuccès év>
croisad&«t, II, 498; fruits de la croisade prècliée par les conciles
contre les hérésies du midi de la France, I, 209; la défense des
droits du saint-siége à notre époque mérite ie nom de croisade.
111,653; saint François de Sales > eut engager les ligueurs n
ceux du parti royaliste dans une croisade contre les Turcs.
VII, 495.
Croisés. Saint Louis, roi de France, les regarde comme de- vrdi^
martyr^:, qui dans le ciel plaident la cause de la foi contre les in-
fidèles, VI, 490,191; saint Bernard fait Téloge des soldats qiM
meuront pour la cause de Jésus-Christ dans les croisades. lU.
602, 603 ; il assure avoir appris du ciel que des milliers décroi-
sés français ont mérité la vie éternelle, I, 75 ; passages de l'ex-
hortation de saint Bernard aux croisés partant pour la délivrance
de JéruFalem, IV, 49, 50; éloge des anciennes familles des croi-
sés français, 52, 53.
Croissant {ordre du). Serment des chevaliers de cet ordre, VI, 271.
272.
Croix. Elle a été Tinstrument de notre réconciliation avec Diea, V,
445 et suiv. ; le mystère de la aroix est tellement fondaroeotal
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TABLE ANALYTIQUK. CGXXXIII
d»ns le christianisme qne Jésus-Christ a voulu le n ôler à tout,
II, 129 ; tout ce qui sert aux desseins de Dieu porte l'empreinte
de la croix, 1, 4; la croix est la seules arche d'alliance entre les
grands et les petits. 43 ; affinité entre la croix et saint Pierre,
exposition de cette doctrine, II, 4Î9 et suiv. ; la croix reste tou-
jours debout au milieu des révolutions, YI, 522 ; ce qu'entend la
philosophie moderne par la folie de la croix, II, 368, 370.
Lettre pastorale annonçant une indulgence jubilaire à l'occa-
sion du treizième anniversaire séculaire de la réception d'un
fragment insigne de la vraie croix de Notre- Seigneur dans le
monastère de Sainte-Croix de Poitiers, VI, 480 etsuiv. ; honneurs
dus aux reliques de la vraie croix, 482 ; culte rendu à la vraie
croix per les Poitevins, 494 et suiv. ; détails historiques sur la
réception de la relique de la vraie croix par sainte Radegonde à
Poitiers, 484 et suiv.
Abbaye de Sainte-Croix. FotV Poitiers.
Apparition de la croix à Migné; Voir Migné.
Institut des Filles-de-la-Croix , diocèse de Poitiers. Voir
Puye (La).
Colt^. La louange et, comme parle l'Écriture, la confession, fait
partie intégrante du culte, II, 226 ; Teffort le plus sublime du
culte intérieur est de remercier Dieu de ce qu'il fait dans Tinté-
rôt de son propre nom et de sa propre cause, YI, 467, 468.
Cultes. Conséquences extrêmes qui découlent de la liberté des
cultes, surtout pour renseignement publtc, IIÏ, 208, 209, 242;
en matière de religion et de morale, 240; cette liberté ne peut
être un prétexte à l'inobservation dn dimanche, 373, 374.
Gnrés. La résidence des curés est un devoir impérieux du minis-
tère pastoral, II, 348; règles de conduite pour les curés tou-
chant la loi de 4850 sur l'enseignement; avantages des écoles
libres, charité envers les instituteurs laïques, I, 366 et suiv. :
zèle que les curés doivent apport-er à découvrir les vocations
ecclésiastiques parmi les enfants de leurs paroisses, 542, 543;
leurs obligations envers les malades et les mourants, YI, 359 ;
il leur est ordonné de prendre pour thème de leurs prédications
le catéchisme du concile de Trente, I, 546; II, 443 ; VI, 356, 357.
Voir Clergé, Prêtres.
Custine (de). Son caractère, ses malheurs, sa mort sur Téchafaud
révolutionnaire, lY, 294, 296, 304. •
Gyprien (saint). Il enseigne que, pour qu'il y ail une Église, il faut
un évéque, 1,395; qu'on n'est pas autorisé à errer toujours
parce qu'on a erré dans le passé, 587; que les chrétiens prient
prjur les empereurs afin que Dieu les corfduise à la connaissance
des véritables biens, IlI, 40 ; que les œijvres satisfactoires de-
viennent des œuvres rédemptrices qui complètent la verlu du
sacrement de pénitence. 84 ; que celui-là n'a rien à demander au
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CCXXXIV TABLE ANALYTIQUE.
siècle qui est plus grand que le siàcle, 4 25 ; comment il définit
rËgiise, III, 438; il Ioue«le pape saint Corneille de son courage
en face des puissances terrestres, IV, 63 ; il recommande de noter
les jours où les fidèles donnaient leur vie pour la foi, 372; il
enseigne que l'épiscopat est un, et que chacun de ses membres
devient solidaire des autres, Y, 2S9 ; quoique docte, il reconnail
qu'il a besoin d'être enseigné, VI, 65, 474 , 472, 473.
Cyrille (saint), patriarche d'Alexandrie. Extraits de ses homéiles
prononcées en l'honneur de la mère de Dieu au début du coDcile
d'Éphèse, III, 459, 461 ; acclamations à la ville d'Ëphèse après le
concile, 472, 478, 474 ; texte allégué par saint Thomas. d'aprè>
lequel tous les évéques doivent obéissance au pape comme à
Jéâus-Christ lui-même, VI, 343 ; Jésus Christ, pour assister ses
brebis, les regarde non-seulement des yeux de sa divinité, mais
auâsi de son humanité, 395 ; c'est par Marie que les nations infi-
dèles ont élé conquises à la f >i; 448.
Daillé, ministre prolestant. Il reconnaît que si le culte des saints
est légitime, il faut admettre au sein de l'Église une autorité
compétente pour déclarer ceux qui méritent cet honneur, V, 47*,
472. '
Dalgairns (le Père), oralorien de Londres. Éloge de son ouvrage
intitulé : La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, III, 50 (noie; ;
VII, 4<5.
Darboy (Mgr), archevêque de Paris. Lettre pastorale à l'occasion du
meurtre de Tarchevôque de Pans (an. 1874j, VU, 154 et sui>.;
détails sur les circonstances de ce meurtre, 153, 154, 155.
David. Parallèle entre le roi David et saint Louis, roi de France,
tous deux rapprochés par un mène sentiment de foi et de justice.
I, 54, 55.
Décalogue. L'Église le présente comme le principal code de mo-
rale ; l'homme est traité avec respect dans ce code et y occupe
une place d'honneur, VI, 352.
Déclaration du clergé de France en 4682. Ce qu'on doit penser
du premier article, IV, 185, 186, 246. Voir Gallicanisme.
Dédicace du temple de Salomon. Les Juifs appelaient la fête de la
dédicace la fête des lumières; origine de ce nom, IV, 80; com-
bien l'anniversaire de cette fête était cher au peuple juif, 7 ï et
suiv. Voir Consécralfon.
Défensor, moine do Liguçé, auteur d'un recueil de sentences de^
• Pères, II, 67, 449.
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TABLE ANALYTIQUE. CCXXXV
Définitions de foi. Les hérésies les ont rendues nécessaires, VU,
359.
Déification. La déificalion de l'homme en Jésus-Christ et par
Jésus-Christ est une vérité fondamentale du christianisme, expo-
sition de cette doctrine, V, 135 et suiv.; VIII, 222 et suiv.
Déisme. Le Dieu que nous devons proclamer et adorer, c'est Jésus-
Christ et non pas le Dieu vague dont se couvrent les incrédules,
I, 403 ; danger de considérer simplement l'Évangile comme un
beau livre, 141 ; stérilité des eiïorls de ceux qui veulent faire du
bien sans avoir une religion formelle et bien déterminée, 448 et
suiv.; comment le christianisme des hommes de ce siècle n'est
souvent qu'un déisme à peine enveloppé de formules chrétiennes,
lY, 489^ 490; du naturalisme déiste, Y, 48 et suiv.; il n'a pas été
unanime ^ repousser le miracle, 405, 406.
Delorme (Philibert). Ses travaux d'art au châleau (l*Anet, I, 377.
Démon. Pouvoir des exorcistes sur les démons. II, 309 et suiv.
Voir Salan.
Denier de Saint-Pierre. Mandement et ordonnance concernant
l'œuvre dite du denier de Saint-Pierre, IV, 408 ; instruction
pastorale sur l'œuvre du denier de Saint-Pierre, V, 548 et suiv.;
un tribut a été payé en tout temps aux minisires de Dieu sous
la loi de nature, 522 ; sous la loi mosaïque, 523 et suiv.; sous la
loi évangélique, 527 et suiv.; moyens pratiques de généraliser
cette œuvre, 548 et suiv.; archiconfrérie de Saint-Pierre, éta-
blie à Rome pour les membres do cette œuvre, 552, 553.
Denys l'Aréopagile (saint). Il est envoyé à Paris par saint Clémi^nt,
IV, 81 ; sa doctrine sur les perfections de Dieu, V, 68, 70, 75,
76; sur la dignité du sacerdoce, 521 ; il explique ce que cest
que la hiérarchie et ses effets, VIII, 192.
Denys IeChartrenx.il ditque c'est de la bouche de Marie que saint
Luc a recueilli tant de particularités sur la naissance et l'enfance
de Notre-Seigneur, lll, 464 .
Descartes, II, 376 ; III, 207.
Deshayes, fondateur des Frères de Saint-Gabriel. III, 343.
Despotisme. Le droit chrétien seul est profondément antipathi-
que au despotisme, et les institutions chrétiennes sont le plus sûr
rempart de la liberié et de la dignité des peuples, V, 499; le des-
potisme révolutionnaire a tout renversé, tout absorbé dans son
autocratie centralisatrice, 404, 405; les droits de Dieu méconnus,
les droits secondaires le sont bientôt, et le despotisme naît de
cette confusion, VIII, 2 ; comment on n'a le despotisme que
parce qu'on l'a mérité, ou qu'on l'a rendu nécessaire, 53.
Devoir. Devoirs imposés aux chrétiens vis-à-vis l'Église, la reli-
gion et la société, IV, 244, 245 ; les devoirs du citoyen, relevant
de la conscience, relèvent à ce titre de l'autorité divinement
consliluëc, régulatrice suprême des consciences, 247.
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CCXXXVI TABLE ANALYTIQUE.
Dévotion. Définition de la dévotion d*aprè$ la théologie et l'histoire
du christianisme ; ce qu'on entend par lo mot dévotion nouvelle,
VII, 415, 4 19; taute dévotion éclairée doit marcher de pair
avec la doctrine, 449.
Diacres. Ils ont été établis par l'autorité apostoIi()ue pour l'organi-
sation des aumônes, II, 486.
Dieu. Troisième instruction synodale sur les principales erreurs de
notre temps, dans laquelle est exposée la doctrine cathoh'que sur
la nature de Dieu, V, 54-98 ; unité de Dieu dans sa nature et
dans ses œuvres, lll, 347 ; il est le principe et le terme nécessaire
de toutes choses, I, 404 ; il est le saint par excellence, parce
qu'il est absolument séparé de tout ce qui n'est pas lui, VU, 394;
triple déclaration dogmatique sur la vraie nature des attributs de
Dieu, de l'acte créateur et du rapport essentiel de la créalion
avec Dieu ; doctrine du concile du Vatican, Vil, 208, 209, 940;
système des philosophes allemands sur la notion de Dieu, V, t3î,
233 ; notre Dieu n'est pas ce Dieu vague et complaisant dont le
matérialisme invoque l'autorité; c'est lui qui a donné sa loi
aux hommes, I, 403; Dieu, de toute éternité, se suffisait à lui-
même, il a voulu ajouter à sa gloire essentielle une gloire acces-
soire dans le temps, II, 49; dans l'ordre de la nature Dieu pour-
voit à tout au moyen des lois générales qu'il a établies^ 20, 21;
lo concile du Vatican prononce anathème contre quiconque nie-
rail que la raison finale des œuvres créées soit In gloire de Dieu,
VII, 304 ; la notion exacte de Dieu est le premier de tous les dé-
pôts confiés à l'Église, V, 54; VI, 180, 484 ; Dieu créateur de
toutes choses, devoir et besoin de TÉglise de confesser Dieu en
face de tous les blasphèmes modernes, VU, 204; altération et fo'si-
ficalion de la notion de Dieu, 206, 207; les récentes erreurs sur la
nature divine condamnées par le concile d'Agen, V, 57 et suiv.,îOf .
11 daigne faire des traités d'alliance avei*, les enfants des hom-
mes; exemples du peuple juif et du peuple français; comment
Dieu est fidèle à son serment, VII, 285, 286, 287; les droits sou-
verains de sa miséricorde, 297, 298 ; comment il les exerce, W9
et suis., 304, 305.
Le naturalisme va juscju'à attaquer la notion de Dieu, V, 5i;
la condamnation par TÉglise assemblée à Rome en 4862^ et par
l'encyclique du pape, 57 et suiv.; idées catholiques sur Diea
considéré en lui-môme, 58, 65; nécessité de la connaissant de
Dieu, 76; l'Église seule nous donne sur lui des notions claires, *8,
richesse de sa doctrine ?ur ce point, 84.
Tout son être n'est que bonlé; le bien qui le constitue bon.
c'est lui-môme, V, 76 ; la bonté de Dieu reluit dans toutes les par-
ties intérieures des églises chrétiennes, 47, 18, 49; Dieu ne dé-
pend que de lui-môme dans la répartition de ses faveurs, II, 47* •
sa patience à supporter ses ennemis, 1, 99, 404 : sa grandeur, iî
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TABLE ANALYTIQUE. CCXXXVII
est celte majesté souveraine qui se complaît dans Texcellence et
la dignité de ses tributaires, II, i59 ; son repos, il s*est reposé le
septième jour de son œuvre extérieure; mais il ne se repose
jamais de cette opération secrète par laquelle il gouverne et vi-
vifie tous les êtres, 429 ; son règne ; prêcher le règne de Dieu,
c'est le devoir du prêtre, comme c'est le beaoin de Tépoque pré-
sente, 34 S.
Le lègne visible de Dieu sur la terre, c'est le règne visible du
Dieu incarné ; et le règne du Dieu incarné, c'est le règne perma-
nent de l'Église, IIl^ 504 ; le devoir des vrais chrétiens, des
hommes de foi et de courage, c'est de travailler au triomphe
du règne de Dieu sur la terre, lY, 6 ; c'est un outrage à sa sou-
veraine sagesse, de penser qu'en traçant des règles pour le salut
des particuliers, il a mis des entraves au développement des na-
tions, II, 613; son domaine est aussi absolu sur les peuples que
sur les individus, VU, 4; il est le principe de toute cohésion;
hors de lui tout est confusion^ anarchie, 5; il veut être loué
non-seulement dans le secret des âmes, mais dans la vie publi-
que, dans les institutions terrestres, 401; un seul parti
pourra sauver le monde, le parti de Dieu ; nécessité de combat-
tre la substitution de l'homme à Dieu, i, 98, 403; comment Dieu
met la confusion parmi les hommes qui cherchent à ébranler son
trône, 236 ; il laisse le plus souvent aux passions le soin d'exé-
cuter ses volontés^ il convertit en moyens les obstacles, 4 ;
Dieu père des hommes ; il n'y a de paternité sur la terre que
parce qu'il y a une paternité céleste, 268; Dieu n'est pas seu-
lement père, mais il est encore mère, IV, 492, 493; quand on
appartient À Dieu, on domine le monde ; quand on se détache
de Dieu, on a le front dans la boue^ I, 497 ; par quels actes on
s'approche de Dieu, VI, 546.
Dimanche. Première instruction pastorale sur la loi du dimanche;
autorité divine sur laquelle repose la loi du dimanche, son ori-
gine; transposition du sabbat au dimanche, III, 347 et suiv.;
seconde instruction ; la violation calculée du dimanche est un
acte formel de rébellion comme d'impiété ; but, utilité et admi-
rable fécondité de la loi du dimanche, 564 et suiv.
L'origine de la loi qui ordonne la sanctification du dimanche
remonté aux premiers jours de la création, 349 et suiv.; cette
loi appartient au domaine de la foi, elle résume la pratique de tous
les devoirs de la vie chrétienne, 367 et suiv.; zèle des premiers
chrétiens et des princes depuis Constantin, pour Tobservation
de cette loi, 360, 367 ; décrets des conciles de Bordeaux, de Péri-
gueux, sur l'obligation de garder le précepte du dimanche, 363 et
suiv.; du concile de La Rochelle, II, 4 43; III, 360, 361 ; gravité
de cette obligation, III, 374 ; le repos du dimanche, nécessaire
aux forces du corps et aux facultés intellectuelles de l'homme,
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CCXXXVIII TABLE ANALYTIQUE.
•
579, 584 et suiv.; avantages de celte loi pour la conservation de
l'esprit de famille et des rapports intimes des habitants de la
paroisse, au moyen des offices de TËglise, 585, 586 ; réponse à
diverses objections contre l'observation de cette loi, 587 et saiv.;
le dimanche est le chef-d'œuvre de la législation sociale; pourquoi
est-il mieux observé chez les nations hérétiques? 59i; la liberté
des cultes ne peut être un prétexte à l'inobservation du diman-
che, 373, 374 ; le dimanche est le moyen morali^^ateur par excel-
lence ; effets merveilleux que produirait sur le peuple la parfaite
observance de ce jour de la part des hommes influents de la
société, I, 456.
Dîme. La dîme n'est pas de précepte divin dans la loi nouvelle ;
rËglise a pu, dans tous les temps, changer la forme du tribal
que les fidèles doivent aux ministres des autels ; que doit-on
penser du système actuel en France? V, 350, 354, 548 et suiv.
Voir Denier de Saint-Pierre.
Diocèse. Le diocèse est lui-même une monarchie dont le chef uni-
que est révoque, sous la dépendance du pasteur universel, I,
344 , 346, 354 ; chaque diocèse est une étoile qui appartient au
planétaire dont Rome est le soleil, II, 539; dire oue l'évoque
peut, dans son diocèse, tout ce que le pape peut m^s l'Église,
c'est professer une erreur condamnée, I, 342.
Diplomatie. C'est une négociation incessante : on ne doit jamais se
reposer sur les apparences de paix, sur les garanties des traités,
IL 23. Voir Politique.
Discipline. Les diversités d'origine, de langues, de gouvernement
et de climat s'opposent à l'existence d'un droit commun absolu
dans un grand nombre de points qui intéressent la discipline
ecclésiastique, II, 443 ; la débilitation de la discipline ne ramè-
nerait pas les mondains dans les limites de l'honnête, tandis
qu'elle ouvrirait la porte de la damnation plus large aux demi-
chrétiens, IV, 433; la discipline devait avoir ses martyrs comme
la foi, n, 355.
Discnssion religieuse. Les saints n'ont pas craint de se servir de
l'arme du ridicule, de l'indignation dans les discussions religieu-
ses contre les incrédules, V, 53.
Dispense. Doctrine de saint Ives de Chartres touchant la dispense
des lois canoniques ; la dispense est une concession faite à la
faiblesse et non un prix décerné à la vertu, VI, 28 ; elle est la
marque de l'affaiblissement de la foi, 26 ; la dispense cesse avec
la cause qui Ta occasionnée, 29.
Dissay, ancienne maison de campagne des évêques de Poitiers, II,
424.
Dissidents (les). Voir Petite-Église.
Diyination. Elle consiste dans le recours au démon pour la décou-
verte des choses cachées, III, 50.
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TABLE ANALYTIQUE. CCXXXIX
Divinité. Quand un homme tolôrè qu'on lui attribue l'essence in-
communicable de la divinité, il est à la veille d'un châtiment ;
Nabuchodonosor, Hërode, Antiochus punis pour ce crime, lY,
260, 261 . Voir Dieu.
)octeiir8 de l'Église. A quelles conditions l'Église leur attribue ce
nom; honneur qu'elle leur rend dans la liturgie,!, 466; ils joui-
ront dans le ciel d'une gloire spéciale, 467; noms des premiers
docteurs que TÉglise ait honorés d'un culte particulier, 467,
468; le docteur est placé au rentre de l'Église, il parle sa lan-
i^ue; explication du verset 5 du chap. 15 de l'Ecclésiastique, VJII^
463; l'antiquité et l'usage de la langue latine dans les écrits ne
sont pas une condition expresse pour décerner le titre de doc-
teur comme le prouve l'exemple de saint Alphonse de Liguori,
VII, 272 ; différence entre un docteur de l'Église et un docteur
dans l'Église, VIII, 235 et suiv.
)octrine. Nécessité de la doctrine pour le prêtre, I, 482; si, en
donnant au pauvre le pain matériel, nous ne lui donnons aussi le
pain de- la doctrine, nous lui aurons procuré à peine un premier
soulagement, 42; lorsque la doctrine se fait complice des plus
mauvais penchants, elle enfante des monstres, II , 147; l'affaiblis-
sement des caractères dont on se plaint vient de l'affaiblissement
de la doctrine, III, 519; les sauterelles dont parle saint Jean
représentent les fausses doctrines dç nos temps, ravages qu'elles
font dans les âmes , V, 559, 560 ; la science crée des mots nou-
veaux pour les découvertes scientifiques , mais les vrais chré-
tiens s'en tiennent pour la doctrine au vocabulaire des écoles an-
ciennes et autorisées, 377.
logmes. Ils procèdent de la révélation surnaturelle que Dieu fait
aux hommes d'une vérité qui peut être écrite ou confiée à la tra-
dition ; l'Église ne crée pas le dogme, elle le conserve, le pro-
fesse, l'explique, le définit, II, 206 ; le dogme est susceptible de
développement au sein de l'Église, ^08, 209, 229 ; tout le dogme
chrétien repose sur le mystère de la croix, I, 592 ; l'Église im-
pose les jugements à la foi et à l'intelligence des chrétiens ; mais
elle laisse dans le domaine de la controverse les préliminaires et
les considérants de la définition, IV, 338, 339; paroles de saint
Basile au ministre de l'empereur pour le maintien de l'intégrité
des dogmes ; importance qne les hommes d'Église ont toujours
attachée aux questions doctrinales, V, 375.
fominicains de Poitiers. Ils viennent exercer leur bienfaisant
ministère dans le diocèse de Poitiers, dès l'origine de leur
ordre, II, 555; VI, 325 ; leur rétablissement à Poitiers ; éloge de
leur zèle dans la prédication de la parole de Dieu pendant le
centenaire de saint Hilaire, VI, 475, 313 ; appréciation du talent
de l'un d'entre eux à la suite d'une retraite pastorale, VIII, 4 25,
426; homélie prononcée dans l'église des Frères-Prêcheurs à
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CCXL TABLE ANALYTIQUE.
Poitiers ea la polennitë du sixième cenlenaire de la mort de
saiQt Thomas d'Aquin, VIII, 98 et suiv,
Donat, scbismatique africain, III, 495, 497.
Donnât [Ferdinand), cardinal, archevêque de BoFdeau;^, I, Î35.
Ui , 643 ; II, 1 28, «66 ; III, 458 ; Y, 4 , 4 4 ; VI, 464 ; VlU, 56, 57,
209. Il convoque à Poiliers le 5» concile provincial dont la tenue
doit coïncider avec les fêles du centenaire de saint Hilaire, VI,
135; lettre du comte de Persigny adressée au cardinal de Bor-
deaux: sur les associations, IV, 509 ; homélie prononcée dans
l'église de Saint-André de Bordeaux en la solennité de son
ôOe anniversaire de Tordination sacerdotale, VI, 379 et suiv.
Doyens. La relation semestrielle sur l'état du doyenné est un des
points importants de leur office, I, 545.
Dreux-Brezé (Adélarde-Anne- Philippine de Gustine, marquise de^
Son éloge funèbre, IV, 294 ; son éducation austère dans un cou-
vent de Paris ; fruits qu'elle en retire, 296 et suiv. ; son mariage
avec le marquis de Brezé, 300 et suiv.; sa grande in tel ligeucc
des choses de la religion, 304 et suiv. ; ses aumônes, 308, 309,
340; son amour pour TÉglise, 344 ; comment elle savait user du
monde^ 342, 343 ; ce qu'elle est pour son (ils évMto, et ce qu'il
est pour elle, 307, 308. ^
Drenx-Bresé (Henri-Évrard^marquis de], pair et grand-maître des
cérémonies de France. Son vrai rôle à la dernière séance de la
Chambre sous Louis XVI ; il rentre dans la fonction de ses
aïeux après la chute de l'Empire, IV, 300, 302.
Drenx-Brezé (Pierre de), fils du précédent^ évèque de Hoalins« IlL
279 ; IV, 305, 306, 307, 308 ; V, 280 ; VI, 443.
Drenx-Brezé (Scipion de], frère du précédent. Ses qualités ora-
toires, IV, 303, 304.
Droit chrétien. Il a été pendant raille ans le droit général de l'Eu-
rope; instabilité des pouvoirs humains depuis l'affaiblissement de
ce droit, y, 489; droit commun : il admet comme élément du
droit lui-môme le principe des exceptions, des dérogatioDS, des
modifications, faites dans des conditions régulières, II, 443 ; droit
coutumier. Voir Coutumier.
Droits ecclésiastiqnes. Les peines canoniques atteignent ceux qu.
défèrent les causes ecclésiastiques aux juges laïques, et non les
juges eux-mêmes, VII, 429, 430.
Droits de l'homme. La déclaration des droits de l'homme est une
base ruineuse sur laquelle on ne peut rien appuyer, II, 342; de-
puis quatre-vingts ans, la France est sortie des voies du chris-
tianisme et a proclamé les droits de Thomme en opposition avec
les droits de Dieu, ce qui a causé son humiliation, Y, 394 ; VI.
48 ; VII, 409, 542 ; comment les droits de la multitude et ceux
du pouvoir doivent s'abaisser devant les droits de Dien, I, 49
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TABLE ANALYTIQUE. GGXLI
et 8uiv. ; en naissant, Tbomioe apporte le droit à la mort et k
l'enfer, V, 454.
Onalisme. L'Église a réprouve ce dualisme pratique qui tendrait à
décréter le divorce entre l'esprit de TËvangile et le développe-
mont régulier des forces intellectuelles et matérielles de l'hu-
nianiié, II, 524 ; dire qu'il y a deux ordres de doctrine, deux
ordres de morale, l'un relevant de la religion, l'autre de l'État,
c'est enseigner le dualisme, VI, 434.
Oudon, historien normand. Il attribue la défaite de Rolion à la tu-
nique auguste de la sainte Vierge, vénérée dans l'église de Char-
tres, II, 5874, 275.
Dolan, archevêque d'Aix. Il défend la propriété des biens ecclé-
siastiques devant l'assemblée constituante de 4789, II , 350
(note).
Dupanlonp (Mgr), évêquo d'Orléans, II, 585. Lettre à ce prélat à
l'occasion d'un article du Constitutionnel^ III, 606 et suiv.
Dupin aîné, procureur général à la cour de cassation et sénateur.
La raillerie et la satire sont les seuls arguments qu'il emploie
pour combattre le pouvoir temporel du saint-siége, III, 619 ; IV,
34, 35, 425, 446.
Dupin (leJMpn), frère du précédent. II fait l'éloge de l'association
de SaiQiHnncQïit--de-Paul à la chambre du sénat, IV, 442.
Dupin, préfet d# Deux-Sèvres sous Nap'oléon hr, VI, 293 (note).
Dupont (Charles), clerc minoré, membre du conseil général de la
Vienne, député à l'Assemblée nationale. Sa généreuse initiative
facilite la création du collège des jésuites à Poitiers; éloge rendu .
à sa mémoire, II, 437.
Durand (Paul), savant. archéologue, II, 445; IV, 546, 547,558.
Êanne (saint), honoré dans le diocèse de Poitiers, II, 575.
Eau. Discours prononcé à l'inauguration de nouvelles machines
hydrauliques, II, 4 et suiv. ; rôle de l'eau dans les mystères de
l'ancienfle loi et dans la sanctification des âmes ; c'est par elle
que commencent et finissent tous les mystères dans la religion
chrétienne, 3, 4 ; une eau limpide et jaillissante vivifie une ville,
comme la grâce vivifie notre âme, 6.
tbionites (les), hérétiques, III, 468.
£broîn, évoque de Poitiers, II, 554 .
ËcdeB chrétiennes de Poitiers. Allocution prononcée avant la
distribution des prix aux enfants des écoles chrétiennes, IV, 272
et suiv.
TOMK VIII. 46*
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CCILII TABLE ANALYTIQUE.
Êcolei. IHscipIine sévère dans les écoles publiques avant la révolu-
tion française, II, 590. Voir Enseignement.
ficriture sainte. Le concile du Vatican dédare qu'il fknt tenir
pour vrai sons de TÉcriture celui que tient rÊ^se, juge suprèoie
de rinterprëtation des saintes Écritures, VU, 28S, 293; inter-
prétation mystique de l'Écriture sainte; son usage licite et voula
de Dieu ; règles posées par les Pères à cet égard ; témoignage de
saint Augustin, de saint Grégoire et de saint Bernard, 472. 473;
son interprétation est pBcée par saint Paul au nombre des
grâces gratuites, 473 ; le concile du Vatican dit anatbème à ceux
qui restreignent l'inspiration des livras saints, soit en elle-même,
soit dans son extension, 222; ils sont t)ieins d'enseignements
pratiques ; c'est une manne cachée dont la possession exige tou-
jours un travail, IVj.499; Téxêque prend rengagement, lejoarde
sa consécration, de subordonner son propre sens au sens de
l'Écriture, VU, 466 et suiv. ; l'élude de l'Écriture est très-utile
pour enseigner la vérité, corriger les vices, diriger |^ âmes, 468;
- saint Grégoire le Grand appelle l'Écriture sainte une lettre
de Dieu à sa créature, 469 ; le cœur et l'esprit trouvent leur
aliment et leur soutien dans l'étude des livres saints, 470;
l'Écriture a la vertu de nous calmer et de nous so^tftaer au mi-
lieu des maux de la viei présente, 470, 471.^ JWîjnflfB célèbres
travaux scripturaires datent des siècles l9Hpq| tourmentée,
ibidem. Voir tivres saints. Révélation.
£donard ^saint), roi d'Angleterre. Son amour pour saint Jean
rÉvangéliste, V, 3U.
Édoaard III, roi d'Angleterre, I, 7. 28 ; II, 287.
fidncation. Effets pernicieux produits dans Aime d'un jeune bomme
par une mauvaise éducation; témoignage^ saint Jean Chrysos-
tome, 1, 616, 617; l'éducation de la jeunesse revient, comme de
droit, aux prêtres et surtout aux religieux, II, 435 ; influence de
la mère sur l'éducation des enfants, IV, 194. Fotr I%U||îgnement.
Église. L'Église se compose du clergé et des fidèles lal(pes, c'est-
à-dire d'une hiérarchie de chefs qui commandent et de sujets qui
obéissent, 111,438; Jésus-Christ a aimé l'Église, cette grande
société des âmes qu'il était venu créer sur la terre, et qu'il a
fondée sur la foi et l'amour, I, 229 ; elle est ici-bas lig)ersonnifi-
cation de la sagesse éternelle qui est incarnée dans le Christ,
IV, 428 ; épouse du Verbe créateur et rédempteur, tout est sou-
mis à son empire, III, 2^ 4 ; Dieu aime son Église, il rapporte
tout à son Église, à cette Église qui traverse les siècles, sauvant
les âmes et recrutant les légions de l'éternité, 1, 47 ; VII, 301 ;
Jésus-Christ Ta fondée sur l'unité, il'lui a donné une constitution
monarchique, III, 557 ; son unité n'est pas détruite par la plu-
ralité des Églises particulières, VII, 559; la passion de Jésus*
Christ renouvelée dans son corps mystique qui est TÉglise, 597;
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TABLE ANALYTIQUE» GCXLIQ
sa double mission est de procurer la gloire de Dieu et de sauver
les âmes, 303 ; on fa trouve placée quelquefois dans les condi-
lions identiques à celles de l'ancien Israël ; application à l'Église
du verset 44 du psaume 101, VIII, 9, 14, 1 5 ; fermeté de l'épisco-
pat pour définir la constitution divine de TÉglise dans le concile
général, VII, 2; ses enseignements méprisés par ceux qui exer-
cent une action sur la pensée publique^ 6 ; la grande nappe
qui fut montrée à saint Pierre, à Jop|^, figurait TÉglise qui am-
bitionne de s'incorporer tous les éléments rebelles^ IV, 600 ; ce-
lui-là est Tantechrist qiû nie l'institution et la mission divine de
rÉglise, car le terme des œuvres et de la mort de Jésus-Christ a
été la fondation de son Église, 585; Dieu suscite de temps en
temps des personnages éminents pour la défendre, VII, 355,
3o6 ; la mission de saint Ambroise fut d'introniser l'Église dans
la société, de lui conquérir sa part légitime d'action dans la pro-
tection des peuples^ etc., VIII, 146, 147 ; elle ne ferme à personne
l'accès d'aKune de ses dignités, VII, 462, 463; passage de saint
Jean Chrysostome sur la force de l'Église au milieu des tem-
pêtes et des persécutions; témoignage de l'histoire, VIII, 41, 42.
Son pouvoir divin touchant la définition et la conservation da
dogme, n, 206 ; l'adhésion de notre entendement à l'autorité de
l'Ëglise enseignante est une nécessité de la vertu théologale de foi,
V, 496, 497 ; la direction de l'Église est une direction à la fois
dogmatique et pratique, I, 550 ; en matière de dogme et de dis-
cipline générale, l'Église n'a aucune démarche, aucune mesurée
regretter, II, 221 ; elle ne sait rien acheter, pas même les âmes,
au prix de l'altération et de l'appauvrissement des vérités, IV,
432 ; nécessité de apboumettre à 1 autorité et à l'enseignement de
l'Église, III^ 415,416; son droit do se réunir en concile, 431 ;
on peut dire qu'elle est un concile en permanence; l'infaillibilité
lui a été promise réunie ou dispersée ; développement de cette
doctrine. VI, 404 et suiv. ; la souveraineté est un droit inhérent à
l'Église, le concile au contraire est un fait transitoire, 407;
erreur des chrétiens dégénérés qui voudraient que l'Église se
prêtât à des accommodements, aux progrès du temps pour le
dogme, la discipline et la morale, III, 677, 679 ; elle peut et veut
être toujours logique, éclairée, charitable; elle tient compte des
principes qui ne varient pas et des conjonctures qui en font varier
l'application, V, 189, 192, 204; elle est juge de la morale publi-
que comme de la morale privée et domestique, sans quoi elle ne
serait pas divine, VI, 434; à la différence des autres institutions,
elle ne fixe pas aux consciences la quotité du tribut que ses en-
fants lui doivent, I, 51 1 .
Son pouvoir dans la concession des indulgences ; on ne peut le
lui refuser sans encourir ses censures, III, 83, 84; sa fécondité;
elle enfante encore des pénitents dignes de ses plus belles années.
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GGXLIV TABLE ANALYTIQUE.
681 ; elle a mission d'en haut pour nous donner l'enseignemeot
qui convient à chaque jour, à chaque époque, V, 496 ; le pouvoir
de proclamer leâ saints existe nécessairement dans l'Église, 471,
472 ; avantages qui résultent de l'exercice de ce pouvoir pour les
chrétiens ; la gloire de Dieu et des saints y est int<Tessée, 473,
474 ; c'est aux prières de la famille chrétienne que TÉglise el son
chef sont redevables des grandes grâces que Dieu leiir accorde,
485.
Entretien avec 'e clergé sur les prières indiquées pour lœ be-
soins de l'Église, IV, 265 ei suiv. ; il esL dans les traditions de
rË<^lise de bénir tout ce qui est à Tusage de ses enfants, 1, 90 ;
tentations qu'eLe peut avoir à subir de Satan et de ses suppôts
sous le rapport du pou\uir temporel, III, 517; l'histoire de
l'Ëgllse est le calvaire en permanence, 432 ; c'est un vaisseau que
les orages co duisent au pori; la dernière catastrophe du monde
seia pour elle le triomphe définitif, lY, 437; elle Ji'a été jamais
vaincue, 55; c'est le propre de l'Église de vaincre quand ellee^t
blessée , d'élre mieux comprise quand elle est accusée, de tout
gagner quand elle est abandonnée; développement de ces paroles
de saint Hilaire, lY, 4 ; V, 39 ; elle ne craint pas de a^ Réparer de
ses propres défenseurs lorsqu'ils embrassent df^ pritOffiipes qui ne
sont pas les siens^ I, 3GI, 363. ^fj^
Elle participe a la double nature de !'Homil}«- Dieu : elle est
divine et humaine; de là pour elle la nécessité d'avoir no
point d'appui sur la terre ; c'est à Rome que saint Pierre l'a
placée, développement de cette doctrine, IV, 47, 48 ; elle est un
grand et immense édifice ; son fondementj^ c'est le siège de Pierre,
YI, 88 ; la spoliation de rÉgiisé e*t la pins grave atteinte qu'on
puisse porter à la propriété privée, II, 350 et suiv. ; elle est la
proieclrice des droits de la propriété, 1, 324 et suiv. ; elle est le
type le pluséle\é de conservation, 111, 603 ; sa puissance de res-
tauration, sa passion de relever tout ce qui est abattu ; mais
elle veut' être aidée par ses enfants, IV, 495 ; invulnérable dans
son essence purement spirituelle, c'est surtout par son côté hu-
main et temporel qu'elle peut être atteinte, III, 556; elle exerce
son action sur la terre, et dans les conditions inséparables des
choses terrestres, 557.
L'immixtion politique des princes dans les affaires intimes de
l'Église non moins funeste à la religion que l'excès de l'hérésie;
témoignage du fi. Ganisius, Y, 428, 429.
Conduite de l'Église à l'égard des princes qui gouvernent les
sociétés modernes, lY, 429, 430 ; les grandes questions qui déci-
. dent du sort des sociétés, ne la sauraient trouver indifférente;
c'est à elle de refaire les sociétés et les peuples, I, 206, 240 ; elle
ne viole pas Tindépendance de l'État, lorsqu'elle cherche à éclai-
rer les consciences des fidèles sur leurs devoirs^ lY, 247; ses eo-
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TABLE ANALYTIQUE. GGXLV
seîgnements^ont méprises par ceux qui exercent one action sur
Ja pensée publique, VU, 6; entretien avec le clergé sur Tétai
actuel (4868) des intérêts de la société et de TÉglise, VI, 208 et
suiv. ; vouloir s'ingérer daus les affaires de l'Église, dans ses
décisions, c'est commettre un crime que Dieu ne laisse pas im-
puni, VI, 584 et suiv. ; elle apporte son obéissance et son con-
cours aux nouveaux pouvoirs; mais elle ne contribue jamais au
renversement d'aucun pouvoir, IV, 522, 523 ; elle ne s'ingère
qu'après de mûres réflexions dans les questions intérieures du
gouvernement public ou privé, IV, 248 ; elle use toujours de son
indépendance et de ses droits à l'avantage des sociétés qui lui
en maintiennent le libre exercice, II, 439 ; non-seulement elle
peut se concilier avec la liberté, avec le progrès, mais elle
seule peut conserver au monde tous ces biens, V, 495 ; il ne lui
est das loisible de se gouverner d'après ses affections ou ses répu-
gnances, ni môme d'après les simples règles de la prudence hu-
maine, 1, 3i7; son autorité étant méconnue par les nations, elle
so renfercne volontiers dans les choses de la foi et de la disci-
pline, 240 et suiv.; le pouvoir civil au contraire intervient
trop facilement dans le^ affaires intérieures de l'Église, 246^
247.
Ses ennemis sont maintenant surtout des séducteurs; on lui
enlève le temporel sous prétexte que ce n'est rien pour elle. III,
538; elle doit accepter tous les sacrifices, mais défendre d'abord
ses droits, 600 et suiv. ; secourir l'Église, ce n'est pas de la poli-
tique, c'est de la religion, 640; haine de la révolution contre
l'Église ; jamais elle n'eut à souffrir aucune épreuve plus rafiSnée
(4859), 534, 532; la guerre soutenue par l'Église no finira jamais,
325 ; raison de ses épreuves continuelles, III, 504 et suiv. ; les
hommes chassent l'Église du milieu d'eux, le devoir de ses fidèles
enfants est de lutter sans cesse contre cet ostracisme, sans dé-
couragement, 523 ; sa mission divine est de nous donner l'ensei-
gnement qui convient à chaque jour, à chaque époque, V, 496 ;
comment il est impossible que ceux qui en sont détachés por-
tent du fruit, II, 260 ; quelle doit être l'étendue de notre attache-
ment pour elle, 264.
Réfutatiun de cette assertion que l'Ëglise soit absorbée tout
entière dans le pape, IV, 485 et suiv. ; triomphes de l'Église mar-
qués dans la vision de saint Pierre à Joppé (Act. des Ap., x» 34,
35), 595 et suiv. ; application du chap. xii à l'Église dans la per-
sonne de saint Pierre délivré de la prison, 256 et suiv. ; l'Église
ne peut être amoindrie ni par les erreurs ni par les fautes de
SCS enfants, 345; elle triomphe par ses apôtres et ses mission-
naires, 450 et suiv. ; le but de la révolution est de la chasser
de la société, V, 6 ; l'Église rend tout stable même au milieu de
notre désorganisation, elle est l'image de Dieu, 25; après l'avoir
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GGXLVI TABLE ANALYTIQUE.
oulragée, on est toujourB forcé de revenir à elle, 304 ; à eiie seule
appartient renseignement, les fidèles ne peuvent pe Tarruger
sous aucun prétexte, 344 ; courage qu*il faut avoir en face de ses
apparentes défaites, 408.
Selon la signification du mot Église, elle est par elie-mémc
une assemblée, un concile en permanence, VI, 403; identification
de l'Église et de TEsprit-Saint, selon cette formule des concliei:
Visum est Spiritui sancto et nobUt 40^, 440 ; action lente et salu-
taire des conciles particuliers sur Tétat de l'Église, à notre épo-
que spécialement, II, 444 ; le peuple romain a été choisi pour
Ja garde de TÉglise ; quels ont été les motifs de ce choix , 50i ei
Buiv.; rËglise est inspirée et ne se trompe jamais dans sa ma-
nière d'agir, 220 et suiv. ; rôte élevé et consolant de l'Église à
notre époque, 464 et suiv.
Devoirs des chrétiens envers l'Église, 1,205 ; elle est comparée
à une mère outragée par ses enfants; son silence devant la cri-
tique injuste de ses pensées et de ses actes, VI, 512, 513 ; pour-
quoi la prière pour TÉglise est toujours placée en tète de toutes
les autres, IV, 269 ; la prière et le jeûne deviennent inutiles à
quiconque soutient des systèmes condamnés par la définition de
l'Église, VIII, 29 ; aimer l'Église, prier pour fÉgiise est un gage
de prédestination, II, 433 ; elle a sauvé jadis les lettre? de la
barbarie inculte ; elle voudrait les protéger contre la barba-
rie moderne, 302 ; avoir foi au Saint-Esprit, c'est avoir foi à
TÉglise ; attaquer l'Église, c'est un péché contre le Saint-Es[>rit,
VI, 584 ; vouloir empêcher ses définitions, c'est commettre le
crime d'Oza, 584,582,583; l'Église figurée par l'arche sainte,
583, 584; l'Église est le gçind moyen extérieur pour parvenir
à la foi, VU, 234. Les intérêts de la France unis à ceux de i É-
glise. Voir France.
Églises orientales. La papauté a toujours montré une attention e(
une sollicitude constantes pour les intérêts sacrés de ces Égli-
ses^ II, 497, 498, 499 ; la substitution de la puissance de leurs
patriarches à celle du pape a été un grand malheur pour elles,
500 ; elles sont asservies à l'empire de Mahomet, II, 444 ; Pie IX
invite au concile général les évêques des divers rites d'Orient
séparés de l'Église romaine, VI, 404.
Église de France. Ce quMI faut penser des maximes et des libertés de
l'ancienne Église de France touchant le pouvoir du pape^ 1,343;
elle s'est prononcée dans le siècle présent pour les doctrines les pins
favorables à l'autorité du souverain pontife; causes de ce chan-
gement^ 344 et suiv. ; la proclamation du^dogme de rimmaculêe-
Conception est en parfait accord avec les saines traditions de
l'Église gallicane, 11^ 238 ; l'Église universelle a emprunté beau-
coup d'usages liturgiques aux Églises de France, III, 46, 47 ; état
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TABLE ANALYTIQUE. CGXLVU
des Égiiseii de France après la Révolution jusqu'à la Restaura-
lion, I, 2l6etsuiv.; IV, 94, 92. Fotr Gallicanisme.
Eglise des Gaules. Fotr Gaules. Église de Poitiers, Voir Poitiers.
Petite-Église.
Soin et tendresse que ré\6que doit avoir pour l'église ca-
thédrale, sa véritable épouse, IV, 478; VI, 340, 344 ; les biens
appartenant aux églises n'en peuvent être distraits sans sacrilège,
111, 357 ; lorsqu'il est question de bâtir une église, l'évéque doit
lui-même choisir l'emplacement, et prendre possession du lieu
par la plantation d'une croix, la veille de la bénédiction, II, 477 ;
les lois ecclésiastiques ne permettent pas la consécration d'une
église sans que sa dotation soit assurée par le fondateur, V, 362 ;
la vue d'une église offre à notre esprit des roagniûcences bien
supérieures à celles de la nature ; tout dans son intérieur publie
la bonté de Dieu, V, 46 et suiv. ; loin de se séparer de la nature,
rÉgli:»e l'embrasse tout entière, se Tapproprie et la divinise ;
tous les règnes sont représentés dans la construction de ses basi-
liques ; réfutation des impies à cet égard, II, 278 et suiv.
La destruction des églises est un effet de la haine de S»lan
contre la matière sanctifiée, iV, 492 ; les pierres, les autels de
ces églises détruites, conservent le principe de la grâce, 494 ;
relever les ruines des églises, c'est un très -bon emploi du don
de la foi ; c'est étendre le royaume de Dieu, 495 ; l'aliénation de
l'emplacement des églises détruites ne doit se faire que scrus
certaines réserves, H, 574 ; obligation pour les fidèles de visiter
les églises, elles sont le vestibule du ciel, V, 49, 20 ; exhortation
en faveur de l'œuvre des églises pauvres, III, 8 et suiv. ; consé-
cration d'une église. Voir Consécration.
igoîsme. On ne doit pas réduire la religion à être l'auxiliaire de
l'égolsme, I, 608; l'esprit de notre époque est l'esprit d'égor^me,
opposé à l'esprit de sacriâce qui est celui de l'Évangile, 624 .
Elle, prophète, fondateur de l'Ordre du Garmel, IV, 464, 472 ; Vil,
604 et suiv.
£mery, supérieur de Saint-Sulpice. Son sentiment sur la conser-
vation des biens temporels du saint^siége, et sur la validité de
l'excommunication lancée par Pie IX contre les usurpateurs, IV,
424, 422 ; Napoléon ler et le cardinal Pacca font l'éloge de sa
fermeté dans la défense des vrais principes, 422, 423.
fimiliea (saint), é\êquede Nantes. Solennité de la réception de ses
reliques; discours, III, 497 et suiv.; envahissement de TEu-
rope par l'islamisme; saint Émilien part à la tôte d'une armée
de Bretons pour le combattre dans la Bourgogne, 502 ; sa mort
glorieuse, 503 et suiv. ; conséquences de cette expédition pi^ur
les siècles suivants, 507 et suiv. ; enseignement à tirer de cette
vie et de cette mort, 547 et suiv.
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CCXLVm TABLE ANALYTIQUE.
Emmeran (saint), ëvéque de Poitiers, martyr, II, 5o0, 56t; IV,
484; V,339; VIÏÏ, 118.
Empnint pontifical. Lettre circolaire relative à cet empruiit,
m, 640.
Encyclique dn 8 décembre 1864. Lettre au miaistre des cultes
concernant la défense do publier cette encyclique, suivie du
Syllabus de toutes les erreurs condamnées par Pie IX, V, 390 ;
premier mandement au sujet de cette encyclique dans lequel
sont condamnés les journaux qui l'avaient attaquée, 393 ; deu-
xième mandement, 399 ; entretien avec le clergé sur les attaques
dont cet acte pontifical a été l'objet, 443 et suiv. ; rencyclique
combat surtout le naturalisme politique érigé en dogme des
temps modernes et accepté même par une école sincèrement
croyante, 436, 437; promulgation solennelle, faite en synode, de
cette encyclique, 440. Voir Pie IX pour les autres encycliques.
Encyclique (r) et la liberté, etc. Décret synodal portant condam-
nation de cet écrit, V, 447 et suiv. ; propositions extraites de ce
livre, 439, 451 .
Enfance (Association de la Sainte). Son but; œuvre encouragée et
enrichie de biens spirituels par deux papes , et enfm approuvée
par un bref solennel, qui lui donne rang parmi les institutions
canoniques, III, 62, 63, 64 ; le concile de La Rochelle la recom-
mande aux fidèles, II, 1 46.
Enfant. L'exercice de son intelligence et de sa liberté doit être
préparé par la direction des instincts, il fera sous l'empire de la
raison ce qu'il aura fait de bien ou de mal sous l'empire des sens,
I, 519 ; les sœurs instruisant les enfants sont considérées comme
les coadjutrices des prêtres dans l'enseignement de la doctrine
chrétienne. Y, 36.4; combien cet£e fonction est importante et më
ritoire, 36oet suiv. ; éducation chrétienne dans les colonies agri-
coles, I, 44 et suiv. ; conseils du B. Canisius aux enfants, V,
431, 432; nécessité du repos du dimanche pour les enfants em-
ploi es dans les usines, III, o8S ; parvenus à Tâge de discerne-
ment, les enfants doivent être confessés au moins deux fois par
an, VI, 358. Voir Éducation, Salles d'asile.
Enfer. La justice divine a établi dans les enfers, comme dans k
ciel, différentes demeures selon le mérite ou le démérite des âmes :
doctrine de saint Basile sur le degré de la gravité du supplici:
éternel, V, 157, 158, 159; le concile de Périgueux condamne le-
erreurs de Jean Reynaud sur Tenfer, et expose la vraie doctrine
de l'Église, lïï, 233 et suiv. Voir Satan.
Ennemis de l'Église. Pourquoi nous prions Dieu de les humilier.
IV, 270, 271.
Enseignement. Loi de 1850 sur la liberté de renseignement ;apprt
ciation de cette loi; divergence de senlimenls parmi les catho-
liques ; lettre du nonce du psipe blâmant plusieurs prescription.-
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TABLE ANALYTIQIJE. GGXLIX
de cetto loi; usage que Ton en peut faire, I» 364, 365; conduite
de rÉgiise envers se? propres défenseurs, lorsqu'ils embrassent
des principes qui ne sont pas icssiens^ 368, 363.
Enseignement primaire, La loi (fe 4850 reconnaît aux ecclésias-
tiques le droit d'ouvrir une écolo primaire; comment ils dohent
en user, I, 365, 366, 368, 369 ; position critique créée aux insti-
tuteurs larques; ils sont abandonnés par ceux qui auparavant les
avaient égarés ; conduite coupable des hommes d'État qui ont
favorisé ce mal ; jugement sévère de la postérité contre eux,
366, 367.
Enseignement congréganitte. Avantages dû (a loi de 1850 pour
les congrégations enseignantes; exposition des moyens dont on
peut se servir pour en profiter, I, 369 et suiv.
Enseignement de VÉtat. Selon le philosophe naturaliste, l'État
aujourd'hui sécularisé doit donner un enseignement basé sur des
principes généraux de morale et de religion, quelles seraient les
conséquences anti-religieuses et anti-sociales d'un pareil ensei-
gnement, II, 404, 402 ; UI^ 499 et suiv. : V, 47, 48 ; l'application
de cette méthode est rendue impossible dans la pratique par lu
diversité des dogmes des différentes religions, et surtout de la
religion catholique qui exclut absolument tous les autres cultes,
III, 210 et suiv.; depuis 4830, l'État dispensateur de tiuto
instruction cherchait à se substituer à l'Église dans renseigne-
mont, II, H7; sous le preu:ier et le second empire français, l'en-
seignement de l'État était encore déc'aré devoir être chrétien,
m, 209.
£pée (l'abbé de X], Son dévouement pour l'œuN redes sourds-muets,
III, 343.
£phrem (saint]. Il appelle la sainte Vierge la serrure du ciel, 1,482;
il rapporte les paroles remarquables d*un homme qui au lit de
la mort se recommande aux prières des prêtres, VI, 282.
£pilep8ie. Cette maladie était appelée par les Latins morhus comi-
tialiSy VIII, 49; les gouvernements atteints déco mal depuis un
siècle, V, 490.
Epiphanie. Saint Hilaire et saint Rémi sont appelés à la vie éter-
nelle le jour de l'octave de l'Epiphanie, V, 431 ; rapprochenirnl
du mot Epiphanie avec le rôle providentiel «le ces saints, 430.
Êpiscopat. Il est la<uprôme plénitude de Tordre, il est l'apogée de
la forte spirituelle et de la résistance sacrée, IV, 412 ; réuni con-
cilîairement, il a autorité pour apporter ou proposer des tempé-
raments légitimes au droit commun, II, 443; l'indépendance de
conduite, d'attitude et d'enseignement est un attribut nécessaire
de l'épiscopat, IV, 454, 456; l'immunité do l'épiscopat et du reste
du corps ecclésiastique a son fondement dans le droit divin ; le
droit jMjsilif l'a formulé et dé\eloppé, V, 352, 354, 355; unani-
mité de répiscopat sur la question romaine, III, 609, 640; IV,
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CGL TABLE ANALYTIQUE.
444 etsuiv., 590; Téptscopat français est en butte aui pour-
suites du gouvernemenl et aux attaques de la presse irrëligieose
à Toccasion du pouvoir temporel du saint-siége. III, 543^ 544,
606 et suiv.; IV, 33 et stiiv., 453 et suiv., 229, 230, 508 e*.
suiv.; opposition qu'on cherche à établir entre rëpiscopat d'ao-
jourd'hui et l'ancien épiscopat français, touchant ses rapporu
avec le saint-siége et le pouvoir civil, lY, 485 et suiv. Voir
Évoque.
ÉpreuTea. Elles peuvent être abrégées par la prière des saints,
VII, 340 ; épreuves des derniers jours du monde ; la prière ëe
Marie et des saints les abrégera, 342, 343.
Erreur. Encyclique du 8 décembre 4864, suivie du Syllabos de
toutes les erreurs condamnées par Pie IX dans ses lettres apos^
toliques, depuis le commencement de son pontificat. Y, 393 et
suiv. Voir Pie IX. Le principal bénéfice à tirer de l'erreor, c'est
la mise en lumière du point même de doctrine qui est nié et com-
battu, Y, 36, 37; elle est condamnée à s'amoindrir dans la discus-
sion, à se restreindre. II, 344 ; c'est une plante qui doit être
coupée dans sa racine, III, 446 ; conduite de saint Augustin en
présence de Terreur; il dit qu'il aura même recours aux organes
de la publicité pour la combattre, III, 428, 429.
Erreurs da temps. Première instruction synodale sur les princi-
pales erreurs du temps, II, 340 et suiv.; elle développe l'ailoca-
tipo pontificale du 9 décembre 4854, dans laquelle sont flétrie» et
condamnées les erreurs suivante.^ : 4o les machinations occutles
de ces hommes qui, unis par un lien infernal, tendent incessam-
ment à la violation de tout droit public ou privé, au bouleverse-
ment de toute société sacrée et séculière, II, 343 et suiv.; S* la
conduite des personnes qui, chargées de la direction des affaires
publiques, veulent se mêler de r^ler la discipline de FÉglii^, de
diriger ses ministres, etc., 348 et suiv.; 3o la philosophie qui
veut ^aler ses droits à ceux de la religion révélée, 356 et suiv.;
réfutation des erreurs de Cousin, J. Simon, Rigault, Ad. Garnier,
359 et suiv.; observations à propos d'une lettre du ministre des
cultes, relatives à la première instruction synodale, 436 et soi?.
— Seœnde instruction. Elle est le développement des décrets
doctrinaux du concile de Périgueux ,111, 427, 434 ; déclinatoir<^
des écrivains naturalistes; ils sont laïques j disent-ils, et non
évèques ni prêtres; ils sont philosophes et non tliéologiens, 433
et suiv.; cc^tte philosophie séparée est a nti- rationnel le, 448 et
suiv.; elle est impossible et purement imaginaire, 462 et suiv.;
elle est impie, 165 et suiv.; doctrine du concile de Périgueux sur
cette proposition : L'usage de la raison précède la fol, 488 etsui\.:
Bossuet, théologien et philosophe, défenseur de la saine doclrint
contre le naturalisme, 499 et suiv. Voir Cousin, Edgard Qoinet*
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TA3LE ANALYTIQUE. CCU
Renao* J. SimoQ, Reynaud, dont les erreurs sont .condamnée» et
réfutées daps celte instruction.
— Troisième imtrtêeîionyY , 29 et suiv. Définition du naturalisme,
39, 40, 44 ; Satan, père du naturalisme, 44 et suiv.; divers degrés
du naturalisme, 46 et suiv.; erreurs sur la nature divine condam-
nées par le concile d'Agen, 54 et suiv.; erreurs sur I& nature
créée, exposition de la doctrine chrétienne, 94 et suiv.; mystère
de l'Incarnation ; Jésus^hrist a prouvé sa divinité par ses pa-
roles et ses miracles, 99 et suiv.; doctrine du concile d'Agen sur
les miracles, 409 et suiv.; prolongement de Tunion déiûque dans
toute la race humaine par Tordre de la grâce et de l'adoption
divine, 429 et suiv.; conséquences de cette union et de cette adop-
tion par rapport à Thomme social, 470 et suiv. Koir Naturalisme,
Philosophie, Religion naturelle.
EsclaYage. L'Église a toujours agi avec prudence et justice dans
raffranchissement des esclaves, II, 444 ; dévouement du B. Gla-
ver pour le soulagement des esclaves nègr^^s, 1,522, 523 ; II, 444;
partout et toujours en dehors du christianisme l'esclavage sera
un fait inévitable, en même temps qu'une impérieuse nécessité
dans Tordre social, I, 60, 64 ; VIII, 46 ; il renaît tous les jours
parmi nous; il est dans les mœurs, I, 82; par Tinobservatîon du
dimanche, la classe ouvrière retombe sous l'esclavage, III, 583,
584.
Espérance. L'espérance chrétienne, c*est Tattente du ciel ; Mari?
puissant soutien de celte vertu, VI, 450, 454.
Eaprita. La communication avec les esprits, ou Tévocation des morts,
est réprouvée par la loi de Dieu et celle de TÉglise, II, 52 ; déci-
sions récentes du saint^siége contre ces pratiques condamnables,
54 ; les prêtres doivent s'opposer avec zèle à ce mal, et éclairer
les âm^ trop crédules, 54, 53^ 54.
Estoile (Pierre de T), fondateur de Tabbave de Fongombaud, III,
625, 626, 627; VI, 324.
fitat. Que doit-on penser de ce qu'on appelle doctrine, enseignement
de TÉtat; absurdités qui découlent des principes des philo-
sophes rationalistes à ce sujet, III, 20o et suiv.; la [)uissance,
TIndépendance d'un État ne sont pas violées par TÉglise, lors(|ue
celle-ci éclaire les consciences des citoyens sur leurs devoirs, IV,
247. 248 ; théorie de M. Billauli sur la suprématie et le droit de
TÉtat , IV, 543. Voir Enseignement de TÉtat, Société.
État de Yie. Le droit de paternité subordonné à celui de Dieu et
au libre arbitre de Tenfant lui-mén.e dans Téiection d'un état de
vie, V, 262, 263; considérations sur la diversité des états : tout
homme qui excelle dans sa profession concourt au bien public,
VII, 458 et suiv.
États temporels du saint-siége. Lettre pastorale à Toccasion de
quelques appréciations touchant le bref d'excommunication con-
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CCLII TABLE ANALYTIQUE.
tre les usurpateurs des États temporels du pape, J1I,644 e( sniv.;
lettre pastorale et mandement par suite du retrait des troupes
françaises de l'État pontifical, novembre 4866, VI, 4 et suiv.;
paroles du ministre Ricasoli touchant la convention du 45 sep-
tembre^ \l, 3 ; quel sera le sort du pape prive de ses État«,
sans finances et sans armée? 4, 5; passages de son ailocotion
demandant des prièreâ à l'univers catholique, 5, 6, 7, 8; troi?
lettres circulaires à propos de la nouvelle agression contre les
État!) pontificaux (octobre 1864), VI. 405, 407, 444 ; dans la pre-
mière, il est demandé aux fidèles des prières et des offrandes çu
faveur du pape ; dans la seconde, il est doQné connaissance d'une
encyclique de Pie IX contre les envahisseurs de ses États; el
la troisième annonce un succès de Tarmée pontificale à Hentana
et à Monte-Rotondo, 105 et suiv. Voir Pio IX, Pouvoir temporel
Rome.
Etienne, évoque do Tournai. Il fait l'éloge de TÉgltse de Cbartr^,
I, 106, 408 ; II, 207 ; il dit combien les prérogatives de rÉgliâ«
de Tours étJent clièrenaux princes français,. lll, 304.
Ëtndes ecclésiastiques. Restauration des anciennes traditions des
écoles théoiogiques dans la province de Bordeaux ; décret du
concile de La Roclielle et bref de Pie IX, relatif à la nouxellf
institution, 11^ 447; dëciel du concile de Poitiers sur les études
ecclésiastiques; éloge de ce décret par le card-nal préfet de la
congrégation du concile de Trente, VI, 368, 369.
Encharistie. Effets de ce sacrement dans tout notre être, Ili, 499;
V, 438, 439, 440; le sacrifice eucharistique est le motif auœi
bien que l'objet de nos actions de grâces incessantes, VI, 467;
Pie IX recommande aux évoques réunis à Rome de faire aimer ei
honorer Jésus-Christ dans le sacrement de Tautel, 94, 9S; man-
dement qui ordonne dos prières expiatoires à l'occasion d'un
sacrilège, I, 632 et suiv., 635 et suiv.
Encher (s^aint), évéquo de Lyon. Il dit quo,dans les grands sacri-
fices de la patrie, le |)astcur ofi're au Seigneur une nouvelle hostie
en sa propre personne, VII, 453, 454.
Engène IV, pape. Il érige l'université de Poitiers, à la demande du
roi de France, II, 556 ; IV, 404.
Euphrone (saint), évoque de Tours, II, 549; VI, 487.
Europe. Etat moral et politique de l'Europe en 1868 ; sa faihle^s?
depuis qu'on a ébranlé la papauté qui était sa clef de voûte, VI,
244 et suiv,; le remède à tant de maux serait entre les mains de
l'Église, 24 4 et suiv.
Ensèbe, évoque de Césarde. II dit que Dieu conduisit à Rome, sous
Claude, saint Pierre le plus grand des apôlres et le chef de tous.
II, 486.
Ëvangile. Il doit servir de règle à l'homme public aussi bien qu'i)
l'homme privé. 1, 54 ; il est Tunique traité de paix entre les riches
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TABLE ANALYTIQUE GGLIU
et l<s pauvres, 44; on voudrait réformer la sociëlë avec la mo-
rale de rÊ\angile, sans accepter ses mystères et ses miracles^ 442,
443; si par impossible les hommes venaient à perdre l'Évangile
de Jésus-Christ, les pierres qui restent sur notre sol nous en
rendraient encore la substance, 437; nos sociétés ne peuvent se
passer de TÉvangile pour assurer l'équilibre et fixer les rapports
entre les divers citoyens, I, 40; IV, 273.
Éyéqne. Le prêtre qui est vraiment et pleinement un autre Christ,
c'est le prôlre complet; et le prôlre complet c'est Tévôquo, I,
284 ; il n'a au-dessus de lui que l'humanité du Verbe fait chair
^et la dignité de la maternité divine; la perfection est l'essence
môme de son état, 282 ; l'âme des évoques est le tabernacle du
Saint-Esprit où il réside, et d'où il veille sur le précieux dépôt
de la vérité révélée, V, 378 ; Tévéque est une personne collective,
le représentant do tous les êtres intelligents en ce qui se réfère à
Dieu, VI, 48; il est lo sacrificateur dans toute la plénitude du
mot et de la chose, 48 ; toutes les ordinations subalternes sont
ëaiinummenl dans révoque , voilà pourquoi, aux jours solennels,
il s'avance vers l'autel couvert de tous les vêtements sacrés,
49, 20; saint Âmbroise rappelle l'hiérarque suprême, qui réca-
pitule en lui toutes les ordinations, V, 482.
Le jour de l'ordination de Tévêque est appelé son jour natal,
grandeur du caractère imprimé dans son âme par la grâce de la
consécration, 462, 463 ; l'élection de l'évêque appartient au seul
pontife romain ; témoignages des saints Pères, 463, 464, 465 ;
rëvéque est constitué juge ; cette judicâture s'exerce de trois
fjçons, 465, 466, 467 ; homélie sur l'engagement pris par l'é-
vêque de subordonner son propre sens aux sens de l'Écriture, VII,
466 et sniv.; Tordre de saint Paul à Timothée de s'adonner à
i 'étude des Écritures regardait surtout les évêques, VU^ 467,
468; sublimité de leur rôle auprès des peuples; ils sont le canal
des grâces divines, VIII, 492; difficulté d'exercer le minis-
tère au milieu des siens, 493; avantages et dangers d'un long
ëpiscopat, 237 ; comment Dieu préparc un évêque à son Église,
et comment un évêque ainsi préparé répond aux desseins de Dieu
sur liri, 479 et suiv.; le premier soin d'un nouvel évêque, c'est de
connaître l'Église qui lui est confiée, VU, 530 et suiv.; le pre-
mier devoir d'un évêque, c'est la contemplation, la prière; sans
elles il ne peut suffisamment vivifier son peuple, III, 292 ; il est
conjoint à perpétuité à l'Église entière par le caractère indélébile
de l'épiscopat , et d'une manière spéciale à une Église particulière,
IV. 477 ; les discussions d'évêque à évêque, dans les grands in-
térêts de la religion, sont un indice de la vitalité de celte même
religion, etc., III, 604.
Obligation pour l'évêque de défendre la doctrine catholique,
pour convertir les méchants et préserver les bons, III, 428, 429,
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CCIJV TABLE ANALYTIQUE.
493 et suiv.; s'H erre dans l'enseignement, dans la conduite de
son iroupeau, c est à l'Ëglise seule qu'il appartient d'en juger,
IV, 252, 253; on ne peut admettre de distinction entre les fidèles
et les peuples, lorsqu'il s'agit du droit dont jouit Tévéqne d'en-
seigner, 247; prétendre qu'un jugement d'un ëvèque sur la foi
ou les mœurs n'a aucune autorité en dehors de son diocèse, c'est
une opinion inconnue des siècles précédents, V, 229 ; c'est son
devoir de signaler aux fidèles tout écrivain (;ui par ses écrits
porte atteinte à la religion, 396.
Les évoques sont les prophètes de la lot nouvelle ; les senti-
nelles, les avocats des peuples auprès de Dieu, IV, i01;ré\èque
doit être surtout fort et vaillant, vigoureux et résolu, III, 442;
il doit aimer l'Église universelle; soldat, il doit combattre; doc-
teur, il doit enseigner, etc., II, 544, 595; vigilance des évéques
dans l'accomplissement des devoirs de leur charge ; application
de ces paroles de saint Marc : Qiiod auiem dico vobis, omnU^tu
dico, vigilate^lW, 306 et suiv.; comme son nom le proclame,
révoque est essentiellement inspecteur, I, 432 ; il est le prin-
cipal ornement d'une Église, I, 406; il doit aimer son Église,
s'appliquer à l'orner et à l'établir héritière d'une partie de son
mobilier sacré, selon renseignement du concile d'Agen, IV, 478 ;
if est le consul, l'ambassadeur de la majesté divine, etc., 1, 432;
la compassion est un devoir du pontife ; il est caution pour les
péché> de tous, VI, 20, 24, 22; mission de l'évèque d'après le
pontifical romain, I, 124.
Serment de fidélité que l'évèque prête le jour de son sacre à
l'Église romaine et au pape, obligations qu'entraîne ce serment,
m, 478; l'institution de Jésus-Christ et les décrets de l'Église
ont posé des limites à son autorité, I, 344 ; l'évèque est lié par
le serment d'observer les constitutions apostoliques, 342 ; l'u-
nion des fidèles et des prêtres se produit dans la proportion
exacte de l'union de Févêque avec le pape. Il , 247 ; l'un des
plus grands fruits des solennelles réunions d'évék^ues autour du
pape, c'est d'exprimer la tradition totale et plénière de l'^i'e
universelle, YI, 63, 64, 86, 88; le but de la réunion des évèque^,
c'est de rétablir la paix sur la base qui est la vérité ; de resser-
rer les liens de la charité et de la discipline, 435; déception des
méchants qui avaient annoncé des dissidences au sein de Tépts-
copat rénni à Rome en 4867> 93; quelle flétrissure mériterait
celui qui dans ces réunions d'évèques accepterait le r61e d'agent
secret de la puissance séculière, 94 ; discours des évêques réunis
à Rome, adressé au pape, et dans lequel ils déclarent adhérer
collectivement à tous les actes d'autorité doctrinale da saint-
siège depuis la précédente réunion, 94 et suiv., 403 ; leur assen-
timent tacite n'est pas nécessaire pour donner aax décisions
pontificales la valeur d'infaillibilité, 468; l'évèque doit toujoars
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TABLE ANALYTIQUE. GGLV
se montrer docile à se laisser instruire; témoignage de saint
Augustin, 64,474, 472; les évoques sont les ruisseaux, et Pierre
est à rentrée de la source ; les eaux que les évoques distribuent
doivent venir de la source, II, 466 ; honneurs que les évéques
reçoivent à Rome, 539.
Nécessité pour les évoques do conformer aux règles et cou-
tumes établies par l'Église la forme des actes émanant du corps
épiscopal, II, 325; malgré l'autorité législative dont il est investi
par rapport à son diocèse, l'évèque reste soumis aux lois géné-
rales de rËglise, à l'autorité des concordats, etc., III, 38; les
saints canons reconnaissent aux évéques le droit ordinaire, et
non délégué, de concéder Tindulgencedans une mesure restreinte,
90 ; du rôle des évoques dans la canonisation des saints, dans
l'ancienne discipline de l'Église et depuis l'établissement de la
congrégation des rites, VI, 61 ; ils ne sont pas juges, mais con-
sulteurs; cependant leur suffrage est loin d'être superflu, 64;
conduite de l'évèque envers les prêtres ; il doit les avertir, I, 339 ;
mettre en pratique l'enseignement du concile de Trente, traçant
leâ règles de Tévêque à cet égard, I, 358 et suiv.; le clergé doit
ie respect et l'obéissance à son évêque> 347 et suiv.; douleur d'un
ëvêque à la vue d'un prêtre insoumis, 111,45; joie qu'il éprouve
au contraire lorsqu'il est repentant, 264, 265 ; comment il doit
exhorter les vieillards et les jeunes gens, I, 468 et suiv., 287 et
suiv.; condition et sort d'un évèque; il n'est le maître de tous
que pour être le serviteur de tous, 227 ; il est débiteur de tous,
et sous ce rapport il est, sans restriction, successeur des apètres,
VI, 498 ; en France, la vie d'un évêque, depuis la révolution, est
celle d'un missionnaire, lY, 425, 426.
Qualités d'un évêque pour bien régir sa maison; code parfait
pour le gouvernement spirituel et temporel d'une maison épisco-
pale donnée par le concile de Trente et saint Charles Borromée,
Yl, 253, 254; raisons pour lesquelles l'Église avait pourvu les
ëvêques de maisons spacieuses, et largeiLent dotées, 254, 255 ;
révêque doit exercer l'hospitalité, il ne peut aliéner ses biens,
255 ; en vivant dans leurs villas, les évéques ont pu provoquer la
spoliation de leurs palais de la ville épiscopale devenus presque
déserts et inhabités, 256 ; l'intervention de l'évèque en matière
de politique religieuse a été de tout temps appréciée diverse-
ment par les intelligences honnêtes, mais timides et flottantes,
lY, 232 ; son devoir est de proclamer les droits imprescriptibles
de Dieu au sein des sociétés, YIII, 88 ; de prétendus conserva-
teurs dénoncent les évéques et soulèvent les passions contre
eux, 89, 90 ; si les évéques reprochent si souvent à la France
l'affaiblissement de sa foi, c'est que le mal dure toujours; exem-
ple de saint Augustin contre les donatistes> 83, 84.
Saint Âmbroise déclare à l'empereur Théodose qu'il n'est pas
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GGLVl TABLE ANALYTIQUE.
digne de la majeetë impériale de refuser aux évoques la liberté
de parler, ui digoe de l'évoque de taire ce qu'iJ pense, III, 554.
655; saint Hilaire enseigne que la conscience de Tévèque ne peat
accepter indistinctement toutes les lois du prince ; que le siJeo»
serait quelquefois un crime de sa part, II, 77, 78, 383; III, 130;
IV, 265; sentiment de saint Augustin, III, 429.
Accusations injustes contre les évéques de vouloir intervenir
dans \g gouvernement général du pays, YII, 372 ; le pouvoir ci\ii
doit à révéque, dans les actes de sa charge, une protection ana-
logue à celle qui est acquise à Texercice des autres fonctions pu-
bliques, IV, 576; les princes devraient craindre les complaisance?
funestes des évoques, loin de leur en savoir gré, II, 596; '\\< ^e
trompent, s'ils croient pouvoir isoler un évoque du reste delà
hiérarchie ecclésiastique , IV, 252 , 253 ; services rendus à la
France par les évoques à d'autres époques, et qui seraient in-
compatibles avec l'état actuel de la société, VII, 373, 374 ; il D'e<t
jamais plus apte de se rendre utile à la religion et à la société
que quand il est seulement évéque, II, 604 ; VII, 374 ; Tévéqueest
placé comme sentinelle pour observer la marche des lenips, i\
doit dire à la génération qui l'entoure ce qu'il faut penser d'eile,
Vlll, 249; les visites pastorales des évéques utiles en inéiBe
temps à l'Jntérôt religieux et à l'intérêt social, IV^ 425, 426; ii est
des hardiesses que Pévôque peut et doit avoir ; il faut que le?
prêtres lui en laissent la responsabilité et abritent leur conscieace
sous la sienne, II, 30.
ÉTÔqaes élus ou nommés. Publication de la constitution Romau*!
PontifêXf concernant les prétendus droits d&s évéques élu? oq
nommés, avant l'institution canonique, VIII, 434 cl sui\..
moyens dont se servait le pouvoir civil pour attribuer la juridic-
tion à révéque nommé, 132; différence entre Téleclion par te I
chapitre et la nomination par le pouvoir temporel ; le pape con- 1
firme le choix dans le premier cas, et dans le second il élil le |
candidat nommé, 4 4i, 442, 443; détails historiques sur lacon-i
troverse soulevée par la nomination du cardinal Maury au i^iét»!
archiépiscopal de Paiis, 134 et suiv.; divers exemples d'évêque
élus ou nommés dans l'Église de Poitiers sans avoir pu obleni
l'institution canonique, 434 et suiv.
L'institution canonique des évéques appartient au pape seul
témoignages des docteurs de l'Orient comme de l'Occident. M
463, 464.
Examen sezennal des nouveaux prêtres. Motifs qui ont porté I
concile de Bordeaux à établir cet examen ; programme des ^1
années, I, 541 , 542.
Ezoominimicatioii. Bulle d'excommunication de Pie VU conii
Napoléon 1er ; la validité de cette sentenca soutenue pi
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TABLE AniLni0IIE. CCLVU
Êmery, IV, 414, iîS; lettre pasloraie à Toccasion du Bref
d'excommunication publié par Pie IX contre \e» usurpateurs des
États temporels de TÊglise, Ili, 644 et suiv.; IV, M ; l'ËgJise a
prononce la leine d'excommunication contre les u.«urpateursdes
Étals temporels du saint-siége, IV, 420. Voir Étals temporeis.
Exemple. Combien est puissant, pour la moraUsation du peuple,
Texerople pratique de la religion sur les personnes influentes de
la société, 1, 455 et suiv.
Exercices spirituels do saint Ignace. Éloge de ce livre ; comment le
bienheureux Lefèvre s*en servit pour attirer les âmes à Dieu, et
former des aspirants à la compagnie, VIH, 73.
Exorciste. Son pouvoir sur les démons, II, 309 et suiv.
Expiation. Elle tire toute sa vertu de la croix^ 1, 18 ; le christia-
nisme repose tout eniier sur le dogme de l'expiation, de la ré-
demption par la douleur, 49.
Faber (le Père). Divers passages de ses écrits sur TÉglise, V, Î05,
393, 394; il enseigne que c'est un péché contre le Saint-Esprit
que de nier son habitation personnelle dans PÉglise, VI, 584.
Fabrique. Obligation pour les fabriques de concourir au soulage-
ment des prêtres âgés ou infirmes, 1, 493, 494.
Faillon, Sulpicien, III, 489; IV, 446.
Famille. Parallèle entre les familles chrétiennes d'autrefois et celles
de nos tempsij les mœurs n'ont plus la même simplicité, les pres-
criptions de T'Église sont méconnues; le christianisme semble
amoindri, III, 629 et suiv.; grandeur d'une famille dont les en->
fanls ne dégénèrent pas, VI, 181 ; le concile de La Rochelle ex-
horte les fidèles à f lire revirre dans chaque maison tout ce qui
constitue la religion delà famille; détails sur les pieux usages
des anciennes familles chrétiennes ; avantages qu'elles en reli-«
raient. H, 449, 450; V, 24.
Faire, médecin anglais. Extrait de son rapport, fait au parlement
anglais, sur les avantages du repos du dimanche, III, 680, 584.
Faye-l'AbboBse, paroisse dans le diocèse de Poitiers. Elle conserve
la pierre portativ|B|ut servait d'autel à saint Hilaire dans ses
voviiges; !<on églisMe vient un pèlerinage en l'honneur de saint
HiUire ; nécessité urgente de restaurer cette église, VI, 344, 345 ;
oratoire dédié à saint SSvDphorien où saint Hikiiro allaii prier,
344.
Payai (Mgr)« évéque d'Orléans. Il signale le débordement de^
fleuves comme un châtiment de 0ieu de la violation du dinandie,
T. VIII. 47*
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caurm tablb ANALmom.
m, $90 ; divers exiraito de ses instrucUons pastorales aur Téut
prëeent de TÉglise, dans lesquelles il rappelle les ▼rais priocipps
concernant les devoirs des sociétés publiques envers IMea, YIU,
84 et suiv. '
Félix (saint), pape. 11 écrit à l'enipereur Zenon qu'il n'y a rien de
plus utile aux princes que de laisser TÉglise suivre ses hm. II,
349.
Félix (saint), ëvéque de Nantes, II, 549.
Femme. La femme païenne se transforme sous T influence de la r^
ligion chrétienne, II, 5 ; caractère de la femme française : son
rôle glorieux depuis un demi-siècle dans la société envahie par le
matérialisme ; sa supériorité sur les hommes par Pénergiedesa
foi et la pureté de sa morale, 6, 7, 8 ; c'est pour elle que les
temples restent debout et que le culte et. le nom de Dieu se con-
servent en France, 40; TÉglise n'a rencontré durant cette épo-
que qu'une puissance sérieusement conservatrice : c'est la femme
française, 44, 4S; dangers que des habitudes nouvelles ne vien-
nent se substituer à ces nobles qualités, 4t, 13; modèle d'une
femme chrétienne au milieu du monde, 643 et suiv. ; I?, 342,
343 ; il va, de nos jours, des femmes qui tendent à corrompre
le christianisme, en voulant concilier ce qui est inconciliable, I,
648, 649.
Fénelon^ archevêque de Cambrai, Y, 306. Sus missions dans le
Poitou contre les protestants ; il refuse l'évéché de Poitiers, 11,
658; VL 325 ; son discours pour le jour de TÉpiphanie, IV, 370;
il fait un mérite à Charlemagne d'avoir été plus heureux que saint
Louis, I, 77.
Ferrier (Du), orateur du roi de France. Son langage au concile de
Treole, V, 576.
Fecriére (paroi:s«e de La), diocèse de Poitiers. Récit des tracasse-
ries auxquelles furent en butte les habitants de cette paroisse de
la part <ies autorités civiles^ à proposd'une visite de learé«éqae,
IV, 5î9etsuiv.; V, 844.
Fétaa. Mottfe qui avaient porté TËglise à établir un grand nombre
de fêtes chômées dans les siècles passés, et qni l'ont portée plus
• tard à les diminuer seulement quant au chômage, 1, 536 et suiv. ;
les fêtes du peuple auraient quelque chose d'incomplet, si l'É-
glise n'y faisait entendre sa voix, 111, 4.
Fiacre (saint), patron et protecteur des jar<Ékrs. Homélie prêcbéc
à la messe de ce saint, IV, S75; il était d'Ke origine royale; II
se retira dans un ermitage où il se livra à la culture d'an jardin^
prodiges arrivés autour de sa tombe: Anne d'Autriche otAieat la
naissance de Louis XIV par son intercession, S76. •
FIdéiame, U, t&9 (note). Sa condamnation implicite on indirscta
par le concile du Vaiican, VII, S45.
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TABLE ANALYTIQUE. €GUX
Filbert ou Plifiibeit (saint), abbé de Samt-fieaoit de Qainçay, II,
419, 454.
FiUMV, poitevin, VI, 486, 4M, 493. '
Fillion [Charles), évèque da Mans. Son oraison funèbre prononcée
dans la ca(h^drale du Mans ; comment la providence surnatvrelie
de Dieu prépare un évoque à son Église, et comment un évéque
ain% préparé répond aux desseins de Dieu sur lui, VIII, 479 et
suiv. ; il est nommé évèque de Saint-Claude ; bien qu'il opère dans
ce diocèse; il est appelé au siège du Maas, 492 et suiv.; pureté
de son enseignement, 495 et suiv.; sa sagesse dans las conseils,
dans ia direction des âmes^ 498; sa conduite droite et ferme au
concile du Vatican, 200 ; ses souffrances pendant la guerre, 204 ;
sa mon, 206.
Fisher (J.), évéque anglais sous Henri YIII. Il enseigne que le
peuple fidèle est dirigé par le Saint-Esprit dans seà croyances,
II, 247 (note).
Fléaux. C'est une impiété de les attribuer à des causes aveugles ou
capricieuses, IV, 214 ; les païens les attribuaient à la religion
chrétienne, 244. Voir Calamités.
Fléclliar, évoque de Nîmes. Il prêche dans le Poitou pour la con-
version des protestants, II, 558 ; extraits d'une de ses oraisons
funèbres, VI, 269, 273, 284.
Florence (sainte], fille spirituelle de saint Hilaire, se retire dans le
monastère de Comblé, 424.
Florentin (saint), I, 47.
Foi Instruction synodale sur la première constitution du concile
du Vatican intitulée : Comtitutio dogmatica de fide catholica^
VII, 477 et suiv. ; développement de la doctrine du concile du
Vatican sur la foi ; la foi à la parole de Dieu est commandée par
la raison elle-même, 223 ; quoique raisonnable, elle est avant
tout surnaturelle et repose sur l'autorité infaillible de Dieu, 224 ;
elle repose en môme temps sur des motifs de crédibilité qui
sont à la portée de tous, 194; la foi n'est pas un mouvement
aveugle, elle reste libre malgré la force des arguments qui Tap-
puieot, 228, 229, 230, 234 ; étendue de l'objet de la foi divine et
catholique, 232 ; la foi étant de nécessité absolue pour tous a
été facilitée à tous, 233; le grand moyen pour parvenir à la foi ,
c'est l'Église, 234, 235; la grâce attire les âmes à la foi et
les y confirme, ^^ ; distinction de deux ordres de connaissance ;
excellence de i^Bre de la foi, 239, 240, 244 ; la raison éclairée
par la foi peut f^e de grands et utiles progrès dans l'intelligence
des vérités révélées, 242, 213. Voir Raison.
La foi est une vertu théologale, parce qu'elle a Dieu luî-môme
pour objet ; ce qu'enseignent les rationalistes touchant la foi, II,
362 et suiv. ; elle est le fondement de tout l'édifice chrétien; dé-
finition de la vraie foi, VI, 157; la foi, non plus que la grâce,
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GCLX TABU ANALYtlQDB.
n'est pas un être subsistaa'. en lui-méme, c'e^ un «cckieai
divin qui se produit dans un être capable de le recev..ir, III,
466 ; c'est dans la rais«n de Thomme que là foi veut et doit pnus^
ser avant tout ses racines, 467; elle ne resserre pas lestiinites
de Tordre rationnel, 456 ; elle ne procède pas de la science, mai:<
de la rëvëlution; elle n'est pas une question de philosophie, m'Au
une doctrine rëvéiée, I, 480; c'est une grande force ré^yuatricc;
sou efficacité, IV, 495. ^
L'avantage des générations anciennes sur ia nôtre, c'était la
puissance de la foi, VII, 399; elle est la racine première de Id
grâce^ elle est le fondement posé en nous par le tiaptéme ; elle
est la mère du repentir, 4O0.
Ce sont les hérésies qui ont rendu nécessaires la pratique des
définitions des articles de foi, et l'obligation d'adhérer à ces formu-
laires, comme le démontre saint Hilaire, VII. 359 ; un article
de foi présuppose la parole de Dieu écrite ou traditionnelle, IV,
449; le domaine de la foi s'agrandit de siècle en siècle parles
travaux des doctes, les méditations des saints, et surtout par les
enseignements de l'Église, VII, 443, 444; la foi est la condition
première de la justification, mais elle ne confère pas seule U
puissance de devenir enfant de Dieu, V, 138 ; un enseignement
pernicieux n'enlève pas toujours la foi aux peuples, para que
les oreilles de ceux qui entendent sont plus saintes que les
lèvres de ceux qui les enseignent, I\\ 296 ; avantages que la \rate
philosophie retire de la foi, 11, 413; l'homme n'atteindra pas
la fin pour laquelle il a été créé, s'il n'agit pas au nom de la fou
384 ; doctrine de saint Augustin sur la nécessité de la foi pour
parvenir au bonheur éternel, 388 et suiv.
Instruction pastorale sur Tobligation de confesser publiqui^mont
la foi chrétienne, VIII, 77 et suiv. ; ce que c'est que Tacte de foi
pour le chrétien, II, 363, 363 ; la foi existait avant \es conciles^
elle existe pour chaque chrétien avant son baptême, VI, ft63, 56i :
un seul atome de foi vaut mieux, que toutes les conquêtes de la
science, si la science est séparée de la foi , IH, 422; bonheur du
chrétien qui a toujours conservé la foi ; comment on parvient
à la foi par la scieilce et l'examen ; exemple de saint liilaire, VI.
549, 550; il n'y a qu'une foi. la foi de saint Pierre; doctrine
développée par saint Hilaire, 565 et suiv.jJoin d'être l'anéan-
tissement de la raison, la foi en est l'exerciMfe plu<% sublime, III,
423; l'extension de la foi et de Ja doctrine cSnolique est le prin-
cipe efficace du bonheur et de la vraie prospérité des nations.
II, 470 ; l'acte de foi, qui est Ja racine même de la religion, a été
extir|)éde la société européenne, V, 491; obligation de pro-
fesser ouvertement la foi; circonstances où cette profession
devient obligatoire, III, 443 et suiv.; V, 87 ; doctrine de saint
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TABLE ANALYTIQUE. CCLXI
Hilaire sur la nëcesâitë d'unir les œuvres à la fji, VI, 432, 433 ;
modèle d'une li»i vive, III, 288 et suiv. ; Y, 49t>, 493.
Fonotions pobliqnes. Le chrétien nedoM les ambitionner qu'avec
modération, YII, 446, 447; une protection analogne à celle
qui est accordée à l'exercice des fonctions publiques semble
devoir être accordée aux actes de la charge épiscopale, lY,
576» |ff7 ; elles présentent à la conscience chrétienne, dans une
socim saturée de naturalisme^ les mêmes obstacles qu'elles
présentaient sous les empereurs païens, Y, 200, 204, 203 ; res-
ponsabilité de ceux qui, exerçant ces fonctions, s'éloignent delà
pratique delà religion, I, 455, 456 ; II, 474.
Fonctionnaires pnblics. Avantages pour le pouvoir lorsque
le fonctionnaire public joint à ses autres aptitudes le mérite
littéraire, YI, 284, 285; Napoléon I^r n'approuvait pas la con-
duite querelleuse de plusieurs de ses fonctionnaires, 286; saint
Hilaire montre combien il est difficile pour les fonctionnaires
publics de rester dans la sainteté de la loi chrétienne malgré leur
bon vouloir, 574, 572; Y, 499 et suiv.; les fonctions publiques
seront entre les mains d'hommes mauvais et tarés, au temps de
Tantechrist, YI, 573.
Fondateur d*nno église. Privilèges qui lui sont accordés ainsi
qu'à ses héritiers. Y, 362.
Fontevraolt (Ordre de]. Saint Pierre II, évolue de Poitiers, consi-
déré comme le fondateur de Fontevrault avec le B. Robert d*Ar-
brir^el, YIII, 142; ses monastères placés sous l'invocation de
MHrie; 443. Voir Robert d'Arbrissel.
Fontgomband (abbaye de). Détails historiques sur ce monastère;
sa restauration, III, 624 et suiv. ; bénédiction de l'abbé. Voir
Abbé.
Fortonl, ministre des cultes. Lettre à ce ministre relativement au
décret qui organise l'inspection de l'Ëtatdans les pensionnats des
couvents et des maisons cloîtrées, II, 400; observations adressées
à M. Fortout à propos de sa lettre, relative à la première syno-
dale, sur los principales erreurs du temps. II, 436, 439; lY, 545.
Fortimat (^^aint), évoque de Poitiers, I, 249; II, 562, 564, 565;
III, 302; YI, 488,493,504,599. Il est l'auteur des bvmnes de
la sainte Croix, I, 248; II, 549 ; YI, 489 ;1«II, 174 ; il fait l'éloge
du clergé de Paris, II, 307; il dit que saint Hilaire brillait parmi
les évéques des Gaules, comme l'étoile du matin parmi les as-
tres, YIII, 56; extraits de la vie de saint Hilaire, I, 233; III,
349; YI, 342, 444, 558; YII, 88, 89; passage de la vie de
saint Maurjlle, évèque d'Angers, Y, 466 ; de saint Martin, III,
302; il envoie un hymne de remerciement, au nom de sainte
Radegonde, à Temperear deCon8tantinopie,YI, 490 ; il est honoré
d'une vénération particulière dans la chapelle épiscopato de Poi-
tiers, YIII, 220.
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CCLXII TABLE ANALYTIQUE.
Foonieaiiz (Hanti-). Di^^cours prononcé à la cérémonie de la béné-
diction des Haute-Fourneaux dans la vallée 4a la Gartempe
près Montmorillon^ VU,, 456 et suiv. ; commenibire des versets
23, 39 du chap. 38 de rÈcclésiastique, appliqué à l'objet de cette
cérémonie, 458 et suiv.
Fournet (André], fondateur des Sœurs de La Puye. Cause de «ta
béatification ; ordonnance pour la recherches de ses écr^k Vil,
277, 385, 386; son séjour à La Puye où il s'adonne à la lURqae
des plus admirables vertus, VIH, 4U, 445.
Foy (sainte), vierge d'Agen , martyre. Histoire de son martyre ;
Dieu lui envoie saint Caprais pour la soutenir dans le combat ;
Bernard, disciple de saint Fulbert de Chartres, écrit la relation
de ses miracles, HI, 458 et suiv.; sou culte à Âgen, Ht, 473 ;
à Chartres, 485 et suiv.; réconciliation de T Église de Sainte-
Foy, à Chartres. Voir Chartres.
France. Prédestination catholique de la France, Y, 4 83 ; c*est la
nation chrétienne par excellence, parce qu'elle a fait de TËvan-
gile la base de son organisation, I, 6, 47, 436, 344 et suiv.; III,
297; Dieu a adopté le peuple de France dès sa naissance; il a
signé avec lui un pacte dans le baptistère de Reims, YH, 287,
820 ; le ciel l'a frappée pour avoir oublié ce pacte, 288, 289,
290, 349, 320, 324, 364 ; la France est à la tète du monde chré-
tien, 406, 407 ; liberté donnée aux évèques pour la réunion des
conciles ; depuis 60 ans le pouvoir a beaucr'up fait pour TÊglise,
pourquoi a-i-elle été impuissante pour soutenir ces gouverne-
ments? II, 446 et suiv.
Dieu a constitué la France protectrice des droits da saint-
siège, I, 47; U, 529; V, 506, 576; Yl, 246, 6U; VH, iî , 43,
407, 440, 287, 294, 295, 320, 324, 324, 327, 409, 547; YHI, 44,
45, 43 ; elle a fait beaucoup pour l'Église en tous les temps,.!,
47; sa mission dans le monde, 315; cette mission énoncée à
saint Louis par le pape Grégoire IX, 136, 497, 498 ; elle a une
vocation spéciale pour l'extension de la foi ; elle ne peut se sou-
tenir lorsque l'incrédulité règne chez elle, 343: lY, 370; son ar-
deur et sa mobilité la rendent moins propre à garder le dépôt
de la doctrine confiée aux Romains, II, 509; elle a été établie
Tappui et le soutieih^u temporel de la papauté ; cette mission
fait sa fortune, si elle y reste fidèle, YI, 597 ; Yll, 12, 43 ; son
histoire est comme un glorieux complément de l'Epiphanie de
Jésus-Christ, YI, 434 ; elle défend les États pofOtificaux à Mon-
tana, 470, 245; elle reprendra sa mission de protectrice de
l'Église qu'elle a semblé avoir oubliée un moment, 245, 246; té-
moignages d'affection de Pie lY et de Pie IX pour la France, V,
576 et suiv.
Benoit XIY proclame la France impérissable parro qu'elle <vl
le royaume de Marie, II , 270; Baronius assure que cvl empire.
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TABUB ANALTTIQin. ÇCLXiU
fondé sur le culto des saints, durera aussi longtemps que ses
fondements resteront poses sur le même cnk^r, 577 ; le nom de
saint Martin intimement lié à l'histoire de la France, III, 296 ; lY ,
425 et suiv.; sainte Clotilde et sainte Radegonde, protectrices
de la France, YIII, 475 ; part glorieuse que les ëvèques ont prise
à la formation et à la conservation de la France, lY, 425; YII,
«9t, 193; YIII, 475 y caractère du peuple français, II, 342;
IV, ^
•■4
An. 1850. Mandement qui ordonne un Te Deum à Toccasiof
de la rentrée de Pie IX dans Rome, 1, 497 et
suiv.; appréciation de rexpédition française pour
la délivrance de Rome, 498 et suiv.; entretiens
avec le clergé sur quelques questions du moment
présent, 1.339 et suiv.
4851. Etat prospère de la France soss le rapport ma-
tériel ; craintes au milieu de la paix; opposition à
Dieu, I, 340 et suiv., 453 et suiv., 459 et suiv.;
de l'abstention religieuse et politique, 455, 456.
1852. Entretiens avec le clergé sur la conduite à garder
dans la nouvelle phase politique qui va s'ouvrir en
France, I, 550 et suiv.; maux de l'époque, 11,443,
457.
1854. Lettre pastorale qui ordonne des prières à l'occa-
sion de la guerre, II, 402 et suiv.; la paix de 40 ans
(4844-4854) dont a joui la France lui a été funeste;
elle a été envahie par le naturalisme, et l'État s'est
substitué à l'Église, I, 417, 448; II, 166 et suiv.;
raisons pour lesquelles la guerre d'Orient fut entre-
prise, IH, 540 ; témoignages de piété en\ers Marie
par les soldats français pendant cette guerre, II,
248, 249. •
4859. Entretiens avec les archiprôtres et les doyens au
sujet de i'indiction des prières pour la guerre
d'Italie, III, 396 et suiv.; cette guerre prévue et
annonce, 398^ 399 ; caractères des deux princes
en hostilité ; dangers que courent les États tem-
porels du pape; ces dangm signalés à diverses
reprises au chef de TÉtat, 400 et suiv.;IY, 437.
4861. En attaquant les associations chrétiennes, le gou-
vernement français devient le complice de la ré-
volution et des sociétés secrètes, lY, 322, 323.
4867. Analogie entre l'état actuel de la France et celui
de la femme courbée de l'Évangile (Luc,xiii, 42,
43), VI, 438 et suiv,
4868. L'impiété domine partout; |)lasphème8 du journa*
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aiLXVi TABLE ANALYTfQOE.
lisme; excitation à la haioe du clergé, VI, 140,
241 ; pourquoi les uns demandent la paix, et les
autres la guerre, 242, 243.
An. 1869. Une crise inévilable menace la France; causes qui
doivent la produire prochainement ; rien ne peut
durer de ce qui est a sis sur le mensonge, YI, 429.
439 et suiv.; VU, 237, 25«». ^
4870. Mandement qui ordonne des prières "oblique»
^ à l'occasion de la guerre contre la Prusse, Yl, 595
et suiv.; homélie sur la guerre actuelle, jagée
d'après les principes de TËvangiie (S. Luc, xi%%
34, 32), YII, 48 et suiv.; homélie prononcée le
8 décembre sur Taction simultanée du bien et du
mal, appliquée à l'état de la France* 58 et suiv.;
homélie prononcée le jour de Noël sur les moti&
de craindre et d'errer, YII, 74 et suiv.; homélie
prononcée à la messe pontificale célébrée poar la
clôture de la neuvaine au Sacré-Cœur de Jésus à
Tinlention de PÉglise et de la France, YI, 603 et
suiv.; la France conservatrice et libérale après
4870; impuissante à se reconstituer, YII, 290,
294.
4874. Lettres circulaires relatives à de nouvelles qaéies
et de nouveliôd prières h l'intention de Tarroée.
YII, 81 et suiv.; instruction pastorale (carême)
sur les malheurs actuels de ta France, 94 et suiv.,
lettre pastorale au sujet de la paix conclue avec
la Prusse, et pour la célébration d'un service
funèbre à l'intention des victimes de la guerr6)434
et suiv.; lettre pastorale à l'occasion du meurtre
de Monseigneur l'archevêque de Paris; appré-
ciation des forfaits de la Commune, Vil, 451 et
suiv.; lettre circulaire qui prescrit les prières
publiques, demandées par l'Assemblée nationale,
448; entretiens ecclésiastiques sur les devoirs
qujMpose au clergé la gravité des circonstance»,
25*^01 suiv.; homélie prononcée en la fêle de
sainte Radegonde, sur les alliances de Dieu avec
les peuples, 285 et suiv.; honélie sur les droits
souverains de la miséricorde divine, 297 et suiv.;
homélie sur les représailles de la justice divine.
309 et suiv.; éloge funèbre des soldats français
glorieusement morts pour la patrie dans la jour>
née du 2 décembre 4870^ YII, 347 et suiv.; tto-
métie prononcée en la fête de l'Immaculée Gonoei^
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TABLE ANALTTRUœ. CCL^V
tion sur l*abr^ement des épreuves par la prière
ém saints, 340 H «^uiv.
An. 4873. Discours prononcé dans la^lennité de clôture du
pèlerinage nntional à Notre-Dame de Chartres,
VII, 536 et suiv.; lettre pastorale qui ordonne des
prières publtijues demandées par TAssemblée na-
tionale avant la discussion des lois constitution-
nelles; périls qui menacent la France par la faute
de ceux qui la dirigent, Vill, 4 et suiv.; homélie
prononcée en la fête de tous les saints sur T ur-
gence du secours divin imploré par les prières
publiques, 8 et suiv.; inquiétude de la France
par suite du provisoire, 43, 44; explication de la
guérison de Teufont épilepiique de l'Évangile
(Matth. wii, 44, 45) appliquée à l'état de la France;
cette maladie est celle de notre pays depuis qu'fl
est possédé par l'esprit révoltitionnaire , 48 et
suiv.
4874. Exposition de quelques versets du 59« chapitre
d'Isare appliquée à l'état de la France, VIII, S49 et
suiv.
Devoirs de la France après ses malheurs dans la guerre con-
tre la Prusse, VII, 140, 443, 144; exposé des motifs qui Tint
espérer que Dieu sauvera la France, airès l'avoir châtiée; de-
voirs des nouveaux mandataires de la France>409 et suiv.;
VIII, 3 et suiv.; aucun régime qu'il lui plaira de se donner
ne pourra durer tant qu'elle marcliera dans 1rs voies de Tinfidé-
iité et de Tapostasie, VII, 104 ; elle a perdu son rang pour avoir
abandonné les intérêts dont elle s'était constituée la gardienne et
la protectrice, 407; les désastres de la France et les excès de
la guerre civile n'ont produit aucun changement dans les
esprits, S58 ; ses humiliations présentes lui sont venues pour
avoir refusé de reconnaître la royauté de Jésus, VIII, 63, 64 ;
état de la France sous le rapport religieux < t politique ; com-
ment elle est tombée dans cette humiliation; moyen efficace
d'en sortir, VII, t89 et suiv., 340, 314, 3Î0 et suiv!, 343, 344,
353, 354, 544 et suiv.; causes pour lesquelles tant de bonnes
œuvres qui s'opèrent en France produisent si peu de fruits
pour l'amélioration de la chose publique, Vil, 25, 26, t7;
le ma! de la France est le libéralisme qui préconise comme
nécessaire uiie doctrine sociale condamnée par l'Église, 27;
elle n'ose plus aujourd'hui reconnaître son Dieu; conduite
religieuse de nos ancêtres après leurs malheurs, VII, 404,
405, 406 ; elle n'a pas confessé Jésus-Christ devant les hommes,
et Jésas-Christ l'a reniée à la face du ciel, VIII, 20 et suiv.,
90 et suiv.; elle e>t venue à ce point de regarder la neutralité
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GCLIVI TA^IM ANALTTI06B*
religieuse comiAe essentielle à son droit publie, 83; Dira,
par la bouche du prophèle Isaîe, lui promet de loi rendre sa
gloire, si elle revient à lui, eu le (iroclamant poor son Dieu,
99, 93.
la France, Rome et t Italie, brochure contre le pouvoir tem-
porel du saint-slége. Mandement du %t février 4S64 au sujet des
accusations portées contre le pape et le clergé frao^is dans
cette brochure, IV^ Hâ et suiv.; réponse au mini8tr0^Vbs coite?
notiâant les poursuites dirigées contre le précédent mandement,
474 ; observations adressées au môrr.e à propos de son rapport
à l'empereur dans l'affaire du mandement du tt février, 473 et
suiv.; réponse au même qui notifie la déclaration d'abus prononcée
par le Conseil d'État, 206 ; lettre au même au sujet du rapport
présenté au Conseil d*État par M. Suin dans l'aflbire da mande-
ment du VX février, 228 et suiv.; Y, 242, 243.
Franciscains de Poitiers. Us s'établissent dans le diocèse de Poi-
tiers dès les premiers temps de leur fondation, II, 556.
François d'Assise (saint). Son amour pour la pauvreté ; il distri-
bue sa fortune aux malheureux, I, '47; le bimibeareiiz Benoit-
Joseph Labre le prend pour patron et pour modèle, III, 660.
François de Sales (saint), I, 65, 470,606, 657; II, 433, 554, 557;
V, 472 ; VI, 393, 455 ; VII, 47, 424. Son éloge, VU, 494 et suiv.;
il est la personnification de la douceur chrétienne, YIl, 494 ; il
montre dans sa personne l'alliance de la douceur avec Téoergie
de la volonté; il déploie une admirable force dans le gouverne-
ment pratique de sa propre vie, 492 ; il est f rt dans le gonver-
nement des âmes, dans le gouvernement des aflàires, 493; ses
qualités comme missionnaire, comme évoque, comme hamme
politique, comme théologien et controversiste. comme écrivain,
son discernement des esprits, VU, 493 et suiv.; il a ramené la
dévotion au milieu du monde, non en la déguisai. U mais &i la
montrant avec son habit naturel, sa croix, ses ë^ines, etc., I,
604, 605; son influence sur les générations modernes pour la
conservation de l'esprit religieux^ VII, 45; il fait Téioge des Fran-
çais dans la guerre contre les Turcs, et pense que ce sera la
France qui portera le dernier coup à l'empire de Mahomet, 1, 7S«
73; il loue les vertus de Françoise de Lorraine, duobesee de Yea-
dème, 1, 376 : il dit que Dieu permet les apparitions de la croix
pour consoler ses amis et effrayer ses ennemis , 434 ; que TÉglise
et le pape c'est tout un, II, 535 ; il explique les paroles de saint
Paul : b La charité croit volontiers toutes choses », 01, 470;
vifs reproches aux protestaiits au sujet de leurs attaques contre
les Pères de TËglise, I, 470 ; extraits de Toraison funèbre d*fioa-
manuel de Mercœur, Y, 500 et suiv.
Lettre à notre S. P. le Pape Pie IX à l'effet d'obtenir qoe saint
François de Sales soit déclaré docteur de TÊ^iae universelle.
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TABU AIULTTIQUI. GCUeVS
VIII, S33^ S34, 235 ; aucun obstacle n'empêche le saint-si^e de
rélever au titre de docteur de l'Église universeila, VII, 272; il a
vraiment enseigné TÉgiise. 497 ; Tétude de ses œuvres éloigne
les esprits des préjugés d'école du dernier siècle, YIU^ S36;
Pie IX, dans le décret de conQrroation du culte du serviteur de
Dieu, s'appuie sur le témoignage de sa vénération publique pour
leB. Lefèvre,VIII, 75.
Association de Saint-François-de-Sales. Lettre de félicitation
au président central de cette association, IV, Ht; exhortation
adressée aux membres de l'association de Saint-François-de-Sales,
VU, 490; combien est utile l'association pour soutenir les minis-
tres de Dieu dans les contrées protestantes, 498 ; fruits qu'elle a
déjà portés, 499.
rraDçds Xavier (saint)^ II, 257, 265 ; IV, 454 ; VI, 245, 448. Il n'a
pas exercé sur l'organisation intérieure de la compagnie de Jésus
une action aussi directe que saint Ignace et le B. Lefèvre, VIII,
70,74.
Praysaliioiis (Denys)^ évéque d'Hermopolis, H, 588, 592.
Pridebart, évéque de Poitiers, 11, 554.
Pridolin (saint), abbé de Saint-Hilaire de Poitiers. Il apprend dans
une révélation l'emplacement du tombeau de saint Hilaire; son
zèle à restaurer l'église de ce saint, III, 324 .
Prohachammer (Jacques), professeur à rUni\ersité de Munich.
Pie IX condamne ses erreurs sur les attributions exagérées accor^
dées à la raison, V, 442, 443.
Troissard. Extraits de ses chroniques concernant la bataille de
Poitiers ; contraste entre la conduite des Anglais et des Alle-
mands envers les vaincus, VII, 435, 436, 437, 439.
Paibert (saint), évéque de Chartres, I, 95; II, 408, 593. Serviteur
illustre et hymnographe de Marie, lumière de son siècle, précep-
teur des évêques ; sa fermeté évangélique louée par Baronius, IV,
83 ; il est nommé par Guillaume, comte de Poitiers, trésorier du
chapitre de Saint-Hilaire; il envoie un mandataire à celte collé-
giale; relations qu'il entretient avec l'Église de Poitiers, l, 440,
141, 152 ; il fait bâtir l'église cathédrale de Notre-Dame de Char-
tres, I, 46; VI, 526; il préside à une école florissante, qualifiée
souvent d'académie, lll, 637 ; il écrit sur le mystère de llmmaculée
Conception -avec toute la précision d'un théologien expérimenté,
et il enseigne que Marie a été exemple du péché originel, U, 243,
214; le diocèse de Poitiers l'honore d'un culte public, 563; il énu-
mèreles bienfaits qu'il a reçus de Jésus-Christ depuis son enfance
jusqu'à son élévation à i'épiscopat, I, 424 ; il écrit à Canuts roi
de Daneraarck, pour le remercier des prést*nts qu'il a envoyés à
l'é<;lise de Chartres, II, 287; il se plaint des évêques de son temps
qu'il accuse de manquer de zèle pour la défense de l'Église, 608 ;
ii dit que la ville de Poitiprs est beaucoup plus heureuse par le
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C6LXVI11 TABLE ANALYTIQtJE.
patronage de ses saints que par son opulence, III, 380 ; il écrit
à Leuthéric, archevêque de Sens, son métropolitain, et lui adresse
des plaintes remplies d'une liberté apostolique , II, 322 , 323 , VI,
379 ; il fait l'éloge de saint Ghcron, VI, 529 ; son zèle dans b
défense des droits ecclésiastiques. IV, 529; son zèle dans la
défense de< droits ecclésiastiques, IV, 83 ; son affection pour le»
religieux, II, 408; IV, 83.
Falgence [saint), évèque de Ruspe en Afrique. Il éiyit à un prinre
hérétique de ne pas traiter de rébellion la liberté qu'il met daos
ses paroles, III, 402.
Fastaie (Raoul de La], cx)mpagnon du B. Robert d'Axbrii>sei. Son
zèle pour le salut des âmes, 111, 625, 626.
Gailiard (Adolphe), fondateur de l'Institut des Sœurs de Sainte-Pbi-
lomène à Sa I vert. Éloge de ses vertus ; son zèle pour l'édacation
et la formation des enfants, V, 592, 593.
Gaillardin. Il déclare qu'il n'y a pas de gouvernement plus libéral
et plus constitutionnel que celui de Citeaux, 111,637.
Gallicanùme. Erreur de ceux qui disent que l'é\éque peut dans
son diocèse tout ce que peut le pape dans l'Église, I, 341,342
circonstances al téiiuantes en fa\eur des anciens gallicans, 343
les maximes gallicanes ne font plus loi en France, 1,645; VII, 8
causes qui ont reporté l'Église de France vers la doctrine con-
traire, 344; importance de cet esprit re soumission pour résis-
ter aux principes révolutionnaires qui devaient prendre le des-
sus dans notre siècle, 345; obligation de se serrer aussi de plus
près autour de son évoque, 347 ; comment les politiques de ii«-^
Jours interprètent les articles de 4682,1V, 483 et suiv., 207, 243.
244, 246; fermeté de Mgr d'Aviau, archexèque de Bordeau\
devant les exigences du gallicanisme pour éluder ou suppléer eo
certains cas l'institution canonique du pape, IV, 92; YIU, 431 et
suiv.; les partisans du gallicanisme n'ont jamais contesté le pou-
voir temporel du saiut-siége ; Bi^ssuet regarde comme un sacr'^
iége la violation de ce pouvoir, III, 542, 559, 640, 642.
Garniar (Ad.), professeur de philosophie à la faculté des lettres de
Paris. Il réclame pour l'État le droit de diriger l'éducation pu-
blique ; quelle place il donne à la n*ligion dans l'enseignement. II,
404 et suiv.; son appréciation de la morale des philosophes an-
ciens qu'il regarde comme étant presque aussi précise que celle
des Pères de l'Église, 405.
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TABLE ANALYTIOPB* CGLUt
Garnior (Looi8),curë delà cathédrale de Poiliers, IV, 56S. Éloge de
ses vertus sacerdotales; .<«es qualités d'administrateur; son amour
pour la papauté, son pèlerinage à Rorae^comment il se préparait
à bien mourir, VI, 444, 445, M 6.
Gaudry, évoque de Laon. Il est massacré par les habitante de
Laon, au cri de : La Commune^ h Commune^ VII, 152.
Gaules. Origines des églises des Gaules, ill, 444, 445, 297. Eilts
sont fondées par des envoyés de saint Pierre, 445; elles a\ aient
Tusage des processions et des stations solennelles à certains jours
de TAvent et da Carême, YI, 57 ; il importe de ne pas kiaair
périr la dernière trace de tant de saints et glorieux souvenirs^
58; état florissant des Gaules à Tépoque de saint Hilaire, 550,
554. Voir Églises de France.
Ganthlor da Bruges, Franciscain, évèque de Poitiers. Prélat
d'une activité et d'un courage égal à sa sainteté, il est persécuté
par Philippe le fiel, et déposé par Clément V, II , 555 , 562 ,
576.
Gay [Charles], vicaire général de Poitiers^ IV, 562. Lettre au sujet de
son livre intitulé : De la vie et dee vertm chrètiennee ecmidérées
dans Vètat religieux, VIII, 423, 424; il prêche le jubilé à Niort,
I, 439 ; il supplée avantageusement un prédicateur de la retraite
pastorale, V, 335.
Gelais (saint), évoque de Poitiers, II « 562.
Gélase (saint), pape. Passage saillant au sujet de la condesceedseoe
que certains hérétiques demandaient par rapport aux vérités de
la religion, III, 264.
Génard (saint), honoré dans le diocèse de Poitiers, II, 575.
Généalogie. La généalogie de Jésus-Christ d'après saint Matthieu et
saint Luc, II, 200 et suiv.; pourquoi l'Évangile ne donne pas la
généalogie de Marie, 203 ; lorsque les hommes ne font pas re-
monter jusqu'à Dieu leur origine, ils oublient le plus glorieux
annodu de leur généalogie, I, 26S.
Généraux (saint), abbé d'Ànsion, II, 551.
GenarièTe (sainte), patronne de Paris, II, 427.
Gentilhomme. Modèle du gentilhomme chrétien, VI, 270 et
suiv.
Gentils. Leur admission dans le sein de l'Église est un des instanis
les plus solennels de l'histoire du genre humain, un fait majeur
dans les annales de notre race, IV, 595 et suiv.; le mépris de la
divinité fut toujours un crime à leurs yeux; pourquoi le démen
ne les portait pas à nier certaines vérités premières, VII, 403.
Geoffroy, abbé de Vendôme. Sa lettre à Bernier,abbé de Bonneval^
1, 46; II, 600.
George -Maasonnais (J.-B.-A.), évèque de Périgueux. Son oraison
funèbre, IV, 444 et suiv.; il fait ses éludes au collège des Jé-
i&aites de Sainte- Anne d'Auray, 444; il est formé aux verlus et
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eChXX tABLE ANilLYTIQUE.
à l'a^oiinisiratioA eoclëstastique par le cardinal de Che\'eri2S, soa
oncle, 445 et suiv.; il est ëlevë à répiscopat ; dëlaits sur son gou-
vernement, 447 et suiv.; ses qualités; sa doctrine sûre et ri-
goureuse, 436 et suiv.; son zèle pour l'observance de la db-
eipline, 433 et suiv.; son amour pour TËglise rontainep 436 et
suiv.
fitrbot (l'abbë), depuis ëvéque de Perpignan, III, 600. Il dit qae
les reliques ont la mission d'ëvangëliser partout où elles voyi-
gent, II, 41.
Gtfmaia (saint), patriarche de Gonstantinople, II, SOi, 190. Prière
à la sainte Vierge pour la conservation de Gonstantinople, Tin,
S6tl.
Germain (saint), ëvéque de Paris, II, 549; Vl, 537.
Ctosialiie Govain (sainte). Son éloge prononcé à la tète de sa béa-
tiâcaiion. 11, 409 et suiv. : ce n'est pas le hasard , mais la \o-
ionté du Créateur qui, après la mort des saints , détermine Vé-
poque de leur glorification, 444 et suiv.; par rexaitation de
Germaine Cousin^ Dieu a voulu donner à notre siàde un doablf
enseignement : eelni d'one vie sanctifiée dans la pauvreté et la
aenffrance, 145, 446; et celui de la vraie sagesse et de la vraie
science apprises au pied de la croix, 447 et suiv.; son triomphe
est celui des petits, du peuple ; la joie des communautés de vier-
ge&, 424 et suiv.; vote pour sa canonisation, YI, 79, SO.
Ctoronimo (te vénérable), Maure converti , martyrisé par les Me-
sulmans. Desseins de la divine Providence dans Finvention de son
corps, faite au moment où les armées chrétiennes portaient da
secours aux Turcs, II, 443.
Gtrton, chancelier de Tuniversité de Paris. Il enseigne que la pa-
pauté est une prima tie monarchique et royale; que la plénitade
de la puissance ecclésiastique de Tordre et de la juridiction ne
peut résider que dans le pape, VIII, 4tO ; son discours au concile
de Constance sur les prérogatives de s&int Joseph est un traité
de théologie, 420, 423; Benoit XIY le place au nombre deceu\
qui ont le plus travaillé à la gloire du saint époux de Marie, IS1;
425, 429, 430 ; il s'emploie à établir le culte de saint Joseph dans
l'Église de Chartres, IV, 84.
Qenmda (sainte). Saint Jean l'Ëvangéliste lui apparaît et loi dit
que l'amour duCosur Sacré du Sauveur sera manifesté dans les
derniers temps, DI, 43.
flerrais (saint), martyr, VI, 476. Lettres apostoliques au sujet de
Finvention des corps des saints Ambroise, Gervais et Proiais,
VIII, 444 et suiv.
Girald, trésorier de Saint-Hilàire de Poitiers, ëvéque de Limofre^-
Translation des restes mortels de cet évoque ; disconrs prononcé
dans l'église paroissiale de Charroux, I, 254 et suiv.
•irard (Antoine), ëvéque de Poitiers. Il consacre r^ise des
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TAIM^ AlfALYTlQIS. CGLXXl
carmélites, àojourd'httt l'église du grand-séminaire de Poitiers»
V, 338.
fiirardin (Emile de). Gocninent il défiait la presse quotidienne, lY,
520.
Giraod (Mgr), cardinal archevêque de Cambrai. Extraits de son
discours en faveur de l'œuvro des sourds-moets et des aveugles,
111, 344.
Mater (Raoul), moine de Cluni^ 11, 274. li dit que l'attitude de
Jésus^Christ sur la croix, tourné vers l'occident, était pleine de
mystères, III, 48 >.
GlaiT». Quel est le glaive dont parle l'Évangile, et que Notre-
Seigneur est venu apporter sur la terre : seo liment de saint Hi-
laire, VIU, 79, 89.
Gloire. Eo quoi eon^tiste la véritable gloire, 1, 58.
fioUaih. Figure de la révolution ; la pierre qui doit l'abattre, c'est
la papauté, V, 551), 560.
Goto (saint Jean de), Japonais, jésuite. Son martyre, sa canoni-
sation, IV, 595, 598.
Goii|aa Jean), religieux. Ses sculptures remarquables dans la cha-
pelle du château d'Anet« I. 377.
Goiuaat (Mgr), arch<néque de Reims. Son sentiment sur les appels
comme d'abus, IV, 474 ; sur la question des classiques, II, 325.
GoaTomament. En quoi consiste la pratiqué du gouvernement
ecclésiastique ; son système n'est pas de création humaine ; sa
charte est placée «lu-dossus de t >us les propos discordants d'avo-
cats et do légistes, etc., I, 341 ; tout gouvernement qui tient
compte de la vérité évangélique et de la doctrine de l'Égliaé
est, en principe, un bon gouvernement, II, 543; influence des
gouvernements sur les âmes, VI, 847 ; ce qu'est le gouvernement
qui se pose socialemeni en dehors de Dieu, VIII, 2, 3 ; tous
les gouvernements veulent régler la discipline de l'Église, etc.,
II, 348 et suiv.; l'hostilité d'un ministre de l'Église envers un
gouvernement éiabii n'est pas possible, l'esprit de l'Église étant
un esprit éminemment onservateur, IV, 52 1 ; gouverner, c'est
placer chacun avec discernement, I, 356 et suiv. ; c'est avertir,
351 et suiv. ; c'est aim-r, 359; si Dieu no gouverne les hommes,
les formes de gouvernement sont également mauvaises; mettre
la souveraineté dans le nombre, c'est toucher de près à l'anarchie
du pouvoir personnel et du p uvoir collectif, Yll, 259, 290,
294. Koir Politique, Société.
Grâce. La ^râce divine, c'est Teau qui purifie, c'est l'eau qui désaltère,
c'est feiiu qui réjouit la cité intérieure de l'esprit, III, 6 ; l'héri-
tage patrimonial du chrétien, c'e^ la grâce qui fait la vie et la
beauté de son âme ici-bat«, et lui donne droit aux richesses de la
gloire éternelle, 1, 266 ; la grâce la plus victorieuse respecte tou-
jours la lib^i té ; son action sur l'âme ; la coopération de l'homme
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GCUlU TABtE ANALYlÏQtlE.
à ia grâce est ua effet même de la grâce, III^ 4^ ; opportenité
de la grâce, 465, 466; facilite accordée aux hommes pour rece-
voir la grâce, 88 ; oo seul atome de grâce vaut infiniment pios
que tous les plus riches attributs de la nature^ si la nature est
isolée de la grâce, U2, 423 ; la grâce a fait une alliance iodiffio-
lubie avec la doctrine, 41 5> 4t7 : Dieu la donne pour attirer 1<^
âmes à la foi et les y confirmer, VU, 236.
La grâ::e n'e^t pas une seconde substance qui élimine la nature
elqui se substitue à elle; c'est une addition, c'est un sarcroit
divin qui l'élève, l'ennoblit, III, 422, 123; c'est une valeur ou
décuple ou centuple, et au*delà> qui vient s'ajouter à la nature,
comme dans le nombre dix un secx)nd sivno, sans sttk>si3Uiace par
lui-même ajouté au prt^mior, lui apporte un large surcroît, 340,
344 , .312 ; Dieu, qui est à la fois le principe de la nature et de la
grâce, a voulu que celle-ci, comme une reine, eôt danscelle^à
une servante toujours à ses ordres, II, 460 ; la grâce est |KHir ta
nature un^ auxiliaire libérale, une amie généreuse. Y, 445, 453,,
45i ; elle s'accommode da .s le» rapports avec l'homme à sa double
nature, revotant les conditions de temps et de lieu, V, 28o; les
divers règnes de ta grâce et de la nature unis par un lien éiroit
se prêtent un mutui*! secours, et conspirent harmonieu^ment à
. leur fin commune,. III, 575 ; le christianisme est l'édifice de la
grâce s' élevant sur les ruines de la niiturc, ill, 663.
Grandeur chrétienne. Elle est compatible avec la condît on de
serviteur ; exposition de hi doctrine évangélique sur la préémi-
nence chrétienne, f, 29 i, 39o.
GrangniUot. Réfutation de ses assertions erronées touchant la
bulle d'excommunication de Pie IX coi.tre les onvahissear^ de^
États de l'Ëglise, 111, 560, 607, 609, 647.
Gratry (le Père), oratorien, II, 458; III, 170: VI, 579.
Grecs (les). Eflbrt^ de la papauté pour les arracher à la domination
de Mahomet, II, 498. Fotr Églises orientales.
Grégoire le Grand (saint), pape, 1, 465, 467; 11, 423, 431 ; 111
401; IV, 554; V, 75; VI, 390, 444. Il est proilamë docteur de
l'Église par Boniface Vlll, I, 466 ; il dit que les péchés sont un
poids qui accable les États. I, 342, 343; il commente ces fiaro'e»
de saint Marc : « Allez, prêchez lÉvangilo à toute créature», el
montre que l'homme a quelque chose de chaque créatarr, IL
278; ces paroles de saint Matthieu: « Celui qui aime son pèr«;ou
sa mère plus que moi, n'est pas digne de moi », III, 287; ces an-
tres de Jésus-Christ dans saint Luc : •• Vous êtes guérie do votre
infirmité », et les applique au pécheur d'habitude, VI, 439,
440^ 444; il défend de faife évêque celui qui ne pratique pas
l'hospitalité, 255; il déclare ré\érer les concil^'s généraux à
légal des quatre Évangiles, 443; il décrit i'état florissant delà
société romaine au ive siècle, VI, 554 ; il explique la parabole du
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TAiLB ANALYTIQUE. CGUIBI
roi qui avec dix mille hommes marphe contre un autre roi 8*avan-
çant à la tète d'une armée de vingt mille hommes; il dit que ce
dernier prince est Jésus-Christ, avec lequel nous devons faire la
paix avant notre mort, VII, 34, 3), 3i; il déclare qu*à mesure
que la fin du monde avance, la science divine se développe plus
largement , 255 ; il reproche à uh homme du monde de ne
pas lire c laque jour FEvangile ; il appelle les livres saints une
lettre de Dieu à sa créature, 469; sa doctrine sur les diverses
interprétations des Écritures par les docteurs, 473 ; il dit que le
Verbe a épousé la nature humaine à Nazareth et TÉglise au Gol-
golha, 632; que souvent te royaume des deux dans rÉvan-
gile.signifie TËglise d!ici-bas, 636 ; en expliquant le mystère des
présents offerts à Jésus par les Mages , il condamne ceux qui
nient l'autorité sociale du christianisme, Vill, 62, 63 ; il écrit à
Pi repéra trice Constance que les objets qui ont touché les tom-
beaux des saints ont souvent une vertu égale à celle des corps
eux-mômes, IV. 5?î4.
Grégoire VII (saint), pape, II, 434, 553. Il place sous sa juridiction
immédiate le chapitre de Saint-Hilaire de Poit.ers, III, 323.
Grégoire de NaEianxo (saint), I, 468; II, 423, 445, 598, 607 ; IV«
54, 143, 346, 352 ; V, 469. Conseils à un évèque qni prenait pos-
session de sa charge en des jours mauvais, IV, 330, 334 ; éloge
du philosophe Héron, connu sous le nom de Maxime le Cynique,
IV, 334 et suiv. ; il se défend de Tavoir loué, avouant qu'il avait
été trompé, 340 et suiv.; il décrit la fermeté des bons évoques
dans la défense de la religion, I, 406, 107 ; II, 598 ; la mort des
serviteurs de Dieu est, selon lui, un mauvais signe pour le monde^
607 ; extraits de Téloge de sain tÂthanase, 586 ; IV, 443, 445, 446;
VIII, 491; de celui de son père, évéque deNazianze, IV» 428,
429, 298, 303, 305; V, 469, 470; VIII, 191, 242. 243; de saint
Basile. IV, 439, 440; VIII, 480. 487, 488, 491 : de sainte Gorgo*
nie, IV, 292, 293 ; de sa mère, 303, 305, 340; il reproche à cer-
tains évèques de vouloir rivaliser avec les préfets par leur état
de maison, VI, 262 ; il dit que ceux qui sont appelés à l'épiscopat
doivent y être préparés par une forte et pieuse éducation, IV,
415, 446; qu'un sacre épiscopal exige quelques paroles decir«
constance, VII, 528 et suiv.
Grégoire (saint), évéi{ue de Nysse, V, 70. II dit que c'est par saint
Pierre que Jésus-Christ a donné aux évéques la clef des biens
célestes, VI, 464 ; passage du panégyrique de saint Théodote, II|
440.
Grégoire (saint), évéque de Tours, I, 233, 249 ; II, 579; III, 300 ;
Vi, 429, 338, 504. Récit de son pèlerinage à Saint-Martin deLi-
gugé, II, 70, 579 ; il raconte la dispute des Tourangeaux et des
Poitevins sur la possession du corps de saint Martin, 25, 69 ; il
rapporte le miracle arrivé à la basilique de Saint-Hilaire en fa»
Tom VIII. 48*
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MLltlV TABU ANALrnVm.
veur de Gloviii contre les Gotha, I, S33 ; Ht, 349 ; YII, 88 ; il ra-
conte plusieurs miracles opérés à Poitiers par rioterveniioii de
la vraie croix, VI, 488, 490, 494.
Grégoire IX, pape, II, 597. Il enseigne que la nature, si elle est
dépouillée des dons gratuits, est par là même blessée dans oe qui
lui est propre, V, 468 ; 'il dit que la France a reçu de Oiea une
prérogative d'honneur et de grâce au-dessus de tous les antres
royaumes de la terre ; que le Seigneur a choisi le peuple francab
pour le spécial 'exécuteur de ses volontés divines, I, 497* 49S;
charme particulier des écrits de ce pape nonagénaire. II, 597.
Qrégoire XIII, pape* Il érige par une bulle l'institution des oblats
de Saint^Ambroise de Milan, VI, 334.
Orégoiro XV, pape, VI, 885; VII. 483.
Qrégoire XVI, pape. Il publie de nouveau l'exhortation deLéon XII
aux dissidents, ou anti-concordataires de France, I, 381 ; son
sentiment sur la cause de Germaine Cousin, II, 445 : il condamne
par l'encyclique Mirari le libéralisme et le système philoso-
phique lamennaisien, UI, 816 : V^ 804, 689.
Grégoire de Valence. 11 enseigne q ue le sentiment unanime des
fidèles, dans une question controversée, doit être considéré comme
l'indice sullisant de la croyance infaillible de l'Église, II, 847.
Quadeionpe (Ltf). Mandement ordonnant une quête à roocasion des
désastres de La Guadeloupe, V, 508 et suiv.
Gttératiger (Dom Prosper), abbé de Solesmes, III, 68 ; V, 880. H dit
que le culte des saint.9, qui est un des grai ds besoins de la piété,
demande à être ranimé au temps présent, II, 67; que le Fils de
Dieu oe brisera pas un monde tout retentissant de la gloire de
sa mère, 835; ilcombat la tendance de quelques écrivains mo-
dernes à amoindrir rinfluence des miracle^ dans la fondation et
la propagation du christianisme, V, 408 ; éloge de son histoire
de sainte Cécile, Vllt, 68 \ et de ses écrits pour le concile du Va-
tican, 808.
Chiéroiinière (Arthur de la), auteur de la brochure : La Frtmce,
Rame et r Italie, Mandement qui condamne cette brochure, IV,
145 et suiv., 478, 179, 480, 481, 237, 840, 841. Voir les pièces
relatives aux poursuites contre ce mandement à Tartide :
France, Rmne, etc.
Unerre. Lettre pastorale qui ordonne des prières à Poeoasioa de
la guerre (an. 4854), II, 108 ei suiv.; sentiment de l'Église
concernant toute guerre entre princes catholiques, III, 400;
conduite d*un soldat dans une guerre où l'injustice du prince
n'est pas manifeste, ni la défense de Dieu expresse, 403, 484 ;
/es soldats qui succombent dans une gtierre chrétienne peuvent
avoir des péchés à expier; conduite de Judas Machabée , VII,
445 ; obligation en pareille circonstance de prier pour les défen-
seurs de la patrie, 446. V&ir France.
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TiiUS ANÀLrnQOE. GOULXV
(Mgr), archevêque de Tours, puis de Paris, III, S79; V,
456, 554 ; YIII, 456.
Gnlbart de Gambloux. Il raconte dans une lettre à l'archevôque de
Cologne les anciens et les nouveaux prodiges opérés par saint
Martin dans le monastère de Ligugé, II, 65, 72.
ISnllMrt de Nogont. Il dit que tout Tôccident vénérait Notre-Dame
de Chartres, l, 98, 406; U, 283; IV, 8S ; VU, 548.
fluiberi do Tournoi, Franciscain. Il donne les motifs pour lesquels
les prêtres se réunissent en synode, I^ 534 .
Gaillaiimo I, Tète*d'Ëtoupe» comte de Poitiers, II, 5U9.
6iiilla«me II, Fier-à-Bras, comte de Poitiers, II, 552.
GuUlanme III, dit le Grand, comte de Poitiers, I, 252, 253, 289 ;
II, 552.
flnilloimioTII, dit le Troubadour, comte de Poitiers, 11,553.
QniUoiimo VIII (saint), comte de Poitiers, duc d'Aquitaine. Converti
par saint Bernard, il parvient à une haute sainteté ; TÈglise de
Poitiers lui rend un culte public, II, 554,563.
QuittOB (André), évéque de Poitiers. Éloge de ses vertus et de
ses qualités, 1, 443; il organise les conférences ecclésiastiques et
l'œuvre des prêtres âgés ou infirmes, 486, 494 ; II, 545.
Chilsot. Réfutation de ces paroles : Nou$ ne scmmes plus au temps des
croisadee^ I, 81, 82; et de ces autres paroles : 7< y a im degré de
mauvais gouvernement qui ne se fait plus accepter aujourd'hui^ III,
614 ; il attaque les institutions de l'Église, lY, 433; après avoir
proclamé que TËglise est la plus grande école de respect , on
n*eet pas dispensé de se montrer disciple de cette école, 133; notice
sur M. de Barante, sur son séjour à Bressuire, et sur ses relations
avec la famille de La Rochejaquelein, YI, i90, 291^ 299 ; appré-
ciation des Mémoires de madame de La Rochejaquelein, 306.
H
Hallior, théologien. Son enseignement sur la distinction des clercs
et des laïques, III, 438, 144.
Har0ii]i*al-RaaG]iild , grand <^life d'Orient. Il envoie des reli»
ques à Charlemagne avec les clefe du saint-sépulcre, III, 387 ;
lY, 648.
Héliaad (Greorges d'), volontaire pontifical, mort à Castelfidardo.
Son éloge, lY, 43, 46, 58, 59.
Héliodoro. Application de son histoire aux Piémontais« spoliateurs
sacrilèges de Rome, YIU, 12, 43.
Homi IV, roi de France* I, 72, 74. Il est sacré dans l'église de
Notre-Dame de Chartres, IL 286 ; il favorise l'établissement du
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CGLXXVI tABLB ANALYUMIB.
collège des Jésuites à Poitiers, II, 405, 434; ii assiste en habit de
chœur à l'office des chanoines de Saint-Hiiaire de Poitiens demi
les rois de France portaient le tiire d'abbé, III, 324; saint Fran-
çois de Sales veut rengager dans une croisade contre les Turcs,
VII, 495.
Henri II, roi d'Angleterre. II attaque l'Église au spirituel et au
temporel, II, 364.
Héraye (saint), honoré dans le diocàse de Poitiers, II, 575.
Hérésie. L'unité des esprits étant la garantie de l'unité des oœors,
le prince peut se servir du glaive contre l'hérésie qui trouble la
paix publique, I, 66; pourquoi l'hérésie ne veul-^ïe pas de clo-
chesT I, 657; elle rend nécessaire la définition des articles de
foi, VII, 359.
Hérétiqaos. La loi du dimanche est réputée chez eux Tuoe des plus
graves et des plus inviolables; pourquoi cette loi estrelle mieux
observée parles prolestants que par les cathoH«)ue6 , III, 594;
état des hérétiques dans le Bas*Poitou ; rétablissement des conlë-
rences de Saint>Vincent-de-Paul e.<t un très-grand secours aux
prêtres de ces contrées, 448, 449. Koir Protestants.
Hérode Agrippa, fils d'Aristobule, roi des Juifs, fait mettre saint
Pierre en prison, II, 431 ; IV, 257 et suiv*, 408.
Hérode Antipai ordonne la décollation de saint Jean-Baptiste, IV,
m, 408.
Hérode l'Ascalonite, dit le Grand, fait mourir les saints inttooaits,
IV, 257, 408 ; il reconstruit le temple de Jé^usalem, 75.
Héron, philosophe, connu sous le nom de Maxime le Cynique. Il se
donne comme persécuté par les païens; il trompe saint Grégoire
de Nazianze, qui fait son ëloge ; le saint se disculpe de Taioir
loué, IV, 334 et suiv.
Hiérarchie eccléaiastiqae. C'est une armén toujours placée en
face de l'ennemi, IV,' 444; sa définition par saint Denis, VIII, 193.
HUaire (saint), évéque de Poitiers, I, 67, 465. 468, 469,547; H,
64, 250, 485, 461, 56i, 564. 578, 596, 634 ; UI, 468, 885, 360,
399, 407, 448 ; IV, 896; V, 55, 88. 94, 316.
Homélies prèchées à la messe pontificale le jour de sa fête, I,
289; VII, 355 et suiv.; VIII, 56 et suiv.; le concile de Bordeaux
demande au pape de confirmer le titre de docteur dont jouissatt
saint Hilaire, et de l'étendre à l^glise universelle, 1, 468 ; décret
de la congrégation des Rites ; Bref apostolique qui accorde cette
confirmation, 469 ; saint Hilaire est le plus ancien de tous les
Pères qui ait reçu la qualification authentique de docteur de
l'Église, VI. 434 ; prière à saint Hilaire, VU, 365; homélie pro-
noncée le jour de ta promulgation solennelle du bref apostolique
conférant le titre de docteur à saint Hilaire. I, 475; lettre pasto-
rale promulguant le décret qui attribuée saint Hilaire le lilrede
docteur de l'Église, 458 ; discours prononcé dans régUse de Saint-
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TABLE ANALYTIQUE. GCLXXVH
André deNa Yalie à Rome» le jour de sa fête, pondant le concile
du Vatican, VI, 547 etsuiv.
Saint Hilaire a cru, il a été homme de foi ; il a parle, il a été
homme de doctrine et d'action, Vl^ 549 et siiiv. ; par quels
moyens il parvient à la foi, 550, 552 ; il repous.^e le sensualisme
et le rationalisme pour ne s'adonner qu*à Tëtude de la connais-
sance de Dieu, 552, 553, 554 ; grandeur et fermeté de sa foi, 555;
il oppose toujours aux novateurs la foi de son baptême^ 557, 558; A
ses luttes contre l'aria nisme et les autres hérésies, I, 476 ; VI,
453, 569 et suiv. ; il écrit ses livres de la Trinité en exil, Vf,
563: son sentiment sur l'utilité des conciles, 563, 564, 565.
Saint Hilaire'a aimé l'Église, et il a combattu pour la foi, pour
la vérité qui sont le trésor de l'Église, I, 330, 332; VIL 356 : il
déclare qu'il n*a pas d'autre cause à défendre que celle du Christ,
I, 474 ; U, 37i ; VI, 563; il était l'âme, l'oracle des conciles, I,
S30 ; son zèle à assister aux conciles d'Orient et d'Occident, VI,
567 : son respect et sa soumission envers les puissances de la
terre, joints à une grande ferm^'té dans la défense de la vérité,
570, 574, 572; saint Augustin invoque son autorité décisive; il
l'appelle le grand docteur des Églises, I, 442 ; saint Jérôme l'ap-
pelle le Rhône de l'éloquence latine, renonce à toute interpréta-
tion différente de la sienne, et ne donne à sa renommée d'autres
limites que celles du nom romain, 442; il le proclame le confes-
seur de son temps, II, 78 ; le porte-étendard des Latins, I, 470 ;
Sulpice Sévère déclare que saint Hilaire délivra la chrétienté
entière de l'béiésie arienne, 476 ; les écrits de saint Hilaire, et
surtout son commentaire sur les psaumes sont une source de
jouissances intellectuelles et de consolations dans les souffrances,
Vil, 564, 562.
Son séjour au monastère de Ligugé, II, 65 ; comment il appré-
ciait l'importance des monastères dans le christianisme, et la place
qu'ils y devaient occuper, 63; ses rapports avec saint Martin 63«
64; il est au-dessus de saint' Martin comme docteur, mais il lui
est inférieur comme thaumaturge, III, 298 ; lettre à sa fille sur
l'excellence de la virginité, 265 ; il élève à Poitiers une église en
l'honneur des saints Jean et Paul, récemment martyrisés, 317 ;
précieux souvenirs de la vie de saint Hilaire qui se rattachent
à l'emplacement qu'occupe la chapelle des carmélites, et où était
la maison natale de saint Hilaire, VI, 341, 342.
Il a été l'ornement de notre patrie, et sous plus d'un rapport,
son très-puissant protecteur, VII, 87 ; VIII, 469, 170 ; il a délivré
les Gaules de la honte et du malheur de l'hérésie, VII, 88; il a
fiivorisé Glovis contre le roi des Goths ariens, et dans le ciel il
garde toute sa sollicitude pour la conservation de notre foi
pt de notre dignité nationale, 89; il est la gloire de la ville de
Poitiers; l'apôtre de la province; ses travaux pour étendre la
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OQiXXVm TiBLB ANALrnQUB.
foi daos le Poitoa, I, 547, 548 ; YI, 453, 464 ; sur ia fin de sa vie
il administre en paix le diocèse de Poitiers, il instruit ses disci-
ples, en particulier jBaÎDt Martin, et travaille à see oomnaentaires
sur les psaumes, YI, 455, 456.
Mandement qui annonce une indulgence en forme de jabiië à
Toccasion du quinzième anniversaire séculaire de la morl de
saint Hilaire, YI, 4S4 et suiv.; supplique adressée au pape pour
demander une indulgence plënière pendant Tannée 4868 eo fa-
veur des églises du diocèse de Poitiers placées sous ie voéable de
saint HiJaire, 494, 429; lettres apostoliques- octroyant la précé-
dente demande, 423; cette solennité doit ranimer dans les Poite-
vins Tamour de la vérité, le dévouement à l'Église; doctrine de
• saint Hilaire sur la nécessité d'unir les oeuvres à la foi, 432, 433;
homélie prononcée dans l'église cathédrale de Poitiers pour l'ou-
verture du jubilé accordé à l'occasion du xvn« anniversaire sé-
culaire de la mort de saint Hilaire, 452 et suiv.; éclaircissements
sur la manière de gagner Pindulgence accordée par le pape, 433,
434 ; discussion hit^torique sur Tannée de la mort de saint Hilai-
re, 429, 340 ; le jour de sa mort est connu, le 43 janvier ; pour-
quoi TËgiise romaine célèbre sa fête ie 44 janvier, 430; rappro-
chement entre saint Hilaire et le jour de l'octave de TÉpiphanie
où il est mort ; Epiphanie, manifestation de Jésus ; Hilaire iwMt-
festcUeur de Jésus, par sa vie, ses discours et ses travaox,
430, 434 ; fruits importants de salut qu'a produits le jubilé dans
la ville de Poitiers ; éloge du zèle des fidèles à profiter de cette
grâce, 176, 175, 176; lettre pastorale sur les résultats do
jubilé du centenaire de saint Hilaire et sur Tapprobation aposto-
lique accordée à la congrégation des oblats (Je Saînt^-Hilaire,
309 et suiv.; décret du concile provincial de Poitiers à la gloire
de saint Hilaire, 344.
Saint Hilaire commente cesparoles de saint Matthieu: c Qu'êtes-
vous allés voir dans le désert? » I, 430; il dit qu'il n*y a rien de
si calamiteux pour le monde que de n'avoir pas reçu J^us-r.hrist,
433 ; il exhorte les chrétiens à ne pas se Ms^er séduire par dm
vaine philosophie, 234 ; il expose le tableau des diverses innova-
tions faites dans le dogme par les hérétiques de son temps; il
exhorte les fidèles à s'en tenir au symbole de leur baptême, 477,
480 ; il découvre la perfidie des Ariens qui répandaient leur héré-
sie en la cachant sous le voile de Torthodoxie, II, 368, 369; et
composaient des symboles annuels et mensuels, IH, 252, 253 ; vive
apostrophe de saint Hilaire contre Arius ; il lui demande oà il a
puisé sa doctrine sur le dogme de l'incarnation du Fils de Diea,
Y, 212, 243; il prouve contre Arius que la nature du Fils est la
même que celle du Père, Y> 342, 343.
Il explique comment ceux qui se retirent de ia foi, après la
venue de Jésus-Gbriel sur la terre, ne peuvent apporter an monde
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TABLE ANALYTIQUB. GGLUflL
aueun ëlémeat de Mlut, VIII, t6, 26 ; comment rhérésie a intra-
duit la nécessité de définir les articles de foi et l'obligation d*y
souscrire» VII, 359 ; il enseigne qu'il eet conforme à Tordre que
ioutes les causes des provinces soient portées au siège apostolique
de saint Pierre, II, 246, 947, 433 ; passages de son livre contre
Constance appliqués aux ennemis de t'élise en 4S60, IV, 67 ;
avantages que la vérité retire de l'hérésie par les déa.onstrations
plus éclatantes auxquelles elle donne lieu, V, 36 ; ce que doit
être la vigilance d'un évéque, III, 308 ; supériorité des vertus de
l'homme spirituel sur celles de l'homme animal, V, 469; dangers
que les chrétiens rencontrent dans les fonctions publiques, Y,
%0{, 909 •; VI9 674, 579; son sentiment sur les jeux de l'amphi-
ibéâtre ; combien la divine psalmodie dans nos temples est au-
dessus de ces représentations profanes, III, 361 , 369 ; la peinture
. de l'affaiblissement de la foi de son temps convient à notre so-
ciété, I, 477, 478, 479,
Saint Hilaire déclare que Jésus^Christ aime ceux qui s'enrôlent
de bonne heure à son service et veut des guerriers capables d'un
long combat, I, 484 ; IV, 53; qun la conscience de l'évéque ne
peut accepter indistinctement toutes les lois du prince; que le
silence serait quelquefois un crime de sa part, Ilj, 77, 76, 343 ;
lU, 430 ; IV, 965 ; VIII, 38 ; explication du psaume 439« ; extraits
de ce commentaire, II, 249; prérogatives de saint Pierre, II, 468^
469, 474 ; VI, 343; VII, 356, 357; Jésus-Christ apparaîtra pour
le jugement dernier sur la montagne où il a souffiort la mort, II,
460 ; c'est Dieu lui-même qu'il en faut croire sur ses propres attri-
buts, III, 988 ; commentaire de ces paroles de saint Matthieu :
c Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison
viendra »; application aux évéques, 308, 309; suitss lâcheuses de
la passion d'accroître sa fortune, et du gain acquis par un com-
merce déloyal, 362, 383 ; réflexions sur ta tentation de Jésns-
. Christ dans le désert, 604, 604; c'est le propre de TÉglife de
vaincre lorsqu'elle est attaquée; développement de cette pensée,
IV, 4, 5 ; V, 38, 39; VI, 395; saint Hilaire reproche à Tempereur
Constance ses persécutions cachées contre- l'Ëglise, et déclare
que pour lui il saura unir une sainte liberté à la soumission qu'il
doit au prince, IV, 66, 330; il préfère la mort plutôt que de lais-
ser corrompre la vraie doctrine, 439 ; il a refusé les offres de la
cour, parce qu'il n'a pas voulu plier sa conscience à une dissi-
mulation criminelle^ 234; les œuvres de charité sont comme des
amk>assades députée» vers Dieu, 380 ; il combat dans les évoques
l'amour des constructions, 478, 479; comment il y a déjà plu-
sieurs antechriste, 589; pourquoi Dieu exige notre amour, V, 93,
94 ; le fruit de cet amour est pour nous et non pour lui, 93, 94 ;
VII, 940; explication des paroles de saint Jean : c Ifoi et mon
Père BOUS nesomses qu'un »; les hërétîquas sont plus.eogpahk»
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GCLXXX TABLB ANALYTIQIIB.
de nier ia diviaitë de Jéauâ-Chrigt que les Jttifo d'avoir voula le
lapider, V, 40S, 403.
Saini Hiiaire décrit les avantages de la connaissance da dogae
de la Trinité pour le chrétien, Y, 83, 84^ 85 ; il exhorte l'espril
humain à chercher Tinfini par la foi, mais sans avoir la présomp-
tion d'atteindre une compréhension totale, VII, 245; il s'élève
contre ceux qui prétendaient que Jésus-Christ ne s'était pas af-
firmé Dieu ; il en appelle au témoignage même de Jésus-Christ, Y,
403, 404 ; par quelle voie on peut arriver et s'unira Dieu, YII,3&0,
354 ; comment les Juifs vénéraient les choses auxquelles ils m
croyaient pas^ V,46i ; saint Jean l'Évangéliste est le docteur des
plus hautes spéculations surnaturelles , 309 ; commentaire sur
le psaume), VIL 538, 540 ; sur le psaume 448, 562,563 ; sur ces
paroles de saint Matthieu : Omnis ergo qui confUehitur fM.^.nMe
arbitrari quia paeem venerim mittere in terram^ VIII, 78 et suiv.;
commentaire de ces paroles de saint Matthieu : « Lorsque vous
entrerez dans quelque maison » , V, 530, 534 ; et de ces autres :
m Lorsque l'esprit immonde est sorti d'un homme, etc. », 447 ; com-
paraison des organes de l'homme avec un instrument de musique
très-agréable à Dieu, VI» 42 ; la foi contient un remède à tous nos
maux, si elle est accompagnée des bonnes œuvres, de robéissanoe
et du respect, 432, 433 ; une sorte d'identification s'établit entre
les lieux et ceux qui les habitent, 455 ; avantages de la paix et de
la concorde dans les réunions des fidèles r biens que procure une
vie retirée des soins du monde, 220, 224 ; on ne doit pas plus
craindre les rois que les voleurs, la fièvre ou l'incendie, puisqu'ils
n'ont de pouvoir que sur nos corps, 247 ; pourquoi la terre trembla
à l'heure de la mort de l'Homme-Dieu, VII, 362 ; l'erreur se ment tou-
jours dans un même cercle, ramenant sans cesse *le.s mêmes néga-
tions, VI, 342; la colère de Dieu est toujours accompagnée de
miséricorde, VII, 92 ; diflërence entre l'impiété et le péché, et
combien l'impie offense plus grièvement Dieu que le pécheur, 97,
98, 99, 400.
Église de Saint-flilaire de Poitiers. Lettre pastorale faisant
appel à la piété et à la charité des fidèles pour sa restauration,
lil, 344 ; but de cette restauration ; moyens pour l'atteindre, 327,
328 ; concours du gouvernement et de la ville, VI, 320 , 324 ;
trois choses dignes de remarque dans l'histoire de ceUe basi-
lique, l'antiquité de son origine, 346 et suiv.; son intervention
dans la victoire de Clovis sur Àlaric, 348 et suiv.; enfin une espèce
de communauté d'humiliations comme de grandeur, qui Ta fait
passer en quelque sorte par toutes les phases de la reli^on elle-
même, 320 et suiv»; description de la basilique, 322, 323.
Abbaye de Saint-Hilaire*la-Gelle , oratoire de Saint-fiilaire-
entre-les-Églises, Obiats de Saint-Hilaire. Voir Oblats, Poitiers.
EUéegairê. Saint Fulbert renvoie à la collégiale de Saial-HUaire
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TASLK ANilLYTIQIS. GCULUl
de Poitiers, comme son mandalaire dans la chargo de trésorier;
leur correspondance, 1, 444.
BlMoire. Ëêémenta essentiels qui manquent à l*bomme pour écrire:
l'histoire ; la connaissance des coours, et la connaissance des
conseil;) de Dieu dans le gouvernement des peuples, 1, 4; l'his-
toire est le flambeau de la philosophie, III, 457 ; c'est en vain que
l'historien prétendrait s'émanciper des lois de l'Ëglise, V, 3i8.
Hogoette (Hardouin Foriin de la), évoque de Poitiers. Il établit les
conférences ecclésiastiques, 1, 485; il est transféré sur le siège
de Sens; détails historiques et canoniques sur cette translation,
YIII, 436, 437.
Bomne. Il est posé ici-bas entre le temps et Télernité, l&s pieds
sur la terre et les yeux au ciel, 1, 94 ; puissance que Dieu a mise
de nos jours entre les mains do l'homme, 32, 33 ; de l'inégalité
des hommes, mystère inexplicable, inégalité nécessaire , 44 ;
l'homme du siècle a le vernis brillant de l'éducation ; mais il est
crem et vide de la vérité, etc., 430 ; il ne cherche dans les em-
plois qu'an intérêt parement humain, II, 48 ; le repos du diman-
che est on besoin de l'homme physique et de l'homme moral, de
l'homme individuel et de l'homme social, III, 566 et suiv.; bas-
sesse et fragilité de l'homme par sa condition mortelle et périssa-
ble ; sa grandeur et sa force, par l'intelligence de son âme et son
union avec Jésus-Christ, VIII, 24S et suiv.
Benoré (saint), titulaire de l'église de Thénezay. Il rentre en pos-
session d'an culte diocésain, II, 56S.
BoBOTiu, évéquc d'Autun. Il donne la véritable notion de l'ordre,
1334,33t.
Bôpitaiiz. Introduction des repré^otants des divers cultes dans
l'administration des hôpitaux, VII, 573 et suiv.; lettre concernant
les graves inconvénients du projet de loi sur les hôpitaux, 576,
577. Voir Baréges, Niort.
Borace, 1,67, 404; VI, 36î.
ffngo (Victor). Allusion à ces paroles : Comment ceci tuera cela^ I,
93, 94; ses récits fantastiques sur Notre-Dame de Paris, II,
280.
Kngaes, archevêque de Rouen II parle, dans une lettn\ des con-
fréries (|ai partaient de la Normandie pour aller à Chanres ache-
ver régliie et ses tours. H, S68.
InmaBifté. Adam a été créé à l'état d'âme vi\ante et parlante, en
pleine possession de la vie ; réfutation anticipée de tous les sys-
tèmes modernes sur le perfectionnement de l'humanité par ses
propres forces, YIII, 66, 67.
KjaciBlhe (le père), ex-carme. A propos de sa chute, VI, 544 ; il
prétend rester catholique et vouloir remplir le ministère du sa-
cetûooè eoolfe les volontés et les lois de l'Église ; il fait Tapologie
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GOULSUI TABLE ANM/YTfQTO.
de 8oa apostam; il-ènoiMirl les censuraft des ooueilM el ^
papes contre les religieux mariés, VU, 486 et euiv.
Ijbvidation, ou croisement vëgëtieiK GonsîdëratioM à ce sujet, IV.
280^984.
Hypocrisie. C'est le pire de tous les vices, le plus étranger à notre
caractèpe national, 1, 455; vouloir s*assurer les bénéfices de ia
doctrine chrétienne , quand on la repousse pour soi , c'est de
' l'hypocrisie, 454.
Ignace (saint), évéque d'Antioché, Y, 447. Il exhorte les Magné-
siens à respecter leur évéque et à lui obéir, sans considérer sa
jeunesse, I, 350; il dit qu'il faut choisir ou la grâce de Dieu dans
cette vie, ou son courroux éiernel dans l'autre^ Y, 456.
Ignitee (saint), fondateur de la compagnie de Jésus. Ses rapports
avec ie fi. Lefèvrp dont il est en même temps le disciple et le di-
recteur spirituel, YIII, 70 ; comment, éloignés l'un de l'autre, ils
, poursuivent le même but; son livre des Exercices^ 73. Foir Jé-
suites.
Jldefonae (saint), archevêque de Tolède. Il dit qu'après rasceesioi
de Jésus-Christ, Mario instruisait les apôtres sur les actes et les
paroles de son divin Fils, lil, 460.
Immacnlée-Gonception de Marie, mère de Dieu. Lettre pastorale
ordonnant des prières publiques, à l'occasion de la procbaif»
définition du dogme de rimmaculée-con<!eplion, II, 456; maode-
ment concernant l' immaculée-conception de Marie, I, 444; ho-
mélie préchée dans l'église dé Notre-Dame de Poitiers, à la messe
pontificale de la fête de rimmaculée-concep'i ^n, U, !tO0; lettre
pastorale pour la publication de la constitution apostolique qci
' définit le dogme de l'immaculée-concepiion, 236 ; homélie pro-
noncée pour le dixième anniversaire de la promulgation do
dogme de Timmaculée-conception, Y, 383 ; homélie prononcé
en la fête de rimmacufée^conception, sur fabrégemeat des
épreu\es par la prière des saints, YII, 340 et suiv.
Conception de Marie selon l'âme, II, 105; réponle attx objec-
> tions des adversaires ; comment ie& dogmes commencent, 101.
)I06; comment a commencé celui de l'immacuiée-coiioeption.
S07; cette doctrine a été enseignée dans les temps apostoliques
et s'est conservée par une tradition non interrompue, 474, 1^
': ell suiv: ; témoignages des Églises orientalea , t44, M;
croyance universelle des fidèles de tons les sièclee, îi^etsaiv.;
opportunité de la définHîon dogmatique, SSO et SMîv.; iea cess^
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TABU ANALYnQQB. GOLXXnn
quencM de cette définitioii ne peuvent ôtre «i danger, car l'É-
glise est infaillible^ SI4 ; on glorifie tonte nouvelle découverte
qui ae feit dans lea choses Datarellea ; pourquoi blâmer les pro-
grès qui se font dans le domaine de la foi? inconséquence, II »
tu et euÎY.; par la proclamation de ce dogme, le pape répudiera
les doctrines de mensonge des révolutions modernes, SM et suiv.;
sa décision découvrira les sentiments des méchante et réjouira
les catholiques, ISS et suiv.; prétendre que la croyance à l-imm»-
culée-conception était une croyance purement humaine avant la
définition serait une grande erreur, S36, 5137, S38; source où les
blasphémateurs de ce dogme sont allés puiser leurs blasphèmes»
238 ; réponse à ceux qui se plaignent que les espérances promises
par la proclamation de ce dogme ne se sont pas réalisées, Y,
386, 387 ; définition dogmatique ; espérances qui s'attachaient à
cet acte solennel ; les événements accomplis aux anniversaires de
cette définition montrent que ces espérances n'étaient pas vaines,
VIII, f59, W^ ; nouvel office de Timmaculée-conception prescrit
parPielX, V, Ô4<.
Immimité eceléaiâsliqaa« Bile procède du droit divin ; elle ni
peut élre légitimement détruite, ni pleinement anéantie. Y, 351 ;
comment le libéralisme entend Fimmunilé ecclésiastique, 347
et suiv.; saint Anselme et saint Martin cités à faux par les libé-
raux catholiques, à propos de l'immunité, 355, 356; enseigne-
ment des théologiens sur l'immunité divine du pape et des
évéquess 351, 353 ; l'inspection de l'État dans les pensionnats
des couvents est une entreprise du pouvoir temporel sur
le dernier débris de Timmanité ecclésiastique, II, 400^ 404 & Vùir .
Pape.
lapîélé. Distinction fondamentale entre l'impiété et le péché
d'après saint Hilaire^ VII, 97, 98 ; le crime d'impiété devenu le
crime de la société, 400; elle est le terrible adversaire de la
patrie, l'ennemi mortel de la république, de l'empire et de toutes
les fermes que le droit public et rautonté pourront revêtir, I,
343 ; acharnée jusqu'à périr plutôt que de reconnaître Dieu, YII,
73 ; demi-impiété des hommes à expédients, 75 ; combien sera
terrible le sort des impies à l'heure de leur jugement ; combien
sera grande leur déception, iK, 483; assimilation des Im-
pies aux sauterelles de l'Apocalypse, Y, 568*
lacamalftoii du Tarbe. La doctrine de l'incarnation, admirable-
ment exposée dans la lettre de saint Augustin à Volusien et dans
le synsbole de saint Athsnase, Y, 4S6 et suiv.; l'incarnation a le
double caractère de moyen et de remède; elle est le principe de'
notre élévation et de notre régénération, 99 et suiv.; l'ordre
surnaturel tout entier, tel qu'il existe, procède de rincarnation,
445;' lefoit de rincarnation n'est pas un fait isolé et abstrait, il a
on curaetère d'univerealité, 433» 434$ la personbe iMik|ilo dl
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CCLXXXIV TABLE ANALYTIQGB.
Christ, ea y joignaut Marie, suffisait abonda^mciil poar réparer
la gloire extérieure de Dieu, sans l'extension de ce inyscère à
d'autres crëature8t.433, 430; effets de l'imuirnation étendus à
rhumanité entière, 111, 77 ; ce mystère a été attaqué de toutesles
manières et à toutes les époques par les hérétiques^ V, 424 et
suiv.; le fait seul de Tincarnation est le renversement do natura-
lisme, |iui8<)u'ii implique la plus étroite union entre la nature
créée et la nature tiicréée, 429; objection def; naturalistes contre
ce mystère, réfutée par la croyance du genre humain à la possi-
bilité de l\ncarnation, 449, 120; erreurs de la philosophie ra-
tionaliste sur ce mystère, II, 364, 362. 370 et suiv.; en dit, élie
entra dès le principe dans le plan divin, YIll, 225; elle nous lait
membres de Jérius-Christ , 227 ; noblesse qui en résulte pour
nous, 228; selon (a croyance la plus gén< raie, la chute de Sataa
aurait consisté dans son refus d^adorer le Verbe incarné; il se
serait retranché dans le droit de "ordre naturel ; déveioppemeni
de cette doctrine, V, 44 et suiv.; les prièrert des saints de l'ancien
testament^ mais surtout celles de Marie, ont avancé l'accomplisse-
ment du mystère de l'incarnation ; Thumanité restaurée par Tn-
nion hypostatique, VII, 3i0, 344, 349, 350. Voir Jésus-Chrirt.
iBcrêdnUté. C'est une spoliation volontaire des biens de l'esprit;
Tmcrédulilé mène à la spoliation générale de T homme; elle ne
lui laisse rien^ I, 234 ; Dieu appesantit tôt ou tard sa oiain snr
elle ; la justice demande qu*il ne souffre rien qui veuille s'égaler
à lui, 235 ; Tirtcrédulité est le grand ennehni de la France, à cause
de 'la vocation spéciale de ce pays, 343 ; rindifférenee cause au-
tant de maux que l'incrédulité, 324 et suiv. ; portrait firappant
des indifférents ou mauvais catholiques, 321 ; combien il est
plus facile de combattre l'incrédulité par l'exemple qoe par
la parole et par les écrits, 449; un foit remarquable, c'est qœ
jamais l'incrédulité n'a cherché à annoncer par le son de la
cloche ses létes profanes; l'hérésie elle-même a renoncé à
s'en servir, ibid. 657 ; plus souvent pratique que réelle; on ne
réussit pas entièreu>ent à se persuader qu'on est incrédule ; seu-
lement on vit comme tel, II, 494 ; régolsme, toujours accom-
pagné de soucis, de jalousies, de querelles, est la première source
de Tincréduiité pratique, 498; incapable do comprendre le cbri.^
tiani.<me, ibid. 278 et suiv.; elle ne peut nier le démon en foce
de ses manifestations actuelles, 309; un chrétien ne doit jamais
se permettre de lire ses infâmes productions; fût-il de bonne in-
tention, elles produisent tou.ours leur fruit, 343.
Indifférence. C'est le mal de ceux qui pratiquent tous les aotn^
devoirs, n'en oubliant qu'un seul : le devoir envers Dieu; alhéts-
me pratique, pire que l'hérésie, I, 657 ; l'^ndifférentisme r^igieui
est passé dans le domaine des lois et des faits, VII, 572, 573.
Ilidalgenae. Exposition de la doctrine théologiqoedes indulgence».
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VABLE ANALVtlQOË. CGLtliV
par Clément VI, I, S74 et suiv.; les indtilgeiioes se composent
des satisfactions surabondantes de iésus-Chritst, de sa très-sainte
mère et des saints, tlt, t73; III, 74 et saiv.; le dépôt des indal*
gencesconGé à rËgHse par Jésus-Christ, 83 et suiv.; doctrine
du concile de Trente sur les indul<;ences, 84, 85; le pape seul jouit
du droit de la dispensation pleine et universelle des indulgences;
c'est la royale prérogative de sa dignité souveraine et d'époux
visible de l'Église, 1, 273; UU 7f, 89 et suiv.; conditions pour
gagner les indulgences, III, 92, 93; lettre pastorale ordonnant
les prières prescrites par le pape avec indulgence en forme de
jubilé, II, 456; homélie pour Touverlure de ce jubilé, II, 494;
instruction pastorale sur les indulgences, etc., III, 69 et suiv.;
définition de l'indulgence , d'après les théolt^giens , 75. Voir
Jubilé.
sfaillibilHé d« Papa. Elle consiste duns le privilège d'une assis-
tance du ciel qui le préser\e de toute erreur dans Pexercice de
son autorité enseignante, VII, 487; l'assentiment tacite des évè-
ques dispersés n'est pas nécessaire peur donner la valeur d'in-
faillibililé aux décisions du pape, VI, 468 ; le clergé et les ridèl|^
sont portés à professer la croyance à rinfaillibililé du chef m
rËglise, avant même la définition par le concile, 98; saint Ives
et Pierre de Celles, évéques de Chartres, enseignant rinfailtibilité
doctrinale du pape, 469, 470 ; infaillibilité promise à l'Église unie
à son chef, assemblée ou dispersée, témoignage de Bossuet, 403,
406, 406; elle appartient au concile présidé et approuvé par le
successeur de saint Pierre, M. 444 ; combien les ordres négu-
liers sont utiles au pape pour préparer les décisions doctrinales,
VII, 487^ 488; doctrine do saint Hilaire sur l'infaillibilité du pape,
3o7« 358, 359 ; eombien il était opportun de définir ce dogme
dans le concile du Vatican, 8, 359, 360 ; VIII , 204 et suiv. ;
rinfaillibilité du pape dans la canonisation des saints n'est pas
due au travail de la procédure, mais à l'assistance définitive du
Saint-Bsprit, VI, 75, 76.
fidélité. Étant donné le fait de la révélation, l'infidélité volon-
taire devient un péché contre la raison et contre la nature, UI,
160, 164 ; elle est plus' qu'un homicide, lorsqu'elle est volontaire;
elle tient de la nature du déicide, car elle détruit une vie divine,
176.
aocent IIL pape. Comment il juge d'abord l'expédition des latins
rootre Constantinople, II, 498 ; texte de ce pape sur la relique de
iîharroux, IV, 554, 560.
locent TI, pape. Il exprime sa douleur sur les désastres de la
>aiaille de Poitiers, VII, 96.
lOoeBt TIII. Il élève la fête de saint Joseph au rit double, VII,
Î3.
indatlott ém fi«iiTaa. Mandement ordonnant une qoète en
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ÇfCUXVn TABI£ AI«AlTTiaini.
finveur dMdëpartooieiits inondés, V, 596^ ii
à vaincre abf«olumeiit oe flëau, 597* 59ft; il ett im
iofracUons de la loi divine du dimanche, 1II| 590.
laaUtntennlaiqaaa. Le clergé ne doit point s'associer aux aaaihè-
mes portés contre eux par les conservateurs à la suita de la ré-
volution de 4848; grave faute du gouvernemeat de 4830 qui a tn-
vaille à créer une sorte de rivalité entre eux et ies eurës; encoa-
ragements qui leur sont dus, I, 366 et suiv.
InalitiKU religieux d'origine récente. Le concile de Poitiers renou-
velie les éloges des conciles de Bordeaux et de Périgueux, et lesr
trace des r^les de conduite, YI, 364^ 365.
InaUneticm publiée. Rôle des évèques dans les conseils de Tins-
truotion publique, VI, 77,
Irénée (saint), évéque de Lyon. Il enseigne que Rome est la chaire
principalement principale vers laquelle tout doil aboutir, IV, 51;
que le cbrétiea est un composé d'un corps, d'une âme H éa Saint-
Esprit, V, 465.
Isenaîbert II, évoque de Poitiers. Son zèle pour le maiatieB de la
^^ discipline ecclésiastique et monastique, et pour la tenue des
^- conciles, IL 553; il consacre l'église cathédrale de Poititi^ IV,
480«
lalaniamaé Sa définition d'après Boasuet ; ses ravages en Europe
et en France particulièrement; travaux et combats des évéques e)
des papes contre cet ennemi de la civilisation, III, 60S et suiv
le premier résultat des croisades a été d'échapper è V^aÊ^rviê'
aement de l'islamisme, I, 71 et suiv. ; sa défaite dans les plaines
de Poitiers, ill, 508; rapprochement entre risiaasieine et
révolution, l'un attaquant les lieux saints et l'autre Rooie, sî^
de la religion, 643, 644 ; son état actuel, 540; il ne aubeiale pb
ai^onrd'hui que par la condescendance des puiasanoes chréiie&
neS| U, 442, 413; complicité des musulmans dans la paraécaiio;
des chrétiens de Syrie par les Druses, IV> l| 50; une croisaô
serait toujours désirable pour la' délivranoe des sainie tîeiix d
Joug de l'islamisme, 60. Voir Croisades.
iaoUuBiiB (Isidore de), Dominicain. U annonce et il prépare Tex
tension du culte de saint Joseph dansTÉglise onivereelle. Vil
447,448,4».
Isaondvn. Homélie prononcée dans la solennité du couronneiBee
de Notre-Dame du Sacré«Cœur à Issoudun, VL 443 et
Italie. Entretien avec lesarchiprétres et les doyens, au sojei de l'ic
diction des prières publiques pour la guerre dltalie, III. 396 1
suiv. ; mandement qui ordonne des prières publiques pcnir
besoins de l'Italie, IV, 4; affaires de l'Italie et de Roaaft» oOh
suiv.; guerre de 4869 pressentie, II, 433; l'unité monar6bk}fH^ t
l'Italie cause génératrice de l'unité allemande, VI, 440, 444 ; «i
prédations et spoliations saorilégee par la gauvaraeaieaA d'Iial
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TàmX AHALniQQB. OHAUfU
daas la ville de Rome, VIII, 44, 4S, 43 ; prière à la bienhenretfie
Arcbaoffèle Girieni poar iee bes ios de riuiie, V, 478, 479. Voir
Pie IX, Rome.
[thace, évoque en Espagne. Son zèle à poursuivre le§ Prisdlianistes
était inspiré par la passioo, V, 35ti.
Ivaa (saint), évèque de Chartres, 1, 46; II, 323, 593; UU 488; YI,
537. Bsprit courageux à la fois et modéré; le fléau de la simonie,
etc., IV, 83; il reconnaît Marie exempte du péché originel^ II,
842, Si3;il compare le pouvoir séculier, privé de la direction
eôciésiastique* au corps humain privé de Tàme, IV, 850^; il dé-
finit la nature de la dispense, et expose les motifs qui détermi-
nent l'Église tantôt à maintenir tantôt à relâcher la rigueur de
sa discipline, Vl, S7, 33 ; il déclare hérétique celui qui rejette
les jugements et les constitutions du siège apostolique, 469; pro-
pagateur ardent de l'institut des chanoines r^uliers, VII, 444
et Sutv. ; beau texte pur L a et Ruchel, types de la vie active et
de la %ie contemplative, 4i6 ; sur la fondation des chanoines
régMlirrs de ^aint-iean-en- Val à Chartres, 447 et suiv.
9
laeéniaiae. Il est combattu dès son apparition dans le Poitou p|ir
les disciples de saint Ignace et de saint Vincent de Paul,!!, 558;
la rigueur janséniste, en placent la vie chrétienne au-dessus des
forces de l'homme, travaillait puissamment au profit du liberti-
nage» I, 604; saint Vincent éprouve de l'horreur pour cette
hérésie ; son zèle à faire rendre par tous obéissance aux juge-
ments du saiat siège, III, 415, 446; disposition heureuse de
quelques âme^ à ne prendre de Terreur même que ce ({ui est
susceptible d'être^ interprété sainement, IV, 296.
ponaia (les martyrs). Canonisation de ces martyrs, le 8 juin 4862 ;
bomélie prèchée le même jour dans la cathédrale de Poitiers,, en
leur hoqneur, IV, 460; homélie dans l'église du Jésus à Poitiers,
le dernier jour du Triduum de la canonisation des trois Jésuites
iaponaiSt 595. Foir Goto (Jean de), Mikl (Paul), Risaî (Jacques); ho-
mélie pour la clôture des fêles de la béatification du B. Charles Spi-
nola et de ses compagnons, VI, 244 Bt suiv. ; caractère et qualités
des Japonais ; espérances que promettait leur Église naissante,
[>ersécutions et martyrs, 245, 246, 247; les empereurs enne-
nis du christianisme le détruisent au Japon , 248; quelques
familles japonaises ont cependant conservé jusqu'à nos jours les
férilé» doctrinaleset les pratiques de la religion, sans la présence
raucun prêtre, 149.
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GOLXXXVIII TABLE ANALYTK^.
Jtf^dfai. On a vu dos hommes préférer la cuUure da jardm au tiln
de roi el de prophète; exemples de l'histoire sacrée et profane.
IV, 275, 276 ; la profession de jardinier est une ce celles qu
rapprochent le plu:4 de Dieu, 278, 282, 283.
Jean-Baptiste (saint). Exposition des paroles de TËvangile : Tt
quis es.., quid exittis videre ? (tar lesquelles Notre-Seignear feil
l'éloge de saint Jean* Baptiste. I, 428 et suiv.; réponse de saiBt
Jean-Baptiste à des soldats qui Tinterrogent, IV«40, €5; posr-
quoi a-t-on donné à son autel une place d*honneur dans la crypte
de régliso Notre-Da < e de Chartres? IV, 82 ; son nom inséré i^os
\e^ litanies des saints avant celui de saint Joseph, VU, 426.
Jean r£¥angélitta (saint). Homélie prononcée en la liftce de ce
saint, V, :i08 et suiv. ; saint Hilaire i*apf>rlle le grand prédica-
teur des aperçus dix ins,30<^; Renan nie rauthenitcité de sa
écrits, 34Q et Huiv. ; Je^m court plus vite que Pierre, mai^ s'ar-
rête pour n'entrer qu'à la suite de Pierre : pourquoi ? 11,253;
expiicatfon dogmatique de ce passage de l'Ëvangile: Inmmit er^
^uic iStmon Petrus et dixit et : Quis est ? de quo dicitf 4îi, 42ô ; f
y apparaît à sainte Gertrude el lut annonce l'extension de la dévo-
tion au Sacré- Cœur de Jésus dans les derniers temps, ID, 43
dévotion àsainl^ean l'Éxan^élisie, V, 3U.
Jean et Panl (saints), martyrs sou* Julien l'Apostat. Saint Hibir
bâtiten leur honneur l'égli^) qui devint plus tard la basilique d
Saint-llilaire de Poitiers, 111, 317.
Jean Chryaoatome^saini)^ archevêque deConstantinople. Il reprod^
aux vieillards les habitudas d'intempérance par lesquelles Ils dé«tK
norent les prérogati\es que Dieu attache à leur âge, I, 469:i
met désormais le peuple de Conslantinopie à l'égal de rt>i
d'Antioche, 359, 360; il décrit les effets d'une mauvaise éduca
tion, 646; les pauvres sont plus utiles à l'Église que leâ ncLf
fastueux, 602; éloge de sainte Droside, II, 440; des llachab*^^
633, 634; puissance de la prière, 460, 464; pourquoi Jé^i
Christ a voulu compter parmi ses ancêtres des femmes pécbe
resses, 204 ; pourquoi l'évangile ne parle pas des parents de i
sainte Vierge, 203; il est accusé par S(S ennemis d'avoir af
pelé l'impératrice une nouvelle Hérodiade, IV, 407; à la ub
eucharistique, Dieu nourrit Thomme ; par l'auniène, Thoma
a été élevé par suite du mystère de ^incarnation du ¥erbe, y
444, 442 ; avantages de la vieillesse sacerdotale, 463, 465 ; poa'
quoi on doit rendre un culte égal aux anciens et aux nouveai
saints, 476, 477; la dime qu'Abraham donne à Melchîsëdecb e
le type des relations entre les t>rétrea el les laïques. Ml, 52
le sacrifice de l'autel, appelé Eucharistie, action de grâces, 1
467 ; amour que Jésus-Christ y témoigne aux hommes^ ^K ; |:«
sages d'une homélie aux fidèles d'Antioche sur robservation (
carême, 40, 44, 54; exhortation à ne pas craîMire tes pot
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TABLE ANALYTIQUE. GGLUXa
Aanceâ terrestres et à espérer en Dieu qui soutient son Église,
VllI, 41,42; amour de saint Thomas d'Aquin pour les écrits de
saint Jean Chrysostome, 405, 106.
Jean Damascène (saint), II, 480. II enseigne que, dans la concep-
tion de la sainte Vierge, la grâce devança la nature, II, 204 ;
que tout rètre de Dieu n'est que bonté, Y, 76; qu'il faut hono-
rer les saints en devenant leurs images par l'imitation de leurs
vertus, 606.
Jean XXII, pape. Il attache une indulgence à la récitation de
l'Angelus, II, U9; il érige en évéchés les abbayes de Luçon et
de Maiilezais, 556 ; comment il repousse le conseil d'établir le
siège de la papauté àCuhors, 510; il déclare hérétiques ceux qui
soutenaient que l'acquittement du tribut envers César avait été,
de la part de Jésus-Christ, un devoir, V, 353 ; VII« 40 ; il fait
réloge de saint Thomas d'Aquin, VIII, 98.
Jean XXIII, pape. Il prononce des peines contre les métropoli-
tains qui négligent la tenue des conciles provinciaux, III, 436.
Jean, roi de France. Sa dévotion à Notre -Dame de Chartres, II, 273 ;
détails sur sa défaite à la bataille de Poitiers, VII, 435 et suiv.
Jeanne d'Arc. Son éloge, T, 4 et suiv. ; sa mission divine, 4||B,
47; ses exploits, 8 et suiv. ; ses vertus, 42. et suiv. ; son juge-
ment, son martyre, 21 et suiv. ; trois triomphes dans son sup-
plice^ triomphe de la France , triomphe de la foi, triomphe de
Jeanne d'Arc. 27 et suiv. ; elle vient à Poitiers, II, 556 ; elle
proclame Jésus-Christ roi des Francs, III, 522 ; respect qu'elle
inspirait par sa bonté, V, 369.
Jeanne de Chantai (sainte). La vénération dont elle est animée
pour la sainte tunique de la sainte Vierge, conservée dans l'église
de Notre-Dame de Chartres, la porte à fonder un couvent de
Visilandines dans cette ville, II> 290. .
Jérôme (saint), I, 188, 470; II, 78; III, 554; VI, 429, 312, 554.
Il donne à saint Hilaire diverses qualifications, i, 407, 112, 470;
VI, 312 ; VU, 364 ; il appelle anlechrists tous ceux qui se sépa-
rent du pontife de Rome, I, 394; il est proclamé docteur de TÉ-
glisepar Boniface VIII, I, 466; ses réflexions sur les femmes
nommées dans la généalogie de Jésus-Christ, II, 202; il appelle
le baptême le sacerdoce du laïque, III, 142; éloge de la pureté
delà doctrine de saint Hilaire, 315; Jésus-Christ a publié indis-
tinctement sa doctrine partout pour montrer qu'il était venu
opérer le salut de tous, 408 ; saint Grégoire de Nazianze justifié
d'avoir loué Héron le Cynique^ IV, 346 ; la force des nations
réside dans le triomphe de leurs martyrs, 372 ; les œuvres de
charité intercèdent pour les personnes qui les ont faites, 386 ;
les apôtres comprirent qu'une place à part était réservée à
saint Pierre, après le paiement de l'impôt pour Jésus-Christ et
pour lui, V, 353; explication du texte de l'ficclésiaste : Da par^
T. vni. 19*
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GGXG TABLE ANALYTIQUE.
tem septem necnon et octOy 380 ; éloge du vieillard Paal, 458,
465 ; commentaire de ces paroles de rÉccIësiaste : a La sagesse est
plus utile quand elle est jointe aux richesses » , 544 ; raison de !a
force des barbares contre les Romains^ VII, 76, 77; manière dont
procède Jésus-Gbrist pour la guérison deTenfant ëpileptique,
VIII, ÎO, 21,27.
Jérusalem. Rome et Jérusalem considérées sous le rapport de leur
mission divine^lll, 643, 644 ; IV, 50, 54 ; analogies topugraphiques
de Jérusalem et de Chartres, VI, 538, 539; elle est abandonnée de
Dieu parce qu*elle est inûdèle à sa mission, VII, iOo, 406; sa
ruine par Titus ; Rome reçoit ses dépouilles, II, 494 et suiv .
Jésuites de Poitiers. Consécration de leur nouvelle église à Poi-
tiers ; allocution, II, 405; ouverture de leur collège, alloculion.
434; cérémonie de la pose de la première pierre de leur nouxeau
collège, allocution, III, 407; homélie prononcée dans la solennilé
de la béatification des BB. Jean de Britto , André Bobola .
Ignace Azévedo et ses compagnons, martyrs, II, 255 et suiv. ;
homélie prononcée à la messe de clôture du triduum de béatifi-
cation du B. Jean Berchmans, V, 512 et suiv.; homélie pro-
ifoncée pour la solennité de la clôture des fêtes de la béatification
du B. Pierre Canisius, Y, 427 et suiv.; du B. Charles Sj)inol<:,
VI, 244 et suiv. ; homélie prononcée en l'honneur du B. Pierre
Lefèvre, VIII, 65 et suiv.
Origines de la compagnie de Jésus semblables par leur entier
développement, aux origines du monde vi du christianisme, VIII,
65 et suiv. ; connaître les premiers auteurs de cetlc compagnie,
c'est connaître la compagnie entière, dans son esprit, dans son
but, etc.^69; nécessité de conserver le généralat du Jésus et le
collège romain contre les lois spoliatrices du gouvernemenl
iUlien, VII, 488, 489,
Éloge de la compagnie de Jésus; elle doit être aimée de lous
les bons prêtres, I, 525; II, 46, 47; services qu'ils ont rendus à
la ville de Poitiers, en particulier celui do l'éducation; leur
collège de Montmorillon sous la. Restauration, II, 405 et suiv. ;
résidence rétablie dans la ville épiscopale, 545 ; ils reprennent à
Poitiers leur fonction primitive, l'enseignement de la jeunesse
que leur avait confié Henri IV; leur présence dans cette cité
contribuera à maintenir son antique renommée littéraire, 438 ;
la société de Jésus est fidèle à l'enseignement de la philosophie;
elle prend la défense des droits de la raison humaine, II, 412 ;
ils travaillent en Poitou au maintien de l'orthodoxie contre le
protestantisme et le jansénisme, V, 558; VI, 325; paroles d'en-
couragement et de consolation adressées aux novices espagnols,
chassés d'Espagne et retirés à Poitiers, VI, 250, 254.
JésuB-Christ. Exposition des preuves de la divinité de Jésus-Christ
puisées dans l'ancien et le nouveau Testament, dans l'enseigne-
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TABLE ANALYTIQUE. GGTIGI
ment de TËglise, dans l'hîsloire de la conversion des nations, Y,
99 etsuiv., 243 et suiv.; saint Hilaire s'ëlève contre ceux qui
prétendaient que Jésus-Christ ne s'était pas affirmé Dieu ; il éta-
blit cette vérité sur le témoignage môme de Jésus-Christ, i03,
104; le monde entier s'est ému à la négation de la divinité de
Jésus, qui est Dieu venu dans son œuvre, Dieu avec nous, 428 ;
blasphèmes contre ia divinité de Jésus-Christ dans notre siècle,
IV, 584 ; c'est aux prètreB de proclamer la royauté divine de
Jésus-Christ, d'annoncer ses grandeurs et de maintenir ses
droits, II, 342; sa généalogie selon ia chair (S. Matth., I, 1 et
suiv.), II, 200 et suiv.; sa venue était nécessaire pour que noua
pussions devenir nous-mêmes enfants de Dieu; Bossuet l'enseigne
après saint Augustin et saint Thomas, YIII, 225 ; depuis cette
venue, nous sommes les membres de son corps ; force des liens
qui nous unifient avec lui, 227; honneur qui en résulte pour
nous, 228 ; il est le chef de toute la création, le type et l'exem-
plaire de tous les êtres créés, IV, 489; V, 22^ 430, 434, 432 ; il
exerce une véritable et suprême royauté sur toutes les sociétés^
m, 544 et suiv.; dire qu'il n'est pas le Dieu des peuple^ et
des sociétés, mais seulement des individus, c'est dire qu'il n'est
pas Dieu, VI, 434; homélie prononcée en la solennité de saint
Hilaire sur l'étendue universelle de la royauté de Jësus^^hrist,
YIII, 56 et suiv.; son sceptre est un sceptre *d'amour et de doc-
trine , de puissance et de force; développement de cette
vérité par saint Hilaire, VU, 538 et suiv.; sa promesse de re-
connaître devant son Père ceux qui l'auront confessé devant
les hommes ; commentaire de ces paroles par saint Hilaire, VIU,
77, 78.
Incorporation des hommes à Jésus-Christ; privilèges et obli-
gations qui en résultent pour nous. Y, 4 40, 4 44 ; la régénération
spirituelle de l'homme a été le prix de ses grands travaux, II,
385 ; doctrine sur la valeur de ses satisfactions surabondantes
pour la rédemption des hommes, source des indulgences, I, 272,
273 ; III, 74 , 72, 78 ; la grande nappe qui fut montrée à saint
Pierre à Joppé, figurait le corps de Jésus-Christ qui aspirait à
s'adjoindre ses membres séparés, lY, 600; efforts du démon
pour détruire ce corps, temple divin dont la restauration devient
le principe de la restauration de toutes choses, 492 ; relique du
saint sang de Jésus-Christ ; preuves de la conservation de cette
relique dans l'église de Mantoue, 554, 552 ; en dehors de Jésus-
Christ nous ne connaissons pas de messie, de révélateur, de
sauveur, et Dieu et Jésus-Christ ne se trouvent pour nous que
dans l'Église, 1, 403; Jésus-Christ restera éternellement ia pierre
angulaire et fondamentale de l'Église, mais pierre cachée, impal-
pable à nos mains, II, 469 et suiv.
Comment s'abaisse en nous le rayon de la lumière éternelle, à
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GCXGU TABLE analytique.
mesure que Jësus-Christ est abaissé et déprimé dans nos âmes,
III, 635 ; comment oo peut fair^ du progrès dans la connais-
sance de Jésus-Christ, YL 448, 449 ; le connaître, c'est posséder
la connaissance de tous les mystère» de la foi chrétienne, 447;
causes pour lesquelles on fait si peu de progrès dans ta connais-
sance de Jésus-Christ, 444, 450 ; signiècation de ces mots d/
Pilate : Ecce homo ; Jésus résumait en lui toute la race humaioe,
VII, 644 ; Jésus-Christ modèle des pauvres» III, 649; attraits de
Tenfance de Jésus, VII, 348, 349 ; il a été le restaurateur de
l'homme déchu, par sa rédemption, par sa grâce, 351; il est
l'homme parfait, parce qu'en lui l'humanité a été refaite par la divi-
nité, 349; le moyen de posséder Dieu, c'est de le saisir par Jésus-
Christ, 350; les riches charitables représentent Jésus-Christ daos
sa gloire ; les pauvres dans sa vie passive, II, 613 ; commentaire
de ces paroles de saint Jean : Ego sum pastor bonus, VI, 383, 384,
385 ; doctrine impie et sacrilège des philosophes rationalistes sur
la personne de Jésus-Christ, il, 368 et suiv. ; l'histoire de l'hu-
manité, de rÉglise surtout, n'est que l'histoire de Jésus ; la \\e
de chaque élu, de chaque saint est un chapitre nouveau de la vie
de Jésus, V, 466,467,468.
Jésns (Sacré-Cœur de). Homélie prononcée pour la clôture de la
neuvaine au Sacré-Cœur de Jésus, à l'intention de l'Église et de
la France (octobre* 4 870), VI, 603 et suiv. ; rien n'est plus fondé
en raison, rien n'est plus conforme aux doctrines de la foi que le
culte du Sacré-Cœur; développement de cette vérité, 609, 640;
remarque de saint Augustin sur le côté de Jésus, ouvert par la
lance, 64 4 ; le Sacré-Cœur de Jésus est le sommaire substantiel
de tout le christianisme, 61 3.
La fêle du Sacré-Cœur de Jésus est la quintessence même du
christianisme, l'abrégé et le sommaire de toute la religion, in,
48 ; cette dévotion est révélée par Jésus-Christ lui-même à sainte
Gertrude et à la bienheureuse Marguerite-Blarie, 43 ; la France
a toujours pris une grande part à la propagation du cuite du
Sacré-Cœur, soit par ses évoques, soit par ses écrivains, 44 ; la
fête étant restée facultative jusqu'à nos jours, le pape ta rend
obligatoire, sur la demande des évêques français, 44, 45; fruits
que la France a retirés et doit retirer encore de la dévotion au
Sacré-Cœur, III, 48, 49; VI, 644; le culte du Sacré-Cœur eât
une des richesses nationales de la France, VII, 549, 550 ; l'é-
glise de Loigny placée sous le patronage du Sacré-Cœur, VU.
337.
Indulgences accordées, par un décret du 8 mai 4872, aux
fidèles qui sanctifient le mois de juin par des pratiques pieusesen
l'honneur du Sacré-Cœur, VIII, 154, 452.
Nom de Jésus. Explication de ces paroles de saint Paul : « Au
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TABLE ANALYTIQUE. GGXGUI
nom de iësus tout genou doit fléchir au ciel, sur la terre et dans
les enfers 1, VIll, 60, 61.
Voir Incarnation, Sauveur, Verbe, Notre-Dsune du Sacré-
Cœur.
Vie de Jésus par Renan; condamnation de ce livre rempli de
blasphèmes. Voir Renan.
Jeune. La mitigation du jeûne n'emporte pas Tabolition du reste
de la discipline quant à la nature des aliments, etc., VII, 280 ,
281 ; le jeûne public est ilemeuré en vigueur chez tous les peu-
ples pour les nécessités publiques, 449, 450; Dieu s'est souvent
laissé fléchir par cette marque de pénitence, 465 ; le jeûne con-
tribue à l'efficacité de la prière, VIII, 5, 6 ; le jeûne corporel ne
saurait obtenir grâce pour les intelligences indociles aux déGni-
tionsde TËglise et obstinées dans leurs préjugés, VIII, 29.
Jaanes hommes. Discours prononcés au cercle catholique de Poi-
tiers, 1, 464 et suiv., 303 et suiv. ; expressions tout à fait parti-
culières dont se sert l'Écriture sainte en parlant d'eux, 464 et
suiv.; respect des jeunes gens envers les vieillards, 473; quel doit
ôtre leur zèle à se préserver du péché et à se relever de leur
chute, 289, 290; le jeune homme ne se suffit pas à lui-même
pour s'élever aux sublimes et difficiles hauteurs de la vertu et de
la perfection chrétienne, 477, 478, 646, 647; mission de la jeu-
nesse dans la société actuelle, 303 et suiv. ; la jeunesse catholique
et lettrine de nos cités doit obéir avec amour à la direction du
chef de l'Église; bref de Pie IX au cercle catholique de Paris,
VI, 478; le R. Berchmans modèle des jeunes gens, V, 542 et
suiv. Voir Éducation.
JoiiiTille (le sire de). Trait remarquable de sa vie pour l'obser-
vance du vendredi, VI, 276.
Josaphât (saint], archevêque de Polosck. Vole pour sa canonisa-
tion, VI, 78, 79 ; opportunité de cette canonisation, 84, 82.
Joseph, fîls de Jacob. Il est une des plus grandes figures de Jésus-
Christ, VII, 470 ; et il figurait aussi le vicaire de Jésus-Christ,
474 et suiv. ; l'application en est faîte à Pie IX, 475, 476; rap-
ports entre Joseph, fils de Jacob, et saint Joseph, père nourri- *
cier de la sainte famille. 447, 432, 433.
Joseph (saint), époux de Marie , mère de Dieu. Instruction pasto-
rale et mandement portant promulgation d'un décret aposto-
lique qui attribue à saint Joseph le titre de patron de FËglise
universelle, VII, 443 et suiv. ; histoire du culte de saint Joseph ;
raisons qui en ont pu retarder l'extension ; ses fondements repo-
sent sur rÉvangile et sur des raisons théologiques concluantes,
4 46, 147; l'augmentation de la gloire terrestre de saint Joseph
annoncée au xv» siècle, 447, 448; il est, dans un sens élevé et
très- vrai, le chef et le père des membres du corpp mystique de
Jésus-Christ, 429; il est la providence temporelle des maisons
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GGXGIV TABLE ANALYTIQUE.
religieuses; dévotion de sainte Thérèse envers saint iosepb,
428, 429; aperçu historique sur ses fêtes, 423» 424; Clément XI
compose son office, 424; son nom est inséré dans les litanies des
Saints après celui de saint Jean-Baptiste par Benoit XIII ; ana-
lyse de la dissertation canonique et théologique du cardinal
Lambertini touchant cette insertion, 424, 425, 426; la France a
produit ses plus éloquents panégyristes, 420, 424, 422 ; son culte
établi à Chartres dès le xive siècle, IV, 84; le concile de Poitiers
exhorte les prêtres à promouvoir son culte, YI, 369, 370 ; vceax*
de la chrétienté adressés à Pie IX pour le supplier de proclamer
saint Joseph patron de l'Église universelle ; décret de Pie IX,
YII, 134, 432; dispositif du bref apostolique confirmatifde ce
décret. 270, 282.
Journalisme. L'Église encourage la presse religieuse à combattre
la presse impie et anarchique, mais elle n'accepte pas une solida-
rité compromettante avec cette façon d'enseigner, II, 326, 327;
elle s'est réservée le droit de conseil et d'avertissement envers
les écrivains religieux, 327 ; difficultés pour la presse religieuse
de soumettre ses écrits à l'autorité de l'Ordinaire avant de les
donner au public, 327, 328 ; règles tracées par l'encyclique àa
24 mars 4855 sur la question du journalisme, 328 ; le concile de
La Rochelle se réjouit de la promptitude avec laquelle l'encydique
a été accueillie partout^ 329 ; combien sont dangereuses pour la
société et les familles les feuilles quotidiennes, hostiles à !*Ëgli5e,
344, 345; violentes attaques de la presse irréligieuse contre le
pouvoir temporel du saint-siége, II, 438, 439 ; III, 599, 600, 644
et suiv. ; IV, 34, 33; VI. 3, 4« 7; contre l'épiscopat français. I,
•244, 543, 544; IIL 606; lY, 397, 399, 403, 569 et suiv.; contre
les associations religieuses et les pèlerinages, lY, 34 9 et suiv. ;
YII, 585; contre le concile du Vatican, YI, 74, 72, 96, 445; elle
favorise et propage le naturalisme et les erreurs philosophiques de
notre époque, III, 238, 454 ; Y, 390, 394, 394 et suiv.; elle pro-
clame la sécularisation absolue des lois. Y, 172.
Appréciation par la presse étrangère de la brochure la France,
Rome et ritalie^ lY, 447, 448; combien est coupable le journa-
lisme dit conservateur et modéré, dans la question du pouvoir
temporel, 54, 63, 64 ; paroles de remerciement aux publicisles
qui défendent le pouvoir temporel, III, 550, 554.
Éloge de la presse qui proclamait en 4874 la nécessité de re-
tourner aux principes d'ordre et de religion, VIL 305, 306; lettre
en réponse à la communication de plusieurs journaux à l'occasion
du récit de la visite d'un journaliste, VIII, 95, 96.
Jonin (saint), abbé d'Ansion, II, 551.
Jubilé. Instruction pastorale pour la publication du jubilé demi-
séculaire, I, 258; seconde instruction sur l'opportunité de ce
jubilé, 308; homélie et allocution pour l'ouverture et la clôture
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TABLE ANALYTIQUE. GGXGV
du même jubilé dans la ville de Niort, 417, 438; lettre pastorale
ordonnant des prières pour la clôture du jubilé demi-séculaire ,
4S4; instruction sur Tiroportance du nouveau jubilé de 185S,
48t; homélie pour l'ouverture de ce jubilé, 496; jubilé extraor-
dinaire en 4854, homélie, II, 194 ; jubilé accordé par l'encyclique
du 8 décembre 1864, 399 et suiv.; homélie pour l'ouverture du
même jubilé, 413 et suiv.
Clément VI est le premier qui ait employé le mot jubilé dans
la nouvelle loi, 1, 261 ; notions historiques sur le jubilé des juifs
et dei chrétiens, 258 et suiv.; bulle de Clément VÎ sur le jubilé
et les indulgences, 261, 271 ; fruits d'un jubilé, 31 8, 319; VI, 175;
le jubilé largement pratiqué dans Tunivers chrétien, c'est l'acquit-
tement le plus considérable qui puisse être fait à la décharge de
la grande famille catholique, III, 99 et suiv. Voir Indulgence.
Judith, libératrice du peuple juif^ figure de Marie, Y, 403 et
suiv.
Jugement dernier. Certitude de ce jugement ; les chrétiens de
notre siècle n'y veulent pas penser ; incertitude du jour où il aura
lieu, IV, 105, 406; les jugements de Dieu sont plus redou-
tables, à mesure que les dignités ont été plus élevées, I, 255.
Julien l'Apostat, empereur, 111,289, 290, 317; Y, 122,201.
Julien (saint), ermite à Maire, II, 419, 551.
Juridiction épiscopale. Elle est soumise au vicaire de Jésus-Christ;
le caractère de l'évéque est perpétuel, mais son pouvoir juridic-
tionnel ne l'est pas, il finit avec lui, et diverses causes peuvent
faire qu'il finisse avant lui, I, 283 ; la juridiction épiscopale a
pour limites celles que Jésus-Christ y a mises, et celles que les
saints canons et les décrets apostoliques y ont posées dans le
cours des siècles, 341.
Juste (saint), disciple de saint Hilaire, YI, 316.
Justes. Leurs combats contre les instincts pervers de la nature,
Vf, 4i, 45; causes pour lesquelles en ce monde ils sont souvent
punis avec les méchants; doctrine de saint Augustin, YII, 403 et
suiv.; les livres saints nous apprennent quelle sera la fin des uns
et des autres. 407, 408, 484, 482, 483.
Justice. Luttes de l'Église, depuis son origine, pour faire triom-
pher la justice, VI, 353 ; homélie sur les représailles de la justice
d.vine, VII, 309 et suiv.
Jostin (saint), martyr. Il raconte comment il se convertit au chris-
tianisme, I, 156; les chrétiens sont dans le monde ce que l'âme
est dans le corps, 428; description des pratiques religieuses qui
s'observaient le dimanche dans les assemblées des chrétiens ; la
lecture des livres saints, les prières de la messe, la distribution
de l'eucharistie, III, 364 ; un mystérieux catéchiste lui enseigne
que c'est par la prière qu'il obtiendra l'intelligence des livres
saints, VII, 474.
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GGIGVI TABLE ÀNALTTIQUE.
Justin (saint), évéque de Poitiers,II, 562.
Justin le Jeune, einpereur.il envoie une relique de la vraie croix
à sainte Radegonde, VI, 486; VIII, 173.
Keller, députe. Son livre intitulé : VEncydique du 8 déumhre et
les principes de 1789 ; ce qu'en pensait le général La Moricière ;
Pie IX en fait l'éloge par un bref, V, 498, 499 ; son apprëcialioo
d'un rapport de fif. Suin, IV, 235.
Kisai (saint Jacques), martyr japonais, profès de la compagnie de
Jésus; son martyre, sa canonisation, IV, 595, 598.
Krasinski, poète polonais. Il décrit la destinée que Dieu a réservée
à la Pologne parmi les nations, V, 482.
Labre (le bienheureux Benoit- Joseph), II, 589; IV, 32. Son pané-
gyrique, III, 647 et suiv.; détails historiques sur sa vie, 653 et
suiv.; il mène la vie de pèlerin, 655 et suiv.; ses privations, ses
humiliations dans ses pieuses pérégrinations, 658, 659; iJ \isiie
les plus célèbres sanctuaires, et va se fixer à Rome ; sa mort dans
cette ville^ 660 et suiv.; ses qualités naturelles, 669, 670; il a
méprisé des honneurs auxquels il pouvait aspirer, 667, 66$ ; sa
vie démontre, contre les assertions de notre temps, que le chris*
tianisme est encore possible dans toute son énergie, III, 677;
influence d'un saint sur toute une époque, 678.
Lâchât (Mgr), évèque de Bàle. Sa fermeté à repousser des lois »>n-
traires à la foi et à la discipline de l'Église, VIII, 36.
Lacordaire (le P.). Son jugement sur les suites de l'apostasie de
Luther, VII, 439, 440.
Lafontaine. Application de quelques traits de l'apologue de la fable
du chat et du rat, I, 373 ; de la fable de Thirondelle et des petits
oiseaux, III, 399.
Laïque. Ce nom est d'origine chrétienne, il n'est pas synonyme
de païen, il équivaut à celui de fidèle, par opposition au nom
de clerc ou de moine, III, 436, 137; droits et devoifs des
laïques dans l'Église, 438 et suiv.; erreur de ceux qui, prétex-
tant leur condition de laïques , se croient dispensa d'étudier
et d'accomplir les devoirs imposés par la révélation, 132 et
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TABLE ANALYtlQUE. GGXGVII
suîv.; la théorie de Tabstention et de l'immuDÎtë des laï-
ques au regard de l'ordre surnaturel inconnue aux âges précé-
dents, 442; IV, 436; dans quel sens on peut dire que tous les
laïques participent au sacerdoce, III, 144 ; privilèges communs
aux clercs et aux laïques, 444, 44S, 443; devoir du laïque de
confesser Dieu, de déclarer sa foi et d'accepter les conséquences
do son baptême, 445^ 446; VIII, 82, 84; le monde laïque a ré-
solu d'anéantir la puissance ecclésiastique ; son éloignement pour
les hommes de foi, auxquels il donne par mépris le nom de clé-
rical, y, 9, 10, 47. Fotr Clérical. A quels châlimenls s'exposent
ceux qui usurpent, même avec de bonnes intentions, un office
qui ne leur appartient pas, exemple d'Oza, VI, 582 et suiv.; saint
Paul appelle les laïques qui se livraient aux bonnes œuvres, ses
auxiliaires et ses coadjuteurs, V, 532, 533 ; VU, 500 et suiv.; le
sacerdoce trouve de nos jours des coadjuteurs parmi les fidèles;
qualités requises pour l'apostolat laïque dans les villes et dans les
campagnes; il doit se tenir en garde contre les idées du siècle et
avoir une foi pure et sans mélange, III, 409 et suiv.; VII, 502 et
suiv.; l'Église s'enquiert du suffrage des chrétiens laïques en fa-
veur de la proclamation du dogme de l'immaculée conception, II,
229, 230 ; le saint-siége emploie des laïques à Rome non-seule-
ment dans les charges civiles, mais aussi dans les charges ecclé-
siastiques, 508, 509; les libéralités faites au pape pour le main-
tien de son temporel ne sont pas une question laïque, mais une
chose sacrée, III, 642 ; le sacerdoce placé en dehors de toute
solidarité dans les affaires publiques depuis que les gouverne-
ments se déclarent laïques et que les conseils de l'Europe sont
sécularisés, IV, 2 ; prétention excessive des laïques qui, se posant
en protecteurs de l'Église, voudraient à cause de leurs «ervioes
loi imposer leurs pensées et leur direction, I, 362, 363.
Lambert (abbé). L'œuvre des missions dans le Poitou naît et se
développe sous sa direction dans les commencements de ce siècle,
II, 543; VI, 325, 326.
Lampe de l'Ègliae. Devoir des curés d'entretenir une lampe allu-
mée jour et nuit devant le saint-sacrement; le concile de La Ro-
chelle renouvelle les prescriptions de l'Église à ce sujet et loue
les âmes généreuses qui veulent bien alimenter cette lampe, II,
145; obligation de l'entretenir devant l'autel où repose le saint-
sacrement ; elle représente le feu qui doit brûler dans les âmes
des prêtres et des fidèles, VI, 94, 92, 93.
Langue. La langue française est née chrétienne, V, 377 ; les mau-
vaises doctrines corrompent cette langue; elle n'a toute sa vraie
grandeur que quand elle est parlée chrétiennement, 111,244 ; elle
ne devient vraiment riche et originale que lorsqu'on sait en
rassembler les diverses ressources, et en vaincre les difficultés,
II, 598 ; la langue latine est la langue souveraine , la langue
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GGXCyni TABLE ANALYTIQUE.
libérale; partout où elle ne règne pas, on trouve la servitude;
elle est le plus puissant moyen d'autorité comme d*unioa reli-
gieuse, II, 504 ; la langue latine tient la clef de toutes les sciences;
elle est la langue propre de l'Église d'Occident, VI, 368; le so-
phisme seul a pu établir un mur de séparation entre renseigne-
ment de la religion et renseignement des langues, II, 435.
Langnet, archevêque de Sens. Il dit que la Visitation de Sainte-
Marie a été établie pour honorer le Sacré-Cœur de Jésus, et imi-
ter sa vie cachée, V, 426.
Lanneray [paroisse de), diocèse de Chartres. Translation d'une
relique de sainte Radegonde dans Téglise de cette paroisse ; dis-
cours, I, 380 et suiv.
Lamay (Charles Chaubier de], chanoine théologal de l'Église de
Poitiers, fondateur de l'Asile des sourdes-muettes de Larnay.
Il suffisait à une foule de pieuses entreprises ; ses soins furent
principalement consacrés à l'œuvre de Larnay, III, 332; VI,
239 et suiv.; discours prononcé à la suite de la consécration
de l'église de la maison des sourdes-muettes et des jeunes-
aveugles do Larnay, VI, 234 et suiv.; éloge de ce pieux asile et
de son fondateur, 236 et suiv.
Latain (saint], apôtre du Perche. Discours pour la translation de
ses reliques, III, 142 et suiv.; il est envoyé dans les Gaules par
le pape saint Clément, 4U ; ses miracles, 446; son corps trans-
porté dans le ix^ siècle à Anet, 448; réception d'une relique à
Séez ; gloire et puissance partant des saints d'après saint Pau-
lin, 448 et suiv.
Laurent Jastinien (saint]. Il expose la grandeur et la dignité da
prêtre, VI, 374.
Lecomte (Pierre-Alexandre], curé-archiprétre de la cathédrale de
. Chartres; sentiments qu'il inspire, I, 408, 426; II, 606.
Leczinska (Marie], reine de France, reçoit la rose d'or envojée
par le pape, et en fait hommage à Notre-Dame de Chartres, II,
285, 286; son zèle pour le culte du Sacré-Cœur de Jésus,
m, 44.
Lefèvre (le bienheureux], jésuite. Homélie prononcée dans Tégli^
du Jésus à Poitiers à la messe pontificale de clôture du Triduum
des fêtes de la béatification, VIII, 65 et suiv.; ses premières rela-
tions avec saint Ignace; il est le principal propagateur de a
compagnie de Jésus, 70 et suiv.; avec quel succès il se ser>il
du livre des exercices pour former les novices de la compagnie,
70 ; pourquoi Dieu a-t-il permis, que son corps soit resté caché*
73, 74; saint François de Sales favorise son culte, 75.
Léger (saint;, martyr, archidiacre de Poitiers, abbé de Saint-
Maixent, évoque d'Autun. II, 550; IV, 484 ; V, 339.
Légistes. Le règne maussade et chicaneur des légistes s'inaugure
ouvertement sous Philippe le Bel, II, 555.
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TABLE ANALYTIQUE. GGXGIX
«enonnant (Charles). Dans un article du Correipondant (25 no-
vembre 485i)> il se porte pour modérateur d'une question doc-
trinale qu^il ne comprend pas, II, 378.
[léon le Grand (saint), pape, III, U4, 362 ; VI, S8, 87, 467. Il expose
la doctrine catholique sur la constitution fondamentale de l'Église
dans la personne de saint Pierre, II, 470, 474, 472, 473, 476,
486, 4H; YI, 87; sur la prédestination de la ville de Rome
comme siège de saint Pierre et de ses successeurs, II, 486, 487 ;
il montre que Rome est devenue bien plus illustre par la royauté
céleste que lui ont apportée saint Pierre et saint Paul que par
toutes ses conquêtes, 490 ; et que les Romains ont été plus ensei-
gnés que les autres par saint Pierre, 507, 508; il dit que le di-
manche est un jour consacré par les plus grands myslères des
divines opérations, III, 359; que l'union des deux natures dans
Jésus-Christ a été l'objet des attaques de toutes les hérésies, V,
121 ; que c'est uniquement par saint Pierre que Jésus-Christ a
donné aux autres apôtres ce qu'il ne leur a pas refusé, VI, 46*4 ;
que le principe de notre salut n'est pas dans notre propre ini-
tiative, mais dans la miséricorde de Dieu, VII, 78, 79; que ce
n'est pas la prérogative de l'origine terrestre qui donne droit à
Fonction sacerdotale, mais le libre choix de la grâce, VIII, 485 ;
lettre des évoques des Gaules à saint Léon dans laquelle ils décla-
rent être prêts à mourir avec lui pour la saine doctrine, VI, 398,
399,
léon III (saint), pape. Il consacre l'église de Charrons, et recon-
naît l'authenticité de la relique du Sauveur conservée à j^^n-
loue, IV, 552.
léon IX (saint), pape. Il expose la pensée mystérieuse que ren-
fermait le mode de crucifiement de saint Pierre, II, 489.
léon XII, pape, 1, 411, 443. 448 ; V, 439 ; VI, 57. Son exhortation aux
dissidents de France et particulièrement à ceux du diocèse de
Poitiers, vulgairement appelés anticoncordataires, I, 394,392;
il accorde une indulgence plénièro à tous les chrétiens qui com-
munieront dans l'église de Migné, le troisième dimanche de
l'A vent, 434, 432, 435 ; il félicite Tévôque de Poitiers de ce que
le Seigneur avait fait éclater sa miséricorde dans son diocèse par
le miracle de Migné, 448.
léonce (saint), archevêque de Bordeaux, II, 549 ; VI, 389.
.eronx (Pierre). Il avoue que la théologie est au fond de toutes les
questions contemporaines, VIII, 88.
lOacnre (le marquis de), général vendéen. Ses qualités d'esprit
et du cœur; il est appelé le saint du Poitou, II, 635, 636,
640.
•estonnac (la vénérable Jeanne de), fondatrice des Filles de Notre-
Dame, II, 557.
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CGC TABLE ANALYTIQUE.
Lettres. L'Église protectrice des lettres, II, 30S ; elle regrette qae
les chrétiens de ce temps y soient trop étrangers, 304 .
Leuthéric, archevêque de Sens. Lettres de saint Fulbert à ce pré-
lat, dans lesquelles il lui exprime sa reconnaissance et lui adresse
des conseils pleins de franchise, II, 322, 323 ; VI, 379.
Levert, préfet de la Vienne. Sa présence à la tribune de la cathé-
drale pendant une homélie dénoncée, IV, 393 et suiv.; son rôle
dans l'affaire des reliquaires de Gharroux, 566 et suîy.; leçon
donnée à celte occasion, 577.
Libéralisme catholique. On appelle de ce nom le système d*aprê^
lequel l'élément civil et social ne relè\e que do l'ordre humain
et n'a aucune relation de dépendance envers Tordre surnature'.
_V, 470 ; description et réfutation de ce naturalisme politique,
"" 174 et suiv.; exposé des principes contraires, 475 et suiv.; réfu-
tation des objections, 484 et suiv.; signalement des premiers
progrès de cette erreur, lil, 445; premier avertissement au\
errants, 446, 447; royauté de Jésus-Christ inconciliable a\er
cette doctrine pseudo-politique, 541 et suiv.; elle supprime a
notion séculaire d'État chrétien, de la loi chrétienne, de prince
chrétien ; notion si magnifiquement posée dès tes premiers âges
du christianisme, et spécialement par saint Augustin, 545 et
suiv.; réponse à ces paroles : // faut être de son pays et de «i>n
temps; il ne faut pas se heurter à des impossibilités, 522 et suiv.;
réponse à ceux qui demandent à l'Église de s'approprier cer-
taines maximes, devenues désormais des vérijésde convention, dt>
ne pas s'obstiner à les combattre, surtout chez des homine:^
considérables dont les idées sont irréformables,et dont cependant
la chose publique de l'Église peut espérer encore d'i m portant^
services, IV, 430 ; développement du texte de saint Hilaire sur
l'intégrité de la vérité, 434 et suiv.; même doctrine, confirmée
par un texte de saint Gélase, III, 259 et suiv.; la négation de
l'autorité sociale de Jésus-Christ^ de son Évandie et de ^^n
Église, conduit logiquement à la négation de sa divinité. IV, 58S
et suiv.; ménagements avec lesquels l'Église traite ces matière^.
527, 528 ; la condition des temps présents la porte à ne pa5
aborder d'el)e»môme ces questions; mais l'obstination des con-
tradicteurs la forcera de parler, V, 473, 474, 490; le rooraenl
d'ailleurs viendra de tout dire, sous peine d'une dissololion fi>-
ciale dont les suites seraient incalculables, II, 516.
Les brefs pontificaux accordés à l'archevêque de Munich, en
condamnant le principe de la philosophie indépendante, can-
damne au même titre ceux de la politique indépendante, V, 312
et suiv., 348 ; égards dont nous ne nous départirons jamais
envers des orateurs et des écrivains catholiques dont la re-
nommée est devenue une de nos richesses; liberté dont l^ur
principe même doit nous permettre d'user à leur égard, 349 et
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TAbLE ANALYTIQUE. GGdt
soiv.; il n'y a pour la liberté et la dignité de la race humaine,
comme pour la solution des grandes questions religieuses posées
devant nou.s d'autre issue favorable que celle-ci : U liberté de
l'Église et la liberté des pays placées sous la garantie loyale du
droit chrétien, 358; Tencyclique et le $yllabus,en condamnant le
libéralisme, ne portent pas atteinte à la constitution française,
394 ; d'après le programme du libéralisme, soit césarien, soit
démocratique, toute conscience, môme formée d'après la loi
divine, doit se laisser redresser et modifier par la conscience et
la toi des temps modernes , 405 ; le naturalisme politique, érigé
en dogme par une école sincèrement croyante, mais qui se met
en cela d'accord avec la société déchristianisée au milieu de
laquelle elle vit, telle est l'erreur capitale que le saint-siége a
voulu signaler et à laquelle il a voulu opposer les vrais prin-
cipes catholiques , 437 ; opportunité et promulgation de VÈncy^
clique et du Syllahw, 438, 440 et suiv.; condamnation du livre :
L'encydque et la liberté^ et des principes fondamentaux du libé-
ralisme, 446 et suiv.; la vraie vérité d'après le général de la
Moricière, 495 et suiv.; piège et mensonge cachés sous le nom de
libéralisme, VI, 268, 269 ; analogie entre les défaillances d'une
partie de la génération contemporaine des Machabées, et celles
des libéraux d'aujourd'hui, 277.
Prétention du libéralisme de faire tourner à son profit le
concile du Vatican, 414, 421; la grande œuvre de ce concile
sera d'opposer une barrière à l'erreur dominante de ce temps,
c'est-à-dire, à la rupture des peuples avec le christianisme, à la
sécularisation de tout l'ordre social, en un mol, au libéralisme ou
naturalisme politique, 433 ; ce qui est en cause dans le principe
du libéralisme, c'est l'essence même de la religion, 434 ; accord
du césarismeet du libéralisme pour repousser toute délimitation
ou de l'autorité ou de la liberté par la doctrine de l'Église; bat-
teries concertées des libéraux et des césariens en vue du concile,
435 et suiv.; la carrière de plusieurs grands catholiques a été
brisée et appauvrie par le libéralisme, 574; recrudescence
des menées libérales pendant le concile, 579 et suiv.; les enseigne-
ments de l'Église n'ont trouvé que hauteur et contradiction chez
plusieurs de ceux auxquels ils étaient principalement destinés,
VU, 6 ; rËglise reprendra la suite de ses enseignements en cette
matière, 8; programme qui devrait régler notre action publi-
que comme notre vie privée, 409; danger que les nouveaux man-
dataires du pays (février -1874) n'aient leur action paralysée
par le libéralisme, 440 et suiv.; le naturalisme caractérisé par le
concile du Vatican dans le préambule de la première Consti-
tution, 483 et suiv.; particulièrement le naturalisme politique ou
libéralisme religieux, 497 et suiv.; ce que c'est qu'une société
chrétienne qui s'est posée politiquement en dehors de l'Évangile
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CGGU TABLE ANALTTIQIJE.
et de i'Église, S90 et suiv.; avortement des hommes faute de doc-
trines, 353 ; opposition au sacerdoce parce qu'il contredit le na-
turalisme politique, 374 et suiv.; apostasie des nations et leur
abaissement par suite de Tabandon des vrais principes, 400 et
suiv.; ce que c'est qu'un peuple déchristianisé, 447.
Trois brefs pontificaux relatifs au catholicisme libéral, 567 e:
suiv.; quelques applications pratiques du libéralisme religieux, par
exemple, en ce qui est des hôpitaux, 572 et suiv.; toutes les choses
subsistent en faveur du mal, à cause des fausses doctrines du libéra-
lisme, YIII, % et suiv.; landis que nos adversaires ont la logique
du mal, nos amis reculent devant la logique du bien; ils ne veulenl
pour remède que ce qui a causé la maladie, 44; mal du parle-
mentarisme libéral, 19 et suiv.; obstination incurable de plu-
sieurs, 28 et suiv.; ies libertés ne peuvent être le fruit que àes
vraies doctrines, 48 et suiv.; hors de là, c'est une alternative d'a-
narchie et de despotisme, 54 et suiv.; saint Grégoire le Gran<t
qualifie d'hérétiques ceux qui, en reconnaissant Jésus-Chri-:
comme Dieu et comme homme, lui contestent sa royauté, 62, 63;
obligation pour les peuples d'accepter le règne social de Jésus-
Christ, 83 et suiv.; on a tort de le regarder impossible, 91 et
suiv.; saint Ambroise a été le principal instrument de la pro\i-
dence en ce qui est du rôle social de l'Église, 445 et suiv.; réfu-
tation de plusieurs pages du duc de Broglie, 447 et suiv.; tenta-
tive de refaire la constitution de l'Église et de l'accorder avec ies
constitutions politiques modernes^ S04 et suiv»; les conceptions
très-laborieuses des faux politiques n*aboutissent qu'à des a\or-
tements ou plutôt qu'à des enfantements sinistres; explicatioa
du texte d'Isaîe : « Ils ont cassé des œufs d'aspic et ils ont tissé des
toiles d'araignées », 250 et suiv.
Ubêre, pa^ie. 11 écrit à Tempereur Constance qu'il n'a rien voulu
ajouter, rien retrancher au pontificat de la ville de Rome; que la
foi qui a été définie est celle qui s'est transmise par la succession
des plus grands évéques, VU, 358.
Liberté. La vraie liberté ne consiste pas dans l'indépendance; elle
est la qualité du fils, /t^r;dans tous les autres cas, c'est le règne de
la violence, I, 59 et suiv.; la liberté ne peut exister sans Diec;
ies droits de l'homme ne reposent que sur les siens, 84 et 2>uiv.;
c'est sur le calvaire que nous avons été engendrés à cette seule
et véritable liberté, hors de laquelle il n'y a que servitude, 469;
liberté de TÊglise, soutien des sociétés, 472; atteinte que lui ap-
porte l'empiétement de ia loi civile sur les maisons religieuses, 11.
400; comment les gouvernements prétendus libéraux raccordeni
à rÉglise, IV, 33; comment l'Évangile afiirme le droit à la liberté,
enseignement du concile de Poitiers sur ce point, VI,a52;li'
berté morale; elle est un grand bienfait de Dieu; don excellent
qui nous place très-haut dans l'échelle des êtres, IV, 490 ; liberté
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TABLE ANALYTIQUE. GGGIIl
civile; elle a été en France principalement Tœovre de saint Louis^
I, 60 et suiv.; les fêles rWigieuses ont fait la liberté du peuple;
la profanation de ces fêles et du dimanche amènera une servitude
nouvelle, III, 582 et suiv.; la loi de Dieu est la sauvegarde de la
liberté et du droit humain, loin de les opprimer, VI^ 350 ; la
mesure des libertés possibles d'un peuple, c'est la noesure de son
esprit rel gieux, VHI, 52 ; un peuple qui n'a plus la foi retombe
sous le joug de la tyrannie, la liberté lui échappe dans toutes ses
applications les plus diverses ; exemple de la révolution française,
52, 53.
Ligue. Dans le Poitou, la bourgeoisie honnête, animée de l'esprit de
la ligue catholique, opposs une résistance religieuse et nationale
à la noblesse engagée dans Terreur, H, 557 ; saint François de
Saies veut engager les partisans de la ligue et du parti royaliste
dans une croisade contre les Turcs, VII, 495.
jienne (saint), Léon. us, disciple de saint Hilaire. Il l'assiste à la
mort et \oit une flamme éblouissante remplir la chambre du mou-
rant, VI, 156, 316.
aïeux. II y a une vocation, une prédestination pour les lieux comme
pour les personnes, VI, 524, 525; prédestination des lieux et des
personnes qui les habitent; texte de saint Hilaire à ce sujet,
155.
lieux saints. Foir Croisades, Jérusalem.
•igugé (abbaye de Saint-Martin de). Rétablissement de l'ordre de
Saint' Benoit dans ce monastère, homélie. II, 61 et suiv.; IV, 487;
mandement promul.i^uanl les indulgences accordées à l'église et
â Toraloire de Saint-Martin deLigugé, 577; cette abbaye, fondée
par saint Martin, a été le berceau de Tordre monastique dans les
Gauler, I, 118; II, 64, 65; VI, 155; elle a eu des abbés et des
moines illustres par leur doctrine, II, 66, 67; oratoire de Saint-
Martin, 68, 579 ; les Pères du concile de Poitiers promulguent un
décret sur l'excellence de la vie religieuse dans l'église abbatiale
de Ligugé, VI, 179, 365. •
ignori (saint Alphonse de). Il est pincé au nombre des docteurs
de rÉgiise universelle par un décret apostolique, VII, 270, 28S;
raisons qui semblaient d'abord s'opposer à lui conférer ce titre ;
conséquences qui doivent résulter de cet acte apostolique, 274 et
suiv.
imera (M. le comte de). Discours prononcé à la cérémonie du
cinquantième anniversaire de son mariage. Vil, 622; son père
(Jacques de Liniers), entré au service de l'Espagne, défait les
Anglais dans les colonies espagnoles; il est proclamé vice-roi de
la Piala, et meurt héroïquement sous les coups d'une faction ré-
volutioQfiaire, VII. 624, 625.
o^on (Eugène), oblat de Saint-Hilaire, mort à Poitiers en soignant
les soldats malades, VU, 313, 314; Vllb 1^4.
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(iCdlV TABLE ANALYTIQUE.
Lipse (Juste). Il fait ia description de la Méditerranée et de ses en-
virons, II, 483.
Liturgie. Elle est une interprète sûre das livres saints, même en
ce qui concerne les faits historiques, IV, 505 ; elle contient des
prières qui s'accommodent à tous les genres de solennité», UI, 2;
divers usages, rites, prières empruntés aux Églises de France
par rÉglise universelle, 66, 47 ; le concile provincial do Bor-
deaux ordonne aux é\éques de la province de rétablir la liturgie
romaine, I, 362; excellences et avantages de ia liturgie romaine,
II, 56H ; elle est établie dans le diocèse de Poitiers, II, 3^,
331, 561, 583; obligation d'étudier les rubriques, 556; toute
Tordonnance de la liturgie quadragésimale forme un admirable
tissu qui tend à développer dans les âmes la vertu de la religion,
VI, 53 ; zèle que doivent avoir les prêtres pour l'étude et la pra-
tique des règles liturgiques, II, U4» 145.
Liyrea saints (les). On y voit à découvert la cause humaine et la
raison divine des grands événements qui bouleversent souvent le?
empires, I, 5 ; on y trouve une puissante et efficace coosoiauoa
dans le malheur, VU, 49, 20. Fotr Écriture sainte.
Le concile de La Rochelle exhorte les curés à propager les
bons livres, II, 145; Pie IX rappelle aux évoques leurs devoirs
relativement à la condamnation des mauvais livres^ contre la^-
quels il les exhorte à procéder au besoin comme délégués du
saint-siége, V, 439 ; zèle de ^é^ôque de Périgueax, pour la des-
truction des mauvais livres, IV, 134.
Loi naturelle. Doctrine du concile provincial de Poitiers sur la loi
naturelle, qui est la base de notre vie morale , VI, 347,348,
349 ; celle loi vient de Dieu, le péché a obscurci sa lumière, mais
il ne Ta pas éteinte, 347, 348 ; les lois positives , établies i>ar
Dieu, confirment la loi naturelle, loin de la contredire, 350.
Lois ecclésiastiques. L'inobservation d'une loi, ou raflalssemeni
des mœurs peut amoner l'autorité régulière soit à l'abroger, soit
# à en dispenser, VI, 26, 27 ; sentiment de saint Ives , évèquo de
Chartres, sur ce point, 26, 27 ; conduite pleine de suavité et de
condescendance de l'Église dans la dispense des lois canoniques.
27, 29, 47 ; l'Église ne se hâte pas d'abroger ses observ ance^
elle attend ia possibilité d'heureux retours de ferveur, 29 ; i ob-
servation des lois ecclésiastiques donne une vraie supériorité aui
populations chrétiennes, 50, 51.
Lois positives établies par Dieu. Le concile de Poitiers dédiontre
Texistenceet la nécessité de ces lois, VI, 5o0; il répond aux
principales objections des philo-^ophes contre ces lois qui sont
la véritable règle des mœurs» 350, 351, 352. 353.
Loi humaine. Elle est faite en vue de Tutilité publiqu^elle doit
être modifiée, si la violation de cette loi devient univwsaUe, M-
26, 27; elle finit toujours par être l'expression deiHH»urs» ^•
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tABLE ANALYTIQUE. CCCV
117; dans leur application les lois comporteni; des doutes et des
recherches, VU, 430, 431.
Loigny. Éloge funèbre des soldats glorieusement moris pour la pa-
trie dans la journée du 2 décembre 1870^ prononcé dans Téirlise
de Loigny, VIT, 317 et suiv. *
Longwy (Claude de), cardinal, évèque de Poitiers, II, 557.
Louange. L'Église la décerne largement comme une incitation au
bien, IV, 345, 346; elle est une partie du culte catholique, II,
Î26.
Louis le Débonnaire, empereur. Il donne des reliques à l'abbaye
de Cbarroux, IV, 548.
Louis VIII dit le Chaste, roi de France, I, 198. Sa piété envers
Notre-Dame de Chartres, IV, 76.
Louis IX (saint) , roi de France, I, 28 ; II, 48 , 405, 406 ; III , 367 ,
521, 522; IV, 356. Son panégyrique, 1, 49 et suiv.; deux livres
ont présidé à son éducation : l'Évangile et le Psautier, 54 ; son
règne fut le règne de Dieu par la justice, la charité, la liberté, la
religion, 55 et suiv. ; saint Louis type du vrai croisé, 76; il pro-
clame les croisés de vrais martyrs de Jésus-Christ, VI, 490,
491 ; sa captivité, sa mort, I, 78, 79; il aime à s'appeler Louis
de Poissy où il a été baptisé, plutôt que Louis de France, lli,
144 ; dévotion de saint Louis à Notre-Dame de Chartres ; il con-
tribue par ses largesses à l'achèvement de la basilique et assiste
à sa dédicace, IV, 76, 77, 85 ; sur sa demande^ Alexandre IV pro-
digue «es faveurs à l'église de Chartres, il, 291 ; il est représenté
dans les vitraux de Notre-Dame de Chartres partant pour la
croisade, à la tète de ses chevaliers, 286 ; il s'appelle lui-môme
le Sergent du Christ ; il fait bâtir la Sainte-Chapelle du Palais
pour y déposer la sainte Couronne d^épines, V, 578; VI, 494;
parallèle entre ce prince et le prophète David, I, 54, 65 , et
Charlemagne, 76, 77; par son livre des Établissements^ il devient
pour l'Europe un juge permanent, 56. Voir Chartres, Croi-
sades.
Louis XIV, roi de France, il, 290; III, 367; IV, 63. Il assiste en
habit de chœur à l'office des chanoines deSaint-Hilaire de Poitiers,
dont les rois de France portaient le titre d'abbé, III, 324 ; il
fonde le Carmel de Poitiers, V, 337.
Louis-Philippe I^', roi des Français. Réponse de l'évoque de
Chartres à es prince sur les dangers dé la mauvaise éducation,
II, 599.
Labin (saint), évoque de Chartres, natif du Poitou. Sa légende, ses
œuvres, i, 409; II, 419, 551, 593; son autel dans la crypte de
Chartres, IV, 82, 83 ; il est patron de l'église de Pontgouin, Vi,
524.
Liioas , évoque de Tuy en Galice. Il enseigne que Jésus-Christ
mourant sur la croix avait le visage tourné du côté de l'occident
T. VIII. 20*
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CCCVl TABLE ANALYTIQUE.
pour nousmoDtrer qu'il le choississait afin d'y établir le si^e de
son vicaire, II, 482.
LuiUier (Elisabeth), associée aux œuvres de saint Vincent de Paal^
VI, 517,
Lusi^an, ancienne famille du Poitou, IV, 53 ; les couronnes roya-
les de Jérusalem, de Chypre et d'Arménie posées sur son front,
II, 555.
Lnsignan. Conférence de Saint -Vincent-de-Paul de cette ville, récit
des violences dont elle a été l'objet de la part des autorités civi-
les, IV, 320 et suiv., 410 et suiv.
Lnther, I, 401, 657 ; III, 210, 216, 325, 374. 11 rejette là dislinc-
tion des clercs et des laïques, et prétend que chaque chrëxien
peut revendiquer la dignité du sacerdoce, III, 440; il admet )e
privilège de l'immaculée conception de Marie, II, 240; Luther
d'après le P. Lacordaire, VII, 429, 440.
Luxe. Il détruit les ressources destinées au malheureux, et prive les
riches des plus douces jouissances , 11,619; nécessités de lui
marquer une barrière pour protéger la morale, la justice et les
fortunes, Q20.
Lasrnes (le duc de), capitaine des mobiles de la Sarthe, mort sur le
champ de bataille à Loigny, Vil, 325.
Mabillon (Dom). Son sentiment sur le culte des reliques, IV, 548,
560.
Macedo (Mgr), évéque de Para. Voir Para.
Macliabées. Divers passages des livres des Machabées appliqués à
des personnages contemporains, I, 626; III, 390, 491; IV, 75;
VI, 255, 277, 278, 279; VII, 334, 335; saint Jean Chrysostome
fait leur éloge, II, 632, 634. ' •
Madeleine de Saint- Joseph (la Mère), carmélite, II, 367^ 370
(note); Vil, 644. •
Magnétifme. Décret de la sainte Inquisition qui condamne Tabus
qu'on peut en faire, III^ 54^ 52.
liages. Exposition de ces paroles de l'Évangile : fnoenervnt puermm
cum Maria matre ejus, VI, 445 et suiv. ; explication des trois pré-
sents des Mages par saint Grégoire pape, VllI, 62, 63.
MagistratoTe sécnlière. L'Église veut qu'on honore les magistra-
tures, IV, 338 et suiv.; voie ouverte à la révision de la cause, et
à la réhabilitation, après ses jugements, 343, 344 ; il neaied pas
à l'évèque de recourir à leur tribunal, 575; les peines de TÊglise
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TABLE ANALYTIQUE. GGGVU
n'atteignent pas les juges laïcs, recevant les causes ecclésiasti-
ques^ mais c«ux qui leur défèrent ces causes, VU, 4S9.
Maigret (Mgr), ëvéque d'Arata ti» partibus, vicaire apostolique des
îles Sandwich, poitevin, 1, 292; IV, 371.
Maillé (la bienheureuse Jeanne-Marie de). Son élo^^e prononcé dans
la cathédrale de Tours pour l'ouverture du Triduum des fôtes de
sa béatification* VII, 387 et suiv. ; détails historiques sur sa vie
el sur sf^s vertus, 390 et. suiv. ; son culte reconnu par Un décret
apostolique, 398 ; avantages spirituels et temporels que les fidèles
et la société doivent en retirer, 398, 399 ; il sera pour tous un
remède à la contagion du naturalisme, 404 ; prière à la B.
J.-M. de Maillé de protéger la France, 406, 407, 408; elle prédit
la fin du grand schisme d'occident, 397; sa fôte est autorisée
dans le diocèse de Poitiers, VII, U%, 283, 284.
Mairé-rfivôcault. Ancienne maison de campagne des évoques de
Poitiers, il, 424.
Maison chrétienne. Elle est appelée une église domestique dans
les saintes Écritures; cause de celte pieuse appellation, V, 22, JK3,
24. Voir Famille chrétienne.
Maistre (le comte Joseph de), II, 504, 592; III, 296. Il dit que la
victoire, dans une lutte entre deux partis, sera pour celui qui
perdra des victimes précieuses, I, 79 ; son sentiment sur le rôle
de la virginité dans les sociétés; sur la sainteté du mariage, V,
266, 269 ; sur Tinfluence de la confession, 111, 59 ; les conciles
généraux n'étant que des pouvoirs intermittents dans l'Église, le
gouvernement de l'Église ne saurail^e rencontrer en eux,* VI,
404 ; fin malheureuse des princes chrétiens qui ont persécuté les
papes, VII, 44 ; les inconvénients de la puissance souveraine sont
moins grands que si cette puissance n'existait pas, VIII, 48 ; il dit
que la mort trouvée dans les combats a de grands privilèges, Vil,
145 ; efficacité de la prière quand c'est la natif n qui prie, VIII, 4.
Maistre (Xaverine de), petite -fille du précédent, carmélite à Poi-
tiers. Discours prononcé à la cérémonie de sa profession reli-
gieuse, V, 262 et suiv.
Maîtres. Leurs devoirs envers les serviteurs touchant la pratique
de la religion, I, 44, 45.
Maizent (saint), abbé du monastère auquel il a donné son nom
dans le Poitou, II, 554.
Mal. II n'est pas permis d'amnistier le mal et les artisans du mal
sous prétexte que Dieu en tire le bien; il n'est par lui-même la
cause efficiente d'aucun bien, mais seulement la cause occasion-
nelle, V, 3o, 36 ; nouveau genre d'optimisme inconnu des géné-
rations précédentes, VII, 59, 60, 64 .
Malades. Les sœurs de charité sont placées auprès d'eux comme
les auxiliaires du prêtre, V, 367 et suiv. ; obligations des curés
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GGCTIIt . TABLE ANALYTIQUE.
envers les malades et les moarants, d*après l'enseignemeot do
concile de Poitiers, YI, 369 ; et d'après celui de Pie IX, 94, 93.
Malachie (saint) , archevêque d'Àrmagh en Irlande. Extraits de sa
vie par saint Bernard, IV, 12S.
Maldonat (le Père), jésuite, Vil, 22. Il négocie pour rétablissement
d'un collège à Poitiers, II, 437.
Malines. Congrès catholiques réunis dans cette ville. Voir Coo-
Maloa (Jean-Baptiste), évoque de Bruges, II, 4 ; lU, 497; IV, 354.
Kalsec (Guy de), cardinal, évéquede Poitiers, II, 557.
Manichéens. L'Eglise a combattu à outrance l'ancienne théorie
manichéenne, qui établissait l'antagonisme radical de la matière
avec l'esprit, II, 524.
M aret (Hgr), évèque de Sura in partibus. Lettre de Monseigneur de
Poitiers à ce prélat dans laquelle il lui déclare qu'après avoir lo
son livre « du Concile et de la paix de l'Église », il a cm devoir
communiquer à son clergé les impressions pénibles que lui a
causées cette lecture, VI, 478; le livre de Mgr Maret mérite d'être
noté de toutes les censures théologiques les plus graves, eo deçà
de la note formelle d'hérésie ; réfutation de quelques erreurs de
cet ouvrage, VI, 466, 474, 540.
Marguerite (sainte), martyre. Elle apparaît à Jeanne d'ArCj et l'as-
siste de ses conseils, I, 24 .
Margnerite^ reine de France, femme de saint Louis, I, 67, 69 ; IV,
77.
Marguerite-Marie Alacogy (la bienheureuse), religieuse de la
Visitation. Homélie pour nf clôture du Triduum de la fête de sa
béatificaiion, V, 420 et suiv.; sa mission divine pour l'institution
du cuKe du Sacré-Cœur de Jésu«, III, 43; V, 423; son triomphe
est celui de la dévotion au Sacré-Cœur, 424, 425; elle dit que la
dévotion au Sacré-Cœur de Jésus est un présent particulier à la
France, un signe de protection contre les ennemis de la religion
et de la patrie, VI, 608.
Mariage. Caractère auguste de ce sacrement; la virginité préférée
au mariage, V, 263, 264 ; suites souvent malheureuses des ma-
riages contractés au degré défendu par l'Église, III, 337 ; abus
dans l'usage du mariage, propositions condamnées par le saint-
office ; détails sur les suites funestes causées à la morale et à la
société par ces désordres; conduite des confesseurs, qui doit être
ferme, mais aussi prudente, 55 et suiv., 336, 337, 469 ; VI, 362;
règles sur cette matière tracées aux confesseurs par le concile de
Poitiers, VI, 363 ; doctrine du concile provincial de Poitiers sur
ce sacrement ; sa sainteté ; sa fin ; empêchements établis par le
seul pouvoir de l'Église ; attributions de la puissance séculière ;
les catholiques doivent s'y soumettre, mais comme à un acte pa-
rement civil; sentiment de Benoît XIV sur la législation civi'e
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TABLE ANALYTIQUE. CGGIX
louchant le mariage, 360^ 361 ; discours prononce à la cérémo-
nie de cinquantaine d'un mariage, VII, 622 et suiv.
Varie, mère de Dieu. Elle a été conçue sans péciié. Voir Immacu-
lée-Conception. Elle est la mère du Verbe; la mère de la grâce
divine, la corëdemptrice du calvaire, etc., III, 427, 428 ; par la
glorieuse prérogative de sa maternité divine, elle a contracté avec
Dieu des relations qui, tout en étant infiniment distinctes de l'u-
nion hypostatique, se rapportent néanmoins à cet ordre d'union,
li, 452 ; elle est associée au dogme de la Trinité, VI, 457; de Tin-
carnation, 458; de la rédemption, 458 ; exposition du mystère de
la compassion de Marie au pied de la croix, où elle devient la mère
du peuple chrétien, VII, 592 et suiv.; développement de ces pa-
roles de l'Évangile : Mulier, ecce filius tuus, 630 et suiv., 640 et
suiv. ; explication de ces paroles de S. Matth. : Invenerunt pue^
rum cum Maria maire ejus, II, 44 ; VI, 443 et suiv.; elle est mêlée
à la fondation de l'Ëglise ; elle est enfin associée à toute l'économie
de notre salut, 458, 459 ; pourquoi l'Évangile ne donne pas sa gé-
néalogie, II, 203 et suiv. ; elle remplit tout l'ancien Testament;
tous les siècles l'ont honorée, et notre siècle s'appelle le siècle de
Marie, VI, 459, 460; explication de la prophétie d'Isaîe relative
à la conception et à l'enfantement divin de Marie, V, 387, 388;
couronne qui lui est due à titre de Mère de Dieu, V, 282, 283 ;
grandeur de son enfantement divin, VII, 348, 351, 352; elle a
avancé par ses prières la \enuedu Verbe de Dieu sur la terre,
341 ; Marie obtiendra aussi que les maux des derniers jours du
monde soient abrégés, 342 ; la c^onne du Fils de Dieu des-
cendu vers nous, c*est l'humanité sainte dont Marie le revêtit au
jourde rincarnation, 634.
La grâce répandue dans toutes les autres âmes n'est qu'un
écoulement de celle dont la fontaine jaillissante est en Marie, II,
267, 268; elleest investie du soin de la dispensation des grâces;
ce qui est une conséquence de sa maternité divine, III, 466 ; sa
sollicitude maternelle à nous faire profiter des occasions les plus
opportunes de la grâce, 4^7 ; elle est- l'ange de bon conseil, le
canal de tous les biens pour le temps et pour Téternité, 11^ 453;
elle nous fait connaître et nous montre Jésus; elleest le vivant
ostensoir de Jésus, VI, 449, 450; elleest proclamée le secours des
chrétiens par saint Pie V et par Pie VII, qui établit la fête de
Notre-Dame Auxiliatrice, VII, 546, 547 ; c'est une partie essen-
tielle de la mission pastorale d'un évoque, d'augmenter la gloire
de Marie au sein de son troupeau, VII, 588.
Les apparitions réitérées depuis la définition de son immaculée
conception, suivies de tant de miracles, doivent ranimer les
espérances du chrétien, VDL 260 ; démonstrations publiques en
l'honneur de Marie dans le diocèse de Poitiers, VII, 592 et suiv. ;
elle est la mère de la sainte espérance, VI, 450, 451 ; sa dévotion
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GGGX TABLE ANALYTIQUE,
est la marque la plus assurée du salut, le signe le plus certain de
la prédestination, 452, 453 ; comment Marie, en concevant Jésus,
conçoit tous les prédestinés, 452 ; elle est la mère de la charité ;
elle est notre plus puissant secours pour remplir le précepte de
l'amour, 453, 454, 455; le recours à Marie ranime en nos
âmes la foi, Tespérance et la charité, 447; comme mère, Marie a
parfaitement connu la vie intérieure de Jésus, 448 ; la connais-
sance de Marie est inséparable de celle de Jésus ; témoignage de
saint Cyrille, de saint François Xavier, 448, 449; Marie, institu-
trice et conseillère des apôtres, lumière et sagesse des évéques
réunis en concile , III, 460, 464 , 462 ; sa j[)résence au cénacle
après l'ascension de Jésus-Christ; elle participe à la prière, elle
y préside, YI, 447, 418; a-t-elle assisté aux conciles apostoli-
ques? 448 ; tous les conciles se sont placés sous sa protection et
ont proclamé ses grandeurs, 419 ; le concile du Vatican appelé le
concile de Marie, 449, 420; le chrétien ne peut conserver son
innocence qu'autant qu'il en a confié le soin à Marie, l, 478; elle
a la clef des cœurs ; Dieu lui a prêté sa tonte-puissance sur les
hommes, etc. ,484.
Prière à Marie pour obtenir son intercession dans les souf-
frances actuelles de la France, VII, 634, 635, 636; VIII, 42, 43;
prière de Fie IX pour la France, VII, 345, 346.
Prière à Marie au jour du vingt-cinquième anniversaire de
l'intronisation et de la consécration épiscopale, VII, 254, 262 et
suiv.
L'arc-en*ciel, figure d^arie, qui se teint de toutes les cou-
leurs du soleil éternel, V, 384; Judith, libératrice du peuple jcif,
, figure de Marie protectrice des chrétiens» 409, 440; dans ses
malheurs la France met sa confiance dans les prières toutes-
puissantes de la Mère de Dieu, VII, 68, 69 ; exposition soocincti'
des mystères de la sainte Vierge, peints dans l'intérieur de la
cathédrale de Chartres, II, 275 et suiv. ; application à Marie du
passage de l'Apocalypse où saint Jean nous montre une femme
revêtue du soleil, la lune sous ses f^ieds, 268 ; paraphrase de la
prière SanUa Maria^ etc., V, 2 et suiv. ; selon la tradition, Marie
préparait les vêtements adorables de son Fils, etc., III, 9; exhor-
tation adressée aux enfants de Marie, 8 et suiv. ; signification el
valeur du couronnement des statues «ie la sainte Vierge, V, 2Si.
285, 286. Voir Chartres, Poitiers, Issoudun, Noire-Daroe-de-
- Pitié.
Rien de plus antique et de plus national en France que le culte
de Marie; cet enthousiasme ardent dont notre siècle est lémoin
n'est que la tenaissance du passé, II, 270, 290; la sainte tunique
de Marie, apportée d'Orient à Chartres, devient ie palladium
de la France, 274, 275; Marie, gardienne et proteclrice des Poite-
vins, V, 286, 287; son culte à Chartres, II, 274 et suiv. ; à Bon-
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TABLE ANALYTIQUE. CCCXI
Encontre, III, 558 et suiv.; sentiments de reconnaissance et
d*amour envers Marie, 1, 4fO et suiv. ; II, 456 ; Y, 288, 289.
Sanctuaires de Marie dans le Poitou. Voir Beauchône, Notre-
Dame-du-Chône-Rond , Notre-Daroe-de-Pitië, Notre-Dame de
Poitiers.
Marie des Angea (la bienheureuse], carmélite. Homélie pour la clô-
ture de la fête de sa béatification, V, 471, 479.
Marie-J^rançoiae des Cinq-Plaies (sainte] , canonisée par Pie IX,
VI, 79.
Marie-Louise de Jésus, compagne du Vénérable Louis de MonUort
dans la fondation des soeurs de la Sagesse, II, 558.
Maronites. Leur orthodoxie éprouvée les a rendus chers à PÉglise
latine; nouvelle guerre contre eux de la part des infidèles, IV,
4 ; nécessité de venir au secours de leur détresse, 2 ; lettre du
pape à leur patriarche, 6, 7.
MarsiledePadoue, hérétique, IV, 434, 435.
Martial (saint). L'Église de Poitiers Thonore comme son fondateur
et son apôtre, II, 546, 562; IV, 479 ; VIII, 469; il est le patron
de la chapelle du palais épiscopal, 249.
MarUn (saint), évéque de Tours, 1, 448, 449; II, 25, 337, 445, 468,
559, 562; IIL 448 ; VI, 455, 479, 480, 345, 318, 424. 338, 493,
504. Rapports de saint Martin avec saint Hilairede Poitiers; son
séjour à Poitiers, ses progrès dans la sainteté sous la discipline
de saint Hilaire, IV, 487; VI, 455; il fonde le monastère de Li-
gugé, II, 64; ses courses apostoliques à travers le Poitou; son
zèle à bâtir des églises et des monastères, VIII, 444 ; détails sur
sa vie cénobitique, II, 64 et suiv. ; ses travaux apostoliques daas
le pays chartrain; il est représenté dans les vitraux de Notre-
Dame de Chartres, IV, 84, 82; il est élevé sur le siège épiscopal
de Tours, 65 ; ses miracles, 67 et suiv.
Sermon prêché dans la cathédrale de Tours le dimanche de la
solennité patronale de saint Martin, III, 279 et suiv. ; mandement
qui ordonne une quête pour l'œuvre de la reconstruction de
l'église de Saint-Martin de Tours, ÏV, 485 et suiv. ; acclamation
da concile de Poitiers à saint Martin,. Vi, 464 ; la vfe tout en-
tière de saint Martin a été une parfaite observation de TÉvangile,
une reproduction constante de Texemplaire divin, III, 282 et
suiv. ; il a été l'un des fondateurs et des protecteurs de notre na-
tion par ses prédications et ses miracles, 296 et suiv. ; II, 577;
plus qu'aucun autre il est demeuré dans l'esprit des peuples le
patron et le défenseur de la France. 300 et suiv. ; VII, 89, 90 ;
opportunité de faire revivre son culte, 282, 296, 562 ; saint Mar-
tin comparable aux plus grands saints de l'ancien et du nouveau
Testament, II, 68 et suiv. ; IV, 497; Fimpiété s'efforce d'abolir son
culte. II. 577; citation des paroles de saint Martin sur ta coh-
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GGGXII TABLE ANALTTIQinE.
damnation des Priscillîaoistes^ tronquée par les ennemis de
l'Église; vrai sens de ses paroles, Y^ 356, 357; il est la gloire
et le défenseur du Poitou, II, 547, 548; restauration de son ora-
toire à Poitiers, IV, 487. Voir Ligugé, Tours.
Martyr. Dans la balance divine un martyr |è.se plus pour le salut
d'un peuple qu'un héros, I, SO, 23; l'invention des corps des mar-
tyrs a lieu à l'heure fixée par la sage<)se et la volonté du pasteur
invisible et immortel de l'Ëglise, II, 3 ;^VI, 634, 535 ; Benoit XiT
enseigne que le martyr contient en lui-même toute sainteté, et
que rÊglis^ ne demande que la certitude du martyre, IV, 357.
Mfldrtyrologe romain. Importance que l'Église attache à ce livre
liturgique; usage que doit en faire le prêtre, V, 585, 586 ; appro-
bation et promulgation du Propre diocésain du martyrologe, 587.
MatériaUfine. U a envahi depuis un demi-siècle le sanctuaire do-
mestique et les institutions publiques, H. 7; IV, 50S; il n'élève
l'homme aux dépens de Dieu que pour le rabaisser ensuite au ni-
veau de la brute, V, 94 ; il est aa-deesous du spiritualisme déiste,
455; il est la conséquence du naturalisme, VII, 495; il est con-
damné par le concile du Vatican, t44.
M atliien(le cardinal), archevêque de Besançon, IV, 394 , 404 , 40S, 426.
Matière. Haine de Satan contre la matière élevée à Tordre surna-
turel par l'incarnation du Verbe, et par les sacrements dont elle
est un élément constitutif, IV, 490, ^94 ; la génération actuelle
avocate de la matière contre le christianisme, 490.
Maamont (Bertrand de), évêque de Poitiers. Il consacre l'église
cathédrale de Poitiers. II, 556; iV^ 480.
Maurice (saint), chef d'une légion romaine. Homélie prononcée le
jour de sa fête, IV, 40 et suiv.; il est mis à mort avec sa légion
pour n'avoir pas voulu combattre cou tre les chrétiens ; sa ré-
ponse à l'empereur, 43, 4 i.
Manroc (chapelle de), maison de campagne des évêques de Poiiiers
et des élèves du séminaire. Allocution après la consécration de
la chapelle, H, 418 et suiv. ; description et souvenirs historique
des environs de Mauroc ; inscription gravée sur la première
pierre de la chapelle, 448 et suiv. ; avantages de la solitude pour
l'étude ; anciennes maisons de campagne des évêques de Poitiers,
42S et suiv.
Manry (l'abbé), depuis cardinal. Il défend avec courage devant
l'Assemblée nationale la propriété des biens ecclésiastiques, Il
354 ; il est nommé à l'archevêché de Paris par Napoléon I*' ; ifi
pape refuse l'institution canonique ; détails sur la controverse que
soulève celte nomination, VIII, 432, 433, 434.
Mazence (saint), évêque de Poitiers, II, 562.
Maxime (saint), moine grec. Il appelle l'Église romaine le soleil de
la lumière indéfectible, VI, 343.
Maxime (saint), évêque de Turin. II dit que les reliques des martyrs.
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TABLE ANALYTIQUE. GGGXHI
dispersées dans l'univers, conservent partout la plénitude de leur
vertu, VI, 484 .
Mazimin (saint), évèque de Poitiers, II, 56S.
Mazimin (saint), évèque de Trêves, originaire du Poitou, II, 547.
Masarin (le cardinal), abbé de Gharrouz, I, 252.
Mazzini. Il confesse que la question religieuse domine toutes les
autres et que les questions politiques y sont nécessairement
subordonnées, VIII, 8S*
M édard (saint), évèque de Noyon,* II, 549.
M édaciae. Le concile de Bordeaux défend aux prêtres Texercice de
la médecine, II, 31 4 .
Mélior, légat a latere en France du pape Célestin III, II, 294.
Mémoirea. Écrire des mémoires, c'est un écueil dangereux, contre
lequel vient échouer et périr la modestie, et souvent la sincérité
des âmes vulgaires ; comment on écrit les mémoires de nos jours,
II, 639.
Mendiants. Tous les hommes sont mendiants de Dieu, III, 647,
648; portrait du vrai mendiant, 674 et suiv.; genre de mendicité
à l'usage des hommes de notre temps, 673.
M eroœnr (Philippe-Emmanuel, prince de). Extraits de son oraison
funèbre par saint François de Sales, I, 72 ; V, 490, 498, 500 et
suiv.
Mère. C'est Fètre qui pej^t remplacer tous les autres, et qu'aucun
autre ne remplace, IV, 295 ; mères chrétiennes (Association des),
exhortation à l'occasion d'une réunion générale, IV, 489 et suiv.;
la sanctification est l'œuvre de la mère; il y a peu de vrais chré-
tiens, parce qu'il v a peu de mères suffisamment chrétiennes,
194, 495.
Mantana et Monte-Rotondo. Lettre circulaire sur la victoire rem-
portée à Mentana et à Monte-Rotondo par Tarmée pontificale,
VI, 444 ; allocution consistorialedu pape; lettre pastorale au sujet
de cette victoire, 466, 174, 230.
Mérite. Il obtient sa récx)m pense personnelle par une augmentation
de gloire dans les cieux, I. 272; c'est une monnaie qui vaut pour
acquérir, III, 72; les mérites en eux-mêmes sont inaliénables,
chacun de nous peut mériter rigoureusement un accroissemenU
de grâce pour soi-même ; nul ne peut mériter rigoureusement la
grâce pour autrui, 84 et suiv.
Mermillod (Mgr). Il prêche une retraite ecclésiastique à Poitiers;
éloge de son talent, IV, 47; VIII, 140; son expulsion de Genève;
Pie IX fait son éloge, VIII, 36.
Mérode (Mgr Xavier de). Sa mort, son éloge^ VIII, 459 et suiv.; ce
qu'il avait fait pour la défense militaire du saint-siége, V, 505.
MéroTée, évèque de Poitiers, Vi, 486.
Meaa«. Entretiens avec le clergé, pendant les exercices de la re-
traite, sur les intentions des messes dues par les pasteurs à leurs
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CGGXIV TABLE ANALTTIODE.
peaples ; encyclique de Pie IX à ce sujet, III, S74 et suiv., 406,
407; lettre circulaire relative à la fixatioa de l'houoraîre des in-
tentions de messes, YII. 646 et suiv.; obligation pour les fidèles
de contribuer à la substance du prêtre, démontrée par TËvan-
gile, saint Paul, et la pratique de tous les temps, YII, 646, 647;
application des fruits de la messe, 648 ; l'Église a confié aux M-
ques le soin de déterminer, pour les diocèses, le prix des hoDO-
raires des messes ; ils doivent tenir compte des lieux el des temps,
649; le sacrifice de l'autel a un prix inestimable pour la déli-
vrance du corps et de Tâme^ témoignage de saint Grégoire, 33,
34; con>bien il est avantageux d'assister chaque jour à la messe,
exemple, Yl, 270 ; règles établies par le concile provincial (ie
Poitiers sur ks honoraires des messes, VI, 359. Voir Sacrifice
eucharistique.
Méthodes. II appartient à la science larque de perfectionner, de
simplifier les méthodes ; c'est au sacerdoce à les sanctifier. 01,
345 ; rÉglise ne conteste point à la science l'usage de ses métbo-
des, Y, 343 ; le concile du Yatican, YII, 249.
Métropolitaia. Décret du concile provincial de Bordeaux, concer-
nant la supériorité de la juridiction archiépiscopale, VI, 380.
Michel (saint), archange, I, 235, 238; IV, 44 ; Y, 45.
Michelet. Réfutation ce ces paroles : La proscription de la nature,
la proscription du Créateur, II, 278, 279.
Migné. Lettre pastorale ordonnant des prières pour ie vingt-cin-
quième anniversaire de Tapparition miraculeuse de la croix de
Migné> I, 424, 430 et suiv.; discours prononcé en ce jour au pied
de la croix, 445 et suiv.; le miracle de Migné a été reconnu seloa
toutes les formes authentiques établies par l'Église, 134,432;
Dieu a voulu annoncer que ce miracle de grandes miséricordes
pour son Église et pour notre patrie, 437 ; Léon XII accorde une
indulgence plénière à tous les fidèles qui communieront dans
l'église de Migné, le troisième dimanche de TA* ont, 435; leclergë
de Poitiers rencontre à Migné le clergé* de Tours, apportant à
sainte Radegonde un fragment insigne de la vraie croix, le
VexiUa Régis chanté pour la première fois à cette occasion,
Yl, 488.
Miki (saint Paul), martyr japonais. Profès de la compagnie de Jé-
sus; écrivain, controversiste, orateur; son martyre, sa canoni-
sation, lY, 595, 598.
Minci (Pierre de), évéque de Chartres, lY, 75.
Minerai. Exploitation du minerai dans la vallée de la Gartempe
près de Montniorillon; bénédiction des hauts-fourneaux, VII, 556
et suiv.
Ministère sacré. La prière, l'union avec Dieu , l'esprit de foi et de
sacrifice sont aux œuvres du ministère sacré ce que ia sève est à
l'arbre, la moelle aux os, lY, 426; c'est un ministère diflScile,qut
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TABLE ilNALYTIQCE. GGGXV
attire souvent aux prêtres la haine du monde^ 466. Voir Clergé.
Miraola. Définition du concile du Vatican sur la i/aleur des niira-
cies, Vil, 227; le concile d'Agen expose la vraie doctrine de
l'Église sur la possibilité et l'existence du miraele, V, 409 et
suiv.; témoignage de saint Augustin, 447, 448; la possibilité du
miracle contre les philosophes naturalistes; suppn mer le mi-
racle, c'est enlever au surnaturel son garant efficace, son témoin
nécessaire, lY, 585; V, 105, 406; il est le pivot de la religion
chrétienne, 107, 408; Jésus-Cbrist a prouvé sa divinité par les
miracles, 405; il a mis le môme pouvoir dans son Église, 440,
299 ; nier le miracle, c'est jouer le rôle del'antecbrist^IV, 584; le
miracle est le cachet unique -et invincible de la voix de Dieu ;
pourquoi Timpiété rationaliste refuse de l'admeltre, I, 433; III,
4 <6, 298; esprit de sagesse et de critique de TÉglise dans l'exa-
men des miracles ; elle n'est pas moins croyable quand elle affirme
le miracle que quand eW^ refuse de le reconnaître, I, 434 ; pour-
quoi les miracles contemporains excitent des sentiments plus vifs
et plus enthousiastes que les anciens, Yll, 547, 548.
Miséiicorda divine. Homélie prononcée en la fôte de tous les saints
sur les droits souverains de la miséricorde divine^ VII,. 297 et
suiv.
Missions pastorales. L'œuvre des missionnaires diocésains se pré-
pare en Poitou, sous la direction de l'abbé Lambert ; fruits ad-
mirables de ces missions, surtout dans les campagnes, VI» 325,
326; la révolution de 4830 disperse les missionnaires; regrets que
laisse leur absence parmi les fidèles, 326, 327; exposé^ des rai-
sons qui ont motivé le rétablissement des missions diocésaines,
326, 327, 328, 329 ; les missions pastorales sont appelées à pro-
duire de grands fruits, I, 490, 494, 504; exhortation aux curés
de procurer à leurs paroissiens des retraites ou des missions,
494 ; II, 446.
Mœurs. La véritable règle des mœurs repose sur les lois positives
établies de Dieu, VI, 350, 354 . Voir Morale indépendante.
Moines. La prière et la psalmodie constituent principalement la
vie des moines ; éloge de l'état monastique, II, 63, 64. Voir Re-
ligieux.
Monastère. Saint Martin fonde à Ligugé le premier monastère des
Gaules, II, 64, 65 ; comment saint Hilaire appréciait l'importance
des monastères dans Je christianisme, et la place qu'ils y devaient
occuper, 63; sollicitude de l'Église pour protéger la paix dans
les cloîtres^ VII, 602. Voir Fongombault (abbaye de).
Monda. Le salut est possible dans le monde, mais à condition de ne
pas y vivre selon ses doctrines, I, 604 ; honte pour un chrétien
d'humilier ses doctrines devant celles du monde, III, 425.
Signes de la fin du monde ; triomphe momentané des méchants;
foi et courage des bons ; leur gloire, III, 527, 528 ; Bo<«uet
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GGGXVI TABLE ANALYTIQUE.
appelle la dernière persécution, le règne de la sédaction, c'^t la
persécution actuelle contre TÉsIise, 538 et suiv. ; épreuves des^
derniers jours du monde abrégées par les prières de Marie et des
saints, YII, 34S, 343, 344 ; la religion du monde moderne est ub
composé assez discordant d'athéisme et de déisme, de libéra-
lisme et de matérialisme, etc. ; elle a sa morale et son cultp,
III, 664, 665 ; dans tout le mouvement de ce qu'on appelle \»
monde moderne, la cause de Jésus-Christ est seule en jeu, VI.
563 ; séparée et dépouillée du Ghrii^t, la nature hunnaine consti-
tue ce que la sainte Écriture appelle le monde. Y, 453, 454.
Moniqiie (sainte). Saint Augustin donne des détails sur <:on enfance
et sa jeunesse; éloge de ses vertus, IV, 295, 300, 306, 307, 312,
345.
Montalembert (le comte de). Il est d'une ancienne famille dn Poi-
tou, IV, 53 ; réfutation de quelques-unes de ses propositions an
second congrès de Malines, V, 349 et suiv.; sa belle parole:
l'Église est plus qu'une femme, c'est une mère. VI. 54 î.
Montanlt (Mgr), évêque d'Angers, poitevin, I, 292; VI, 257.
Montfort (Louis-Marie Grignion de). Il fonde la congrégation des
filles de la Sagesse; il proche des missions à Poitiers, II, 558,
559; lerx)ncile de Poitiers manifeste l'espoir que le procès des
miracles de ce vénérable serviteur de Dieu sera poursuivi avec
succès, VI, 369.
MontmorillGii.. Souvenirs et traditions de son petit-séminaire, IV.
90. Foir Jésuites, Moufisac (l'abbé de).
Montmorillon (les sires de). Leur piété, leurs libéralités envers \&
pauvres et les religieux; leurs alliances avec les maisons son^e-
raines de France, d'Aquitaine et d'Angleterre ; leur inviolable
fidélité à la défense de la religion et de la patrie, VI, 485, 486;
leur généalogie, 484.
Montmorilion (Audebert de), abbé de Bourg-Déol, archevAque de
Bourges, se distingue par les vertus Ids plus éminentes, VI. 48V
Montmorillon (Garnierde), moine de Saint-Gyprien. Son pèleri-
nage à Saint-Jacques de Compostelle; il donne en aumône i^
gants précieux, VI, 185.
Montmorillon (Pierre de), VI, 484.
Montmorillon (Rainulphe de), VI, 484, 485. Voir Quatrebarbes.
Monuments. Ce qui distingue les monuments élevés aux homo-e?
du siècle et aux héros du christianisme, III, 34 5.
Morale indépendante. Ce qu^on entend par cette morale ; le con-
cile de Poitiers combat le système des prétendus moralistes et
établit la véritable règle des mœurs, VI, 348 et suiv. , 349, 350 ;
passage de saint Augustin^ 354.
Morale naturelle. Elle n'est une morale en action, dans la totalité
de ses préceptes, que chez les vrais chrétiens, III, 2S5; lamonie
qui pouvait aalfire aux nations païennes est insuffisante depub
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TABLE ANALlTTtQIJe. CGCXYlt
le christianisme, II, 402; la morale naturaliste n'aboutit qu'à ces
vertus dont l'enfer est plein ; erreur de ceux qui la confondent
avec la philosophie chrétienne, 4S8 etsuiv.; morale sociale ; ce
qu'entendent les ennemis du surnaturel par cette morale; réfuta-
tion de leurs erreurs, 400 et suiv. ; la philosophie moderne
trahit dans ses œuvres la cause de la morale, 398, 399.
Moricière (Léon-Christophe Juchault de la). Son éloge funèbre, V,
490 et suiv. ; sa foi n'a pas été seulement une foi active et mili-
tante, mais une foi docile et éclairée, 492^ 493 ; son zèle à s'ins-
truire des vérités chrétiennes, 494 ; sa pleine adhésion à l'Ency-
clique du 8 décembre 4864, 498, 499; la défaite de Caslelfidardo
ne ternira pas sa. gloire ; l'histoire l'appellera le soldat de la sainte
Église, lY, 56; Y, 457 ; détails sur ses derniers moments, Y, 500,
502.
M orlot (Mgr), cardinal, archevêque de Paris, II, 4. Il déclare au
Sénat que Tépiscopat français est unanime sur la question ro-
maine, lY, 442.
Morny (de), président du corps législatif, III, 642.
Moroai [le cardinal), légat du pape au concile de Trente. Sa belle
réplique aux orateurs du roi de France, Y, 576.
Mort. C'est une grâce incomparable de mourir pour une grande
cause, lY^ 44 ; courir à une mort certaine pour la défense de
l'Église attaquée, et tomber victime de sa religion et de sa foi ,
c'est le comble de l'héroïsme, 45 ; la mort répugne à notre na-
ture; pourquoi le démon cherche-t-il à nous en faire perdre le
souvenir? 402; la mort sur le champ de bataille n'a pas tou*
jours par elle-même la vertu du martyre, YII, 4 45.
MoTtara (Edgar). Raison de la .conduite de TÉglise en ce qui le
concerne, III, 287 ; bref du pape, YII, 452.
Morts (les). L'Esprit-Saint nous enseigne que c'est un crime abo-
minable d'avoir recours aux morts pour apprendre d'eux la vé-
rité, III, 52, 54. Voir Esprits.
Mouçon (Régnault de), évêque de Chartres, II, 293.
Moussac (Félix-Laurent Augier de), grand-vicaire de Poitiers, I,
292; 11, 543. Il restante le petit-séminaire de Montmorillon après
son retour de l'exil ; soin et zèle qu'il apporte dans la double
restauration matérielle et spirituelle de cette maison ; discours à .
Ja translation de ses restes mortels, lY, 89 et suiv., 225.
Multitude. L'Écriture nous apprend que la sagesse et l'autorité ne
résident pas dans la foule, YII, 368.
Mon (le comte Albert de], YII, 440, 444.
Munich. Brefs de Pie IX à l'archevêque de Munich, Y, 83, 342,
347 ; congrès catholique réuni dans cette ville. Voir Congrès.
Musées. On y rencontre trop souvent de grandes collections pro-
fanes, d'objets sacrés détournés de leur fin ; c'est une injure faite
à la religion de Jésus-Christ, I, 256.
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CCGXVUI TABLE ANALYTIQUE.
Madqiie. Sentiment de Dom Calroet louchant la supérioritë de la
masique des anciens sur celle des temps modernes ; nëcessitê
pour la musique religieuse de s'inspirer de l'antiquilé, VI, U:
le corps humain est un merveilleux instrument de musique,
si tous les membres chantent à Dieu des airs qui lui plaiseot.
42,43.
Mysticisme. Le mysticisme d'après les philosophes contemporaine;
rëfutatioD de leurs erreurs, 11, 363 et suiv.
Haaman. Histoire de sa guërison, I, 300, 304.
Nabachodonosor. Son orgueil, IV, 260 ; Y, 404 et suiv. ; il esl ie
type du génie révolutionnaire de noire époque, 404.
Napoléon i«^ Il accorde une existence légale aux communautés
de femmes livrées à l'enseignement, et nomme sa mère protec-
trice générale de ces établissements, Y^ 374 ; il veut faire infir-
mer par une commission ecclésiastique la bulle d'excoomiani-
cation lancée par Pie Vil contre les envahisseurs de ses États,
IV, i%{ ; il loue M. Émery, 422 ; paroles de Napoléon I^ pro-
noncées en diverses circonstances, 11^ 630; 111, 55$ ; V, 536; M,
258, 286,299.
Napoléon III, empereur des Français. Discours adressés au prince-
président de la république, a la bénédiction des chemins de fer
de Chartres, I, 90, 95; de Poitiers, 1, 334 ; entretien avec les
archiprôtres et les doyens sur la nouvelle phase politique qui va
s'ouvrir (octobre 4852); cérémonial que devra suivre le clergé
pour la réception du chef de l'État à son passage dans les dépar-
tements des Deux -Sèvres et de la Vienne; conduite à tenir à
l'égard des hommes du pouvoir qui va tomber, et des hommes
qui vont le remplacer; concours franc et bienveillant, mais sans
adulation et servilité; craintes et espérances que font naître les
actes et les écrits du chef du nouvel empire, 552, 561 ; discour»
adressé au prince-président de la république à l'entrée de Té-
glise de Niort; réponse du prince, I, 567, 569; VI, 497; formule
des prières qu'on devra chanter pour l'empereur, 1, 576; lUj 44,
42 ; lettres circulaires qui ordonnent des prières à Toccasioo de
deux attenUUs contre la vie de Tempereur, II, 253 ; 111, 405;
Napoléon 111 proclame la liberté des conciles provinciaux eo
présence des grands corps de l'État, 111, 449 ; mandement por-
tant publication de l'encyclique de Pie IX à i occasion de la lettre
de l'empereur des Français, 111, 546 et suiv. ; entrevues de
Biarritz et de Plombières, leurs résultats, Vil, 4 44 ; eolretiens
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TABLE ANALYTIQUE. GGCXIX
avec Napoléon III sur la question de l'Italie, III, 404 ; lY, 545 ;
décret impérial portant déclaration d'abus contre le inandeoient
du 22 février 4864 , 206, 207 ; considérations à propos de ce man-
dement, 445, 467, 473, 488, 228, .236 et suiv.; 442 et suiv. ; 447,
et de rhoméliedu dO juin^ 256, 26â, 374, 376, 388, 449; l'auteur
delà brochure : « La France, Rome et l'Italie », cherche à;défendre
sa politique dans la question romaine, IV, 155 et suiv.; oiïres
flatteuses faites au nom do l'Empereur par le ministre des cultes,
IV, 233; paroles de Napoléon III prononcées en diverses cir-
constances, IV, 526, 568 ; V, 304, 597 ; l'empereur envoie du se-
cours à l'armée pontificale à Mentana, VI, 473; il prie le pape de
vouloir bien être le parrain du prince impérial, IV. 450, 451; il
manifeste son intention de concourir à la restauration de la ba-
silique de Saint-Hilaire de Poitiers^ Vi, 324 ; sa complicité dans
Tusurpation des États romains par les Piémonlais; sa chute con-
sidérée comme châtiment de cette complicité, IV, 183, 484, 237;
Vlï, 40, 321.
Nation. Dieu a fixé l'heure de chaque nation, assigné son rôle, ses
frontières, réglé sa durée et la part d'action dans l'œuvre géné-
rale, V, 484, 482; la soustraction d'une nation au domaine sou-
\erain de Dieu est une impiété qui outrage le ciel. Vil, 402;
quelles conditions sont nécessaires pour qu'une nation prie, VIII,
4, 5; comment Dieu refait les nations; doctrine de saint Hilaire
à ce sujet; leur châtiment si elles résistent à sa puissance, VII,
540, 541 ; une nation est tenue, comme nation, de rendre hom-
mage à Dieu par l'affirmation de sa croyance. Voir Société. Loin
de l'Église les nations sont dans les ténèbres de la mort, V, 483 ;
une nation qui résiste à l'autorité divine du sacerdoce marche à
une ruine inévitable, VII, 367; combien il est salutaire et mémo
nécessaire à une nation d'écouter la voix de la religion, VII, 384;
ii est des nations tellement créées pour Jésus-Christ qu'elles ont
rheureuse impuissance de trouver leur assiette fixe en dehors
de lui, V, 483; la divinité méprisée ou seulement négligée finit
par déchaîner mille fléaux sur des nations impies ou indiffé-
rentes, 1, 404 ; état social des nations depuis que la direction
doctrinale de l'Ëglire a été repoussée, et que la sagesse naturelle
de l'homme s'est su t)sti tuée à la sagesse révélée de Dieu, V^ 484;
quand Dieu a résolu de sauver une nation coupable, il multiplie
pour elle, à l'égal de ses fautes, les moyens de satisfaction, I.
201 ; le plus grand malheur qui puisse fondre sur une nation, c'est
lorsque la chair et l'esprit cessent de se combattre, I, 69.
Obligation pour les nations latines de servir l'Église; conduite
de Dieu envers elles, si elles sont infidèles à leur mission, 'Vil, 8 ;
la Prusse a été dès l'origine le péché des nations latines, 26, 27.
faturalisme. Ce qui constitue proprement l'hérésie du naturalisme,
c'est ta rupture de la- cohésion nécessaire qui unit l'ordre natu-
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GCGXX TABLE ÀNALYTlQtJË.
rel et l'ordre sarnaturel; Y, 39 et suiv.; le oaturalisme est Tao-
tichriâtianisme par excellence, 45; Satan est le père da natura-
lisme, 44 et suiv.; apparition et propagation du natnraiisme,
Yll^ 491', 194 ; ses conséquences, 492 ; complicité des catho-
liques dans les progrès du naturalisme, 497, 498, 499; gravilé
de ces défections, 499, 200; il est pour les particuliers la route
certaine de l'enfer, Y, 54 ; il est condamné par les exemples des
{taints et la foi des siècles passée, III, 666 ; YII, 399, 400 ; pour
le chasser du cœur des individus, il faut d'abord que les sociétés
Tabjurent, 402; il ne peut fonder cien qui dure, 447; il reven-
dique le mariage comme institution humaine, YI, 359 ; ie natu-
ralisme a son précédent dans l'arianisme, doctrine de saint Hi-
laire sur oe point, 558; il est près de l'athéisme. Y, 97
condamné à Rome, 342; par ie syilabus, 443; obstacies
qu'il apportait à la continuation du concile, VII, 3 ; le concile
œcuménique déclare que le signe propre de notre temps, c'esi
le naturalisme, 483; il est contraire à l'action de l'Église, qui
s'emploie tout entière à agrandir le règne de Dieu sur ie monde.
490; il est l'ennemi mortel du christianisme, 193; il cherche sa
force dans les moyens humains ; les pèlerinages sont la protes-
tation des âmei^ fidèles contre cette erreur, 466 et suiv.
Réfutation de^ naturalistes qui nient le souverain domaine de
Dieu sur sa créature, et les conséquences nécessaires de la venue
de Jésus-Christ, II, 382 et suiv.; le naturalisme oe prouvera
jamais, tant que subsisteront les oracles sacrés, que la nature
privée de la grâce puisse donner des fruits à tout le moins con-
venables et suffisants, II, 256; voulant tout séculariser, le natu-
ralisme entend que la bienfaisance demeure humaine, et qu'elle
n'ait rien de commun avec l'ordre de la grâce et du salut, IV.
593 ; son acharnement contre les prophéties et les miracles; le
poison du naturalisme n'est inoffensif à aucun degré. Y, 46 ; ques-
tions qu'il resterait à traiter pour atteindre le naturalisme cod-
temporain dans tous ses retranchements, 53 ; il ne parviendra
janiais à refaire un ordre de pure nature avec une 6n purement
naturelle, 454, 455; l'Église veut apporter un remède aux maux
causés par le naturalisme et ses suites; ce remède est le concile
œcuménique, VII, 201 , 202, 203.
Naturalisme déiste. Exposition de ses erreurs ; il rejette l'inter-
vention surnaturelle de Dieu dans le domaine de la nature et de
la raison, V, 48 et suiv., 98 et suiv.; réfutation ; adoption diMue
des hommes, 43 et suiv. Voir Rationalisme.
Natnraliama panthéistiqne. Propension de l'humanité à la déifi-
cation ; les sophistes l'y portent. Y, 50 et suiv.; exposition de la
doctrine catholique, 5 i et suiv.; le concile de Périgueux, 57 et
suiv.; 95 et suiv.
Natiiralismd politique. Y, 470 et suiv. C'est l'erreur dominante,
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TABLÉ ANALYTtQtB» GCGXXl
c*eât une apostasie ; en quoi il consiste, VI, 433, 434 ; condam-
nation du naturalisme par Pencyclique du 8 décembre 4864, V,
436, 443. Voir Libéralisme. Voir les trois instructions synodales
contre les principales erreurs du temps, II, 340; III, 487;
V, 29.
Natwe humaine. Noblesse de la nature raisonnable, qui n'a au-
dessus d'elle que la nature divine, Y. 96^ 97; sa déification par Jésus*
Christ est une vérité fondamentale du christianisme, 435 ; elle est
réintégrée dans tous ses droits, et enrichie de privilèges nouveaux
par le mystère de Tincarnation, VU, 350, 3^4 ; dans le ciel notre
nature ne sera pas accablée, mais elle restera elle-même, avec
ses trésors acquis de science humaine, Y, 448; dans les trésors
de ce que la théologie appelle la nature surnaturelle, il est un
(Ion au-dessus duquel il ne se trouve pas d'autre don, I, S79;
état de la nature humaine avant et après sa chute ; l'Église a
toujours vengé ses droits essentiels. Y, 94, 95, 452, 153; malgré
son altération par. le péché, elle est apte, par l'insertion de la
grâce, à s'unir à la nature divine, IV, 279; supériorité de la vie
de la foi sur celle de la nature, III, 443 ; la grâce n'est pas une
seconde substance qui élimine la nature, c*est une addition, 4!?2,
423 ; un ordre de pure nature pour l'homme en dehors de Jésus-
Christ est impossible, V, 454, 455; la religion moderne, c'est la
nature reprenant ce qu'elle appelle ses droits; elle a ses dogmes,
sa morale, son culte, ses sacrements, son ciel, son enfer, etc.,!!!,
664, 073.
Les mauvaises natures deviennent, avec le temps, de plus en
plus étrangères à toute émotion de charité, I, 472.
Nectaire (saint), évéque de Poitiers, II, 547, 562.
If evers (Louise de). 11, 259, 260.
We'v^inaii (le Père), oratorien de Londres, III, 68.
Nicole. Son sentiment sur ceux qui étudient la philosophie, II,
444.
Niort. Pose de la première pierre de l'hospice des aliénés; allocu-
tion» I, 639; discours prononcé à l'inauguration de nouvelles ma-
chines hydrauliques, etc., III, 4 et suiv.; bénédiction de la prison
cellulaire; discours, l, 627 et suiv.; homélie et allocution pro-
noncées dans l'église de Notre-Dame de Niort pour Touverture
et la clôture du jubilé demi-séculaire, I, 447 et suiv., 438 et
suiv.; discours en réponse à celui du maire de Niort avant la con-
sécration de F église de Saint-Hilaire, VI, 496 et suiv.; discours
prononcé dans la cérémonie de consécration de l'église de Saint-
André de Niort» YIII, 209 et suiv.; question de l'érection de Niort
en évéché; motifs pour lesquels l'autorité civile demande cette
érection ; le clergé poitevin s'y montre unanimement opposé ; le
pape déclare que le démembrement de son diocèse n'aura pas lieu
TOMK VIII. 24 ♦
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GGGXXU TABLE ANALYTIQUE.
SOUS rëpiscopat actael ; examen de la questioa en elle-nièaie.
IV,462;V, Ï46, 247, 248.
NoMeasa. La noblesse de la foi, c'est la noblesse véritable; modèle
de cette noblesse, VU, 626, 627 ; l'Église seule peut donner la vraie
noblesse, V, 494 ; toute noblesse, à son origine , est provenue du
sacrifice, II, 647; caractère de l'ancienne noblesse, elle revendi-
. quait le service militaire, J, 597 ; la noblesse française s'est ac-
quis un nouveau titre de gloire en défendant la cause du pape,
IV, 64 et suiv.; elle ne donne plus comme autrefois ses enfants à
l'Ëglise pour la milice sacerdotale, 1, 507.
Nodier (Charles). Il dit que les mémoires de madame de La Roche-
jaquelein révèlent d'un bout à l'autre la plume d*un témoin ccu-
laîre, VI, 234.
Nogaret, ambassadeur de Philippe le Bel à Rome. II insulte le pape
BonifaceVUl, II, 555.
Nombres. Mystérieuse coïncidence des nombres, IV, S6; nombre
deux et trois : biennium et triennium^ 44?, 444, 575 ; nombre
cinq : les cinq vierges sages et les cinq vierges folles. II, 480 ei
suiv.; nombre six : travail de six jours et de six ans avanl ie
repos et la délivrance, 428 et suiv.; nombre sept : c'est le
sabbat, 584 et suiv.; chiffre sacramentel qui se rencontre dans
toutes les œuvres de Dieu, III, 576, 577; nombre huit : Tocuve,
33, 3i ; nombre neuf : numeruêi novenarinu infaugtus^ 340 et
suiv.; nombre dix : le denier, 340 et suiv., 534,532; nombre
onze : le dixième étant celui de la loi ou du décalogue, ie onzième
est la transgressio mandatarum^ IV, 403 et suiv.; nombre douze
plenœ consumnuUœque virtutis duodenarius numerm, 329 ; nouibre
treize : treizième station des juifs dans le désert, 500 et suiv.;
nombre quatorze : quatorzième station dans le désert, V, 278 ;
nombre quinze : l'hebdoraade et l'ogdoade, 380 et suiv.; nombre
seize : la robe virile, 488, 489; nombre dix-sept : prùcû theoU>-
g%8 semper invisus numerus^ VI, 23 , 24 ; nombre dix-huit : qwf
habebat spiritum infirmitatiê annis decem et octo, 439 et suir.;
nombre dix-neuf : année de la trahsmigration, 260; nombre
vingt : station de Sephar ou Arsapkar, 477; nombre vingt et un :
l'usage des 24 coups, VII^ 35 ; nombre vingt-deux : nombre ca-
ractéristique de l'ordre sacerdotal, 344 et suiv.; nombre vingt-
trois : vingt-troisième année de la mission prophétique de Jéré-
mie, 475, 476; nombre vingt-quatre : les sièges des 24 vieillards,
VIII, 30 ; nombre vingt-cinq : les tentes fixées à Metcha, 253,
254; nombre cinquante : année jubilaire, I, 258 et su^v., 447 et
surv.; V, 459 et suiv.; VI, 260 et suiv.; nombre cent : la période
séculaire chez tous les peuples, VI, 426 et suiv.; nombre $ii
cents et six cent un, IV, 86, 87, 88.
Notre-Dame-dtt'Chène-Rond. Veir Puy-Saint-Bonnet.
Notre-Dame-âe-Pitié (chapelle de), dans le Bocage. Mandement
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TABLE ANALYnQBE. GGCXXm
annonçant une indulgence plënière pour tons eaux qui visiteront
cette chapelle, II, 452 ; son origine; miracles qui s'y opèrent ;
indulgences accordées à ce sanctuaire par plusieurs papes, 454
et suiv.; lettres pastorales au sujet du prochain couronnement de
Notre-Dame-de-Pitië^ YII, 588 et suiv.; indulgences du Jubilé
accordées au pèlerinage de Notre«Dame-de-Pitié, 589, 590 ; Bref
de Pie IX pour le couronnement de Timage de Notre-Dame-de-
Pitié, 592, 597; homélies prononcées aux jours de la solennité et
de l'octave de Notre-Dame-de-Pitié, YII, 630 et suiv., 638 et suiv.
Obéissance. En obéissant à une loi qu'il a librement choisie, et à
un supérieur qu'il a librement élu, le religieux n'obéit qu'à lui-
même, III» 636; l'obéissance religieuse relève la dignité humaine,
636, 637; l'Église enseigne qu'à l'égard de l'autorité civile,
l'obéissance est un indispensable devoir, IV, 248.
Oblats de Saint-Ambroise, institués à Milan par saint Charles
Borronais ; leurs constitutions, YI^ 329, 331,^37.
Oblats de Saint-Hileire de Poitiers. Approbation de la congréga-
tion des oblats de Saint- Hilaire, à titre de congrégation diocé-
saine, par le saint-siége^Y» 584; YI, 323, 331 ; motifs qui ont
détermmé l'établissement de cette congrégation, 327; zèle et
travaux des membres de ce nouvel institut ; ils prennent les cons-
titutions des oblats de Saint-Charles de Milan ; modifications
apportées à ces constitutions, 329, 330 ; ils se placent sous le
patronage de saint Hilaire, 336; esprit de leur congrégation,
336, 337 ; leur maison bâtie sur un emplacement illustré par les
vertus de saint Hilaire et de saint Martin, 337, 338.
Obserrance [vaine]. Elle consiste à employer, pour obtenir un
effet quelconque, des moyens dépourvus de toute proportion avec
cet effet, et qui impliquent par conséquent l'intervention du dé-
mon, III, 50.
Occident. Jésus-Christ mourant sur la croix dirige ses regards vers
roccident pour bénir les régions qui vont devenir principale-
ment son empire, selon les témoignages des Pères grecs et latins,
II, 480 et suiv.; privilèges accordés à Toccident dans le choix de
la ville de Rome pour le siège de saint Pierre, 500 et suiv.
Odilon (saint), abbé de Cluni. Saint Fulbert, évoque de Chartres,
l'appelle Tarchange des moines, II, 562.
CCnvres de cbarité. Ce saint-siége est l'oracle et le guide des
chrétiens p%r rapport aux nouvelles œuvres de charité, III, 62 ;
nécessité de persévérer dans ces œuvres, lY, 593. Voir Charité.
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GGGUUV TABLE ANALVTIQDÈé
ŒaTres satisfactoires. Ce sont les actions expiatoires que doit
accomplir le pénitent après ia réception de rabsolution ; en quoi
elles consistent, 111,80, 84 , 82 ; affdiblisseoient considérable à
notre époque dans la pratique de la satisfaction personnelle,
93, 94.
ŒaYras (bonnes). Exposition de ces paroles de saint Paul : Fiddit
sermo est^ et de hù volo te confirmare^ ut curent bonis operibvs
prœesse qui credunt Deo (lit. m, 8), VII, 443 et suiv.; fruits de
grâces et de mériter pour ceux qui se vouent aux bonnes œuvres,
418, 449.
Œuvres libérales. En quoi elles consistent ; elles sont permises le
dimanche, III, 592, 593.
Olier, fondateur de la société de Saint -Sutpice. I, 542; II, 86,441
11 choisit la paroisse de Sainle-Foy à Chartres pour y fonder son
premier séminaire ; son séjour dans cette paroisse avec%es dis-
ciples, III, 488; sa dévotion à Notre-Dame de Chartres, 11, S89,
il enseigne que le Verbe de Dieu a avancé sa venue dans le
monde en considération de Marie, VII, 344 .
OlUvier (ÉmiieJ. 11 interpelle le ministre des cultes devant Je Cor|ts
législatif touchant la conduite des évéques qui se rendront au
couii^ général ; son opinion sur le programme de ce concile,
VI, itl^ 428, 4fl, 433; il appelle ^a convocation ^ concile
général, le plus grand événement du siècle, MBL
Ondoiement des enfants. Le synode de Poitiers de 4852, s'ap-
puyant sur le concile de B )rdeaux, Tinterdit absolument , n'ex-
Ci'ptaut que deux cas où il est permis de l'employer, 1, 540, 541 ;
VII, 434 et suiv,
Ontologisme. Sa condamnation implicite ou indirecte par le con>
ciledu Vatican, VII, 245.
Oraison dominicale. Explication des premières demandes de celte
prière, 111, 494 et suiv., 548, 526, 528, 648, 649; V, 488.
Oraisons fonèbres. Voir Clausel de Montais, évéque de Chartres:
Dreux-Brezé (la marquise de); Fillion (Charles], évéque du Mans:
George-Massonnais (Jean-Baptiste) , évéque de Périgucux ; Mori-
cière (général de la) ; Quatrebarbes (Bernard de) ; La Rocheja-
quelein (Auguste ; Henri ; la marquise de) ; Volontaires ponti6-
eaux ; zouaves pontificaux.
Oratoire. Conditions requises pour que les oratoires soient publie?
et jouissent de la plus grande partie des droits attachés aui
églises, VII, 278 et suiv.; les évéques ont droit à un oratoire
personnel, VIII, 24 8, 249; il appartient, selon les canonistes, à ia
catégorie des oratoires publics et peut recevoir la consécration
solennelle, 220.
Ordre surnaturel. Définition de Tordre surnaturel; sa fin, IlL
452, 453 ; il consiste dans la vocation de Tbomme à la vision in-
tuitive et à la jouissance béatifîque de Tessence divine, etc« ^,
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TABLE ANALYTIQUE. GGGXXT
444; travaux de Jësus-Ghrist pour nous élever à cet ordre sur-
naturel; il a institué à cette en les sacrements, lo sacerdoce, II,
3SS ; Tordre surnaturel dans lequel Dieu nous a créés par un acte
formel de sa volonté est obligatoire, 384 et suiv.;III, 466;
V, 449 etsuiv.; en fait, le type et le principe de Tordre surnaturel,
c'est Tunion de la nature divine à la nature humains par Tincar-
nation du Verbe, III, 468; Tordre surnaturel s'impose aux nations
comme aux individus, VII, 402. Voir Surnaturel, Grâce.
Ordre, sacrement. C'est un sacrement un et multiple qui, dès le
début, confère à ceux qui y participent une certaine mesure de
force, d'énergie et de résistance, IV, 144 ; il n'est pas précisé-
ment conféré au prêtre pour sa sanctification personnelle, c'est
un sacrement qui se rapporte au service public, III, 4 43, 144.
Ordre onblie. Lettre pastorale sur le retour à Dieu considéré
comme devoir particulier de tous les hommes qui ont intérêt à la
conservation de Tordre, I, 438 et suiv.; la définition de Tordre
d'après un auteur ancien , 334 ; il^ ne veulent pas Tordre ceux
qui repoussent obstinément les avances réitérées de la grâce,
329, 330, 455, 456.
Ordres religienz. Sentiment des saints sur la mission des ordres
religieux dans TÉglise, II, 62; saint Hilaire voit la plaod qu'ils
doiveiil occuper dans le christianisme, 63 ; ^un des trait* carac-
téristiques du bon prêtre, c'est Tamour des ordres religieux, II,
47; profession solennelle de sentiments de bienveillance et d'es-
time pour les ordres religieux, 407 ; VI, 333; on a repoussé les
ordres religieux, et on les voudra un jour pour enseigner Tamour
du travail et de la pauvreté, I, 248; lorsque Dieu fonde un ordre
nouveau, il verse dans le cœur de ses premiers chefs ce qu'il a
mis dans Adam, VIII, 69 ; le droit d'établir de nouveaux ordres
appartient au pape seul.11,246; suppression des ordres religieux
à Rome par le gouvernement d'Italie. Voir Religieux. On veut
détruire les ordres religieux pour atteindre TËglise, V, 42; la
prière est leur principale occupation, VU, 445.
Orgnes. Allocution prononcée à la suite de la bénédiction des or-
gues de Téglise de Montierncuf, VI, 40 et suiv.; Torgue appar-
tient en propre à TÉglise ; il supplée à tous les autres instru-
ments; if en imite tous tes effets; il doit être l'interprète de
nos imprécisions et de nos sentiments, 42; les organes du corps
comparés aux jeux de Torgue ; effets admirables que le chrétien
en doit retirer, II, 43, 44.
Orient. Il a eu de grands privilèges par l'accomplissement des
mystères dont il a été le théâtre, II, 478, 479 ; il rejette un joug
qu'il trouve insupportable ; il n'est pas recevable dans ses plain-
tes contre la dénomination latine, 495; Rome n'a «^/essé de traiter
les races asiatiques avec une prédilection maternelle , témoin le
bullaire romain et la liturgie de TËglise latine, 497 ; les croisades
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GCGXXVl TABLE ANALTnQOE.
entreprises pour leur délivrance de la tyrannie musulmane, 497,
498; l'orient n'a eu d'autres ennemis que ses propres divisions;
ce que fait Rome, de nos jours, pour conserver la dignité des
Églises orientales, 499. Voir Églises Orientales.
Orléana (Antoinette d'), fondatrice des bénédictines du Calvaire,
II, 558.
Orthodoxie. Combien la vigilance est nécessaire pour conserver
l'orthodoxie contre les subtilités des hérétiques, II, 341 .
OnYriers. Exhortation aux ouvriers des hauts-fourneaux de li
vallée de la Gartempe, VII, 458 et suiv.; paroles prononcées à
la suite de l'inauguration du cercle des ouvriers à Notre-Dame-
des-Dune.4, à Poitiers, 440, 444. Voir Congrès des ouvriers.
Cercle des ouvriers à Poitiers ; congrès des directeurs d'associa-
tions ouvrières à Poitiers, 440, 443 ; l'ouvrier est condamné
pendant les jours de la semaine aux œuvres serviles, mail le di-
manche est un jour d'émancipation et de délivrance, III, 582 et
cuiv.; la loi le proclame citoyen libre* et la tyrannie impie en fait
un esclave, ibid.; le travail du dimanche tue son corps et maté-
rialise son âme, 594 .
Pacca (le cardinal). Il fait l'éloge de M. Émery, lY, 423.
Paganisme. Supériorité des temps chrétiens sur les temps du pa-
ganisme, lY, 588 ; le paganisme antique, malgré sa dépravation,
fraisait intervenir les pratiques religieuses dans la vie sociale, V,
485; les turpitudes du paganisme venaient de la cessation du
combat de l'esprit contre la chair, I, 69 ; les sophistes contem-
porains reviennent aux errements du paganisme en galant
l'homme à Dieu^ et en l'assimilant néanmoins à la brute, Y. 91,
99 ; apologie du paganisme par les lettrés de nos jours, 3t9 ;
la philosophie de notre époque a une prédilection marquée pour
le paganisme, pour ses dogmes et sa morale, II, 404, 405, 40ti;
derniers efforts du paganisme après la conversion de Constantin,
548; ses calomnies contre les premiers chrétiens, lY, S4 4; le
paganisme avec le matérialisme qui en est la suite a envahi les
institutions publiques, la famille e^ la société, II, 7.
Paix. Instruction pastorale sur la paix, Y, 345 et suiv.; déânition
de la paix par saint Augustin, 347; l'amour de la vérité doit
[)9?ser avant tout autre amour, mêmeavant Tamour de la paix,
I, 433; la paix n'est troublée que par le mensonge; et quand la
vérité fait la guerre, c'est pour faire la p«ix, II, 599; suites
malheureuses qu entraine l'abus de la paix dans une nation anti-
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TABLE ANALYTIQUE. GGGXXYU
chrétienne , i67 ; quelle est Ja paix que demandent les bërë-
tiques, et pourquoi il faut la leur refuser, Yl, 560, 5SI ; la paix
matérielle nécessaire pour le maintien de la paix chrétienne
dans les sociétés; passages de la Cité de Dieu de saint Augustin
sur les avantages de cette paix, V, 3S2 et suiv.; Jésus-Christ
n'est pas venu apporter la paix sur la terre, mais le glaive ;
explication de ces paroles évangéliques par saint Hilaire, YIII,
79, 80; elle est nécessaire à l'Église pour qu'elle puisse propager
l'Évangile; elle est surtout nécessaire aux personnes consacrées
à Dieu dans les cloîtres, VU, 604, 602.
Pallairiciiii (le cardinal), historien du concile de Trente, VI, 436,
569.
Palla du Parc (Mgr), évéque de Blois, poitevin, I, 29S, 481 ; H,
$66, 497 ; IV, 70 ; V, 280 ; Vf, 443.
Panégyrique. Voir Aroboise (B«« Françoise d'] ; Azevedo (B. Ignace
d']; fierchmans (B. Jean) ; Britto (B. Jean); Canisius (B. Pierre] ;
Claver (B. Pierre) ; Émiiien (saint) ; Japonais (les martyrs) ; Jeanne
d'Arc ; Labre (B. Benolt^Joseph) ; Le Fèvre (B. Pierre) ; Louis
(saint), roi de France; Maillé (h- Jeanne-Marie de) ; Marguerite-
Marie (B**) ; Spinola (B. Charles) ; Theudosie (sainte) ; Thomas
d'Aquin (saint).
Paiit]iéi«ia..II est la conséquence du naturalisme, VU, 463 ; il est
condamné par le concile du Vatican, 479.
Papanté. Instruction synodale sur Rome considérée comme siège
de la papauté, II, 466 et suiv.; elle est l'incarnation vivante de
tout Tordre surnaturel et chrétien, seule force morale capable de
préserver la raison contre ses propres excès, V, 207 ; elle fut
instituée aux bords de la mer de Galilée, 1, 226 ; sans la papauté,
le christianisme ne peut subsister, II, 469 ; V, 557; elle est Tau-
ton té souveraine d'où relèvent nos âmes, autorité dont T indé-
pendance est étroitement liée à celle du monde entier, I, 499 ; la
papauté c'est la paternité, 225; sa mission conciliatrice entre les
rois et les nations ; combien il serait à désirer qu'elle pût exercer
aujourd'hui cette mission^ V, 306 ; elle est la clef de voûte du
monde européen, IV, 462 ; elle était autrefois l'arbitre du monde
chrétien; elle est aujourd'hui le point de mire de tous les
coups ; analogie entre Rome et Abéla , ville de Palestine « V,
304 et suiv.; elle est soumise^ de nos jours, à des épreuves plus
grandes que celles des siècles passés, VIL 605; elle est la fortune
des races latines, ibid, 364 ; elle enseigne pratiquement le bon
usage de la fortune; elle ne s'est servie des riches trésors dont
elle disposait que pour le bien général de l'humanité, V, 540 et
suiv.; elle est ennemie de toute réconciliation contraire aux in-
térêts de TÉgiLse et des droits divins, IV, 203 > 204; pendant
quinze siècles elle ne s'est servie de ses trésors que pour le bien
de Thumanité, V, 542, 543. Voir Rome.
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CCCXXVm TABLE ÂNALTTIQIIB.
Pape. A part la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacremeot
eacharistique, rien ne nous fait sentir de plus près la personne
du Sauveur que la vue du pape, IL 533 ; le nom de pape ou de
père convient au pasteur souverain, II, 534 ; brièveté des r^e<
des papes; raisons qu*en donnent les saints; ils sont prolonge
dans les grandes crises, exemples de Pie VI, Pie VU, Pie fX. VI,
377 ; l'Église est une monarchie dont le pape seul est le seprènie
hiérarque, I, 341 ; il s'aide des éléments naturels et 8uniaturei5
avant de porter son jugement dans les actes importants ; il con-
sulte ses conseillers, et souvent les évéques dispersés, VI. 408,
409; seul il institue les évoques, 463, 46i; appeler pouvoir
arbitraire le pouvoir du pape, c'est une accusation injuste,
472, 473 ; l'immunité de sa personne est 'absolument d*instilaCion
divine ; elle est inaliénable, imprescriptible; le pape porte par-
tout son immunité. V, 352 et euiv.; décret du concile de Poitiers
sur l'obéissance due au pape par tous les fidèles, et sur les pré-
rogatives de l'Église romaine, VI, 343, 344.
Le pouvoir de proclamer les saints appartient à lui seul, 473,
473 ; son infaillibilité dans la canonisation des saints; il ne porte
son jugement qu'après avoir employé tous les moyens de s'é-
clairer, VI, 75, 76 ; comme chef de la communauté chrétienne,
il a seul le droit d'ordonner des prières pour le iponde entier;
d'ouvrir à tout l'univers les trésors des indulgences divines dont
il a.la dispensation, I, 273; III, 69, 70 ; en principe et en fiit le
pape est sédentaire ; causes de ce repos sublime qui compte peu
n'exceptions dans l'histoire, III, 96 ; si la violence venait à faire
disparaître le vicaire de Jésus-Christ, il y aurait pour toqte la
terre des secousses sans pareilles, VII, 362, 363; le pape roi est
le grand souteneur de l'Église, 363; application au pape du
verset 24 du chapitre 49 de la (îenèse, 469 et suiv.; ce que la
théologie moderne appelle le pape enseignant ex cathedra, les
anciens l'appelaient le pape parlant eum œimlio^ V, 408; portrait
de Rome soumise à un pouvoir étranger, VU, 506; force da pape,
508; fidélité du peuple romain, 542; exemple, 544.
Exercice de sa puissance la plus étendue et la plus absolue
dans l'Église de France à l'époque du concordat, I, 344 ; ractiou
du pape ne s* est jamais peut-être exercée d'une manière plus
pratique en France que de nos jours, ?.i% ; saint Louis, roi de
France, recommande à son fils l'obéissance au pape, le père spi-
rituel des rois, I, 66 ; les papes vengeurs partout et toujours des
droits de la justice et de la vérité; partout et toujours ils ont
protesté contre le mal qu'ils n'ont pu empêcher, VU, 29, 37; le
protestantisme et la philosophie s'accordent à proclamer le pape
nécessaire au christianisme, V, 208; la prière des catholiques est
la principale défense du pape contre ses ennemis, II, 164 et suiv.
Voir Infaillibilité.
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TABLE ANALYTIQUE. CCCXXIX
Pappol (saint), ëvéque dç Chartres. Il bâtit le monastère de Saint-
Cberon et préside à la translalion du corps du saint, VI, 534, 535.
Pardavz (saint), honoré dans le diocèse de Poitiers; II, 575.
Para, ville du Brésil. Lettre à Mgr Macedo, évoque de cette ville, à
roccasion de son emprisonnement pour la cause de la liberté
ecclésiastique, VIII. 230.
Parla (Matthieu), historien anglais. Il prête à saint Louis, roi de
France, des sentiments et des actes opposés à la leligion de ce
prince sur Tobéissance au pape, 1, 66.
Parla (ville de). Désastres causée dans la ville de Paris pendant la
guerre civile (4874), VII, 454 etsuiv.; apostrophe de Bossuet à
cette ville, I, 462.
Pariais (Mgr), ëvéque de Langres, plus tard d'Arras, 1, 70 ; II, 4 ;
III, 647.
Parma (Louise de Bourbon, duchesse de). Ëloge de cette princesse,
V, 479; VII, 444.
Paroisse. Avantages de la paroisse pour entretenir les bonnes rela-
tions entre les habitants, III, 586,587; visites périodiques des
paroisses au nom de révoque par les archiprètres et doyens, II, 334 .
Parti catiioliqne. Qualification donnée de nos temps par les enne-
mis de l'Église aux laïques défenseurs de la religion, I, 624,625 ;
ce cpie c'est que le parti de Dieu, 98 et suiv.
Pascentins U. Pascence (saint), évèque de Poitiers, II, 549, 562.
Paaaaglia (le Père), jésuitp, II, 247; IV, 438.
Paatanrs. Homélie prononcée à l'occasion du 25^ anniversaire de
Pie IX, sur ces paroles de Jérémie : Dctbo vobis pastores juxta
eormeum^Wl, 464 etsuiv.; homélie pour la solennité de saint
Pierre, sur ce texte de la Genèse : Indepcuttor egressns est lapis
Israël, 469 et suiv.; quels sont les pasteurs de l'Église; leur
nombre, VI, 386, ;}87, 389 ; la condition essentielle que Jésus-
Christ exige du pasteur, c'est l'amour, I, 225 ; saint Augustin
commente ces paroles de saint Jean : Ego sum Pastar bonus, VI,
383et suiv.; Dieu a voulu choisir ses ministres par l'entremise
des volontés humaines, VII, 462, 463; les pasteurs sont selon le
cœur de Dieu lorsqu'ils servent aux peuples Palimentde la science
et de la doctrine, 465, 466. Voir Évèque, Curé.
Patanie (saint), abt>é d'Ansion, II, 554.
Patieoce. Elle est nécessaire au chrétien de nos temps pour atten-
dre de Dieu le moment de sa délivrance, VIII, 255, 256, 269, 260.
Patrîarchas de l'ancienne loi. Dieu a daigné faire des traités d'al-
liance avec eux, VII, 285; en quel sens saint Joseph est vrai-
ment patriarche, 426.
Patron. Détails liturgiques et canoniques sur l'emploi du nom de
patron, et sur la manière de célébrer sa fôte, II, 568 et suiv.
Voir Titulaire.
Paul (saint), apôtre, II, 509 ; III, 96. Motifs pour lesquels il va voir
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GGGXXX TABLE ANALYTIQinE.
sainl Pierre à Jérusalem, et plus tard la vilie de Rome ; 4émm-
goage de Boseuet, II, 43t, 43S ; il est parlicalièrafflent l'oracle et
le précepteur des évêques; importance de see épitres à Tlte età
Timothée, III, 427, 428; il règle les aumônes destinées anx
Églises, et donne aux quêtes le caractère d*une institution régu-
lière, I, 544 ; V, 532, 533; exposition doctrinale de saint Paul sur le
sabbat, figuratif d'un dernier sabbat qui est )a béhtitode éter-
nelle, in, 572, 573 ; manifestations religieuses pour le dix-hai-
tième anniversaire séculaire de la mort de saint Pierre et de
saint Paul. Voir Pierre (saint).
Panl do la Croix (saint), fondateur des Passionistes. Un décret de
la congrégation des Rites étend sa fôte à toute rËglise, YI, 439.
Panliit (saint), évéque de Trêves, originaire du Poitou, II, 547.
Paulin (sa:nl), évéque de Nole« [I, 230 ; III, 424 ; IV, 383 ; V, 260.
Discours en l'honneur de ce saint, 1, 241 ; il explique les desseiBS
de Dieu dans le déplacement des reliques des saintt^, III, i4B,
449 ; il demande à Dieu de n'être pas mis à mort par les barbares
pour de Tor ou de l'argent, I, 609 ; saint Martin l'appelle le plus
fidèle observateur des préceptes de lésus-Christ, III, 29«; il fait
réloge du clergé de Bordeaux, VI, 393.
PanpéiiBmo. Rome ne le connaît pas ; c'est une lèpre que les na-
tions hérétiques et les rationalistes ont fait revivre de raotiquitë
païenne, 11,546.
Pauvres. Jésus-Christ est dans les pauvres plus que dans tont
autre, 11,643,645; ils ont été toujours l'objet d'une tendre sol-
licitude pour l'Église ; le soin des pauvres est recommandé à
révêque à l'égal des dogmes sacrés, le jour de sa consécration,
II, 186^487, 493; si, en donnant au pauvre le pain matériel,
nous ne lui donnons aussi le pain de la doctrine, nous lui avons
procuré à peine un premier soulagement* I^ 42 ; saint Loub, roi
de France, regardait les pauvres comme les soldats et les défen-
seurs de son royaume ; soin qu'il en prenait dans leur vieillesse,
* 58 ; la hiérarchie des fortunes ne saurait disparattre >ans causer an
pauvre lui-même un dommage irréparable, II, 615. Voir Au-
mône.
Pauvreté. Sans elle, à peine existe-t*il un commencement de vie
pénitente, III, 649 ; si Passislance devenait une des charges du
fisc, la pauvreté serait une sorte de punition publique; la charité
cesserait d'exister, II, 95, 96.
Péché. Ce que c'est que le péchés VI, 43, 44, 46; il règne partoat
44, 45 ; rapport entre le péché et l'abstinence considérée comme
expiation et remède du péché, 46 ; il entraine avec lui deux con-
séquences : la souillure de l'âme et la dette contractée par cette
âme envers la justice de Dieu, I, 274 ; il est la source de tons nos
maux, 342, 317; double malice du péché, double punition, III
76 ; distinction fondamentale entre le péché et l'impiété, d'aprdi
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TABLE ANALYTIOmS. GGGXXXI
saint Hilaire, VII, 400 ; les peuples ont besoin du pardon du
përhë inteliecUiei et du péché doctrinal, YI, 540.
Pédié originel. Il est rejeté avec ses terribles conséquences par
les modernes éducateurs des nations et par les protestants;
rÉglise a proclamé l'existence du péché originel par la définition
du dogme de l' immaculée-conception, II, 227 et suiv.; nier le
péché originel c'est nier la rédemption, le baptême, tous les élé-
ments du christianisme. 234 ; pourquoi les libres-penseurs l'ad-
mettent aujourd'hui, 232; tristes effets de ce péché dans Thuma-
nité,VII,349.
Pécbeiir. Il est engagé au service du plus ignoble des maitres;
description de son triste état; le jubilé lui est offert pour se con-
vertir, I, 267, 270 ; le pécheur, comparé à la femme courbée de
rËvangiie; passage de saint Grégoire commentant le texte évangé-
lique, VI, 439, 440; il est moins souvent incrédule que paresseux
et endormi ; le remède c'est une bonne confession^ II, 4 94 et suiv.
Pèlerin. I>ans l'ancien Testament, ce nom signifiait l'homme voya-
geur sur la terre. III, 651, 652 ; l'Église a une bénédiction spé-
ciale pour le pèlerin qui entreprend la visite des sanctuaires,
653 ; portrait du pèlerin vers le commencement de ce siècle, 656.
Pèlerinage. L'Église déclare qu'il implique par sa nature un en-
seoable d'actes très-parfaits de mortification, III, 652 ; quelle est
la pensée qui porte tant de personnes vers les pèlerinages, VH,
544 , 542 ; apologie des pèlerinages contre les sages du monde,
585, 586 ; rescrit de Pie IX qui accorde des grâces spéciales aux
fidèles qui accompliront quelque pèlerinage dans la durée d'un
mois, 582, 585, 586 ; la grâce divine est indépendante et souve-
raine dans le choix qu'elle fait des lieux, III, 27 ; dévotion des
chrétiens du moyen âge piiur le pèlerinage des saints lieux, VI,
538 ; les conciles de la province de Bordeaux encouragent les pè-
lerinages, surtout celui du tombeau des saints apôtres à Rome,
VI, 365 ; ils rappellent les règles tracées par les anciens conciles
pour Jes pèlerinages , VII, 586 ; ce qu'on en doit attendre, 544 ;
sujets d'espérance et moyen de les réaliser , 584 ; discours pro-
noncé dans la solennité de clôture du pèlerinage national à
Notre-Dame de Chartres (mai 4874), VII, 536 et suiv. ; discours
adressé dans l'église de Sainte-Radegonde de Poitiers aux pèle-
rins de Paris (août 4874), VIII, 466 et suiv. Ywr Marie (sanctuai-
res de).
PénitancB. Elle est la base de toute la morale évangélique , III,
649 ; la pénitence chrétienne peut se produire sous des aspects
très-<iivers, 454 ; combien l'estime et la pratique de cette vertu
sont affaiblies dans toutes les classes de la société ; son absence
compromet l'efficacité des sacrements, 680 ; affaiblissement de
l'esprit de pénitence; étranges théories de certains hommes sur
la nécessité de la pénitence ^ III , 680; VI, 24, 25 , 28; tous les
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GGGXXXII TABLE ANALYTIQUE.
hommes ont besoin de la pénitence , car tous ont péché, 44, 45;
elle est de droit divin pour l'expiation de nos péchés, 47.
Pénitence, sacrement. Elle est un baptôme iaborietix; ^le eum
des œuvres satisfacloires, l, 260; III, 80, 84 ; doctrine du concile
de Trenle sur les satisfactions sacramentelles, 93, 94; ie manque
de contrition et de satisfaction cause la ruine de beaucoup d'âmes,
680 ; instruction de la sacrée congrégation de 1* Inquisition rela-
tive aux sollicitants au tribunal de la pénitence , obligation de
dénoncer les sollicitants; devoir pour les confesseurs d'exiger
cette déclaration selon la forme prescrite ; réserve au sainl-
siëge du crime de celui qui aurait dénoncé calomnieusement;
retrait de juridiction à tout prêtre pour entendre la confe^ioo
du complice, et réserve au saint-siége pour le cas d'infraction <ie
cette règle, VI, tîl et suiv.
Penthièvre (le duc de). Ses bienfaits et'ses douleurs ne furent l'ex-
piation d'aucune faiblesse, I, 376.
Persigny (le comte de), ministre 4p l'intérieur. Deux lettres adre^
sées à ce ministre à propos de sa lettre au cardinal de Bordeaas,
concernant la suppression delà société de Saint-Vincent-de-Pau).
IV, 508, 520; sa circulaire au préfet de la Vienne dans laquelle
il accuse Tévéque de Poitiers de conspiration contre le gouver-
nement, 475, <76.
Péteau (le Père), jésuite. Dans les questions de foi il incline puiv
samment vers le sentiment commun des Bdèles, II, 346; i^
dogmes t h éo logiques de Deo Deique proprietatibus, V, 82.
Pétilien. Saint Augustin écrit contre lui, IV^ 540, 544, o79,
580.
Petite-Église (les dissidents de la). Première lettre à cesdissideol'^
à l'occasion du jubilé demi-séculaire, I, 385 et suiv. ; seconde
lettre et avertissement aux mêmes, II, 38 et suiv. ; origine de la
Petite-Église ; d'où vient le nom de dissidents donné à ceux qui
la composent , I^ 388 ; quels sont les ministres qui in«>truisent et
gouvernent les dissidents, 393 et suiv. ; quels sont les sacrement^
c;u'ils reçoivent, 398 ot suiv. ; quels sont les fruits de vie qu'a
portés la dissidence depuis un demi-siècle, 406 et suiv.; exhor-
tation de Léon XII pour les ramener à la vérité, 394, 409; expo-
sition des motifs qui avaient fait espérer la conversion des dis-
sidents, II, 38 et suiv.; leur conduite à la mort de leur dernier
prêtre ; histoire de la vie scandaleuse de son successeur, 43 et
suiv. ; ils sont inconséquents avec leurs principes en appelant
parmi eux un prêtre concordataire, 49 et suiv. ; trois sortes d'ar-
mes spirituelles pour les ramener à la vérité : la prière , la per-
suasion , les peines ecclésiastiques, 55 et suiv. ; ils sont hors de-
voies qui mènent au salut, I, t16 ; et deviennent de vrais schis-
matiques, 3S5 ; bref de Pie IX auxdissidents de Sénepjac, diocèse
de Rodez; leur soumi^ion, i, 409 et suiv.
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TABLÉ ANALYTIQUE. CCCXXXIli
Petites-scran dos pauvres à Poitiers. Bënëdictioo de leur cha-
pelle : allocution, IV, 466 etsuiv.
Pétrarque. Il raconte comment Jean XXIl rejeta le conseil d'éta-
blir le siège de la papauté à Cahors, sa ville natale, II, 540.
Peuple. Dans le langage de l'Église , le peuple 6dèle n'est pas un
assemblage d'individualités; c'est ce concert des nations chré-
tiennes appelé la chrétienté, Y, 6 ; ses droits ; ses devoirs envers
Dieu et envers les rois, I, 49 et suiv.; c'estune erreur dédire que
rëvéque n'a le droit d'enseigner que les fidèles et non les peuples,
IV, Î47 ; ce que devient un peuple livré à des institutions natu-
ralistes , régi par des hommes qui ne croient pas à Dieu , YII,
447 ; il faut au peuple des spectacles: le repos du dimanche lui
offre ceux de la nature et ceux des grandes solennités de l'Église
dans ses temples, III, 584, 585; il 'reste encore en France, dans
DOS cités, dans nos hameaux , un peuple digne de ce noble nom,
c'est de son sein que sortent les missionnaires , les prêtres et les
meilleurs défenseurs de la patrie, II, 424, 42%.
Pozay-lo-Chapt (église de). Consécration de cette église ; allocution,
IV, S84 ; état déplorable où se trouvait cette paroisse sous le rap-
port religieux depuis le concordat; efforts de l'autorité ecclésias-
tique pour y faire refleurir l'exercice de la religion, 285 et suiv.
Phébado fsaint], évoque d'Âgen. Sa fermeté pour la défense et la
conservation de la vraie foi, III, 472, 473.
Philippe-Auguste, roi de France, 1, 66, 72 ; IV, 75, 77.
Philomèno (sainte), vierge et martyre, patronne des sœurs de Sal-
vert, dans le diocèse de Poitiers, V, 594, 595.
Philosophie. Avantages de la vraie et saine philosophie, II, 440
et suiv. ; pourquoi le christianisme était-il appelé philosophie
dans les premiers siècles de l'Église^ 444 ; la philosophie de notre
temps a une prédilection pour le paganisme , ses dogmes et sa
morale, 404 et suiv. ; elle n'a su que s*égarer depuis qu'elle n'a
plus eu saint Thomas pour guide, VIII, 405; la philosophie du
xviiie siècle fait partie de l'enseignement de l'État, II, 447, 448.
Philosophie spiritualista. Elle diffère aux yeux de Dieu et des
hommes du matérialisme, mais sa récompense est humaine et
terrestre, V, 456, 157; les sectateurs de cette philosophie ne
peuvent pas invoquer l'ignorance invincible pour éviter les châ-
timents éternels, 4.'S8. 460 ; elle est dénuée d'influence sur la con-
duite et la direction pratique de la vie, 162 ; passage de saint
Hilaire dans lequel il explique la différence des vertus de l'homme
charnel et de l'homme spirituel, 462, 463; la conséquence der-
nière de toute philosophie qui n'est pas soumise à la foi, c'est la
spoliation morale et intellectuelle, I, 234, 232.
Philosophie naturaliste. Elle l'est, dans ses parties tant soit peu
solides, qu'un plagiat du christianisme; témoignage de Tertullien,
III, 462 et suiv.; condamnation de cette philosophie par PielX^
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CGGXXmV TABLE ANALYTIQOB.
par le conciie provincral de Bordeaux; développeiDeat delà
doclriae de rallocution pontificale du 9 décembre 4854, et do
concile de Bordeaux, concernant cette philosophie» U, 356 et
8uiv., elle demande que l'État demeure étranger à toute religion,
et que renseignement soit naturaliste, III, 208 et suiv.; le livre de
M« J. Simon : la religior natcrkllb ; sa réfutation, 2ISet sai\.
Voir Rationalisme.
Philoaophie séparée et indépendante. Pie IX condamne la doc-
trine de ceux qui enseignent que la philosophie n'est pas teooe à
se soumettre à l'autorité , et que TÉglise n'a pas le droit de ré-
préhension contre elle, etc., V, 343, 344 ; le concile de Poitiefs
répond aux objections de cette philosophie, contre la règle de
mœurs, YI, 350 et suiv.; réfutation de Terreur de ceox quiprê^
tendent que la philosophie ne relève que de la raison , qu'elle es:
séparée, indépendante du christianisme, III, 148 et saiv.;ie
concile de Périgueux déclare qu'il n*y a ni séparation, ni opposi-
tion entre les sciences théologiques et philosophiques, 459 el
suiv. Voir les trois instructions synodales contre les princtpaies
erreurs de notre temps, JI, 340 ; lil, 4S7; Y, 29 ; Rationalisme.
Pibrae (de), orateur du roi de France au concile de Trente, Y, 576 :
YI, 570.
Pie II, pape. Il déclare qu'il ne répugne pas à la foi de croire qœ
quelques gouttes du sang de Jésus-Christ soient restées sur k
terre, lY. 55«.
Pie I¥, pape. 11 ordonne à tout prêtre nommé à une fonction ecclé-
siastique, de réciter la profession de foi devant l'évéque ou ses
délégués, 1, 536 ; il proteste, par l'organe de son légat , contre le
langage indigne de Pibrac et de du Ferrier, ambassadeurs du roi
de France au concile de Trente, Y, 576, 577.
Pie ¥ (saint), pape, I, 468, 534; II, 564. Il condamne deux propo-
sitions de Balus relatives au mérite des vertus naturelles de»
païens, II, 380.
Pie ¥1, pape, II, 40, 44, 530; III, 4i; YI, 56, /i73, 474.
Pie ¥11, pape, II, 40, 49, 54, 530; lY, 260. Bulle d'excommunica-
tion contre les envahisseurs des États de l'Église ; efforts de
Napoléon I» pour la faire annuler , lY, 4S4 ; il déclare que le
principat civil est nécessaire au pape pour l'administration spi-
rituelle de l'Église, YII, 38, 41 ; il exige des évoques de France U
démission de leurs sièges, I, 246 ; bref au vicaire capituiaire de
Florence concernant les droits des vicaires capitulaires, Mil
129, 444; lettre du même au cardinal Maury sur les é^èques
nommés, VllI, 434 ; la prétendue chute de Pie YU, d'après le»
dissidents de la Petite* Église, II, 449 et suiv.
Pie IX, , pape. U préconise à Portici le nouvel évoque de Poitiers,
I, 96 ; mandement qui ordonne un Te Dewn à 1 occasion de sâ
rentrée dans Rome, 1, 497 et suiv. ; lettre adressée au pape à la
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TABI.K ANALYTIQUE. GGCXXXV
suite de la retraite et du synode, III, itt et sniv. ; homélie sur
la secoode tentation de Jésus-Christ dans le désert , appliquée à
ia situation faite à Pie IX en 4860, 597 et suiv. ; le concile d'Agen
consacre un chapitre à louer sa fernaeté et sa piété au milieu des
calamités qui assiègent la papauté, IV , 22 et suiv. ; Pie IX en-
voie ses félicitations aux Pères de ce concile sur leur zèle «pour
la défense du p(>uvoir temporel du pape, 20 ; il confère une va-
leur canonique aux diplômes de baccalauréat et de licence en
théologie, etc., délivrés par le jury des évéques de la province
de Bordeaux, II, 447 ; c'est à sa sagesse apostolique qu'est dû le
rétablissement des conciles provinciaux , I, 644 ; II, 440; extrait
de sa lettre au patriarche des Maronites, lY, 6 ; il envoie la rose
d'or à l'impératrice des Français, 450.
Il déclare que Dieu, en exaltant la bienheureuse Germaine Cou-
sin, veut donner au monde les enseignements dont il a le plus
besoin, II, 445; il préside au Vatican une assemblée générale de
la société de Saint-Vincent-de-Paul , 245, 247 ; combien Pie IX
s'intéresse à chaque diocèse , 535 ; il fait couronner en son nom
Noire Dame de Chartres, 292; il délègue Té vèque de Poitiers
pour couronner la statue de la Vierge des Clefs à Poitiers, V,
274 ; il écrit au même prélat que son diocèse ne sera pas divisé,
247 ; il accorde une indulgence en forme de Jubilé à la suite d*un
voyage dans $eé États, UI, 96 et suiv. Voir^ pour les indulgence
ou jubilés accordés par Pie IX, les mots : indulgences , jubilés,
sanctuaires de Marie.
Grandeur du caractère de Pie IX aux époques les plus difBciles
de son pontificat, en 4859, III, 533, 552 ; en 4860, IV, 67, 68,
461, 204 et suiv.; en 4866, V, 574 ; VI, 8, 9 ; éloge de ses gran-
des qualités, II, 534, 535; IV, 68 ; VI, 63, 82, 83, 394 et suiv. ;
lettre pastorale donnant communication de l'allocution adressée
par le pape au sacré-coIlége le 23 décembre 4872 sur diverses
lois oppre?8i\es et spoliatrices du gouvernement usurpateur,
VII, 477 et suiv. ; il est prisonnier dans le Vatican depuis l'occu-
pation de Rome par les Piémantais, 508; Dieu lui accorde
dans la vieillesse une grande vigu('ur de corps et une grande
fermeté d'âme, 509, 540; prière à Marie pour obtenir à Pie IX
la conser\ ation de sa royauté temporelle , V, 303, 304 ; lettre
circulaire au sujet du 50* anniversaire de son ordination sacer-
dotale et de sa première meôse , VI, 372 et suiv., 394 et suiv. ;
démonstrations universelles de joie et de gratitude envers
Pie IX, 376, 377, 306; lettre pastorale à l'occasion du 25«
anniversaire de son élection, VII, 450^ 156 et suiv.; homélie pro-
noncée sur le même sujet, 161 ; application de ces paroles de la
Genèse à Pie IX : Inde pastor egresms est topû, 475, 476 ; il est
le modèle d'un vrai pasieur, 465, 467; homélie pascale au
retour d'un voyage ad Hmina Apottolorum (4873); application à
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CCCXXXVI TABLÉ ANALYTtOtË.
la situation de Pie IX, prisonnier dans le Vaiicao , de ces paro-
les de la prose Vidimœ pagchali : Sepulcrum Chrùti viventis, H
gloriam vidi resurgentis, VII, 504 et .4uiv.; bref à l'évéqoe de
PoilierR sur rattachement de ses diocésains au saint-stëge, 510 el
suiv.; autre bref pour le féliciter de son homélie pascale de 1873,
524 ; sentiments de Pic IX pour la France, V, 57S et saiv.; VU,
324, 3S9.
BULLES, ENCYCLIQUES, ALLOCUTIONS, ETC., DB PIB IX,
CITÉES. DÉVELOPPÉES OU PR01IULGUÉI8 DAK8 LIE VIU VOLUUS.
An. 4847 46 juin. Encyclique Uhi primum, adressée à tous le»
généraux d'ordres; Pie iX exhorte le clergé régulier à
vivre dans une sainte union a\eclo clergé séculier, Vï, 364.
4848 6 janvier. Encyclique a iressée aux Églises d'Orient, II, 499.
4849 2 février. Encyclique Vbi primum nuUis^ adressée à
tous les évèques pour leur demander leur sentiment, ccmi-
cernant le jugement solennel et dogmatique à porter sur
la vérité du invstère de Timmaculée conception de Marie,
1,415.
4849 47 mai. Lettres apostoliques aux archevêques et évè-
ques français sur le projet d'un concile national, I, 6il.
4850 JO mars. Bref aux dissidents de la Peiite-Ëgtise do ^
nepjac, diocèse de Rodez, I, 409.
4850 20 mai. Allocution consistoriale. Pie IX rentre à Roox»,
remercie les puissances catholiques, et se plaint des me-
sures prises par le gouvernement sarde, VII, 37.
4854 43 mai. Bref Si ab ipsis, con6rmant et étendant à l'oni-
vers entier le titre r.e docteur, donné à saint Hilaire,
é\ôque de Poitiers, I, 469.
4854 22 août. Gonstilution Ad Apostolicœ Sedig, Parmi les er-
reurs condamnées dans cette constitution se trouve relie
qui enseigne que rien ne i»'oppose au transport da
pontificat dans une autre ville que la ville de Rome, II, 540.
4854 24 nov. Encyclique J^;rtt/lai7t(, I, 459, 465.
4851 24 nov. Encyclique £2ra^m, I, 459.
4853 21 mars. Encyclique Inter muitipliceê, adressée anx é%é-
ques de France, au sujet de quelqu )s controverses sur le<
auteurs classiques, le^s droits de la presse religieuse, etc..
I, 644 ; II, 4 44 , 34 9, 320. 326^ 328.
4854. Bref conférant une valeur canonique aux diplômes de
baccalauréat et de licence en théologie et en droit canoo.
délivrés parle jury provincial de la province de Bordeaox.
II, 447.
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TABUC ANALYTIOUE. CGGXXXYU
An. 4854 4 août. Encyclique Apostdicœ nottrœ eariUUù. Le pape
demande des prières à Toccasion de la guerre, des fléaux
qui se multiplient, et de la prochaine proclamation du
dogme de Timmaculëe conception de Marie, II, 456, 457,
462, 164, 465.
4854 8 dëc. Bulle Ineffabilis proclamant le dogme de l'imma-
culëe conception de Marie, II, 236, 345, 3f6.
4854 9 dëc. Allocution consistoriale. Pie IX s'élève contre les
sociétés secrètes et les empiétements du pouvoir civil>etc.,
II, 247, 248, 343, 344, 347, 349, 407, 416; III, 257.
4856 47 mars. Lettres apostoliques adressées aux archevêques
et évêques d'Autriche sur les avantages des conciles pro-
vinciaux, II, 444 , 442, 449.
1866 48 juili. firef Quum œtate qualihety approuvant l'œuvre
de la Sainte-Enlance, III, 64, 257.
4857 25 sept. Allocution consistoriale. Pie IX parle des nom-
breux et inappréciables résultats de son voyage dans ses
Ëtats, et ordonne des prières publiques avec une indul-
gence en forme de jubilé, III, 97, 98 ; IV, 24.
4858 17 fév. Rescrit par lequel Pie IX approuve la réimpres-
sion des livres liturgiques des Carmélites, VU, 605.
4858 3 mai. Encyclique Amantissimij sur la grandeur du sacri-
fice de la messe, et sur Tobligaiion pour les curés d'en
appliquer les fruits aux fidèles qui leur sont confiés, en
certains jours de l'année, III, 274, 276.
4859 27 avril. Encyclique Cum sancta mater pour implorer
auprès de Dieu les bienfaits de la paix, 111, 400 ; IV, 25.
4859 48 juin. Encyclique Qui nupèr per Italiam,?ïe IX, d'a-
dressant à tous les évêques du monde catholique, leur
dénonce la révolte de quelques villes des États pontificaux,
m, 422, 423 ; IV, 26.
4859 20 juin. Allocution consistoriale Ad gramêsimum. Le pape
proteste contre la révolte de quelques villes de ses États
et déclare que tous ceux qui ont porté atteinte aux droits
du pouvoir temporel du saint-si4;o ont encouru l'excom-
munication majeure, IIL 400, 423 ; IV, 25.
4859 45 juil. Lettres apostoliques confirmant la fondation du
séminaire français dans la ville de Rome, IV, 32.
4859 20 sept. Bref pour la béatification de Benoît Labre, lY,
32.
1859 26 sept. Allocution consistoriale Maximo animi noitri
dolore. Le pape proteste de nouveau contre là révolte de
quelques villes de ses États, IV, 34.
4859 30 cet. Lettre de Pie IX aux Pères du concile d'Agen; il
leur exprime la joie qu'il a éprouvée en lisant le décret du
concile sur le si^e apostolique, IV, 20.
T. vm. 22* ■
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GCCXXIYIU TABLE ANALY'^ppjE.
An. 4860 49 janv. Encyclique i\rttl/M certe t?er6w, adressée à tous les
évôqueà du inonde catholique. Le pape remercie rëpisc;>-
pat de son dévouement au saint-siége et lui donne com-
munication de sa réponse à une lettre de Napoléon IJI qui
lui conseillait de renoncer à une partie des États ponii-
fir^ux, 111, 546elsuiv.
1860 26 mars. Bref Cum catholica Ecclesia par lequel sont
excommuniés les envahisseurs et les usurpateurs des Ëtat»
de l'Église, III, 64 4 et suiv.; IV, 34.
1860 43 juillet. Allocution consistoriale. Le pape déclare les
annexions piémoutaises injustes, l'annexion de la Roma-
gne sacrilège, et cite ces paroles de saint Uilaire : Cest le
propre de l'Église de vaincre lorsqu'elle est blessée.., IV, 4.
4860 29 juil. Lettres aux évoques de Syrie au sujet de la
persécution des Turcs contre les chrétiens, IV, 6, 7.
4860 28 sept. Allocution consistoriale. Pie IX fait Têloge de
l'armée pontificale à la bataille de Casielûdardo, IV, 49,
56,64.
4861 48 mars. Allocution consistoriale Jam dudum cernimus.
Le pape condamne tout ce (|ui se fait contre l'Église, el
déclare devant Dteu et devant les homaoes qu'il n'y a pas
lieu pour lui de se réconcilier avec rien ni avec personne.
IV, 496 et suiv.
4864 42 sept. Lettre à l'évéquede Poitiers, au sujet du projet
de l'érection de Niort en évôché. Le pape déclare que rien
de semblable ne s'effectuera aussi iongtenipf« qu'il sera
évoque de Poitiers, V, 247.
4862 24 fév. Lettre à l'archevêque de Tours. Pie IX le félicite
de son projet de la restauration de la basilique de Samt>
Martin, et ne doute pas qu'il ne trouve un puissant cod-
cours parmi les évoques de France, IV, 486.
4862 25 mars. Allocution consistoriale. Le pape déclare que
le saint-siége ne soutient pas comme dogme de foi le pou-
voir temporel, IV, 426.
4862 9 juin. Allocution consistoriale Maxima quidem lœtitia.
Condamnation de-; principales erreurs du temps; exhor-
tation aux évoques à les combattre, IV, 4-57, 462; V, 31,
84, 98, 470.
4862 27 juin. Bref qui accorde à Tévôque de Poitiers le poa-
voir de couronner la statue de la sainte Vierge honorée
daqs l'église de Notre-Dame de Poitiers, V,220.
4862 44 décembre. Bref Gravissimas inter adressé à Tarche^é-
que de Munich sur les erreurs de Frohschammor , sur te
limites de la vraie philosophie, sur les vérités suroaui-
relles V, 8.% 342, 347.
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TÀins ANALYTIQUE. eccxxxa
An. 1663 S5 septembre. Bref Otfodjamjprtdefli, qui ordonae la rëcU
tation du uouvel office de l'immaculëe-conceptioD, V, 340^
346.
4863 21 décembre. Second bref à l'archev^ue de Munich,
Tuas libenter. Pie IX lui fait part de ses craintes à l'oc-
casioB d*un congrès de théologiens à Munich, etc., Y, 348»
344, 347.
4864 8 décembre. Encyclique Quanta cura^ avec le Syllabus
de toutes les erreurs condamnées par Pie IX dans ses
lettres apostoliques depuis le commencement de son pon«
tificat, Y, 393, 399, 407, 408, 443, 434, 440, 498.
4865 9 mai. Bref de la béatification de Jean Berchmans,Y,'544.
4865 20 septembre. Allocution consistoriale, adressée à toua
les évéques du monde catholique. Pie IX renouvelle et
confirme toutes les constitutions apostoliques de ses pré-
décesseurs touchant la condamnation de la franc-maçon-
nerie, Y, 588. .
4865 7 octobre. Bref à M. Keller. Le pape fait Téloge de son
livre sur TEncyclique du 8 décembre 1864, Y, 499.
4866 S9 octobre. Allocution consistoriale Non iemel. Pie IX
demande à tous les évéques et aux fidèles le secours de
leurs prières dans la situation critique où va le placer
le retrait des soldats français des Etats pontificaux. Y»
6,7.
4866 8 décembre. Encyclique adressée à tous les évéques de
la chrétienté pour les inviter à se rendre à Rome, afin
d'assister à la canonisation de vingt-quatre serviteurs de
Dieu, et à la solennité centenaire du martyre de saint
Pierre et saint Paul, YI, 74.
4867 25 juin. Allocution Jucundissima quidem^ adressée aux
prêtres venus à Rome pour la solennité du centenaire de
saint Pierre, YI, 94, 402, 344*.
1867 26 juin. Allocution consistoriale Singulari quidem. Le
pape se réjouit de voir un si grand nombre d'évôques réunis
autour de lui ; il leur parle de l'unité de TËglise, des avan-
tages de la visite du tombeau des apôtres; de Tamour dû
à Jésus-Christ dans le sacrement de l'Eucharistie, etc., YI,
87 et suiv., 402, 365.
4867 4er juillet. Réponse de Pie IX au discours des évéques
réunis à Rome; il leur promet que, selon leurs désirs, l'ou-
verture du prochain concile général aura lieu le 8 décem-
bre, jour consacré à Marie, YI, 420.
4867 20 août. Bref à l'évéque de Poitiers, accordant une indul-
gence plénière à tous ceux qui auront suivi les exercices
spirituels établis pour célébrer le quinzième centenaire de
la mort de saint Hilaire, YI,'423.
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CGGXL TABLE ANALYTI(]|OË.
An. 486790 septembre. Allocution consistoriale. Pie IX fkit i*élo^
du dévouement des zouaves pontificaux pendant répidémie
qui a ravagé ia ville d*Âlbano, YI, 232.
4867 47 octobre. Encyclique Levate, adressée à tous les é\é-
ques du monde catholique. Le pape se plaint des agres-
sions continuelles du gouvernement piémontais; il signale
ia persécution russe contre la Pologne , et ordonne un
Triduum de prières dans toutes les églises, VI. 407, 232.
4867 47 décembre. Bref par lequel le pape octroie aux mem-
bres du chapitre de la cathédrale de Poitiers ia faculté de
porter une distinction honorifique, VI, 203, 206.
1867 20 décembre. Allocution consistoriale. Pie IX se réjouit
de voir les droits du saint-siége défendus par les évéque»,
les puissances catholiques , et surtout par la France, au
sein du Corps l^islatif ; il loue la fermeté de la plus grande
partie de ses sujets qui lui restent fidèles et le courage
de son armée à Mentana et à Monte-Rotondo où elle a
été soutenue par les soldais français, VI, 474 et suiv.,
230, 234 .
4868 18 mars.. Lettre à Tévêque de Poitiers. Le pape le fâicite
d'avoir établi dans le concile provincial de Poitiers les
droits du principat civil de saint Pierre par les preuves les
plus irrécueableî:, VI, 233.
4868 22 juin. Allocution consistoriale. Pie IX déplore le nouvel
état de choses dans Tempire d'Autriche^ VI, 232.
4868 29 juin. Bulle AUtemi Patris. Convocation d'un coDcile
général pour le 8 décembre 4869, VII, 232, 404.
4868 8 sept. Lettres apostoliques Arcano divines, adressées aux
Églises dissidentes d'Orient à Toccasion du prochain
concile général auquel le pape les invite à se rendre. VI,
404. .
1868 43 sept. Lettres apostoliques Jam vos omnei, adressées
aux sectes protestantes. Pie IX les supplie de prendre
occasion du prochain concile général pour se rapprocher
de l'unité, VI, 404.
' 4869 6 fév. Bref au cercle catholique de Paris. Pie IX exhorte
les membres de ce cercle à s'attacher fortement aux doc-
trines du saint-siége, et à ne pas se prêter à des inter-
prétations insidieuses, VI, 476.
4869 42 net. Constitution apostolique Apostolica sedismode'
rationi convenit, ayant pour objet de préciser et de limiter
les censures latcB sententicB ipso facto incurrendiB , qui ont
été portées par le saint-siége, VU, 268, 269, 284, 427 et
suiv.
4870 22 juin^ 4«r juillet. Brefs concernant les oratoires parti-
culiers», VII, 278, 279, «83.
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TABLB ANALYTIQDE. GGGXU
An. 4870 44 juill. Lettre à Tévéque de Poitiers. Le pape le
félicite de son dévouement envers le saint-stége dont il
a donné de si grandes preuves par ses travaux pradani le
concile du Vatican ; il loue le clergé du diocèse de Poi-
tiers qui par des lettres nombreuses à lui adressées atteste
sa soumission respectueuse et son parfait accord avec son
évoque, VI, 588.
4870 SO oct. Bulle PoHquam Dei nmnmre qui suspend le concile
général, VII, 4, 7, 9.
4870 4 déc. Encyclique Reipioientes au sujet de l'invasion de '
Rome par les Piémontais et portant excommunication con-
tre les envahisseurs, leurs adhérents et leurs conseillers,
VU, 36, 39, 43.
4870 8 décembre. Décret Quemadmodurk Detu qui déclare
saint Joseph patron de T Église universelle, VH, 443,
43S.
4874 23janv. Bref adressé à l'évoque de Poitiers. Le pape fait
réloge des sentiments de foi et de piété du clergé de son
diocèse, si fortement exprimés dans la lettre de consolation
qu'il en a reçue au sujet des attentats sacrilèges contre le
pouvoir temporel, et le félicite d'entretenir par la saine et
solide doctrine de ses écrits la précieuse unité entre lui
et son clergé, VII, 54, 433.
4874 44 mai. Bref par lequel il est prescrit de mentionner saint
Joseph, à titre de patron de l'Église universelle, dans l'o-
raison A cunctis, et de mettre son oraison parmi les suf-
frages des saints, VII, «70, 882.
4871 45 mai. Encyclique Ubi nos arcano , par laquelle Pie IX
proteste contre la loi qu'on appelle loi « des garanties »,
et que l'on veut faire accepter comme un modus vivendi
du pape avec le roi d'Italie devenu roi de Rome, VII, S73,
874.
4 871 A juin. Encyclique Bemficia Dei , adressée par le pape à
tout l'épiscopat du monde chrétien à l'occasion du 85»
anniversaire de son élection , et dans laquelle il énumère
les principales œuvres et les immenses tribulations de son
long pontificat ; il stigmatise de nouveau la conduite in-
grate de Victor-Emmanuel, et déplore les malheurs de la
France et le meurtre de l'archevôque de Paris, VU, 457
et suiv.
4874 48 juin. Discours de Pie IX à la députation française
présentée par l'évoque de Nevers , dans lequel le pape
déclare que le libéralisme catholique est un plus grand
fléau pour la France que la Commune, Vil, 864.
4874 7 juillet. Bref qui ratifie le décret de la congrégation des
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QGGKLU TABLE ANALYTIQUE.
Rites déclarant saint Alphonse de Ltgaori docteur de ït-
glise universelle^ VII, 370, t8).
An. IS74 47 juillet. Constitution du concile du Vatican : Constitu-
tiodognuUiea de fide catholica : Dêi FiHus^ VII, 477 et siiiv.,
t84, 301, 454.
4S74 47 juillet. Constitution : Pasior atermu : de Ecdem
CArw/t, VII,«84.
4874 5 août. Encyclique Sœpe m hoc ditUwmo. Pie IX adresse
ses remerciements à la chrétienté - pour les manifestations
occasionnées par le ixv« anniversaire de son élection au
souverain pontificat, VII, t94, S95.
4872 16 juin. Lettre du pape au cardinal secrétaire d'État, à
propos du projet de suppression des ordres religieux à
Rome, VII, 432, 433.
4873 5 septembre. Décret In AUobrogum oppido. Pie IX coo-
firme le culte du B. Le Fèvre de la compagnie de Jésas,
VIII, 75.
4873 7 novembre.. Bref adressé à Tévéque de Poitiers pour
le féliciter de l'installation des chanoines réguliers de
Latran dans son diocèse , et de .son instruction pastorale
sur la première constitution dogmatique du Vatican , TU.
453, 454.
4873 33 décembre. Allocution adressée au sacré-oollëge sur
diverses lois oppressives et spoliatrices du gouvernemeot
usurpateur d'Italie; sur les persécutions de TÊgiise ca-
tholique en Allemagne, en Suisse, etc., VII, 477, 478,4^5.
488.
1873 4o' mars. Bref adressé à l'évéquede Poitiers, pour re-
mercier le clergé , les communautés religieuses et les
fidèles de son diocèse des marques d^attachement reçoes
par son entremise, VII, 530.
4873 6 mars. Bref adressé au cercle catholique de Saiot-AiD'
broise à Milan, contre les doctrines qu'on appelle catho-
liques libérales, VII, 568, 569.
1873 44 mars. Bref Si fuit unquam tempuiy adressé à réfèqua
de Poitiers pour le charger de couronner l'image as
Notre-Dame-de-Pitié, dans le bocage vendéen, VII, 59i,
597, 698.
4873 i«rmai. Bref par lequel Pie IX félicite Tévéque de Poi-
tiers de son homélie pascale prononcée au retour de Rome,
VII, 530.
4873 7 mai. Rescrit du pape par lequel il accorde des grâces
spéciales aux fidèles qui pendant la durée d'un moi$ > "
compliront quelque pèlerinage, VII, 586, 587.
4873 8mai.Bref0ttO(/tfrtor quotidie fit, adressé à la fédératin
des cerclea catholiques de Belgique. Le pape félicite ^^
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TABLE ANALYTIQUE. CCC&UII
• membres de ces cercles de Tadhësion quMls donnent à. tous
les documents du saint-siëge, et de leur opposition aux
doctrine? catholiques libérales, VII, 568, 569.
Au. 4873 24 ii.ai. Réponse de Pie IX à une supplique pour des exer-
• cices de pénitence pendant les trois jours qui précèdent
l'Assomption, VII, 584.
4873 H juin. Décret tfr6i« et arbis par lequel Pie IX étend
Tobligation de la fête de saint Boniface à toute l'Église ,
VIII, 149, 454.
1873 8 juillet. Bref Libenti quidem animo, adressé anx fidèlf s
du monde entier, accordant des indulgences à tous ceux
qui se prépareront par une neuvaine de prières à la fêle de
saint Pierre-*^s-lien8, VU, 582, 483.
4873 25 juillet. Bref SicuH renerabilis frater, lœti conspicimu^,
adressé à Tévéque de Quimper , en réponse à la lettre de
Tc^ssociation catholique de cette ville : Pie IX reconnaît
que les associations peuvent faire un grand bien , à la
condition d'une pleine et humble soumission au magistère
infaillible du pape, et de Téloignement des opinions soi-
disant libérales, VII, 568, 570, 571.
4873 25 juillet. Allocution Quod prcmuntiavimus ^ par laquelle
le pape déclare que tous ceux qui ont concouru à la con-
fection ou à Texécution de la loi contre les ordres religieux
à Rome sont excommuniés , ainsi que les acquéreurs des
biens ecclésiastiques, VII, 565, 566.
1873 28 août. Constitution Romaniu Pontifex pro munere sibi
divinitus cdlato y cx)ncerndnt les vicaires capitulaires et les
é\ôques élus ou nommés, VIII, 428, 141. 443, 450.
4873 21 novembre. Encyclique Etsi midta luctuosa^ adressée
à l'épiscopat, par laquelle Pie IX fait connaître les atten-
tats sacrilèges du gouvernement piémontais dans la ville
de Rome, et les perëéculions contre les catholiques dans
l'Allemagne et la Suisse, VIII, 34 et suiv.
1873 7 décembre. Lettres apostoliquçs Qui attingit a fine usf^ue
ad finem^ au sujet de l'invention des corps des saints Am-
broise, Gervais et Protais, VIII, 4 44, 450, 451.
Piémont. Il convoite Rome ; l'empire lui prépare les voies et lui
promet son secours, IV, 431 et suiv., 445, 544 et suiv.; VI, 3, 4 ;
VII, 334 ; prières à la Bienheureuse Marie des Anj^es de prot^er
le Piémont, V, 479 ; de la loi des garanties proposée au Pape
par le Piémont, VII, 273, 275 ; ses armées envahissent Rome ;
Pie IX proteste et excommunie les envahisseurs a\ec leurs fau-
teurs, aides et conseillers, VII, 36, 37, 43 ; adresse du clergé de
Poitiers au Pape contre l'envahissement de ho& Etals ; tous les
droits violés par le Piémont, VII, 48, 49 ; moyens iniques dont il
s est servi pour accomplir cet acte néfaste , 49, 50 ; principes
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CCCXLIY TABLE ANALYTIQUE.
faux d'après lesquels il prétend justifier son crime, 51 , 51 ; aspi-
rations nationales, contraires à la loi de Dieu, b%, 53. Fotr Italie,
Pie IX, Rome.
Piontiiis (saint), évèque de Poitiers II, 549; III, 46.
Pierre (saint), prince des apôtres. Transformation éclatante qui
s'opère dans la personne de saint Pierre sur les bords dû lac de
Tibériade, I, %tt et suiv. ; il faut à TÉglise de la terre une bas?
que nos yeux puissent voir ; saint Pierre est cette base visible :
développement de cette doctrine ; saint Hilaire montre saint
Pierre établi fondement de rÉgiise, par Texposition de cesparoies
de saint Matthieu : Tu es Christus, FUiusDei mvi... tues Petns
et super hanc petram œdificabo Ecclesiam meam^ II, 468 et suiv.;
YII, 356 , 357 ; commentaire du môme lexte par saint Léon le
Grand, II, 471 , 472 ; application à saint Pierre , comme pierre
fondamentale de l'Église, de ce passage d'Isaîe : Ecce ego mittam
in fundamerUis Sion lapidem probatum , angularem, etc., 473 et
sijiv.; prédestination divine de la ville de Rome comme si^e de
saint Pierre, chef de l'Église, II, 483 et suiv.; entrée de saint
Pierre dans cette ville, célébrée par saint Léon , 486, 487 ; doc-
trine de saint Léon IX sur l'identification de saint Pierre à
Jésus-Christ , de la pierre visible à la pierre invisible , par le
genre de mort du prince des apôtres, II, 488, 489.
Saint Pierre est le pasteur des brebis et des agneaux, des
prêtres et des fidèles, etc., I^ 325 ; l'unité du pastorat donnée à
saint Pierre par Jésus-Christ; enseignement de saint Augustin,
VI, 387, 388; la plénitude de la puissance apostolique réside
dans la chaire de saint Pierre ; témoignage de Bossuet, YI, 405 ;
Tacquittement du tribut pour lui et le Sauveur signifiait que sa
peVsonnalité était associée à celle du Fils de Dieu, V, 332, 353;
saint Pierre et saint Jean à la cène et au tombeau de Jésus-Christ;
comment la vérité est manifestée à saint Pierre par rinlermé-
diaire de saint Jean, Y, 424, 425 ; celui-là est l'antecbrist qui nie
la suprême et indéfectible autorité de saint Pierre , lY, 486,
487; homélie préchée dans l'église de Saint-Pierre à Bordeaux,
II, 428 et suiv.; affinité entre la croix et saint Pierre, entre le
calvaire et le pontificat suprême, 129 et suiv.; pêche miracu-
leuse de saint Pierre , sa signification , Y, 554, 555 ; il vient à
Rome et il y établit son siège, II, 485, 494, 509, 540 ; lY, 47; la
chaire de saint Pierre signifie son repos sublime , son immobilité
dans la ville de Ron^e, III, 96.
La scène du crucifiement de saint Pierre représentée dans la
cathédrale de Poitiers, lY, 483, 484; homélies prêcbées à ia
messe pontificale, le jour de saint Pierre, patron de l'église cathé-
drale de Poitiers, 4850; exposition de ces paroles de saint Jean.
Simon Joannit^ amas me,.? pasce agnos meos.., pasce oœs fnms
(Joann. xxi, 45, 46, 47), I, 222 et suiv.; 4864, exposition du
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TABLE ANALYTIQUE. GGGXLV
chapitre douzième des Actes des Apôtres ; Hérode fait mettre
saint Pierre en prison ; l'Église prie pour lui , et un ange le
délivre ; Hërode est frappé de mort par un ange ; Pie IX dé-
pouillé de ses États , représente la personne de saint Pierre ,
IV, t56 et suiv. ; poursuites contre celte homélie de la part du
gouvernement : voir Billault, Thouvenel ; exposition de ce texte
de la Genèse : Indu pastor egressus est lapis Israël, VU, 4 69 et
suiv.
Pierre et Paul (saints]. Lettre pastorale concernant les solennités
du xviiie centenaire de la mort de saint Pierre et de saint Paul^YI,
60 et suiv.; pèlerinage à leurs tombeaux, à toutes les époques, et
surtout de nos jours ; avantages ({U*on peut en retirer, YI, 365 ;
les prêtres doivent demander la permission des supérieurs ecclé-
siastiques ; esprit de religion dans lequel ce pieux voyage doit
être entrepris, 366.
Pierre II (saint), évoque de Poitiers. Sa conduite courageuse envers
Philippe I, roi de France, et le comte de Poitiers, qu'il retranche
de rËglise; il meurt en exil, IL &53, 563 ; il est considéré avec le
B. Robert d'Arbrissel comme le véritable instituteur de Fonte-
vrault, VIII, 412, 448.
Pierre d'Arbuès (saint), martyr , grand inquisiteur d'Aragon. Sa
canonisation ; vote dans le consistoire, VI, 78^ 82 ; VIII, 448.
Piearre de Celle, évéque de Chartres, III , 486. Son sentiment sur
r immaculée-conception de Marie ; il est tout disposé à se sou-
mettre à la décision de Rome, II, 475 et suiv. ; sa piété envers
la mère de Dieu, 609 ; il reconnaît à la chaire de saint Pierre le
droit de définir un dogme, et Ton évite tout précipice en suivant
la lumière de l'Église romaine, VI, 469^ 470.
Pierre Chrysclofae (saint), archevêque de Ravenne, II, 450; III,
55. Il explique la guérison de l'enfant épileptique de l'évangile ,
VIII, 22.
Pierre Damien (saint), cardinal. Sermon pour l'anniversaire de la
translation des reliques de saint Hilaire, II, 565 ; III , 324 ; lettre
à Alexandre II, sur la brièveté de la vie des papes, V, 377.
Pierre Nolasque (saint). Le spectacle de sa grande charité convertit
un prince musulman, VI, 194^ 195.
Pilate. Il consacre la royauté de Jésus-Christ par une affiche solen
nelle; sentiment de Bossuet sur cet acte public, III, 544 ; quelle
fut rénormité de son crime en condamnant Jésus-Christ ; son
nom inséré dans le symbole en fera dans tous les siècles un objet
de réprobation, IV, 463, 464, 484; V, 254 ; il est le chef de tous
les pusillanimes, IV, 434.
Pietri, sénateur. 11 attaque le pouvoir temporel du pape devant le
<«MiV. IV, 428,434, 442.
Pimodan 'Georges de) , général dans l'armée pontificale. Ses qua-
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GGCXLVI TABLE ANALYTIQCE.
litës militaires; sa glorieuse mort à Gastelfidardo , IV, 43,
46, 60.
Pitra (dom), depuis cardinal. Ses lettres sur la Hollande dans les-
quelles il fait reloge du roi Louis Bonaparte«I, 568 ; vie du Père
Libermann, 524 ; Spicilëge de Solesmes, II, 463.
Plainiéro (village de la) , paroisse de (^ourlay, diocèse de Poitiers,
lieu des réunions des dissidents de la Petite-Église, 1, 49.
Plancy (GoUin de). Rétractation de ses premiers ouvrages , lY, 577,
578 (note).
PlanUer (Mgr), évoque de Nimes, lÛ, 647; YIII, 38. InslruciioD
pastorale sur les calamités publiques, IV^ Ui\ lettre en faveur dff
associations religieuses , IV, 349, 322 ; mandement dans lequel il
dévoile les périls que cachent les mots décevauts mis en crédit
par les incrédules, Y, 377; il partage avec Tévèque de Poitiers
les accusations de M. de Persigny comme un évéque intolérant,
lY, 508, 509.
Platon, II, 369, 389, 398, 399. H dit que la chasse doit être looée
dans les jeunes hommes lorsqu'elle est honnéie, et flétrie quaiid
elle est le contraire, VI, 277.
Pline. Il marque, dans une lettre à Trajan , que les réunions des
chrétiens avaient lieu le jour du soleil, III, 364.
Plnie. Mandement qui ordonne des prières pour obtenir de la ploie,
VI, 209 ; passagei des livrer saints , dans lesquels sont coateooe»
les promesses de Dieu de donner la pluie à son peuple ou de la
refuser à cause de ses fautes, 208, 244, 245.
PoiteTins (les). Caractère des Poitevins ; leurs habitudes, leur foi .
leur piété, I, 444; II, 242 ; lY, 248, 231; Y, 287 ; élope de la
franchise des Poitevins par Jean de Sarisberi, évéque de Chartres.
YI, 267.
Poitiers. Lettre pastorale pour la prise de possession du diocèse de
Poitiers, I, 96 et suiv. ; discours d'arrivée prononcé à la saite de
l'intronisation solennelle dans la cathédrale de Poitiers, 4 28 et
suiv. ; aperçu sur Thistoire de TËglise de Poitiers, II> 54 et sui>.;
première relation de Tétat de l'Église de Poitiers , adressée au
saint-siége (4856), 560 ; calendrier et ofGces propres du diocèse.
564; seconde relation de l'état de TËglise de Poitiers (i86i}« V,
244; troisième relation (4865); quatrième relation (4869); cin-
quième relation (4873) ; elles sont suivies de divers passages des
réponses du préfet de la congrégation du concile, V, 579 et suiv.;
YII, 274, 275; VIII, 452 el suiv.
L'Église de Chartres envoie des livres précieux à celle de
Poitiers, ainsi que ses meilleurs écolâtres, I, 109 et suî\.; il y a
dans l'Église de Poitiers une grandeur continue depuis son origine
jusqu'à nos jours, II, 541 ; état de cette Église sous le rapport n-
ligieux après les guerres de religion, 557; grandes œuvres accoui-
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TABLE ANALYTIQCE. GGGXLVII
p\w dans le diocèse depuis le concordat , 343; fruits du jubilé
demi-séculaire dans la ville de Poitiers, I, 320.
Évoques de Poitiers élus par le chapitre ou nommés par l'auto-
rité civile dont l'institution canonique fut refusée ou retardée par
le saint-siége, VIII, 434 etsuiv.
Le diocèse de Poitiers envoie un grand nombre de ses prêtres
dans les missions étrangères , IV, 374 , 372 ; il est placé sous le
patronage du Sacré-Cœur, VI, 608 ; état d'abandon de l'Église de
Poitiers après la révolution, 94, 92.
Adresse du clergé et des Gdèles du diocèse de Poitiers à
Pie IX^ portant protestation contre l'envahissement de Rome par
le gouvernement piémontais, VH , 47 et suiv. ; bref de Pie IX à
révèque de Poitiers à propos de cette adresse, VU, 64.
Égli<«e cathédrale. Sa fondation remonte à saint Martial ; saint
Pierre en est le patron, IV^ 479, 480 ; visite canonique de cette
église ; allocution pour l'ouverture et la clôture de cette visite ,
I, 677 et suiv.; consécration de l'autel de la cathédrale, IV, 477 ;
indulgence des sept autels , accordée pour l'église cathédrale de
Poitiers à l'instar de celle qui existe dans la basilique vaticane ,
V, 688 ; VI^ 68 ; obligation pour les paroissiens de l'église cathé-
drale de pourvoir à l'entretien intérieur de cette église, I, 588;
combien Féglise cathédrale doit être chère à l'évêque, VI, 340,
341.
Supplique adressée au chapitre de la basilique de Saint-Pierre
de Rome pour obtenir l'agrégation de la cathédrale de Poitiers à
cette basilique. Vil, 666, 660 ; lettre pastorale portant communi-
cation des lettres de cette agrégation, 653 et suiv. ; cette agré-
gation donne droit à la jouissance perpétuelle des grâces et privi-
lèges de la basilique de Rome, 555, 666 ; allocution prononcée à
la cérémonie d'installation du nouvel archiprètre de la cathé-
drale (4867) , VI, 448; entretien prononcé au prône de la messe
paroissiale de l'église de Saint- Pierre, sur la visite canonique de
cette églifle, I, 682 et suiv.
Lettre pastorale et mandement au sujet d'une distinction hono-
rifique décernée par le saint-siége à messieurs du chapitre de la
cathédrale, VI, 202 et suiv.; lettres apostoliques confirmant le
décret qui accordiât cette distinction , 203 ; cet attribut est une
parure sainte qui rattache à l'Église de Poitiers les plus grandes
pages de l'histoire du christianisme, 204; description de cet
attribut et manière de le porter , 206 , 207 ; éloge du zèle des
chanoines de Poitiers dans l'accomplissement de leurs devoirs,
205.
Abbaye de Sainte Croix, I, 248; II, 557 ; IV, 664. Homélie
prononcée à la suite de la consécration de la nouvelle église du
iiK naslèie de Sainte-Croix, VI, 497 et suiv. ; l'évêque de Poitiers
est tenu a ne rien négliger pour perpétuer la famille religieuse
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GGGXLVUI TABLE ANiaYTIQUE.
de sainte Radegonde, 498 ; à consacrer tous ses soins à |a ccii>
servation du monastère de Sainte-Croix, 604, 502 , 503 ; offran-
des pour la dispense de l'abstinence du samedi , consacrées en
partie à la construction de la chapelle de Sainte-Croix* 33, 34;
lettre pastorale annonçant une indulgence jubilaire à l'occasion
du 130 anniversaire séculaire de la réception d'un fragment insi-
gne de la croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans le monas-
tère de Sainte-Croix de Poitiers, 480 et suiv.; ce monastère,
fondé sous l'invocation de Marie, prend le nom de Saiaie-Croii,
490 ; miracles opérés dans ce saint lieu par la vertu de la vraie
Croix, 490, 491 ; pourquoi sainte Radegonde éiablit son monas-
tère près des oratoires de Saint-Hilaire et de Saint-Martin, 338 ;
zèle des habitants de Poitiers à adorer la relique de la vraie croix,
chaque vendredi, dans l'église du monastère, 494, 49S ; conser-
vation de ce monastère jusqu'à nos jours sans iaterniptioo
depuis sainte Radegonde ; éloge des religieuses qui l'habitent,
493 : féto de la susception de la sainte croix célébrée tous les
ans dans le monastère de sainte Radegonde, 494.
Basilique de Saint-Hilaire. Voir Hilaire (saint).
Abbaye (Je Saint-Hilaire de la Celle, aujourd'hui couvent des
Carmélites ; maison patrimoniale de saint Hilaire, Y, 264, 337;
VI, 347 ; les chanoines réguliers s'établissent dans celte abba\e.
YII, 444; Oratoire de Saint-Hilaire-entre-les^lises; sa fonda-
tion; ce qu'il devient après la révolution, sa restauration, VI.
316, 347, 318; discours pour la bénédiction du marché Saint-
Hilaire, m, 376 et suiv.
Oratoire de Saint-Martin-entre-les-églises; quelle fat sa
destination après la révolution; sa restauration, IV, 487; VI,
346, 347, 348.
Montierneuf (église paroissiale de Saint^Jean de}. Diverses
homélies prononcées dans cette église, à la messe de saint Fiacre,
patron de la confrérie des jardiniers, IV, 275 et suiv.; ei
l'honneur de saint Maurice, patron de la garnison militaire de
Poitiers, IV, 40 et suiv.; en la fête de saint Jean l'Êvangélisîe,
patron de l'église, V, 308 et suiv.; allocution prononcée à la suite
de la bénédiction des orgues de l'église paroissiaIe>YI, 40 el suiv.
Église de Notre-Dame-Ia-Grande. Cette basilique est le plus
auguste sanctuaire de Marie dans le diocèse de Poitiers, V, 2Ti;
zèle des fidèles à visiter cette église, vœux pour sa prochaine res-
tauration, II, 4o3, 454 ; homélie prononcée à l'occasion de la o n-
sécration de l'autel de Notre-Dame de Poitiers, V,274 ; lettre cj-
culaire au sujet du couronnement de la statue de Notre-Dame-b-
Grande, 271 et suiv.; homélie à l'occasion de cette cérémoaie,
280 et suiv.; homélie préchée dans l'église de Notre-Daoïe dân?
laquelle est rappelé le souvenir de la solennité du couroanemec'
de la statue de la sainte Vierge, 300 et suiv.; lettre aux curé^ <i«
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TABLE ANALYTIQUE. GGGXLIX
la ville de Poitiers après la soiennitë du couronnement, 298 ; ac-
clamations pour la clôture de la soiennitë, t90 et suiv.; anniver-
saire du miracle des clefs ; discours prononcé dans Téglise de
Notre-Dame, 1, 176.
Chapelle de Saint- Jacques, station des pèlerins de Gompostelle,
IV, 169.
Pie IX autorise rétablissement des stations de Rome dans les
églises et les oratoires publics de la ville do Poitiers avec les
mômes indulgences, VI, 57.
Séminaire de Poitiers. Origine et histoire des séminaires du
diocèse, V, 335 et suiv.; fondation du séminaire de Saint-Charles,
sa destination actuelle, 336; consécration de l'autel de Téglise
du grandTséminaire, 338 ; physionomie de cette maison pendant
la tenue du concile de Poitiers, VI, S29, S30.
Université de Poitiers. Son érection par Eugène IV, à la de-
mande du roi ; les ecclésiastiques séculiers et réguliers rivalisent
avec leâ laïques de zèle comme de savoir, II, 556 ; établissement
de la faculté de théologie, VII, 426 ; VIII, 457.
Palais épiscopal. Pendant la révolution if est transformé
en prison, où sont renfermées de pieuses victimes ; il devient
plus tard la demeure des préfets de la Vienne, enfm il est rendu
à sa première destination ; louable empressement de l'adminis-
tration civile dans cet acte de justice, VI, 256 et suiv.; VIII, 217 ;
oiotifs pour lesquels Tévêque de Poitiers se réjouit de la restitution
du palais épiscopal, VI, 259, 260; inscription posée alors dans
ce palais, 263; d'où vient la dénomination de monastère donnée
aux maisons épiscopales ; celle de Poitiers portait le nom de mo-
nastère de Saint-Pierre, 316 ; entretien à la suite de la consé-
cration de la chapelle restaurée du palais épiscopal, VIII, 216
et suiv.; détails historiques sur cette chapelle, 217, 218.
La ville de Poitiers est une de celles qui portent l'empreinte
catholique la plus prononcée; tous ses quartiers ont gardé les
vestiges des grands faits et des grands hommes de notre passé
religieux, VI, 58; VIII, 169, 170; éloge de la ville de Poitiers
par Alcuin ; quels sont ses titres de noblesse, III, 379 et suiv.;
Arènes de Poitiers ; les restes de ces arènes démolies pour faire
place au marché de Saint-Hilaire, III, 381, 382; Poitiers vu de
la terrasse du jardin de l'évéché, IV, 281, 282 ; NotreDame-des-
Dunes, paroles prononcées à la suite de l'installation du cercle
des ouvriers, VII, 410, 411 ; Cueille-Mirebalaise (faubourg de la) ;
allocution pour la bénédiction de la salle d'asile de ce faubourg,
I, 514 et suiv.; la prière publique en permanence dans la ville de
Poitiers pendant la guerre, VI, 604, 605 ; elle s'unit à la joie de
l'Église dans diverses solennités religieuses, V, 287, 295, 301,
302. Voir Salle d'Asile.
Sous le gouvernement des ducs d'Aquitaine, Poitiers devient le
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GGGL TABLE ANALYTIQUE.
centre des intérêts religieux et politiques de l'Europe, II, 554
et suiv.; travaux des membres de la sociëtë de Saint-Yinceot-
de Paul dans le Poitou, III, 417 et suiv.
Poitou (le). Éloge de cette province sous le rapport moral et ma-
tériel, IV, 218 et suiv.; cette province se distingue à toutes les
époques par les travaux et les dévouements du zèle évangélique;
aperçu historique de ces travaux entrepris sur la terre du Poitou
depuis saint Martin jusqu'à nos jours, VI, 3S4, 3S5, 3!6;
vingt-quatre conciles ont eu lieu dans le Poitou ; les questions
les plus considérables y ont été agitées et résolues, 446, 447.
Poiton (Bas). Tableau aflligeant de l'état de cette contrée aoos ie
rapport religieux, efforts pour l'améliorer. IV^ 285 et suiv.
Politiqae. Lettre à M. le ministre de l'instruction publique et des
cultes à propos du rapport présenté au conseil d'État par H. Sais,
dans l'affaire du mandement du 22 février 1864, IV, 228 et soi?.;
réponse à Son Excellence M. Billauit, ministre, commissaire da
gouvernement dans la diicussion de Tadresse du Sénat et du
Corps législatif, 4862, IV, 388 et suiv.; on trouve dans ces
deux documents l'exposition des principes d'une politique selon
Dieu, et la réfutation des doctrines politiques des gouvernements
modernes.
La politique des temps actuels consiste à chercher les solutions
. en dehors de Dieu ; elle ne peut être innocente des crimes qui
en sont la conséquence, 1, 96; IV, 4 ; la faiblesse d'un gouvememeot
ne vient pas delà force de ses ennemis, mais de l'impiété decem
qui ia servent^ 456. ^
Appréciation du second empire à son début, I, 550 et suiv.;
seule, la constance dans le bien peut nous sauver au milieu da
débordement d'idées qui règne aujourd'hui, 622 ; exemple de la
probité politique au moyen âge, IV, 76,77; dangers d'une
politique sans frein et sans règle , dans toutes les conditions,
427; le suffrage universel ne dispense pas le souverain de ce
qu'il doit à l'Église, 455 ; le silence en face du gouvernement est
souvent la conduite la plus avantageuse à tous les points de vue
humains; mais quand il répugne à la conscience, que doit faire
un homme honnête et loyal ? 232 ; contradictions^ fausses alléga-
tions et faux principes qui se trouvent dans le rapport contre le
mandement du 22 février 4861, 235 et suiv.; ingérence du pouvoir
civil dans l'enseignement pastoral, Urée de la déclaration de
4682, 243; la soumission à Dieu relève un État au lieu de
l'abaisser, 249 ; l'Élal, en attaquant un évêque, attaque l'Égliie
qui seule est juge de ses pontifes, 252 ; accusations au 8ii|et des
prières pour l'empereur, 44 2 ; hostilité officielle des autorités
civiles contre les évéques^ 446.
La mauvaise politique est le résultat de la mauvaise philoso-
phie ; il n'est pas plus permis aux évéques d'épargner la coo-
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TABLE ANALYTIQUE. GGGU
séquence qae d'épargner les principes. II, 436 ; le comte de Cavour
prétond que le gouvernement pontiGcai, subordonné à celui
de Dieu, est mauvais par nature, 512 ; jugement sur la campagne
d'Italie en 4859; appréhensions qui ne sont que trop justifiées;
manière d'agir dans les différentes variations de la politique, III,
396 et suiv.; situation des affaires temporelles du clergé à la paix
de 4859, III, 422.
La thèse de la neutralité politique ne sera jamais qu'une vaine
formule, II, 321 ; combien sera sévère le jugement de la postérité
contre la politique contemporaine, IV, 2; fausseté de la paix que
prétendent apporter les institutions anti-religieuses, VI, 438;
avec quelle hypocrisie les politiques ont attaqué le. saint-siége,
m, 540 et SUIV.; ils s'opposent aux pèlerinages, prétendant que
le monde est gouverné par les sages et non par les thauma-
turges, VII, 167, 468.
La politique sera toujours en défaut, tant qu*il n'y aura pas
retour à Dieu, VU, 409; la sécularisation des gouvernements est
un crime, V, 470; Dieu méconnaît les peuples qui ne le recon-
naissent pas; il en est de plus obligés que les autres à le servir,
475; on dit qu'un gouvernement ayant pour base la loi divine
est une chimère, l'histoire montre partout le contraire, 485; on
dit que cet état de choses est inopportun, c'est faux, et d'ailleurs
ce serait la faute de l'époque et non du principe, 489 ; cet état
n'est contraire ni à la liberté parlementaire, ni à la vie pratique
et sociale, 497; conduite de l'Eglise en face de ces erreurs, 203,
206 ; le concile de Trente veut porter un décret concernant les
devoirs des princes , les politiques du temps s'y opposent , VI,
570.
Ils accusent l'Église de révolte à cause de ses réclamations ;
ils signalent l'épiscopat comme le corps le plus dangereux pour
la tranquillité ; ces accusations injustes n'empêchent pas la re-
ligion de parier et de prier, IV, 33 et suiv.; TÉglise ayant à
{gouverner des âmes unies à dos corps a dû subir les conditions
des corps et avoir une demeure sur la terre ; la politique chré-
lienne s'était chargée de fonder cette cité, IV, 47, 48 ; le clergé
n'est plus mêlé aux affaires publiques ; langage des politiques de
nos jours pour l'en tenir éloigné, YIL 374 et suiv., 374, 375.
ologne. Sa mission divine entre toutes les nations est la défense
de la vraie foi, V, 182 ; suites funestes du partage de la Pologne
pour l'Europe» 490^ 494 ; le corps du B. Bobola mutilé par les
cosaques et néanmoins incorruptible est l'image naturelle du
peuple polonais toujours torturé et toujours conservé, II, 262 ;
la Pologne sous le règne de Jean Casimir ; parole mémorable de
L*ouise de Nevers ; malheur de ce royaume ; les martyrs Josaphat
et André Bobola, 259 et suiv.; Pi^^ IX demande des prières aux
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GCGLU TABLE ANALYTIQUE.
fidèles en faveur de la Pologne persécutée par la Russie, YI, 408,
409.
Pompairo (paroisse de). Mandement qui ordonne des prières expia-
toires à l'occasion d'un vol sacrilège commis dans cette paroisse,
I, 634, 63Î.
Pontife romain. Le voyage ad limina Apostdorum des évoques et
la relation de l'état de leurs églises au pape sont la conséquence
manifeste de la primauté que Dieu a donnée au pontife romain
sur l'Église universelle, II, 431 ; juridiction extraordinaire dont
il usa en 4801 sur les églises de France, légitime et nécessaire,
54 ; son autorité infaillible en matière de foi, reconnue par une
assemblée d'évéques de France en 4653, 238; il exerce et il
exercera toujours la plus énergique de toutes les pressions sur Ifô
événements de la terre par la prière des chrétiens, 64; son indé-
pendance, sa suprématie spirituelle appartiennent à i'esseoce da
christianisme^ III, 643 ; le pontife romain et le saint-siége aposto-
lique d'après le concile d'Agen, iy,S4 et suiv.; pourquoi y a-t-il
une prière spéciale pour le pontife romain? S70 ; I*Eglise a
entouré l'élection du pontife romain des garanties les plus ras-
surantes, VU, 463, 464 ; les longs pontificats coïncident avec les
époques dangereuses ; exemples de Pie VI, Pie VU et Pie IX.
YI, 396; application de la vision prophétique de Jacob sur Joseph
au poDtife romain, VU, 470 et suiv., et des paroles du psaume lxxii :
Pavit eo$ in innocentia cordUsui, 474. Voir Pape.
Pontgouin, diocèse de Chartres. Allocution prononcée dans l'église
paroissiale, VI, 549 et suiv.
Pontifical romain. Commentaire et traduction de quelques prière»
et rites sacrés.
Évêque. Questions adressées à l'évèque après la formule ds
serment, h 423, 424 ; II, 542 ; UI, 334^ 478 ; YI, 465, 466 ; VU.
466 ; rites de l'imposition de la mitre sur la tète du prélat coa-
sacré, IV, 442; le pontife consécrateur demande à Dieu que lésa
aime la vérité, qu'il ne l'abandonne jamais, vaincu par 1<»
louanges ou la crainte, I, 433; II« 595; formule du serment pir
laquelle l'évoque élu s'engage à défendre les droits de la papaate, i
II, 542; m, 478; à transmettre intégralement à ses sucoessetiri j
les possessions de son évèché, VI, 255 ; à se rendre au cojkM
aussitôt qu'il y. sera appelé, VI, 462 ; à faire observer les décret
apostoliques , V, 397 ; anniversaire de la consécration, II, 17-^
VI, 252.
Prêtre. Appel do l'évèque au peuple avant PordioatioD à
prêtre, II, 344; respect et obéissance à l'évèque, lU, SO, :!l ;
prêtres sont les aides de l'évèque, IV, 50» 506, 507 ; il les api^l
ses amis, VI, 72, 73.
Diacres, La force est donnée au diacre dans son ordiiiaUoD,l^i
442.
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TABLE ANALYTIQUE. GGCLUI
Lêctêur, Qaello sera sa récompense, s'il remplit saintement sa
charge. IV, H 2.
Exorciste, Admonition faite à l'exorciste par l'évéqae, II,3tO.
Portier. Les clefà lui sont données pour ouvrir les cœurs à
Dieu et les fermer au ddmon, 1, 180 ; II, 440.
Clerc. Couronne des clercs, V, 44.
Auiel. Consécration, I, 378, 379 ; lY, 483 ; V, 24, n, 88, 89,
339, 340,
Chtvalier. Bénédiction des armes d'un nouveau chevalier, V,
557, 658.
Croisés, Bénédiction et imposition de la croix, Ilf , 645.
Église. Bénédiction de la première pierre, U, 478 ; III, 4 4 0, 4 4 4 ;
consécration, III, 4; IV, 78,79, 494; V, 90, Ï75, 362 ;YI,
495 ; le pontife demande à Dieu de maintenir à perpétuité le titre
de réglise consacrée, II, 574 ; développement de Tallocution pro-
noncée par V^véqne à la porte de l'église qui va recevoir la con-
sécration, VIII, 244.
Églife cathédrale. Visite canonique de cette église par l'évéque,
I, 579.
Reliques. Exposition des antiennes qu'on chante à la procession
des reliques, le jour Ce la dédicace d'une église, VIII, 448, 449,
424.
R^uaire. Bénédiction, III, 422; IV, 554.
Sf/node. Règles pour la tenue du synode^ II, 345; V, 586 ; orai-
son pour le synode, III, 278.
Porchaire (saint), abbé de Saint-Hilaire, II, 554.
Porpbyre. Ses blasphèmes contre la personne de Jésus-Christ,
dont il nie la divinité, réfutés par saint Augustin, V, 423, 424.
Porrée (Gilbert de là), évéque de Poitiers. Il se laisse entraîner à de
graves erreurs de langage sur la nature et les personnes divines,
II, 554.
Port-fto-PQes (église de). Consécration de cette église, allocution,
IV, 247.
PoQTOir. Pourquoi est-il appelé charge; difficultés qu'on rencon-
tre aujourd'hui à exercer le pouvoir, L 337 ; partout il faut un
pouvoir ; mille désordres s'engendrent dans une société où il n'y
a pas de pouvoir vivant <^t agissant, 340; l'Église se prête à
toutes sortes d'accommodements à l'égard des pouvoirs humains
toutes les fois que le dogme ou la discipline sont mis hors d'at-
teinte, II, 447 ; elle leur accorde non-seulement une soumission
sincère, mais encore un concours franc et bienveillant, I, 557 ;
Dieu gouverne et perpétue son œuvre au moyen des causes se-
condes; ses mandataires dans l'ordre civil sont les rois et les ma-
gistrats; dans l'ordre religieux, les pontifes et les «ministres sa-
crés; le droit de commander les antres leur vient de Dieu, VIII,
484, 482 ; Dieu n'a pas renoncé à ses droits sur la création en
T. VIII. 23*
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GGCLIV TABLE ANALYTIQUE.
suscitant parmi les peuples des gouvernants et des magistrats,
VII, 537; il exerce sa royauté en la personne de son Fils, 537,
538 ; Dieu se rira des rois et des grands de la terre qui auront
voulu secouer son joug, 538, 539; ils sont destructeurs de toute
autorité ceux qui rejettent de l'état des choses modernes toute
notion du pouvoir divin, VIII, 48Î.
Le pouvoir souverain chez les païens était une autorité dure
et sévère, et cependant un bienfait pour Thumanité, VIII, i5,
46 ; ce pouvoir est adouci dans le catholicisme par cmix qai
Texercent ; développement des paroles de Jésus-Christ : Non Ua
erit inter vos (S. Luc. xxii, 25, 26), VIII, 47 et suiv.; l'exemple de
Jésua^Christ qui n'est pas venu pour être servi, mais pour servir
est le tempérament efficace apporté aux abus du pouvoir, 49,
50, 51 ; doctrine de saint Paul sur Tobli^ation d*obéir au pouvoir
établi; comment doit-elle être expliquée? 54; inconvénients
de la puissance souveraine, moindres cependant que oeax de
Tanarchie ; à quel résultat sont parvenus les hommes qui ont
voulu obvier à ces dangers par TÉtat libre; pensées de Bossuet et
du comte de Maistre à ce sujet, 48, 49.
Pouvoir temporel du Pape. Pie IX remercie le goavernemeat
français de sa première intervention pour la délivrance de Rome,
I, 97 ; mandement à Toccasion de la rentrée du pape dans ses
États, 497 et suiv.; part qui revient à la France dans ce résolut,
499 ; récompense qu'elle en recevra, 300 et suiv.; sauveinirde
du principe de Tautorité et de la propriété, 202, 203 ; de nou-
veaux complots se trament, de grandes iniquités se préparât,
il, 432, 133; provocations et menaces du Piémont contre Rome,
353 ; instruction synodale sur Rome, considérée comme siège de
la papauté, 466 et suiv.; à une pierre visible, il faut un empla-
cement visible, 477 et suiv.; objections contre rautoritë tempo-
relle du pape, 544, 542; dire que le gouvernement ecclésias-
tique est « mauvais par sa nature » est un outrage à Tévangile
et une contre-vérité historique, 543 et suiv.; le peuple romain
n'est pas un peuple malheureux, 546 et suiv.; il n'est pas
dépossédé des avantages de la civilisation, 548 et soiv.; béni-
gnité pratique de ce gouvernement, 525, 526 ; tous les peu-
ples chrétiens y ont droit de cité, et ne s'y réputent point étran-
gers, les français surtout, 527 et suiv.; à part une seule des
nationalités italiennes (le Piémont), toutes les autres sont inof-
fensives et bienveillantes envers la Rome pontificale, 534 ; toot
le danger vient de la révolution et des concours qu'on lui prête-
rait, 527, 532 ; voyage de Pie IX dans ses États en vue de rem-
plir son devoir de prince temporel, III, 96, 97.
Lettre à r^M^casion de l'attentat d'Orsini : « Une cause servie
par le poignard et par les bombes pourrait-elle jamais obtenir le
concours qu'elle sollicite, et dont elle se flatte d'avoir reçu plos
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TABLE ANALYTIÛDE. CCCLV
d'un gage? » 406 ; explication aa sujet des prières indiquées pour
la guerre d'Italie, 396 et suiv.; dangers d'une alliance politique
avec le Piémont ennemi du saint-siége, 399 et sui«r.; représenta-
lions épiscopales à l'empereur, 404 ; efforts de la révolution pour
renverser le gouvernement temporel du vicaire de Jésus-Gbrist,
asile à peu près unique de la politique orthodoxe, 41 4 et suiv. ;
lettre pastorale à Foccasion de la révolte des Romagnes, 477 et
suiv.; réquisitoires et excitations de la presse contre le pouvoir
temporel, témoignages rendus à ce pouvoir, 479, 480 ; lors même
que l'autorité temporelle est exercée par un ministre de la reli-
gion, cela ne suffît pas à constituer la théocratie, 545; l'Église
n'achètera point la conservation du pouvoir temporel au prix de
l'abandon des principes, 547 ; gravité extrême du duel qui s'en-
gage entre la révolution et le christianisme dans l'arène du pou-
voir temporel, 532, 533.
Mandement portant condamnation d'erreurs contenues dans
divers écrits, notamment dans la brochure intitulée : Le Pape et
le CongrèSy 538 et suiv.; la violation des droits temporels du saint-
siége est un sacrilège, 444 ; témoignage de Bossuet, 542 ; cette
même violation est un parricide, 547 ; mandement portant publi-
cation de l'encyclique de Pie IX à Toccasion de la lettre de l'em-
pereur des Français, 546 et suiv.; unanimité des évêques et des
écrivains catholiques à proclamer l'inviolabilité du patrimoine
apostolique, 548 et suiv.; motifs sur lesquels le pape base sa
vqlonté et son droit de conserver l'intégrité des États de l'Église,
563 et suiv.; raison théologique de la nécessité du temporel* 555
et suiv.; enseignement de l'Église gallicane sur ce point, 559 et
suiv.; l'Église n'a pas le droit de renoncer aux moyens réguliers
de son existence et de son action pour obliger Dieu au miracle, 599
et suiv.; le jugement de TÉglise universelle sur un cas pratique de
conscience est un jugement indéclinable, 609 et suiv.; réfutation
de quelques obligations touchant le bref d'excommunication lancé
contre les usurpateurs des États de l'Église, 614 et suiv.; exhor-
tation à venir en aide au gouvernement pontifical par des dons
et par l'enrôlement ; caractère religieux de ces offrandes et de
cette milice, 640 et suiv.; toutes les royautés et le principe
même de la souveraineté sont intéressés ali maintien de la royauté
pontificale, 682; vœux en faveur de la milice commandée par le
général de la Horicière, lY, 3 et suiv.; décret du concile (rAgen
concernant la principauté civile du saint-siége, 20 et suiv.; té-
moignage rendu aux mérites et aux actes de cette principauté,
t8 et suiv.; réponse à de mauvaises paroles de M. Dupin aine,
34, 35; bataille de Gastelfidardo, 44 et suiv.; éloge funèbre des
volontaires catholiques morts pour la défense des États de l'É-
glise, 44 et suiv.; grandeur de la cause pour laquelle ils ont suc-
combé, 47 et suiv.; Rome et Jérusalem, 49 et suiv.; la croisade
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GGCLVI TABLE ANALYUQUE.
moderne el les croisades ancleanes, 53 et suiv.; victoire par U
défaite, 55 et suiv.; plusieurs manières de servir la cause tem-
porelle de r Église, 63 et suiv.; complots Qui se trament encore
contre les droits de TÉglise, 87 ; mystère de l'avenir, 406 ; ordon-
nance concernant l'œuvre du Denier de Saint-Pierre, 40Selsuiv.;
grandeur de la crise, 436^ 437.
Mandement au sujet des accusations contenues dans la bro-
chure : La France^ Rome et l'Italie, par A. de la Guéronoiôre.
145 ei suiv.; emploi politique de la méthode anesthésîque , 45S
„ et suiv.; rôle de Pilate dans la passion et le supplice de Jésus-
Christ, 463, 464; observations à propos du rapport minislériei
qui défère le précédent mandement au Conseil d'État, 474 et
suiv.; parti pris d'arriver à la spoliation complète du pouvoir
temporel de 1 Église, 483; combien l'ancien clergé de France se
fût élevé contre ces attentats, 487, 488; déclaration poD-
tifîcale sur l'incompatibilité de la doctrine chrétienne et
de certains principes modernes, 497 et suiv.; deux manières
d'entendre le premier des quatre articles de 4682 concernant
la puissance de l'Église sur les choses temporelles et civiles, 243
ft suiv. 4. exhortation à la générosité envers le saintrSiége, K2
et suiv.; attitude nécessaire de l'évéque dans de si graves
circonstances, 329 et suiv.; un incident de rexpédition de l'ar-
mée pontificale, 336 et suiv.; nous n'avons point dit « que Tin-
tégrité absolue de la domination du saint-père était article de
foi », 448 ; enseignement de l'Église 3ur ce point, 449 et suiv. .
423 et suiv.; rapport de H. de Rayneval sur le gouvernement
temporel de Rome, 434 , 437 ; réponse aux sénateurs Piétri et
Bonjean, 432 et suiv.; réponse à divers arguments de H. Bil-
lault, 448 et suiv., 426 et suiv., 436 et suiv.; conclusion contre
son discours, 446 et suiv.; lettres au comte de Persigny ; ques-
tion de Rome, 545 et suiv.; nier les avantages même sociaux
qui résultent de l'Évangile, c'est mériter la qualification d'ante-
christ, 588, 589.
L'immunité et la propriété ecclésiastiques j foulées aux pieds
partout ailleurs, ont pour dernier refuge la souveraineté ponti-
ficale, V, 4 2 ; prière pour la conservation de la souveraineté tem-
porelle du pontife romain, médiateur entre les peuples chrétiens,
304 et suiv. ; le successeur de Pierre est , de droit divin, person-
nellement exempt de toute sujétion et de tout tribut ; de là l'or-
dre régulier des choses qui le veut investi de la souveraineté,
352 et suiv. ; la convention de septembre 4864 ; le roi de Syrie et
le roi de Samarie, 387 et suiv. ; des paroles de menace et d'in-
sulte sont journellement proférées contre le pontife romain, 482;
privilège des guerriers qui meurent pour la défense de TÉgiise.
490 et suiv.; instruction pastorale aur Tœuvre du Denier d^ Saint-
Pierre, 548 et suiv.; constitution de l'existence temporelle de
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TABLB ANALYTIQUE. GGGLVII
l*ÉgIise, 531 et siiiv.; les mêmes coups qui n'atteignent pas le
principe essentiel de la vie , quand ils sont portés aux membres,
prennent une gravité in6nimènt plus alarmante s'ils sont dirigés
contre la tête, 537 et suiv.; usage que TËglise a su faire de ses
avantages temporels^ 540 et suiv. ; devoirs des chrétiens , depuis
qu'elle en est dépouillée^ 545 et suiv.
Exhortation aux soldats pontificaux, à Velletri ; noblesse de la
cause qu'ils défendent , 557 et suiv.; attitude du ^int-père dans
l'état de faiblesse matérielle auquel il est réduit , 574, 575 ; ses
dispositions à l'égard delà France, 576, 577 ; le pouvoir tempo-
rel, s'il est réduit pour un temps encore prolongé à ses limites et
à ses conditions actuelles , n'est pas viable, 578; conséquences
probables (lu retrait des troupes françaises de l'État pontifical, VI,
4 et suiv.; le triomphe de l'iniquité sera loin d'être complet, 5 ;
quand le principe est maintenu, le prince n'est jamais définitive-
ment détrôné, 6 ; abaissement de toutes les autres souverainetés
correspondant à celui de la souveraineté pontificale , 8 ; grâces
réservées au peuple qui donnerait asile à la papauté exilée^ ti ;
conjuration de toutes les puissances terrestres cx)ntre l'autorité
pontificale, 463; tranquillité de Rome malgré le retrait des
troupes, 74, 75 ; grandeur de la papauté au milieu d* ses humi-
liations, 82, 83 ; nouvelle agression contre les États pontificaux,
405 et suiv.; sympathies acquises à la cause pontificale par suite
d'un succès militaire, 444 et suiv.; espérances et craintes, 468 et
suiv.; hommage rendu par Pie IX à ses défenseurs, 47Î et suiv.;
le comte Bernard de Quatrebarbes à Nérola et à Monte-Rotondo,
martyr de la cause pontificale, 488, 489 ; résipiscence de quelques
esprits sérieux en ce qui est de la question romaine, 244, 245; le
Jamais, jamais de M. Rouher, 246 ; éloge des zouaves pontificaux
par Pie IX, 234 et suiv.
Décret du concile de Poitiers sur le principat civil du pontife
romain, 344 et suiv. ; lettre du pape à ce sujet, 230, 233 ; suspen*
sion du concile du Vatican par suite de Tinvasion de Rome, VII,
4 et suiv,; consommation prévue d'une suite d'iniquités et d'at-
tentats, 9 et suiv.; désastres de la France, suite de ses torts en-
vers le pontificat romain , 25 et suiv. ; encyclique du pape con-
cernant Pinvasion de Rome, 36 et suiv.; énoncé des faits, résumé
de tous les actes précédents, 37. 38 ; énoncé des principes, 39,
40 ; chimère de Vextra-territorialiié, 44 ; excommunication contre
les envahisseurs et leurs complices, 42, 43; effets tôt ou tard
immanquables de l'excommunication , 44 ; adresse du clergé de
Poitiers au saint-père contre l'attentat en lui-même, 48, 49;
contre les moyens employées 49, 50 ; contre les principes invo-
qués, 54, 52; base historique et théologique de la souveraineté
temporelle des pape3, 349 et suiv.; c'est le concourt armé de la
France qui a procuré la déposses^ion de l'Église, 320 ; cliâtiment
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GGGLVIU TABLE ANALYTIQIK.
palpable qu'elle reçoit, 3S4, 32S;>ii tombant du front de Pie IX,
la couronne est tombée du front de la France, 407; la France ne
se relèvera qu'avec Rome, 408, 409 ; conséquences de la sécula-
risation de Rome , 478 , 479 ; sécularisation des maisons reli-
gieuses, 486 et suiv . ; description de Rome : c sépulcre d'un vi-
vant et gloire d*un ressuscitant », 505 et suiv.; attitude du peu-
ple romain, 542 et suiv. ; une participation plus large aux em-
plois du prittcipat sacré de Rome est acquise aux laïques demeu-
rés 6dèles parmi ces épreuves, 546 ; lettre du sénateur de Rome,
519; brefs du saint-père, 520 et suiv.; véritable captivité du
pontife romain , 583 ; prières à Marie pour que le diadème soit
replacé au front du pontife romain ; spoliation des maisons rdi-
gieuses par le pouvoir usurpateur, YIII, 44, 42, 43; encyclique
du pape à ce sujets il se déclare atteint jusque dans son minis-
tère doctrinal* 31 et suiv. ; grandeur des actes du saint-siëge au
milieu des revers subis depuis tant d'années, 257 et suiv.; con-
fiance quand même dans la délivrance qui viendra à son heure,
259.
Chaque paroisse, chaque diocèse a son temporel, qui lui est
nécessaire pour le culte, HI, 557.
Poype de Vertriea (Claude de la), évêque de Poitiers. Son épisco-
pat de trente années rempli de bonnes œuvres, I, 485 ; II, 558;
VI, 259; il consacre la chapelle du palais épiscopal, VIII, 249; il
donne des statuts diocésains, 240.
Pradt (Dominique de], évèque de Poitiers , IV, 94 ; VI, 258. D'im-
portantes œuvres s'accomplissent sous son épiscopat, grâce à
quelques prêtres dévoués qui en prennent l'initiative, II , US,
543.
Prédestiaation. La dévotion à Marie est le signe le plus assuré de
la prédestination, VI, 452, 453; le Père éternel, concevanl
son Verbe, conçoit en lui et par lui tous les prédestinés, 452.
Prédication. Elle n'est pas un exercice d*esprit destiné à distraire
les auditeurs ; son but, c'est d'attirer les âmes à la pratique de
la vertu, I, 286 ; le concile de Bordeaux trace des règles pour la
prédication au jour du dimanche, 546 ; le zèle du prêtre doit être
prudent dans la prédication, II, 28.
Prêtre. La vie du prêtre est une lampe allumée où doit briller l'ar-
deur du zèle , le feu de la charité ; mais le zèle et la chanté ne
s'alimentent qu'au moyen de l'huile de la doctrine, II, 480; appli-
cation de la parabole des dix vierges aux prêtres ; ils n'ont pas
tous l'huile de la doctrine dans leur lampe, 484 et suiv.; lorsque
la doctrine fait défaut à un prêtre, la piété est languissante, ia
méditation stérile, etc., 182 ; la vie du prêtre est une floraison
d'œuvres saintes dans le jardin béni de l'Église , V, 465 ; quelle
doit être la sainteté du prêtre, I, 649, 620 ; sa vieillesse féconde,
V, 465.
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TABLE ANALYTIQUE. CCCLIX
Allocution sur les habitudes de respect et de régularité dans le
corps ecclésiastique, III, 4t et suiv. ; la sainteté ecclésiastique a
besoin d*étre éprouvée par les misères de ce monde, IV, 968 ; ie
scandale des prêtres est une des plus grandes épreuves de TÉ-
glise, S69 ; le prêtre repentant est la joie de son évoque, III, 264.
365 ; exhortation aux, prêtres sur la nécessité et les avantages de
l'étude^ 1, 85 et suiv. ; examen sexennal des jeunes prêtres ; motifs
qui ont porté le concile de Bordeaux à rétablir, 541, 542 ; leurs
obligations concernant- les instructions pastorales, 546 et
duiv.
Entretien avec le clergé sur les qualités du zèle sacerdotal , II,
46 et suiv.; le zèle du prêtre doit être surnaturel, 47 et suiv.;
Dieu ne donne aux âmes toute leur parure que par la main du
prêtre, 24 ; le zèle du prêtre doit être agissant, 22 et suiv.; doux
et aimable^ 26 et suiv.; universel, 33 et suiv.; la vie du prêtre est
une immolation incessante à la cause de TÊglise, 49; le prêtre
est le consul des âmes , le chargé des affaires du ciel dans une
contrée souvent indifférente ; s'il s*endort , c'est un ambassa-
deur infidèle, 22; il doit se rendre compte du temps et des lieux
ainsi que des dispositions des esprits, 23; le zèle doit être pru-
dent et précautionné^ 28 et suiv.; zèle concerté qui s'aide volon-
tiers du secours des autres, 35 ; vivifié par l'exemple et la prière,
36 ; puissance du prêtre sur le démon ; le prêtre médecin spi-
rituel, 340, 341; devoirs des prêtres envers les évêques, I,
347.
Instruction pastorafe sur l'opposition à Dieu manifestée par
l'opposition au prêtre, VII, 366 et suiv.; l'hostilité envers le
prêtre, annoncée par Jésus-Christ; elle est devenue inexplicable
dans l'état actuel du clergé éloigné des affaires politiques , 369 ;
craintes chimériques de voir le clergé recouvrer rautorilé et la
domination sous un gouvernement monarchique, 370 et suiv.;
quelques avertissements particuliers au clergé sur les prétextes
que sa conduite peut donner au surcroit d'hostilité qu'on remar-
que dans le monde. contre le sacerdoce, 263 et suiv. ; les en-
nemis du clergé reconnaissent le désintéressement du prêtre ,
mais ils redoutent son autorité morale comme prêtre, 374, 375 ;
l'autorité du prêtre ne se fonde sur rien de terrestre ; on obéit à
Dieu, en lui obéissant, 376 ; sa fonction est d'honorer et d'apaiser
Dieu par le sacrifice, de conserver te dépôt de la vérité religieuse,
377 ; quelle doit être la conduite du prêtre en ce temps? 382,
383; Tassentiment de la raison et de la volonté est dû à l'en-
seignement du prêtre, 378 ; le droit des ministres de Dieu à leur
subsistance est un droit divin et naturel ; développement de cette
doctrine appuyé sur les témoignages de l'ancien et du nouveau
testament, V, 548 et suiv.
Ui concile de La Rochelle exhorte les prêtres à fuir le luxe , la
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GGGLX TABLE ANALYTIQUK.
mollesse, etc., et à conserver quelques traces des halMtades de^
ancêtres^ II, 4 47, 4 48 ; avantages pour un grand nc^mbredo prêtres
de pouvoir cohabiter ensemble sans entrer dans un ordre propre-
ment dit^ VI, 335; il n'existe pas de réserve ëpiscopaie daosle
diocèse de Poitiers contre les péchés particuliers aux fM^tres, 223;
règles pratiques contre les sollicitants au tribunal de la pénitence;
la révélation doit être portée à Tévéque ou à son représentant,
225 ; conduite de révoque, si le coupable avoue sa faute de lui-
même, 226 ; enseignement de fienoit XIV sur la grandeur et les
suites du péché des sollicitants, 224 , 225 ; Tordination place le
prêtre au-dessus des laïques, III, 440, 444 ; le nom de vieillard
donné au prêtre, 1, 174 ; le sacrement de l'ordre impose au prêtre
des obligations spéciales pour le bien de la société, III, 443, 444;
le prêtre doit solenniser chaque année l'anniversaire de son ordi-
nation, VI, 372 ; dignité et pouvoir du prêtre, 374; les fidèlfê
s'associent avec joie à la célébration de l'anniversaire demi-séco-
laire de l'ordination d'un prêtre, 375; union de prières en
faveur des prêtres défunts dans le diocèse* de Poitiers, V, 2î0,
221 ; prêtres âgés ou infirmes. Voir Caisse de retraite. Clergé,
Sacerdoce.
PréTOBt-Sansac (Antoine) , archevêque de Bordeaux , poitevin. 11
préside le concile provincial de 4682, VI, 447, 389.
Prière. Sa vertu réside surtout dans la foi qui la dicte et qui Tins-
pire, VIII, 28 ; impuissance de la prière pour le salut d'une so-
ciété résolue à se passer de Dieu , à méconnaître et à \ioIer ses
lois, 28, 29 ; c'est par la prière des saints que les éfireuves
sont abrégées en ce monde, VU, 340 et suiv.
Elle est comme la respiration religieuse de l'âme, III, 498 ; puis-
sance de la prière. V, 399, 400 ; son efficacité unie à raumône^lV,
.379, 380; elle esl un ;rrand moyen de gouvernement donné au
pape par Jésus-Christ, il, 464 et suiv.; Dieu n'accordeà l'Église des
grâces très-importantes qu'eu égard aux prières de ses enfants,
485 ; elle est la préparation aux grandes actions ; elle est néces-
saire pour attirer le secours du ciel sur les conciles; exemple
des disciplos dans le cénacle, VI, 446, 447; elle est hs princifial
devoir des chrétiens en toutr temps, mais surtout dans les temps
obscurs et difficiles, V, 483 et suiv.; elle est une arme toojoors
sûre de la victoire, une ressource toiyours vivante pour le chré-
tien ; ses effets merveilleux dans les diverses calamités du monde,
II, 459, 460; développement de ces paroles des livrée saints :
Unus orans, et unus maledicens ; du grand nombre d'hommes qui
ne prient pas, VII, 64 et suiv.
C'est la prière du chrétien qui gouverne le monde^Il, 16i;
elle est la plus active et la plus énergique de toutes les forces
qui résident au .sein de l'humanité, III, 69 ; elle est la reine da
monde, car elle prévaut jusque dans les conseils célestes, 70; si
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TABLE ANALYTIQUE. CGGLXI
la prière se taisait, nous serimis bientôt tëmotns de la raine de
la civllisatioo, I, 30 ; l'objet de nos prières doit être de demander
la paix et le maintien de la doctrine catholique^ II, 465 et suiv.;
nëcest^ité de la prière dans tous les temps, surtout dans le temps
où la patrie est en danger, VI, 604 ; la persévérance, condition
essentielle de Tefficacitë de la prière, prouvée par des exemples
des livres saints, 605, 606 ; VU, 66 et suiv.
Lettre pastorale concernant les prières publiques indiquées et
les indulgences accordées par Pie IX, VII, 584 et suiv.; leur
efiteacité pour le salut d'une nation lorsque Tautorité suprême
demande des supplications générales, VIII, 4 ; homélie sur l'ur-
gence du secours divin imploré par les prières publiques, VUI, 8
et suiv.; lettres circulaires qui ordonnent les prières publiques
demandées par TAssemblée nationale, VII, 448, 464; VUI, 4 et
suiv.
Prince. Combien est funeste l'immixtion des princes dans les affai-
res intimes de l'Église, V, 4S9; les saints se sont toujours for-
tement opposés aux princes lorsqu'ils oubliaient leur devoir ;
témoignage de saint Augustin, 178, 479. Voir Roi.
PriSGillieil, Ili, S89 ; V, 356.
Priaoa. Elle est souvent une école de vices ou l'âme qui n*est
encore qu'efiOieurée par le mal , perd bientôt toute pudeur, I,
449 ; elle enfante quelquefois avec le secours de la religion des
âmes plus fortement trempées que celles qui sont formées dans
les familles ou les écoles publiques, 454 ; la présence et les con-
seils du prêtre produisent toujours du fruit dans une prison,
149.
Prisons ceUnlaires. Exposition des diverses opinions sur l'oppor-
tunité de la séquestration et de l'isolement des détenus, 1, 448 et
suiv.; ce nouveau système ne peut devenir louab!e et fructueux
qu'A la condition que la visite des prisonniers reviendra, comme
aux anciens jours, une des piatiques favorites de la charité chré-
tienne, 629 ; bénédiction de la prison cellulaire de Niort; dis-
cours, 627 et suiv.
Prisonnier. Une des œuvres de miséricorde qui assurent le salut,
c'est la visite des prisonniers, I, 628 ; partout où il y a un pri-
sonnier, Jésus-Christ y est, 631 ; dangers pour les prisonniers
convertis et rendus à une société indifférente à la religion, 450
et suiv.
Prolosiion de foi. Obligation pour tout prêtre nommé aux fonctions
ou aux dignités ecclésiastiques de réciter devant l'évêque ou ses
délégués la profession de foi de Pie IV, I, 536 ; le concile de
Bordeaux exhorte les confesseurs à l'imposer à leurs pénitents,
1,536.
Progrès. L'Église s'intéresse aux progrès même matériels de ce
globe, II, 459 ; les bienfaits matériels viennent de Dieu, et doivent
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CGCUUI TABLB ANALTTIQOB.
retourner à lui, ¥11,456; nëoeasité delà prière; exemple des
gëaats de la Bible, détruits pour n'avoir pas prié, I, 36, 37 ; de
la diversité de4 professions nait la prospérité des pays, jVIf, 158.
Propagation da la loi. L'œuvre ou Tassociaticm de la Propagation
de la Foi a été établie pour l'extension de FËvangile après la
confiscation des biens de TÉglise, Y, 539, 540.
Prophètes. La vie de ces hommes est on drame dont le dénouement
est presque toujours tragique; le baptôme de sang est insépa-
rable de la mission divine, 1, 49, SO.
Propriété. Le principe de la propriété est un des ensmgnements
de la religion révélée, 1, 3S6; l'Eglise protectrice de la propriété;
sa conduite après les spoliations de la révolution pour tranquil-
liser la conscience des acquéreurs, 3S4 et suiv/; la propriété la
plus sacrée, la plus inviolable, c'est le domaine de l'Église, qui
procure l'indépendance spirituelle de la société, SOS; attaquer
la propriété ecclésiastique c'est détruire le droit de la propriété
privée et séculière ; sentiment de Mgr du Lau, archevêque d'Aix,
du cardinal Maury et de Chateaubriand, II, 350 et suiv.; ie livre
4e M. Thiers sur la propriété, 354 ; en exhortante donner, l'Êgliae
reconnaît en même temps le droit de posséder, 96; la substitution
de Taumône publique à l'aumône privée serait Tatteinte h pins
considérable au principe de la propriété, 95, 96. Foir Socialisme.
Prospar d'Aquitaine (saint), Y^ 13. il dit que Rome devenue le
siège de saint Pierre s'assujettit par la religion ce qu'elle n'avait
pu subjuguer par les armes, II, 494 .
Prôtastantisma. Les protestants prétendent que les catholiques
. détruisent la satisfaction sacramentelle par la concessioB des
indulgences, III, 86 ; selon l'enseignement des chefs du protes-
tantisme on ne doit admettre aucune distinction hiérarchique
dans le peuple chrétien, 439,440; combien le ministère des
prêtres est difficile et ingrat dans les paroisses protestantes;
fruits de Tassociation de Saint^Prançois-de-Sales dans le diocèse
de Poitiers, VU, 498, 499 ; ils n'admettent pas le culte de la
sainte Vierge ; pourquoi les catholiques l'admettent. H, St5,SI6 ;
ils nient l'existence du péché originel. II, 934, S3S; la victoire
de Moncontouret la prise de La Rochelle détruisent les espérances
du protestanlisme , 557; désastres causés dans l'Église eo
France par les protestants, III, 389 et suiv.; il est plus recon-
naissable par son esprit de négation et d'opposition, que par ses
doctrines et ses pratiques, I, 388, 389; état des protestants
sous le rapport religieux dans le Bas-Poitou, III, 448, 449;
variations doctrinales du protestantisme, conséquences du libre
examen, VU, 4 90 et suiv.; Pie IX invite les protestants à prendre
occasion du concile général pour se rapprocher de l'unité, VI,
401. Voir Hérétiques.
Pfovdhon, nij 238. Gondamnatioa de ses erreurs sur la nature
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TABLB ÀNALYTIQIIE. GGGLIIH
divine par le concile d*Agen, Y, 56 ; il dit que la théologie eet
au fond de toutes les questions contemporaines, YIIL 89.
Pmsse. Mandement qui ordonne des prières pudiques à l'occasion
de la guerre contre la Prusse, YI, 595 ; la Prusse a été dès Ton-
gine le péché de l'Europe ; son érection en royaume par Frédéric de
Brandebourg ; protestation de Clément ^I, YU, S6, S7, S8 ; elle
s'agrandit aux dépens de l'Autriche, et reprend le rôle de Tancien
empire d'Allemagne, VI, S42 ; lettre pastorale au si^et de là paix
conclue entre la France et la Prusse, etc., YU, 434 et suiv.;
le roi de Prusse déclare qu'il n'a été avec ses alliés que l'ins-
trument de Dieu, dans ses succès contre la France, 3S2 ; Pie IX
dans son allocution du 23 décembre 1872 reproche à la Prusse
son hypocrisie , ses violences, ses persécutions contre l'Église
catholique, 479; elle persécute les catholiques» YIII, 40, 44,
37 ; Pie IX loue le cierge et les 6dèles de ce royaume de mar-
che^ sur les traces de leurs évèques, 36, 37 ; il repousse les accu-
sations de Vempereur d'Allemagne contre le clergé de son
empire, 39, 40.
Psaumes. Aucun livre ne renferme autant de philosophie^ de con-
naissance du cœur humain et de véritable politique, que le
livre des psaumes; saint Louis en fait le sujet continuel de ses
méditations, I, 54, 55.
Pnye (les religieuses de La). Lettre circulaire à ces religieuses sur
la prospérité de leur institut. Y, 452 et suiv.; allocution pro-
noncée dans la cérémonie de la consécration de l'église de la
maison-mère des Filles-de-la-Groix, YIII, 440 et suiv.; détails
historiques sur cet institut et sur le monastère de Saint-Martin
de La Puye, dépendant autrefois de Tordre de Fontevrault, 444
et suiv., 455.
Puy-Saint-Bonnet (paroisse du). Bénédiction de la chapelle de
Notre-Dame-du-Ghéne-Rond ; allocution, IV, 473 et suiv.
Pythagore. Il nomme le chiffre sept, le chiffre vierge, III, 577.
Quatrebarbes (famille des). Origine de son nom ; elle descend des
sires de Montmorillon, lY, 53; YI, 484.
— (Bernard de Montmorillon de), YI, 484,
— (le comte Bernard de), lieutenant d'artillerie dans l'armée
pontificale; son éloge funèbre prononcé en l'éj^lise du petit*
séminaire de Montmorillon, VI, 483 et suiv.; innocence de s^
jeunesse ; il entre dans l'armée pontiBcale après la défaite de
GastelGdardo ; sa belle conduite à Néroia et à Monte-Rotoiidû
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GGGLXIV TABLE ANALYTIQUE.
OÙ il est mortellement blessé ; il meurt à Rome, 487 et suiv.; ptr
la pureté et la ferveur de sa vie, il aurait pu être le modMe des
élèves du sanctuaire, 489.
Quatrebarbea (Théodore de). Il est nommé gouverneur d*Aiicdne;
sa capitulation après une résistance habile et courageuse, VI,
487; chrétien le plus chevaleresque de ce temps, il lui apparte-
nait de publier les œuvres du roi René d'Anjou, S74, Tl%,
QQaanal. Le saint-siège condamne ses propositions coocemanl la
grâce, 11^ 396.
Qainat (Bdgard). Sa doctrine impie sur rËgiise, III, 484, ti7.
R
Rabelais (François), II, 72 ; VI, S89.
Rablar (Hippolyte), curé de Saint-André de Niort. Son éloge; ses
travaux pour l'agrandissement de son église, VIII, 242, 243.
Radegonda (sainte), reine de France, I, 465 ; II, 346, 549; IV, 58 î
VI, 34, 446, 480. Homélie prononcée le jour de sa fôte (4870)
sur le rôle de la sainte dans les temps de guerre, VI, 598 et suiv.;
triste tableau do la Thuringe, patrie de sainte Radegonde, tracé
par elle-même, 599; sa grande sollicitude pour fkire cesser It
guerre et établir la paix entre les princes, 600, 604 ; la renommée
des grands saints qu'avait produits le Poitou attire cette sain le
à Poitiers, 483 ; sa grande vénération pour les reliques des
saints, 483, 484 ; exposé historique des démarches, des tribula-
tions et des joies de sainte Radegonde, pour obtenir de Tempereur
de Gonstantinople et recevoir'à Poitiers un fragment insigne de
la vraie Croix, 484^ 485, 486, 487; lettre pastorale qui réclame
le concours des fidèles pour la confection d'un reliquaire de
sainte Radegonde, I, 246; II, 346 ; son culte est restauré, VI,
492 ; extraits de son testament par lequel elle recommande son
monastère à la sollicitude des évèques, A99, 500; prière i
sainte Radegonde, 504, 505; la plus grande partie de ses reli-
ques brûlées par les hérétiques; une portion insigne conservée
à l'abbaye de Sainte-Croix de Poitiers^ I, 249; combien «fon
culte est populaire à Lanneray, diocèse de Chartres ; translation
d'une relique de la sainte dans l'église do Lanneray ; détails his-
toriques sur leséjourdc la sainte reinodansce lieu, I, 380 et suiv.
Homélie prononcée en la fête de sainte Rad^onde, sur les
alliances de Dieu avec les peuples, VII, 285 et suir.; la ville de
Poitiers se reconnaît redevable à sa protection <le n'avoir pas
connu les maux de la guerre civile et étrangère (an. 4874;,
294 ; discours adressé dans l'église de Sainte^Radegonde de Poi-
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TABLE ANALYTIQUE. GOGLXV
tiers aux pèlerins de Paris, le 47 août 4874 : élal des esprits sous
le rapport religieux et politique, VIII, 466 et saiv.; ëioge de sainte
Radegonde, détails historiques sur sa vie, sur ses \ertus et sur
son culte, ibid. 470 et suiv.; application des versets 8, 9, 40
du chapitre de la Sagesse à sainte Radegonde, 474 ; explication
de trois antiennes de l'office de sainte Radegonde dans lesquelles
l'Église célèbre son humilité, 170, 471, 472 ; son autour pour
les reliques de la vraie croix, 470, 474.
Raison. Conséquence^ de TaSaiblissement de la raison par la chute
du premier homme, II, 394 et suiv.; Tusage de la raison se
trouve nécessairement à la base de tout acte de foi, III, 484;
pourquoi le chrétien donne la prééminence à la foi sur la raison,
485 ; vrai sens de cette proposition : Fusagede la raison précède la
foi ; doctrine du concile de Périgueux^ 488 et suiv.; la simple raison
ne peut pas conduire au salut, II, 359; l'indépendance, l'éman-
cipation de ta raison ; maxime du philosophe naturaliste, 375;
la raison n'a guère que des paroles, elle s'amuse et s'épuise en
de vagues conceptions, I, 236.
Exposition de la doctrine du concile du Vatican sur les rap-
ports de la foi avec la raison ; définition de la puissance de la
raison, VII, 243, 244; par sa définition le concile du Vatican
venge les droits de la raison méconnus par le naturalisme, 246;
dd la foi et de la raison ; distinction de deux ordres de con-
nai<»sance; doctrine du concile du Vatican, 249; la raison
éclairée par la foi peut faire de grands et utiles progrès dans
l'intelligence des vérités révélées, 243, 244; elle n'arrive cepen-
dant jamais à la démonstration rigoureuse de ces vérités, 244,
345; la raison et la foi ne peuvent jamais se contredire réelle-
ment, 246 ; en cas de conflit, la raison doit être soumise à la foi,
par conséquent à l'Église, 247, 248; accord de la foi et de la
raison ; juste liberté de la science, justes limites qu'elle ne doit
pas franchir, 249, 250 ; la foi à la parole de Dieu est commandée
par la raison elle-même, 223.
Rationalisme. Selon l'enseignement rationaliste, il existe deux
voies parallèles qui conduisent également au bonheur éternel,
ce sont la raison et la foi, II, 359 ; le rationalisme fait semblant
de respecter le christianisme, mais il le détruit ; son Dieu, son
Christ ne sont plus le Dieu et le Christ des chrétiens, 368 ; c'est
en vain que les rationalistes prétendent être purement philo-
sophes; ils attaquent les conséquences de la révélation et même
son existence, 373 et suiv.; les vertus naturelles ne sont pas de
fausses vertus^ mais elles ne sont pas capables de nous conduire
à notre fin qui est surnaturelle, 380, 384 ; cette fin surnaturelle
n*est pas facultative, elle nous est imposée par Dieu lui-même, et
ce n'est pas à nous de demander à Dieu ses raisons, 383 ; doctrine
de saint Augustin, concernant ces vérités catholiques, 389,
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eGGLXVI TABLE ANALYTIQUE.
Le rationalisine laisse la foi au clergé et se retranche dans ia
philosophie larqae ; inanité de cette distinction, lU, 4 3S; con-
troverse sur ce point avec un écrivain philosophe ; un lalqae est
sujet de l'Église, et, ne le fût-il pas, il devrait rechercher s'il y
a un ordre surnaturel ; il ne lui serait pas permis de rester dans
le rationalisme, 435 et suiv.; les rationalistes vealeai que le
christianisme et la philosophie soient deux choses indépendantes
l'une de l'autre, 4 48 et suiv.; combien est fausse la philosophie
qui nie d'abord que Dieu ait parlé directement à rhonune,
463; elle est distincte de la théologie, mais son rôle est d'y
préparer l'esprit de l'homme, 459; la raison, par elleHOdème, ne
peut arriver qu*à une lumière très-incomplète, et encore, pour
l'atteindre, elle touche malgré elle sans cesse à la foi,46S;
enfin la raison révoltée contre la foi est impie, 166 et suiv.; le
rationaliste se ferme à lui-même tout rapport avec FÉgtise;
doctrine de Jules Simon et d*Edgard Quinet sur ce point; cette
philosophie indépendante est anti -rationnelle, 468 et suiv.; la
raison est dans son rôle quand elle se persuade par raison-
nement qu'elle doit croire, mais elle sera toujours inférieure
. à la foi ; celle-ci est un don de Dieu, tandis que la raison est
naturelle à Thomme, 48t; doctrine du concile de Périgneuz sur
Ce point, 488; Fémanclpation que la pensée se donne à notre
époque ne justifie pas les rationalistes devant la raison éternelle;
devoirs des pasteurs de les en faire souvenir ; discours de saint
Augustin sur ce sujet. 488 et suiv.; sentiment de Bossuet dont
les rationalistes invoquent l'autorité en faveur de la philosophie
indépendante, 499 et suiv.
Jugement du concile de Périgueux sur le rationalisme;
comment la religion naturelle que prônent les philosophes est
sitréminemment contenue dans TÉvangile, S45 et suiv.; le livre
des Études religieuses de Renan contient le rationalisme à
sa plus haute expression ; selon lui , toute religion qui se dit
révélée est par là même convaincue de fausseté, S39 et suir.;
doctrine de M. Cousin, anéantissant l'incarnation^ 11,346 et
suiv.; III, 247 et suiv.; le rationalisme est de nos jours le pre-
mier et le plus grand ennemi de TÉglise, III, 255 ; dangers des
transactions avec cet adversaire, 259 ; Dieu a toujours plutôt agi
sur les esprits par les miracles que par le raisonnement^ 29S.
Le rationalisme enfante l'amour de soi-même, la passion de
s'élever, II, 446; il commence par nier la chute originelle, et
de là il passe à toutes les monstruosités, à l'égalité des eondi-
tiens, au partage des biens, à Témancipation de la chair, à la
souveraineté de la raison; le dogme de l'immaculée conception
contient une réponse à ces erreurs, 226 et suiv.;. 239 et suiv.
Il a été condamné d'avance par saint Hilaire, I, 476 ; le senl
remède est la soumission à la foi, 479 ; condamnation du rafio-
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TABtB ANALtrtQttt. CGCLXVn
naKsme par le aaint-siëge , par le Syliabos, par le concile de
Bordeaux, II, 356 et suiv.; Y, 34S, 443.
Ravignaii (te Père de]. Paroles adressëosi au P. de Ravignan on
présence dé la conférence de Saint- Yincent-de-Paul, I, 480 ; il
proche à PoitierB le panégyrique de saint Hilaire, 484.
Rajrneral (de], ambassadeur à Rome. Ëloge de son rapport sur
l'administration civile des États du pape; ce rapport est une
apologie complète du règne de Pie IX, iV, 434, 437, 546,
Recofuuisaaiuie. Instruction pastorale sur le devoir de la recon-
naissance (carême 4868), YI, 466 et suiv.; le cours des grâces
célestes est arrêté par Toubli de l'homme à reconnaître les bien-
faits de Dieu, 466; notre reconnaissance doit s'étendre aux biens
accordés à tous les hommes, 467; passages de Tallocution ooa-
sistoriale de Pie IX^ rendant grâces à Dieu de la victoire de
Montana et de Monte-Rotondo, 474 et suiv»
R«iMinii (le cardinal]. Lettre sur Tœuvre de rassociation de la
Sainte-Bnfanoe, III, 257.
RèUflraz. Tableau des vertus pratiquées dans les monastères, lit,
639 et suiv.; les religieux vivent sous la protection de la sainte
Vierge, Y, 42 ; les pasteurs ont toujours senti le besoin de s'aider
de lears prières. II, 62 ; l'Église, qui subsiste par la hiérarchie,
subsiste aussi par la prière des âmes vouées à la pratique des
conseils évangéliques, Y, 42; si on ne sait pas apprécier ce
qu'est l'état monastique dans le christianisme, on n'a pas la
clef de la doctrine ni de l'histoire, YI, 333 ; ne pas aimer et
estimer les religieux, c'est abandonner les grandes traditions de
répiscopat catholique ; cesser de les prot^er, c'est être cou-
pable ôe trahison envers l'Église, II, 407 ; encyclique de Pie IX
aox généraux d'ordre; il invite le clergé régulier à vivre dans
une étroite union avec le clergé séculier, YI, 364 ; le concile de
Périgueux rend des actions de grâces à Dieu de l'accroissement
des religieux, et déclare qu'on doit respecter les privilèges que
l'Église leur a accordés, Y, 583 ; décret du concile de Poitiers sur
l'excellence de l'état religieux, YI, 365; le concile de Yienne et
celui de Trente lancent l'excommunication contre les clercs et les
religieux qui contracteraient mariage, VII, 437, 488.
Lettre de Pie IX au cardinal secrétaire d'État à propos du
projet de suppression des ordres religieux à Rome, YIl, 432 et
suiv.; lettre au président de la république janvier 1873) au
sujet du projet de loi du gouvernement italien contre les cor-
porations religieuses, 486 et suiv.; lettre des supérieurs
généraux des ordres religieux aux évêques de la catholicité
pour les remercier d'avoir défendu leur cause, 566, 567; né-
cadAité pour le pape d'avoir auprès de lui les divers centres
de ces corporations, 486 et suiv.; haine de satan contre les
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GGGLXVin TABLE ANALYTIQUE.
religieux ; ils sont expulsés de Rome par les piërnoolais, Vin ,
32, 33.
Religion. Vouloir un peu de religion est impossible ; en cette
matière tout ou rien, I, 458; IIÎ, 347; le surplus d'obligation
que la religion révélée impose , n*est rien en comparaison
de l'abondance des secours qu'elle procure, V, 445 ; douce^ tran-
quille, elle enfante cependant des actes héroïques,!, 140; elle
ne doit pas être une chose accessoire et un pur moyen, mais le
premier et le plus grand bien de la société, 607; on ne doit pas
la réduire à être l'auxiliaire de Tégorsme et de la TOloplë,
608 ; la religion qui n'a pas ses racines jetées dans toutes les
parties de rintelligence humaine, ne saurait subsister, IT, 135;
la vertu de religion est la conscience de Dieu présent, l'hommage
à sa suprême puissance, le recours à sa bonté, I¥, S78 ; la reli-
gion sait eflbcer les malheurs; elle sait aussi les prévenir, I, 34;
elle sait que le Dieu qu'elle annonce est le Dieu des sciences, elle
est toujours prête à bénir les conquêtes de Thumanité quand
celle^i ne veut pas s'en servir contre Dieu, 93 ; elle aime à
bénir toute œuvre populaire qui tend à procurer du souiagem^it
aux pauvres, m, 377 ; destinée à rattacher le ciel à la t^re, elle
ne s effraie pas des perfectionnements naturels dont ce globe
périssable est susceptible, II, 458, 459 ; la vraie politique, |as
plus que la vraie science et la vraie philosophie, ne saurait
être en opposition avec la vraie religion, 513; à quoi doit-on
attribuer une certaine tendance des esprits vers la religion; c«
qui empêche ces esprits d'atteindre le terme, II, 346 et suiv.;
les offrandes en faveur du maintien du pouvoir temporel du
saint-^iége ressortent de la vertu de religion, parce qu'elles se
rapportent directement à la cause du Fils de Dieu, III, 641, 643.
Religion domestique : voir Famille.
Religion aatnrolle. Erreurs de M. Jules Simon sur la religion
naturelle, III, SI 5 et suiv.; exposition de la vraie doctrine par
le concile de Périgueux, S17, S18; la religion naturelle existe
tout entière dans le christianisme et n'existe que là, t%\ et
suiv.; livrés à eux-mêmes, les hommes n'observent pas la reli-
gion naturelle; preuves tirées de l'histoire du paganisme, tS4;
Jésus- Christ est venu nous instruire de nos devoirs naturels, Sîl
et suiv. Voir Naturalisme, Nature.
Reliques. G'e^t un usage de l'Église catholique de ne consacrer
aucun temple sans y placer les reliques de quelques saints, 1,
375; YIII, 117; exposition des antiennes qu'on chante à la
procession des reliques, le jour de la dédicace d'une église.
118, 119; la reconnaissance nous porte à les honorer ;
elles sont une puissante protection pour les lieux qui les conser-
vent, témoignage de Benoit XIV, VI, 481 ; dessein de Dieudanâ
le déplacement des reliques des saints; fruits merveilleux qu'elles
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TABLE ANiLLYTIQUE. GGGLXIl
opèreat dans les lieuiL où elles revoivenl Thospitalitë, lU, 148 et
suiv.; la possessioQ du culte readu à des reliques est un litre
solide qui ne saurait èire détruit que par des preuves évidentes ;
témoignage de dom Mabillon, IV^ 560 ; l'usage permet de donner
aux objets qui ont reposé sur un sépulcre saint, ou sur une
cMsse miraculeuse, le nom de relique, lY, 554; translation des
reliques. Voir Cbarrouxi Émilien (saint), Latuin (saint), Rade-
goude (saillie), Theudos:e (sainte).
Rémi (saint), évêjue de Reims, I, 89; IU« 5S2. Il meurt, comme
saint Uilure, le jour octave de l'Epiphanie, VI, 131.
Rémusat (Charles de). Son sentiment sur le sensualisme contempo-
rain, V, 463; il parle peu. convenablement des récents conciles
provinciaux des Gaules, lïl, 454, 455.
Renan (Eruest). Erreurs contenues dans son livre intitulé : Études
(l'Histoire religieuse^ 111, 459, 239 et sui\., 663; condamnation de
son livre Vie de Jésus; exposition et réfutation de sa doctrine
impie,. V, 212 et suiv.; il nie l'authenticité des écrits de saint
Jean rË\angéiisle, 309, 340, 344, 342.
Rendu >£.). Son livre intitulé : la Souveraineté pontificale et V Italie^
IV, 517, 548.
Renoncement. Instruction pastorale sur Tesprit de renoncement
et (Je sicriûce, I, 590 et suiv.; le chrétien doit imiter Jésus-
Christ qui a été pauvre et souffrant, 594 ; exemple des premiers
chiéiiens et des Pères des déserts, 593 et suiv.; la loi du sacri*'
ùce prévalut longtemps au milieu de la société chrétienne sur la
l(^ d'intérêt et sur les sens, 597 et suiv.; la plus grande plaie
de nos sociétés chrétiennes, ce sont les mœurs profanes, effémi-
nées, 600 et suiv.; les ennemis de la croix, 605; la fin dernière
des hommes de notre siècle, c'est la jouissance, la possession, le
développement de l'industrie, 607 et suiv.; les enlants se for-
ment sur les exemples des pères; le^ femmes en trop grand
nombre oublient la gravité des mœurs, 648.
RéproiiTés. Exposition de la doctrine du concile de Périgueux sur
réterniié des peines des réprouvés, II, 233 et suiv.; ce qu'on
doit penser de la mitigalion et de Tintensité de leurs supplice«,
V, 458, 459.
Retour à Dieu. Lettre pastorale sur le retour à Dieu, considéré
comme devoir de tous les hommes qui ont intérêt à la conserva-
tion de l'ordre, 1, 438 et suiv.; tes vices de la société moderne
sont le hideux écoulement de ses doctrines, 438; le retour à
Dieu peut seul nous sauver; comment une nation peut-elle re-
venir à Dieu? par la conversion des personnes les plus influentes,
4 31^, 440 et suiv.; l'apostolat des hommes du siècle, sans la foi
et i*exempie pratiques, ne saurait être béni de Dieu, 445 et
suiv.; pour ramener les peuples à la religion, il faut que ceux
qui sont à leur tête soit par Tjiutorité, soit par leur fortune, re-
T. viii. 24*
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GGGLXX TABLE ANALYTIQUE.
vieDDent à Dieu sincèrement, etc., 454 et 8oiv.; tableaa de
rétat de la société à l'époque du concile de Bordeaux ; mouve-
ment religieux qui s'opérait dans toutes les classes, S37, S3S,
Retraite. Nécessité des retraites ecclésiastiques ; fruits qu'en reti-
rent les bons prêtres, ¥, 240, 244. Voir au mot Synode le>
entretiens avec le clergé après les exercices de chaque retraite.
Rérélation. Doctrine du concile du Vatican sur la révélation
surnaturelle faite à Thomme par Dieu, VU, 247; elle a secondaire-
ment pour objet plusieurs v^ités même de Tordre naturel;
mais son objet essentiel est surnaturel ; doctrine do concile du
Vatican, 249, 220; erreurs des philosophes contemporaios
sur ia révélation divine ; ils prétendent égaler la science et la rai-
son à la révélation, etc. , II, 374, 375 ; elle est contenue dans l'Écri-
ture sainte et la tradition ; le concile du Vatican renouvelle les dé-
clarations du concile de Trente touchant cette vérité , VU, tt^ ;
celui-là est antechrist qui nie la révéla libn des saintes Écritures,
etc., IV, 585 ; elle est le flambeau de la philosophie, m, 457; le:^
attaques de ses adversaires, loin de TobiBCurcir, servent plutôt à
réclaircir, VI, 562 ; conséquences qui découlent de l'examen des
faits historiques de la révélation, surtout de celui de l'incarna-
tion du Verbe, III, 458; de la révélation privée sous la loi nou-
velle; elle n'a d'autorité qu'autant qu'elle est reconnue par
l'Église, V, 424, 412,425.
RèTolotion. Ses prétentions, son but, son dc^me; pourquoi le chri^
tianisme seul peut ia dompter, VIII, 88, 89 ; application de l'his-
toire de Nabuchodonosor au génie révolutionnaire de nos jours,
V, 404, 405; Goliath, figure de la révolution, 559; la mission
qu'elle s'adjuge, c'est l'anéantissement du christianisme public,
de l'orthodoxie sociale, 6, 7; conséquences de ses principes «
489 ; elle a subjugué avec une effrayante rapidité presque tout à
son empire ; elle a la puissance de la béte de i' Apocalypse, ni«
546; comprimée par une force redoutable au sein des grandes
nations, elle a dirigé ses batteries contre les petits États, sortoot
contre Rome, II, 527 ; la révolution trouve son appui dans la
masse d'hommes tièdes et flottants, 111, 43 ; son but, comme celoi
de l'islamisme, est de détruire la religion de Jésus-Christ, 643,
644.
Des gages sont donnés de la part de la puissance publique avx
aspirations révolutionnaires, III, 43 ; complicité du gouvememeitt
impérial avec la révolution et les sociétés secrètes; triomphe
de la révolution annoncé, IV, 322 , 323 ; V, 404 ; elle tient le
Vatican assiégé, VII, 506 ; la France possédée de Fesprit révo- j
Itttionnaire, VIII, 48 et suiv., 88; état . révoiatiomuûre : Ton
bâtit, l'autre renverse, VU, 58 et suiv.; les forfaits de la révo- i
lution à Paris (4874), VU, 454 et suiv.; la philosophie naturaliste
invoque les principes de 89 pour la liberté des croyances, III.
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TABLE ANALYTIQUE. GGGLXXI
488, 492, 193,499,207,524,535; belle parole concernant la
révolution de 89 et de 93^, VIIÏ, 460, 461; maux de l'Église de
France penditnt la révolution de 93, FI, 627 et suiv.;yi, 542, 543 ;
quel a été jusqu'ici le sort des gouvernements qui ont professé
les principes de 89, III, 647 ; efforts suprêmes de la révolution
pour les introduire dans les États de l'Église, 424.
Reynand (Jean), auteur du livre : Ciel et terre^ dont le concile de
Périgueux a condauiné les erreurs, III, 228 et suiv.
Richeliaa (le cardinal de), I, 252 ; 11, 593. Il est doublement poite-
vin, 557; il dit que le grand art de la politique, c'est de négo-
cier loujours, 23.
Richer, archevêque de Sens, H, 323.
Riches. La condition des riches a ses écueils; et si le malheur
conduit lésâmes faibles au vice, la fortune renferme encore plus
de dangers, I, 44; combien le temps du jubilé est favorable pour
la conversion des chrétiens avantagés dos biens de ce monde,
427, 489 et suiv.; TÉvangile est le traité de paix entre les riches
et les pauvres, 44 ; on oppose au précepte de Taumêne tes néces-
sités de rétat et de la condition; ce qu'il faut penser de cette
prétendue nécessité, II, 645 et suiv.; du bon usage des richesses,
V, 540, 541. Voir Aumônes.
Riganlt [J.]. Réfutation de ses erreurs sur lés vertus naturelles,
II, 379,380, 381, 394.
Robert d'Arbriesel (le B.}, fondateur de Fontevrault, H, 553, 563,
576; VI, 324;' VIII, 442,448, 449.
Robert^ roi de France. Il compose des hymnes en Thonneur de
Marie et des Saints, II, 285.
Rocca. Il enseigne ce que Ton doit entendre par le mot insigne
lorsqu'il s'agit des reliques de la vraie Croix, VI, 482.
Rochelle (concile de La). Voir Concile.
Rochejaqaelein (Auguste du Yergier comte de La), général, II, 636.
Son éloge funèbre prononcé à la cérémonie de ses obsèques dans
l'église de Saint- Aubin-Baubigné, VI, ^64 et suiv.; il est la per-
sonnification de tout le passé de la Vendée; ses campagnes de
Russie et de Portugal, 265, 266 ; sa franchise, sa religion, 267 ;
pourquoi il refuse de prêter un second serment; son éloignement
pour le libéralisme, 268 ; son zèle à assister tous les jours à la
sainte messe, ses pieux sentiments à ce sujet , 270, 274 : sa
piété dans la réception des sacrements de pénitence et d'eu-
charistie, 272 , 273 ; ses largesses envers les pauvres, 273 ; com-
ment il pratiquait l'exercice de la chasse et de réqaiCetion; sa
fidélité à l'observance des jeûnes et do l'abstinence eo tout temps,
273 et suiv.; il applaudissait au courage du saint-si^e; sa
par£iite docilité à l'enseignement de TÉglise , 280 ; comment
on peut lui appliquer les parole^ de Simon Machabée mourant
(t Mach. it^ui, a, ^}, 277 et suiv.; sa mort accompagnée des
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GCGLXXU TABLE ANALYTIQUE.
sentiments de la plus grande foi, 28 1 ; combien sa présence don-
nait de (ustre aux fêtes de la Vendée, VIII, 590.
Rochejaqaelein (Henri de La), i 'Achille de la Vendée, le preux par
excellence ; sa mort, II, 636, 640, 641 ; VU, 265.
Rochejaqaelein (Henri, marquis de La). Paroles prononcées à ses
obsèques dans Téglise de Saint-Aubin -Baubigné, VI, 35.
Rochejac[aelain (Victoire de Donnissan, marquise de La). Son oraison
funèbre. II, 613 et suiv.; elle passe sa jeunesse à la cour, 626;
la révolution, 627 et suiv.; la guerre de la Vendée, 630 et suiv.;
conduite héroïque de Madame de La Rochejaqueleia petodanl
cotlH guerre, 637, 638; ses vertus privées après fa suerre; elle
écrit ses mémoires, 638 et suiv.; elle transmet aux évèques de
Poitiers la jouissance delà chapelle de Notre-Damede Beaucbéne,
V, 390.
Notice sur ses mémoires, lue à la séance publique de la société
des Antiquaires de l'Ouest, VI, 283 et suiv.; est-elle véritablement
Tauleur des mémoire:^ qui portent son nom, 284 ; renseign^nents
donnés par elle-môme sur leur composition et sur Ja part que
M. de Barante a prise à leur rédaction et à leur publication^
294 et suiv.; appréciation de ces mémoires par quelques célèbres
écrivains, 304, 306.
Rochemonteix (J. de), vicaire général de Poitiers. Lettre aa clergé
du diocèic à l'occasion de sa mort, IV, 224 et suiv.
Rocheposay [Henri Chasteignerde la), évoque de Poitiers. Son épis-
copat est fécond en œuvres réparatrices; il est le défensear de
la ville pendant les troubles de la Fronde ; il a pour son grand-
vicaire l'abbé de Saint-Cyran, dont les erreurs n'étaîeot pas
encore connues, II, 558 ; il rend une ordonnance pour le réta-
blissement de Tadoration de la vraie croix dans l'église du mo-
nastère de Sainte-Croix, VI, 492.
Roger (le comte), fondateur de Tabbave de Charroux, I, KS; IIL
' 387.
Roi. Devoirs des chrétiens envers les princes qui remplisseo;
eux-mêmes leurs devoirs envers Dieu et envers TËglise, V, 430;
quand la religion n'est plus la modératrice des rois, le pouvoir
s'érige en tyrannie, VII, 379; c'est leur devoir de dompter la
révolution, IV, 7, 8; châtiment qui attend les rofs pré-
varicateurs ; exemple de David, d'Ézéchia8,etc., VIII, 49 ; portrait
d'un roi vraiment chrétien, 50 ; l'indépendance des roîs est
fatale à leurs intérêts et à ceux de leurs sujets, IV, 25t ; le rcù
chrétiefi ne s'appartient pas lui-même; pour lui, régner, c'esl
répandre des bienfaits, I, 58 ; étrange puir^sance des monarques
pour la vie ou la mort des âmes ; TÉglise n'a régné sur les nations
qi)o quand elle a tu pris possession du cœur des rois« VI, U7.
248 ; prières publiques pour Jes princes ; conduite de TËgliseà
cet égard ; les noms des rois catholiques sont admis au canon de
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TABLE ÀffÀLYTIQUE. GGCLIXOI
la messe; aniformitë de ces prières obligatoire en France, DI,
39 et suiv. Voir Princes.
Rollin (Charles). Il dil que le grand service que la philosophie
rend à Thomine, c'est de le disposer à recevoir tout ce que lui
enseigne la révélation, III, 464, 162.
RoUon, chef des Normands. Sa défaite attribuée à la protection de
Notre-Danae de Chartres, II, 274, 275.
Romagnes (les), province des États de TÉglise. Voya^^e de Pie IX
dans cette province, ÏV, 22 et suiv.; lettre pastorale ai sujet de
la révolte dé cette province, 111^ 477 et suiv.
Romains. Le peuple romain a été, dans les divines préordit.ations,
appelé à remplir le rôle principal, dans le gouvernement de
rÉglise, II, 504, 505 ; ce qui excelle dans les Romains, c'est cet
esprit patient, persévérant, conservateur qu ils possèdent an
suprême degré, 505.
Rome. Instruction synodale sur Rome, considérée comme siège
de la papauté, II, 466 et suiv.; elle est le centre de TÉglise; il
importe que tout converge vers ce centre, c'est le but de la
réunion des évéques autour du pape, VI, 88; rôle de saint Pierre
dans rÉgiise et de Rome dans le monde, U, 468, 469; saint
Pierre, fondement visible de l'Église ; témoignages de saint Léon
et de saint Hilaire, 469 et suiv.; sens profond de ce passage
d'isare : Voici, dit le Seigneur, que je poserai dans les fondements
de Sion une pierre éprouvée, etc.; application de ce texte à
saint Pierre, 473 et suiv.; privilèges de l'Orient dans l'ac-
complissement des mystères de l'ancienne loi, 478 et suiv.;
Jésus-Christ choisit Rome pour la capitale de son empire uni-
versel; motifs qui ont présidé à ce choix, 482 et suiv.; elle est
prédestinée de Dieu pour être la capitale du christianisme ; né-
cessité de son indépendance et de la possession d'un territoire
également indépendant , 485 et suiv.; VII, 3« 9, 320 ; pourquoi
saint Paul veut voir Rome, il, 428 et suiv.; Rome au temps du
grand schisme d*Occi«;ent et au temps moderne, Vil, 408, 409; ré-
ponse aux plaintes .njustes de TOrient contrôla papauté romaine;
Rome a toujours travaillé et travaille encore aux intérêts
matériels et spirituels des églises d'Orient, II, 495 et suiv.; réfu-
tation des objections de l'Occident contre le gouvern»^ment ponti-
fical, 500 et suiv.; caractère des romains modernes très-propre
à la mission confiée à l'Église, 604 et suiv.; réponse aux re-
proches contre Tadministration pontificale, 512 et suiv.; éloge
de l'administration civile des Étals du pape par M. de R;iynevai,
ÏV, 431, 437, 516 ; la civilisation matérielle et le j.n grès moderne
en vigueur dans les États du pape, 518 et suiv.; V, 195; Rome
après la bataille de Montana reste toujours le point de mire des
envahisseurs des États pontificaux, VI, 168.
Tableau de la désolation de Rome depuis l'usurpation pié-
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CCCLXXIY TABLE ANALYTIQUE.
moDtaise, VII, 506 et suiv.; fidélité de toutes les clas««sde la
société de Rome à Pie IX, leur souverain; zèle des Romains à
prier pour le pape, 513 et suiv.; Pie IX dénonce à la catholicité
les attentats des Piémontais contre les ordres religieux dans la
ville de Rome, YIII, 32, 33 ; importance de Tuniversité gr^o-
Tienne, 33, 34 ; attachement du peuple romain à Pie IX, VII, 512
et suiv.; ses sentiments religieux, VII. 514, 545; basilique de
Saint-Pierre; ses prérogatives, 457 et 158; la basilique de La-
tran est Téglise épiscopale du pape et remporte è ce titre sur
celle de Saint-Pierre, 557; Vatican [concile du). Voir Concile.
Le souverain pontificat attaché au siège épiscopal de la \ille
de Rome par un lien indissoluble, II, 509, 540; protestation
contre l'envahissement de Rome par les armes italiennes ; les
premiers et les plus puissants complices de cet attentat déjà
punis, VII, 40, 44; lettre pastorale portant publication de
Tencyclique du pape concernant l'invasion de Rome par le
gouvernement piémontais, VII, 36 et suiv.; le palais du Vatican
devient la prison de Pie IX depuis l'occupation de Rome par les
piémontais, VII, 508,540; Pie IX, dans Fencyclique du 24 no-
vembre 4873, montre par les faits la fausseté de Taffirmatioa
tant répétée que la soustraction de Rome n'a rien enlevé au
pontife romain dans l'exercice de son pouvoir spirituel, VIII, 34
et suiv.; Rome, patrie des arts, gardienne des chefs-d'œuvre de
l'antiquité, II, 544, 524 ; el!e ne connaît pas le paupérisme, 516;
appel à la générosité des fidèles pour la restauration de la
basilique de Saint-Alexandre à Rome, III, 65 et suiv.; discours
prononcé dans l'église de S^int-Ândré ddla Valié le 4 4 janvier
4870, jour de saint Hilaire, VI, 547.
Rome et Jérusalem. Cette dernière ville sera toujours pour les
chrétiens un incomparable souvenir; mais Rome seule est pour
eux une nécessité, III, 643 ; Jérusalem, c'est notre histoire ;
Rome, c'est notre vie :^déveIoppement de cette doctrine, 644 et
suiv.; Jérusalem est une grande relique; Rome, c'est le siège
vivant de la grâce du Christ, la tète animée de l'Église, le centre
doctrinal, IV, 54. Fotr Iulie, Papauté, Pie IX.
Ronland, ministre des cultes, 209. Trois lettres à ce ministre, con-
cernant l'affaire du mandement du 22 février 4864, IV, 471» 2M,
228; lettre au même à l'occasion de la circulaire du ministre de
l'intérieur concernant les associations chrétiennes de charité,
IV, 318 et suiv.
Royauté. Le roi trouvant sa joie dans l'exercice des droits suprê-
mes de Jésus-Christ, dans l'œuvre du salut des hommes, est le
modèle de la vraie royauté, V, 483, 484 ; le caractère sacerdotal
n'est pas incompatible avec l'exercice de la souveraineté ci\ile
légitimement acquise, III, 558 ; la royauté pontificale demeure le
type et Texemplaire de toute royauté et de toute politique chré-
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TABLE ANALYTIQUE. CG(CLXXV
tienne, IV, lS8 et saiv.; le plus bel attribut de la royauté, c'est
la miséricorde, V, 284.
Rnpert, abbé de Tordre de Saint-Benoit, II, 493 ; VU, 352. 11 ex-
plique ces paroles de saint Jean : Vous avez le diable pour père^
V, 44 ; il dit qu'après T Ascension de Jésus-Christ, la voix de Marie
fut pour les apôtres la voix du Saint-Esprit, III, 464, 463; que
tous tes hommes sans distinction sont les mendiants de Dieu, III,
647, 648.
Rntilins, poète, ancien préfet de l'empire romain. Ses préjugés
contre la religion chrétienne^ VI, 554 .
Rnaaie. Après avoir étouffé la Pologne, elle ne cesse de convoiter
Constantinople, VI; 242, 247; pourquoi le schisme est un mal si
radical ; résistance héroïque des catholiques ; les martyrs Josa-
phat, archevêque de Poloczk, et André Bobola, II, 259 et suiv.;
VI, 84, 82.
Sabbat. La loi du sabbat a Dieu lui-même pour auteur; son origine,
son observation par les juifs ; le dimanche lui est substitué depuis
Jésuii-Gbnst, III, 348 et suiv., 588 ; saint Paul déclare que le
sabbat n'est pas seulement commémoratif de faits historiques,
mais qu'il est surtout figuratif d'un dernier sabbat; développe-
ment de cette doctrine, III, 572 et suiv. Voir Dimanche.
Sabinns, grand-prêtre idolâtre, donne son nom à Savigny,qui, de-
venu la propriété des évéques de Poitiers, prend celui de Savi-
gny-l'Évêcau, II, 424.
Sacerdoce. Le caractère du prêtre s'inforine peu à peu dans l'âme
par de premières ébauches; enfin le prêtre apparaît sacrificateur
et sanctificateur comme Jésus*Cbrist, I, 284 ; l'épiscopat est
le complément du sacerdoce, 282; le deuxième concile de Nicée
exprime le rapport entre le sacerdoce et les livres saints, VII,
467 ; l'origine et l'objet du sacerdoce sont célestes, 377, 378 ;
les carrières séculières ne se rapportent par elles-mêmes qu'à
des intérêts matériels, le sacerdoce au contraire a pour mission
de faire remonter tout à Dieu, 47 et suiv.; deux pouvoirs
constituent le sacerdoce, l'un s'exerce sur le corps naturel de
Jésus-Christ et l'autre sur son corps mystique, VI, 373 ; le sa-
cerdoce chrétien est soutenu par une assistance continue et pa?
une présence journalière de Jésus-Christ en lui, IV, 687 ; V, 520,
524 ; pourquoi Dieu l'a-t-il confié aux hommes, et non aux anges,
IV, 17 et suiv.; il a le dépôtde la vérité qu'il doit garder surtout
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GGCLXXVI TABLE ANALYTIQim.
quand elle est attaquée, V, 373 et suiv.; à lui seul appartient ie
droit d'enseigner spirituellement tous les peuples, dans qa^que
pays et à quelque époque que ce soit, m, 498, 199 ; ?, 510; sa
puissance sur le démon, II, 309, 340; son rôle est de le com-
battre, et de proclamer en môme temps les droits de Dieo. 311 ;
son indépendance vis-à-vis les puissances de la terre iors:,iie
Dieu est en cause, lY, 329 et suiv.; le sacerdoce chrétien associé
aux épreuves et aux humiliations de Jésu-^-Christ , Vil, 39&;
comment Dieu prépare ses ministres sous la loi nouvelle, où
i'ordre héréditaire n'existe plus, signes de vocation, VIlï , 184 et
suiv.; l'ancienne société française donnait ses enfants à T^^ise
pour le sacerdoce, I, 505, 506; conduite opposée de la nouvelle
société, 307 et suiv.
Le corps sacerdotal est et sera toujours le corps le plu>? con-
servateur, le plus anti-révolutionnaire ;ses ménagements pratiques
envers les juridictions civiles, IV, 339; le caractère sacerdotal
n'est pas incompatible avec Texercice d'une royauté humaine
légitimement acquise, III, 558; le sacerdoce catholique eat la
première magistrature du monde par le sérieux de ses habitudes,
et par la supériorité des lois qu'il applique et qu'il interprète.
1, S05 ; un jour viendra auquel le sacerdoce que Ton a tant voulu
renfermer dans le sanctuaire, sera appelé sur tous les points, à
tous les degrés de réchelle sociale, I, 218 ; cplui-là est ante<:brist
qui nie ou déprime le sacerdoce chrétien, IV, 287, 588 ; ia secte
hérétique des Cathares enseigne qiie les prêtres qui ne sont pas
saints perdent le caractère du sacerdoce, I, 208 ; Luther reven-
dique la dignité du sacerdc)ce pour tous les chrétiens , ITf, 440;
comment on peut dire que tous les chrétiens par Ponction qui
leur est faite dans le baptême et dans la confirmation sont réel-
lement associés à la royauté et au sacerdoce de Jésus- Christ;
témoignages de saint Léon et de saint Ambroise, 140 et suiiv.;
la servitude devient le châtiment des nations au sein desquelles
la voie du sacerdoce ne se fait plus entendre, VII, 366, 367, 379.
380 ; le rôle des magistratures civiles diffère de celui du sacer-
doce^ IV, 342 et suiv.
Combien le clergé doit prendre garde à l'esprit novateur de
l'époque, V, 378, 379 ; la régularité de la vie sacerdotale a be-
soin d'être éprouvée par les misères de ce monde, IV, t68;
manque de zèle dans le sacerdoce, VI, 390; l'étude des langues
et des belles-lettres sans la piété, éteint l'apprit sacerdotal , VL
527 ; on cherche à le détruire , parce que c'est détruire rÈgiise.
V, 8 ; il en est de même des ordres religieux, 42 ; comment doit-
on expliquer ie surcroît d'hostilité, manifestée de nos jours.
contre le sacerdoce, VII, 263 et suiv., 366 et suiv.; tous les
peuples ont reconnu dans le sacerdoce une aptitude particulière
pour l'œuvre de l'éducation de la jeunesse, II, 435 : ce n'est pa«
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TABLE ANALYTIOUE. CCCI.XXVU
trop da prêtre, ni même du religieux pour entrelenir le Ten sacré
dans rame de l'enfanl et du jeune homme, 136 ; le soin des pau-
vres, des infirmes est une des atlributions inaliénables du sacer-
doce chrétien ; il a le pouvoir de s'adjoindre des auxiliaires, Y,
36i et suiv. Voir Clergé, Pi'étre, Solennité du cinquantième an-
niversaire d'une ordination sacerdotale. Voir Ângebault [Mgr],
évéque d'Angers, Donnet (Mgr), cardinal-archevêque de Bor-
deaux, Pie IX.
Sacerdoce de rancienne loi. Dès l'origine, Dieu lui réserve un
fonds sacré et inaliénable pour le service du culte et l'entretien
de ses ministres, V, 582 et suiv.
Sacrements. Us sont les canaux nécessaires de la grâce divine; c'est
par' eux que le sang de Jésus-Christ arrive jusqu'à no» âmes, I,
398; \j 438; en règle générale, les mérites de Jésus-Christ ne
coulent dans les âmes qu'en passant par les sacrements, IIÎ, 78 ;
la propriété du chrétien, c'est l'usage des sacrements qui accrois-
sent en nous l'être divin , tandis que l'homme extérieur se cor-
rompt, I, 266 ; ce que le monde entend par les derniers sacre-
ments; ce que les vrais chrétiens doivent entendre, V, 502, 503.
Sacrifice. Il est la condition du mérite et de la gloire. III, 649;
deux sortes de sacrifices : sacrifice de la prière » sacrifice de la
charité, IV, 381 ; analogies entre le sacrifice et l'aumône,
382.
Sacrifice encharistiqne. Chaque jour, par l'acte inCmi qui se
nomme ^acriGce, le prêtre acquitte la dette totale de la créature
envers son créateur. II, 49; offrir le sacrifice, c'est le premier
devoir et le pms noble emploi de l'évéque, Vï, 18, 49, 24; le
sacriGce est essentiellement un acte d'expiation, de réparation ,
etc., 49, 20; la puissance du sacrificateur est la même dans le
simple prêtre que dans les pontifes , V, 373 , 374. Voir Eucha-
ristie.
Sacrilège. Mandement ordonnant des prières expiatoires à l'occa-
sion d'un vol sacrilège commis dans la paroisse de Pompaire, I,
631, 632 ; la violation des droits temporels du pape et de tout ce
qui est consacré à la religion est un bacriiége, III, 544, 542, 556,
557.
Sagesse (les Filles de la). Fondation de leur congrégation par le
vénérable Louis de Monlfort et Mane-Louise-de-Jésus, II, 558 ,
.559; III^ 343; éloge des sœurs de la Sagesse de Larnay; leur
dévouen^ent dans l'éducation des sourdes-muettes et des aveugles,
fruits merveilleux de leurs pieux efforts, VK 238, 239.
Saillant (François-Ignace de Bagtion de), ëvêque de Poitiers. Sa
translation du siège de Tréguier sur celui de Poitiers par
Louis XIV ; il administre huit ans ce diocèse avant de recevoir
ses balles de Rome; détails historiques sur sa nomination, YIII,
436, 437.
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GCGLXXVIII TABLE ANALYTIQUE.
Saillant ^Pierre de), ancien vicaire général de Poitiers, évéqne de
Mende, VU, 533.
Sainctes (Claude de), évéque d*Ëvreux. Il demande à Noire-Dame
de Chartres l'aptitude de pouvoir apprendre la science tbéolo-
gique; ii eet exaucé; il devient* docteur de Navarre « évéque
d'Évreux, et il est député au concile de Trente, Vf, 540.
Saint-Aolaire (Martial Beaupoil de), évéque de Poitiers. U bâtit le
. séminaire de Saint-Charles, Y, 836 ; il confesse généreusemeat la
foi, refuse de prêter serment à la constitution civile da clergé, et
meurt en exil, 11, 559 ; Yl, 572 ; il laisse un volume d'Instructions
concernant les sujets des conférences ecclésiastiques, I^ 486.
Saint-Belin (Geoffroy de), évéque de Poitiers, II, 558 ; YIll, 241.
Saint -Gyran (l'abbé de), grand- vicaire de Poitiers. Il commence à
introduire le venin de ses erreurs dans cette ville. II, 558.
Saint-Gabriel (Frères de), directeurs de la maison des sourds-moets
à Poitiers, 111,332,343.
Sil^t'SanTenr (Sylvestre de Bragouse de). Napoléon I«r le nomme
à l'évéché de Poitiers, il administré le diocèse à titre de dél^é
du chapitre; détails sur son administration, YIII, 438 et suiv.
Saint-Snlpice (société de). Témoignages d'estime et de confiance
donnés à cette société par les pères du concile de La Rochelle,
II, 4 42, 4 43 ; par ré\ éque de Poitiers, II, 326 ; lY, 4 4 4 ; combien
la compagnie a été de tout temps dévote à Notre-Dame de
Chartres, II, 289; III, 489; il serait injuste de la rendre res-
ponsable des erreurs contenues dans le livre du Droit couiumier
de l'Église gallicane, U, 325, 326; réfutation d'un'livre concer-
nant les constitutions des carmélites de France , composé par
un membre de la société de Saint-Sulpioe, Yll, 606 et saiv. Voir
Olier.
Sainteté. C'est plus que la vertu humaine, que le devoir naturel,
c'est l'observation de la loi révélée , la vie de la foi et de la
grâce; erreurs de la philosophie moderne sur la sainteté, II,
366; l'Église ne proclame la sainteté qu'après avoir constaté
l'héroïsme dans la pratique des vertus théologales , cardinales et
morales, III, 669.
Saints. Homélie sur l'abrègement des épreuves par les prières
des saints (décembre 4874), YII, 340 et suiv. ; homélie prononcée
en la fête de tous les saints sur Turgence du secours divin
imploré par les prières publiques , YIII , 8 et suiv. ; homélie
prononcée le jour de la Toussaint sur l'identificatioo de Jésus-
Christ et des élus dans le mystère de la prédestination étemelle,
YIII, 222 et suiv. ; la création préparatif du grand ouvrage dont
la gloire des saints devait être le dernier accomplissement, 225 ;
grandeur de leur bonheur dans le ciel ; leur nature restera elle-
même , avec ses énergies propres et ses facultés natives , V ,
447, 448.
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TABLE ANALYTIQUE. GCCLXXn
Au pape seul • appartient le droit de proclamer les saints dans
rÉglise, V, 471 et suiv.; VI, 75, 76; Jésus-Christ continue dans
son Église, par la doctrine et la vie des saints, ce qu'il a fait par
lui-même, par sa doctrine et sa vie, III, ^8 : augmentation pro-
gressive de la gloire des saints dans le ciel, correspondant à leur
influence prolongée sur la terre, IV, 36, 37; les œuvres satis-
factoires surabondantes pour payer leurs flottes font partie du
trésor des indulgences, I, 273; Ilî, 73 et suiv.; exposition de la
doctrine de la communion des saints, S 4 et suiv. ; si les saints
n'apparaissent pas fortuitement sur la terre, ce n'est pas non plus
le hasard, mais la volonté de Dieu qui détermine Tépoque de leur
glorîGcation, 141 ; les saints nouvellement canonisés sont mus à
prier davantage pour nous; la canonisation est une récompense
de leurs travaux, V, 474, 475.
Du culte religieux et public rendu aux saints, VU, 388; il
est pour eux la première résurrection dont parie Tapocalypse ,
388, 389; être saint, c'est avant tout être séparé, 391 ; la puis-
sance départie aux saints se rapporte surtout aux vertus dans
lesquelles chacun d'eux a excellé, 401 ; ils ne font qu'un avec
Notre-Seigneur Jésus-Christ ; ils en sont l'image en ce monde ;
lis auront son royaume en l'autre, VIII, 222 ; tout est fait pour
eux ; mais ils sont faits pour Dieu vers qui tout tend comme à
son dernier terme; leur rôle est d'élever jusqu'à lui tout le
reste de la création, 223; ils sont cohéritiers et membres de
Jésus-Christ, 225 et suiv.; noblesse de ce double titre, 228;
influence d'un saint sur toute une époque, III, 678; les saints
sont la fleur de la terre, la fleur de l'humanité, IV, 52 ; un saint
remet une vérité en crédit, la venge, etc., 111, 679; le royaume
de France, fondé et agrandi par le culte des saints, durera
autant que ses fondements resteront posés sur ce culte, II, 577 ;
condamnation des erreurs de Jean Reynaud sur l'état des élus
dans le ciel, par le concile provincial de Périgueux, III, 232 et
suiv. Voir Canonisation, Saints.
Saint-Siège. Voir Papauté, Pouvoir temporel, Rome.
Saisaet. Il dit que, parmi les docteurs du christianisme, saint Au-
?u^tin est de tous le plus philosophe, II, 388.
Saivet [Prédéric)^ évêque de Monde. Allocution prononcée à la
suite de sa consécration épiscopaie, dans l'église cathédrale de
Poitiers, VII, 528 et suiv.
Sales (Grimoard de), évêque de Poitiers, frère de saint Géraud de
Sales, membre de la noble famille qui devait plus tard donner
?aint François de Sales, II, 554.
Salisbary, Sarisberi (Jean de), évêque de Chartres, VI, 274, 276.
Il loue la franchise des Poitevins, 267.
Salles d'Asile. Bénédiction de la salle d'asile du faubourg de la
Cueille-Blirebalaise à Poitiers; allocution, I, 514; règles de
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GGGLXXX TABLE ANALYTIQUE.
prudence tracées par le concile de Bordeaux pour la conserva-
tion de la foi et des mœurs des enfants ainsi rapprochés, 548;
les exercices mimiques trop fréquents peuvent être nuisibles aui
enfants, émousser La «vraie sensibilité de l'âme, 549.
Saint. Le salut n'est pas Tœuvre du hasard ; il procède de la grâce
^conférée librement et de notre concours donné librement, ni.
464 , 465 ; dans l'ordre du salut chacun fait pour soi, les omis-
sions et les négligences d'autrui ne nous dispensent pas de nos
devoirs, I, 44 ; la science du salut est la seule nécessaire, ia
seule qui complète toute autre science, VI» 509 ; ce qu'il faut
penser du salut de ceux qui vivent hors de TÊglise catholique,
II, 407 et suiv.; la plus haute dignité^ et le plus nnble emploi
sur la terre, c'est d'élre voué par état au salut des âmes, I,
508.
Salvert, diocèse de Poiliers. Consécration r!e l'église des sœur-: de
Sainte-Phi lomène , allocution, V, 594 et suiv.
Samedi (abstinence). Voir Abstinence.
Samoyault (P.), vicaire général de Poitiers, VI, 289, )90. Letlre
au clergé donnant communication d'un bref du pape en réponse
aux adresses envoyées par les prêtres du diocèse, durant la teoue
du concile du Vatican, 587 et suiv.
Santini (Louis), chanoine régulier de Lalran. Il préside à l'instal-
lation des religieux de son ordre à Beauchéne, VU, 454,
452.
Satan. Le dogme de sa tan ne peut pas être nié sans donner un
démenti à Dieu et rendre inexplicable la méchanceté de rbomme,
V, 444; ravages qu'il cause dans une âme où il rentre après en
avoir été chassé, 445 et suiv.; ruines qVil fait dans le monde,
dans les sociétés, etc. ; sa haine contre la matière ::urnaturalisée
par rincarnation du Verbe, et par les sacemenls dont elle est
un élément constitutif, IV, 490, 494; il est le père du natura-
lisme, il refusa de se prosterner devant une nature inférieure à la
sienne, se retranchant dans le droit et l'exigence de l'ordre natu-
rel, V, 43, 44, 466; VIII, 59; ce ne fut pas le Dieu du ciel quii
refusa d'adorer, mais le Dieu incarné : développement de cette
doctrine d'après les Pères et les théologiens, 41 el suiv.; saint
Augustin explique ces paroles de saint Jean : Et ligavit ram per
mille annos (Apec, xx, 2), et montre pourquoi le démon n'est
jamais lié d*une manière absolue pendant la vie de TÉglise mili-
tante, et pourquoi il sera délié pour un temps à la fin du monde,
IV, 591, 592; exposition des verseta 24-27 du onzième chapitre
de saint Luc : Cum immundus spiritus exierit de homine, etc., V,
443 et suiv. ; explication de la seconde tentation de Jésus-Cbri$t
dans le désert, III, 599 et suiv. ; Notre-Seigneur nous enseigne
par son exemple comment nous devons nous conduire envers ce
tentateur des hommes, VIII, 24; pouvoir des exorcistes sur le»
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TABLE ANALYUQUE. GGGLXXXI
démons, II, 310^ 31 1 ; saint Martin modèle de renoncement à Tes-
prit et aux œuvres de satan, IH, 983 ; le concile d'Alexandrie
condamne les origënistes qui enseignaient la réhabilitation des
démons, III, 232; doctrine de TÉglise sur réterni té des peines
des démons, exposée par le concile de PVigueux , 230 et suiv. ;
les philosophes naturalistes de nos jours se font les panégyristes
de satan, H, 406.
Satisfactions. C'est une monnaie qui ne vaut que pour acquitter,
Ili, 72; le pécheur réconcilié doit encore à la justice divine
d'ampfes satisfactions exigibles dans ce inonde ou dans Tautre,
I, 272 ; les œuvres satisfactoires des âmes en état de grâce, ap-
pelées des œuvres rédemptrices, III, 84 ; nature de ces œuvres
expiatoires, 82 et suiv.; satisfactions de Jésus-Christ, de Marie et
des Saints. Voir Indulgence, Œuvres satisfactoires.
Saossay (André du). Il constate que la splendeur de la nation
française a été toujours amoindrie quand le culte des saints s'est
ralenti, IlI, 303.
Sauterelles. Dieu s'en est servi dans l'ancien Testament pour
châtier son peuple , V, 563 ; rAfrique alteinle du même fléau
avant I) christianisme, 564 ; ravages causés de nos jours en
Algérie par les sauterelles, 565, 566 ; application aux fausses
doctrines de notre époque de ce que dit saint Jean de Tinvasion
d'une nature particulière de sauterelles à la fm du monde, 568,
569.
Sauveur. Homélie prêchée le jour de Noël^ sur Tunique et véri-
table Sauveur, I, 451 et suiv.; combien le monde avait besoin
* d'un Sauveur; état du genre humain avant sa naissance, 452.
Foir Jésus -Christ.
Sayigny-rËTêcan. Ancienne maison de campagne des évèques
de Poitiers, donnée aux pontifes de la religion chrétienne, en
vertu des décrets des empereurs, I!, 424.
Savin (saint), moine de Ligugé, If, 74 .
SaTinien (saint), apôtre de Sens, IV, 8i .
Scandale. Ce qu'on doit entendre par la nécessité du scandale
dont parle Jésus-Christ; nécessité de fait et non de droit, Y,
223 ; de toutes les épreuves qu'il plait à Dieu d'envoyer à son
Ëfirlise, il n'en est pas de piusamère que le scandale deâ prêtres,
IV, 269.
Schisme. La plus terrible accusation contre le schisme, eo sont les
supplices atroces que ses ministres ont fait subir aux prêtres de
Jésus-Christ, II, 259', 264. Voir Russie.
Science. Combien elle est inutile si elle n'e.<t pas jointe à Tétude
de la religion chrétienne, VI, 527 ; il ne peut y avoir de contra-
diction entre \és vérités révélées et les données de la science. Vil,
246, 247; pour donner plus d'éclat et d'autorité aux études
sacrées, la province de Bordeaux rétablit les épreuves des
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•GCCLXXXII TABLE ANALYTIQ1HC.
vieilles écoles théologiques, il, 447; quel usage saioi Thomas
d'Aquin faisait des sciences pro&nes, VIII, 403; quelle est la
part du surnaturel dans la science, YI, 234.
ScoUstiqne. La canonisation de saint Bonaventure est devenue
en quelque sorte, dans la boucbe des papeê, la canonisation de
la scolastique, YIII, 463.
Secte. L'esprit de secte e>t éminemment opiniâtre ; les défenseurs
de la vérité doivent le combattre sans cesse ; exemple de saint
I Augustin contre les Donatistei, VIll, 83, 84.
Séoulariiatioii. Le principe de la sécularisation étant admis san»
réserve, la conformité des lois et des institutions à la doctrine
évangélique sera altérée en fait, V, SOO; les naturalistes veulent
séculariser l'enseignement de l'État , 47; les gouvernements se
déclarent sécularisés, IV, t,
Segora. Station romaine dans le Poitou, VL 34 4 .
Segretaiii(Pierre-Tbéophile), architecte des Deux-Sèvres. Son éloge,
ses soins à 'former, à développer le talent des ouvriers intelli>
gents; il construit Téglise de Saint-Hilaire de Niort, VI, 497 et
suiv.; celle de Saint-André, VIll, 24 4.
Ségnr (Mgr de]. Lettre de félicitation à ce prélat sur les résultats
importants obtenus par l'association de Saint-Francoîs-de<Sales%
dont il est président, IV, 442, 443; services rendus par loi au
diocèse de Poitiers, VII, 44 4 .
Sem et Japhet. Destinée de leurs descendants dans le monde ; la
race sémitique inaugure la première le véritable culte, et voit
8» pnxinire au milieu d'elle de grands évëoements sor lesquels
est fondée la religion ; celle de Japhet devait posséder le siéy
principal de l'Église dans la nouvelle alliance, II, 479, 480; Sem
a été d'abord à la tète du monde, et soumis enwite par les ar-
mes de Japhet ; Rome devient le centre du monde politique, et
bientôt après le centre de TÉglise, 493 ; la postérité de Sem a tou-
jours été avare de ses avantages ; Rome, la descendante de Japhet,
n'a pas ce caractère, elle est catholique, 496 ; le. caractère des
descendants de Seth ei de Sem était de s'occuper du culte du Sei-
gneur; ils laissaient la postérité de Gain s'occuper des inveolions :
ainsi fait l'Église, elle abandonne les inventions aux enfants da
monde, sans les blâmer toutefois, n'adoptant pour elle que celles
qui sont bonnes, 522, 523.
SèminairM. Lettre pastorale concernant l'œuvre des séminaires,
I, 504 et suiv.; aucun des enfants de l'Église, comme membre de
la société chrétienne, ne doit refuser de concourir à rentretien
des séminaires, 510 ; combien sont utiles au recrutement et à
l'entretien des séminaires les quètee annuelles, V, 538, 539; les
conciles particuliers ont enrichi nos Églises d'utiles institations,
décrétées par le concile de Trente, à la tète desquelles il fiiot
placer les séminaires, I, 244 ; VI, 544 ; supériorité pratique do
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TABLE ANALYTIQUE. GGCLXXUll
cours de philosophie dans les séminaires sur les écoles séculières,
JII, 282; œuvres diverses qui exigent l'augmentation du nombre
des prêtres, I, 503 , 504 ; la noblesse et la bourgeoisie doivent '
contribuer à l'iBuvre des séminaires, soit en donnant leurs en-
fants, soit en fournissant les moyens d'entretien, 505 et suiv.;
obligation pour les élèves de s'adonner à Tacquisition de la vertu
et de la science ; regrets pour l'avenir de n'avoir pas utilisé les
années du séminaire, témoignage de Bossuet, II, 482 el suiv.;
séminaire français à Rome, sa fondation, fruits qu'il est appelé
à produire, lY, 32. Séminaires de Poitiers : voir Poitiers.
SensualiSBie. Image vtaie et. saisissante sous laquelle les livres
saints nous décrivent la guerre que Dieu a déclarée au sensua-
lisme, I, 237.
Sepher. La vingtième station des enfants d'Israël fut la station de
Sepher, qui signifie le son de la trompette, le signe du combat,
VI, 477.
Service hinébre. AllocuUon prononcée dans la conférence ecclé-
siastique supérieure de la ville épiscopale, au sujet d'un service
funèbre célébré précédemment dans l'église de Sainte-Radegonde,
IV, 333 et suiv.
Seiritenrs. Ils sont tenus' à remplir leurs devoirs selon l'esprit de
Ja perfection chrétienne; à servir avec foi, amour et fidélité, etc.,
I, 294 et suiv.
Sèse (Casimir de)^ président de la cour de Poitiers,. III, 334.
SiJboiir (Mgr), archevêque de Paris, II, 289; IV, 474. Il publie un
mandement explicatif d'un décret du conçue de Paris concernant
l'intervention du cierge dans la politique ; ses démêlés avec l'é-
véque de Chartres au si^et de ce mandement, U» 324, 322, 323 ;
sa mort, 594; m, 14.
Sioard d'abbé). Son dévouement pour l'œuvre des sourds-muets,
III, 343.
Sièele. Notre siècle dépeint dans ce passage des livres saints :
Unut œdifUians^ et uniu destruens.... umu oraiw, et «nus nudedi-
cetu (Eccii. XXXIV, 28, 29) ; développement de ce texte sacré appli-
qué aux hommes de notre temps, VII, 58 et suiv.; ils ne veulent
pas dtt salut qui nous viendrait de Jéeos , ils préfèrent périr
plutôt que de devoir leur salut à Dieu , 73 ; notre génération
déclare que son mérite, c'est d'avoir créé cette pondération de
toutes choses qui assure la stabilité des pouvoirs, 75, 76 ; il y a
dans notre siècle une élite d'hommes qui ont mis leur espoir en
Dieu, et regardant le christianisme comme le seul remède à nos
maux, 77, 78. Vdr Société.
Siéga ApattolHlM. Voir Rome.
Signet, ils ont reçu une singulière glori6cation dans l'ordre sur-
naturel; le signe doit intervenir dans la confection dessacre-
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GGCLXXXIV TABLE ANALrriQUK.
meots; il est Torgane de la prédication pour les sourds^muets,
III, 344.
Silence. La théorie du silence à l'égard des partisans des mau-
vaises doctrines n'a pour elle ni Tautorité, ni l'exemple de i'Ëglise,
V,5Î.
Sillé (Rubert de), époux de la ^baronne Jeanne-Marie de Maillé. Il
est b'essé et fait prisonnier à la bataille de Poitiers, VII, 394.
Simon [Jules). Réfutations de ses erreurs sur la foi, la révélation,
la grâce, contenues dans son livre du Devoir, II, 375 et Stti%.;
dans «ton livre de 2a Religion naturelk^ III. <6S. 179, 480, 945 et
auiv., 237, 285 ; et dans celui de la Liberté de eonscienee condamné
par un décret de la congrégation dé l'Index, 246 (note).
Sixte IV, pape, ÏV, 551; VII, 423.
Sixte-Quint, pape, TI, 434 ; V, 580.
Soare, Fax Paolo (Pierre), auteur d'une histoire falsifiée du con-
cile de Trente, VI, 436.
Sodalisme. II est la conséquence ultérieure du naturalisme, VII,
496; en dehors du christianisme et de [a charité qu'il prêche,
on court de mille manières à l'abîme du socialisme, II, 96; la
crise socialiste de nos temps a prouvé que le christianisme est
le rempart de la famille et de la propriété. 468, 469 ; en voulant
échapper à la théocratie imaginaire de l'Église, on tombe dans le
socialisme, ou le règne do peuple, ni, 546; l'inégalité des
hommes sur la terre est inévitable; la distance entre le pauvre
et le riche existera toujours, I, 44 et suiv.; doctrine de l'Églire
sur la propriété; sa conduite pratique ; le pouvoir civil demande
son secours, 326 et suiv.; par la proclamation du dogme de
rimmacuiée Conception le saint-si^e a répudié le socialisme;
exposition des preuves de cette assertion. II, 226 et suiv.; par le
mépris des prérogdti\e3 de l'Église et la confiscation sacriMge de
ses propriétés, les gouvernements préparent la sanction Jogique
du socialisme et de ses suites, II, 4 59, 350 et suiv. Voir Pro-
priété, Révolution.
Société. Les devoirs des sociétés envers Dieu sont spéciaîemeot
exposés dans plusieurs homélies du septième volume, 48 et saiv.,
74 et suiv., 285 et suiv., 309 et suiv.; instruction pastorale sur
les malheurs de la France^ 94 et suiv.; entretiens avec le clergé,
257 et suiv.; passages des instructions pastorales de MgrFa\et,
évéque d'Orléans, sur les vrais principes toochant les devoirs de
la société publique envers Dieu, VIII, 84 et suiv.; affaiblissement
de la notion de Dieu dans la société, 207 ; dire que Jésu^brist
est le Dieu des individus, et n'est pas le Dieu des sociétés, c'est
dire qu'il n'est pas Dieu, VI, 434; la société sans Christ, l'État
sans Dieu, VII, 260 ; en créant les nations et en tes aoufsetlant It
des rois. Dieu n'a pas renoncé à ses droits sur les sociétés, VIU
537 et suiv.; il faut que tout genou fléchisse devant le Christ,
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T.\BLK ANALYTIQUE. GGGLXXXV
aussi bien les sociétés et les hommes publics que les particuliers,
Vin, 61 ; devoirs de la société sur ce point ;. combien la société
moderne y est inûdèle, 83 etsuiv.; l'impiété sociale sous quelque
nom qu'elle se désigne est le grand crime de notre époque, VII,
i etsuiv., 400 etsuiv., 615; conséquences de l'union déifique dans
toute la race humaine sous le rapport social, IV, 170 et suiv.;
Jéàus-Christ a enrichi le monde social et politique de biens meil-
leurs que ceux que possédaient les sociétés païennes, 588.
La loi de toute société humaine, c'est la religion, c'est Dieu ;
de nos jours les pouvoirs publics ont divorcé avec Dieu, 1, 84 et
suiv.; ce divorce donné par saint Paul comme un signe précur-
seur de l'antechrist, III, 527 ; VI, 573 ; il rend de plus en plus
impossible le concours des hommes de bien, 572 ; la loi moderne
ignore Dieu, elle sera à son tour ignorée de Dieu, V, 176 et suiv.;
maux qui résultent de la révolte ouverte de la société contre
Dieu, VI, 208 et suiv.; VII, 181; nécessité pour la société de
revenir à Dieu sincèrement, pratiquement, entièrement, seul
moyen de moraliser les peuples, I, 154 et suiv.; sort du prison-
nier rendu à la liberté, au milieu de la société sans religion,
447 et suiv.; ce qui caractérise notre époque, c'est que le monde
a été séparé par une opposition plus tranchée qu^à d'autres
temps en deux partis, celui de Dieu et celui de l'homme^ I, 97 et
suiv.; pour éviter cet entraînement il ne faut plus se contenter
cFexpédients, il faut en revenir aux principes, établir la société
sur Dieu, combattre partout la substitution sacrilège de l'homme
à Dieu, 102 et suiv.; influence du prêtre pour la transformation
de la société; c'est dans le détail qu'il faut régénérer les
hommes ; la société est un miroir qui réfléchit l'esprit des parti-
culiers, des maisons, des cités ; en replaçant Jésus-Christ dans
les cœurs, Tordre social ne restera pas athée, 116, 117.
Les lois qui obligent l'homme comme créature de Dieu et
<ïomme être social sont méprisées et foulées aux pieds, II, 83 ;
si les malheurs succèdent aux malheurs, c'est que ceux qui sont
préposés à la société afln de l'éclairer, les privilégiés de la
fortune, du savoir et de la naissance se sont constitués en grand
nombre en révolte contre Dieu, 84 et suiv.; l'esprit chrétien
étant chassé du pouvoir, des institutions et des lois, 1ô sort des
nations est sans cesse compromis, III, 281, 282, 294^ 295; dire
que l'État doit être laïque pour n'être pas théocratique, c'est re-
fuser à Dieu la créance qui lui est due pour la donner à ses en-
nemis, 514 et suiv.; VIII, 84; ce que deviendrait une nation qui
cesserait d'être entièrement chrétienne, le despotisme y régne-
rait avec le servilisme, lil, 656 ; car tout ce qui affaiblit la religion
jie tarde pas à affaiblir la société, II, 596.
Portrait de notre siècle; il y a des individus chrétiens, mais
il n'y a plus de société chrétienne, on ne veut [ilus du règne de
TOME vin. 25*
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CCCLXXXYI TABLE ANALYTIQUE.
Dieu; la défaillance est partout, Y, 4, 5; VI, 609, 576, 577;
mais en rejetant le joug légitime et glorieux de Dieu, les sociétés
deviennent la proie de toutes les amLilion<t, V, 51 ; leur éloi-
gnement de Dieu les entraîne dans Taveuglement et dans toutes
sortes do calamités, VII, 48; exemple de la France; les mal-
heurs Tont laissée tout entière aux idé:^s révolutionnaireï^, 63
et suiv.; il est même des hommes qui préféreraient la ruine à
rintervention de Dieu pour ne pas lui devoir l'amour et la re-
connaissance , 74 ; impuissance de la prière à «sauver une natioD
ainsi résolue à se passer de Dieu, VIII, 98, 29; la loi de la nou-
velle alliance étant une loi d'humilité, il faut que toute nation qui
ne veut pas de maître soit punie par la révolution, 48 et suiv.;
les théologiens enseignent que les sociétés sont tenues, en tant que
sociétés, de chercher la vérité et de s'y conformer sous peine
d'un châtiment divin, II, 514; V, 475 et suiv.
Rapports de l'Église avec la société; erreurs des chrétiens qui
voudraient émanciper les sociétés des lois de TÉglise, V, 471, 473 ;
entretien avec le clergé sur Tétat actuel désintérêts de la société
et de l'Église, VI, Î08 et suiv.; l'accord parfait du sacerdoce et de
l'empire est le droit commun et l'état normal des sociétés chré-
tiennes, II, 3S ; en dehors de la tradition de PÉglise, il ne reste
aux sociétés humaines ni doctrine précise, ni moralité définie,
ni but déterminé, V, 383 ; le principal rapport de l'Église a\ec
la société, c'est celui d'une mère avec ses enfants, I, 439 et suiv.;
l'Église est une société spirituelle chargée de procurer le bien de
la société temporelle qui lui est nécessaire et sur laquelle èUe
exerce son action, elle a été toujours fidèle à sa mission, 905 et
suiv.; elle n'a jamais cessé de faire respecter le pouvoir civil;
celui-ci ne peut donc avoir rien contre elle, 472; cependant il
rejette la direction doctrinale de TÉglise, V, 484 ; ce que devient
une société qui se pose politiquement en dehors de Jésus-Christ
et de son Église, VII, 290.
Il est impossible que l'Église ne se mêle pas de politique, rai-
sons de son immixtion dans les questions sociales, IV, 244 et
suiv.; d'ailleurs les gouvernements, quels qu'ils soient, s'affermis-
sent au lieu de s*ébranler en s'appuyant sur l'Église, 249 ; la
société est toujours forcée d'en revenir à l'Église, V, 304; l'É-
glise est cette ville d'Abéla, reconnue pour dire toujours la vérité
dans Israël; la société repousse aujourd'hui son arbitrage, 304 et
suiv.; l'Église est ici-bas la personnification de la sagesse âer-
nelle; sa conviction est arrêtée sur la valeur de certains axiomes
des sociétés modernes ; sa conduite à cet égard, IV, 428 et ?uiv.
La cité du monde cherche les biens temporels, la cité de
Dieu cherche les biens futurs, V, 322 et suiv.; peinture des vices
qui régnaient dans les sociétés païennes, traoée dans les livres
saints ; les menaces des prophètes aux peuples anciens ne sont
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TABLE ANALYTIQinS. CGGLXUVIl
pas saDS application aux peuples modernes, 330 et suiv.; TÉvan-
gile nous a donné les meilleurs principes sociaux, autrement il
ne serait pas divin, IV, 588; saint Paul enseigne que les œu\res
sociales de zèle et de charilé doivent être faites par des hommes
de foi, raison de cette doctrine, VII, 414 et suiv.; dans l'allocu-
tion pontificale du 48 mars 4871, Pio IX proclame des règles de
la vie privée et de la vie publique; des règles de morniité
sociale et politique^ IV, 498 et suiv.; l'esprit chrétien n'existe
plus dans les sociétés mbdcrries, 111, 498 et suiv.; la diminution
des vérités est un grand malheur pour les sociétés, 259 ; la
société d*autrefoi8 et la société d'aujourd'hui sous le rapport de
la vie chrétienne, 629, 630 ; la paix matérielle nécessaire pour
l'organisation chrétienne des sociétés, témoignage de saint
Augastin, V, Ztt et suiv.; la religion fans mélange est le meiih'ur
moyen de sauver les sociétés, 111, 260.
Le concile de Trente veut faire des lois pour Tinlérét public
des nations, les politiques du temps s'y opposent, VI, 570 ; le
concile du Vatican ne peut demeurer étran«.'er à ce qui est le
crime capital de ce siècle, la prétention de soustraire la société
publique à ta loi de Dieu, VI, 433 ; Vil, 3 et suiv.; il posera les
principes essentiels qui doivent servir de base aux relations régu«-
lières de la société humaine avec TËglise divineminl fondée par
Jésus-Christ; VI, 433, 434; VII, 8, 9.
La société moderpe envahie par le naturalisme; cet envahis-
sement a été jusqu'à faire mettre en doute s*ii fallait ou non
conserver la religion dans la société, 1, 40, 44 ; le naturalisme
demande sans cesse des concessions, l'Église ne s'y prête qu'au-
tant qu'elle le juge plus utile à la société chrétienne, 111, 359,
527 ; il affaiblit le christianisme, il contrôle K^s enseignements de
l'Ëgiise adressés aux sociétés, 294, 295; il a pénétré dans les
familles, dans toutes les conditions, 689. 630 ; différentes sortes
de naturalisme, le plus mitigé est encore un poison pour les peu-
ples, V, 46; mais le naturalisme qui compte un plus grand
nombre de partisans, c'est celui qui assure un certain ordre so-
cial en sacrifiant les droits de Dieu, 54'; la société contempo-
raine est un exemple de £a qu'est le spiritualisme en dehors de
l'Évangile; maux qui s'y rencontrent, 464 ; l'erreur naturaliste
aspire à devenir la loi des États, le principe modérateur du monde,
et refuse à Jésus-Christ^ en le reconnaissant même pour Dieu, le
droit de s'ingérer dans la vie civile des peuples, V, 470 et suiv.;
le journalisme impie proclame la sécularisation absolue des lois,
comme le principe de la société émancipée de Diiu et de l'Église,
172 et suiv.; réfutation de cette fausse doctrine, 475 et suiv.; le
naturalisme estab<turde; mais pour le cbasserdes esprits, il faut le
mettre hors des institutions, VII, 402; tableau de Tétat social
actuel ; mœurs politiques, habitudes de vie et de langage ; le
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CCCLXXXVIII TABLE ANAL\TIQUE.
sensudiisme pratique domine parlour, V, 464, 462; la 9ocié4<$
moderne compar(^e à la femme courbée de TËvangile, VI, 138 ei
suiv.; elle est devenue depuis soixante ans une fiabel où rèsTie
la plus étrange confusion des langues, I, 621, 693; application à
la société actuelle de Thistoire d'Hulophcrne, rois à mort par
Judith; Béthutie est le peuple chrétien, Nabuchodonosor le génie
révolutionnaire, V, 404 et suiv.
Société de Saint-Yincent-de-Paul. Discours aux membres de la
conférence de Saint-Vincent~de-Pdul pour la clôture de la re-
traite des vieillards, 1, 467 et suiv.; aHocution à la léunion géné-
rale de la conférence à Poitiers, 195 et suiv.; discours prononcé
â la séance générale des conférences à Poitiers, I. 6tS et suiv.;
discours à la séance générale des conférences à Poitiers pour la
formation d*un vestiaire pour la société, il, 486 et suiv.; ailo-
cution à la séance d'installation du Conseil ceatral de la société,
245 et suiv.; homélie prononcée en présence des conférences de
la circon:«cription centrale de Poitiers, ÎII, 408 et suiv.; lettre au
ministre des cultes à l'occasion d'une circulaire du ministre de
l'intérieur concernant la suppression de la société de Saint-
Vincent-de-Paui, IV, 348 et suiv.; deux lettres adressées à M. de
Pf^rsigny sur le môme sujet, 508, 520; affaire de la conférence de
Lusignan. Voir Lusignan.
Société des Antiquaires de TOuest. Voir Antiquaires.
Sociétés secrètes. Condamnation des sociétés secrètes, V, 586,587;
Pie IX recommande aux évoques de rappeler aux Odëles les
condamnations dont ces sociétés ont été frappées par le saint-
siége. Mil, 40; elles sont les sources premières des attaques
actuelles contre l'Église; elles sont déclarées détestables et abo-
minables dans l'adresse du clergé de Poitiers au pape, YII, 52 ;
le second empire les reconnaît officiellement, IV, 322» 323.
Sœurs. Elles sont les coadjutrices du clergé dans l'instruction et
l'éducation des enfants; importance et mérite de cette fonction,
V, 364 et suiv.; leur rôle auprès des infirmes, sur les champs
de bataille comme dans les hôpitaux, 367 et suiv.; origine des
congrégations de vierges consacrées au service des malades;
combien leur joie est grande à la vne de l'établissement du culte
de sainte Germaine Cousin, II, 422 suiv.; zèle et dévouement
des sœurs pour le salut des âmes; elles sont un sacerdoce
pour l'Église et une milice pour l'État, 423 et suiv. Voir
Larnay, La Puye, Salle d'asile, Torfou.
Soldat. Homélie prononcée en la solennité de saint Maurice, patron
de la garnison militaire de Poitiers, IV, 40 et suiv.; un régiJieot
est une famille, 43 ; courage du soldat français et chréUen, 4 4, 45 ;
différentes sortes de courage ; quel est le plus noble et le plos
grand, 44^ 45, 49 ; le soldat peut vivre en chrétien s'il le veut,
et s'il n'est pas tel, la faute est à sa volonté et non à son état,
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TABLE ANALYTIQUE. CCGLXXXIl
40; alliance élroîle entre le prêtre et le soldat, 41; le âoldat
français est chrétien pendant la paix et pendant la guerre, 12 ;
quelle doit élre la conduite d'un soldat dans une guerre tnani-
festement injuste, III, 403, 404.
Soline (sainte), vierge, née dans le Poitou, martyrisée à Chartres.
Son nom devieut le premier lien entre les deux Églises de Char-
tres et de Poitiers, I, lOt).
Solitude Avantages de la solitude pour l'étude ; les saints docteurs
Tout recherchée, II, 423.
Sonia (le général de). Il commande les zouaves pontificaux ou vo-
lontaires de rOuest dans la journée de Loigny, Yl.I, 326 et suiv.; il
est blessé et ampuié, 330 et suiv.
Sorbonne de Paria. Elle obligeait ses docteurs, sous la foi du
serment, à professer la doctrine de l'immaculée conception de
Marie, II, 175,211.
Soto (Dominique), dominicain. Il énumère les conditions indispen-
sables pour la licéiléde la sécularisation de certaines principautés
ecclésiastiques, IV, 441.
SouiDrances. Nos souffrances ont été surnaturaiisées par la passion
de Jésus-Christ, V, 446, 147.
Sonlechat (Deni^), fratricelle, IV, 434, 435.
Sourdis (François de], cardinal, archevêque de Bordeaux, poitevin.
Il préside le concile provincial de 4624, VI, 147, 389.
Sonrds-mnets. Discours en faveur de l'œuvre des sourds-muets,
m, 330 ; misères morales et physiques des sourds-muets, 334 ;
le nombre de ces infortunés est grand dans le diocèse de Poitiers ;
asile ouvert aux filles, 332 et suiv.; ils n'ont pas en eux-mêmes
une connaissance suffisamment développée des vérités religieuses
et morales, 334, 335; leur existence sur la terre est un mystère
dont Dieu s'est déclaré lui-même l'auteur dans les livres saints,
etc.» 336, 337; l'histoire de l'Hveugle-né de l'Évangile nous
apprend que la manifestation de la gloire de Dieu peut être
intéressée à cette infirmité, 358; la vue d'un sourd-muet doit
nous porter à une grande reconnaissance envers Dieu, 339, 340 ;
on ne trouve aucune trace de l'éducation des sourds-muets chez
les gentils, ni même chez le peuple de Dieu, 340, 341 ; ce bien-
fait était réservée la loi de grâce, à la charité chrétienne; pre-
miers fondateurs decetteœuvre, 344 et suiv.
Sourdes* muettes. Discours prononcé à la suite de la consécration
de i'église de la maison des sourdes-muettes et des jeunes
aveugles de Larnay, VI, 234 et suiv.
Souverainoté humaine. Dieu l'honore en Tadmetlant à fournir à
son Église les conditions normales de son développement et de
son action ici-bas, IV, 48; le principe de toute souveraineté
réside essentiellement en Dieu, et non dans le peuple selon les
maximes modernes, VIII, 87. Voir Royauté.
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GCCXG TABLE ANALYTIQUE.
Soyer (Franchis), ëvéque de Luçon, précédemment vicaire gëoéral
de Poitiers,!, 292; 11,543.
Spectacles. Les spectacles du théâtre excitent ieâ passions du
peuple; les spectacles des offices religieux et des magnificences
de la nature portent le calme dans Tâme, 111, 584.
Spinola (le B. Charles), jésuite. Homélie prononcée dans relise
du Jé.sus à Poitiers pour la clôture du Triduum des fêtes de la
béatification du B. Spinola et de ses compagnons martyrs, VI,
244 et suiv.
SpiritaaUsme. Le spiritualisme qui rejette le surnaturel est su-
périeur san<^ doute au matérialisme ; mais il ne suffit pas pour
plaire à Dieu; faibles produits du spiritualisme, même au point
de vue purement humain, Y, 455 ; le christianisme est le seal
vrai spiritualisme qui ne peut venir que du Saint-Esprit, 162; la
société moderne est un exemple de ce qu*est le spiritualisme en
dehors de TÉvangile, t61 ; les philosophes qui se font un mérite
de l'avoir ressuscité trahissent la cause de la morale dans Ieun>
œuvres, 11, 399.
Staël (Madame de), Vï, 287, 290, 291.
Stahl, professeur à Tuniversité de Berlin. Son sentiment sur le bal
et les prétentions de la révolution, Vil, 88, 89.
Stations dan» les églises de Rome. Leur origine, leur organisation
régulière, YI , 55 ; saint Grégoire détermine les basiliques et les
cimetières où doivent se faire ces stations quotidiennes du
carême, 55; zèle des fidèles à suivre, encore do nos jours^la
pratique des stations à Rome , 56 ; faveurs spirituelles attachées
à cet exercice de piété par l^s papes, surtout par Pie Yl et
Léon XII, 56, 57.
Statuts synodaux. Leur importance; la législation proYinciaie
doit ôlre pour le prêtre la règle de ses enseignements et de sa
conduite, YIII, 239 et suiv.
Strasbonrg. La flèche de l'église de Strasbourg et celles de Notre-
Dame de Chartres, 11, 281, 282.
Svarès. 11 enseigne que la qualité de législateur dans Tévéque
repose à la fois sur le droit divin et sur le droit humain, 111, 38;
il définit l'indulgence, 75 ; il dit pourquoi iésufr-Ghrist a accordé
au pape seul le pouvoir de disposer du trésor des induigeoces.
94 j il enseigne qu'un des principaux ressorts de la grâce divine
est dans son opportunité, 464 ; son sentiment sur Timmunilé
ecclésiastique. Y, 352, 353, 354, 357; sur la dispense des lois de
l'Église, Yl, 26 ; sur l'immunité personnelle du pape, Yll, 40 ; il
jugeait la vérité de Timmaculée conception définissable, dès qae
rÉglise le croirait expédient, 11, 475.
Suétone, II, 494; IV, 252; YL 7,
Snin, conseiller d'État, rapporteur dans Tafiaire du mandeinant du
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TABLE ANALYTIQUE. GGGXGl
M février 4861; réfutation de son rapport, lY, 3!8 et suiv.,
254 et suiv.
Suisse. Ce pays devient le théâtre du plus ignoble despotisme
religieux, YIII, 41 ; Pie IX fait IMIoge de la fermeté des évoques
de ta Suisse à défendre la foi catholique^ 36 ; il réprouve et con-
damne les lois portées par le gouvernement helvétique contre
la foi et la discipline de l'Église ; il déclare excommmuniés , ipso
factOy les prêtres qui accepteraient, selon les dispositions de ces
lois, la charge du ministère ecclésiastique, 34,35.
Snlpice-Sévère, disciple et biographe de saint Martin , I, t3S,
476 ; II, 64. 65, 67, 69, 73, 74, 679 ; III, 300, 319, 534, 635 ; VI,
338, 504; VII, 88; VIII, 4H,497.
Snmatarel (le^ Voir Ordre surnaturel.
Syllabas ou recueil renfermant les principales erreurs qui sont
signalées dans les allocutions consistoriales, encycliques et autres
lettres apostoliques de N.-S. P. le pape Pie IX. Son opportunité,
V, 436 ; les attaques de ses ennemis en sont une preuve, 441 ;
son importance, 434 ; il est la règle doctrinale à notre époque,
443. Fotr Encyclique du 8 décembre 486 i.
Symptaoriea (saint), martyr. Oratoire dédié à ce saint à Paye-
l'Abbesse et dans lequel saint Hilaire allait prier, VI, 314.
Synesivs. Il fait reloge des vieillards, 1, 475.
S3riiodes diocésains (an. 4852-4874) :
Premier synode, 6-8 octobre 4852. Programme : promulgation
des décrets du concile provincial de Bordeaux, I, 526 ; récapitu-
lation des questions traitées dans ce synode ; entretien sur la
conduite à tenir dans la nouvelle phase politique qui va s'ouvrir
I, 530 et suiv.
Second synode, 8-iO juillet 4855. Programme : promulgation des
décrets du concile de La Rochelle ; question des cas réservés et
de la visite diocésaine, II, 303; homélie prononcée dans la so-
lennité d'ouverture du ëecond synode diocésain et résumé des
questions traitées dans ce synode, 306.
Troisième synode^ 45-47 septembre 4856. Programme. : rela-
tion de Tétat de l'Église de Poitiers, présentée au pape, et ré-
ponse écrite et verbale do la sacrée congrégation ; diverses
questions relatives au cuite du Saint-Sacrement et de la sainte
Croix, dont la solution est demandée par le retour à la liturgie
romaine; des patrons et titulaires des églises; de l'opportunité
de réunir en corps les statuts du diocèse, 11, 538; entretiens
synodaux sur la relation de I état de l'Ëglise de Poitiers, sur le
calendrier et le propre du diocèse, 537 et suiv.; aperçu sur l'his-
toire de l'Église de Poitiers, 544 et suiv.; entretien synodal sur
les titulaires et patrons des églises, 568 et suiv.
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GGGXGII TABLE ANALYTIQUE,
Quatrième synode, % iixiWei 1857. Programme : promulgation
de divers décrets généraux des congrégations romaines, III, Î3 ;
allocution sur les habitudes de régularité et de respect dans le
corps ecclésiastique, 42 et suiv.; lettre synodale portant com-
munication de plusieurs actes et décrets de l'autorité aposto-
lique, 37 et suiv.
Cinquième synode, 7-40 juillet 4858. Programme : promoiga-
tion des décrets du concile de Périgueux; de la lettre encyclique
du pape sur Texcellence du sacrifice de la messe; seconde lectare
des statuts diocésains, ill, 267; entretiens sur quelques décrets
du concile de Périgueux, et ^ur le saint sacrifice de la mes^e, 263
et sui?.
Sixième synode, 7 juillet 4859. Programme : proniulgation de
diverses réponses du saint-siége touchant Tintention des messes
pour les fidèles et la distribution des saintes huiles, III, 406 ; en-
tretien au sujet de Tindiction des prières publiques pour la
guerre d'Italie, 396.
Septième synode, 9 juillet 4860. Programme : promalgation des
décrets du concile provincial d'Agen, IV, 48; entretien pour iâ
publication de ces décrets et de quelques actes du siège aposto-
lique, IV, 16 et suiv.
Huitième synode, 8 juillet 4862. Programme : seconde relation
de l'état de l'Église de Poitiers; promulgation de quelques cons-
titutions et décrets du saint-siége, etc., IV, 460; résumé de
l'entretien synodal contenant le décret qui promulgue l'allocu-
tion pontificale du juin 4862, 457, 462.
Neuvième synode, 25 août 4863. Programme : lectare de \è
réponse dusaint-si^e à la seconde relation de Tétatde i'Êglisede
Poitiers; promulgation de quelques rescrits émanant de l'autorité
pontificale, V, 24 4; entretien sur divers actes agressifs de la
part des autorités civiles, sur la question de Tévéché de Niort,
240 et suiv.; décret synodal publiant la réponse du saint-siége à
la deuxième relation de l'état de l'Ëglise de Poitiers, le bref qui
accorde la faculté de couronner la statue de Notre-Dame de
Poitiers, et le décret apostolique qui proclame la béati-
fication équipollente de la bienheureuse Françoise d'Âmboise,
249.
Dixième synode, 44 juillet 4864. Programme, Y, 340; décret
synodal promulguant les lettres apostoliques concernant un nou-
vel office de llmmaculée-Gonception, et deux brefs adressés à
Tarchevéque de Munich, 346.
Onzième synode, 40 juillet 4865. Programme, V, 434; entretien
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TABLE ANALYTIQUE. GGGXGIIf
saivi d'un décret synodal portant condamnation d'un livre
intitulé : ^Encyclique et la Liberté, 433 et suiv., 440.
Douzième synode^ S3 août 4866. Progr8n)me^ V, &79; entre*
tiens à la suite d'un second voyage ad limina Apostalorum,
572, 579 ; décret synodal portant communication du texte de la
troisième relation de l'état de l'Église de Poitiers, et de la ré-
ponse du saint-siége ; de l'approbation du propre du martyre*
loge du diocèse; de l'allocution pontificale conlre les sociétés
secrètes; de Térection de la confrérie de Saint-Pierre dans tout
le diocèse, 579, 590.
Treizième synode, 23 juillet 4867. Programme, VI, 84 ; entre-
tiens sur les principaux résultats de la réunion de Tépiscopat'
catholique dans la ville de Rome (juin 4867), 74 ; décret synodal
par lequel est recommandée la lecture de deux allocutions du
pape aux évéques et aux prêtres réunis à Rome ; du discours des
évèques au pape; de l'instruction de la sainte Inquisition rela-
tive au sacrement de pénitence, 401, 402, 103.
Quatorzième synode, juillet 1868. Programme. VI, 220 ; entre-
tiens sur l'état actuel des intérêts de la société et de l'Église;
motifs qui portent Tévêque de Poitiers à garder le silence sur le
futur concile général, 208, 209, 248; résumé des entretiens
avec le clergé, notamment sur une question relative à l'admi-
nistration du sacrement de pénitence, 249 , 233; décret syno-
dal, 230.
Quinzième synode, 45 juillet 4869. Programme, VI, 423;
entretiens sur les conditions dans lesquelles semble devoir se
tenir le prochain concile oecuménique, 422, 438 ; décret synodal
portant publication de plusieurs décrets de la congrégation des
rites, et des actes du concile de Poitiers, approuvés par le saint-
siége, 438, 439,440,441.
Seizième synode, 43-19 juillet 4874. Programme, VII, 262;
gravité des circonstances présentes, 257 et suiv. ; quelques
avertissements particuliers, 263 et suiv.; publication de divers
actes du sainl-siége, 268 et suiv.; réponse du saint-siége à la
quatrième relation de Tétat de l'Église de Poitiers, 274 et suiv. ;
décret synodal, 284.
DiX'Septième synode, 44-17 septembre 4872. Programme, VII,
424 ; observations relatives à la constitution Apostolicœ sedis
moderationi convenit , concernant les censures et les réserves
apostoliques, 427; étude et analyse de cette constitution, 430;
publication d*une nouvelle feuille des censures et cas réser\-éSr
434; lettre du saint-père au cardinal secrétaire d'État, à
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CGGXaV TABLE ahalytiqub.
propos du projet de auppression des ordres religieux à Rome ,
43S ; rappel dç la discipline concernant les ondoiements , 434 ;
flétrissure de l'indigne conduite de Tes- père Hyacinthe, 436 et
suiv. ; décret synodal, 433.
Dix-huitième synode, 42-46 juillet 4873. Programme, VII, 564 ;
suppression des ordres religieux à Rome, 565; (rots brefs
pontificaux relatifs au libéralisme catholique, 667; quelques
applications pratiques du libéralisme religieux, 572; introduction
des représentants des divers cultes dans l'administration des
hôpitaux, 573; décret synodal, 578.
Dix-neuvième synode, 8-45 juillet 4874. Programme, YIII, IÎ6;
constitution apostolique concernant les vicaires capitulai res et
les é\ôques nommés, 428; lettres apostoliques au sujet de Fia-
vention des corps des saints Ambroise* Gervais et Protais, 144 ;
décret relatif à la fête de saint Boniface , apôtre de rAltemagne,
449; réponse du saint-siége à la cinquième relation de Tétat de
rËglise de Poitiers, 452; à propos de la mort de Mgr Xavier de
Mérode, 459; résumé de rallocution prononcée pour la clôture
du synode, 462; décret synodal, 450.
Syiir Mandement qui ordonne une quête pour les chrétiens de la
Syrie» IV, 1 et suiv.
Tables tournantes. Un décret de la congrégation du saint-office
en condamne Tusage; lettre pastorale de rarche\ôque de Québec
sur les tables tournantes, III, 54 et suiv.
Tacite. Il rapporte que c'était une croyance générale chez les
Romains que des hommes partis de la Judée soumettraient
l'empire, II, 494.
Taine, auteur des Philosophes français du XIX^ siècle. Cet ouvrage
peut se résumer dans ces trois mots : scepticisme, matérialisme,
athéisme ; ses erreurs sur la nature divine condamnées par le
concile d'Agen, V, 56 ; III, 240.
Talmont (le prince de), II, 299, 636.
TèUier (Maurice le), archevêque de Reims. Il constate que les
conciles provinciaux tenus en France depuis le concile de Trente
ont donné le plus ferme appui à la discipline ecclésiastiqiie» III,
443.
TmmpÏBT (saint Guillaume) , évêque de Poitiers, il appartenait à
Toridre des chanoines réguliers ; il déploya dans son ëpiscopat
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TABUS ANALYTIQUE GGGXGV
une grande énergie contre les vexations de la doioinatioa
tyrannique à laquelle était soumis le diocèse de Poitiers, II, 554,
562, ë63.
Temple de Salomon. Ce lemple est détruit et rebâti à diverses
époques, lY, 74, 75 ; dédicace du temple de Jérusalem ; ce qu'on
entend par la dédicace dont il est question dans saint Jean; queMe
était la conduite des Juifs le jour de cette fête, 73^ 74; on appe-
lait aiissi cette fête, la fête des Lumières, 80.
Temps. Puissance du temps sur toutes les œuvres créées, IV, 70,
71.
Tentation de Jésns-Christ dans lé désert. Homélie sur la seconde
tentation appliquée à la situation faito actuellement au vicaire
de Jésus- Christ, III , 597 et suiv. ; troisième tentation appliquée
à l'état présent de TÈglise que ses ennemis voudraient séduire
par la promesse de la conservation du pouvoir temporel, 547,
548.
Tertallien,II,5; III, 486; Y, 444. Il dit que les chrétiens prient pour
les emi:ereurs, et leur obéissent, II, 545 ; III, 40 ; dignité du chré-
tien, III, 423; il enseigne qu'on ne peut pas être philosophe sans
être chrétien, 364 ; que les poëtes et les philosophes païens ont puisé
dans les livres saints les \érités qu'on trouve dans leurs écrits,
• 464, 465 ; de la justice de Dieu contre les pécheurs, 233; que
les païens attribuaient à leurs dieux les biens de la terre que les
chrétiens obtenaient du ciel par leurs prières et leurs jeûnes, lY,
245 ; que c'est nier Dieu que de nier ce qui est essentiel en lui ,
Y, 58; il appelle l'Église catholique, le temple universel de Dieu,
Y, 90; les persécuteurs de la religion de Jésus-Christ sont les
instruments desatan, Y, 444; il dit que les chrétiens qui retom-
bent dans le péché, satisfont au diable, Y, 418.
Tliéocratie. La théocratie est le gouvernement temporel d'une so-
ciété humaine par une loi politique divinemeivt révélée et par
une autorité politique surnaturellement constituée, III, 544;
cette forme de gouvernement n'a existé en droit que chez le
peuple juif, et en fait, presque partout, excepté dans les sociétés
catholiques, Y, 486, 487; pourquoi, depuis la venue de Jésus-
Christ, la théocratie légitime ne se trouve nulle part sur la terre,
III, 545 ; en voulant éviter une théocratie imaginaire les ennemis
de l'Église se font les esclaves de la théocratie de César , chef et
arbitre de la religion, 542, 546; l'Égiiseest accusée de vouloir
rétablir la théocratie, YIII, 6.
Tkéodorot, évêque de Cyr. Il proclame les prérogatives de l'Église
romaine, il, 500, 504.
Théologie. Elle est l'étude de toutes les opérations divines,' mais
a\ant tout, l'étude de Dieu lui-même, de l'être divin, etc.. Y,
81 ; exhortation au clergé d'étudier la théologie, avantages de
cette étude, témoignage de saint Augustin* Yll, 24}, 243 ; elle est
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CCCXCVI TABLE ANALYTIQUE.
la science des conclusions qui se déduisent de principes connu»
par la foi, VII, 469 ; combien la connaissance des livres saints est
nécessaire à un théologien, 470; sans elle la scolastique n^est
plus une théologie , mais une pliilosophie, 470; qualités d'un
vrai et solide théologien, f, 489.
Thérèse (sainte). Homélie prononcée en la fête du 3« anniversaire
séculaire de la réforme du carmel, IV, 465; tou( a élé surnatu-
rel dans l'œuvre de cette réforme; obstacles qu'elle renconlrait;
travaux de sainte Thérèse; Dieu lui associe de grands et saints-
personnages; but que ht sainte se proposait; succès de la
réforme, 466 et suiv.; elle voit le bienheureux Âzexedo et, ses
compagnons s'élever au ciel, tout éclatants de lumière. H, 963 ;
comment M. Cousin pirle des extases de sainte Thérè.^, Il*
367 ; sa dévotion envers saint Joseph, son zèle à le faire hono-
rer, VII, 65, 128, 429; les carmélites de France sont vraiment
ses filles, VU, 615 et. suiv.
Thendoflie (sainte) , martyre, origt'naire d'Amiens. Son éloge. II,
4 et Suiv.; pourquoi notre éf>oque a-t-elle été prédestinée à
l'invention du corps de sainte Tbeudosie? 2 ; commentaire histo-
rique de rinscription gravée sur le tombeau de la sainte, 4 et
suiv.; portrait de la femme française vivant chrétiennement dans
le monde; son influence dans la famille, 6 et suiv.; la présence
du corps de sainte Theudosie en France doit être un enseigne-
ment utile, une leçon nécessaire pour les femmes chrétiennes, 42.
Ttaenrel (Mgr), évéque d'Acanthe, IV, 366, 367.
Thibault (le comte). Il fait faire, dans l'église de Notre-Dame de
Chartres, un vitrail représentant l'histoire de sainte Anne,
IV, 86.
Thiers. II écrit pour la défense de ta propriété après s'être raillé
des défenseurs des biens ecclésiastiques à réj^oque de la grande
révolution, U, 354 ; lettre à M. le Président de la République au
sujet du projet de loi du gouvernement italien contre les corpo-
rations religieuses, VII, 486; à propos de la parole de M. Thiers:
c'est VÉm qui fait les évéques, Vdl, 44 2 (note).
Thierry (Augustin). Il reconnaît ses erreurs. 11, 347.
Thomas (saint), archevêque de Cantorbérv, II, 282, 554; Vlil, 18.
Il défend les biens temporels de son Église ; Boasuet fait son
éloge, III, 560, 5M ; V, 355.
Thomas (saint), archevêque de Villeneuve. Il dit que Jésus-Christ,
en montant au ciel , laissa son école et sa chaire à Marie, non
pour gouverner l'Église, mais pour instruire les apôtres, 111, 464.
Thomas d'Aqaiii (saint), VI, 368,452; VII, 244, 216,249, t44,
245. Homélie prononcée dans l'église des Frères-Prècheors à
Poitiers, en la solennité du sixième centenaire de sa mort, Vlll,
98 et suiv. ; saint Louis le consulte dans ses doutes, 401 , 402 ;
on ne saurait s'éloigner des lignes principales de ses écrits
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TABLE ANALYTliWB. GGGXCVII
-sans errer sur la foi ou la morale, 403, 404. ; c'est par la prière
qu'il obUent cet esprit de sagesse surnaturelle, 405 ; sa fidélité
à suivre et à enseigner la doctrine de saint Augusti.'i, 406,
107; il est appelé au concile de Lyon; sa mort , 99; sa vie
a élé tout entière une vie de travail ; son enseignement semble
lui a\oir été divinement inspiré, 400 el suiv. ; comment il se
servait des sciences profanes, 403 ; il enseigne que le pape seul
a le droit de disposer du trésor des indulgences, III , 94 ; qu'il
n'est pas requis pour Je salut de professer sa foi partout et tou-
jours, mais seulement dans certains cas où l'honneur, l'utilité
du prochain le demandent, 446, 147; il dit pourquoi l'infidélité
est contre nature, 464 ; ce que c'est que l'infidélité positive,
173; quelle est la grandeur et la perversité du péché d'infidélité,
180 ; quel est le rôle de la raison dans Pexercice de la foi , )84,
4 89 ; que le précepte de la sanctification du dimanche découle de
la loi naturelle quant à sa substance , 349; son sentiment sur la
possibilité de l'augmentation de lu béatitude essentielle des sainte
d^ns le ciel, IV, 37; sur le caractère du péché de^alan, Y, 44^ 4S,
44; il enseigne que Dieu est tout en toutes choses, en tant qu'il
y est comme cause de tout , et non en tant qu'il y est en subs-
tance , 69 ; qu'il ne peut trouver hors de lui aucun sujet qui le
reçoive. 70; que s'il y a des ôtroa qu'on puisse appeler bons,
c'est qu'ils participent à la bonté de Dieu en l'imitant dans une
mesure , 76 ; que notre nature n'a aucun rapport avec Dieu , ni
quant à l'espèce ni quant au genre , 95 ; qu'elle est cependant
potentiellement apte à être épousée ou adoptée par la divinité,
97; que s' étant librement détournée de Dieu par le péché, elle
est mauvaise par son état, tout en continuant d'être bonne dans
son essence, 453 ; il dit que la dime n'est pas un précepte divin de
la nouvelle loi, 350 ; que le pape pourrait exiger des ecclésiasti-
ques le même tribut que les prêtres de l'ancienne loi exigeaient
. des lévites , 552 ; il montre comment , quant à l'adhésion , la foi
s'appuie sur une plus grande certitude de la science , VU , S38 ;
comment il est impossible qu'une vérité de foi soit jamais con-
traire aux principes naturellement connus de la raison, 246.
Thomassin, oratorien, III, 503; IV, 347, 449; V, 4S4, 422, 444.
Thouars (Henri de). II accompagne Louis XIII au siège de La
Rochelle; il abjure la religion protestante, II, 299.
Tbonars [église du château de]. Rétablissement de cette église,
affectée au collège Saint-Louis ; discours. II, £96 et suiv.
Thouan (ville de). Inauguration du culte de la bienheureuse Fran-
çoise d'Amboise, célébrée dans cette ville, Y, 604 et suiv.
Thowentl , ministre des affaires étrangères. Il dénonce au pape
l'homélie prêchée en la solennité de saint Pierre , le 30 juin
4 861 ; lettre à ce minisire au sujet de cette dénonciation , iV ^
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Gacxcvm table ahalytique.
374 et suiv. ; protestation du clergé de Poitiers contre la dénon-
ciation de M. Thouvenei, IV, 399.
TimoUiée (âainl), évéque d'Ëpbèse, disciple de saint Paul. Com-
ment doit-on entendre les admonitions qui lui sont adressées au
Se chapitre de l'Âpoealypse , IV, 3S5, 3i6; réflexions de saint
Vincent de Lérins sur les recommandations que lui fait saint
Paul de conserver le dépôt de la foi, V. 343 et suiv.
Titulaires des églisss. Entretien synodal sur les titulaires et \es
patrons des églises, détails liturgiques et canoniques sur la
manière de célébrer la fête des titulaires ; ce qui les distingue des
patrons, II , 568 et suiv.
Tombeau de Jésus-Christ. Le désir de la conquête de ce glorieux
tombeau entraîne des peuples loin de leurs foyers, l, 596; tom-
beaux dee saints : dans les temps anciens on élevait au-dessus de
ces tombeaux des monuments splendides, IH, 3f 4.
Tarfon. Consécration de Téglise des Sœurs de Sainte-Marie de Tor-
fou ; discours, V, 859.
Toumaly. Son sentiment sur la pratique du supplément des céré-
monies du baptême, h 540.
Tours (église de Sainl-Hartin de). Mandement qui ordonne une
quête pour la reconstruction de cette église, IV, 485 et suiv.
Voir Martin (saint).
Tradition. La parole de Dieu , selon la foi catholique , n'est pas
contenue seulement dans les saintes Écritures, mais encore dans
la tradition vivante de l'Église, 1, 465 ; nécessité de retenir la
forme même des saines paroles transmises par la tradition apos-
tolique ; périls que présente à cet égard Tesprit moderne , V ,
54; les Pères et les docteurs de l'Église ont été les vases vivants
de la tradition, I, 466; les vérités de la tradition révélée ont le
même droit d^étre acceptées que les vérités acquises par la tra-
dition naturelle ou de l'éducation, III, 457; on trouve dans les
catacombes de Rome une des sources les plus importantes de la
tradition chrétienne, 67.
Traditions nationales de la France. Elles sont conformes aux
traditions du reste de la chrétienté sur le maintien du temporel
du pape; témoignage de Bossnet, III, 559.
Traditionalisma. Sa condamnation implicite ou indirecte par le
concile du Vatican, VII, 245; comment on doit entendre la con-
damnation du traditionalisme, III, 258 [note).
Trappistes. Di.-cours prononcé dans la solennité de la bénédiction
du premier abbé de la Trappe de Fontgombaud, III, 624 et suiv.;
détails sur le genre de vie des trappistes, 632 et suiv.
Trémonilla (Jean de la), cardinal. Il fut administrateur perpéluoi
du diocèse de Poitiers , et consacra l'église collégiale de Notre-
Dame du château de Thouars, II, 298 (note]
Trémoattla (Léopold de la), prince de Taimont, II, 636.
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TABLE ANALYTIQUE. CGGXCIX
TrémoniUe (Louis de la). Il fut un illuslre capitaine soos le règne
deLoaisXII,!!, 299.
Trente (concile de). Voir Conciles.
Tribut. L'Église a condamné comme hérétiques ceux qui préten*
daient que Jésus*Christ était tenu de payer le tribut à O^r^ V,
353 ; le tribut que saint Pierre paie pour lui et pour Jésus-Christ
signifiait que 9a personnalité était associée à celle du Fils de
Dieu. 358, 359.
Trinité. Réfutation des erreurs modernes sur ce dogme, Y, 8S et
suiv. ; iedogmede la trinité chrétienne impose un mystère à notre
esprit, mais il lui apporte une lumière incomparable ; confession
de ce dogme par saint Hilaire, Y, 83 et suiv. ; l'Église fait écla-
ter la confession de la trinité partout dans sa liturgie ; cette con-
fession est nécessaire à l'homme comme une dette de justice^ 87
et suiv.; comment l'adorable Trinité est le type suprême du
concile, VI, 403.
Troplong, président du Sénat, lY, 57â, 577.
Targeon (Pierre- Flavien), archevêque de Québec en Canada. Lettre
pastorale sur les tables tournantes, III,' 64.
Union. La force invincible des chrétiens se trouve dans l'union des
fidèles avec les pasteurs, et des pasteurs avec leur chef suprême,
Y, 487.
Univers. Tout cet univers n'est qu'une vaste harmonie , qu'une
majestueuse sonnerie en l'honneur de Dieu, I, 654 .
Urbain II, pape, I, 7S ; II, 246, S94 ; 111, 508; lY, 548. Il consa-
cre les ^lises des abbayes de Charroux et de Montief neuf , 1 ,
25S; II, 555.
Urbain VllI, pape. H, 570, 575 ; III, J7S, «73 ; YII, 423.
Ursin, abbé de Ligugé , auteur d'une vie de saint Léger , II, 67,
449.
Ursins (Jean-Juvénal des), évêque de Poitiers, II, 557.
Yacborot. Condamnation de ses erreurs sur la nature divine par le
concile d'Âgen , et extraits de ses œuvres contenues dans les
pièces justificatives pour la même concile. Y, 56.
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CCCC TABLE ANALYTIQUE.
¥alère (Auguste), évéque de Vérone. II exprime à soo cierge sa
joie de le voir réuni en synode ; il espère être soulagé de ses
sollicitudes pastorales par les lumières qu'il recevra de ses prè>
très, I, 534 .
Vareilles [Mgr de la Broue de), évéque de Gap, poitevin, I, 292.
Vatican (Concile du). Voir Conciles.
JTénard (J.-Théophane), missionnaire apostolique, martyrisé en
Cochinchine. Discours prononcé à l'occasion du premier anniver-
salie de son martyre, IV, 354 et suiv.
Vendée. Napoléon 1^' fiit l'éloge de la Vendée; après sa paciGcation
il désire qu'on envoie les peuples modernes à son école pour
apprendre à bien servir leur gouvernement, VI, 286; les Ven-
déens ont été des héros parce qu'ils se battaient pour leur Dieu ;
ils défendaient ce Dieu contre la raison humaine révoltée, II, 623
et suiv. ; ils imitèrent les Macbabées loués par l'Esprit saint lui-
même ; les anciens Gaulois ne craignaient que la chute du ciel ,
les Vendéens ne redoutent que la perte du ciel, 630 et suiv.; luttes
de la Vendée pour la défense de son territoire et de la papi^uté ,
Vil, 636, 637, 643. Fotr Rochejaquelein (de La).
Verbe, Fils de Dieu. Par l'incarnation il ne se sépara pas de Dieu ,
mais il resta consubstantiet à son Père, etc., III, 77; il ne s'est
appelé Emmanuel qu'après son incarnation , VI, 515^ 516 ; Dieu
le Père, en concevant éternellement le Verbe, conçoit airec lui
et par lui tous ses enfants adoptifs, V, 452 ; le Verbe a épousé la
nature humaine à Nazareth et l'Église au Goigotha, VII, 632.
Toir Jésus-Christ.
Verge (sainte), honorée dans le diocèse de Poitiers, II, 575.
Verger, assassin de Mgr Si bour, archevêque de Paris, IL 594 ;
réflexions sur son crime, dans un entretien avec le clergé, lU ,
44.
Vérité. La vérité catholique grandit dans la lutte» se développe,
se précise dans la discussion , II, 340 ; V, 37 ; obligation pour les
sociétés , comme pour les individus, de chercher la vérité et d y
adhérer, II, 544; à l'apparition d'un saint, les vérités refleons-
sent; un saint replace une vérité dans tout son jour, la veoge,
etc., III, 679 ; le devoir des ministres de la vérité, c'est de décla-
rer ce qui est vrai, .VI, 576, 577.
Tertni naturelles. D'après la doctrine catholique il n'est pas
permis de croire ou d'enseigner que' la pratique la plus parfaite
de la vertu purement naturelle puisse seule conduire au salut,
II, 359, 378 et suiv. ; réfutation de la morale naturaliste conte-
nue dans le livre Du devoir^ morale qui n'aboutit qu'à ces vertus
dont Bossuet a dit que l'enfer est plein , 375 et suiv. ; récrimina-
tions d'un libéral catholique et d'un journaliste philosophe contre
cet enseignement, 378, 379; les vertus naturelles ne sont
pas fausses, mais elles n*atteigne|it pas la récompense éier-
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TABLE ANALYTIQUE. GGGGI
nelle , 380 ; elles ont une bonté morale et intrinsèque que Dieu
récompense par des biens naturels dans les individus et dans les
peuples, 381.
Tertns moralM. Trop sou-vent raffaiblissement de ces vertus
s'accroît en proportion des progrès du bien-être et de la fortune
publique^ I, 34 ; elles font les âmes honnêtes et les grands carac*
tères, VI, 353.
Tertas humaines et chrétiaBnes. Les premières, figurées par les
eaux de )a plaine, et les secondes par les eaux qui descendent des
montagnes, et porlent Pâme jusqu'au ciel, III» 6.
Vexins de Leveiop (Jean-4imé de) , évéque d'Âgen, I, S35; Y, I ;
VI, 463.
Tiaduc de la Toise. Discours prononcé à la bénédiction de la
première pierre de ce viaduc, pour le passage du chemin de fer,
I, 3S et suiv.
Vicari (Mgr) , archevêque de Fribourg. Lettre de congratulation
sur sa fermeté dans la défense des droits de l'Église, IL 76.
Vicaires capitnlaires. Entretiens avec le clergé sur la constitution
relative aux vicaires capitulaires et aux évêques nommée ou élus,
Vni, 425 et suiv.; prétentions des chapitres de vouloir limiter
le temps et la matière de la juridiction, etc.; la législation du
saint-siége s'y oppose constamment ; bref de Pie VII au vicaire
capitulaire de Florence à ce sujet, 4â9; la constitution R<h
manus Pontifex résout toutes les difficultés sur la question de
la nomination des vicaires capitulaires, 428, 430; les chapitres
veulent exercer ce droit collectivement ou par députation;
le concile de Trente les oblige à nommer un vicaire capitu-
laire dans les huit jours qui suivent la mort de l'évèque , 428 ,
429; la pratique de nommer plusieurs vicaires capitulaires n'est
pas interdite ni par le concile de Trente ni par la constitu-
tion Romanus Pontifex; la position des vicaires généraux en
France semble demander que cette pratique demeure tolérée ,
430, 434.
Vicariats. Nécessité d'en augmenter le nombre dans le diocèse de
Poitiers, I, 503.
Victor-Eounanael, roi de Sardaigne. Ses attentats contre le pou-
voir temporel du pape; ses armées envahissent les États pohtifi-
eaux; Pie IX renouvelle ses sentences d'excommunication portées
contre les envahisseurs des biens de TËglise, II, 436, 437; III,
432, 646; IV, 54 , 449 ; VII, 9 et suiv., 458, 273, 274, 282, 283.
Voir Piémont.
Vie. Supériorité de la vie de la foi et de la grâce sur celle de la
nature ; reconnaissance envers nos pères qui nous ont engendrés
à cette vie spirituelle, III, 443 ; la recherche du bien-être et des
facultés de la vie matérielle entraîne toujours la décadence mo-
rale des peuples , 1 , 67 ; la vie de la vertu et du devoir, c'est la
T. VIII. 26*
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GGCCII TABLE ANALYTIQUE*
sainte croisade contre les forces de la chair, du inonde et de
l'enfer, 69.
Vieillards. Discours pour la clôture d'une retraite de vieillards,
I, 467 et suiv.; ils doivent être sobres, 469; fermes dans )a foi ,
dans l'amour, 474 , 472; on est vieillard du jour où Ton est pas-
teur. S27 ; le nom de vieillard est celui du prêtre et du pontife ,
474 ; les vieillards doivent donner l'exemple de la pratique de la
vertu, 287, 288.
Vieillesse. Éloge de la vieillesse ; extraits des saints Pères sur ses
avantages et en particulier sur ceux de la vieillesse saoerdotale ,
. V, 463 et suiv.; YI, 382, 383; la vieillesse est une ms^eetë
auguste ; combien il est douloureux de la voir se déshonorer par
Toubli des lois de la sobriété, I» 469.
Vierges. La discipline de l'Église a varié à l'égard de la dôlure des
vierges ; elle permet qu'il y en ait sans clôture pour les œavres
de charité, Y, 369, 370 ; parabole des dix vierges; application de
cette parabole, II, 479 et suiv. Voir Sœurs.
Vieux-catholiques. Pie IX excommunie nommément l'évèqae de
cette secte schismatique ; le gou^\'ernement prussien les fiivorîse ,
YIII, 40.
Villecourt (Clément), cardinal, évoque de la Rochelle, I, 235, 392;
lY, 487; VI, 463.
Villemain, II, 377.
Vilesalem, monastère de Fontevrault, YIII, 444, 443.
Vincent de Lérins (saint), il enseigne que l'Église conserve le
dépôt de la foi que Dieu lui a confié , sans y ajouter ni te dimi-
nuer, H, 206 , 209 , 218; il explique ce«t paroles de saint Paul :
0 Timotltee^ custodi deposUum , \, 374, 375 ; il montre cornaient
la doctrine chrétienne n'est pas susceptible d'être perfectionnée
à l'instar d'un système philosophique; elle est an dépôt que
l'Église a reçu de son divin Époux, YII, 244 .
Vincent de Panl (saint), 1, 4 4 7 ; II, 4 23, 558; Y, 369, 380, 546; VI, 325,
448, 547. Homélie prononcée à la messe pontificale du second anni*
versaire séculaire de sa mort, lY, 36 et suiv.; fondateur de plusieurs
institutions, il est le type de toutes les œuvres de charité fondées
après sa mort, 38; I, 495; l'état actuel de l'Église de France,
c'est son œuvre se continuant, se développant, lY, 39; le Poitou
évangélisé par ses soins et parle clergé élevé par ses disciples pen-
dant un siècle, 40; son éloignement pour les erreurs de son temps,
zèle à faire rendre par tous obéissance aux jugements du saint-
siège apostolique, III, 445, 446. Voir Société de Sa in t- Vincent-
de-Paul.
Virginité. Excellence de la virginité ; sa supériorité sur le mariage,
Y, 262 et suiv.
Visconti Venosta, ministre du roi du Piémont. Il écrit que ie
gouvernement piémontais veut laisser au pape, résidant à Rome,
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TABLE ANALYnOVE. GGCCIU
toutes les prérogatives et les garanties d'un souverain, YII, 44,
42.
Viiitation (Institut de la). Ilji eu la gloire d'avoir été destinée
propager le culte du Sacré-C&ur de Jésus, Y, 425, 496 ; lettre à
la supérieure de la Visitation d'Annecy^ à propos de l'Année sainte
des religieuses de la Visitation Sainte-Marie^ VII, H et suiv. ;
zèle des Visitandines pour conserver l'esprit de leurs saints fon-
dateurs,'45, 46; homélie prononcée dans la solennité de clôture
du Triduum des fêtes de la bienheureuse Marguerite-Marie , à la
Visitation de Poitiers, V, 420 et suiv.
Visite canonique des églises dn diocèse, I, 577, 578 ; II, 334.
Pouvoirs extraordinaires que le concile de Trente donne aux
évéques dans ces circonstances, 584 ; schéma du concile du Vati-
can sur cette question, VIII, S40, 244 ; un décret synodal règle,
pour le diocèse de Poitiers , le mode de la visite des paroisses
faite par les archidiacres, archiprétres, doyens, H, 334 et suiv. ;
le but et l'objet de cette visite d'après le pontifical romain. 579 ;
visite de l'église cathédrale de Poitiers. Voir Poitiers.
Vol sacrilège. Mandement qui ordonne des prières expiatoires à
l'occasion d'un vol sacrilège, I, 632 ; homélie à la messe pontifi-
•cale pour la réparation de ce sacrilège, 635 et suiv.
Volontaires pontiflcanz. Lettre circulaire au clergé du diocèse,
relative à l'enrôlement pontifical, III, 640 ; autre lettre circulaire
aux curés de la ville épiscopale ordonnant des prières pour l'ar-
mée pontificale, IV, 44 ; éloge funèbre des volontaires pontificaux
morts pour la défense des Etats de l'Église, IV, 44 ; Pie IX fait
leur éloge, VI, 231. Voir Zouaves pontificaux.
Voltaire, II, 370 ; III. 246 ; V, 306.
Voyage ad limina Apostohrum. Lettre pastorale annonçant ce
voyage, II, 428 et suiv.; homélie pascale au retour d*un voyage
ad limina Apostolorum (4873), VII, 504 et suiv.
Wiclei, III, 439 ; IV, 434, 435.
Wiseman (le cardinal), archevêque de Westminster, II, 4, 2 ; III ,
50, 68.
Z
Zalinger, canoniste allemand, III, 433, 446.
Zèle sacerdotal. Entretien avec le clergé diocésain sur les qualités
du zèle sacerdotal, II, 46 et suiv. Voir Prêtre.
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x^
CCCCIV TABLE ANALYTIQUE.
Zenon , empereur. Le pape saint Fëlir lui écrit qu'il n'y a rien de
plus utile aux princes que de laisser l'Êgiise suivre ses lois , II ,
349.
ZonaT68 ponUflcanz. Exhortation adressée au bataillon de zonaTes
pontificaux dans l'église de Velletri, Y, 534 et suiv.; éloge de leur
courage dans la journée du 2 décembre 4870 k Lbigny, YII, 326
et suiv. Voir Volontaires pontificaux.
D. S. B.
POITIBBS. — TTPOaBAPHIB DB H. OVDIV FBinaS.
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